Une rentrée foisonnante

Les concerts à venir | Une nouvelle salle (le Razzle, dont l'ouverture est repoussée) et un nouveau festival (Transfer) marquent cette rentrée des classes côté concerts, l'agglomération étant dotée d'une offre toujours aussi foisonnante. Faites vos choix !

Sébastien Broquet | Mardi 3 janvier 2017

Photo : © DR


Du côté des festivals

Aux Nuits de Fourvière, l'on a commencé à dévoiler quelques noms : ainsi, c'est Lamomali qui ouvrira les festivités ; si ce nom ne vous dit encore rien, sachez que sont ici réunis deux virtuoses de la kora, Toumani et Sidiki Diabaté, autour de M (Matthieu Chedid) pour un projet dédié au Mali, en compagnie également de la chanteuse Fatoumata Diawara et du rappeur Oxmo Puccino (du 1er au 3 juin au Grand Théâtre).

Le transversal Titi Robin sera lui en résidence à l'Épicerie Moderne pour préparer une création donnée live dans le cadre du festival, sur la scène de l'Odéon, le 5 juillet. Enfin, Vianney est annoncé le 24 juillet au Grand Théâtre.

Côté Nuits Sonores, l'on peut noter les dates : du 24 au 28 mai. Et le changement de lieu : ce sera dans l'ancienne usine Fagor-Brandt, dans le quartier de Gerland. Les noms viendront plus tard.

Plus proche de nous, le Reperkusound (au Double Mixte du 14 au 16 avril) a lâché une grande partie de sa programmation : des cartes blanches prometteuses, dont une à Encore, une autre à Panda Dub (avec Brain Damage, Aphrodite, La Dame Blanche ou encore les Stéphanois de L'Entoorloop). Sont aussi conviés, en vrac : Dope D.O.D., Chinese Man, les Naive New Beaters, le nouveau live de Pone désormais en solo, une scène trance, une hardcore, une autre hip-hop avec L'Animalerie et les rois du scratch que sont Fly & Nétik.

Un nouveau venu : Transfer, au Transbordeur, à la programmation plus qu'aguicheuse réunissant du 2 au 4 février Hot Chip, les très prometteurs Ile Est Vilaine, Jungle en DJ set, Twin Peaks, Branko, Pratos, Cage the Elephant... Entre rock indé et électro, mais très pointu.

Dans les salles

Du côté de l'Épicerie Moderne, une rare tentation électro se fait jour avec la présence de Thylacine (le 3 mars). On pourrait aussi vous parler de Dandy Warhols le 14 février, mais c'est complet. Il est encore temps de prendre sa place pour Blonde Redhead (le 3 mars), pour la pop de The Notwist le 4 février, et le lendemain 5 février pour l'afro funk calorifère de Ebo Taylor.

Autre date en dehors des habitudes : le Sonic qui s'essaye au reggae avec une belle soirée sound-system programmant Fatta du légendaire Soul Stereo et Asher Selector de Positive Airlines, venu de Genève. Plus dans la ligne habituelle, notons le post-rock berlinois de Camera (le 17 janvier), le retour du garage rennais des Madcaps (le 11 février) et le psyché de Los Angeles L.A. Witch (le 1er mars).

Du côté de Vénissieux, Bizarre! poursuit son défrichage des cultures urbaines et métissées avec The Bongo Hop, le projet du producteur lyonnais Étienne Sevet, fruit de ses huit années passées en Colombie, ayant abouti à un récent album fort réussi dans la veine de son ami Quantic : le 25 janvier en aprèm' découverte, et concert au Périscope le 17 février.. On ne ratera pas côté hip-hop le passage de Demi Portion le 11 mars à Bizarre!, et surtout celui de Princess Nokia le 24 janvier au Marché Gare. Toujours dans la salle de Confluence, signalons le post-rock de Avec le Soleil sortant de sa Bouche le 28 février et l'inoxydable Shannon Wright le 10 mars. La quatrième salle affiliée à la SMAC S2M, le Périscope, poursuit son travail autour du jazz (mais pas seulement) et l'on notera surtout la venue du scandinave Eivind Aarset, hébergé sur l'excellent label norvégien Jazzland, proche de Bugge Wesseltoft (le 9 février).

