L'irrésistible propagation de l'afrobeat

Tribute à Fela Kuti au Musée des Confluences | L'afrobeat, initié au débuts des années 70 par Fela Kuti et Tony Allen, a irrigué jusqu'à devenir aujourd'hui planétaire. Retour sur un genre éminemment politique à l'heure où un hommage à son créateur se profile au Musée des Confluences.

Sébastien Broquet | Mardi 31 janvier 2017

Photo : © DR


Fela Kuti est décédé le 2 août 1997, à Lagos, des suites du sida. Ironie du sort, à sa mort, l'afrobeat qu'il avait inventé à son retour des États-Unis commence à se propager partout dans le monde et n'en finit plus aujourd'hui d'inspirer la planète. Après le reggae grâce à Bob Marley, c'est le second style non occidental et pré-Internet à réussir à s'imposer ainsi. Le roi est mort, vive le roi !

L'afrobeat, c'est cette pulse caractéristique initiée par Tony Allen, le batteur de l'Afrika 70, le groupe maison. La complicité inouïe liant ce batteur à Fela a permis l'éclosion d'un style nouveau, se nourrissant du highlife ghanéen alors en vogue, de rituels yoruba, du jazz américain façon Impulse et Blue Note. Et bien sûr, de James Brown, celui de Say it loud, i'm black and i'm proud. Fela et Tony en ont fait une mixture incandescente qu'ils ont porté vers les sommets très vite, lors des 70's où le Nigéria était en proie aux troubles, subissant les coups de boutoir de généraux-dictateurs (Muhammad, Obasanjo...) et de la crise pétrolière.

Fela Kuti n'a pas ramené seulement le jazz et le funk dans ses bagages au retour de sa tournée américaine à la fin des sixties : il a aussi rencontré Sandra Smith, militante, membre des Black Panthers, qui lui a ouvert l'esprit et l'a conscientisé. Malcolm X et Angela Davis seront désormais autant d'influences pour l'afrobeat. Sandra le suivra à Lagos, idéalisant le retour à la terre mère. Elle découvrira sur place la polygamie du sieur Fela...

Zombie, Opposite People, I.T.T. : autant de cris de révolte. Au long de morceaux pourvant flirter avec les vingt minutes, Fela et Tony Allen tissent une transe hautement funky, striée de solos de saxophone, de chœurs féminins et des textes éternellement révoltés du maître. Il en subira les conséquences : sa république / forteresse de Kalakuta est attaquée par les forces gouvernementales, sa mère est tuée, défenestrée, lui-même est emprisonné à plusieurs reprises. Mais seule la maladie le fera taire.

Around the world

Depuis, sa parole essaime : l'on a d'abord découvert un vivier d'artistes africains influencés par le black president, au gré de compilations puis rééditions toujours plus nombreuses, telle Racubah sur Comet jusqu'à Ebo Taylor, remis en selle. On a ensuite suivi les deux fils : Femi Kuti tout d'abord et son Positive Force, qui a entrepris de métisser de hip-hop et de soul l'afrobeat paternel sans renier l'héritage politique, relançant aussi le Shrine, leur club mythique. Avant de voir débouler Seun, véritable sosie, boule d'énergie brute et incandescente, qu'il faut avoir vu une fois sur scène pour avoir une idée de l'impact du père quelques années plus tôt.

Et sont arrivés les descendants : d'abord via la compilation Red Hot + Riot, où des rappeurs comme Common et Talib Kweli, mais aussi Sade, Kelis et Nile Rodgers ont repris le répertoire d'un Fela qui n'imaginait peut-être pas qu'en Israël (Kutiman) ou à Montréal (les géniaux Soul Jazz Orchestra), l'on perpétuerait son héritage avec respect. À Lyon, Meï Teï Shô autrefois, le NMB Afrobeat Experience avec le même chanteur Sir Jean aujourd'hui sont dans la lignée. Du côté de Genève, Professor Wouassa fait des merveilles, qui nous déclarait ceci dans une interview :

"Aujourd'hui je pense effectivement que les groupes occidentaux ont vraiment su se réapproprier ce style et surtout le faire évoluer. Avec tout le respect que j'ai pour Seun Kuti ou Femi Kuti, je pense quand même qu'ils jouent un style d'afrobeat qui est très proche de ce que faisait leur père."

Citons aussi Antibalas, Fanga. Les samples dans le milieu hip-hop. Les hommages sur les dancefloors : la scène électronique, house en particulier, s'est énormément penchée sur Fela Kuti... Les Masters at Work ont été les premiers à faire perdurer son discours, les résidents des soirées Body & Soul à New York s'en emparant à leur tour. La spiritualité présente en parallèle dans cette musique a touché les apôtres de la deep house.

