Voilà l'été : un jour, une sortie #7

Saison Estivale | Durant toutes les vacances, c'est un bon plan par jour : concert ou toile, plan canapé ou expo où déambuler.

La rédaction | Mercredi 17 août 2016

Photo : Jello Biafra © DR


43 / Mercredi 17 août : cinéma

Toni Erdmann

Pas de chance pour Maren Ade, nouvelle victime de la loi du conclave : encensée par les festivaliers de Cannes, elle en est repartie boudée par le palmarès. Pourtant, son film avait de très solides arguments artistiques et moraux pour décrocher ne serait-ce qu'un accessit. (lire la suite de l'article)

44 / Jeudi 18 août : punk

Jello Biafra

Il aurait pu être maire de San Francisco, mais devint légende du punk rock : California Uber Alles. S'il échoua aux élections municipales en 1979, Jello Biafra (de son vrai nom Eric Boucher) n'a rien raté de son parcours scénique le menant des Dead Kennedys à un album massue avec The Melvins. Inlassablement sur la route, éternellement engagé, le voici au Ninkasi accompagné de The GSM : parfait pour se décoincer les articulations engourdies par l'abus de plage.
Au Ninkasi le jeudi 18 août à 20h

45 / Vendredi 19 août : exposition

Se rafraîchir au Pôle Sud

Pendant deux mois, le cinéaste Luc Jacquet (réalisateur par ailleurs de La Marche de l'empereur) et son équipe ont tourné des images superbes, sous et sur la banquise de l'Antarctique. L'exposition Antarctica du Musée des Confluences nous propose de les découvrir sur de grands écrans, sans commentaire superfétatoire, et dans une petite dizaine de salles thématiques immersives. Un bonheur simple pour les yeux des petits et des plus grands.
Au Musée des Confluences jusqu'au 31 décembre

46 / Samedi 20 août : littérature

Philippe Forest

Et si c'était lui le Goncourt ? Des années que Philippe Forest creuse de façon magnifique autour de la perte de son enfant (cf. Le Siècle des nuages). Accepté dans le sens météorologie, celui de la croyance ou de la brutalité, Crue, en librairie depuis deux jours, met en scène un homme revenant dans la ville où il est né. Mais plus rien depuis ce drame déjà ancien n'est comme avant, au point de lorgner vers l'irréel et le fantastique.
Gallimard, coll. Blanche

47 / Dimanche 21 août : art contemporain

Abstractions dans le Beaujolais

À travers un très bel accrochage, le Musée Dini présente des œuvres abstraites, souvent de très grand format, de plusieurs artistes régionaux. L'exposition réussit à représenter tous les grands courants de l'abstraction et recèle quelques pépites comme les trois toiles lyriques de Jean Degottex, les trompe-l'œil de Kacem Noua, une grande peinture gestuelle de Georges Adilon ou les œuvres en relief d'Isabelle Jarousse.
Au Musée Paul Dini de Villefranche-sur-Saône jusqu'au 18 septembre

48 / Lundi 22 août : field recording

Pique-nique avec les oiseaux

À défaut de filer à la capitale admirer l'exposition Le Grand Orchestre Animal, inspirée du livre passionnant de Bernie Krause, le Grand pique-nique des oiseaux sera l'occasion de découvrir la galerie de portraits d'oiseaux, étude du patrimoine sonore réalisée par le Groupe Musiques Vivantes de Lyon. Pour adeptes de field recording.
Au parc de la Cerisaie à 18h

49 / Mardi 23 août : guide urbain

Presque à Venise

Vous vous êtes acheté une nouvelle paire de running pour la rentrée ? Le dernier Jean-Paul Dubois (La Succession, sorti depuis 5 jours) ? Ou vous avez maté le dernier Schwarzy / MacTiernan (Predator) à l'UGC ! Oyé ! Vous voilà munis d'un ticket de caisse et, pour peu que vous ayez aussi la carte de fidélité du centre commercial Confluence, vous pourrez monter gratos à bord du Vaporetto amarré dans la darse nautique (sinon, il vous en coûtera 2€). De quoi rejoindre Bellecour ou Saint-Paul en se croyant à Venise (mais si, allez faites un effort).


