Rover « La petite enfance des chansons »

Petit Bulletin Festival | Au sortir d'une longue tournée consécutive à la sortie de son deuxième album, Let It Glow, Rover remet le couvert avec Out Of The Blue, nouveau concept scénique qui le voit revenir aux sources de la création de ses chansons et qui passe par le Petit Bulletin festival, en compagnie du violoncelliste Gaspar Claus.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Photo : (c) Julien Mignot


Comment s'est passé l'après Let it Glow et la tournée qui s'en est suivi ?
Rover :
C'était une très belle tournée, très dense et très riche. Très inspirante. La première tournée, on a tendance à davantage la subir qu'on ne la vit, tout va très vite. La deuxième on prend le temps, ça permet d'être pleinement dans la musique. C'est différent. Ce n'est pas forcément mieux, mais différent. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Les débuts ont été chaotiques du fait des attentats du Bataclan. Le disque était sorti une semaine avant. On a fait la tournée dans ce contexte avec ce genre d'émotion très forte qu'on n'arrive pas à expliquer. Mais ces émotions, la musique permet de les vivre, et de les assimiler un tout petit peu.

Quelle est l'origine du projet scénique Out Of The Blue ? En quoi consiste-t-il ?
Out Of The Blue signifie en anglais “sorti de nulle part”. Ça fait référence à quelque chose qui émerge comme ça : une idée, une chanson, une histoire d'amour. Notre métier nous fait vivre beaucoup de moments comme ça. Au-delà de son sens, l'expression m'a toujours plu. Le projet, lui, est venu un peu par hasard quand on m'a proposé trois soirs de carte blanche à l'Amphithéâtre de la Philharmonie de Paris, en mai dernier. La carte blanche c'est à double tranchant : d'abord on est très excité, ensuite on panique. Mais l'idée m'est venue, étant donnée la configuration de la salle et cette grande liberté, de proposer un spectacle autour de l'étape du chemin d'une chanson qui est rarement mise en avant : l'étape de la maquette. Travaillant seul et ayant un rapport très intime avec la musique, c'est quelque chose que je ne partage pas et j'avais envie de faire une parenthèse autour de cet instant, de me présenter sur scène avec le matériel que j'ai à la maison ou dans les lieux où je travaille, me rapprocher du son qui est celui des maquettes en m'accompagnant d'un seul musicien, Sébastien Collinet. Ça m'a m'a tellement plu qu'on s'est dit avec mon tourneur qu'ont pouvait aller approfondir ce spectacle dans d'autres lieux atypiques.

Ce versions de vos chansons peuvent évoluer d'un concert à l'autre ?
Oui et non. On s'est laissé la grande liberté de pouvoir prendre l'instrument qu'on souhaite, de pouvoir même en jouer plusieurs. Le spectacle se déroule dans une ambiance de home studio, très intimiste visuellement et d'un point de vue sonore. Rien n'est réellement écrit à part le fait qu'on connaît les chansons et qu'on va être à l'écoute l'un de l'autre. Les chansons vont être parfois très dépouillées et parfois modifiées. En fait, ces versions proches de la maquette me manquaient. Je suis tellement attaché à elles avant de rentrer en studio que j'avais envie de les interpréter à nouveau telles quelles. C'est comme regarder des photos de ses enfants bébés, on se replonge dans la petite enfance des chansons. Dans cette configuration, l'émotion qu'on a avant de monter sur scène est décuplée, on ne sait pas encore exactement ce qu'on va faire, on sait juste qu'on va faire de la musique. Un peu comme quand on est plus jeune et on le fait sans arrière-pensées, juste pour être en communion.

