Keren Ann "À coeur et à cordes"

Petit Bulletin Festival | ​Dans le cadre unique de la Chapelle de la Trinité, Keren Ann honorera l'invitation du Petit Bulletin festival de venir illuminer d'arrangements pour cordes ses plus belles chansons avec la complicité de l'indispensable Quatuor Debussy. Un exercice que l'auteur-compositrice affectionne particulièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Photo : (c) Amit Israeli


Depuis 2000, Keren Ann est l'une des grandes figures de ce qu'on appela jadis “la nouvelle chanson française”. Révélée par La Biographie de Lukas Philipsen et la chanson Sur le Fil, en même temps que par l'album Chambre avec vue, co-écrit avec Benjamin Biolay pour le vénérable Henri Salvador, énorme succès commercial et critique, la chanteuse franco-néerlandaise n'a cessé d'imposer sa patte intimiste au long une discographie qui lui a valu des comparaisons avec ses aînées Françoise Hardy ou Claudine Longet, tout autant qu'avec des figures du folk comme Joni Mitchell ou Leonard Cohen.

Voyageant sans cesse entre la France, les Etats-Unis et Israël, Keren Ann l'a également beaucoup fait musicalement, s'associant avec l'Islandais Bardi Johansson pour le projet Lady & Bird et enregistrant à New-York des disques aussi importants que Nolita et l'éponyme Keren Ann, hommage sur du velours au Velvet Underground. Surprenant son public avec l'album 101 et son single My name is trouble de pure veine électro-pop, la chanteuse, devenue maman en 2012 est revenue en 2016, sans les avoir jamais vraiment quittés, a ses amours folk sur You're gonna get love, 7ème album en 17 ans de carrière.

De quoi constituer un beau répertoire pour la scène, que Keren Ann viendra distiller avec bonheur et délicatesse au Petit Bulletin festival dans un écrin d'arrangements de cordes. Une configuration qu'elle apprécie particulièrement : « C'est même un exercice que je fais très souvent », confie la chanteuse, grande amoureuse de la production et des arrangements, qu'elle s'y attelle elle-même ou laisse cela au soin des plus prestigieux collaborateurs (Maxim Moston, Bjarni Þorvaldsson, Antoine Silverman, Avner Kelmer).

MAGIE ET ENVIE

L'occasion était trop belle, avoue-t-elle, de collaborer avec le Quatuor Debussy et de le faire en plus à la Chapelle de la Trinité où j'avais très envie de jouer. Dans un lieu comme celui-là tout rentre en jeu : la salle, le concert, la dynamique, l'énergie. C'est toujours magique pour un artiste de jouer dans ce genre d'endroit. Parce que ce sont des lieux qui, au- delà de leur acoustique exceptionnelle, ont leur histoire, une esthétique propre qui nous précède. ».

Mais ce n'est pas le prestige de ses accompagnateurs d'un soir, l'aura de la chapelle baroque ou cette volonté farouche de maîtrise qui ceint parfois les musiciens, qui vont mettre un surcroît de pression sur Keren Ann : « Les partitions des arrangements existent déjà, ce qui facilite beaucoup le travail en amont. Avec le Quatuor nous n'avons effectué qu'une lecture, après c'est vrai que pour chaque concert, on réajuste, on opère quelques finitions. J'ai ajouté deux ou trois choses. » Laisser le feeling et la magie du moment opérer, voilà ce qui importe surtout. Il en sera de même pour le choix des chansons qui n'est, dit-elle, pas tout à fait arrêté et qui, en dépit d'un format qui pourrait paraître corseté pour le profane, réservera sans doute, quelques surprises à tout le monde, à commencer par l'intéressée elle-même :

En général, il s'agit de chansons que j'ai envie de faire au moment de la préparation. Ce peut-être aussi fonction de l'orchestre, mais ça peut changer jusqu'au dernier moment avant le concert, en fonction de l'humeur de la journée.

Preuve que, même si l'exercice se révèle pour elle très différent de celui auquel elle s'était livrée en mai dernier pour la première fois en France avec une série de concerts solo baptisés « One night Alone », où il s'agissait de mettre son cœur sur scène et sans filet, on peut penser que ce concept à cordes, saura rendre grâce d'une manière tout aussi intime et authentique à l'univers feutré et sans filtre de Keren Ann.

KEREN ANN
Avec le Quatuor Debussy, à la Chapelle de la Trinité le samedi 28 octobre à 20h30


Keren Ann & le quatuor Debussy


Chapelle de la Trinité 29-31 rue de la Bourse Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le festival de Kahane

Pop | Il n'aura échappé à personne que Gabriel Kahane est l'un de nos chouchous, nous qui l'avions invité lors d'un Petit Bulletin Live à livrer son premier concert (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 11 février 2020

Le festival de Kahane

Il n'aura échappé à personne que Gabriel Kahane est l'un de nos chouchous, nous qui l'avions invité lors d'un Petit Bulletin Live à livrer son premier concert lyonnais en mars 2016, en compagnie du Quatuor Debussy, puis consacré une Une à son Book of Travelers, sublime auscultation itinérante de l'Amérique de Trump, qui lui avait valu de se produire deux soirs de suite au Théâtre de la Croix-Rousse en avril dernier. Depuis, l'auteur-compositeur-arrangeur, prodigieuse émanation de la génération dorée de la pop US (Sufjan Stevens, Nico Muhly, Bon Iver, Chris Thile...) a encore davantage trimballé ses galo

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L : « la chanson est une affaire de sensation »

Petit Bulletin Festival | Estampillée "futur de la chanson française" en 2011 avec son album "Initiale", L a su négocier les changements de direction, et même d'identité, sans jamais se trahir. Revenant avec son troisième album, "Chansons", à une forme de simplicité dont le charme néo-classique viendra hanter la Chapelle de la Trinité le temps d'un concert.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

L : « la chanson est une affaire de sensation »

Vous dites avoir toujours chanté, que c'était chez vous un genre de cérémonie familiale ? Pouvez-vous nous parler de votre premier contact avec la musique ? L : Ça remonte à loin. Mes parents ne sont pas musiciens à proprement parler mais il y a toujours eu beaucoup de musique à la maison, ils adoraient ça l'un et l'autre. À la maison on écoutait les Beatles, Otis Redding, Barbara, Mozart, c'était très éclectique. Je me suis mise à chanter toute petite, je n'ai pas de souvenir de moi sans chanter. À l'époque, je faisais déjà des spectacles devant tout le monde à longueur de temps. Entre chanter pour sa famille et monter sur scène, il y a un pas, comment vous êtes-vous retrouvée à en faire non seulement une activité sérieuse mais surtout un métier ? À vingt ans je pensais encore que j'allais faire des études et j'ai commencé à faire de plus en plus de musique, à rencontrer des musiciens qui sont devenus des compagnons de route comme Babx que j'ai rencontré quand j'avais 19 ans. Là j'ai su assez vite que je voulais pas faire autre chose. Après, il y a eu dix ans pendant lesquels j'ai commencé à écrire, à faire des petits co

