La programmation des Days du festival Nuits Sonores

Nuits sonores 2017 | Retour aux Subsistances, une carte blanche à Lisbonne, Derrick Carter et ESG en invités, une offre food revisitée : Nuits sonores 2017 est sur de bons rails.

Sébastien Broquet | Mardi 24 janvier 2017

Photo : The Black Madonna © DR


The Black Madonna, curatrice du Day 1 (jeudi 25 mai) dévoile un programmes des plus intéressants, conviant le légendaire Derrick Carter qui jouera 100% disco. C'est un grand retour à Lyon pour celui qui était déjà présent lors des éditions 1, 5 et 15 du festival. Beaucoup de filles sur ce line-up : la new-yorkaise Honey Dijon, adepte d'une house très Chicago ; les légendaires ESG, groupe post-punk totalement groovy échappé du Bronx et des années 80, toujours aussi efficace et classe. L'échappée de Ninjatune qu'est Throwing Shade ou encore la Coréenne installée à Berlin Peggy Gou sont aussi à l'affiche. La patronne (The Black Madonna, donc) jouera elle-même en back2back avec les écossais de Optimo, qui lui ont donné l'envie de s'engager dans ce monde du clubbing.

On notera aussi la présence sur ce même programme du jeudi de Jamie 3:26, de Rahaan (une forte prédominance du son de Chicago, donc) et du Ndagga Rhythm Force de Mark Ernestus (Maurizio), plongée dans les rythmes mbalax du Sénégal par le producteur phare du Berlin techno dub, que l'on a déjà vu avec un immense plaisir sur une précédente édition.

Le day 2 sera curaté par Nina Kraviz et sa programmation sera dévoilée le 7 février. « Elle œuvre sur la venue de gros noms de la scène électronique, nous avons choisi de tous les annoncer en même temps pour montrer la cohérence de son travail » expliquait ce mardi matin Pierre-Marie Ouillon, le directeur artistique, lors de la conférence de presse s'étant déroulée aux Subsistances. Un lieu qui accueillera donc de nouveau le festival : la carte blanche à Lisbonne, le programme Mini Sonore et l'European Lab s'y dérouleront.

Côté day 3, l'on suivra les désirs du très rare Jon Hopkins et c'est une belle initiative : Daniel Avery, Nathan Fake et Ben Frost font partie de ses invités. Passionnante, la présence de Actress, auteur de concerts toujours époustouflants, découpant en rondelles tous les codes habituels pour mieux les cuisiner à sa sauce electronica noisy. À guetter aussi, le duo berlinois Barker & Baumecker, issu de la bien connue famille du Berghain et du label Ostgut Ton. Sur la dernière scène curatée par Hopkins, l'on verra aussi le Lyonnais James Tarba, le new-yorkais Anthony Naples et le londonien Randomer, adepte de techno lo-fi. C'est riche et varié.

Lisbonne, ville invitée

C'est donc le Portugal qui sera à l'honneur cette année, avec Lisbonne. Parmi les invités, Bispo (krautrock), le très psychédélique Jibóia, le très prometteur DJ Marfox, ou encore côté rock les groupes Keep Razors Sharp, The Mighty Sands (inspirés par Allah-Las). Niagara sera aussi présent, mais rien à voir avec le duo pop 80's. À voir aussi, Pega Monstro ou The Legendary Tiger- man qui plaira aux fans de Tarantino. Enfin, on ne loupera pas le DJ spécialiste des édits qu'est De Los Miedos.

D'autres événements liés à Lisbonne seront annoncés ultérieurement, côté cinéma, conférences et food - à prévoir, une découverte de la gastronomie portugaise du côté du restaurant de la piscine du Rhône, en particulier.

Côté food

Enfin, on appréciera vivement l'effort fait du côté food : le festival accueillera une vingtaine de restaurants dûment sélectionnés par l'équipe (comme pour la programmation musicale, en somme) qui devront mettre l'accent sur les produits de saison et bio et les circuits courts pour s'approvisionner et élaborer leurs menus. Sur les trois sites principaux que sont les Anciennes usines Fa- gor-Brandt, La Sucrière et Les Subsistances, sera proposé une assise confortable (tables, chaises) afin de redonner son sens au dîner commun, au "manger ensemble". C'est largement bienvenu !