Pour ce concert lyonnais c'est Gaspar Claus qui va vous accompagner. Parlez-nous de lui...
L'histoire avec Gaspar remonte au premier album, lorsqu'on a eu la chance de faire une création pour le Printemps de Bourges, où j'avais interprété mon répertoire accompagné d'un violoncelle et de deux violons. C'est devenu un très bon ami depuis. On est resté en contact et je me suis dit « sur ce projet, c'est typiquement le musicien qu'il me faut » : il vient des musiques improvisées, de la musique expérimen- tale, il a un palmarès qui pourrait être écrasant et qui ne l'est pas du tout, il est très riche humainement et très riche musicalement. C'est une grande chance d'avoir pu combiner nos emplois du temps et de pouvoir partager la scène dans l'esprit du projet Out Of The Blue.

ROVER «OUT OF THE BLUE»
Avec Gaspar Claus
À la Chapelle de la Trinité le dimanche 29 octobre à 19h


LA CLASSE CLAUS

A la question « que peut-on faire avec un violoncelle ? », il serait plus rapide pour Gaspar Claus de répondre « que ne peut-on pas faire avec un violoncelle ? ». Car cet instrument, le virtuose Gaspar, le trimballe sur tous les fronts de la musique, pour ne pas dire qu'il s'en est fait une spécialité. Que ce soit en front de scène, comme on a pu le voir lors du Petit Bulletin Live du 9 novembre 2016, ou de disque ou comme accompagnateur de luxe (Rone, Sufjan Stevens, Jim O'Rourke, Bryce Dessner, Pedro Soler, Barbara Carlotti). En solo, comme en formation. Cet “entremet- teur musical” venu des musiques improvisées, patron d'un label à la mesure de sa démesure musicale, Les Disques du Festival Permanent, vient cette fois mettre son talent au service de son ami Rover à l'occasion de cette date lyonnaise un peu particulière de sa tournée Out Of The Blue.


Rover & Gaspar Claus


Chapelle de la Trinité 29-31 rue de la Bourse Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Petit Bulletin Festival pour ceux qui n'y étaient pas

Après-Coup | Un an après sa première édition, le retour du Petit Bulletin festival à la Chapelle de la Trinité a donné une fois encore lieu à quelques moments de magie, fruits de l'atmosphère unique du lieu et de la générosité musicale de L, Stuart A. Staples et Yael Naim, les artistes invités trois soirs durant. Retour sur un week-end riche en émotions.

Stéphane Duchêne | Mercredi 31 octobre 2018

Le Petit Bulletin Festival pour ceux qui n'y étaient pas

L (Raphaële Lannadère), ovni Pour la première incursion du Petit Bulletin Festival aux frontières de la chanson française, c'est peu de dire que L livra une prestation étonnante. Aux "frontières de la chanson française" car avec ses arrangements, élancés, pour deux violoncelles et un percussionniste, la chanteuse livra aussi un ovni musical qui ne mit pas longtemps à décoller entre les murs de la Chapelle de la Trinité. Musiciens tout de noirs vêtus, L d'une grande élégance dans sa robe sombre évoquaient en effet davantage les codes du classique et parfois du cabaret mais brisaient tous les autres, pour des versions bouleversantes, tantôt mélancoliques, tantôt dansantes, dans un mélange d'intensité et de légèreté, de gravité et d'espièglerie parfois, de titres de Chansons son dernier album – tels La Meuse, Laisser Passer, Tempête, La Micheline ou Orlando, au splendide final gospel emprunté au Gentle Angry People de Holly Near, mais aussi Sur mon îl

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L : « la chanson est une affaire de sensation »

Petit Bulletin Festival | Estampillée "futur de la chanson française" en 2011 avec son album "Initiale", L a su négocier les changements de direction, et même d'identité, sans jamais se trahir. Revenant avec son troisième album, "Chansons", à une forme de simplicité dont le charme néo-classique viendra hanter la Chapelle de la Trinité le temps d'un concert.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

L : « la chanson est une affaire de sensation »