Au Transbordeur sont attendus le reggae frenchy de Biga Ranx (le 20 janvier), Skunk Anansie (le 29 janvier), Gojira (le 30 janvier), les géniaux et funky Vaudou Game (le 9 février), le revenant disco Cerrone (le 11 février) et les vénérables extra-terrestres Magma (le 11 mars).

Les mastodontes

Du côté des grosses machines, notons The XX à la Halle Tony Garnier le 21 février, et au même endroit Placebo (le 18 avril). Renaud sera également en ce lieu le 28 janvier mais aussi le 2 mai, Soprano le 22 mars et Julien Doré le 25 mars, Bruno Mars le 8 juin et plus loin, beaucoup plus loin, Justice sera de passage le 9 octobre et IAM le 13 novembre.

Enfin, Coldplay sera au Parc OL le 8 juin. Maintenant, à vos plannings !

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Le festival Reperkusound annulé, de nouveaux spectacles reportés

Covid-19 | Annulés On le pressentait dès lundi, le festival Reperkusound est annulé suite aux dispositions prises par le gouvernement pour lutter contre la (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 11 mars 2020

Le festival Reperkusound annulé, de nouveaux spectacles reportés

Annulés On le pressentait dès lundi, le festival Reperkusound est annulé suite aux dispositions prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du virus Covid-19. L'interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes jusqu'au 15 avril, prononcée dimanche soir, a sonné le glas des espoirs de l'organisateur, Mediatone : le festival qui devait se dérouler au Double Mixte du 10 au 12 avril devait accueillir près de 4600 personnes et accueillir des artistes comme Pendulum, Panda Dub, ou encore Fakear. C'est un coup extrêmement dur porté à ce producteur indépendant qui organise depuis vingt ans de nombreux concerts à Lyon : le festival Reperkusound représente la moitié de son chiffre d'affaires annuel. La Maison de la Danse a annulé deux spectacles : Marry me in Bassiani du collectif (La)Horde qui devait se dérouler les 13 et 14 mars et la soirée C'est Extra du samedi 14 mars. Les autres

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24h Party People

Reperkusound | Le festival favori de la jeunesse lyonnaise qui vient souvent là découvrir pour la première fois ce genre de grand raout festif aligne une programmation (...)

Sébastien Broquet | Mardi 7 janvier 2020

24h Party People

Le festival favori de la jeunesse lyonnaise qui vient souvent là découvrir pour la première fois ce genre de grand raout festif aligne une programmation dans la lignée de ses précédentes éditions, logiquement pour la dernière fois au Double Mixte de Villeurbanne. On retrouve donc les spécialistes de la cavalcade électronique pour fosse géante, du style Boris Brejcha et Casual Gabberz, de la techno plus fine avec La Fraîcheur, les quelques grosses machines à dub de ces dernières années (Panda Dub, Kanka), les incontournables ethno-tranceux en live de Highlight Tribe, de la pop électronique avec Suzane ou Fakear, du hardcore avec deux Spiral Tribe sous patronyme R-Zac, et même Manu Chao sans Manu Chao, puisque c'est son DJ attitré, Gambeat, qui vient animer la fête sous l'égide du Radio Bemba sound-system. On guettera ces deux pistes aguicheuses : la bande de filles complètement délurées de 24hr

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Paula Temple enchante le Reperkusound

Festival | Retour du vendredi 19 au dimanche 21 avril du Reperkusound, toujours au Double Mixte avec comme d'habitude du gros nom (...)

Sébastien Broquet | Mardi 9 avril 2019

Paula Temple enchante le Reperkusound

Retour du vendredi 19 au dimanche 21 avril du Reperkusound, toujours au Double Mixte avec comme d'habitude du gros nom techno à l'affiche : passons sur Len Faki, privilégions l'engagée Paula Temple et la cavalcade sans concession de Helena Hauff pour s'oublier dans les puissants kicks de la fin de nuit 1. Second soir ? On ira voir par curiosité ce que donne le nouveau live de High Tone, qui vient de sortir un curieux nouvel album opérant un virage techno qui pourrait déstabiliser les fans - ou convertir tout le monde sur le dancefloor. Ce que la paire Tambour Battant a toujours su faire avec brio et énergie. La nuit 3 comblera les nostalgiques de la grande période de la drum&bass, avec les retours un peu surprise de Aphrodite ou encore Elisa do Brasil. C'est aussi le soir où il faudra se précipiter devant le show de Eustache McQueer, pépite locale programmée sur une aguicheuse scène fêtant les vingt ans de Jarring Effects sur laquelle on retrouve également Deluge (projet hip-hop avec Rrobin) et Sale Affaire

