Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 28 février 2017

Photo : Pantha du Prince © Flavien Prioreau


03>03>17 LA MARQUISE
DJ CAM

Tiens, voici un nom sorti des limbes du passé : le maître de l'abstract hip-hop à la française au fil des années 90, capable d'envolées au groove spirituel nourri de jazz et de beats façon DJ Premier, tente un come-back dans nos contrées muni d'un nouveau best-of. Désormais installé à Miami (son opus de 2015 se nommait Miami Vice et il a composé pour la série Les Experts), il n'a sans doute rien perdu de sa vista aux platines : à vérifier. Revenant.

03>03>17 NINKASI
MICROPOINT

Les stars du hardcore comme celles de la techno n'en finissent plus de tourner sans relâche, et le passage au Ninkasi de l'une des figures de la musique extrême comme Micropoint l'illustre : le duo aujourd'hui séparé réunissant Al Core et Radium (mais Radium est aussi en solo sur le line-up de cette soirée) était de la première Techno Parade en 1998 et a tatoué toute l'histoire du genre dans l'Hexagone, depuis ses débuts en 1992. Violent.

04>03>17 LE SUCRE
PANTHA DU PRINCE

Clairement l'un de nos petits favoris, ce Pantha du Prince : qu'il invente un orchestre de cloches absolument épatant avec The Bell Laboratory ou qu'il soit en solo aux manettes comme ce samedi, le natif de Hambourg sait provoquer l'extase par sa techno langoureuse, parfois dark, toujours épique et romantique. Un maître, accompagné sur ce line-up par le Berlinois Resom et le local Leome. Ring my bell.


Dj Cam

+ Jun Matsuoka
La Marquise 20 quai Augagneur Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Pantha du Prince + Resom


Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Start Festival, ce n'est que le début

MUSIQUES | A peine ses trois petits tours (de Lyon, de France et du monde) estivaux terminés, le Sucre embraye sur la deuxième édition du Start Festival. Et reçoit pour l'occasion une belle brochette de bâtisseurs et un sonneur de cloche de rentrée tout trouvé. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 2 septembre 2014

Le Start Festival, ce n'est que le début

Premier temps fort de la saison, mais aussi premier paradoxe : alors que sa pyramide des âges est d'une largeur à faire se retourner Khéops dans son sarcophage, Le Sucre commencera par nous entretenir d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Une époque, qui s'étire des 70's aux 90's, au fil de laquelle Lyon s'est imposée dans une curieuse indifférence comme une plaque tournante des musiques alternatives. Le festival la fera revivre au cours d'une conférence, la première d'une série consacrée à l'underground d'ici, fut-il de pierre (comme le Palais d'hiver, l'Olympia du coin, ou le fameux Pez Ner) ou de chair (de la new wave unisexe de Marie et les garçons aux Deity Guns, cousins passagers de Sonic Youth). Cinq jours plus tard, le coup d'envoi d'un autre cycle de rencontres mettra un terme à l'événement. Sa vocation : discuter des mutations de l'espace urbain. Son invité : le controversé Rudy Ricciotti, Grand prix national d’architecture auquel on doit, entre autres réalisations, le superbe cube alvéolé abritant le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à

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L'été au Sucre

ACTUS | Sa pré-ouverture fut le fil rouge de l'été 2013, sa programmation pour celui de 2014 aura plutôt l'épaisseur d'un câble sous-marin. On parle bien sûr du Sucre, dont la programmation pour les beaux jours vient d'être dévoilée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ça s'annonce très chaud. Pauline Lambert

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

L'été au Sucre

Du mercredi 3 juillet au dimanche 7 septembre, le rooftop de la Confluence, fidèle à sa volonté d'être un lieu à la fois musical et ludique, consacrera pour commencer chaque mercredi soir à un tournoi de ping-pong. Le jeudi, lui, sous pavillon de l'antenne française de l'ex-radio pirate londonienne Rinse FM, fera la part belle aux disquaires (Sofa le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Emile le 14...), DJs (Palma Sound System le 31 juillet, Perrine le 21 août, la team Macadam Mambo le 28...) et initiatives (comme le Rumble Festival, qui fera étape le 10 juillet) lyonnaises qui rythment la vie électronique de la ville.   L'exploration des cultures électroniques se poursuivra avec un véritable "Tour de France" des labels français qui montent le vendredi (de Versatile avec Étienne Jaumet le 4 juillet à Construct Re-Form avec An

