François Virot : « Les aberrations techniques ont leur rôle »

Indie Pop | François Virot (Clara Clara) fait son grand retour en solo avec Marginal Spots, paru en décembre sur Born Bad Records : à savourer live dans le cadre d'une sublime soirée du label au festival Plug & Play, le 23 janvier.

Gabriel Cnudde | Mardi 10 janvier 2017

Photo : François Virot @ DR


Peux-tu nous présenter ce dernier album, Marginal Spots ?
François Virot : Je pourrais le présenter par rapport à mon premier album, Yes or no (2008), mais ce ne serait pas forcément une bonne idée vu le temps qui sépare les deux. Entre-temps, il y a quand même eu deux albums de Clara Clara et deux albums de Réveille. J'ai assez peu de recul sur cet album pour le moment.

C'était juste des morceaux que je jouais au local, à un moment où je n'avais pas trop d'actualité. J'étais assez libre de faire ce que je voulais. Quand j'ai vu que j'avais quatre ou cinq morceaux qui tournaient bien, j'ai commencé à penser à un album. Avec certains morceaux, j'ai volontairement tenté d'aller voir ailleurs pour donner un peu d'air au disque. J'ai du mal à en parler dans son ensemble, j'arrive plus à parler des morceaux.

La critique avait été très bienveillante envers ton premier album solo. As-tu ressenti une pression particulière en écrivant le second ?
Non, justement parce que c'était longtemps après. Je pense que certains se rappellent du premier, d'autres non ; il fallait aussi que je pense à des gens plus jeunes qui auraient pu passer à côté du premier. Je ne me suis pas mis la pression, parce que cet album tombait sous le sens. Je l'ai écrit seul, je ne voulais pas trouver un autre nom de projet.

On sent que tu veux rester simple et sincère, autant dans les paroles que dans les instrumentaux. La production est sommaire, il y a ce petit côté lo-fi qui transpire. Était-ce une volonté de rester très sec ?
Il y a eu des tentatives de mixer avec quelqu'un qui s'y connaissait mieux que moi. Mais on perdait instantanément le truc qui me plaisait dans cet album, sa particularité. Donc j'ai préféré garder le mix que j'avais fait moi même. À chaque fois qu'on retouche, qu'on rentre dans des trucs un peu techniques, à la fin tout se met à sonner pareil. Alors que là, il y a des aberrations techniques qui restent sur le disque mais qui ont leur rôle. Le traitement de la voix, par exemple. Il y a des trucs qu'on ne se permet pas trop d'habitude. C'est assez fragile, finalement. Il faut dire que ces morceaux n'ont pas été rodés, je les ai enregistrés en les découvrant. Donc quand je chante, quand je joue, c'est hyper neuf.

Avec tous les projets dans lesquels tu as un rôle, ça n'a pas été trop difficile de trouver un moment pour ce disque ?
Ce ne sont pas tant tous mes projets, c'est surtout que je suis devenu papa. Ça, ça me prend pas mal de temps. C'est un peu difficile de s'organiser, mais je m'en sors. D'un point de vue artistique, il reste Clara Clara et mon projet solo. Je ne compose pas pour Sathönay, je me contente d'accompagner à la batterie. Et mon frère a beaucoup repris Clara Clara en main, il compose beaucoup, ça me laisse une plus grande marge de manœuvre.

Sur la plupart des morceaux (Medicine, Tour de force...), le rôle des percussions est extrêmement important.
Avant même d'avoir une ébauche d'idée, je commence par faire plein de prises de batterie, j'enregistre toutes mes idées de rythmiques. C'est pour ça que des fois je peux être très minimal, tant j'ai investi sur les percussions avant. Il y a toujours une idée rythmique de base sur chaque morceau. Ça me plaît beaucoup, ça amène de la variété. C'est une manière différente de voir le truc. On part souvent des riffs de guitare sur lesquels la batterie vient juste se poser. Même les guitares sont rythmiques sur cet album. Si tu enlèves la batterie, la guitare la remplace bien souvent.

On évoque souvent ta musique comme du slacker, un terme qui peut sonner réducteur, si ce n'est péjoratif. Ça te dérange, toi ?
Non, parce que Marginal Spots a beau sonner un peu cheap, j'y ai passé beaucoup de temps. Ce n'est pas du tout comme si j'en avais rien à foutre : beaucoup d'attention a été portée à ce disque, finalement.