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Oui, Transfer

Indie Rock | Pour sa troisième édition, le festival Transfer, qui prend désormais ses aises sur trois jours, continue de creuser le sens du mot "exigence" et l'intrépidité esthétique de la production indé. S'affirmant comme un événement de plus en plus enthousiasmant d'édition en édition. Sélection forcément subjective, mais pas que, des incontournables de l'événement.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 mars 2019

Oui, Transfer

Jacco Gardner Avec Cabinet of Curiosities (2013), Jacco Gardner en avait éveillé pas mal, de curiosités. Un intérêt et un talent confirmés ensuite sur Hypnophobia (2015) qui avait achevé de placer le jeune homme sur le trône du psychédélisme rétro néerlandais – un concept en soi. Sur ce trône, Jacco aurait pû écraser quelques lauriers de son royal séant. Oh nee ! C'était mal le connaître. Car c'est en apesanteur et dans une veine rétro-futuriste – où le terme futuriste résonnerait plus fort – que nous est réapparu le koning de la pop prétendument vintage avec Somnium. Et en mode exclusivement instrumental – ce qui dans le domaine de la pop, fut-elle indé, équivaut à une forme de suicide dont les trompe-la-mort comme Gardner se rient allègrement. Un voyage fascinant dont il nous fait revivre la magie en concert avec un live en quadriphon

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Les festivals se dévoilent

Rentrée Festivals | Pour les festivals comme pour la météo, il n'y a plus de saison : zoom sur les noms d'ores et déjà dévoilés de Nuits sonores et Nuits de Fourvière, et sur la programmation de Transfer et des Chants de Mars.

La rédaction | Mardi 8 janvier 2019

Les festivals se dévoilent

Transfer Pour sa troisième édition, qui s'étale sur trois soirs entre Transbordeur et Épicerie Moderne, le festival Transfer « de musiques indépendantes et intrépides » va en faire voir de toutes les couleurs aux indie fans. Celles du psychédélisme d'abord à travers ses deux principales têtes d'affiche que seront Jacco Gardner, qui vient présenter Somnium, son troisième album entièrement instrumental, et les très perchés Temples. Mais aussi Toy et dans une certaine mesure les Norvégiens azimutés de Pom Poko. Ajoutez à cela, entre autres, la cold wave classieuse de Lebanon Hanover, la pop ombrageuse et élégiaque de Marble Arch, le trio de Leeds Drahla, les Bristoliens de Lice protégés du label d'Idles, le noise expérimental des Américains de Health, et, plus proche de nous, le garage punk de Johnny Mafia, l'indie rock des Valentinois d'Off Models, et la folk vaporeuse du lyonnais Raoul Vignal et vous obtenez les ingrédients d'un festival qui s'annonce en effet intrépide. Au Transbordeur et à l'Épicerie Moderne les 8, 9 et 10 mars

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Meute sonne la charge

Reperkusound | Une fanfare qui reprend des hits techno ? Déjà vu, mais Meute emporte le morceau tout de même. Au Reperkusound vendredi.

Sébastien Broquet | Mardi 27 mars 2018

Meute sonne la charge

Leur reprise du Man with the Red Face, anthem techno signé Laurent Garnier, les a catapulté dans le paysage de la hype et ils ne sont toujours pas ressorti du cadre. Meute, c'est de cette fanfare dont on parle, a même vite été adoptée par le maître qui les a conviés sur son festival Yeah. De la techno en fanfare ? Rien de nouveau, l'on se souvient du projet monté par Jeremy Deller, l'artiste conviant The Williams Fairey Brass Band à reprendre le répertoire acid house pour mieux montrer les convergences de ces deux musiques populaires issues de la classe ouvrière que sont la fanfare du village et l'acid house dont les raves parsemaient alors les campagnes. C'était fabuleux sur scène, surprenant sur disque. Meute, lancé en 2015 par onze barbus (ou presque) à Hambourg, s'en inspire ardemment, reprenant là encore le répertoire techno, plus contemporain il est vrai (outre Garnier, le Rej des Allemands de Âme, Every Wall was a door de N'To ou encore Miss You de Trentemøller) dans un album sorti à l'automne dernier et baptisé Tumult