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Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Petit Bulletin Festival | Il y a un peu plus de deux ans, Yael Naïm livrait trois Petit Bulletin Live pleins à craquer avec le Quatuor Debussy, dont deux à la Chapelle de la Trinité. Et c'est en cette même chapelle qu'elle revient à l'occasion du Petit Bulletin Festival, dans une toute autre configuration. Cette fois c'est avec le chœur Les Métaboles que la musicienne et chanteuse vient présenter un projet inédit ici, initialement créé pour la Philharmonie de Paris.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Pouvez-vous nous présenter Les Métaboles, le chœur qui vous accompagnera sur la scène de la Chapelle de la Trinité ? Yael Naim : Ce qui est particulier avec eux, c'est qu'au-delà du classique, ils ont un état d'esprit et une ouverture vers d'autres genres de musique. C'est un chœur qui peut chanter a cappella, avec un orchestre classique, ou comme dans notre cas, avec des musiciens pop. Il y a différents types de chorales, chacune a un peu sa texture, sa couleur, et sa démarche, et on a d'emblée aimé celle des Métaboles qui est vraiment particulière. Le fait qu'ils soient justement ouverts à d'autres expériences a rendu la rencontre vraiment intéressante. Accessoirement, en plus d'être incroyables musicalement, ils sont très gentils et très cool. Parfois dans le classique, les choses sont très institutionnelles, très cadrées, avec eux c'était très libre. Comment avez-vous fait leur connaissance ? On cherchait un chœur pour mener à bien une carte blanche à la Philharmonie de Paris. Au départ on nous a parlé du Jeune Chœur de Paris qui collabore souvent avec la Philharmonie. On était donc parti pour faire l

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Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Petit Bulletin Festival | Avant l'été, la figure de proue des Tindersticks Stuart A. Staples a publié "Arrythmia", son troisième album solo – le premier depuis douze ans, surprenant mélange d'atmosphères toutes staplesiennes et d'expérimentations sonores au long cours. Pour fêter ça à sa manière, il donnera son seul et unique concert (français, européen, mondial) à la Chapelle de la Trinité sur lequel il conserve, y compris pour lui-même, une part de mystère.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Il s'est passé douze ans entre vos deux derniers albums solo, Leaving Songs, sorti en 2006 et Arrythmia publié cette année. Pourquoi avoir attendu tant de temps pour vous exprimer à nouveau en solo ? Stuart A.Staples : Les choses étaient très différentes avec mes premiers albums solo [publiés coup sur coup en 2005 et 2006, NdlR]. Le groupe était en train de s'effondrer et j'ai commencé à comprendre que je devais prendre mes distances avec les Tindersticks. Ces disques relevaient davantage de la nécessité pour moi de continuer à avancer. Ensuite, les choses se sont réenclenchées avec les Tindersticks. Pour Arrythmia ç'a été très différent. Il s'agissait davantage de me confronter à des idées que j'avais en moi et dont je savais qu'elles n'appartenaient pas au monde des Tindersticks. Il m'a donc fallu trouver du temps pour les explorer seul et les mener à terme. C'est l'histoire de cet album. Comment et quand le concept de cet album qui vous ressemble, tout en étant très différent de vos productions précédentes, vous est-il apparu ? Il n'y a pas de concept derrière ce disque qui a été en réalité

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Cordes à gogo

Cordes en Ballade | Cordes en ballade, 20e édition ! Toute en joie, en étonnements multiples, en convivialité : le pari initial a dépassé les espérances.

Pascale Clavel | Mardi 19 juin 2018

Cordes à gogo

Depuis 20 ans, Cordes en Ballade est devenu une référence auprès des amoureux d’une musique exigeante, diverse et subtile. La direction artistique, menée depuis l’origine par le Quatuor Debussy, reste terriblement inventive. Douze jours de balades en Ardèche au cœur d’une programmation en forme de patchwork élégant, où chaque festivalier part à la rencontre de musiques improbables. Le Teil, Viviers, Antraigues-sur-Volane, Cruas, Alba-la-Romaine, Privas… partons flâner ! Cette 20e édition s’ouvre à la cathédrale Saint-Vincent-de-Viviers avec un hommage appuyé à Claude Debussy pour le centenaire de sa mort. Suit une programmation riche en expériences décalées : nous entrons de plain-pied dans la cuisine d’Offenbach, avec un concert de parodies d’opérettes où le Quatuor Debussy et les chanteurs solistes d’Orphéon la Compagnie Vocale s’associent pour interpréter ses plus grands tubes. Pour fêter les 20 ans du festival, le Quatuor Léonis se lâche dans un spectacle fou : Éclisse totale. Les musiciens déroulent une musique dans tous ses états, passent du rock

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Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

Petit Bulletin Festival | Le Petit Bulletin Festival revient les 26, 27 et 28 octobre en la Chapelle de la Trinité. Au programme, trois concerts uniques en compagnie d'L, Stuart A. Staples et Yael Naim.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

À peine refermé son volet printanier aux Subsistances, voici déjà que s'annonce les 26, 27 et 28 octobre la nouvelle version automnale du Petit Bulletin Festival. Toujours sis à la Chapelle de la Trinité, le programme propose trois spectacles uniques, tant qualitativement que quantitativement (autrement dit, vous n'aurez pas la possibilité de les voir ailleurs), au croisement de la pop, de la chanson et du classique. Cela débutera le vendredi 26 octobre avec L (alias Raphaèle Lannadère) dont le premier album, Initiale, armé d'un sens inouï de la poésie, avait charmé la critique en 2011 au point d'en faire un grand espoir de la chanson française. Accompagnée de deux violoncelles et de percussions, elle viendra présenter son troisième long format, Chansons, lui-même uniquement et subtilement habillé d'un quatuor à cordes et d'une harpe. Le samedi 27, c'est une petite légende de l'indie rock que les spécialistes reconnaîtront en la personne de Stuart A. Staples, ci-devant voix vibrante des Tindersticks, formation rock flirtant depuis 25 ans ave