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Cinq expos à voir cet été à Lyon

Bons Plans | Picasso en tête, les musées et les galeries proposent cet été nombre de belles expositions. Nous en avons sélectionné cinq, mais la liste est loin d'être exhaustive !

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 15 juillet 2020

Cinq expos à voir cet été à Lyon

De la nature, au Musée Dini Piochant dans ses collections modernes et contemporaines, le Musée Dini présente une exposition autour du thème, tout simple et vaste, de la nature : avec des plages fantomatiques signées Marc Desgrandchamps, une nature morte de Antoine Vollon, des paysages recomposés par Jérémy Liron… Et d’autres œuvres de Auguste Morisot, Jacques Truphémus, Marie-Anita Gaube…. Au Musée Paul Dini à Villefranche-sur-Saône jusqu’au dimanche 20 septembre Picasso, l'expo événément Se confrontant à ses maîtres (Ingres, Manet, Cézanne...), Picasso a peint, dessiné, sculpté de très nombreuses scènes de baignade. À travers ce thème estival et revivifiant, l'exposition du Musée des Beaux-Arts parcourt toutes les grandes étapes de la carrière de l'artiste : cubisme, néo-classicisme, surréalisme, primitivis

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The Black Madonna : « créer un environnement dans lequel les gens peuvent ressentir l'espoir »

House | Quelques mois après son passage à Nuits sonores, Marea Stamper, aka The Black Madonna, est de retour à Lyon le 29 novembre pour une soirée d'anthologie au Sucre. Ce sera dans le cadre d'une tournée visant à recueillir des fonds et à sensibiliser autour de la cause des réfugiés LGBT+. Entretien.

Gabriel Cnudde | Mercredi 27 novembre 2019

The Black Madonna : « créer un environnement dans lequel les gens peuvent ressentir l'espoir »

Tu tournes actuellement en Europe en partenariat avec l'association Help Refugees. Peux-tu nous expliquer l'origine de cette collaboration et de cette tournée We Still Believe – Choose Love ? The Black Madonna : Ça a commencé de manière très simple. J'adorais l'association et ses t-shirts. J'ai acheté plusieurs Choose Love que je portais en tournée. C'était une des nombreuses associations que j'appréciais et que je voulais aider. Une grande partie de l'association est basée à Londres. On nous a présenté. À côté, je parlais avec une amie à moi, Diana Arce, membre du collectif Black Lives Matter à Berlin, sur ce qu'on pouvait faire pour les réfugiés queer. J'ai des amies, un couple de lesbiennes, qui sont en train de demander l'asile. Elles ont beaucoup de mal, parce que c'est très différent des démarches pour les couples hétéro. Alors, on se demandait avec Diana comment aider les queers demandeurs d'asile du monde entier. C'est une question que mon équipe et moi-même on a fini par poser à Help Refugees. On voulait travailler avec eux, alors on a demandé : « hey, vous faites quelque chose en particulier pour

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The Black Madonna, icône en terre sainte

Clubbing | Habituée à faire transpirer Chicago, Londres ou New York, The Black Madonna n'a jamais caché son amour pour Lyon. Ce vendredi soir, au Sucre, elle risque bien de clamer à nouveau son attachement à la capitale des Gaules et à ses danseurs nocturnes.

Gabriel Cnudde | Mardi 26 novembre 2019

The Black Madonna, icône en terre sainte

Si la Vierge est à Lyon gardienne et qu'elle exauce les vœux de ses protégés, elle n'a jamais encore fait danser les Lyonnais après minuit. Fort heureusement, elle est suppléée, depuis 2014, par une Vierge noire, icône des soirées dansantes rhodaniennes qui vient régulièrement prêcher la bonne parole de la house sur les bords de Saône. Ce vendredi 29 novembre, The Black Madonna sera encore au centre du tableau, derrière ses platines, pour son "We Still Believe – Choose Love tour". L'occasion pour elle de revenir à Lyon, ville chère à son cœur. « J'aime tellement Lyon. C'est un de mes endroits préférés au monde. J'ai des amis très chers ici. C'est un endroit très spécial, une ville dans laquelle j'ai vécu certaines de mes expériences musicales les plus incroyables. J'ai vraiment hâte d'y revenir », explique-t-elle à quelques heures d'un set à Glasgow. Un amour qui a habité tous ses passages ici, du premier au Sucre, en décembre 2014, jusqu'au dernier, à Nuits sonores 2019. Nul doute que son nouveau passage sur le rooftop le plus connu de la ville sacralisera encore un peu plus celle qui vient défendre les opprimés LGBT+ et défendre un message d