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The xx : Fiat Luxx

Pop | Pour son troisième album, The xx se transforme pour de bon en une radieuse machine à tubes contrastant à plein avec la morosité ambiante régnant en Angleterre : une lumière au bout du Tunnel sous la Manche.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 février 2017

The xx : Fiat Luxx

« Heureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière » disait Michel Audiard. C'est peut-être bien à travers les failles invisibles, car hermétiquement colmatées, à l'œuvre depuis le début de leur carrière que The xx a fini par laisser passer la lumière qui inonde son dernier album, I See You. Comme une affirmation en miroir de ce que pourrait également conclure l'auditeur à l'écoute de ce disque, « We see you, the xx». Enfin, serait-on tenté d'ajouter. Hermétique, on a pu l'être aux précédents disques, sans jamais en retrancher le potentiel tubesque ou addictif, mais gêné aux entournures dans nos enthousiasmes et nos mouvements par une certaine tendance à la neurasthénie, à la récession de soi-même. Or c'est comme un contre-pied au repliement sur elle-même de la Grande-Bretagne que The xx semble avoir construit son album. Une réponse, aussi, en forme de fin de non recevoir à l'album Coexist, réalisé dans l'isolement et la claustration par un groupe se sentant comme prisonnier de sa formule magique en mode ombres et brouillard.

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Razzle : les raisons d'un refus

ACTUS | Gérard Collomb s'oppose à l'ouverture du Razzle, qui souhaitait ouvrir une salle de concerts et un restaurant sur un ancien bateau-phare. Si le projet est attirant, tout n'est pas si simple en coulisses.

Sébastien Broquet | Mardi 7 février 2017

Razzle : les raisons d'un refus

Une pétition ayant dépassé les 10 000 signataires, des réseaux sociaux indignés, des affiches placardées dans la ville : la non ouverture du Razzle a agité le petit monde des cultures alternatives, depuis le mardi 31 janvier et l'annonce sur Facebook et sur notre site de l'abandon de ce projet qui avait fédéré une large part de la scène locale autour de lui. La semaine dernière, l'équipe du bateau-phare, par la voix de sa co-directrice Rihab Hdidou, nous confiait son incompréhension : « Il semble que ça bloque tout en haut, au niveau de Gérard Collomb, qui n'a jamais voulu nous recevoir et s'opposerait à notre projet. On voudrait juste savoir pourquoi. » Le Razzle, c'est ce ba

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Razzle : ça coince !

Clubbing | Le Razzle devait ouvrir le 19 janvier. Il n'en a rien été, et il semble que ce ne sera jamais le cas : l'équipe n'a pas réussi à obtenir d'emplacement où amarrer son bateau-phare à vocation culturelle.

Sébastien Broquet | Mardi 31 janvier 2017

Razzle : ça coince !

« En fait, c'est simple : on ne comprend pas. » déclare, désabusée, Rihab Hdidou, co-directrice du Razzle avec son conjoint, Christophe Clément. Ce bateau-phare devait ouvrir ses portes le 19 janvier dernier, autour d'un projet à haute valeur culturelle ajoutée : du clubbing, des concerts alternatifs, un restaurant de nuit tenu par un chef étoilé lyonnais, une terrasse pour des rendez-vous festifs... La programmation établie sur plusieurs semaines a été entièrement annulée ces derniers jours, à l'exception de deux concerts déplacés à l'Ayers Rock Boat et au Sonic. Après, nada : le bateau est toujours à Marseille, même si les travaux sont terminés. Pour rien ? Aujourd'hui, pour les initiateurs du projet, l'aventure touche à sa fin : « J'ai perdu espoir. Je pense que le Razzle n'ouvrira jamais à Lyon. Nous sommes abattus. » poursuit Rihab. Mais la raison du blocage reste obscure. Ce qui était un atout pour le public est devenu un problème insurmontable : le Raz

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Cinq pépites à découvrir au Transfer

Festival Transfer | Un nouveau rendez-vous s'inscrit dans l'agenda des festivals lyonnais, avec l’éclosion du Transfer, du 2 au 4 février. Sa volonté : réunir deux univers dont les publics ne se mélangent pas assez, le rock indé et l'électro. Avec pour vocation première, la découverte.

