Sathönay en concert secret

Lisa Dumoulin | Mardi 17 janvier 2017

Photo : François Virot © DR


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Ego plus ego égale imbroglio : "Cyril contre Goliath"

E-Cinéma | Il était une fois un vieux crocodile du textile, Pierre Cardin, qui voulait croquer Lacoste — pas la marque, le village du Luberon. Un presque jeune loup de la communication s’interposa avec sa caméra. Qui croyez-vous qui gagna ? Pas forcément le cinéma.

Vincent Raymond | Jeudi 14 mai 2020

Ego plus ego égale imbroglio :

Ulcéré que le couturier Pierre Cardin ait entrepris de s’accaparer l’ensemble du patrimoine immobilier du village de Lacoste, l’homme de communication Cyril Montana part en croisade pour dénoncer ce caprice de vieil oligarque et tenter de sauver le village de son enfance… On peut reprocher à Michael Moore pas mal de choses. De s’être complu avec le temps dans une forme systématique de subjectivité sarcastique visant à distraire et conforter les membres de son camp sans ébranler ceux d’en face — en somme, d’avoir transformé en rente l’étincelle de Roger et moi. Et, surtout, d’avoir lancé l’ère du documentaire engagé gonzoïde, où le cinéaste fait de sa caméra à la fois une arme et l’instrument relatant sa propre geste chevaleresque. Lorsque le combat est épique et disproportionné, donquichottesque, le résultat donne parfois des résultats stupéfiants. Souvenons-nous de l’odyssée au cœur de la malbouffe de Morgan Sp

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On commence par l'apéro au Transbo, on finit par rouler sur des patins

Les Bons Plans de la Semaine | Un bon plan par jour jusqu'à la rentrée : fuyez l'ennui, suivez le guide. Direction le Transbordeur mercredi soir pour la Summer Session du Petit Bulletin, on clôture ensuite le Bal des Fringants, avant un final endiablé dimanche sur des patins à roulettes.

La rédaction | Mercredi 4 juillet 2018

On commence par l'apéro au Transbo, on finit par rouler sur des patins

Mercredi 4 juillet - Summer Session L’apéro avec l’équipe du Petit Bulletin Chaque année, c’est désormais une tradition, toute l’équipe du Petit Bulletin vous convie à fêter son dernier numéro couvrant tout l’été (on sera de retour le 5 septembre) en sirotant quelques mojitos et mauresques au Transbordeur, où nous investissons la scène extérieure pour deux concerts de pépites à découvrir : Perez en premier lieu, qui vient de sortir son second album, où la pop électronisante du Bordelais enchante les fans de ce Daho post-house. Et en ouverture, on savourera le retour aux couleurs new wave tout aussi 80’s de la paire lyonnaise Spitzer. Il est probable que quelques membres de notre équipe se saisissent également des platines… On compte sur vous ! Au Transbordeur à 19h Jeudi 5 juillet - rock Dernière danse aux Fringants Un dernier bal comme une dernière danse. Le 6 juillet, comme nous vous l'annoncions le mois dernier, le Bal

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Who's (Born) Bad ?

MUSIQUES | Quand on lui parle de la tournée anniversaire qui vient couronner la belle décennie musicale du label Born Bad, JB Guillot avoue qu'il se serait bien passé (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 mai 2017

Who's (Born) Bad ?

Quand on lui parle de la tournée anniversaire qui vient couronner la belle décennie musicale du label Born Bad, JB Guillot avoue qu'il se serait bien passé d'un tel raout, que son emploi du temps est bien assez chargé et qu'il se serait plutôt fait un cadeau à lui-même. Pourtant cette tournée est bien là, elle existe - « il y avait beaucoup de demandes » avoue-t-il. Comme existe encore Born Bad, le label phare du renouveau rock et pop français, en réalité né en 2006. Parfois au grand étonnement de son fondateur, rocker alternatif qui souhaite à l'origine remettre à l'heure les pendules de l'indépendance déréglées par son expérience de directeur artistique en major (voir interview). Premier groupe signé, comme un symbole : Frustration – « meilleur groupe de post punk français », précise-t-il – dont le batteur est propriétaire de la boutique Born Bad à laquelle s'adosse le label sur les modèles de Rough Trade ou New Rose. D'entrée, Born Bad se veut « très cocardier », soucieux de défendre la contre culture française : de rééditions de pépites françaises 60's, 70's, 80's, oubliées (« une façon de revendiquer une f

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"La Consolation" : Contemplations