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Un festival de talents (et de surprises)

Pépites | En plus d'Alela Diane, le Petit Bulletin Festival #2, ce sont deux autres têtes d'affiche, Cascadeur et Orchestra Baobab, et quatre jeunes talents fascinants. À noter aussi quelques concerts acoustiques et surprises à découvrir sur place pour lesquels il faudra prêter l'oreille. On n'en dit pas plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Un festival de talents (et de surprises)

Les têtes d'affiche Cascadeur C'est Cascadeur qui ouvrira le festival comme première tête d'affiche. Une tête d'autant plus reconnaissable qu'elle est casquée mais dont les mélodies et les atmosphères d'apesanteur pop ne sont pas moins inoubliables que la tenue de pilote-cascadeur qui va avec. Son dernier album, Caméra est une pépite. Et ses prestations live des rêveries. Orchestra Baobab C'est la touche sono mondiale du festival, au goût de légende. Car l'orchestre de bal ouest-africain, l'un des plus grands du genre, créé en 1970, à l'effectif pléthorique et changeant, aura connu une histoire aussi riche qu'accidentée. Reformé en 2000 après une longue absence, Orchestra Baobab vient présenter un hommage forcément jouissif à l'un de ses membres les plus éminents : El Hadj Ndiouga Dieng, décédé en 2016. Alors on danse ? Les découvertes Sage Pour beaucoup ce n'est pas à proprement parler une découverte puisque le dénommé Ambroise Willaume a déjà officié avec le trio Revolver qui connut un certain succès en mode pop de chambre au tournant des

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Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Petit Bulletin Festival | Quelques semaines après la sortie de son album Cusp qui embrasse la question de la maternité, Alela Diane sera l'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin Festival. À cette occasion, elle nous entretient de son rapport de mère et de femme avec sa vie de musicienne et le regard qu'elle porte sur le monde.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Cusp est un album sur la maternité, enregistré pendant votre seconde grossesse. Vous y évoquez votre expérience de mère et la difficulté d'être éloigné de son enfant pendant une tournée. La maternité a-t-elle fait de vous une artiste différente ? Alela Diane : C'est très compliqué de concilier la musique et le fait d'être mère. Aujourd'hui, je ne peux pas juste prendre ma guitare et décider de me mettre à composer. Je dois employer des trésors de stratégie pour trouver du temps pour travailler, être plus structurée et tout planifier. C'est pour cela qu'il était si important pour moi d'aller à Caldera [où elle a composé Cusp en résidence, au cœur de l'Oregon NDLR] de manière à me concentrer uniquement sur ma musique. Pour moi, cet album est aussi une sorte d'escapade. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été seule, ni eu l'occasion d'écrire dans de telles conditions. De me centrer sur moi-même, qui plus est loin de chez moi. Ça m'était soudain d'autant plus facile de réfléchir à ma vie à la maison que je n'y étais pas. À Caldera, les choses ont failli tourner court à cause d'une blessure au

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À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Petit Bulletin Festival | Depuis son retour aux affaires en 2000 après quinze ans d'éclipse, l'inoxydable Orchestra Baobab n'en finit plus d'enchanter ceux qui se laissent aller à savourer leur sucré cocktail de sonorités sénégalaises et afro-cubaines.

Sébastien Broquet | Mercredi 28 mars 2018

À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Fin 2016, l'on apprenait la mort de El Hadj Ndiouga Dieng, figure de proue de l'Orchestra Baobab, fier orchestre sénégalais à l'œuvre depuis des décennies, 1970 exactement. Loin de stopper l'aventure, ce décès a engendré un nouvel album lui rendant hommage, le bien nommé et magistral Tribute to Ndiouga Dieng paru l'an dernier, en souvenir de celui qui fut policier du côté de Dakar dans les 60's avant d'intégrer le groupe dès ses débuts, en compagnie d'Abdoulaye Mboup, Balla Sidibé, Rudy Gomis ou encore Médoune Diallo. Il était compositeur de l'une des plus belles perles d'un répertoire qui en compte beaucoup, le nonchalant Bul ma miin. Il faut dire qu'à l'ombre du baobab, bien des aventures ont été contées et pas toujours selon le cours d'un fleuve tranquille. C'est le saxophoniste Oumar Barro N'Diaye qui est chargé de former la première mouture du combo sur les cendres du Star Band, orchestre résident du club le Miami (dans la Médina à Dakar). Lequel Oumar est décédé depuis. Comme Abdoulaye Mboup, l'un des premiers chanteurs, dès 1974 dans un accident de voiture. Ou plus récemment,

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Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

MUSIQUES | De Cascadeur à Orchestra Baobab en passant par Sage, Alela Diane et tous les autres, petite sélection best of spéciale Petit Bulletin Festival #2. Même si le meilleur est à venir en live du 27 au 29 avril au Subsistances.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 février 2018

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

Hors d'œuvre, piqûre de rappel, ou occasion de découvrir un, deux, trois ou même les huit artistes invités, appelez-ça comme vous voulez. Mais face à l'éclectisme de la programmation du Petit Bulletin Festival #2, de la pop de Cascadeur et Sage au folk d'Alela Diane, de la révélation Nakhane sud-africaine au totem sénégalais Orchestra Baobab, de l'ovni Lior Shoov à un autre ovni nommé Isaac Gracie, le mieux est encore de mettre un peu d'ordre dans tout ça et de prêter une oreille attentive à cette belle palette de musiques. Classiques, nouveautés ou les deux des artistes précités achèveront sans doute de vous convaincre de réserver son week-end du 27, 28 et 29 avril.

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Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

MUSIQUES | Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival prendra ses quartiers aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril prochains avec pas moins de sept artistes au programme, de la folk à la pop en passant par la world music. En voici le détail.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 février 2018

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

C'est la verrière des Subsistances qu'investiront les artistes de la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival. En ouverture, le vendredi 27 avril, c'est le petit génie casqué Cascadeur qui viendra présenter son troisième album, à paraître le 30 mars et sur lequel il poursuit une œuvre aussi aérienne qu'énigmatique. Un disque plus cinématographique que jamais, jusque dans son titre Camera, que Cascadeur délivrera sur scène masqué mais sans fard en quatuor pop. Avant lui, c'est un autre prodige du genre, Sage, ex-Revolver qui fera apprécier, lui aussi en quatuor, son sens de la composition et des arrangements, déjà vus à l'œuvre, outre Revolver, aux côtés de Woodkid et The Shoes, et rassemblés sur de nouveaux titres comme sur ceux de son album éponyme, paru en 2016. Les deux musiciens français à la voix perchée et à la formation classique seron

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Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Vu à la TV | Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 décembre 2017

Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement envie de revivre l'émotion de ces concerts ? Ça tombe bien, en guise de cadeau de Noël, les meilleurs moments des trois concerts du festival, captés par Séquence SDP, seront diffusés sur TLM (Télé Lyon Métropole) pendant les fêtes selon le calendrier suivant : Cocoon avec le Quatuor Debussy : le 25 décembre à 21h. Rover : le 26 décembre à 20h. Keren Ann et le Quatuor Debussy : le 27 décembre à 20h. Quelle meilleure manière pour se remettre en douceur des agapes de Noël qu'un festin de musique ?