François Virot + Julien Gasc
Au Kraspek Myzik dans le cadre du festival Plug & Play le lundi 23 janvier

Notre playlist du festival Plug & Play :


Julien Gasc + François Virot

Mélodies pop dandy + indie pop
Kraspek Myzik 20 montée Saint-Sébastien Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Plug & Play : 10e

Rock | Par tous les Saints, comme le temps file. Voilà déjà qu'arrive la 10e édition du festival Plug & Play initié par le Kraspek Myzik, ce nid d'aigle de (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 14 janvier 2020

Plug & Play : 10e

Par tous les Saints, comme le temps file. Voilà déjà qu'arrive la 10e édition du festival Plug & Play initié par le Kraspek Myzik, ce nid d'aigle de la musique sans compromis perché sur les Pentes. L'événement, particulièrement copieux, investit bien entendu ce lieu historique du caf'conc' lyonnais et ce dès ce jeudi avec l'Envoutante et Slamouraï, suivi de deux dates le lendemain et surlendemain : carte blanche au Label Dur & Doux puis Schvédranne à la rencontre de Jack Hirschman. Ainsi de suite chaque semaine du jeudi au dimanche jusqu'au 20 février. Le tout ponctué de dates hors les murs : Sirius, Périscope, Farmer et une clôture en grande pompe et gros son au Kao avec Lofofora.

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Bryan's Magic Tears : l'esprit slacker

Rock | Parmi les dernières pépites de Born Bad Records, Bryan's Magic Tears, invité du Ninkasi Festival, sonne comme une réminiscence de l'esthétique "slacker" des 90's. À moins qu'il ne soit un symptôme involontaire de son époque.

Stéphane Duchêne | Mardi 10 septembre 2019

Bryan's Magic Tears : l'esprit slacker

Il y a dans le désenchantement de cette fin de décennie – où l'on nous promet rien moins que la fin de l'Humain ; où les idéologies gisent écrasées entre le marteau du libéralisme et l'enclume du fascisme – quelque chose des années 90 telles que le romancier canadien Douglas Coupland nous les décrivait dans son Génération X. Avec cette fois la transformation en absolue certitude d'une phrase clé du roman : « Dans le nouvel ordre mondial tu compteras peut-être pour rien ». Mais tu seras quand même balayé. « Je m’allongeais sur le sol (...) et je retins mon souffle, en proie à un sentiment dont je n’ai jamais pu me débarrasser complètement – mélange de noirceur, de fatalité et de fascination – un sentiment éprouvé (...) depuis le début des temps par la plupart des jeunes gens qui ont un jour levé la tête, scruté les cieux et vu leur univers disparaître. » décrit Andy, le narrateur. C'est précisément cette impression que fait renaître

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La cuisine ouverte de Cannibale au Sonic

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Stéphane Duchêne | Mardi 19 mars 2019

La cuisine ouverte de Cannibale au Sonic

Parce que le temps file, qu'on a dépassé les 40 ans et qu'il vaut mieux boulotter la barbaque tant qu'elle fume encore, les hurluberlus Born Badiens de Cannibale n'ont guère lanterné avant de donner un successeur à leur inaugural et trois étoiles No Mercy For Love. Et de livrer un nouveau modèle d'artisanat rock et d'idiosyncrasie esthétique qui inclut dans ses nombreux ingrédients son propre exotisme, en plus de tous ceux qu'il convoque aux quatre coins des genres, et une sauce résolument psychédélique dont seuls ces Bas-normands ont le secret. Si bien que l'on en vient à se dire que le titre dudit album, Not Easy to Cook, est bien mensonger, tant la décontraction et l'aisance semblent parcourir l'échine de ces onze titres électrisants oscillant entre la messe pas toujours noire et la danse de sabbat (comme sur The Ugliest Rabbit of the 70's). Comme une version, pas révolutionnaire, non, mais sans doute plus raffinée de leur précédent exercice. « It is a delicate and sweet dish » chante

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Stéphane Duchêne | Lundi 14 janvier 2019

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On commence par l'apéro au Transbo, on finit par rouler sur des patins

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La rédaction | Mercredi 4 juillet 2018