Toni Erdmann

De Maren Ade (All-Aut, 2h42) avec Peter Simonischek, Sandra Hüller... Quand Ines, femme d’affaire d’une grande société allemande basée à Bucarest, voit son père débarquer sans prévenir, elle ne cache pas son exaspération. Sa vie parfaitement organisée ne souffre pas le moindre désordre mais lorsque son père lui pose la question « es-tu heureuse? », son incapacité à répondre est le début d'un bouleversement profond. Ce père encombrant et dont elle a honte fait tout pour l'aider à retrouver un sens à sa vie en s’inventant un personnage : le facétieux Toni Erdmann…
UGC Astoria 31 cours Vitton Lyon 6e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Jello Biafra & The GSM


Ninkasi Gerland 267 Rue Marcel Mérieux Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Antarctica

Voyage en Antarctique, terre uniquement accessible aux missions scientifiques internationales.
Musée des Confluences 86 Quai Perrache Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Abstractions

Cycle "Un été contemporain" avec des artistes vivant ou travaillant dans la région
Musée Paul-Dini 2 place Faubert Villefranche-sur-Saône
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Le grand pique-nique des oiseaux

Par le Groupe musiques vivantes de Lyon
Parc de la Cerisaie Rue Chazière Lyon 4e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Expédition prolongée en Antarctique

KIDS | L'exposition Antarctica au Musée des Confluences est prolongée jusqu'au 16 avril 2017. Présentant pour la première fois les images de l'expédition de Luc (...)

Lisa Dumoulin | Mardi 20 décembre 2016

Expédition prolongée en Antarctique

L'exposition Antarctica au Musée des Confluences est prolongée jusqu'au 16 avril 2017. Présentant pour la première fois les images de l'expédition de Luc Jacquet en Antarctique, le récit d'aventure ludique et immersif est plébiscité par le public. Pour compléter la visite, surveillez la sortie en salles du film L'empereur le 15 février, de deux documentaires sur Arte (le 28 janvier) et des modules de réalité virtuelle à 360° avec Arte Future (décembre 2016).

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"Toni Erdmann", grande fresque pudique

ECRANS | Des retrouvailles affectives en (fausses) dents de scie entre un père et sa fille, la réalisatrice allemande Maren Ade tire une grande fresque pudique mêlant truculence, tendresse et transgression sur fond de capitalisme sournois. Deux beaux portraits, tout simplement.

Vincent Raymond | Mercredi 6 juillet 2016

Pas de chance pour Maren Ade, nouvelle victime de la loi du conclave : encensée par les festivaliers de Cannes, elle en est repartie Gros-Jean comme devant, boudée par le palmarès. Pourtant, son film avait de très solides arguments artistiques et moraux pour décrocher ne serait-ce qu’un accessit. Son éviction pose question, conduisant à réfléchir sur les goûts normés et une forme (inconsciente) de ségrégation : l’histoire entre le père et la fille a sans doute ému le bon jury, mais ce dernier a peut-être été surpris par des protagonistes et un traitement inhabituels pour pareil sujet. Car Ade dépeint la réalité crue et misérable d’une classe prétendument supérieure totalement dépourvue de glamour, d’attaches, de substance, et use pour ce faire d’une esthétique comparable à celle prisée par les apôtres du cinéma social. Elle renvoie l’image de la médiocrité pathétique et ordinaire des tenants de la société de la performance — ces gens qui, suivant la même ligne éthique, survalorisent le beau, éliminent le faible, traquent la dépense inutile, délocalisent… Mon père, ce golem Toni Erdmann est un film anar ;

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Au musée des Beaux-Arts, des images aux mots

Assises Internationales du Roman | Dans le cadre des Assises Internationales du Roman, le Musée des Beaux-Arts invite des écrivains à venir parler d'un tableau choisi parmi ses collections. (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 24 mai 2016

Au musée des Beaux-Arts, des images aux mots

Dans le cadre des Assises Internationales du Roman, le Musée des Beaux-Arts invite des écrivains à venir parler d'un tableau choisi parmi ses collections. Cette année, on pourra entendre Noémie Lefebvre, Stefan Hertmans ou Christine Angot. Parallèlement, Les Presses Universitaires de Lyon publient un beau livre illustré, rassemblant onze interventions des années précédentes : des textes variés, allant du lyrisme de Geneviève Brisac sur Nave Nave Mahana de Gauguin à l'humour d'Aurélien Bellanger comparant le Saint Dominique et Saint François de Rubens aux blockbusters qui ont à la fois chamboulé son adolescence et l'histoire du cinéma. Jakuta Alikavazovic nous replonge dans le fantomatique portrait de famille d'Eugène Carrière, oscillant entre apparition et disparition, tandis que Maylis de Kerangal se penche sur la force du vide qui sépare la Vierge et l'Ange Gabriel dans une Annonciation sculptée du 14e Siècle... C'est aussi un espace entre-deux (le purgatoire) qu'interroge avec brio Philippe Forest avec le Dante de Flandrin, entre-deux comme l'est l'espace de cet ouvrage, dans la relance des images par les mots.