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Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

Aux Subsistances | En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 11 décembre 2017

Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en solo dans le cadre du quatrième Petit Bulletin Live. La voici qui nous promet de belles retrouvailles le 28 avril prochain, cette fois ci pour la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival qui se tiendra aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril 2018. La chanteuse de Nevada City viendra nous présenter les chansons de son nouvel album Cusp à paraître en février et dont on peut déjà entendre un émouvant extrait, Emigré, qui se penche depuis les États-Unis sur la condition des migrants en Afrique et en Europe. La mise en vente de la billetterie sera annoncée prochainement.

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Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Pop Contemporaine | La première édition du Petit Bulletin Festival s'est achevé ce dimanche 29 octobre en La Chapelle de la Trinité. Une première réussie avec trois concerts complets mais surtout trois moments hors-du-temps dans la droite ligne de l'ambition du festival : proposer des concerts pas comme les autres. Ce qui fut fait et pas qu'un peu avec Cocoon, Keren Ann et Rover. Petit bilan pour la bonne bouche.

Stéphane Duchêne | Lundi 30 octobre 2017

Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Ça y est, c'est terminé et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est passé vite. Le Petit Bulletin Festival s'est achevé dimanche soir après trois soirs de concerts vibrants en une Chapelle de la Trinité comble à chaque fois. De public, mais aussi d'émotions. Tout avait commencé le vendredi soir avec la création opérée par Cocoon et baptisée Chupee Chapel. Accompagné de la pianiste et chanteuse Thea et, sur certains morceaux, du Quatuor Debussy, c'est un Mark Daumail aux anges qui entamait le concert par un Cathedral joué au milieu du public et sans micro, avant de délivrer un mélange des classiques de Cocoon (On my way, Hummingbird, Tell me, Comets, Sushi) et d'extraits de son dernier album, W

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Rover « La petite enfance des chansons »

Petit Bulletin Festival | Au sortir d'une longue tournée consécutive à la sortie de son deuxième album, Let It Glow, Rover remet le couvert avec Out Of The Blue, nouveau concept scénique qui le voit revenir aux sources de la création de ses chansons et qui passe par le Petit Bulletin festival, en compagnie du violoncelliste Gaspar Claus.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Rover « La petite enfance des chansons »

Comment s'est passé l'après Let it Glow et la tournée qui s'en est suivi ? Rover : C'était une très belle tournée, très dense et très riche. Très inspirante. La première tournée, on a tendance à davantage la subir qu'on ne la vit, tout va très vite. La deuxième on prend le temps, ça permet d'être pleinement dans la musique. C'est différent. Ce n'est pas forcément mieux, mais différent. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Les débuts ont été chaotiques du fait des attentats du Bataclan. Le disque était sorti une semaine avant. On a fait la tournée dans ce contexte avec ce genre d'émotion très forte qu'on n'arrive pas à expliquer. Mais ces émotions, la musique permet de les vivre, et de les assimiler un tout petit peu. Quelle est l'origine du projet scénique Out Of The Blue ? En quoi consiste-t-il ? Out Of The Blue signifie en anglais “sorti de nulle part”. Ça fait référence à quelque chose qu

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Cocoon « Le Quatuor Debussy, c'est la cerise sur le gâteau »

Petit Bulletin Festival | 10 ans après le succès de Chupee, tube emblématique de Cocoon jamais passé de mode, son maître d'œuvre Mark Daumail vient clore au Petit Bulletin festival la tournée de son troisième album de folk gracile et anglophone, Welcome Home, par un concert très particulier pour quatuor à cordes. Un événement baptisé Chupee Chapel que le Clermontois attend avec impatience.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Cocoon « Le Quatuor Debussy, c'est la cerise sur le gâteau »

Le premier album de Cocoon a dix ans cette année, le projet a connu une petite éclipse de quelques années, entrecoupée notamment de votre album solo. Le retour à Cocoon a-t-il été quelque chose de naturel ? Une sorte de retour à la maison, comme peut l'indiquer le titre de l'album, Welcome home ? Mark Daumail : Complètement. Cocoon, c'est mon projet de toujours, celui d'avant le succès. Je l'ai laissé un peu de côté avec le départ de Morgane, qui était avec moi sur les deux premiers albums. Mais en même temps, comme il y a eu un impact assez fort de Cocoon à un moment, on continuait à m'en parler beaucoup. Et puis mon fils est né pendant l'exploitation de mon album solo, malheureusement avec des problèmes de santé. Il a dû être hospitalisé et là on est parti avec mon épouse pour un tunnel d'hôpital. C'est là que je me suis retrouvé à reprendre la guitare acoustique, et sans m'en rendre compte à faire un disque de Cocoon, dans les règles

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Un festival, trois étoiles

Petit Bulletin Festival | Rosemary Standley et Dom La Nena, Benjamin Clementine, San Fermin, Alela Diane, Piers Faccini et Vincent Segal, Bruce Brubaker plays Philip (...)

La rédaction | Mercredi 20 septembre 2017

Un festival, trois étoiles

Rosemary Standley et Dom La Nena, Benjamin Clementine, San Fermin, Alela Diane, Piers Faccini et Vincent Segal, Bruce Brubaker plays Philip Glass, Gabriel Kahane, Yael Naim, The Apartments, Pedro Soler et Gaspar Claus, Chris Thile, Thomas Dybdahl... Depuis novembre 2013, ce sont pas moins de 15 concerts, organisés en partenariat avec Rain Dog Productions, qui ont régalés les spectateurs dans le cadre des Petit Bulletin live. L'idée : inviter un artiste à se produire dans un lieu exceptionnel, atypique, ou les deux : Chapelle de la Trinité, Théâtre des Ateliers, Temple Lanterne, Sucre, Subsistances ou Comédie Odéon. Des artistes confirmés ou à découvrir dans une configuration musicale parfois inédite et souvent intime. La formule a fait ses preuves et quelques heureux, à commencer par nous, mais nous avons décidé de la modifier. Après tant de concerts parsemant la saison musicale, place à un format festival dont la première édition, en collaboration avec Les Grands Concerts se t

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Cordes en Ballade, le festival vagabond

Cordes en Ballade | Pour sa 19ème édition, le festival Les Cordes en Ballade nous emmène parcourir le monde entier à la rencontre des "cultures en harmonie". Au cœur de l’Ardèche méridionale, le Quatuor Debussy, initiateur de l’évènement, a su conquérir un large public.