On commence par l'apéro au Transbo, on finit par rouler sur des patins

Mercredi 4 juillet - Summer Session L’apéro avec l’équipe du Petit Bulletin Chaque année, c’est désormais une tradition, toute l’équipe du Petit Bulletin vous convie à fêter son dernier numéro couvrant tout l’été (on sera de retour le 5 septembre) en sirotant quelques mojitos et mauresques au Transbordeur, où nous investissons la scène extérieure pour deux concerts de pépites à découvrir : Perez en premier lieu, qui vient de sortir son second album, où la pop électronisante du Bordelais enchante les fans de ce Daho post-house. Et en ouverture, on savourera le retour aux couleurs new wave tout aussi 80’s de la paire lyonnaise Spitzer. Il est probable que quelques membres de notre équipe se saisissent également des platines… On compte sur vous ! Au Transbordeur à 19h Jeudi 5 juillet - rock Dernière danse aux Fringants Un dernier bal comme une dernière danse. Le 6 juillet, comme nous vous l'annoncions le mois dernier, le Bal

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Cannibale : la compagnie créole

Psyché garage | Tardive révélation et nouvelle trouvaille du label Born Bad, les quarantenaires de Cannibale bouffent à tous les râteliers musicaux créolisant le rock avec un appétit pan-exotique hautement contagieux.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 octobre 2017

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Qui a vu le culte Cannibal Holocaust n'en a sûrement jamais effacé les images de sa rétine. Dans ce vrai-faux docu, un groupe de journalistes fort antipathiques part à la recherche d'une tribu cannibale au cœur de la forêt amazonienne et se fait recevoir avec les honneurs dus à son manque de savoir-vivre : les voilà transformés en brochettes sauce état de nature. On ne sait guère à quelle sauce JB Guillot, boss du label Born Bad, s'attendait à être mangé lorsqu'il enfourcha sa moto à destination d'un coin reculé de Normandie à la rencontre d'une tribu elle aussi Cannibale, dont la réputation commençait à bruire à travers les feuilles – il était temps, ses membres, la quarantaine bien tapée, avaient officié deux décennies durant dans une kyrielle de groupes dont le dernier Bow Low avait connu un début de petit succès classé sans suite. Selon la légende, les Cannibale lui servirent un plat plus commun que sa propre tête – une simple purée, qui n'en contenait pas moins une haute portée s

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Le Villejuif Underground : Velvet style

MUSIQUES | Velvet Underground made in Val-de-Marne mené par un australien imitant Lou Reed comme personne, Le Villejuif Underground (ça ne s'invente pas) s'avance comme l'un des grands espoirs de l'indie-rock français. Et sans aucun doute comme le plus cool.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 mai 2017

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Que serait-il advenu si le Velvet Underground était né, non pas à New York, mais à Villejuif dans le Val-de-Marne ? Sans doute pas grand-chose, et l'histoire de la musique en eut probablement été changée. Pourtant, lorsque l'on écoute le titre éponyme d'une drôle de formation baptisée Le Villejuif Underground, on se dit que décidément dans le monde merveilleux de la musique alternative, tout est possible. Y compris qu'un Australien vienne s'installer au sud de Paris pour y commettre l'un des projets les plus fous de ces derniers mois avec une poignée d'autochtones. À savoir une musique garage lo-fi qui voudrait sonner comme le Velvet, sans se prendre une seconde au sérieux – ce que la bande à Lou Reed ne faisait que trop – mais sans jamais non plus verser dans la blague. L'homme à l'origine de l'affaire se nomme donc Nathan Roche et figure un parfait imitateur de Loulou en même temps qu'un type qui ne recule devant rien, y compris s'installer à Villejuif, donc. Une demi-douzaine de groupes et trois projets solo derrière lui, Roche semble bien avoir trouvé ici, dans le Val-de-Marne et avec ses trois compères du Villejuif Under

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Group Doueh & Cheveu : mariage dérangé

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Lorsque l'on parle d'improbables rencontres, on a coutume de parler de "mariage de la carpe et du lapin". Mais s'agissant du mariage dont il est question ici, non seulement l'expression ne suffit pas – les épousailles d'un poisson et d'un rongeur étant banales en comparaison – mais en plus il faudrait déjà pouvoir trouver carpe et lapin à l'image de Cheveu et Group Doueh. C'est dire le genre d'association à laquelle on a affaire ici. D'un côté, Cheveu, apôtre du garage-punk viré pop joueuse émargeant chez Born Bad Records, ravissant à parts égales partisans de l'underground et branchés en tout genre. De l'autre, un groupe du Sahara occidental, mené par le guitariste Baamar "Doueh" Selmou et sa famille, spécialisé dans l'animation de bals à coups de traditionnels hassani maltraités en une sorte de transe rock, tellement fascinant que le label Sublime Frequencies a pris sur lui de le faire découvrir jusqu'outre Atlantique, provoq

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Who's (Born) Bad ?