Vous dites avoir toujours chanté, que c'était chez vous un genre de cérémonie familiale ? Pouvez-vous nous parler de votre premier contact avec la musique ? L : Ça remonte à loin. Mes parents ne sont pas musiciens à proprement parler mais il y a toujours eu beaucoup de musique à la maison, ils adoraient ça l'un et l'autre. À la maison on écoutait les Beatles, Otis Redding, Barbara, Mozart, c'était très éclectique. Je me suis mise à chanter toute petite, je n'ai pas de souvenir de moi sans chanter. À l'époque, je faisais déjà des spectacles devant tout le monde à longueur de temps. Entre chanter pour sa famille et monter sur scène, il y a un pas, comment vous êtes-vous retrouvée à en faire non seulement une activité sérieuse mais surtout un métier ? À vingt ans je pensais encore que j'allais faire des études et j'ai commencé à faire de plus en plus de musique, à rencontrer des musiciens qui sont devenus des compagnons de route comme Babx que j'ai rencontré quand j'avais 19 ans. Là j'ai su assez vite que je voulais pas faire autre chose. Après, il y a eu dix ans pendant lesquels j'ai commencé à écrire, à faire des petits co

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Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Petit Bulletin Festival | Il y a un peu plus de deux ans, Yael Naïm livrait trois Petit Bulletin Live pleins à craquer avec le Quatuor Debussy, dont deux à la Chapelle de la Trinité. Et c'est en cette même chapelle qu'elle revient à l'occasion du Petit Bulletin Festival, dans une toute autre configuration. Cette fois c'est avec le chœur Les Métaboles que la musicienne et chanteuse vient présenter un projet inédit ici, initialement créé pour la Philharmonie de Paris.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Pouvez-vous nous présenter Les Métaboles, le chœur qui vous accompagnera sur la scène de la Chapelle de la Trinité ? Yael Naim : Ce qui est particulier avec eux, c'est qu'au-delà du classique, ils ont un état d'esprit et une ouverture vers d'autres genres de musique. C'est un chœur qui peut chanter a cappella, avec un orchestre classique, ou comme dans notre cas, avec des musiciens pop. Il y a différents types de chorales, chacune a un peu sa texture, sa couleur, et sa démarche, et on a d'emblée aimé celle des Métaboles qui est vraiment particulière. Le fait qu'ils soient justement ouverts à d'autres expériences a rendu la rencontre vraiment intéressante. Accessoirement, en plus d'être incroyables musicalement, ils sont très gentils et très cool. Parfois dans le classique, les choses sont très institutionnelles, très cadrées, avec eux c'était très libre. Comment avez-vous fait leur connaissance ? On cherchait un chœur pour mener à bien une carte blanche à la Philharmonie de Paris. Au départ on nous a parlé du Jeune Chœur de Paris qui collabore souvent avec la Philharmonie. On était donc parti pour faire l

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Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Petit Bulletin Festival | Avant l'été, la figure de proue des Tindersticks Stuart A. Staples a publié "Arrythmia", son troisième album solo – le premier depuis douze ans, surprenant mélange d'atmosphères toutes staplesiennes et d'expérimentations sonores au long cours. Pour fêter ça à sa manière, il donnera son seul et unique concert (français, européen, mondial) à la Chapelle de la Trinité sur lequel il conserve, y compris pour lui-même, une part de mystère.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Il s'est passé douze ans entre vos deux derniers albums solo, Leaving Songs, sorti en 2006 et Arrythmia publié cette année. Pourquoi avoir attendu tant de temps pour vous exprimer à nouveau en solo ? Stuart A.Staples : Les choses étaient très différentes avec mes premiers albums solo [publiés coup sur coup en 2005 et 2006, NdlR]. Le groupe était en train de s'effondrer et j'ai commencé à comprendre que je devais prendre mes distances avec les Tindersticks. Ces disques relevaient davantage de la nécessité pour moi de continuer à avancer. Ensuite, les choses se sont réenclenchées avec les Tindersticks. Pour Arrythmia ç'a été très différent. Il s'agissait davantage de me confronter à des idées que j'avais en moi et dont je savais qu'elles n'appartenaient pas au monde des Tindersticks. Il m'a donc fallu trouver du temps pour les explorer seul et les mener à terme. C'est l'histoire de cet album. Comment et quand le concept de cet album qui vous ressemble, tout en étant très différent de vos productions précédentes, vous est-il apparu ? Il n'y a pas de concept derrière ce disque qui a été en réalité

