Voilà l'été : un jour, une sortie #4

Saison Estivale | Durant toutes les vacances, c'est un bon plan par jour : concert ou toile, plan canapé ou expo où déambuler.

La rédaction | Mercredi 27 juillet 2016

Photo : Celso Piña © DR


22 / Mercredi 27 juillet : cinéma

Elvis & Nixon

À l'écran, les canailles authentiques et les immenses stars font d'épatants personnages : ils le sont déjà dans l'inconscient collectif. Leur aura habitant presque totalement le rôle, il ne reste souvent au comédien qu'un reliquat de job à accomplir. Certains feignants s'en accommodent, misant tout sur le seul mimétisme, à coup de grimaces et de maquillage. D'autres investissent l'intériorité de leur modèle, la personnalité davantage que le personnage. (lire la suite de l'article)

23 / Jeudi 28 juillet : photographie

François Deladerrière

Le Réverbère expose plusieurs de ses photographes (Bernard Plossu, Béatrice Von Conta, Serge Clément...) sous l'angle du paysage, lyonnais ou autre... Parmi ces derniers, nous vous conseillons tout particulièrement de découvrir les images de François Deladerrière (dans le cadre du projet collectif France Territoire Liquide). L'artiste s'intéresse notamment aux no man's land, à ces espaces entre-deux où les choses semblent tout à la fois figées, incertaines et mélancoliques...
Au Réverbère jusqu'au 31 juillet

24 / Vendredi 29 juillet : dessin

Derniers jours pour l'exposition Vincent Broquaire

Le jeune artiste Vincent Broquaire décline le motif de la caverne à travers des dessins sur papier, des dessins muraux et des dessins animés... Il y déconstruit l'idée de paysage en brouillant les limites entre le naturel et l'artificiel, la réalité et le décor théâtral, l'organique et le numérique. Une exposition très réussie, teintée d'humour et d'une sourde angoisse quant au monde qui nous environne.
À la Fondation Bullukian jusqu'au 30 juillet

25 / Samedi 30 juillet : sono mondiale

Danyèl Waro et Celso Piña

Concocté en compagnie du Centre des Musiques Traditionnelles en Rhône-Alpes, cette soirée de clôture promet des moments d'intense joie et de danse dans les travées du Théâtre antique en la présence du très grand Danyèl Waro, chantre du maloya, cette musique percussive et plurielle échappée de La Réunion portée haut par ce chaman des temps modernes. Le Mexicain Celso Piña, maître de l'accordéon, fer de lance de la nueva cumbia, sera aussi de la fête, accompagné par les maîtres locaux du genre : Kumbia Boruka.
Au Grand Théâtre le samedi 30 juillet à 20h dans le cadre des Nuits de Fourvière

26 / Dimanche 31 juillet : cinéma

Comme des bêtes, la vie secrète des peluches

Très attendu depuis la diffusion d'extraits révélant “la vie secrète des animaux” — c'est-à-dire, ce que les peluches domestiques font en douce lorsque leurs propriétaires humains ont tourné les talons — Comme des bêtes démontre une fois encore le gouffre sidéral séparant une enfilade de gags raboutés à des fins de bande-annonce, d'un long-métrage d'animation ayant de vraies ambitions narratives et développant un univers original. (lire la suite de l'article)

27 / Lundi 1er août : jeune public

SeulS (ou presque)

Aborder les thèmes parfois difficiles de la solitude et des rencontres, c'est le pari des deux clowns du Chantier Collectif. Avec pour seuls accessoires leur langage poétique et un banc public (semblable à ceux devant lesquels tout le monde passe sans jamais s'asseoir), ils brisent la glace en invitant petits et grands à un moment de partage sur ce morceau de banc. Une chose est sûre : vous ne vous sentirez pas seul(s).
Au Parc de Gerland dans la grande prairie à 18h

28 / Mardi 2 août : musique

« Brassens était-il noir ? »

Voilà une question que l'on se pose bien trop peu et qui, plus qu'un sujet au bac philo, mériterait une thèse (I : oui, Brassens était noir / II : non, pas du tout / III : un peu des deux / conclusion : il était peut-être métis, mais il faudrait vérifier). Jean Sangally, bluesman de son état, s'en occupe mais d'une manière plus musicale qu'universitaire, revenant à se poser la question de l'influence du blues dans la musique du Sétois. Sinon, non, Brassens n'était pas noir. Ou alors, quand il avait bu.
Sur la place Guichard à 20h dans le cadre de Tout l'Monde Dehors


Éclat final

Carte blanche au CMTRA : Celso Piña avec Kumbia Boruka + Eyo’nlé Brass Band + Sahra Halgan Trio + Danyel Waro
Théâtres romains de Fourvière 6 rue de l'Antiquaille Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Brassens était-il noir ?

Par Jean Sangally
Place Guichard Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Vincent Broquaire

Cave studies
Fondation Bullukian 26 place Bellecour Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Elvis & Nixon

De Liza Johnson (ÉU, 1h26) avec Michael Shannon, Kevin Spacey...
La rencontre improbable et méconnue entre Elvis, la plus grande star de l’époque, et le Président Nixon l’homme le plus puissant du monde. Deux monuments que tout oppose. En 1970, Elvis Presley se rend à Washington dans le but de convaincre le président Nixon de le nommer agent fédéral. Se présentant à l'improviste à la Maison Blanche, la rock-star réussit à faire remettre une lettre en mains propres au président pour solliciter un rendez-vous secret. Conseillers de Nixon, Egil "Bud" Krogh et Dwight Chapin expliquent à leur patron qu'une rencontre avec Elvis au cours d'une année électorale peut améliorer son image. Mais Nixon n'est pas d'humeur à donner satisfaction à l'artiste. C'est sans compter sur la détermination d'Elvis ! Il propose un "contrat" à Krogh et Chapin : il signera un autographe pour la fille de Nixon en échange d'un tête-à-tête avec le président. À la très grande surprise de Nixon et de ses conseillers, l'homme politique et le chanteur se découvrent des affinités. À commencer par leur mépris affiché pour la contreculture … UGC Ciné-Cité Internationale 80 quai Charles de Gaulle Lyon 6e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Comme des bêtes