Anaïs Gningue | Jeudi 26 janvier 2017

Cinq pépites à découvrir au Transfer

Deux groupes résolument rock'n'roll ouvriront les festivités à La Marquise le jeudi, The Temperance Movement et Ko Ko Mo. Les deux jours suivants, le Transbordeur sera réquisitionné pour un line-up éclectique. Les doigts passeront des guitares électriques aux platines – des incontournables Cage The Elephant à l'électro métissée de Mawimbi, en passant par l'instrumental lunaire de Pratos. Voici cinq noms à ne pas louper. TWIN PEAKS Ces natifs de Chicago font perdurer le garage jusqu’à aujourd’hui, et on les en remercie ! Maintenant rejoints par Connor Brodner aux claviers, les cinq jeunots surdoués en sont à leur troisième album – Down In Heaven. Ceux que l’on compare souvent aux Rolling Stones des débuts ou aux Black Lips lanceront les festivités à coup de mélodies teintées de punk (voire même de consonances country apparaissant sur ce dernier opus).

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Du mouvement pour les salles de spectacles

Lieux de Culture | Ça bouge du côté des salles de l'agglomération : le CCO s'apprête à déménager tout en insufflant de la créativité à un projet d'envergure, le Razzle repousse son ouverture et le 6e Continent cherche des solutions pour éviter la tourmente.

Sébastien Broquet | Mardi 10 janvier 2017

Du mouvement pour les salles de spectacles

Le Razzle L'ouverture était prévue le week-end du 20 janvier, un nouveau festival, Transfer, devait s'y dérouler en partie en février et une large part de la programmation était déjà établie : l'on attendait avec impatience de vous en conter plus sur ce lieu qui risque fort de prendre rapidement une place prépondérante dans la vie nocturne (un restaurant de nuit est également prévu sur le bateau) et culturelle de la ville, nombre d'activistes et collectifs locaux ayant déjà été contactés, mais malheureusement, la nouvelle est tombée il y a quelques jours par le biais d'un post sur leur page Facebook : le Razzle repousse son ouverture à une date ultérieure. « Malgré les efforts importants déployés par nos équipes et nos nombreux soutiens, nous faisons face à plusieurs imprévus techniques qui nous empêchent de maintenir l’inauguration aux dates annoncées. Nous sommes évidemment très déçus et nous faisons le maximum pour vous accueillir à bord du Razzle le plus rapidement possible. » est-il communiqué. Certains concerts sont en cours de relocalisation dans d'autres salles de la v

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Le Razzle en approche

Nouveau Lieu | La fin de l’arlésienne serait-elle proche ? Il semblerait que oui, à l’écoute des indiscrétions filtrant de ci, de là : le Razzle, ce fameux bateau-phare sensé illuminer la nuit lyonnaise, est en approche et bientôt prêt à accoster.

Sébastien Broquet | Mardi 20 septembre 2016

Le Razzle en approche

Si l’on ne sait pas encore où s’installera le Razzle, nouveau phare dans la nuit lyonnaise, ce ne sera pas au pied du musée des Confluences comme initialement évoqué, du moins pour l’instant. Le lieu d'implantation sera dévoilé dans quelques semaines. Ce que l’on sait, c’est qu’une ouverture au public est envisagée pour le jeudi 19 janvier 2017, avec trois jours de mini-festival en guise de lancement jusqu'au samedi 21 janvier. Les mois nous séparant de ces grands débuts correspondent au temps nécessaire à la mise aux normes de ce vieux bateau qui n’avait plus navigué depuis longtemps, qui est actuellement en travaux au chantier naval de Marseille où il est arrivé début juin, qu'il quittera pour rejoindre Lyon courant décembre prochain. Ce qui laissera le temps à l’équipe en place de finaliser dans les normes les demandes d’autorisation en cours, comme nous l'indique un proche du dossier. Il

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La Femme défendue

MUSIQUES | Au milieu de la programmation atomisée du festival Reperkusound (au-delà d'un certain degré, entre Flavia Coehlo, Thylacine et Hilight Tribe, on ne peut plus parler d'éclectisme), on a retrouvé La Femme, cette petite frappe de la pop française que l'on aime tant détester.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 mars 2016

