Matthieu Chedid ouvrira les prochaines Nuits de Fourvière

Sébastien Broquet | Mercredi 14 décembre 2016

Photo : © JR


On connaît le nom de celui qui ouvrira la prochaine édition des Nuits de Fourvière. Ou plutôt, de ceux qui l'ouvriront... car Matthieu Chedid, alias M, sera bien accompagné pour ces trois dates (du 1er au 3 juin) dans le grand théâtre : Toumani Diabaté et Sidiki Diabaté seront là pour l'entourer, avec en prime des invités spéciaux dont font partie Oxmo Puccino et Fatoumata Diawara.

Ce seront les premiers concerts de son nouveau projet, Lamomali, dont la cover est réalisé par JR.

Ouverture de la billetterie prévue le lundi 27 mars à 14h.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Mirage de l'Atlas

Pop | Déjà présents sur la scène du théâtre antique en 2012, c'est avec davantage de bouteille et de notoriété que revient Frànçois & the Atlas Mountains. (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 20 juin 2017

Mirage de l'Atlas

Déjà présents sur la scène du théâtre antique en 2012, c'est avec davantage de bouteille et de notoriété que revient Frànçois & the Atlas Mountains. Entre-temps sont sortis Piano Ombre, album de l'envol, critique comme esthétique, et Solide Mirage, paru en ce début d'année. Un disque enregistré en Belgique qui se veut, comme c'est l'ère du temps, plus politique, et léger changement de line-up oblige, musicalement ré-orienté – et parfois désorientant. Où l'on retrouve donc, un peu différemment et en français dans le texte seulement, la grâce dansante et la candeur poétique de Frànçois Marry et ses troupes, jamais autant à leur affaire que quand il s'agit d'enflammer une scène avec des morceaux retravaillés ad hoc. Ce qui donne toujours une envie supplémentaire d'aller vérifier ce dont leurs disques sont capables une fois mis en scène. S'agissant-là de la première (la seule ?) date française de cette tournée Solide Mirage, peut-être faut-il se précipiter. Yann Tiersen + Frànçois & The Atlas Mountains Au Théâtre antique de Fourvière le mercredi 7 juillet

Continuer à lire

Plume sur le départ

Nuits de Fourvière | 33 ans après sa naissance, le Cirque Plume vit son ultime spectacle, une bien nommée Dernière saison avant que cette troupe avant-gardiste du nouveau cirque plie définitivement son chapiteau. A quelques mois de s'installer aux Nuits de Fourvière, Bernard Kudlak, le directeur se confiait.

Nadja Pobel | Mardi 20 juin 2017

Plume sur le départ

Ils ont voulu mettre la rêverie et l'esprit vagabond sur un plateau, ils ont inventé le cirque sans animaux, rendant aux humains leur part d'animalité (No animo mas anima, 1990). Alors que les arts du cirque n'étaient pas institutionnalisés en CNAC, les membres de Plume ont défriché un nouveau. Voilà l'épilogue de leur histoire. Qu'est-ce que le cirque pour vous ? Bernard Kudlak : La culture du cirque a à voir avec l'inconscient. Le mot "poétique" n'était pas bien vu à nos débuts. Il fallait être plus guerrier que poète. Le cirque est un art resté longtemps marginal, avec pour fait essentiel de partager un large public sans étiquette sociale. À quoi va ressembler cette Dernière saison ? Nous sommes des gens de la campagne, des indiens, des apaches (sic), on travaille sur les feuilles, la mer... On va créer une 5e saison. On se baladera notamment dans une forêt, cet endroit interdit avec des fuyards, des réprouvés, des immigrés, des hommes sauvages... On sera quinze : sept circassiens et huit musiciens, des Catalans, Italiens, Argentins.

Continuer à lire

"Bled Runner" aux Nuits de Fourvière : Fellag indépendant !

Humour | Avec ce spectacle en forme de florilège des précédents, l'humoriste algérien prouve qu'il n'a rien perdu de sa superbe.

