Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 13 décembre 2016

Photo : © DR


16>12>16 TRANSBORDEUR
DUB ECHO

Carte blanche aux soirées genevoises Dubquake, qui fêtent dix années d'activisme en conviant au Transbo le légendaire sound de Birmingham, King Earthquake, fondé par Errol Arawak en 1977, ardent défenseur du roots & culture. Aussi présents : High Rockers et évidemment, OBF, résidents mais aussi et surtout le meilleur sound européen du moment. Au micro ? Shanti D, Charlie P et Sir Winston. Que du lourd pour amateurs de sound-system. Massif.

17>12>16 LA PLATEFORME
DURE VIE


Le collectif parisien Dure Vie s'associe aux lyonnais de Koud'Pokr pour une nuit qui s'annonce assez intriguante et passionnante : car le guest principal est Dez Andrès, venu de Détroit et officiant sur Mahogani Music, où sont aussi actifs rien moins que Moodyman, Kenny Dixon Jr et le génial Amp Fiddler... L'on peut s'attendre à une belle rasade de soulfull house, joliment encadrée par LB aka Labat, Fouk et Akil. Douce vie.

17>12>16 BELLONA
ELLEN ALLIEN


La meneuse du label Bpitch qu'elle a fondé en 1999, figure de la scène berlinoise, ancienne résidente du Tresor, fait son retour en ville et c'est avec curiosité qu'on ira l'écouter, car elle était un peu sortie des radars ces derniers temps... Adepte d'une techno inventive et non roborative, piochant un peu dans la minimale, un brin dans l'acid house, l'Allemande devrait ravir un dancefloor qui sera également bercé par Dial et Jibis. Revenante.


Dub Echo #11


Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Ellen Allien

+ Jibis + Dial
Bateau Bellona Rive droite du Rhône / Pont Pasteur Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Andrés + Fouk + LB aka Labat + Akil

+ Carré bleu records
La Plateforme 4 quai Victor Augagneur Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Un trio inattendu à la Maison de la Danse

Danse | Magma (les jeudi 19 et vendredi 20 décembre à la Maison de la Danse) est une création qui réunit, de manière inattendue, trois grandes et très disparates (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 17 décembre 2019

Un trio inattendu à la Maison de la Danse

Magma (les jeudi 19 et vendredi 20 décembre à la Maison de la Danse) est une création qui réunit, de manière inattendue, trois grandes et très disparates personnalités de la danse : le danseur et chorégraphe de flamenco Andrés Marín (qui s'est rapproché récemment du hip-hop), la danseuse classique Étoile (depuis 2014) du Ballet de l'Opéra de Paris Marie-Agnès Gillot, et l'inclassable chorégraphe Christian Rizzo qui avait débuté sa carrière avec des pièces de "non danse" très inspirées des arts plastiques et qui a soudain basculé vers des œuvres beaucoup plus mouvementées et rock ! De ce duo interprété par Andrés Marín et Marie-Agnès Gillot, accompagnés par deux musiciens sur scène, nous ne savons quasiment rien si ce n'est qu'il s'annonce comme un temps fort de la saison. Et que sa composition s'

Continuer à lire

Ça commence aujourd'hui : "Ça" de Andrés Muschietti

ECRANS | de Andrés Muschietti (E-U, int.-12 ans, 2h15) avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard…

Vincent Raymond | Mardi 19 septembre 2017

Ça commence aujourd'hui :

1988. Sans le savoir, la petite ville de Derry abrite depuis des siècles dans ses égouts une créature protéiforme se déguisant en clown pour attraper ses proies : les enfants. Mais le Club des Ratés (des gamins considérés comme ringards), va oser affronter le monstre… et ses peurs. Le public eût sans doute apprécié de savoir que cette (longue) adaptation de Stephen King ne couvrait que la moitié du roman : il faut en effet attendre le générique de fin pour découvrir un timide “Chapitre un”, promesse d’une suite. Oh, cela n’empêche pas de comprendre l’histoire, mais ne la boucle pas tout à fait. Et explique certainement que Muschietti se soit abandonné à un empilement de séquences répétitives, au lieu de chercher à concentrer l’angoisse. Bien sûr, la qualité du script initial et des effets spéciaux rend le spectacle convenable ; les apparitions de Grippe-Sou le clown obéissent aux lois du genre (surprise, gros plans, zooms avant, fixité sardonique etc.) et sont donc d’une totale efficacité. Il manque cependant le pendant adulte à l’épopée de ces t

Continuer à lire

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches ce week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 4 avril 2017