Et Tony Allen, lui-même, multiplie les projets : d'abord psychédéliques avec Doctor L, puis avec Damon Albarn et Paul Simonon, au sein de The Good, The Bad & The Queen, avec Jimi Tenor aussi... L'afrobeat a infusé la pop. Jusqu'à devenir comédie musicale à succès, aux État-Unis, en 2009, avec Fela !. L'afrobeat, aujourd'hui, est partout.


Ebo Taylor and his Saltpont City Band


Épicerie Moderne Place René Lescot Feyzin
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


A tribute to Fela Kuti & his shining fearlessness

Dir Sangoma Everett
Musée des Confluences 86 Quai Perrache Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Finding Fela

Documentaire de Alex Gibney (EU-Angl-Nig-Fr, 2h) sur Fela Kuti, suivi d'une discussion avec Sangoma Everett, Sahr Ngaujah et Robert Lapassade
Musée des Confluences 86 Quai Perrache Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Festival Ninkasi : par ici la rentrée ?

Ninkasi | Histoire d'attaquer la saison automnale à la gorge et peut-être de forcer le destin des concerts post-Covid, le Ninkasi a remis sur la table son festival de rentrée, avec les moyens du bord mais pas mal de talent, dans l'organisation et sur scène. 34 artistes, 20 lieux, 97% de locaux, 100% de fun. Et surtout des concerts, nom de dieu !

Stéphane Duchêne | Mercredi 15 juillet 2020

Festival Ninkasi : par ici la rentrée ?

Alors, certes on ne sait pas si la saison automnale aura lieu mais son lancement lui, oui — enfin si tout va bien — grâce au Festival Ninkasi, qui se veut depuis sa création l'an dernier le starter de la saison. Peut-être faut-il y voir pour le brasseur de bière et de culture, une manière de forcer le destin. De rester positif et de conserver quelques perspectives comme le clame le patron Christophe Fargier. Bien sûr, le Ninkasi a dû s'adapter à la situation et c'est une programmation en circuit beaucoup plus court (pas d'internationaux, parce que Covid, frontières et tout le bazar) qui s'annonce — et même plus que cela puisqu'on compte 97% de locaux, chiffre officiel confié par Fabien Hyvernaud, directeur général de Ninkasi Musiques qui s'exprime ci-dessous —, constitué notamment de quelques reports de concerts du printemps mais pas que. Pour tout voir du 5 au 13 septembre, il faud

Continuer à lire

Seun Kuti, au nom du père

Afrobeat | Héritier fidèle de son père Fela Kuti, Seun perpétue l'afrobeat dans toute sa conscience politique et son énergie scénique : comme un petit goût de Shrine au Ninkasi.

Sébastien Broquet | Mardi 15 octobre 2019

Seun Kuti, au nom du père

Les "fils de", parfois, on peut kiffer. Et dans le cas de Seun Kuti, fils de Fela, aucun doute : il s'agit quasiment d'une réincarnation du maître absolu de l'afrobeat, le même corps musculeux, les mêmes attitudes sur scène, un immense talent pour propulser ce genre devenu presque aussi international que le reggae jamaïcain après sa naissance à Lagos, et un même groupe, Egypt 80 (ou du moins les survivants et quelques recrues) pour propager la fière et colérique parole : car l'afrobeat, machine à danser, est avant tout un discours conscientisateur et politique, qui visait au temps du père, dans les 70's, à dénoncer tout autant les méfaits des grandes multinationales pillant l'Afrique sans vergogne (I.T.T.) que les dirigeants corrompus. Et comme rien ou presque n'a changé à Lagos, les fils perpétuent le combat... Si l'un, Femi, a mainstreamisé les sonorités, l'autre est resté pu

Continuer à lire

Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Jazz | Jazz à Vienne qui regarde souvent et encore vers l'avenir, en faisant mûrir en son sein les jeunes talents, jette un joli coup d'œil cette année au passé et à ses disparus sous la forme d'une demie-douzaine d'hommages, parmi lesquels Fela, Prince ou David Bowie. Sans compter quelques autres morceaux de choix (De La Soul, Mary J. Blige...) pour tous les goûts.

Stéphane Duchêne | Lundi 27 mars 2017

Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Si la 37e édition de Jazz à Vienne s'ouvrira sur un concert du Joe Cocker italien Zucchero en la soirée du 29 juin ; si l'événement du festival sera sans doute pour certains le retour de De La Soul en mode live band, le 1er juillet, et le même soir un concert hip-hop symphonique qui verra l'ONL, dirigé par Issam Krimi, accompagner MC Solaar, Ärsenik et BigFlo & Oli, rencontre inédite et mariage a priori improbable de la scansion rap et de la grandeur symphonique ; si le prodige aux 10 millions d'albums Jamie Cullum risque d'emporter tous les suffrages du public, c'est surtout le nombre d'hommages à des artistes disparus qui marque cette programmation 2017 du festival. Fela Day Cela commence le 2 juillet avec l'anniversaire des vingt ans de la disparition du père de l'afrobeat Fela Kuti auquel Jazz à Vienne consacrera une journée hommage gratuite. Au pr

Continuer à lire

C'est la pulse du batteur qui enchante l'afrobeat

Sangoma Everett et Ebo Taylor en concert | L'afrobeat est affaire de batteurs. Sans Tony Allen, pas d'afrobeat. Ce n'est donc pas un hasard si c'est un batteur de jazz qui initie cet hommage à (...)