Nadja Pobel | Mardi 20 juin 2017

C'est l'histoire d'un spectacle recomposé à partir d’anciens. Mais ce n'est pas une facilité, plutôt un constat : la réalité accrédite malheureusement ce que Fellag livre depuis plus de vingt ans dans ses seul-en-scène. Dans Bled Runner, il y a cette scène d'un attentat à la valise piégée, écrite pour Petits chocs des civilisations en 2011 : on jurerait que c’est plus récent... En remontant à son enfance dans les années 1950, l'Algérois trace ainsi, l'air de rien, une histoire française sur ce sujet encore si crispant, comme l'attestent les vives réactions ayant fait suite aux propos d'Emmanuel Macron, alors en campagne, qualifiant cette colonisation de crime contre l'humanité. Fellag choisit le terrain du saltimbanque, évoque les femmes « qui sentent l'huile d'olive et la menthe » et se moque du ramadan « qui rend livide et agressif » sans que jamais ce ne soit un potentiel sujet de discorde. Au contraire : il fait œuvre de pacification, grâce à une forme d'humour et surtout de tendresse pour ces deux pays qui sont les siens. La langue est au cœur de son propos. Celles qu'il a app

Continuer à lire

Le dernier tour du Cirque Plume

SCENES | Les Nuits de Fourvière réinvestissent en 2017 le parc de Parilly et présentent, avec la Maison de la Danse, la der des der création du Cirque Plume, la (...)

Nadja Pobel | Jeudi 2 février 2017

Le dernier tour du Cirque Plume

Les Nuits de Fourvière réinvestissent en 2017 le parc de Parilly et présentent, avec la Maison de la Danse, la der des der création du Cirque Plume, la bien-nommée Dernière saison. Du 30 juin au 5 août, 30 dates sont prévues pour mille spectateurs attendus chaque soir sous l'immense chapiteau de cette compagnie historique du nouveau cirque, née au début des années 80. Déjà venus à ce même endroit pour Tempus fugit en 2013, Bernard Kudlak et sa troupe travaillent cette fois-ci, non pas sur un best of de 30 ans de carrière comme pour le précédent, mais sur la matière qui émaille le déroulement d'une année : les feuilles, la neige, la mer... Cette balade se fera avec sept circassiens dont beaucoup de petits nouveaux venus de Catalogne, Italie, Argentine, et les fidèles musiciens (piano, accordéon, basse, clarinette). Pour cette compagnie, grandiose par l'ambition de son entreprise mais artisanale dans son fonctionnement économique et artistique, ce spectacle est aussi

Continuer à lire

Oxmo Puccino : la force tranquille

MUSIQUES | C’est, avec Rocé, l’une des plumes les plus acérées et les plus pertinentes du hip hop actuel : Oxmo Puccino est en concert au Transbordeur ce mardi 22 (...)

Sébastien Broquet | Mardi 15 mars 2016

Oxmo Puccino : la force tranquille

C’est, avec Rocé, l’une des plumes les plus acérées et les plus pertinentes du hip hop actuel : Oxmo Puccino est en concert au Transbordeur ce mardi 22 mars et assurément, c’est un show à ne pas manquer. Celui qui a débuté en 1998 avec Opéra Puccino sait manier la scène à merveille, doté d’une présence physique aussi imposante que charismatique, d’un flow tout en rondeurs mis au service de rimes affinées et de métaphores futées. S’il a débuté au sein du mythique crew Time Bomb, c’est en 2006 qu’il met loin derrière la concurrence, avec Lipopette Bar, album concept enregistré en compagnie d’un groupe formé pour l’occasion : The Jazzbastards. Influencé jazz et film noir, ce disque l’emmène loin vers un univers qu’il occupe en solitaire et continue d’approfondir aujourd’hui, où ses talents de conteur du quotidien (Pam Pa Nam) se mêlent à un feeling très Ascenseur pour l’échafaud - pas un hasard s’il collabore avec les trompettistes Ibrahim Maalouf (l’an dernier) ou Erik Truffaz (récemment). La force tranquille. SB