ECRANS | de Cyril Mennegun (Fr, 1h20) avec Alexandre Guansé, Corinne Masiero…

Vincent Raymond | Mardi 4 avril 2017

Daniel vient d’apprendre la disparition d’une femme importante pour lui, avec laquelle il n’avait plus aucun contact. Il se rend dans une maison à la campagne pour veiller sa dépouille et peut-être, enfin, faire la paix avec elle. Avec lui-même… La radicalité dont Cyril Mennegun avait fait preuve dans Louise Wimmer (2012) se trouve ici poussée à son paroxysme : âpreté du sujet, ascèse du dialogue, minimalisme des plans et des mouvements. Exercice de style (volontaire) autour de la question du dépouillement, d’un retour sur soi par l’ineffable, La Consolation prend le temps d’investir le temps, de nous confronter à l’austérité dérangeante de la longueur et au mystère du lacunaire. Au spectateur de se plonger dans les incertitudes de Daniel, d’identifier les causes de ses silences, d’accomplir à ses côtés le chemin d’une acceptation avant d’obtenir une éventuelle consolation. On touche là à une expérience sensorielle face à une proposition de cinéma.

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Mennegun, deuxième !

ECRANS | À sa manière, Cyril Mennegun trace un chemin discret mais visible. De passage à Lyon, il viendra présenter au cinéma Lumière Terreaux son nouveau film, La (...)

Julien Homère | Mardi 21 mars 2017

Mennegun, deuxième !

À sa manière, Cyril Mennegun trace un chemin discret mais visible. De passage à Lyon, il viendra présenter au cinéma Lumière Terreaux son nouveau film, La Consolation. Toujours fidèle à Corinne Masiero sur ce projet, le réalisateur a attendu cinq longues années avant de faire suite à son premier succès Louise Wimmer, notamment lauréat du prix Louis Delluc en 2012. Reste à voir ce que prépare cet artiste, passionné de Bergman, Tarkovski et Bresson. Au Lumière Terreaux à 21h le mercredi 22 mars

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François Virot : « Les aberrations techniques ont leur rôle »

Indie Pop | François Virot (Clara Clara) fait son grand retour en solo avec Marginal Spots, paru en décembre sur Born Bad Records : à savourer live dans le cadre d'une sublime soirée du label au festival Plug & Play, le 23 janvier.

Gabriel Cnudde | Mardi 10 janvier 2017

François Virot : « Les aberrations techniques ont leur rôle »

Peux-tu nous présenter ce dernier album, Marginal Spots ? François Virot : Je pourrais le présenter par rapport à mon premier album, Yes or no (2008), mais ce ne serait pas forcément une bonne idée vu le temps qui sépare les deux. Entre-temps, il y a quand même eu deux albums de Clara Clara et deux albums de Réveille. J'ai assez peu de recul sur cet album pour le moment. C'était juste des morceaux que je jouais au local, à un moment où je n'avais pas trop d'actualité. J'étais assez libre de faire ce que je voulais. Quand j'ai vu que j'avais quatre ou cinq morceaux qui tournaient bien, j'ai commencé à penser à un album. Avec certains morceaux, j'ai volontairement tenté d'aller voir ailleurs pour donner un peu d'air au disque. J'ai du mal à en parler dans son ensemble, j'arrive plus à parler des morceaux. La critique avait été très bienveillante envers ton premier album solo. As-tu ressenti une pression particulière en écrivant le second ? Non, justement parce que c'était longtemps après. Je pense que certains se rappellent du premier, d'autres n

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Julien Gasc, beau gibier pop

MUSIQUES | Attention, nuage de petits génies au Café du Rhône. On ne présente plus ici François Virot, multi-activiste d'une scène qu'on n'oserait qualifier d'indé locale, (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 avril 2015

Julien Gasc, beau gibier pop

Attention, nuage de petits génies au Café du Rhône. On ne présente plus ici François Virot, multi-activiste d'une scène qu'on n'oserait qualifier d'indé locale, puisque François est bien plus qu'indé et un peu plus que local, mais c'est l'idée. Quant à Odessey & Oracle, ce fut fait il y a quelques mois à la sortie de leur invraisemblable tirage épo(p)nyme. On nous rétorquera que Julien Gasc aussi, puisqu'on vous l'avait introduit à l'occasion de Plug & Play, le petit raout cosmique du Kraspek. Mais ce fut par trop chiche. Depuis l'an dernier, Gasc se balade avec un drôle de truc baptisé Cerf, biche et faon. Ce truc étant un disque qui achève de polir sa déjà belle réputation dans les milieux autorisés. Son style, c'est autre chose, de proprement insaisissable. Majesté du cerf, grâce bondissante de la biche et maladresse espiègle du faon, Gasc c'est tout cela. A la fois Tellier lo-fi pas fatigué (ni surtout fatigant), Dan