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches ce week-end

07.04.17 > AYERS ROCK BOAT IKONIKA Et donc, Teki Latex devient résident de l'Ayers Rock Boat : tous les deux mois, l'ancien TTC et actuel curateur des Boiler Room en terre french touch convie ses crushs. Et si tous sont du même acabit que la première, Ikonika, alors voilà un lieu de plus à ajouter à la cartographie des incontournables. Car Sara Abdel-Hamid (Ikonika), révélée par le crucial label Hyperdub, est assurément l'une des artistes qui a le mieux su anticiper le post-dubstep : funky. Futur. 07.04.17 > TRANSBORDEUR DUB ECHO Déjà la treizième édition pour ces soirées au cœur du battement dub où l'écho est roi. Et c'est le Maasai Warrior sound-system, venu de Bristol, qui officie ce soir, Paul Maasai et Kai Dub s'inscrivant dans la grande tradition anglaise allant du roots au stepper, à la façon de Jah Shaka. Les résidents OBF et le Dub Addict pour la partie lyonnaise seront aussi aux commandes d'une soirée accueillant encore dans la petite salle Taïwan MC. Massive.

Continuer à lire

Dub à l'échelle télescopique

Dub Echo | Stand High Patrol, le trio breton le plus jamaïcain, a une capacité certaine à brouiller les cartes. Entre des lives enflammés et un dernier album très ouvert, le groupe possède ce petit plus qui accroche l'oreille.

Nicolas Bros | Mardi 20 septembre 2016

Dub à l'échelle télescopique

Si la révolution dub devait prendre une icône, Stand High Patrol ferait sans doute partie des potentielles figures de proue. Les trois dubadub musketeers ont surpris leur monde en 2015 lors de la sortie de leur deuxième album A Matter of Scale (Une Question d’échelle en français), où se mélangent allègrement sonorités dub, reggae, jazz et même blues. Il suffit de tendre le pavillon lors de l'intro du disque pour découvrir caresses de caisse claire, sourdines caractéristiques et saisir l'inspiration. Cet opus s'avère propice à une écoute "de salon" et ne correspond finalement que peu à une production calibrée pour la scène et son déchaînement de foule. Stand High Patrol a affirmé, s'il en était encore besoin, sa propension à transgresser les codes établis et à ouvrir son champ d'action dans un spectre aussi large qu'une autoroute à six voies : c'est la volonté de ce groupe ayant auto-baptisé son style dubadub. Si ces productions revêtent l'habit d'une révolution musicale parfois détonante, avant tout maîtrisée et très séduisante, leurs prestations live restent des invitations à titiller le pinacle : que les dub addicts se rassurent.

Continuer à lire

Les soirées du 4 au 10 novembre

MUSIQUES | 06.10 The Cosmic Adventure Steffi était l'une des grandes absentes du dixième anniversaire du label Ostgut Ton. Aujourd'hui, on comprend mieux (...)

Benjamin Mialot | Mardi 3 novembre 2015

Les soirées du 4 au 10 novembre

06.10 The Cosmic Adventure Steffi était l'une des grandes absentes du dixième anniversaire du label Ostgut Ton. Aujourd'hui, on comprend mieux pourquoi : elle était perdue dans l'espace, en route pour la prochaine bamboche en apesanteur du local hero à poils longs Kosme au Sucre. La plus émotive et funky des résidents du Panorama Bar, l'étage house du Berghain – statut qui ne l'empêche pas de sacrifier, en grande professionnelle, aux traditions maison : feeling analogique, fausse simplicité d'exécution et tirage de gueule de six pieds de long – a depuis retrouvé son chemin. Vous reprendrez bien une part de gâteau ?

Continuer à lire

Les soirées du 29 avril au 5 mai

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Andrès au Transbordeur, Shifted au Kao et Julio Bashmore au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 28 avril 2015

Les soirées du 29 avril au 5 mai

30.04 Encore Andrès the giant. C'est probablement ainsi que nous aurions titré notre Une si nous l'avions consacrée à ce natif de Detroit qui contribua au milieu des années 90 à l'essor du hip-hop alternatif – il habita un temps le Slum Village du regretté J Dilla – avant d'offrir à une house déjà bien gâtée par Theo Parrish et Moodyman certains de ses tubes les plus moites et classieux – en tête New for U. Mais nous ne l'avons pas fait. Ce qui ne l'empêchera pas de résumer cet exceptionnel pedigree en un mix de trois heures au Transbordeur – un peu plus si vous n'êtes pas sages, dixit l'organisateur.