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Stéphane Duchêne | Mardi 2 mai 2017

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Quand on lui parle de la tournée anniversaire qui vient couronner la belle décennie musicale du label Born Bad, JB Guillot avoue qu'il se serait bien passé d'un tel raout, que son emploi du temps est bien assez chargé et qu'il se serait plutôt fait un cadeau à lui-même. Pourtant cette tournée est bien là, elle existe - « il y avait beaucoup de demandes » avoue-t-il. Comme existe encore Born Bad, le label phare du renouveau rock et pop français, en réalité né en 2006. Parfois au grand étonnement de son fondateur, rocker alternatif qui souhaite à l'origine remettre à l'heure les pendules de l'indépendance déréglées par son expérience de directeur artistique en major (voir interview). Premier groupe signé, comme un symbole : Frustration – « meilleur groupe de post punk français », précise-t-il – dont le batteur est propriétaire de la boutique Born Bad à laquelle s'adosse le label sur les modèles de Rough Trade ou New Rose. D'entrée, Born Bad se veut « très cocardier », soucieux de défendre la contre culture française : de rééditions de pépites françaises 60's, 70's, 80's, oubliées (« une façon de revendiquer une f

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Pour fêter ses dix ans, on pourrait attendre qu'un label se fende d'un disque anniversaire, qu'il s'agisse d'un best-of des meilleurs morceaux de son écurie – avec pourquoi pas, le secret espoir qu'il permette de faire découvrir le label aux distraits – ou, mieux, d'une compile d'inédits propre à faire saliver les fans et/ou les collectionneurs. Et pourquoi pas même un picture vinyle, tiens, puisque c'est la mode. C'est mal connaître JB Guillot aka JB Wizz, grand mamamouchi de Born Bad, et son art consommé du contre-pied assorti d'un grand pont. Pour les dix ans de son label, le boss a décidé... d'éditer un livre. Mais pas n'importe lequel : une monographie de l'artiste Elzo Durt, manière de faire remonter à la surface une évidence : soit la part prépondérante du graphiste belge dans l'identité du label, visuelle, mais à force, un peu plus que ça. Car Durt est l'auteur de nombreuses pochettes pour nombre des formations du label. Et ce, depuis le tout début puisque cela inclut le tout premier 45t édité par Born Bad. La Femme, Francis Bebey, Jean-Pierre Mirouze, Jack of Heart, Clothilde, pour n

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JB Guillot : « L'indépendance, c'est mon petit combat à moi »

Entretien | Alors que le label Born Bad fête ses dix ans, avec notamment une tournée française ponctuée d'une triplette de concerts lyonnais, son fondateur, le truculent JB Guillot, revient sur une décennie d'activisme discographique durant laquelle les choix artistiques gagnants et la défense à tout crin de l'indépendance l'ont élevé au rang de modèle.

Stéphane Duchêne | Mercredi 3 mai 2017

JB Guillot : « L'indépendance, c'est mon petit combat à moi »

Quand tu as créé Born Bad il y a dix ans, y avait-il une forme de pari et de résistance par rapport à la crise du disque et à l'expérience, mauvaise, que tu avais pu avoir en travaillant comme directeur artistique d'une major ? J.B. Guillot : Oui, j'ai nourri une certaine frustration à travailler en major pendant une dizaine d'années. Quand j'ai été licencié, je voulais aller au bout de mon idée de ce que devait être un label et j'ai consacré une partie de mes indemnités à Born Bad. La crise était alors à son maximum. C'était l'époque du téléchargement ultra-violent, du peer-to-peer. Il n'y avait même pas vraiment d'offre légale, de Deezer, de Spotify, Itunes était balbutiant. Faire un label de rock en France, ce n'était pas forcément évident. On n'a jamais été un pays très à l'aise avec ce genre musical. L'empreinte de Noir Désir, de Téléphone, de Louise Attaque était tellement forte qu'on avait l'impression qu'il était impossible d'y faire exister autre chose. Comment survit-on pendant dix ans dans ce contexte ? Déjà, on vend des disques, c'est la base. Énormément de gens en sont incapables. Ça s'est mê

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Henhouse Prowlers : les positions des missionnaires

Bluegrass | Missionnaires du bluegrass aux quatre coins du monde, les chicagoans d'Henhouse Prowlers, habitués aux grands écarts géographiques et musicaux, viennent transformer pour un soir le Kraspek Myzik en ambassade des États-Unis de la country.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mars 2017