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Antarctica : hallucinations polaires

Musée des Confluences | Exposition immersive et contemplative, Antarctica nous plonge parmi les images superbes tournées par Luc Jacquet en Terre Adélie. La nature y déploie des formes et une diversité de vie inouïes.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 3 mai 2016

Antarctica :
hallucinations polaires

Et dire que l'on traque les formes les plus singulières, les couleurs les plus osées, les compositions plastiques les plus folles dans les galeries et les musées... Alors qu'elles existent de manière spontanée, réelle et vivante... sous les glaces de l'Antarctique ! Faune et flore multiplient ici les créations les plus incongrues, de l'art abstrait à l'art informel, en passant par le minimalisme, le surréalisme, le cubisme. Autrement appelés ici : algues géantes, lichens, méduses, anémones, étoiles de mer, coraux... Huit mille espèces d'invertébrés ont notamment été comptabilisées (provisoirement) à ce jour dans des eaux à moins deux degrés et à l’écosystème particulièrement stable. Ce n'est pas la première fois que Dame nature nous éblouit par ses talents d'artiste, mais cet espace antarctique particulièrement peu connu offre davantage que de la beauté : c'est un univers quasi hallucinant, confinant parfois à l'inquiétante étrangeté. Silence éloquent Ces impressions hallucinées de spectateur proviennent d'images filmées projetées dans trois petites "box" au sein d'une exposition plus générale sur le continent Antarctique, fruit d'une ex

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Le pouvoir des mots

CONNAITRE | La Fête du Livre de Bron s'interroge sur les puissances et les impuissances de la littérature. Reprenant pour son 30e anniversaire la question "Que peut la littérature ?" posée lors d'un grand débat historique en 1964.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 2 mars 2016

Le pouvoir des mots

Le 9 décembre 1964, le journal Clarté invitait Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Jean-Pierre Faye, Jorge Semprun et quelques autres à répondre à la question : « Que peut la littérature ? ». Le débat entre le structuralisme et l'existentialisme battait son plein, mais Sartre lui-même, à cette époque, avait dépassé l'idée de l'écrivain ou de l'intellectuel engagé à la Zola ou à la Gide, simple dénonciateur de l'état du monde dans les pages des journaux et des livres. Il déclarait même en avril 1964 : « J'ai vu des enfants mourir de faim. En face d'un enfant qui meurt, La Nausée ne fait pas le poids. ». Dans son intervention, Sartre se focalise sur l'expérience du lecteur, expérience de liberté selon lui où le lecteur accède à un nouveau sens possible et global de son existence : « il s'agit simplement de lui donner une sorte de sens total de lui-même, avec l'impression que c'est la liberté qu'il y a derrière, qu'il a vécu un moment de liberté, en s'échappant et en comprenant plus ou moins nettement ses conditionnements sociaux et autres. » La littérature n'est pas hors du monde, mais expérience nouvelle du monde, inventant des lign

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L'enfant fossile et autres racontars

CONNAITRE | Raconter l'homme. Tel est l'objet, vous le savez, du Musée des confluences. Tel est aussi celui, peut-être vous l'apprend-on, des Récits d'objets qu'il édite (...)

Benjamin Mialot | Mardi 24 février 2015

L'enfant fossile et autres racontars

Raconter l'homme. Tel est l'objet, vous le savez, du Musée des confluences. Tel est aussi celui, peut-être vous l'apprend-on, des Récits d'objets qu'il édite en partenariat avec Invenit, de courtes fictions nourries par les trésors que renferment ses réserves – de même que cette maison basée à Tourcoing invite depuis 2010 des écrivains à mettre des mots sur des chefs-d'oeuvre de la peinture. A ce jour, ils sont quatre à s'être prêté au jeu avec plus ou moins de succès : Valérie Rouzeau, qui a tiré d'un fragment de météorite des poèmes astronomiques confondant de mièvrerie ; Jean-Bernard Pouy, narrateur d'une amusante enquête picturale impliquant un téléphone S63 ; Emmanuelle Pagano, dont le récit familial au cœur de l'Italie fasciste est aussi délicatement brodé que le châle de soie de mer à son origine ; et enfin Philippe Forest. Son Enfant fossile est sans surprise l'ouvrage le plus accompli de cette singulière collection, l'auteur du Chat de Schrödinger y faisant une fois encore de cette blessure inguérissable que fut le décès de sa fille – dont le souvenir s'incarne ici, en écho à son tout premier roman, L'Enfant éternel, d