Pascale Clavel | Mardi 20 juin 2017

Cordes en Ballade, le festival vagabond

Ce festival de musique classique itinérant ne ressemble à aucun autre. Depuis sa création, il est poussé par une exigence de grande qualité artistique et une volonté constante d’ouvrir le répertoire classique à d’autres formes musicales. Une douzaine de concerts en dix jours dans un cadre merveilleux et souvent inattendu : en plein air, dans des églises romanes, au beau milieu d’une longue randonnée. Le Quatuor Debussy vient même d’inaugurer des siestes musicales. Dans un monde en tensions permanentes, le thème qui traverse Cordes en Ballade ne peut que séduire : "cultures en harmonie", où comment nos différences peuvent nous rapprocher, comment la musique peut casser les frontières ? Rien d’anecdotique, le tout puissamment tricoté pour offrir un moment d’harmonie et de fraternité. En ouverture du festival, dans la cathédrale Saint-Vincent de Viviers, le Quatuor Debussy et le violoniste Jasser Haj Youssef nous invitent à un moment de métissage musical, entre un orient et un occident aux sonorités chaudes, aux influences multiples. Un autre soir, à l’église Saint-Louis de Villeneuve de Berg, c’est une autre hi

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Le Petit Bulletin Festival, première !

Festival | C'est décidé ! Nous lançons notre propre festival, en partenariat avec nos amis de Rain dog productions et en coréalisation avec Les Grands Concerts ! La suite logique des PB Live itinérants, qui se sont baladés dans la cité depuis novembre 2013, accueillant Benjamin Clementine ou encore Gaspar Claus & Pedro Soler. Cette première édition du Petit Bulletin Festival se déroulera du 27 au 29 octobre, à la Chapelle de la Trinité.

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Le Petit Bulletin Festival, première !

Trois artistes majeurs de la scène pop française vous invitent à découvrir leur "atelier", en se produisant en solo. Sans les musiciens qui les entourent habituellement sur scène, Cocoon, Keren Ann et Rover replongent à la source de leur inspiration et livrent des versions intimes, proches des premières ébauches de leurs compositions. En accord parfait avec l’acoustique de la Chapelle de la Trinité, Le Petit Bulletin Festival a convié des musiciens classiques (cordes, quatuor, violoncelle) à les rejoindre sur scène pour des collaborations inédites. Cocoon On se souvient du succès de Cocoon il y a une dizaine d'années, de ses tubes d'une douceur tantôt amère, tantôt sucrée. Si Mark Daumail a mis le projet entre parenthèses pendant quelques années, le temps de vivre l'aventure solo qui le chatouillait, le voici revenu dans son cocon séminal, avec le bien nommé Welcome Home, paru l'an dernier. Sans Morgane Imbeaud, cette fois mais, ça et là, bien accompagné, sur des duos avec Natalie Prass et Matthew E. White, également producteur de l'album

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Gabriel Kahane : « Trouver le meilleur moyen de raconter une histoire »

MUSIQUES | Aussi à l'aise en balade folk qu'en musique de chambre, Gabriel Kahane, nouveau petit génie de la pépinière pop de Brooklyn, saute moins les barrières des genres musicaux qu'il ne les évite avec grâce. The Ambassador, son album consacré à l'histoire et à la géographie... de Los Angeles, sa ville natale, laisse ainsi ses talents multiples de compositeur, conteur et arrangeur exploser à la face de l'auditeur. En attendant de se présenter aux Subsistances le 24 mars en Petit Bulletin Live avec le Quatuor Debussy, l'intéressé s'est livré à une longue explication de textes.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 mars 2016

Gabriel Kahane : « Trouver le meilleur moyen de raconter une histoire »

Quand Philip Glass [prince de la musique répétitive et/ou minimaliste mais pas que NDLR] a commencé à sortir de son pré-carré expérimental pour se tourner vers des esthétiques plus pop, il a beaucoup été critiqué. Aujourd'hui, les choses sont très différentes. La génération musicale dont vous êtes issu, on pense à Nico Muhly, Sufjan Stevens, Ellis Ludwig-Leone de San Fermin, Bryce Dessner de The National – souvent élevés dans l'académie musicale, diplômés de formation classique – semble absolument attachée à briser les barrières entre les genres, composant indifféremment de la pop qui ressemble à de la musique de chambre, du folk, des ballets. On apprend, quand on lit vos interviews, que cette question du genre vous indiffère totalement pour ne pas dire qu'elle vous agace beaucoup. Gabriel Kahane : Absolument. L'obsession du genre à notre époque est le produit d'une vision étroite des choses. Jusqu'à l'avant-guerre, avant cette espèce de décollage de l'académisme musical, nous avons au moins trois siècles pendant lesquels les compositeurs que l'on qualifiera de classique étaient vraiment engagés sur le terrain de la musique vernaculaire et de la musique f

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L'esprit de Kahane

MUSIQUES | Virtuose aux talents multiples comme New York en a produit de bien beaux ces derniers temps, compositeur — au sens classique du terme — songwriter, storyteller, Gabriel Kahane est surtout un génie, d'une grande humilité, de la variation sur un même thème. Il le prouve sur le sublime album The Ambassador, dédié aux mystères de Los Angeles, que ce caméléon vient nous présenter en PB Live.

