Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 9 mai 2017

Photo : Antigone © DR


12.05.17 > LE SUCRE
ANTIGONE

Joli plateau de techno pour faire hurler les kids, avec le toujours très efficace Antigone, chouchouté par Concrete dont il est l'un des résidents. Le jeune parisien s'est fait une place sur la scène en explorant aussi les sons plus expérimentaux, signant son premier EP sur Construct Re-form. Autre nom à l'affiche choyé des aficionados : Roman Poncet, couvé par DJ Deep et Len Faki. Relève.

12.05.17 > BOOTLEGGER
LE CHIFFRE

Et si pour changer, on filait au Bootlegger, ce club rock dont on vous parlait il y a peu ? Échappé du combo lyonnais Omnicore, le DJ du soir - baptisé Le Chiffre - enchaîne classiques cold wave et raretés d'electronic body music, musique industrielle et new wave plus aérienne, et ce depuis le début des années 2000. On l'a croisé au mythique Pezner comme lors des soirées Apostasis. Gothique.

13.05.17 > LA MARQUISE
DIMITRI FROM PARIS

On l'aime ou pas, mais Dimitri est un modèle de longévité : dès 1986 on l'entendait déjà sur les ondes d'une radio commerciale, avant qu'il ne multiplie les remixes de stars de la pop ou de tracks disco pour diggers, profitant de la vague french touch pour imposer son image de dandy funky aux oreilles aussi larges que sa garde-robe. Pour les nostalgiques du Palace, c'est parfait. Playboy.


Dimitri from Paris


La Marquise 20 quai Augagneur Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Antigone + Roman Poncet + Aiia sporting club


Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Le Chiffre

Bootlegger 113 quai Pierre Scize Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Sophie Deraspe : « dès lors qu’on parle de héros, on est dans les limites du réalisme »

Antigone | D’une intrigue tragique vieille comme le monde, Sophie Deraspe fait une relecture terriblement contemporaine et réalisée avec adresse. Il se passe toujours beaucoup de choses du côté du cinéma québécois, plus divers qu’on voudrait nous laisser croire.

Vincent Raymond | Mercredi 2 septembre 2020

Sophie Deraspe : « dès lors qu’on parle de héros, on est dans les limites du réalisme »

L’Affaire Fredy Villanueva a été la source principale de votre écriture. Mais la transposition d’Antigone, de par sa lecture géopolitique contemporaine, s’est-elle imposée à vous comme un corollaire à votre documentaire Le Profil Amina ? Ici aussi en effet, les crises du Moyen Orient ou du Printemps arabe forment un substrat nécessaire à l’accomplissement de l’intrigue… Sophie Deraspe : Les liens ne sont pas directs avec Le Profil Amina. Peut-être que je me sentais à l’aise d’aller vers le Moyen Orient ; ici, la famille est algérienne et avant le tournage, je n’étais pas allée en Algérie… Mais j’ai plutôt l’impression que les liens les plus directs avec Le Profil Amina se passent avec la vie en ligne — une vie virtuelle. Par exemple, ce qui concenrne l’affaire Villanueva, je l’ai appris dans les médias traditionnels : les émeutes, les manifestations, les militants… Mais ensuite, c’est en ligne que j’ai eu accès à la parole des gens, à la voix du peuple. Et c’est comme ça que

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Élan des siens et liens du sang : "Antigone" de Sophie Deraspe

ECRANS | Pour sauver son frère et sa famille, une jeune fille endosse son identité. Son sacrifice émeut les foules et la transforme en icône. Une relecture impeccable de Sophocle par Sophie Deraspe, couronné de nombreux prix au Québec et qui représenta le Canada à l’Oscar.

Vincent Raymond | Mercredi 2 septembre 2020

Élan des siens et liens du sang :

Québec, de nos jours. Après la mort de son premier frère Étéocle et l’arrestation du second Polynice, la jeune réfugiée kabyle Antigone Hipponomes sacrifie ses études et son avenir pour prendre la place du détenu. Son geste fait d’elle l’égérie d’un mouvement générationnel… Attention, découverte(s) ! Découverte tardive de Sophie Deraspe, tout d’abord. Près de quinze ans après les débuts de cette réalisatrice québécoise dont l’impressionnante filmographie de fiction et de documentaire a déjà emballé les principaux festivals du monde entier mais qui, par on-ne-sait quelle aberration, n’a jamais trouvé le chemin des salles hexagonales — l’occasion de rappeler, au passage, l’importance des distributeurs, ces indispensables intermédiaires achetant les films aux producteurs afin que les exploitants puissent les projeter. Découverte (bis) de Nahéma Ricci, comédienne débutante et interprète du rôle-titre investissant un personnage aux résonances multiples puisqu’il doit à la fois justifier son charisme auprès des foules (comme de la caméra) et renvoyer, dans un inconscient lointain, à la vi

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François Veyrunes en chair et en combat

Danse | Deuxième volet d'un triptyque traitant de la mythologie grecque, "Chair Antigone" de François Veyrunes parle de la prise de position par le mouvement et la chair sublimée de corps féminins en tension, guerriers et graciles à la fois. Une pièce pour trois danseuses où le langage du corps définit l'espace.