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Dame nature est morte à la Galerie Michel Descours

Peinture | « Je ne crois pas aux paysages. Parfaitement. » écrit, en refusant de se justifier, le poète Fernando Pessoa. Sans se justifier beaucoup plus, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 octobre 2019

Dame nature est morte à la Galerie Michel Descours

« Je ne crois pas aux paysages. Parfaitement. » écrit, en refusant de se justifier, le poète Fernando Pessoa. Sans se justifier beaucoup plus, la Galerie Michel Descours a invité trois artistes contemporains sous l'égide de cet athéisme paysager. C'est curieux pour Marc Desgrandchamps qui ne fait, depuis bien des années, quasiment que cela : peindre des paysages ! Mais ça l'est moins lorsqu'on découvre concrètement ses toiles qui ne cessent de faire dégouliner les perspectives, trembler les lignes d'horizon et les motifs, rendre aussi fantomatique que vaporeuse toute réalité, qu'elle relève de dame nature ou de ses excroissances humaines. C'est aussi assez curieux pour Frédéric Khodja qui dessine, surtout, des architectures imaginaires et des espaces improbables, en ouvrant des fenêtres quasi "paysagères" ou (plutôt) cinématographiques sur le monde. L'artiste se révèle être aussi, par la bande, un post-romantique : certes moins versé vers le rendu paysager scrupuleux de l’Éco

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Cinq expositions à voir dans les galeries ces prochains mois

Bons Plans | Voici cinq petites expositions en galeries qu'il vous faut cocher sur votre agenda.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 17 septembre 2019

Cinq expositions à voir dans les galeries ces prochains mois

S'inspirer de Pessoa Je ne crois pas au paysage rassemble trois artistes à la galerie Descours. Le titre est du poète Fernando Pessoa, extrait du Livre de l'intranquillité. Une intranquillité qui sied si bien avec le travail de chacun des artistes : l'évanescence et l'incertitude ontologique des peintures de Marc Desgrandchamps, les topologies imaginaires et les géométries alternatives de Frédéric Khodja, les formes végétales incertaines entre douceur et angoisse de Mélanie Delattre-Vogt... Je ne crois pas au paysage À la galerie Michel Descours jusqu'au 31 octobre Voir enfin l'URDLA La nouvelle exposition de l'URDLA a un double intérêt : nous faire redécouvrir ce lieu atypique et nous faire découvrir un artiste méconnu, Mark Geffriaud. Le plasticien (performeur, vidéaste, sculpteur...) s'approprie les espaces du centre international de l'estampe et ses impressionnantes presses ou autres objets. Il invite le spectateur à un parcours entre fiction et réalité, objets réels et artefacts artistiques... Mark Geffriaud À l'URDLA ​jusqu'au 30 octobre

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Ce qui vous attend dans les musées

Les Expos à venir | Un mastodonte avec Picasso, une intéressante perspective autour du drapé, des locaux à Villefranche et des découvertes : voici ce qui va se passer dans nos musées cette saison.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 17 septembre 2019

Ce qui vous attend dans les musées

Picasso voit triple Comme Monet, Van Gogh et quelques autres, Picasso est un artiste bankable depuis plusieurs années. Lyon et sa région n'échapperont pas à la règle, même si les musées font l'effort d'approcher le maître andalou sous des angles originaux. Nos voisins du Musée de Grenoble ouvrent la marche avec Picasso au cœur des ténèbres (1939-1945) en se focalisant sur le travail de Picasso pendant la guerre à Paris. Parallèlement, à La Sucrière à partir du 11 octobre, Imagine Picasso proposera une plus spectaculaire immersion, en images projetées de quelque deux-cents œuvres de l'artiste. Enfin, du 18 mars au 13 juillet, le Musée des Beaux-Arts s'attellera à une relecture du thème de la baigneuse dans l’œuvre de Picasso et de quelques autres artistes du 19e siècle l'ayant influencé. Imagine Picasso À La Sucrière à partir du vendredi 11 octobre 2019 Picasso Au Musée des Beaux-Arts du 18 mars au 13 juillet 2020

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Aldo Paredes, challengeur

Portrait | Vous avez sûrement déjà croisé le flash de son appareil photo sans savoir qui le déclenchait. Il vous a tiré le portrait ? Voici le sien.