La Femme défendue

« Une snare un peu Berlin ». Il y a trois ans, nous évoquions avec enthousiasme la montée en puissance d'une scène pop francophone (Granville, Aline, Pendentif, tout ça) dont La Femme était l'un des leaders naturels. Deux de ses membres livraient au site The Drone une interview qui, en quelques phrases dignes d'un sketch (dont celle précitée qui fait beaucoup rire) dévoilait un ego gros comme le Ritz (et à dire vrai une bêtise, pardon une naïveté guère plus mesurée). On le leur reprocha vivement : leur côte de sympathie chez les initiés plongea tel François Hollande dans un sondage du Figaro. Soyons honnête. D'une, depuis quand reproche-t-on un peu d'arrogance et de désinvolture à un groupe de rock (de John Lennon aux frères Gallagher, on a vu légèrement pire) ? De deux, Sur la planche, les pensionnaires de Born Bad Records, particulièrement impressionnants en live (se rappeler d'une prestation costumée aux Victoires de la Musique 2014 dont le service public se souviendra longtemps), une fois les micros parasites et autres aimants à phra

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La programmation du Reperkusound 2016 en vidéo

MUSIQUES | La programmation de la onzième édition du festival printanier de Mediatone, programmée les 25, 26 et 27 mars au Double Mixte, vient de tomber sous la forme (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 novembre 2015

La programmation du Reperkusound 2016 en vidéo

La programmation de la onzième édition du festival printanier de Mediatone, programmée les 25, 26 et 27 mars au Double Mixte, vient de tomber sous la forme d'un teaser. Au programme notamment : le retour des branleurs psyché de La Femme, des platinistes de haut vol (Scratch Bandits Crew, L'Entourloop), le beatmaker bienheureux Guts, la fan favorite brésilienne Flavia Coelho et la pop éternellement juvénile de Coming Soon. Comptez 24€ par nuit et 60€ pour le pass. http://bi

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Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

MUSIQUES | Discret architecte de la sophisti-pop cafardeuse de The XX, le Londonien Jamie Smith publie son premier album solo, malicieusement titré In Colour. Un chef-d’œuvre qui met à jour trente ans de dance music made in England et capture mieux qu'aucun autre les sentiments contradictoires que font naître les grands raouts électroniques comme Nuits Sonores. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

Chaque année, au matin du quatrième jour, quand nous quittons le site nocturne de Nuits Sonores au pas d'un vampire en décomposition, le corps fumant et les yeux dissimulés sous des lunettes de soleil m'as-tu-vu, on se dit qu'on ne nous y reprendra plus. Que c'est la dernière fois qu'on subira la moiteur des hangars surpeuplés, les tirs de barrage rythmiques à hauteur de genoux et les bredouillements alphabétiques de nos congénères (MDMA, LSD, DMT...). Trop vieux pour ces conneries. Et pourtant, chaque année, on y retourne, badge au clair et les poches lourdes de tokens. Pourquoi ? Que cherche-t-on dans cette assourdissante promiscuité ? Pour la première fois depuis la création du festival, la réponse est limpide. Il a fallu à Jamie XX six ans pour la formuler. La couleur des sentiments Pour qui sait lire entre les lignes de basse, son premier album dit simplement ceci : on y cherche la même chose qu'en amour, un certain type de lien à l'autre et, surtout, à retrouver la sensation qui nous a parcouru la première fois qu'il fut noué. Un fugace pincement au cœur, une démangeaison persistante le long de l'échine, une pression humide à l'arrière des gl

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Reperkusound, dix ans d'éclectisme électro

MUSIQUES | Plus versatile que jamais, le festival Reperkusound fête son dixième anniversaire avec quelques invités de marque et des créations originales. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 31 mars 2015