Charline Corubolo | Mardi 16 mai 2017

François Veyrunes en chair et en combat

Dans la mythologie grecque, Antigone, fille d’Œdipe et de la reine Jocaste, désobéit à un ordre de Créon, son oncle et roi de Thèbes. Dans la pièce de François Veyrunes, ce n'est pas tant le récit mythologique qui intéresse le chorégraphe que les archétypes véhiculés par ces histoires antiques et, dans ce cas précis, la prise de position de l'héroïne Antigone. Chair Antigone, deuxième volet du triptyque amorcé en 2014 avec Tendre Achille et qui se terminera en 2017 avec Sisyphe heureux, explore ainsi la question fondamentale du choix et de la volonté d'agir plutôt que de réagir. Malgré un décor fait de paillettes dorées sans valeur ajoutée et des morceaux musicaux qui soulignent de manière redondante les passages dramatiques, Chair Antigone, pièce pour trois danseuses, sublime les corps par des mouvements épurés qui construisent l'espace et défient la gravité. Les interprètes se métamorphosent en guerrières féminines dont l'engagement physique transparaît par leur chair à moitié dénudée. De trio au solo, en passant par le duo, la grammaire plastique élabore une rencontre entre le plan vertical et le plan horizontal, dans une dimensio

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Les soirées du 23 au 29 septembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le bal pop du Sucre, Shed au Transbordeur et Jonas Kopp à la Plateforme.

Benjamin Mialot | Mardi 22 septembre 2015

Les soirées du 23 au 29 septembre

26.09 Bal pop de la Casbah «Un samedi par mois, le Sucre fait son bal, avec la complicité de la joyeuse équipe du Pop Up Market.» nous annonce le rooftop. Pourquoi pas ? Surtout que le premier (après un coup d'essai à la Noël 2014), écho à la prochaine édition marocaine de Nuits Sonores, s'annonce pour le moins dépaysant. Ceci grâce à Jannis Stürtz, digger teuton qui, sous le nom de Habibi Funk – et via le label qu'il a co-fondé, Jakarta Records –, exhume les trésors cachés du funk et du psyché maghrébins des années 60 et 70. Une démarche d'utilité publique, complémentaire de celle de Brian "Awesome Tapes from Africa" Shimkovitz.

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Les soirées du 27 mai au 2 juin

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Unforeseen Alliance au Sucre, Roman Lindau au Logo et Mike Huckaby au DV1. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 26 mai 2015

Les soirées du 27 mai au 2 juin

29.05 XIII de France A peine le Sucre débute-t-il sa saison estivale qu'il troque le soleil de plomb pour une chape du même matériau (elle-même recouverte d'un voile de noirceur). Et pour cause : le rooftop accueillera, en guise de première étape de son désormais traditionnel tour de France de la musique électronique, l'une des premières dates de la Unforeseen Alliance. Soit l'union, autour d'un projet live inédit appelé à faire date, de quatre producteurs parisiens qui font bouger les lignes (brisées et pas claires du tout) de la techno : Antigone, The Birth Frequency, Voiski et Zadig, le carré d'as du label Construct Re-form.

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Le Sucre, notre ami d'en haut

MUSIQUES | Son premier anniversaire tout juste révolu, le Sucre passe à l'heure d'été avec un programme à trois entrées qui va vous faire voir (ou plutôt entendre) du pays. Embarquement immédiat. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 15 juillet 2014

Le Sucre, notre ami d'en haut

Rarement rédacteurs du Petit Bulletin furent autant humiliés que lors du tournoi de ping-pong qui rythma l'été inaugural du Sucre. Inutile, donc, d'espérer profiter de sa deuxième édition pour nous la mettre façon Jean-Philippe Gatien : cette année, ce sera sans nous. Ce ne sont heureusement pas les meilleures raisons qui manqueront d'escalader le rooftop dans les semaines qui viennent. Elles sont même au nombre d'un multiple de trois, son programme estival se découpant en une triplette de cycles thématiques.   Le premier, élaboré avec Rinse FM – radio londonienne naguère pirate qui fut aux premières loges de l'avènement de la bass music – se présente comme un recensement des individus qui, demain, sans doute, constitueront les points cardinaux de la scène électronique lyonnaise. Parmi eux, des disquaires (Sofa Records le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Émile le 14), des collectifs qui n'ont déjà plus grand chose à prouver (à l'instar du Palma Sound System, le 31 juillet, ou du

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L'été au Sucre

ACTUS | Sa pré-ouverture fut le fil rouge de l'été 2013, sa programmation pour celui de 2014 aura plutôt l'épaisseur d'un câble sous-marin. On parle bien sûr du Sucre, dont la programmation pour les beaux jours vient d'être dévoilée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ça s'annonce très chaud. Pauline Lambert