Continuer à lire

Insomniaque - Soirées du 1er au 7 octobre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer : Lone au Kao, Ellen Allien au Bellona et Ben Klock au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 30 septembre 2014

Insomniaque - Soirées du 1er au 7 octobre

03.10 Maison Fraîche Si vous allez à San Francisco, n'oubliez pas d'agrémenter votre tignasse de quelques fleurs, disait la chanson. C'est aussi vrai pour Manchester depuis 2012 (et ce le sera pour le Kao ce vendredi), année de parution du Galaxy Garden de Lone, chef-d’œuvre de house luxuriante à la 808 State qui aurait fait un carton en 1967. Même si son successeur, le tout aussi rétro-novateur Reality Testing, est une véritable descente d'extase en direction de ses racines hip hop – son dernier effort dans ce registre, daté de 2009 et influencé par J Dilla, s'intitulait d'ailleurs Ecstasy & Friends.     04.10 L’Amour – Nuit Dans un monde idéal, Ellen Allien, forte d

Continuer à lire

Insomniaque - Semaine du 4 au 10 septembre

MUSIQUES | Les trois soirées à ne pas manquer cette semaine : Al'Tarba et Lord Lhus au Kafé, Dubfire au Kao et le Start Festival du Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Lundi 26 août 2013

Insomniaque - Semaine du 4 au 10 septembre

06.09 Ninja Session #01Entre le hip hop et les arts martiaux, c'est une longue histoire d'amour, écrite aussi bien dans la langue du Wu-Tang Clan que dans celle de IAM. Le label Mutant Ninja, où sont domiciliés deux des MC lyonnais les plus doués du moment, Liqid et Andy Kayes, y ajoute un chapitre avec les Ninja Sessions. La première se tiendra cette semaine Ninkasi Kafé en présence du brillant beatmaker toulousain Al'Tarba et du rappeur ricain Lord Lhus, auteurs l'hiver dernier d'un album méchamment

Continuer à lire

La Belle et la Bête

MUSIQUES | Électro / La bête (de fête) qui fourmille sur Dust, le nouvel album d’Ellen Allien, est à l’image de la créature de Giger : sombre, étrange, viscérale, pétrie de (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 juillet 2010

La Belle et la Bête

Électro / La bête (de fête) qui fourmille sur Dust, le nouvel album d’Ellen Allien, est à l’image de la créature de Giger : sombre, étrange, viscérale, pétrie de textures métalliques façon Zombie Nation, foncièrement arty mais terriblement expérimentale. Voilà le genre d’OVNI à même de renouer le cordon entre monde humain et monde astral, entre alambics des limbes et racines électro minimales. «E.T est mon frère et Ellen Ripley ma sœur, plaisante la Belle. Dans les 90’s, l’Alien de Giger symbolisait pour moi la force dont j’avais besoin pour comprendre cette drôle de musique qui agitait Berlin. Depuis, l’Alien est resté dans mon bras et prend soin de moi». Une griffe d’acier dans une patte d’extra-terrestre, ce n’est pas nouveau : Ellen a toujours aimé les mutants musicaux. Déjà à l’époque où la Berlinette faisait ses premières armes derrière les platines de l’E-Werk, les Dj’s trance aux côtés desquels elle jouait (Kid Paul, Paul Van Dyk) regardaient d’un œil médusé cette sorcière qui gravitait alors entre Detroit et l’Angleterre, Aphex Twin et Model 500, Kraftwerk et la musique concrète. Des racines enfouies profond dans le côté cérébral des sphères électroniques, et qui ressurgis

Continuer à lire

Ellen, elle s'appelle Allien

MUSIQUES | Soirée / Ellen Allien, Dj superstar berlinoise, styliste et patronne de label (BPitch Control) prend à rebrousse poil les apparatchiks techno. Exit les tours de grands huit dans le ventre, bonjour l'austérité minimale de son nouvel album. Antoine Allegre

Jerôme Dittmar | Vendredi 6 juin 2008

Ellen, elle s'appelle Allien

Pour ceux qui croient encore que la musique d'Ellen Allien est outrageusement club, le dernier album de la belle prêtresse de la minimale Berlinoise, figure incontournable de la musique électronique mondiale, risque fort de leur couper les jambes. De leur passer l'envie de faire les foufous sur la piste. Si son dernier album solitaire, Thrills sorti en 2005, avait laissé pas mal de dépouilles épuisées sur les dancefloors internationaux, Sool, sorti à la début juin, se distille dans une ambiance minimaliste, intime. On ne se refait pas, Ellen, alias Ellen Fraatz, est une gamine de la musique industrielle et assurément pas de la house filtrée. Un album concept en somme, dur et décharné aux rythmiques sèches et aux mélodies blêmes. Si, par le passé, la chambre à coucher d'Ellen était en bordel, pour Sool, elle a décidé d'ouvrir les fenêtres en grand et a jeté matelas, sommier et table de chevet par-dessus bord. À l'antithèse de ses setsSi ce nouvel album commence sur une touche d'humanité (les bruits de métro de "Einsteigen"), Ellen Allien s'enfonce petit à petit dans un univers glacial peuplé de spasmes convulsifs engendrés par des machines, une atmosphère aussi ouatée qu

Continuer à lire