Anaïs Gningue | Mercredi 28 mars 2018

Aldo Paredes, challengeur

Au terme de son cursus aux Beaux-Arts de Lyon, une correspondance épistolaire avec l’artiste chilien Alejandro Jodorowsky, attaché à l’irréel, ramène Aldo Paredes sur Terre. Nous sommes en 2011 : Aldo est rongé par des démons intérieurs, il n’arrive pas à expliquer ses doutes. Cet échange lui permet de poser les mots sur les tourments qui l’ont poussé à quitter son Équateur natal six ans plus tôt. « C’était tellement intelligent par sa simplicité et sa profondeur que c’était clair en moi », explique-t-il. À l’adolescence, il était balloté de lycées en lycées ; il fait partie de ceux qui disent tout haut ce que les autres pensent tout bas. Ces souvenirs d’Équateur sont aujourd’hui flous ou ont disparu au profit de ceux qu’il a créés à Lyon. Je me souviens avoir touché un point très obscur. Mais il fallait que je passe par là pour savoir que c’était le moment d’agir. Aldo pose ses valises dans la capita

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Amelie Lens, DAF et Maceo Plex rejoignent la programmation de Nuits sonores

Nuits sonores | On connaît la programmation complète des Days de Nuits sonores, et c'est clairement du côté du samedi concocté par Paula Temple que se tournent les oreilles les plus curieuses : de Moor Mother à Amelie Lens, la Berlinoise a visé juste.

Sébastien Broquet | Mardi 16 janvier 2018

Amelie Lens, DAF et Maceo Plex rejoignent la programmation de Nuits sonores

Doucement, l'architecture de Nuits sonores 16e du nom commence à se dévoiler. Ce matin, l'on a appris que le festival faisait son grand retour à la piscine du Rhône, là où quelques belles pages de sont histoire se sont écrites : c'est ici que tout avait commencé, en 2003. C'est là encore que Laurent Garnier avait délivré un set mythique en 2005, qu'une Body & Soul moite s'était lovée en 2008, ou qu'un set improbable de Busy P avec Joey Starr au micro beuglant sur du dubstep nous avait laissé pour le moins perplexe en 2011... Retour dans ce lieu donc, où l'on suivra la carte blanche offerte cette année à Amsterdam dont la programmation complète sera dévoilée le 7 février prochain, comme le reste du programme de nuit (qui prendra place pour la seconde année consécutive dans les anciennes usines Fagor-Brandt). La sensation Amelie Lens On connaissait déjà les noms des quatre curateurs des Days, voici les line-ups complets qu'ils nous ont concocté. Commençons par la fin et ce samedi 12 mai de dingue programmé par la cruciale Paula Temple, activiste précieuse qui sait mettre des actes sur ses convictions profondes et

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Des artistes aux semelles de vent

Art Contemporain | Derniers jours pour découvrir au Musée Paul Dini une exposition collective d'art contemporain consacrée au thème large du vagabondage.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 5 septembre 2017

Des artistes aux semelles de vent

Toute œuvre d'art exige a minima, de l'artiste comme du spectateur, un déplacement. Déplacement du regard, déplacement de valeurs esthétiques et éthiques, déplacement de notre perception du monde, des autres et de soi. Parfois, l'œuvre nous pousse jusqu'à la perte de notre identité et de notre rapport quotidien au monde, elle devient alors vertige, rencontre essentielle, métamorphose. Le thème large du vagabondage semble alors idoine à une exposition d'art contemporain, thème proposé en l'occurrence par le Musée Paul Dini pour la 14e édition de son Été contemporain (une exposition annuelle réunissant plusieurs artistes contemporains de la région). Lignes d'erre L'exposition ouvre l'errance vagabonde à toutes ses dimensions possibles : « Au-delà de l'arpenteur des campagnes, écrivent les commissaires de l'exposition, l'artiste peut en effet saisir la modernité urbaine, entre effet diurne et effet nocturne. Avec ses moyens propres, en deux ou trois dimensions, il évoque le rêve éveillé, l'évasion, le cheminement au travers duquel l'esprit ou le corps se meut, dans un espace et un temps parallè