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Né dans le Kentucky au cœur des montagnes des Appalaches, ce bandeau de montagnes contre lequel sont venus se fracasser les chariots et les rêves de nombreux pionniers, le bluegrass, mélange de blues et de musique traditionnelle anglo-irlandaise, n'avait guère vocation à quitter cette région. Pourtant, grâce à quelques autres pionniers et passeurs, musicaux ceux-là, il a essaimé dans l'Amérique entière, sans jamais que l'on puisse renier sa provenance. Les Henhouse Prowlers de Ben Wright en savent quelque chose, qui, depuis Chicago, en sont devenus de vaillants ambassadeurs, rôdant chaque jour que Dieu fait dans le grand poulailler musical américain. Mais aussi en Europe et, plus surprenant, en Afrique, puisqu'on les a vu tourner au Congo, Ouganda, Rwanda, Nigéria et en tout une dizaine de pays du continent, à la demande du programme American Music Abroad du Département d'État Américain, mêlant diplomatie, échange culturel et jam au débotté avec les musiciens locaux. Chop my money Attachés à dépoussiérer ce genre beaucoup plus souple à l'usage que ses prédicats pourraient l'indiquer, les Henhouse Prowlers sont tou

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Sathönay en concert secret

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Lisa Dumoulin | Mardi 17 janvier 2017

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Un duo, un solo et un trio pour réviser ses mathématiques et ses esgourdes : c’est d’abord Arnaud Rivière & Rodolphe Loubatière qui marient bidouillage électronique et percussions, puis Cyril M. et ses objets improbables qui offrent une expérience musicale chaque fois renouvelée, enfin Sathönay qui rassemble Nico Poisson, François Virot et Léonore Grollemund et fusionne musiques traditionnelles proche-orientales et psyché-pop à l'occidentale. Une soirée surprenante s’annonce ce jeudi 19 janvier (écrire à jesuisanxieux@gmail.com pour connaître le lieu, qui est secret).

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Le Kraspek Myzik met l'underground en lumière

Plug and Play | Durant un mois, le Kraspek Myzik, important lieu des pentes dédié aux groupes issus de l'émergence, fait son festival : Plug and Play.

Sébastien Broquet | Mardi 10 janvier 2017

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Il faut grimper, inexorablement. Et pousser la porte, invariablement, pour pénétrer l'antre du Kraspek Myzik. Là, tout le mois de janvier, se déroulera le festival Plug and Play. C'est Muriel Brunod (aujourd'hui au Bal des Fringants), ancienne programmatrice du lieu, qui a lancé l'événement. « Elle voulait un festival on branche, on joue : c'était simple, l'idée » nous explique Franck Guscioni, l'actuel co-programmateur en compagnie de Ludivine Gibert. « Un truc tout fou qui s'enchaîne pendant quinze jours, avec des trucs pas possibles et de belles découvertes. D'année en année, les programmateurs se sont succédés, j'en suis à mon 4e festival et j'essaye de faire vivre les valeurs mises en place au départ » continue Franck, Ludivine complétant : « Cette année, on a essayé de ramener un truc plus sombre, plus alternatif. C'est une programmation 100% française. Julien Gasc et François Virot ! C'est génial d'avoir ce plateau au Kraspek. Le reste de la programmation, c'est vraiment dans une veine pas connue qui joue habituellement au Grrrnd Zero, que l'on a envie de ramener sur une scène plus institut

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Cœurs de rockeuses

In Uterock | « Atteindre une espèce de transe, même quelques secondes, comme quand tu baises ou tu danses… c’est ça mon kiff ! » clame Julia, guitariste du groupe garage (...)

Lisa Dumoulin | Mardi 10 janvier 2017

Cœurs de rockeuses

« Atteindre une espèce de transe, même quelques secondes, comme quand tu baises ou tu danses… c’est ça mon kiff ! » clame Julia, guitariste du groupe garage Little Garçon. « L’improbable m’anime. J’adore aller à contre-sens, à l’inverse des idées reçues » raconte Lydie, la batteuse des Toxic Frogs (punk celtique). Leur point commun : être une femme musicienne dans un groupe de rock, univers souvent masculin. Et s’être fait brosser le portrait dans le livre d’Emma Cordenod (l'auteure) et Aurélien Maillet (le photographe), In Uterock. Douze musiciennes d'Auvergne-Rhône-Alpes sont ici croquées. Elles racontent leur parcours, leur place en tant que femme dans le rock, leur motivation « car il en faut pour se faire une place au panthéon du rock à talons » dixit Franck Guscioni, le co-programmateur et coordinateur du Kraspek Myzik, qui signe la préface. Un ouvrage en rouge et noir permettant de découvrir ces groupes par le prisme de leurs personnalités féminines, illustré des belles photographies d’Aurélien Maillet. Soirée de la