Stéphane Duchêne | Jeudi 31 mars 2016

L'esprit de Kahane

Dans L'Esprit de Caïn, un film mineur de Brian de Palma, le Dr Carter Nix, psychiatre et fils de psychiatre, a développé au cours de son enfance des personnalités multiples qui reviennent le hanter. Il est à la fois Carter mais aussi Josh, un garçon apeuré, Margot, et surtout Caïn, son double maléfique. Un trouble de la personnalité, certes musicale, c'est toujours ce que nous évoque cette scène new-yorkaise (Nico Muhly, Sufjan Stevens, Bryce Dessner de The National). Élevés au grain de la formation académique et de l'expérimentation tout autant qu'exposés à l'ère du temps pop, tout se passe comme si chacun d'eux, pris de schizophrénie, avait développé un "monstre" intérieur à plusieurs têtes qu'il faudrait nourrir par tous les moyens : ballet le lundi, pièce de danse le mardi, tube pop le mercredi, morceau de chambre le jeudi, concert acoustique le vendredi et avec orchestre le samedi. À bout de genre Cet Esprit de Caïn c'est aussi un peu l'Esprit de Kahane. Gabriel de son prénom. Moins connu dans nos contrées, cet autre new-yorkais ne déroge guère à la description que l'on vient de faire de ses amis. Alliant avec la m

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Yael Naim de retour en avril

MUSIQUES | Ça y est, le Petit Bulletin Live additionnel de Yael Naim et du Quatuor Debussy (le 31 janvier à la Chapelle de la Trinité) est lui aussi complet. Vous (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 18 décembre 2015

Yael Naim de retour en avril

Ça y est, le Petit Bulletin Live additionnel de Yael Naim et du Quatuor Debussy (le 31 janvier à la Chapelle de la Trinité) est lui aussi complet. Vous savez ce qu'on dit : jamais deux sans trois. Notez donc que tout cet intrépide petit monde (dont on peut entendre une première collaboration sur l'EP Older Revisited) se retrouvera le 9 avril, cette fois à la Salle Rameau, et une fois encore sous notre bannière oculaire.

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Yael Naim : c'est complet, mais...

MUSIQUES | Il y a peu, nous avions le regret de vous annoncer l'annulation du PB Live de San Fermin – le groupe ayant choisi de prendre ses distances (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 novembre 2015

Yael Naim : c'est complet, mais...

Il y a peu, nous avions le regret de vous annoncer l'annulation du PB Live de San Fermin – le groupe ayant choisi de prendre ses distances avec le climat menaçant qui est le nôtre en ce moment. Cette fois, nous avons le plaisir de vous faire savoir que celui scellant les retrouvailles de Yael Naim et du Quatuor Debussy le 30 janvier à la Chapelle de la Trinité est complet. Pour la peine, ils remettront le couvert le lendemain, le 31 donc, au même endroit. Au figuré hein ! http://www.petit-bulletin.fr/live/yael-naim.html

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La musique de chambre sans domicile fixe

ACTUS | ​Le lyrique a l’Opéra, le symphonique l’Auditorium, le baroque la Chapelle de la Trinité… Mais : et la musique de chambre ?

Philippe Yves | Mardi 22 septembre 2015

La musique de chambre sans domicile fixe

À Lyon, la question se pose pour les mélomanes en quête d'intimité, du plaisir d’écouter la musique en petit format, comme pour ceux qui préfèrent l’épure des sonates et quatuors aux grands raouts orchestraux. Où écouter – et dans de bonnes conditions sonores – de la musique de chambre ? L’offre de concerts est pourtant abondante et de qualité, mais les lieux pas toujours appropriés. À l’ONL, les membres de l’orchestre se produisent dans l’immensité du plateau de l’Auditorium, tandis que ceux de l’Orchestre de l’Opéra investissent le cadre sublime – mais acoustiquement discutable – du Grand Studio du Ballet. L’association Fortissimo, elle, présentera une septième saison de concerts alléchante en invitant de très beaux artistes à se produire dans le cadre peu glamour et si mal identifié du Palais de la Mutualité – Salle Édouard Herriot (vous connaissez ?) où, là encore, l’écrin n’est pas à la hauteur. Dis, Molière, quand reviendras-tu ? Et pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Le joyau lyonnais de la musique de chambre, c’est assurément la Salle Molière, port idéal en tout point de la musique de chambre (600 places, acoustique cha

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Yaël Naïm et le Quatuor Debussy en PB Live

MUSIQUES | À la faveur d'un concert d'après Fourvière au Lavoir Public, le 15 juin dernier, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Yaël Naïm et le Quatuor Debussy en PB Live

À la faveur d'un concert d'après Fourvière au Lavoir Public, le 15 juin dernier, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) sont tombés en amour. D'où l'idée de prolonger cette expérience de manière plus durable, plus travaillée et surtout plus publique (la capacité du Lavoir étant ce qu'elle est). La chanteuse et le quatuor baroque se retrouveront donc le 30 janvier 2016 en la Chapelle de la Trinité pour un PB Live forcément exceptionnel (ils le sont toujours) qui revisitera avec douceur – et les arrangements du Debussy – le répertoire passé et présent de Yael. Grâce lumineuse et cordes sensibles garanties. Informations et préventes : http://www.petit-bulletin.fr/live/yael-naim.html

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Cordes en Ballade - Du 2 au 14 juillet à Viviers (07)

MUSIQUES | «Le violon, de deux choses l’une ; ou tu joues juste, ou tu joues tzigane.» Cet été, Les Cordes en Ballade tordent le cou à cette chanson de Bobby Lapointe et prennent pour thème "Alla Zingarese" : à la tzigane. Philippe Yves

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Cordes en Ballade - Du 2 au 14 juillet à Viviers (07)

Chaque été, le versatile Quatuor Debussy quitte Lyon pour faire vibrer les cordes sensibles des villages d’Ardèche lors de son festival Les Cordes en Ballade. Une quinzaine de jours durant, concerts, masterclasses et rencontres ont pour décor les églises, chapelles, cours et cloîtres du département. Les Debussy, directeurs artistiques du festival, ont beau être les instigateurs de ces ballades, ils n’oublient pas pour autant d’être partageurs et invitent à les rejoindre de brillants solistes, mais aussi des nouveaux talents, au sein d’une académie pour jeunes quatuors européens. L’âme tzigane, thème de cette édition 2015, c’est l’art du contraste : passer de l’allégresse au plus vibrant pathos en un claquement d’archet. Et le programme de cette 17e édition sera riche en contrastes, dessinant des allers-retours entre folklore, klezmer et musiques savantes. Des voyages qui s’annoncent passionnants et mettent en évidence l’influence que le folklore hongrois a exercé sur des compositeurs tels que Brahms, Dvorak, Bartok, Liszt ou les contemporains Kurtag (fil rouge du festival) et Philippe Hersant. Côté solistes, on re

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"Opus" : musique de haute voltige

SCENES | En 2013, les Nuits de Fourvière étaient illuminées par "Opus", rencontre au sommet de la compagnie Circa et du quatuor Debussy le temps d'une vision sublimée d'un art collectif. Bonne nouvelle, celles de 2015 le sont aussi. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 9 juin 2015