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Muriel Pic et Marc Desgrandchamps : les mots et les images

Littérature | Deux très prometteuses rencontres ont lieu cette semaine autour des liens entre les images et les mots, avec, respectivement, l'écrivaine Muriel Pic et le peintre Marc Desgrandchamps.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 25 avril 2017

Muriel Pic et Marc Desgrandchamps : les mots et les images

« Devant la caméra de Franju, les animaux me regardent. Ils me regardent avec cette insistance muette, sans concept, qui me fait penser, parler, réfléchir à mon humanité » écrit Muriel Pic dans En regardant le sang des bêtes. Ce petit livre est né du visionnage du court documentaire de Georges Franju, Le Sang des bêtes (1949), sur les abattoirs de la banlieue parisienne. Autour des images cruelles de ce film, Muriel Pic (écrivaine, critique littéraire et traductrice) a composé cent fragments qui entremêlent archives visuelles et textuelles relatives au tournage du documentaire, retours sur son autobiographie, portraits d'écrivains en lien avec les animaux (La Rochefoucault, Michel Leiris, etc.)... Comme dans d'autres de ses livres, Muriel Pic s'empare à la fois de l'archive et de l'art du montage, cher à Walter Benjamin. Montage dont la part magique, selon elle, « tient à la liberté de l'attraction entre les fragments qui n'a rien de systématique ni d

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 6 décembre 2016

Insomniaque

10>12>16 LE SUCRE DEENA ABDELWAHED Chez Infiné, l'on sait choisir avec soin les artistes que l'on signe tout en évitant soigneusement les clichés. Et avec Deena Abdelwahed, c'est peu dire que les têtes pensantes du label ont visé juste : échappée de la scène underground tunisienne, où elle a débuté comme chanteuse d'un groupe de jazz nommé So Soulfull, adepte de DJ sets et de lives électroniques épatants et novateurs, repérée aux Transmusicales, Deena s'invite au Sucre. Épicé. 10>12>16 6e CONTINENT IMHOTEP Le genre de soirée que l'on kiffe : une virée du côté de Guillotière en compagnie du maître des sons à Marseille, l'homme derrière IAM et auteur d'albums downtempo et instrumentaux renversants, dont le seul "rival" serait Doctor L... Au 6e Continent, Imhotep sortira les galettes chaudes pour ambiancer le dancefloor de suaves riddims reggae, de hip-hop non

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches ce week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 27 septembre 2016

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches ce week-end

30>09>16 LA PLATEFORME LAZARE HOCHE La bonne nouvelle, c'est la relance d'une activité clubbing régulière à La Plateforme avec une nouvelle direction artistique axée house, le tout à prix modique ce qui n'est plus si fréquent la nuit venue : 6€. Pour cette seconde 01046, le parisien Lazare Hoche, fondateur des labels LHR et Oscillat Music et protégé de DJ Grégory, est l'invité de marque : adepte d'une house aérienne emplie de soul, le jeune producteur arrive précédé d'une belle réputation en tant que DJ. Le local Hergè et Wavesonik sont aussi à l'affiche. Planant. 30>09>16 LE SUCRE THE BLACK MADONNA Difficile de passer outre le retour dans la ville de l'américaine, tant The Black Madonna a marqué les esprits lors de la dernière édition de Nuits sonores... Issue de la

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L'Angleterre en force à Nuits Sonores

MUSIQUES | ​Best of de la saison qui s'achève, la programmation de Nuits Sonores 2015 est aussi la plus cosmopolite que le festival ait connue. Mais désormais, à la fin, ce sont nos voisins d'outre-Manche qui gagnent : bouillon de la bass culture à l'aune de laquelle la house et la techno n'en finissent plus de se réinventer, l'Angleterre est, par l'entremise de sa capitale, LA grande nation électronique des années 2010. La preuve en dix ambassadeurs. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