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L'incandescence JC Satan

MUSIQUES | Frappant comme la naissance des Limiñanas dont nous vous parlons ci-dessus est proche de celle de JC Satan : un mec en home studio, ici Arthur Larregle, (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 24 février 2016

L'incandescence JC Satan

Frappant comme la naissance des Limiñanas dont nous vous parlons ci-dessus est proche de celle de JC Satan : un mec en home studio, ici Arthur Larregle, multi-instrumentiste en place sur la scène bordelaise, qui convie une fille à le rejoindre. Ici, Paula la Turinoise qui vient poser sa voix sans autre but que celui de se défouler ; et quelques tracks qui atterrissent sur MySpace, comme une fin en soi. Pas de studio d’enregistrement, de plan de carrière, de label : nada. Sauf que… Là aussi, un label américain se penche sur le berceau, en l’occurrence Slovenly qui sort finalement les deux premiers albums. Un groupe se structure dans la foulée pour défendre ces disques en scène, à cinq. Et deux autres opus suivent, dont le dernier sur Born Bad Records, spécialiste des seconds couteaux à forte valeur ajoutée, des outsiders convaincants mais jamais vraiment reconnus, des trésors obscurs pris pour des losers. Chez JC Satan, en grandissant, on a affirmé une présence scénique ébouriffante au service d’un son brutal mêlant un poil de métal indie (The Greatest Man), une énergie très punk, une production héritée du meilleur du début des années 90, entre le

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Ryley Walker, fils de ses pairs folk

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Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Ryley Walker, fils de ses pairs folk

Prononcez les mots "folk" et "finger-picking", ajoutez vaguement quelque allusion à la mélancolie, même vague, et une propension au lyrisme discret et on va vous balancer dans les pattes la discographie entière de Nick Drake (aïe, Five Leaves Left, ouille, Bryter Layter) et quelques clins d'œil appuyés à celle de Tim Buckley. Ryley Walker n'a guère dû échapper à cela, lui qui se situe esthétiquement à mi-chemin des deux précités – lorgnant même dangereusement du côté du jazz hybridé dont a tâté Buckley Sr. après ses sublimes et pourtant incomprises envolées folk. Et pas très loin non plus de Bert Jansch. N'oublions pas John Martyn, puisque le titre de l'album Primerose Green pourrait être une référence directe du Chicagoan au songwriter de New Malden. Les spécialistes l'auront compris, Ryley Walker ne fait pas dans le paillard ou le festif et encore moins dans le contemporain. De fait, la mélancolie qui l'habite est encore ce qu'il y a de plus contemporain chez lui, tant ses disques sont les reflets de ce que l'on devrait avoir envie de composer après une bo

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Forever Pavot, un autre versant des sixties

MUSIQUES | Le groupe ressuscite les fantômes disparus d’une décennie qui n’a visiblement pas fini de nous fasciner.

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Si, pour le commun des mortels, la musique des années 60 se résume avant tout aux groupes de pop, rock et folk anglo-saxons qui affolaient les charts de l’époque, une petite communauté disparate d’artistes a quant à elle focalisé son attention sur un versant musical nettement plus obscur de cette décennie : celui des illustrateurs sonores et compositeurs de musiques de films européens. Repliés dans leurs studios, loin des projecteurs, groupies et autres publics de fans transis, ces derniers ont donné naissance à un nombre assez sidérant de pépites musicales d’une richesse, d’une inventivité et d’une puissance d’évocation souvent sans commune mesure. Au-delà des crate-diggers et autres producteurs archivistes en quête de samples imparables, des artistes comme Ennio Morricone, Francis Lai, François de Roubaix ou Jean-Claude Vannier (pour ne citer que les plus connus) ont ainsi inspiré toute une nouvelle génération de musiciens séduits par leur mélange inspiré de psychédélisme, de prog-rock et de synthés vintage aux sonorités troublantes. À ce petit jeu là, difficile de trouver plus convaincant qu’Emile Sornin, leader du groupe Forever Pavot dont le to