De Yarrow Cheney, Chris Renaud (ÉU, 1h27) animation
La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école. Pathé Vaise 43 rue des Docks Lyon 9e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Kumbia Boruka fait chalouper les Chartreux

Sono Mondiale | Après un bel été et avec un mini album en poche, Kumbia Boruka clôture cette semaine les Jeudis des Musiques du Monde.

Sébastien Broquet | Mardi 30 août 2016

Kumbia Boruka fait chalouper les Chartreux

Si Lyon a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver ici un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès, ces dernières semaines : un mini album est sorti avant l'été et les quelques dates en festivals qui ont suivi (le Montreux Jazz Festival, la clôture des Nuits de Fourvière) entérinent l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage local. Illustration ce jeudi avec cette date au Jardin des Chartreux, encore une fois en clôture d'un festival :

Continuer à lire

"Comme des bêtes" : la vie secrète des peluches

ECRANS | Un film de Yarrow Cheney, Chris Renaud (É-U, 1h26) avec les voix (VF) de Philippe Lacheau, François Damiens, Willy Rovelli…

Vincent Raymond | Mardi 5 juillet 2016

Très attendu depuis la diffusion d’extraits révélant “la vie secrète des animaux” — c’est-à-dire, ce que les peluches domestiques font en douce lorsque leurs propriétaires humains ont tourné les talons — Comme des bêtes démontre une fois encore le gouffre sidéral séparant une enfilade de gags raboutés à des fins de bande-annonce, d’un long-métrage d’animation ayant de vraies ambitions narratives et développant un univers original (Là haut ou Vice-Versa, au hasard). Reprenant sans vergogne la trame de Souris City (avec un soupçon de Volt, star malgré lui, histoire de brouiller les pistes), la paire Cheney-Renaud cultive ici la paresse avec une insouciance de glaneurs dans un champ de patates : puisque tout est déjà sorti de terre, il n’y a qu’à se servir. L’insupportable voix vrille-tympans de Willy Rovelli, en tel sur-régime qu’il se révèle incapable de la moindre modulation achève de vous convaincre que le court métrage présenté avec avant-programme (cinq minutes de Minions, la dose limite pour ne pas risquer l’indigestion) est le

Continuer à lire

Danyel Waro, fier maloya

Nuits de Fourvière | S'il n'est pas celui qui a remis le maloya en lumière à La Réunion (ce serait plutôt Firmin Viry, via le premier album du genre enregistré en 1976 grâce au PC (...)

Sébastien Broquet | Mardi 21 juin 2016

Danyel Waro, fier maloya

S'il n'est pas celui qui a remis le maloya en lumière à La Réunion (ce serait plutôt Firmin Viry, via le premier album du genre enregistré en 1976 grâce au PC Réunionnais), s'il n'est pas non plus celui qui l'a le plus fusionné (Ti Fock l'a électrifié et métissé), s'il n'est pas non plus celui qui en a fait un objet de culte chez les artistes (on pense plutôt à Alain Péters), Danyel Waro a en lui un brin de toutes ces figures précitées et bien plus encore : il est celui par qui le maloya a conquis le monde, au gré d'incessantes tournées où ce chaman à la rousse chevelure chavire les cœurs de sa voix profonde mise au service de textes concernés et engagés, autant que poétiques : le fonkèr sur l'île est si important... Un ambassadeur pas si conservateur qu'on ne le croit (de l'harmonica d'Olivier Ker Ourio au hip-hop de Tumi & the Volume, en passant par une reprise épique de

Continuer à lire

Les algorithmes troglodytes de Vincent Broquaire

Fondation Bullukian | Vincent Broquaire nous fait descendre dans les tréfonds de ses grottes et cavités dessinées. Toutes anfractuosités trompeuses, tous refuges artificiels...

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 21 juin 2016

Les algorithmes troglodytes de Vincent Broquaire

Vous croyez voir un paysage, vous croyez entrer dans une grotte, marcher sur de la roche... Mais tout n'est que décor, artifice, machinerie. Le tapis de la nature, dans les dessins de Vincent Broquaire, se dérobe sous nos pieds. L'artiste, dans ses œuvres, révèle que nos illusions sont "machinées", "usinées", "numérisées" par d'étranges petits personnages formant comme une vaste et anonyme équipe de maintenance. Souvent en noir et blanc et très épurés, les dessins de Broquaire ont la clarté d'une démonstration cartésienne ou, pour sa première exposition personnelle à Lyon, la sagacité critique d'un Platon. C'est en effet sur l'allégorie de la caverne du philosophe grec que s'appuie l'artiste : le motif de la caverne est décliné en plusieurs séries de dessins sur papier, en un dessin mural et en un dessin animé sonore projeté sur une cimaise. Platon nous avait prévenus : méfiez-vous de vos sens et des simulacres, des ombres que vous prenez pour des proies. Paradis artificiels Depuis 2010, le jeune artiste trentenaire explore les possibilités du dessin et de la ligne claire à travers toutes sortes de médium (ceux de son exposition à Lyon et aussi de

Continuer à lire