Sébastien Broquet | Mardi 31 janvier 2017

C'est la pulse du batteur qui enchante l'afrobeat

L'afrobeat est affaire de batteurs. Sans Tony Allen, pas d'afrobeat. Ce n'est donc pas un hasard si c'est un batteur de jazz qui initie cet hommage à Fela Kuti : la pulse de Sangoma Everett va porter le feeling de Lagos au Musée des Confluences. L'Américain, déjà vu aux côtés de pointures comme Dizzy Gillespie, n'en est pas à sa première expérience africaine : il s'était déjà penché sur la transe gnawa avec Majid Bekkas. Ce retour vers le Nigéria, il l'accomplit en compagnie de Sahr Ngaujah, rencontre décisive. Ce dernier sera la voix des scansions revendicatives du projet. Il l'avait déjà été lors de comédie musicale élaborée par Bill T. Jones en 2009, Fela !, dont il était co-auteur. Les deux acolytes ont réuni pour ce projet un casting international, avec en figure de proue et caution originelle Dele Sosimi, claviériste et directeur musical dès 1979 d'Egypt 80, le dernier groupe de Fela, avant de rejoindre avec le même rôle le Positive Force du fils, Femi Kuti. Son premier album solo, Turbulent Times, est un classique du genre et il avait participé à la déclinaison london

Continuer à lire

L'Épicerie Moderne sous les tropiques

Sono Mondiale | Ça vous tente, un trip musical original en visitant les quatre coins du monde en une seule soirée ? Ça tombe bien : c'est ce que vous a réservé l'Épicerie Moderne avant sa trêve estivale bien méritée (ils nous ont bien gâtés en terme de programmation cette année).

François Cau | Vendredi 8 juillet 2016

L'Épicerie Moderne sous les tropiques

Changement de décor : ce n'est pas dans la salle habituelle de l'Épicerie que les festivités se dérouleront. Cette fois, c'est le Fort de Feyzin qui va être envahi par Moderne Tropique, lequel va pour la première fois ouvrir ses portes de nuit. Comme ils sont « conscients que l'avenir sera construit par l'actuelle génération de nos enfants », les programmateurs de l'Épicerie la plus moderne qui soit ont prévu l'après-midi des ateliers pour "minus" avec un espace jeux ; les plus grands pourront également en profiter autant qu'ils le souhaitent avec des ateliers tatouages, couronnes de fleurs, BD et autres... Vient ensuite l'heure de bouger : goûter / boum pour les enfants, avec DJ Stéphane. Parents, ne soyez pas jaloux, un blind test dansant (avec les enfants) vous attend juste après. 19h, heure de l'apéro certes, mais en musique : les 29 seniors de la Chorale Rock de l'Épicerie (édition 2016) ne vont pas rester les bras croisés à vous regarder siroter votre verre, ce n'est

Continuer à lire

L'Afrique séduit Nuits Sonores

Tendance | Outre une scène dédiée le vendredi soir, les influences africaines se disséminent dans tout le festival. Sélection.

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

L'Afrique séduit Nuits Sonores

Tony Allen L'inventeur de la pulse afrobeat, le batteur historique de Fela Kuti : à eux deux, depuis Lagos, ils ont inventé ce genre qui fait aujourd'hui l'unanimité sur toute la planète, entre transe extatique et revendications politiques. Tony Allen a su ensuite porter loin l'expérimentation, avec Doctor L en particulier, avant de revenir à ce groove aussi unique que fondateur. Grand monsieur. Au Sucre le jeudi 5 mai à 18h15 Mbongwana Star Ces natifs de Kinshasa ont mis une grande claque dès leur premier album déboulé un peu par surprise : Coco Ngambali et Theo Nzonza, d'anciens membres de Staff Benda Bilili, se sont acoquinés avec Doctor L (encore lui), pour saisir l'air du temps dans une capitale congolaise électrique, où l'énergie dégagée est quasi punk et l'atmosphère électro. Irrémédiablement moderne, voire futuriste. Halle 3 le vendredi 6 mai à 23h30 Konono n°1 Les maîtres du tradi-moderne, fers de lance de la série Congotronics, adeptes d'une transe absolument unique qu'ils savent transposer live comme nul autre. De Björk

Continuer à lire

Sir Jean, Black Lyon

Portrait | Vous l’avez certainement vu sur une scène ou une autre, ces vingt-cinq dernières années : des Crazy Skankers au Peuple de l’Herbe, en passant par Meï Teï Shô, Sir Jean a été le frontman de quelques-uns des groupes les plus importants de la ville. Le Sénégalais revient cette semaine avec le NMB Afrobeat Experience.