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Le Kraspek Myzik : 10 ans d'activisme indie

MUSIQUES | Depuis le début de l'année, le Kraspek Myzik fête son dixième anniversaire. L'occasion de revenir en compagnie de Nicolas Tiran, l'un de ses fondateurs, sur l'histoire de ce singulier «espace de diffusion et de création de musique indépendante». Valentine Martin

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Le Kraspek Myzik : 10 ans d'activisme indie

L'aventure commence en 2003, avec une association au nom redoutable : Lerocképamort. Elle compte alors trois fondateurs, jeunes et passionnés de musique – Nicolas Tiran, le dernier encore actif, est aujourd'hui son président, autour duquel gravite une trentaine de bénévoles. Dès le départ, leur mission s'impose d'elle-même, nette et sans concession : faire découvrir au public des artistes et des groupes de musique amateurs ou en voie de professionnalisation. Dans cette idée, Lerocképamort organise des concerts et se lance dans une activité de disquaire. Mais le besoin d'un local se fait rapidement sentir. Deux ans plus tard, l'association acquiert en bas des pentes de la Croix-Rousse le Kafé Myzik, alors vacant et pile dans ses moyens. «On connaissait déjà un peu le lieu avoue Nicolas Tiran. On savait comment il fonctionnait et ce qu'on pouvait en faire». Le Kafé Myzik devient le Kraspek Myzik, une salle de concert à taille très humaine (80 places) doublée d'un espace de vente de disques à l'écart des circuits traditionnels. Tous les styles de musique y sont représentés, du rap au folk en passant par l'électro. Une incongruité pour une assoc

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MUSIQUES | Attention, nuage de petits génies au Café du Rhône. On ne présente plus ici François Virot, multi-activiste d'une scène qu'on n'oserait qualifier d'indé locale, (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 avril 2015

Julien Gasc, beau gibier pop

Attention, nuage de petits génies au Café du Rhône. On ne présente plus ici François Virot, multi-activiste d'une scène qu'on n'oserait qualifier d'indé locale, puisque François est bien plus qu'indé et un peu plus que local, mais c'est l'idée. Quant à Odessey & Oracle, ce fut fait il y a quelques mois à la sortie de leur invraisemblable tirage épo(p)nyme. On nous rétorquera que Julien Gasc aussi, puisqu'on vous l'avait introduit à l'occasion de Plug & Play, le petit raout cosmique du Kraspek. Mais ce fut par trop chiche. Depuis l'an dernier, Gasc se balade avec un drôle de truc baptisé Cerf, biche et faon. Ce truc étant un disque qui achève de polir sa déjà belle réputation dans les milieux autorisés. Son style, c'est autre chose, de proprement insaisissable. Majesté du cerf, grâce bondissante de la biche et maladresse espiègle du faon, Gasc c'est tout cela. A la fois Tellier lo-fi pas fatigué (ni surtout fatigant), Dan

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Biotop(e) pop

MUSIQUES | Ah, cette scène locale et sa fâcheuse tendance à rester figée dans ce circuit court que chérissent tant les épiciers bio, sans parvenir à mener une carrière durable au-delà du périph’. On s’en est presque fait une raison tout en ayant choisi d’en ignorer les raisons. D'autant que ce n'est qu'à moitié vrai. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Biotop(e) pop

C’est un fait, il y a fort longtemps que la scène pop lyonnaise ne s’est pas aussi bien portée, qualitativement comme quantitativement. Les anciens sont toujours là et n’en finissent plus de se renouveler, à l’image des Purple Lords, qu’on n’attendaient plus, avec leur splendide Slow Motion Trip d'il y a quelques mois, de Prohom dont la sortie ces jours-ci de l’album Un Monde pour soi sera fêtée le 10 novembre au Périscope, et de Denis Rivet (King Kong Vahiné) dont on avait vanté les mérites du Tout Proches. Après avoir connu les honneurs des Inouïs du Printemps de Bourges, il verra sa tournée française passer par le festival Just Rock ? en compagnie d’Emily Jane White. Le Chic Type Daisy Lambert, toujours alangui dans les bacs, y sera également à l’affiche en soutien de Cascadeur et Rover (classe !), le 23 octobre au Club Transbo. Ses camarades d’Erotic Market, eux, s’en iront érotiser le festival Nouvelles Voix en Beaujolais, et les Taïni et Strongs le "sadiser" (respectivement les 22 et 23 novembre)