Reperkusound, dix ans d'éclectisme électro

On a pas mal pesté contre l'inadéquation entre l'identité visuelle des Nuits de Fourvière 2015 – des photos du Burning Man, grand-messe de la liberté individuelle, de l'autosuffisance et de la création indie qui investit chaque été le désert du Nevada – et leur programmation. Mais au moins est-elle à l'avantage du dernier jouet de la Métropole. Le cas du festival Reperkusound est plus problématique : les collages techno-animaliers qui ornent ses supports de communication, comme surgis d'un temps où le leet speak (pardon, le 1337 5|*34|<) était la dernière mode, laissent entendre qu'il ne s'adresse qu'aux teufeurs à poil long non toilettés et/ou aux ressortissants de Doucheville – là où le soleil brille si fort qu'il faut aussi porter des verres protecteurs en intérieur. Or s'il y a pas mal de ça (autrement dit de la trance, du dubstep et de l'electro house, entre autres musiques trop souvent cabotines), Reperkusound a toujours eu la qualité de son défaut : une volonté affirmée de faire entendre la chose électronique dans son acception la plus large possible. La preuve par dix C'est particul

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La Famille Chedid aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Dans la famille Chedid, on connaissait Mathieu, le fils aux mauvaises fréquentations capillaires et Louis, le père aux bonnes relations pileuses – et feu (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 11 décembre 2014

La Famille Chedid aux Nuits de Fourvière

Dans la famille Chedid, on connaissait Mathieu, le fils aux mauvaises fréquentations capillaires et Louis, le père aux bonnes relations pileuses – et feu la grand-mère romancière, bien sûr. L'été prochain aux Nuits de Fourvière, le 23 juin plus exactement, on pourra faire connaissance avec l'autre fils (Joseph) et la fille (Anna, qui a déjà un peu de scène dans les pattes sous le nom de Nach), le temps d'un concert à huit mains, étape d'une tournée en famille assez inédite dans l'histoire de la chanson française. Ouverture des réservations là maintenant (10h) sur http://www.nuitsdefourviere.com

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Insomniaque - Semaine du 16 au 22 avril

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Eddie Fowlkes au DV1, Moodoid au Marché Gare et la troisième nuit du festival Reperkusound. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 15 avril 2014

Insomniaque - Semaine du 16 au 22 avril

18.04 I'm Eddie FowlkesL'an passé, le documentaire Twenty Feet from Stardom a rendu un peu de lumière aux choristes afro-américaines qui, dans l'ombre des Rolling Stones et de tant d'autres, ont écrit la légende de la musique populaire anglo-saxonne. Si d'aventure un réalisateur menait pareille entreprise dans le milieu de la techno, il lui faudrait accorder une place de choix à Eddie Fowlkes, DJ natif de Detroit dont l'histoire a préféré retenir qu'il a été le colocataire de Derrick May alors qu'il a offert au genre l'un de ses premiers hits (Goodbye Kiss en 1986). Justice lui sera rendue cette semaine par le DV1. 19.04 Disquaire Day 2014Dédicaces de John Densmore (le batteur des Doors), DJ sets chez une partie des disquaires participants, concerts gratuits en fin d'après-midi... Cette année, le canal lyonnais du Record Store Day a mis les petits plats dans les grands, jusqu'à ponctuer le tout d'une soirée au

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Insomniaque - Semaine du 27 mars au 2 avril

MUSIQUES | 29.03 Reperkusound #8 - Nuit 1 S'il ne fallait retenir qu'une des trois nuits composant la huitième édition du festival Reperkusound (organisé une fois (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 21 mars 2013

Insomniaque - Semaine du 27 mars au 2 avril

29.03 Reperkusound #8 - Nuit 1 S'il ne fallait retenir qu'une des trois nuits composant la huitième édition du festival Reperkusound (organisé une fois n'est pas coutume au Double Mixte), ce serait celle-ci. Pour les présences à son affiche de Redshape, référence berlinoise de la techno masquée, et Dusty Kid, prodige italien de la techno vagabonde (son Lynchesque est un peu l'hymne officiel du Petit Bulletin, NDLR), tous deux invités par Ed'n'Legs dans le cadre d'une carte blanche. Et pour celle de FUKKK OFFF, le nouveau kaiser de l'électro rentre-dedans.   30.03 Reperkusound #8 - Nuit 2

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Reperkusounds good

MUSIQUES | Festival Reperkusound / Sept, comme les sept jours de la Création. Sept, comme les sept merveilles du monde. Sept, comme le pH de l'eau pure. Sept, (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 30 mars 2012