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

L'été au Sucre

Du mercredi 3 juillet au dimanche 7 septembre, le rooftop de la Confluence, fidèle à sa volonté d'être un lieu à la fois musical et ludique, consacrera pour commencer chaque mercredi soir à un tournoi de ping-pong. Le jeudi, lui, sous pavillon de l'antenne française de l'ex-radio pirate londonienne Rinse FM, fera la part belle aux disquaires (Sofa le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Emile le 14...), DJs (Palma Sound System le 31 juillet, Perrine le 21 août, la team Macadam Mambo le 28...) et initiatives (comme le Rumble Festival, qui fera étape le 10 juillet) lyonnaises qui rythment la vie électronique de la ville.   L'exploration des cultures électroniques se poursuivra avec un véritable "Tour de France" des labels français qui montent le vendredi (de Versatile avec Étienne Jaumet le 4 juillet à Construct Re-Form avec An

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Les Nuits de Thèbes

SCENES | Au commencement âpre et foutraque, l'"Antigone" de Gwenaël Morin se révèle au fil du jeu captivante et juste, dans un décor naturel à couper le souffle : les ruines romaines surplombant l’amphithéâtre de Fourvière. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 6 juin 2013

Les Nuits de Thèbes

On a beau connaître la recette de Gwenaël Morin, elle déroute encore. «Pas de décor, pas de costume, c’était une putain d’idée», comme le chantait ironiquement Vincent Delerm. Dans son Antigone (d'après Sophocle), les costumes sont des vêtements basiques (nuisette, jupe) ; les quelques accessoires sont comme d’habitude composés de carton et de gros scotch ; les hommes sont joués par des femmes et vice-versa. Bref, la "patte Morin" est immédiatement reconaissable, y compris dans le choix du texte, un gros morceau du répertoire - Gwenaël Morin a pris l’habitude, hormis quatre Fassbinder récemment, de monter des chefs d’œuvres (Philoctète, Tartuffe, Lorenzaccio…) en lesquels il a, dit-il, «une confiance aveugle». Pari payant : avec la traduction simple et néanmoins très contemporaine (2004) d’Irène Bonnaud et Malika Hammou, le metteur en scène va à l’essentiel, une histoire familiale qui dégénère et se mêle à celle de la Cité. Antigone, gone (de Lyon) Antigone veut enterrer son frère Polynice auquel Créon, chef de la Cité et

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Sophocle on the rocks

SCENES | Théâtre / Wajdi Mouawad adapte Sophocle dans sa trilogie "Des terres" sans grands risques artistiques, hormis celui d’avoir confié à Bertrand Cantat la mise en musique rock des chœurs. Une idée discutable. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 13 novembre 2011

Sophocle on the rocks

Dramaturge boulimique remettant dans ses propres textes la tragédie au goût du jour, Wajdi Mouawad s’est lancé dans un projet ambitieux d’adaptation des sept pièces de son idole, Sophocle. Une première "fournée" est présentée aux Célestins qu’il est possible de voir d’affilée (6h30 au total) ou non : Les Trachiniennes, Antigone et Electre. Soit successivement les démêlés de trois femmes aux prises avec l’amour et la mort, le désir et la justice, la vengeance et le chaos. L’une des innovations les plus marquantes de Mouawad, et qui a fait couler beaucoup d’encre, est d’avoir confié la mise en musique et en chants du chœur à Bertrand Cantat (qu’il interprète avec trois autres musiciens sur scène, mais la distribution change cette semaine). Cette idée d’un coryphée rock est sympathique, donne leur rythme aux pièces, et l’on assiste à des passages assez saisissants, comme celui où Antigone "pète les plombs", danse et rugit sur un morceau très rock et noir-désien. Il y a d’autres séquences fortes, d’autres beaucoup plus discutables musicalement et certaines totalement ridicules, dans Les Trachniennes par exemple où Cantat chante a capella du Sophocle comme

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Louons Loyon

SCENES | Théâtre / Quand René Loyon propose une version «actualisée» d’Antigone, il ne cherche pas à «faire jeune». Pour montrer la pertinence et la persistance des (...)

Dorotée Aznar | Lundi 18 mai 2009

Louons Loyon

Théâtre / Quand René Loyon propose une version «actualisée» d’Antigone, il ne cherche pas à «faire jeune». Pour montrer la pertinence et la persistance des questions soulevées par la pièce de Sophocle, le metteur en scène prend le parti, finalement assez logique, de faire entendre le texte. Pour cela, il se débarrasse des décors, des costumes, et même des lumières. Les personnages évoluent dans un clair-obscur visant à restituer la tragédie qui se noue sous les yeux du spectateur. L’opposition entre la femme et l’homme, entre la jeunesse et l’âge mûr, entre la loi écrite et la loi non écrite, c’est ce qui se joue dans Antigone. Les fils d’Œdipe se sont livrés un combat à mort. Pour Étéocle, qui a défendu Thèbes, le nouveau roi décide d’organiser des funérailles officielles. La dépouille du frère ennemi, Polynice, sera quant à elle laissée sans sépulture, livrée aux chiens et aux rapaces. Toute personne s’opposant à cet édit sera punie de mort. Bravant l’interdiction, Antigone décide de rendre les derniers hommages au corps de son frère, préférant obéir aux lois d’en bas qu’à celles des hommes. À l’opposition martyr-tyran, le metteur en scène préfère substituer l’honnêteté des deux

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