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Saines découvertes

MUSIQUES | La vocation de Plug & Play, festival sis dans le microscopique Kraspek Myzik (60 places en bourrant bien) : «organiser un festival intra-muros (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 janvier 2012

Saines découvertes

La vocation de Plug & Play, festival sis dans le microscopique Kraspek Myzik (60 places en bourrant bien) : «organiser un festival intra-muros avec une programmation un peu plus poussée que d'habitude.» Pour Olivier Ferrier, programmateur, la priorité est de «soutenir la nouvelle scène lyonnaise, mais pas que, avec des entrées à 5€ et un système de pass». Une manière de continuer le travail effectué tout au long de l'année par la petite salle de la montée Saint-Sébastien. Mais aussi l'occasion de présenter des artistes plus reconnus comme Slow Joe, Fabio Viscogliosi ou même Les Marquises, «susceptibles eux d'évoluer dans de plus grandes salles» : «Slow Joe ce sera un peu particulier, en acoustique, avec des guests. On est vraiment content de l'avoir mais je préfère parler des groupes émergents». Comme par exemple Paloma, Vesper Land ou Erwan Pinard, trois artistes qui tiennent à cœur au programmateur. Le festival qui a eu la bonne idée d'investir une période plutôt pauvre en concerts, le mois de janvier, sera ainsi l'occasion de faire de véritables et très certainement étranges rencontres co

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Transmyzikales

MUSIQUES | Festival / En marge d'une programmation déjà enthousiasmante, le Kraspek Myzik fait son festival en février. Ca s'appelle Plug & Play. Le principe : brancher son instrument et jouer. Ben ouais. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 28 janvier 2011

Transmyzikales

On a parfois tendance à oublier que point il n'est besoin de disposer d'un hippodrome, des terres en laissées en jachère par un vieil oncle ou même d'une grande cause humanitaire à défendre avec tambours, trompettes et Pascal Obispo, pour organiser un bon petit festival de musique. Lorsque celui-ci a lieu à quelques encablures des programmations redondantes des grandes migrations estivales, ce n'est pas plus mal. Et lorsque le lieu qui accueille est à peine plus grand qu'une tête d'épingle, bon, disons une grosse tête d'épingle, ça peut avoir son charme. Et ça n'empêche pas de convier quelques jolies tête d'affiche, comme on dirait : à la bonne franquette. C'est tout à fait le principe du festival Plug & Play, ci-devant établi au Kraspek Myzik et mis en branle par l'association rattachée Lerockepamort. Un événement en parfaite adéquation avec la jolie programmation pop-folk déjà délivrée par la petite salle au nom Krakra. Ainsi verra-t-on débarquer la belle rennaise Laetitia Sheriff pour un set solo des plus ébouriffants. Une bien belle soirée puisqu'en première partie, il sera également permis de tomber amoureux d'Arianna Monteverdi, une Dolly Parton réincarnée (même si la vraie n

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Le Plaisir de chanter

MUSIQUES | Musique / François Virot, chanteur-musicien, sort ces jours-ci un premier album folk aussi intelligent qu’accessible, simple et direct comme son auteur. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 17 octobre 2008

Le Plaisir de chanter

On attrape François Virot au réveil. Il est pourtant 14 heures… Mais il donnait la veille un concert à Berlin, et l’embarquement était à 5 heures ce matin. Merci Easy Jet… François Virot nous raconte d’ailleurs qu’à cause d’eux, il a dû changer de guitare, la première ayant été définitivement égarée lors d’un précédent voyage. Pas beaucoup dormi donc, un peu hirsute aussi. Café et cigarettes roulées nécessaires pour mettre en route l’interview. Et voilà François Virot prêt à défendre son premier album, Yes or no. Enfin, défendre… Quand on lui demande le moment où il a eu l’impression d’écrire des chansons abouties, il répond : Jamais. Et il ajoute : C’est toujours un peu mieux qu’avant. Mais j’ai du mal à écouter l’album aujourd’hui, je trouve ça un peu pourri… En retraçant avec lui sa courte biographie (il n’a que 24 ans), on comprend que cette insatisfaction est surtout le fruit d’un désir d’apprendre et de désapprendre. D’où lui vient l’envie de faire de la musique ? J’avais un grand frère, j’ai juste fait comme lui.Quand ce mimétisme a-t-il débuté ? Assez tôt, j’avais sept ans. J’ai essayé de jouer de la guitare, et j’ai arrêté à neuf ans. Je n

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