Sébastien Broquet | Mardi 19 avril 2016

Sir Jean, Black Lyon

C’est par accident que tout est arrivé, dit-il en contant l’anecdote l’ayant amené à se saisir d’un micro la première fois. L’on parle de sa carrière de chanteur protéiformes ; même si carrière est un mot bien inapproprié pour cet homme voguant au gré des rencontres, attiré par ses semblables et toujours tourné vers l’Autre. Si pour certains cela pourrait se traduire par une forme de dilettantisme, lui n’en a cure : il a croisé sur sa route nombre de ses héros, dont l’un, le batteur de Steel Pulse, Steve "Grizzly" Nisbett, lui fit changer son regard au moment opportun. C’était avant un concert des Crazy Skankers, ce groupe de ska précurseur en France. Jean Gomis insista pour aller voir ce grizzly qui l’impressionnait tant, à défaut d’assister à son concert prévu en même temps que celui des Skankers. Il lui demanda un conseil, un seul. Steve Nisbett lui griffonna sur un bout de papier : « Love what you do. » Le papier mit longtemps à quitter la poche du chanteur, le conseil l’habite encore aujourd’hui. Car Jean Gomis, alors, n’en voulait pas de cette carrière de chanteur qui se profilait, même s’il adorait sa bande de potes bien Crazy. Lui, arrivé en F

Continuer à lire

Nuits sonores : Tony Allen donne le tempo

MUSIQUES | Cette édition 2016 du festival Nuits sonores est telle un strip-tease, se dévoilant lascivement de semaine en semaine : voici que ce matin un autre (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2016

Nuits sonores : Tony Allen donne le tempo

Cette édition 2016 du festival Nuits sonores est telle un strip-tease, se dévoilant lascivement de semaine en semaine : voici que ce matin un autre voile se soulève et qu’apparaît dénudée la programmation du jeudi 5 mai en journée, concoctée par le curateur Motor City Drum Ensemble. Danilo Plessow, DJ fondu de house music, mais aussi à l’origine batteur, a très logiquement invité le maître en la matière : le nigérian Tony Allen, king de l’afrobeat, compagnon de route de Fela Kuti, Doctor L ou encore Damon Albarn, viendra donner le tempo au Sucre pour un live enthousiasmant et annonçant l’une des tendances pressenties de Nuits sonores : plus de concerts en vue. Illustration avec le retour à 62 ans d’un grand méconnu du funk : Leroy Burgess, pour un live unique. Bonne pioche. Le Sucre, qui sera donc pour la première fois associé à ce parcours des Days, accueille aussi Pablo Valentino, l’un de ses résidents et co-dirigeant du label MCDE, digger en quête perpétuelle de la galette inconnue pour faire le liant entre les deux concerts des papys du groove. La salle 1930 se tourne également vers l’Af

Continuer à lire

Night on earth

MUSIQUES | Zébrée, la pochette du dernier album de Rich Aucoin, Ephemeral, l'est en quelque sorte. C'est la zébrure de la semelle de Neil Armstrong sculptant la (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 25 novembre 2014

Night on earth

Zébrée, la pochette du dernier album de Rich Aucoin, Ephemeral, l'est en quelque sorte. C'est la zébrure de la semelle de Neil Armstrong sculptant la surface de la lune, «petit pas pour l'homme...», tout ça. De ce sable gris, Rich Aucoin a fait une poussière d'étoile dont il tapisse une nouvelle de ses épopée pop – ici lunaire. Comme ses concerts en sont aussi, de belles épopées un peu folles, lunaires et solaires, on peut s'attendre à ce que la forcément très cosmopolite édition 2014 des Nuits Zébrées dont il sera l'une des têtes d'affiche, le 28 novembre au Transbordeur, soit particulièrement édifiante. D'autant que le casting qui accompagne cet événement à l'initiative de Radio Nova est à l'avenant. Avec les Marseillais de Kid Francescoli, dont on aime à Lyon avoir des nouvelles régulières ; l'Allemand panbalkanique Shantel au poste de DJ ; les popeux aqueux de Glass Animals et, bien sûr, une figure qu'on ne présente plus et qui est l'autre vedette de la soirée, si ce n'est la principale à vrai dire : Tony Allen, l'homme qui a tenu les fûts de Fela Kuti et façonné à ses côtés l'afro-beat. Le voilà de nouveau sous les

Continuer à lire