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Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

Petit Bulletin Festival | Le Petit Bulletin Festival revient les 26, 27 et 28 octobre en la Chapelle de la Trinité. Au programme, trois concerts uniques en compagnie d'L, Stuart A. Staples et Yael Naim.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

À peine refermé son volet printanier aux Subsistances, voici déjà que s'annonce les 26, 27 et 28 octobre la nouvelle version automnale du Petit Bulletin Festival. Toujours sis à la Chapelle de la Trinité, le programme propose trois spectacles uniques, tant qualitativement que quantitativement (autrement dit, vous n'aurez pas la possibilité de les voir ailleurs), au croisement de la pop, de la chanson et du classique. Cela débutera le vendredi 26 octobre avec L (alias Raphaèle Lannadère) dont le premier album, Initiale, armé d'un sens inouï de la poésie, avait charmé la critique en 2011 au point d'en faire un grand espoir de la chanson française. Accompagnée de deux violoncelles et de percussions, elle viendra présenter son troisième long format, Chansons, lui-même uniquement et subtilement habillé d'un quatuor à cordes et d'une harpe. Le samedi 27, c'est une petite légende de l'indie rock que les spécialistes reconnaîtront en la personne de Stuart A. Staples, ci-devant voix vibrante des Tindersticks, formation rock flirtant depuis 25 ans ave

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La Loi n’a pas dû marcher : "En guerre"

On ne Loach rien ! | « Celui qui combat peut perdre. Celui qui ne combat pas a déjà perdu. » Citant Brecht en préambule, et dans la foulée de La Loi du marché, Stéphane Brizé et Vincent Lindon s’enfoncent plus profondément dans l’horreur économique avec ce magistral récit épique d’une lutte jusqu’au-boutiste pour l’emploi. En compétition à Cannes 2018.

Vincent Raymond | Mardi 15 mai 2018

La Loi n’a pas dû marcher :

Quand la direction de l’usine Perrin annonce sa prochaine fermeture, les représentants syndicaux, Laurent Amédéo en tête, refusent la fatalité, rappelant la rentabilité du site, les dividendes versés par la maison-mère allemande aux actionnaires, les sacrifices consentis. Une rude lutte débute… Nul n’est sensé ignorer La Loi du marché (2015), pénultième réalisation de Stéphane Brizé, qui s’intéresse à nouveau ici à la précarisation grandissante des ouvriers et des employés. Mais il serait malvenu de lui tenir grief d’exploiter quelque filon favorable : cela reviendrait à croire qu’il suffit de briser le thermomètre pour voir la fièvre baisser. Mieux vaudrait se tourner vers les responsables de ces situations infernales conduisant le vulgum pecus à crever de préférence la gueule fermée. Des responsables que Brizé, et Lindon son bras armé, désignent clairement, révèlent dans leur glaçant cynisme et la transparence de leur opacité.

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Flash-back sur le Petit Bulletin Festival

MUSIQUES | De la pop, électro ou pas, française comme sud-africaine, les extravagances du rock anglais, une soirée 100 % féminine à base de folk américain et de performances voyageuses et l'un des plus grands orchestres d'Afrique de l'Ouest... Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival est parti dans tous les sens sous la verrière des Subsistances. Et cela a valu quelques beaux moments dont il faudra se souvenir.