Reperkusounds good

Festival Reperkusound / Sept, comme les sept jours de la Création. Sept, comme les sept merveilles du monde. Sept, comme le pH de l'eau pure. Sept, comme les sept vertus du bushido. Sept, comme les sept nains. Sept, enfin, comme l'âge du festival Reperkusound, qui se tiendra, comme de bien entendu, à l'Espace Double Mixte les 6, 7 et 8 avril prochains. De prime abord, la coïncidence est troublante. À l'aune de sa programmation, elle est d'une cosmique luminosité.  Et pour cause : jusqu'ici l’apanage des éleveurs nomades de canidés et des futurs bacheliers, l'événement s'est mué, sous l'influence de ce nombre qui justifie à lui seul l'existence de la numérologie, en un redoutable méli-mélo électronique. Oh bien sûr, l'electro-punk bas de la crête (Shaka Ponk, La Phaze), la drum'n'bass Max Havelaar (Highlight Tribe) et la house autocrate (Sebastian) y figurent toujours en bonne place. Mais de la techno hélicoïdale de Mr Nô à l'abstract hip-hop tradi-futuriste du vétéran nippon

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Trois bonnes raisons d’aller à Reperkusound

CONNAITRE | Alternatif et récréatif, le festival Reperkusound s’installe ce week-end au Double Mixte. On y va pour écouter des artistes obscurs ou décalés, des électrons ivres de sons extrêmes qui font sortir des dancefloors bien peignés. Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Mercredi 31 mars 2010

Trois bonnes raisons d’aller à Reperkusound

Si la programmation de cette cinquième édition de Reperkusound met son côté punk-rock au vestiaire pour privilégier l’électro, ce n’est pour autant pas l’électro «privilège» de la scène, disons, Versaillaise, qui s’accapare le gros de l’affiche. Plutôt des artistes punk-rock dans l’esprit, treillis-casquettes de sortie, avec des groupes engagés comme La Caution ou Oddateee, des junglists puristes comme Roni Size, des dubbers d’orage comme Brain Damage… Hip-hop, techno, dubstep : la programmation sans tambour ni paillettes du Reperkusound offre à sa manière une version printanière du Riddim Collision. Trois bonnes raisons d’y aller. ODDATEEERude boy définitivement nourri au grain hip-hop première vague, pionnier enragé du groove sur macadam, Oddateee n’a rien à envier à Eric B ou Chuck D, si ce n’est peut-être leur notoriété. Son dernier album, «Halfway Homeless», n’est pas seulement le fruit des errances d’un prince autoproclamé à demi SDF, c’est la synthèse parfaite du hip-hop east coast, de l’électro indus et de l’ambiance de «joint parties» captée dans les squats new-yorkais que ne fréquenteront jamais Pharrell ou Jay Z. Le brûlot d’un héros underground qui, sur scèn

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Stars 90

MUSIQUES | Festival / «Lyon va trembler» annonce le slogan de Reperkusound 2008. Si, effectivement, Lyon tremble au son des concerts de cette troisième édition alors (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 17 avril 2008

Stars 90

Festival / «Lyon va trembler» annonce le slogan de Reperkusound 2008. Si, effectivement, Lyon tremble au son des concerts de cette troisième édition alors qu’elle se déroule à Chassieu, il y a de quoi s’inquiéter. Car l’ambitieux festival de Mediatone après sa belle réussite de l’an passé (7000 spectateurs) nous ressert encore la crème du gros son, avec plein de genres qui finissent en «-core» (hardcore, funkcore, ohouiencore) mais riment le plus souvent avec «acouphènes». Un Reperkusound décliné en deux modes et en deux soirs, Reperkurock, d’abord, pour le binaire qui tache et Electrokusound, ensuite, pour l’électro qui déchausse les dents. Simple souci formel, puisqu’on aimera généralement le tout, composé d’une armada de groupes à découvrir mais aussi des valeurs montantes telles que Karlit & Kabok ou Dead Sexy Inc. Et pour attirer le chaland alternatif, le gros son se déclinera également sous la forme de «gros» noms : on retrouvera par exemple un revenant de taille en la personne de Goldie. Une éternité en effet qu’on n’avait pas eu de nouvelles de celui que l'album Timeless (1995) avait propulsé roi de la jungle. L’homme aux crocs dorés était alors si branché qu’i

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