La meilleure Comedy de l'année

Pop | Six ans après son dernier album, Neil Hannon de The Divine Comedy revient avec un Foreverland tout en contraste. La simplicité structurelle de la pop y côtoie des orchestrations sublimes, et l'intimité de certains titres rencontre l'humour d'autres. Absolument divin.

Gabriel Cnudde | Vendredi 28 octobre 2016

Photo : © DR


Il ne porte pas de couronne ni de sceptre, mais Neil Hannon est bien un empereur. À la tête de The Divine Comedy depuis plus de 25 ans, le Nord-Irlandais règne sur un territoire immense où se rejoignent les frontières de la pop et de la musique classique. Avec son onzième album, Foreverland, ce dandy hors du temps met en place une nouvelle fois un voyage temporel réjouissant. Un voyage naïf mais pas niais, pop mais pas mielleux, intimiste mais pas égocentrique ; bref, un voyage absolument indispensable pour tous ceux qui pensaient la pop morte et enterrée depuis des années.

Invoquant de grandes figures du passé pour l'aider sur le champ de bataille (Napoleon Complex, Catherine the Great), Neil Hannon remporte toutes ses campagnes. Alliant la simplicité structurelle de ses morceaux à une orchestration instrumentale monumentale, il surprend. Avec lui, ce qui pourrait sonner banal et déjà vu devient grandiose.

Orchestre pop

C'est bien là tout le talent de The Divine Comedy : faire de la pop un genre orchestral majestueux. La guitare côtoie un clavecin lyrique, un ensemble de cordes en promenade, un banjo égaré, quelques cuivres chauds et des bois remuants dans ce qui semble parfois être un tube des années soixante, parfois la retranscription sonore du Tour du monde en 80 jours de Jules Verne.

Moins pessimiste et sérieux que d'autres représentants du genre, comme les frères Gallagher, Neil Hannon sait surtout saupoudrer son travail d'une pointe d'humour bien particulière. Un monde sépare l'ironique bossa nova A Desperate Man et la touchante Funny Peculiar, mais ce monde a déjà été colonisé par le Nord-Irlandais.

Reste alors sa voix, simple elle aussi, mais tellement chaleureuse et attachante qu'on l'imagine bien conter l'une de ses multiples histoires à quelques enfants à la tombée de la nuit. Certes, il n'a plus l'énergie de ses débuts, mais en a-t-il réellement besoin pour convaincre ? Son empire est d'ores et déjà l'un des plus grands.

The Divine Comedy + Lisa O'Neill
Au Radiant-Bellevue le mercredi 2 novembre à 20h


The Divine Comedy


Radiant-Bellevue 1 rue Jean Moulin Caluire
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Alors voilà, la chose se nomme Foreverland, sort le 2 septembre et nom de Dieu il était temps, puisque le dernier album de Divine Comedy datait de 2010 (certains fans ont failli en attraper une voulzyte). Le gars Neil Hannon semble être reparti pour nous livrer l'un de ces albums semi-conceptuels (on fête cette année les vingt ans de son Casanova) et nous promet rien moins que du grandiloquent et du rêve (il serait question de La Grande Catherine et de La Légion Etrangère). Mais comme on n'est pas là pour parler sorties d'albums, réjouissons-nous plutôt du retour de la belette irlandaise. Au Radiant-Bellevue, le 2 novembre.

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Villagers

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Stéphane Duchêne | Jeudi 7 juin 2012

Hannon solo

L'annonce de la venue de Neil Hannon/The Divine Comedy, que l'on n'avait plus vu à Lyon depuis le début des années 2000 provoqua chez le fan de base du Nord-Irlandais une réaction qui se décline ainsi : «Ouuuuaais !!!» suivi de «Hein ? Mais qu'est-ce que c'est que cette blague ?». «Ouuuuais !!!» parce qu'on allait enfin pouvoir se refaire en live le best-of de l'auteur de Casanova (le disque, donc) et que, comme on connaît nos Nuits de Fourvière, elles allaient nous dégainer l'Orchestre national de Lyon, de Pékin ou même de Vesoul, peu importe, pour aller avec. Et «Hein ? Qu'est-ce que c'est que cette blague ?» au moment où l'on apprenait qu'An Evening with Neil Hannon signifiait qu'en réalité le petit homme allait se produire en solo à l'Odéon, au piano et à la guitare. Onze ans qu'on n'a pas vu Nilou et il se pointe les mains dans les poches, et pourquoi pas en pyjama ? Petite précision pour qui n'est pas familier de The Divine Comedy : sa pop aux accents baroques, classiques ou romantiques, faisant la part belle, entre autres, aux arrangements emphatiques, Neil Hannon seul, c'est u

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