René Magritte, surréaliste belge adepte de l'illusion, peignait en 1929 La Trahison des images avec au centre de la toile une pipe et en sous-titre «Ceci n'est pas une pipe». La création Opus, définie comme du cirque puisqu'il faut une case, pourrait être sous-titrée «Ceci n'est pas du cirque», tant c'est bien plus que cela. Comme le peintre susmentionné, la compagnie Circa et le quatuor Debussy, à l'origine de cette magnétique proposition, sont également adeptes de l'illusion et de l'enchantement. De peinture il n'est donc pas question ici mais d'un spectacle d'une grande virtuosité mêlant danse et nouveau cirque, dont les 14 acrobates de la compagnie australienne Circa (venue l'an passé avec le troublant et féerique Beyond) se font les fervents représentants, accompagnés par le quatuor Debussy, ensemble lyonnais qui depuis plus 25 ans réinvente la musique de chambre. C'est dans leur amour partagé pour les compositions du russe Chostakovitch que la collaboration a émergé, dont les notes mélodiques se sont transformées en narration visuelle où les corps repoussent sans cesse leurs limites dans le jeu, qu'il soit musical ou e

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Cordes en voyage

MUSIQUES | En plein cœur de l’Ardèche, le Festival Cordes en Ballade prépare une seizième édition latine. Le Quatuor Debussy à la commande depuis l’origine, on s’attend à de l’inattendu, forcément ; à de l’humour et du décalage parfois ; à de la haute volée musicale toujours. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 26 juin 2014

Cordes en voyage

Le Quatuor Debussy, par tous ses projets, bouscule sans modération la chose artistique, revigore nos oreilles endormies. Le festival Cordes en Ballade, dont il a la charge, ne fait pas exception. Ses trois dernières éditions ont même impulsé une dynamique encore plus inattendue : en 2011, "On en pince pour les cordes" explorait la musique française par le biais des cordes pincées ; l'année suivante, "Welcome America !" déroulait une humoristique "Route 07" musicale, homologue ardéchoise de la fameuse Route 66 ; enfin, en 2013, Cordes en Ballade avait ébloui par un mélange subtil de musique classique, contemporaine et de jazz, sous l'intitulé "De Bach à Haydn, la musique en héritage". Pour l’édition 2014, un cran supplémentaire est franchi. Avec "Viva Latina !", c’est tout un répertoire coloré et sensuel qui nous est donné à entendre. Une programmation sur les pas des conquistadors qui nous emmènera au Portugal, en Amérique du Sud et en Espagne.   Métissage, éclectisme et jubilation   Ils exultent toujours, les Debussy, lorsqu’ils concoctent une nouvelle programmation. Cette édition les voit se lâcher un peu plus, et c'est peu dire que l

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Comme un poisson dans l'opéra

SCENES | Sept ans après sa création à (feu) la Biennale du Théâtre jeune public, voici revenir "Jérémy Fisher", conte lyrique sur l’altérité et le courage d’être soi. On replonge. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 3 juin 2014

Comme un poisson dans l'opéra

Le récit tient en une phrase : un couple de pêcheurs engendre un enfant aux mains palmées et qui se recouvre d’écailles en grandissant. De cette histoire tragique et fantasmagorique, écrite par Mohamed Rouabhi en 2002, Michel Dieuaide a fait, cinq ans plus tard, un conte lyrique destiné aux enfants. Les travaux d'une telle importance à l'adresse des futurs spectateurs de "grandes" pièces sont rares ; ceux qui ne les considèrent pas comme un public au rabais encore plus. Le prestigieux Quatuor Debussy et sans cesse renouvelée Maîtrise de petits chanteurs de l’Opéra sont aux commandes de celui-ci. Michel Dieuaide, ancien co-directeur de la Biennale du Théâtre jeune public et du Théâtre des Jeunes années – avant qu’il ne devienne le TNG avec Nino d’Introna – assure lui la mise en scène, organisant le plateau comme un large espace de lecture, avec un îlot central d’où est dite l’histoire et des galets parsemés tout autour comme autant de sièges pour les enfants de la Maîtrise qui, même lorsqu’ils ne chantent pas, sont totalement acteurs du spectacle. Le Quatuor n’est lui non plus pas relégué à une fosse, mais parti prenante du dispositif - au point d'être parfois pris à part

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Il pleut des cordes

MUSIQUES | Pour la quinzième édition de Cordes en Ballade, intitulée "De Bach à Haydn, la musique en héritage", le quatuor Debussy a mijoté une programmation culottée et jouissive, remplie de petits objets musicaux rares. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Mardi 18 juin 2013

Il pleut des cordes

Quinze ans que le Quatuor Debussy imagine avec Cordes en Ballade un festival pour tous, les érudits et les grands connaisseurs de musique de chambre comme les vacanciers en tongs assoiffés de beauté. Quinze ans qu'il fidélise au cœur de l'Ardèche un public toujours plus en demande et fait venir les interprètes les plus prestigieux que compte la musique contemporaine et, cerise sur les cordes, renouvelle la forme même de l'événement, fort des parti pris et de l'audace artistique qu'on lui connaît - quel que soit le projet, quel que soit le lieu, ses membres ont toujours des idées plein leur tête bien faite. Cordes en Ballade respire en effet la santé et cette édition 2013, qui déroulera le tapis rouge pour Bach et Haydn d'une façon aussi singulière que décalée et émouvante, ne devrait pas changer la donne.  Bizarre, bizarre… Dans un contrepied dont ils ont le secret, les Debussy ont invité marionnettistes, danseurs de hip hop et musiciens de jazz à magnifier les œuvres des deux maîtres du baroque aux côtés de la violoniste Hélène Schmitt et de la violoncelliste Ophélie Gaillard. La soi

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Musique de chambre avec vue

MUSIQUES | Dans le monde confidentiel de la musique de chambre, le Quatuor Debussy fait office d’ovni bienvenu. Il propose à l’infini des rencontres avec des univers artistiques étonnants : choc esthétique assuré. Depuis plus de vingt ans, les quatre instrumentistes font le bonheur des mélomanes avides de nouveautés fines et réjouissantes. Rencontre avec Christophe Collette, la force tranquille du Quatuor. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Dimanche 26 février 2012