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Chat ne va pas de soi

CONNAITRE | Dans Le Chat de Schrödinger (Gallimard, 2013) de Philippe Forest (invité de la table ronde "Être ou ne pas être : et s'il n'était pas nécessaire de choisir", (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 20 mai 2014

Chat ne va pas de soi

Dans Le Chat de Schrödinger (Gallimard, 2013) de Philippe Forest (invité de la table ronde "Être ou ne pas être : et s'il n'était pas nécessaire de choisir", jeudi 22 mai aux Subsistances), tout part d'une anecdote des plus triviales : un soir, un chat perdu entre dans le jardin de la maison de campagne du narrateur. Ce micro-événement plonge l'auteur dans des réflexions, peu à peu abyssales, sur la rencontre ou, au contraire, l'étanchéité parallèle de deux (au moins) univers : celui de la vie animale et de la vie humaine, du jour et de la nuit, de la vie et de la mort, de l'être et de son reflet. Au point de glisser vers des méditations éclairantes et poétiques sur la physique quantique de Schrödinger, de Heisenberg et d'autres : «Le plus grand des mystères se tient dans le plus petit des replis du réel. Là règnent d'autres lois que celles que nous connaissons. Là s'étend un domaine de poussières où il n'est plus inconcevable qu'une chose soit et son contraire». Grande fiction poético-philosophique, Le Chat de Schrödinger rouvre les possibles, défie les identités, redessine

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Maximum syndical

MUSIQUES | Rock / Alors qu'on nous promet, comme chaque année certes, une rentrée sociale pas piquée des syndicats, propre à faire ravaler sa réforme des retraites et son (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 9 juillet 2010

Maximum syndical

Rock / Alors qu'on nous promet, comme chaque année certes, une rentrée sociale pas piquée des syndicats, propre à faire ravaler sa réforme des retraites et son bouclier fiscal à qui de droit parce que ah, ça ira, ça ira, ça ira, on pourra sans nul doute compter sur Jello Biafra pour annoncer la couleur, rouge, dès la fin août. En effet, les vacances ne seront pas encore terminées que l'ex-leader des Dead Kennedys rendra visite au Kao (ben tiens) avec la verve politique et musicale qu'on lui connaît. Punk dans l'âme, Eric Reed Boucher, de son vrai nom (le faux étant une association entre une célèbre gélatine américaine qui bat des records d'additifs et une région du Nigeria où l'on a eu coutume de crever de faim), fut non seulement un héraut du hardcore californien mais également un activiste politique de premier ordre contre la guerre du Vietnam, Ronald Reagan ou le sommet de l'OMS de Seattle en 1999 (liste non exhaustive). À l'âge de 21 ans, en 1979, il termina même quatrième des élections municipales de San Francisco. Artistiquement, en plus de son rôle de chef de file du punk américain engagé des années 80 avec Dead Kennedys, il fut l'un des pionniers du spoken word, cette forme

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«J'aime créer des personnages»

CONNAITRE | Entretien / Pierre Péju publie "Cœur de pierre", une subtile variation sur la création romanesque. Propos recueillis par Yann Nicol

| Mercredi 12 septembre 2007

«J'aime créer des personnages»

Petit Bulletin : Est-il important pour vous de faire partie de la fameuse rentrée littéraire ? Pierre Péju : C'est bien entendu mon éditeur qui choisit de faire paraître mes romans à ce moment-là. C'est évidemment positif, puisque c'est une période de grande attention de la part du public, des lecteurs et des critiques, mais cela constitue également un risque : celui d'être noyé dans la masse. À travers le face à face entre un écrivain et sa créature, Cœur de pierre propose une nouvelle réflexion sur l'écriture et la création artistique en général (c'était déjà le cas dans La Petite Chartreuse ou Le Rire de l'ogre). Pourquoi placer la littérature au cœur de vos livres ?Parce que je vis au milieu des livres et que pour moi, écrire, c'est aussi être en relation avec tout ce qui a été écrit auparavant. Je suis un lecteur boulimique, je note des phrases dans les ouvrages que je lis et celles-ci se retrouvent dans mes romans, comme si elles en étaient les fantômes. En quoi les personnages ou l'intrigue d'un roman peuvent-ils échapper à leur créateur ? Leur «autonomie» n'est-elle pas une posture d'écrivain ?Dans mon cas, j'affirme que cela n'es

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