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Biotop(e) pop

MUSIQUES | Ah, cette scène locale et sa fâcheuse tendance à rester figée dans ce circuit court que chérissent tant les épiciers bio, sans parvenir à mener une carrière durable au-delà du périph’. On s’en est presque fait une raison tout en ayant choisi d’en ignorer les raisons. D'autant que ce n'est qu'à moitié vrai. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Biotop(e) pop

C’est un fait, il y a fort longtemps que la scène pop lyonnaise ne s’est pas aussi bien portée, qualitativement comme quantitativement. Les anciens sont toujours là et n’en finissent plus de se renouveler, à l’image des Purple Lords, qu’on n’attendaient plus, avec leur splendide Slow Motion Trip d'il y a quelques mois, de Prohom dont la sortie ces jours-ci de l’album Un Monde pour soi sera fêtée le 10 novembre au Périscope, et de Denis Rivet (King Kong Vahiné) dont on avait vanté les mérites du Tout Proches. Après avoir connu les honneurs des Inouïs du Printemps de Bourges, il verra sa tournée française passer par le festival Just Rock ? en compagnie d’Emily Jane White. Le Chic Type Daisy Lambert, toujours alangui dans les bacs, y sera également à l’affiche en soutien de Cascadeur et Rover (classe !), le 23 octobre au Club Transbo. Ses camarades d’Erotic Market, eux, s’en iront érotiser le festival Nouvelles Voix en Beaujolais, et les Taïni et Strongs le "sadiser" (respectivement les 22 et 23 novembre)

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Louise Wimmer

ECRANS | De Cyril Mennegun (Fr, 1h20) avec Corinne Masiero, Jérôme Kircher…

Dorotée Aznar | Jeudi 22 décembre 2011

Louise Wimmer

Louise Wimmer, femme de ménage approchant la cinquantaine, n’a plus d’autre solution après s’être séparée de son mari que de dormir dans sa voiture, en attendant que les services sociaux lui proposent un HLM. Un personnage digne des frères Dardenne, que la comédienne Corinne Masiero transforme en warrior social, refusant de poser en victime, élaborant des stratagèmes de survie pour conserver sa dignité. Il y a, dans les meilleurs moments de ce premier film signé Cyril Mennegun, quelque chose d’électrique, une tension qui renvoie à l’obstination de son héroïne, et que le cinéaste capte par une mise en scène précise, soignant les cadres et la lumière pour éviter de tomber dans le pléonasme visuel (film sur les pauvres = film pauvre). Hélas, le film s’éparpille aussi dans des digressions qui sentent le remplissage. Malédiction des premières œuvres françaises en ce moment : même réduites à une durée minimum (80 minutes), on a le sentiment qu’il y a encore une demi-heure de trop, comme si leurs auteurs étaient passés un peu trop vite du court au long-métrage.Christophe Chabert

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Le Plaisir de chanter

MUSIQUES | Musique / François Virot, chanteur-musicien, sort ces jours-ci un premier album folk aussi intelligent qu’accessible, simple et direct comme son auteur. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 17 octobre 2008

Le Plaisir de chanter

On attrape François Virot au réveil. Il est pourtant 14 heures… Mais il donnait la veille un concert à Berlin, et l’embarquement était à 5 heures ce matin. Merci Easy Jet… François Virot nous raconte d’ailleurs qu’à cause d’eux, il a dû changer de guitare, la première ayant été définitivement égarée lors d’un précédent voyage. Pas beaucoup dormi donc, un peu hirsute aussi. Café et cigarettes roulées nécessaires pour mettre en route l’interview. Et voilà François Virot prêt à défendre son premier album, Yes or no. Enfin, défendre… Quand on lui demande le moment où il a eu l’impression d’écrire des chansons abouties, il répond : Jamais. Et il ajoute : C’est toujours un peu mieux qu’avant. Mais j’ai du mal à écouter l’album aujourd’hui, je trouve ça un peu pourri… En retraçant avec lui sa courte biographie (il n’a que 24 ans), on comprend que cette insatisfaction est surtout le fruit d’un désir d’apprendre et de désapprendre. D’où lui vient l’envie de faire de la musique ? J’avais un grand frère, j’ai juste fait comme lui.Quand ce mimétisme a-t-il débuté ? Assez tôt, j’avais sept ans. J’ai essayé de jouer de la guitare, et j’ai arrêté à neuf ans. Je n

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