Musique de chambre avec vue

Que dire de votre identité ? De cette pâte sonore qui vous rend si reconnaissable ?Christophe Collette : On nous a toujours dit, depuis les premières notes que nous avons jouées, que nous avions une sorte de "palette française". Certains quatuors mettent en avant une virtuosité, une puissance sonore. Notre définition du son se trouve plus dans la finesse, dans la transparence, dans l’équilibre entre les voix. Ce qui fait notre force, c’est que nous allons souvent nous confronter aux autres arts. La saison prochaine nous allons nous frotter au monde de la marionnette : nous préparons un très beau spectacle avec la Compagnie Émilie Valantin autours d’un conte de Perrault et des quatuors de Haydn. Nous allons également nous confronter au jazz, au tango, au slam, au rap. Nous avons toujours envie de décloisonner. Le changement de violoncelliste, voilà une saison, a t-il fragilisé l’identité du Quatuor ?Ce changement était volontaire et s’est fait dans la douceur puisque nous avons répété quatre mois avec les deux violoncellistes. Contrairement à ce qu’on peut penser, un changement, s’il est bien préparé, reste un enrichissement p

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L’opéra a du nez

MUSIQUES | L’Opéra de Lyon ouvre sa saison avec un Nez d’anthologie, étonnant et déconcertant, celui de Dimitri Chostakovitch, compositeur russe plus connu pour sa musique de chambre sombre et bouleversante, que le quatuor Debussy fera entendre en parallèle de l'événement. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 29 septembre 2011

L’opéra a du nez

Le Nez, qui vient d’avoir un vif succès au Festival d’Aix cet été, arrive à Lyon et les mélomanes de tous poils vont être séduits, c’est certain. Le triomphe d’Aix n’est pas dû au hasard. Prenons un bon chef à la tête de l’orchestre de l’opéra — Kazushi Ono ; un plasticien-metteur en scène hors cadre, au regard décalé et amusé sur le monde de l’opéra — le Sud-africain William Kentridge ; et une œuvre peu connue d’un compositeur russe visible mais pas trop : vous obtiendrez un moment singulier, une expérience unique. Le Nez, c’est tout d’abord une nouvelle surréaliste de Nicolas Gogol, avant de devenir le premier opéra de Dimitri Chostakovitch, écrit lorsque le compositeur avait 24 ans. L’intrigue peut paraître simple : Platon Kovaliov découvre un matin que son nez a disparu. Passé un moment de stupeur, il part à sa recherche. Après de nombreuses et loufoques péripéties, le nez reviendra a sa place. Les audaces de cette œuvre ont vite été sanctionnées : le Nez fut interdit par le régime soviétique en 1930, juste après sa création. Sous la baguette de Kazushi Ono, l’orchestre se donne sans compter et offre avec générosité toute l’ironie et l’âpreté de la partition, montre toutes l

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2.011, l'été “101”

MUSIQUES | Lundi 25 juillet

Dorotée Aznar | Mardi 12 juillet 2011

2.011, l'été “101”

Bien qu'elle soit supérieurement douée pour écrire des chansons, Keren Ann est longtemps restée dans l'ombre. D'Henri Salvador, d'Emmanuelle Seigner, de Suzanne Vega... Et même de Benjamin Biolay, son alter ego et vieux comparse de studio. Si le Trash Yéyé a eu besoin de La Superbe pour récolter sa moisson de lauriers, il aura bien fallu six albums à Keren pour se faire un prénom. Jouer les gangsters, affublée d'un gun et d'une coupe au bol, sur la pochette de 101, pour capter l'attention. 101 comme le psaume de l'Ancien Testament qui porte ses initiales. 101 comme le titre d'un autre album, le mythique live de Depeche Mode. Une référence qui, on l'espère, lui rendra toute la lumière qu'elle mérite lors de son concert aux Nuits de Fourvière. En live et en blonde, l'Israelo-hollandaise apparaît comme une dominatrice, qui règne sur son groupe avec la fougue de celle «qui dormira dans la tombe». Histoire, peut-être aussi, de rappeler qu'elle n'est pas née de La Dernière Pluie. Et qu'avec plus d'un live tour dans son sac, elle pourrait même faire de l'ombre à Bryan Ferry. SL

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Son nom est trouble

MUSIQUES | C’est tout auréolée de la réussite de son dernier album “101“ que Keren Ann viendra nous rendre visite au Théâtre antique de Fourvière le 25 juillet. Regard sur le parcours de cette chanteuse à l’irrésistible fragilité. François Cau

Dorotée Aznar | Mardi 12 juillet 2011

Son nom est trouble

Si l’on se cantonnait à des éléments disparates de sa biographie artistique, on aurait de furieuses raisons de ne jamais Ô GRAND JAMAIS prêter ne serait-ce qu’une oreille à la production discographique de mademoiselle Keren Ann Zeidel. Elle débute sa carrière en 1998 en campant une agent du Mossad dans K d’Alexandre Arcady, certes l’un des moins mauvais films du terrible réalisateur, mais tout de même. L’année suivante, elle bifurque sur la voie musicale et décroche un premier succès public au sein de son groupe Shelby avec le single 1+1, dont les fortes résonances post-adolescentes pourraient se résumer à travers les paroles «La Terre tourne comme une orange amère, je peins en vert l’univers». Plus récemment, son nom s’est retrouvé dans la liste des soutiens publics à la création d’Hadopi, aux côtés de M Pokora et Camaro. On en profite pour rappeler à quel point la primauté de l’anecdotique nuit gravement au bon sens critique, et une fois mises de côté ces informations, on encourage fortement à plonger dans la discographie de Keren Ann. LES PROMESSES DANS L’OMBRE D’ailleurs, si l’on voulait apporter des gages de qualité pour sa défense, on citerait illico

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Requiem de Mozart

MUSIQUES | Pendant le Festival Mozart, le très fameux Requiem va sonner, mais de manière toute particulière et déroutante. Le lundi 28 mars, dans la grande salle de (...)

Pascale Clavel | Jeudi 17 mars 2011

Requiem de Mozart

Pendant le Festival Mozart, le très fameux Requiem va sonner, mais de manière toute particulière et déroutante. Le lundi 28 mars, dans la grande salle de l’Opéra de Lyon, le Quatuor Debussy donne une transcription pour quatuor à cordes de l’œuvre vocale la plus jouée dans le monde. Scandale ? Pas du tout. Le texte n’existe plus ? Celui qui fait tout le sens religieux de l’œuvre ? Et bien le Quatuor Debussy a réussi l’impensable. Sous cette forme – et grâce à un travail de recherche très intelligent – le Requiem ne perd pas une once de spiritualité, il reste d’une puissance émotionnel rare, d’une beauté mystique étonnante. Une nouvelle lecture pleine d’esprit. PC

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