L'Angleterre en force à Nuits Sonores

Daniel Avery / Shackleton On l'a découvert de jour l'an passé, cette fois c'est de nuit que l'on pourra prendre la mesure de la versatilité du ténébreux rouquin, qui plus est sur une scène toute entière dédiée à la résidence qu'il anime à la mythique Fabric. Depuis Drone Logic, Daniel Avery n'a rien produit. Pas grave : ce premier album, classique instantané de techno charnelle (ou de rock stockable dans le cloud ?), reste un an et demi après sa parution l'une des plus belles incarnations de ce «chant de la machine» qui, chaque printemps, exerce sur nos concitoyens la même fascination que la voix des sirènes sur les marins qui croisaient jadis en mer de Sicile. Nuit 1 – Halle 2 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 3h15

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Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

MUSIQUES | Ouvert sur le monde et recentré sur la musique électronique. Tel s'annonçait Nuits Sonores 2015 à la découverte de sa programmation de jour. Tel s'affirme le festival à l'heure de dévoiler son pendant nocturne. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 11 février 2015

Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

C'est quoi, être rock en 2015 ? Les lecteurs de Rock & Folk ont sans doute leur (fausse) idée sur la question. Les autres, nous sommes au regret de vous le confirmer, ne trouveront pas la réponse à Nuits Sonores cette année – à moins que le "concert spécial", pour l'instant tenu secret, ne vienne nous contredire. Grande absente de la programmation de jour, la musique électrique ne constitue en effet que la portion congrue de son homologue nocturne, bien que l'on se réjouisse des venues du polarisant Jessica93 (de ce côté-ci de l'écran, on adore sa noise pour périphérique), des intransigeants et déjantés Future of the Left, des industrieux industriels de The Soft Moon ou des Saints, a.k.a. les Ramones du pays des kangourous, à l'affiche du Circuit. Circuit d'ailleurs encore en cours de montage mais qui, outre son habituel cortège d'activistes locaux (Flore, Manoo, Kosme...), promet d'ores et déjà pas mal de dilem

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Insomniaque - Soirées du 10 au 16 décembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer : Black Strobe au Club Transbo, Genius of Time et The Black Madonna au Sucre et Tessela au DV1. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 9 décembre 2014

Insomniaque - Soirées du 10 au 16 décembre

10.12 Don't mess with us #3 Après les avoir inaugurées en DJ set, Arnaud Rebotini prend les commandes des soirées punks-et-clubbers-friendly du Transbo avec la clique à la tête de laquelle il célèbre, depuis le milieu des années 2000, les noces crépusculaires des guitares et des synthétiseurs. Il y présentera l'obsédant Godforsaken Roads, deuxième album de Black Strobe où, vocalisant comme un Nick Cave assommé par une boule à facettes – ou Dave Gahan après un bain de bouche à la tourbe – il s'impose une fois pour toutes comme le plus badass des crooners. Lui chercher des poux dans la gomina ? Aucun risque.   12.12 The Cosmic Adventure Deux garçons, une fille, des tas de possibilités ondulatoires. Ce pourrait être le pitch du prochain périple aux confins de la house auquel Le Sucre et Kosme vous proposent de prendre part. Les deux garçons, ce sont le

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Quelque chose en eux de Düsseldorf

MUSIQUES | LUCA, acronyme de Last Universal Common Ancestor, soit "dernier ancêtre commun universel", est l'organisme, inconnu à ce jour, dont descendraient tous les êtres vivants actuels. Kraftwerk est son équivalent pour la musique électronique : tous les DJs programmés à Nuits Sonores ont une dette envers lui. Ces dix-là l'ont payée avec les intérêts. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

Quelque chose en eux de Düsseldorf

Darkside L'un, Nicolas Jaar, producteur dont la nonchalance n'a d'égal que le raffinement, est à la house ce que la Nouvelle Vague fut au cinéma. L'autre, Dave Harrington, multi-instrumentiste, était jusqu’ici unsideman sans histoire. Ensemble, ils forment Darkside, nom choisi en hommage à Pink Floyd (dont les membres revendiquaient l'influence de leurs amis de Kraftwerk) mais qui aurait tout autant pu l'être en clin d’œil à la Force – voir Daftside, remix bête, méchant et in fine assez jouissif du dernier album de Daft Punk. Psychic, leur premier album, est lui, avec ses licks bluesy et ses artefacts lynchiens, un petit chef-d’œuvre d'electronica à la dérive. Nuit 1 – Halle 1 A l'Ancien marché de gros, mercredi 28 mai (23h45/00h45)