Continuer à lire

Pêche originelle

MUSIQUES | Il a dix ans. On sait, cela ne semble pas vrai, mais le festival L'Original a dix ans. Et il n'a, en dépit d'une programmation 2013 manquant un peu de lustre, rien perdu de l'esprit «festif, fédérateur, rassembleur, défricheur et prescripteur» qui l'anime depuis sa fondation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 22 mars 2013

Pêche originelle

A chaque type de musique son festival. Les musiques électriques ont La Route du Rock, Rock en Seine ou Le Rock dans tous ses États. Les musiques électroniques ont Nuits Sonores, Astropolis ou le tout nouveau Weather Festival. Et l'on pourrait, toujours en se cantonnant au territoire français, filer la démonstration avec les musiques (plus ou moins) improvisées, les musiques du monde, les musiques sacrées, les musiques contemporaines, les musiques extrêmes... Mais les musiques dites urbaines ? Sans doute trop indisciplinées, comme est venue le rappeler la volonté récemment affichée par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls de «lutter contre les paroles [de rap] agressives», elles n'ont peu ou prou que L'Original. A cette aune, le fait que ce rendez-vous dédié à la promotion des valeurs originelles du mouvement hip hop (respect, camaraderie...) et à sa pluralité créative (rap donc, mais aussi graff, DJing, danse et beatboxing), s'apprête à souffler sa dixième bougie mérite qu'on tire notre casquette équilibriste à son fondateur, le breakdancer Jean-Marc Mougeot (qui comme tant d

Continuer à lire

À base de hip-hopopop

MUSIQUES | Hip hop / Pas besoin de s'appeler Olivier Cachin (le spécialiste français du rap, qui, pour l'anecdote, a fait ses premières armes chez Picsou Magazine) (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 30 mars 2012

À base de hip-hopopop

Hip hop / Pas besoin de s'appeler Olivier Cachin (le spécialiste français du rap, qui, pour l'anecdote, a fait ses premières armes chez Picsou Magazine) pour savoir que les cultures dites urbaines doivent leur essor à l'esprit de compétition, voire de confrontation, qui anime leurs ambassadeurs. L'une des grandes forces de L'Original Festival, vitrine annuelle desdites cultures, est justement de n'avoir depuis sa création jamais perdu du vue cette donnée, là où d'autres courent après la respectabilité avec l'avidité d'un présidentiable en mal de signatures. Un œil sur sa programmation musicale, en forme de choc des générations, suffit à en prendre conscience. Côté vieille garde, les immanquables se nomment Mash Out Posse, B-boys de la Côte Est à la proverbiale agressivité, Ali Shaheed, Dj des pionniers de l'anti-bling-bling A Tribe Called Quest, ou encore IAM, qui furent à NTM ce que Oasis fut à Blur (de très convaincants dauphins). Ce sont toutefois leurs héritiers qui se fen

Continuer à lire

L'Original à découvert

MUSIQUES | Après avoir été dévoilée au compte-gouttes sans tambour, ni trompette (normal c'est du hip-hop), la programmation de l'Original Festival, qui se déroulera du 5 au 9 avril est enfin complète. Stéphane Duchêne

Christophe Chabert | Lundi 27 février 2012

L'Original à découvert

C'est sans doute la première information à retenir : cette année c'est DJ Fab (Hip Hop Résistance, Underground Explorer, La Caution) qui succède au graffeur Mode2 en tant qu'artiste associé (un synonyme ronflant et donc plus classe de «parrain»). On connaissait donc déjà certains noms de tête d'affiche d'une édition qui s'annonce dans les grandes lignes plutôt mainstream tout en brassant les générations (Orelsan, IAM, Oxmo Puccino, Youssoupha, Sefyu et les petits prodiges de 1995) mais qui accueillera également Ali Shaheed d'A Tribe Called Quest, l'un des plus nobles représentants de l'histoire du hip-hop. Entre «Matinales» (projection du film Les Lascars ou brunch hip-hop, une expérience à ne sûrement pas manquer), « Spéciales » (projection du film De l'Encre d'Hamé et Ekoué, vernissages et inaugurations diverses, concert acoustique d'Oxmo Puccino), «Nocturnes» en tout genre (dont un DJ set d'Ali Shaheed à la Plateforme), l'Original multiplie les

Continuer à lire