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Nuits Sonores 2013 - Jour 4

MUSIQUES | Nuits Sonores, c'est terminé. Déjà ? Déjà. A se demander si un an d'attente pour quatre jours de réjouissances, ce n'est pas un peu cher payé. Au vue de la somme de glorieux souvenirs que nous avons emmagasinés lors de la dernière journée de cette édition 2013, on peut vous affirmer que ça ne l'est pas. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 12 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 4

N'eut été la présence de Tale of Us et des Raveonettes à son générique, nous n'aurions sans doute pas mis les pieds au quatrième NS Days, histoire de rassembler le peu de forces encore à notre disposition avant le bouquet final. Sans surprise, nous l'aurions amèrement regretté. Car si le duo italien a signé un set à la hauteur de sa précédente prestation lyonnaise (un mix marathon de 4h au Club Transbo en décembre dernier) et si la loud pop spectorienne du duo danois a été au cœur de l'un des concerts les plus troublants – de sensualité et de puissance - de cette édition, c'est un quasi-inconnu qui a livré la prestation la plus inattendue : Squeaky Lobster, producteur bruxellois dont l'abstract hip hop kaléidoscopique, à défaut d'avoir emporté l'adhésion de l'audience, nous a pour notre part durablement scotché. Les "Lee Hazlewooderies" saturées des Liminanas, le rock'n'roll high energy des Mojomatics et les collisions métalliques de The Hacker (qui a remplacé à la dernière minute le pauvr

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Sonnez les platines

MUSIQUES | Nuits Sonores déjoue les attentes avec une édition 2013 chiche en grosses têtes d'affiche et dont les entrées les plus excitantes sont le fruit de collaborations avec des curateurs d'un soir. Ainsi de la scène co-programmée par le festival norvégien Øya, qui verra se produire le minimaliste Pantha du Prince pour un concert plus "spécial" que bien des prestations labellisées comme telles par le passé. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 28 avril 2013

Sonnez les platines

Ça pour une belle fête d'anniversaire, c'était une belle fête d'anniversaire : de l'accueil des séminaux New Order à la mise en chantier du bouquin commémoratif 10 ans sans dormir en passant par la conclusion de sa programmation nocturne avec un plateau secret, le festival Nuits Sonores a l'an passé mis les petits plats dans les grands au moment de célébrer sa décennie d'existence. À tel point qu'on ne voyait pas bien comment il allait pouvoir poursuivre sa croissance sans en rajouter. Vincent Carry et son équipe ont mis fin à nos interrogations de la meilleure manière : en concevant une édition 2013 qui, loin de la surenchère crainte, s'annonce comme l'une des plus pointues et les plus harmonieuses de son histoire. Un génie, cinq associés, plein de cloches Hormis Busy P, le fantasque manager du label Ed Banger, Carl Cox, le fidèle Laurent Garnier, Vitalic et à la rigueur Jamie XX, le machiniste des sinistres The XX, la programmation s'articule en effet autour d'artistes d'une notoriété cantonnée à un public un minimum connaisseur (voir notre sélection en pages 4 et 5). Mieux, le traditio

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Dj Cam

MUSIQUES | Seven (Inflamable / K7 !)

Dorotée Aznar | Mercredi 5 octobre 2011

Dj Cam

Voilà une résurrection inattendue. À la fin des années 90, Dj Cam faisait figure de référence en matière de producteur électro français, et se permettait même le luxe d’aller compléter le podium des rois de l’abstract hip-hop aux côtés de DJ Shadow l’Américain et Dj Krush le Japonais. Puis il sombra dans l’oubli à mesure que ce style se faisait supplanter par la french touch, puis par la nouvelle french touch, puis par la nouvelle nouvelle french touch. Son retour discographique, sobrement intitulé Seven (comme Sept ans de réflexion ou comme les sept pêchés capitaux du film de Fincher ?). La plus grande surprise de ce nouvel album, c’est qu’il n’y en a aucune. Le son Cam n’a quasiment pas bougé d’un octave depuis sa mise en sommeil, les collaborations (dont cette bonne vieille Nicolette, elle aussi portée disparue à l’aube du siècle) sont toujours là, les samples ont continué à prendre la poussière dans l’étagère à vinyles, le tempo est toujours plus mid que down. Hibernatus décongelé intact d’une longue période glaciaire (glaciale), Dj Cam semble avoir maintenant une mission : rappeler que les années 90, austères, sérieuses, sombres, avaient du bon, et qu’il est peut-être temps

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