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La griffe des Nuits

MUSIQUES | Faire d'un quartier-étendard en plein développement une plateforme festivalière cohérente : tel est le pari que s'est lancé Arty Farty pour l'édition 2014 de Nuits Sonores en investissant la Confluence. Au-delà de l'enjeu politique, force est d'admettre, à la découverte de la teneur de de sa programmation, que l'affaire est en bonne voie. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 26 février 2014

La griffe des Nuits

Depuis l'annonce de son déménagement à la Confluence, on se demandait bien, sorti de quelques évidences, quels lieux allait concrètement investir Nuits Sonores. On sait désormais que le Lab se répartira entre l'Hôtel de région et l'Hôtel de ville, tandis que la partie purement musicale du festival se déroulera sous les halles du Marché de Gros (qui avaient déjà accueilli les éditions 2009, 2010 et 2011), à la Sucrière (NS Days et Mini sonore), à la Maison de la Confluence (pour la traditionnelle carte blanche) et au Parc des Berges (pour le "Sunday Park", un événement de clôture présenté comme un clin d’œil convivial à l'extension de Nuits Sonores à Tanger). En attendant de voir comment le Sucre s’intégrera dans ce circuit et comment les collectifs Superscript² et Looking for Architectures l'habilleront, on remarquera que la programmation des Days, scindée en trois scènes (dont une extérieure), poursuit les efforts de thématisation et de brassage démographique produits l'an passé, mais cette fois avec un vrai souci d'équilibre. Comprenez par-là qu'aucune tête d'affiche ne devrait s'accaparer le public de la Carte blanche comme Laurent Garnier et Carl Cox l'ont fait en 20

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Insomniaque - Semaine du 4 au 10 septembre

MUSIQUES | Les trois soirées à ne pas manquer cette semaine : Al'Tarba et Lord Lhus au Kafé, Dubfire au Kao et le Start Festival du Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Lundi 26 août 2013

Insomniaque - Semaine du 4 au 10 septembre

06.09 Ninja Session #01Entre le hip hop et les arts martiaux, c'est une longue histoire d'amour, écrite aussi bien dans la langue du Wu-Tang Clan que dans celle de IAM. Le label Mutant Ninja, où sont domiciliés deux des MC lyonnais les plus doués du moment, Liqid et Andy Kayes, y ajoute un chapitre avec les Ninja Sessions. La première se tiendra cette semaine Ninkasi Kafé en présence du brillant beatmaker toulousain Al'Tarba et du rappeur ricain Lord Lhus, auteurs l'hiver dernier d'un album méchamment

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La Nuit Américaine

MUSIQUES | Électro / Chicago, centre névralgique de la communication et des industries américaines. On y boit de la Bud, on y joue au basket, on y gère la bourse des (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 6 avril 2011

La Nuit Américaine

Électro / Chicago, centre névralgique de la communication et des industries américaines. On y boit de la Bud, on y joue au basket, on y gère la bourse des matières premières et, surtout, on en pince pour le groove. «Toute la house que j’aime, elle vient de là elle vient de la ville qui a vu naître le blues» : de Muddy Waters à Derrick Carter, nombreux sont les Chicagophiles qui pourraient remixer ainsi le refrain de Johnny. À commencer par les Dj’s. Derrick Carter, co-fondateur du bien nommé label Classic, est en ce sens une mine dancefloor. Une manne historique, qui dans les 80’s mixait déjà Fairley Jackmaster Funk et Steve Silk Hurley, alors qu’il n’avait pas l’âge de hanter le Warehouse où fleurissaient les premiers smileys. Moins glorifié que Frankie Knuckles et pourtant tout aussi fondateur, Derrick Carter, c’est trente ans de jackin’ beat et un style unique, qui retourne toujours les clubs en deux coups de kick. Une technique parfaite, avec pour seule recette : «Tu donnes, le public te rend, alors tu donnes encore plus. Voilà comment on fait décoller un set». En témoigne sa nouvelle compile, Fabric 56, mixée pour le compte du fameux club anglais, qui concentre 1h15 de classiq

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