Stéphane Duchêne | Mercredi 2 mai 2018

Flash-back sur le Petit Bulletin Festival

Vendredi 27 avril Sage C'est Sage qui a ouvert les hostilités vendredi soir pour le concert inaugural du Petit Bulletin Festival sous la verrière des Subsistances. Des hostilités il faut bien le dire particulièrement avenantes mais un rien surprenantes pour qui est habitué aux disques de l'ancien Revolver. C'est en groupe – dont faisait partie la chanteuse et musicienne Theodora – et en mode plutôt rock que Sage a fait la blague, livrant des extraits ici particulièrement saignants de son album à venir en juin, Paint Myself. Ceux qui aiment cet artiste en mode piano-solo auront, ô joie, pu en profiter quelques précieuses minutes lors d'un concert surprise sis à la Boulangerie des Subistances pendant le deuxième changement de plateau. Là, Sage s'est livré, entre autres, à quelques reprises et à des collaborations complices avec Theodora pour un moment suspendu. Nakhane Vint le tour de Nak

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Un festival de talents (et de surprises)

Pépites | En plus d'Alela Diane, le Petit Bulletin Festival #2, ce sont deux autres têtes d'affiche, Cascadeur et Orchestra Baobab, et quatre jeunes talents fascinants. À noter aussi quelques concerts acoustiques et surprises à découvrir sur place pour lesquels il faudra prêter l'oreille. On n'en dit pas plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Un festival de talents (et de surprises)

Les têtes d'affiche Cascadeur C'est Cascadeur qui ouvrira le festival comme première tête d'affiche. Une tête d'autant plus reconnaissable qu'elle est casquée mais dont les mélodies et les atmosphères d'apesanteur pop ne sont pas moins inoubliables que la tenue de pilote-cascadeur qui va avec. Son dernier album, Caméra est une pépite. Et ses prestations live des rêveries. Orchestra Baobab C'est la touche sono mondiale du festival, au goût de légende. Car l'orchestre de bal ouest-africain, l'un des plus grands du genre, créé en 1970, à l'effectif pléthorique et changeant, aura connu une histoire aussi riche qu'accidentée. Reformé en 2000 après une longue absence, Orchestra Baobab vient présenter un hommage forcément jouissif à l'un de ses membres les plus éminents : El Hadj Ndiouga Dieng, décédé en 2016. Alors on danse ? Les découvertes Sage Pour beaucoup ce n'est pas à proprement parler une découverte puisque le dénommé Ambroise Willaume a déjà officié avec le trio Revolver qui connut un certain succès en mode pop de chambre au tournant des

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Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Petit Bulletin Festival | Quelques semaines après la sortie de son album Cusp qui embrasse la question de la maternité, Alela Diane sera l'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin Festival. À cette occasion, elle nous entretient de son rapport de mère et de femme avec sa vie de musicienne et le regard qu'elle porte sur le monde.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Cusp est un album sur la maternité, enregistré pendant votre seconde grossesse. Vous y évoquez votre expérience de mère et la difficulté d'être éloigné de son enfant pendant une tournée. La maternité a-t-elle fait de vous une artiste différente ? Alela Diane : C'est très compliqué de concilier la musique et le fait d'être mère. Aujourd'hui, je ne peux pas juste prendre ma guitare et décider de me mettre à composer. Je dois employer des trésors de stratégie pour trouver du temps pour travailler, être plus structurée et tout planifier. C'est pour cela qu'il était si important pour moi d'aller à Caldera [où elle a composé Cusp en résidence, au cœur de l'Oregon NDLR] de manière à me concentrer uniquement sur ma musique. Pour moi, cet album est aussi une sorte d'escapade. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été seule, ni eu l'occasion d'écrire dans de telles conditions. De me centrer sur moi-même, qui plus est loin de chez moi. Ça m'était soudain d'autant plus facile de réfléchir à ma vie à la maison que je n'y étais pas. À Caldera, les choses ont failli tourner court à cause d'une blessure au

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Gaspar Claus & Casper Clausen : de l'autre côté du miroir

Pop | Tout semblait les opposer mais tous les a ramenés l'un vers l'autre, à commencer par une troublante histoire familiale aux ramifications portugaises. Le violoncelliste Gaspar Claus et le chanteur danois d'Efterklang Casper Clausen en ont tiré un étonnant projet, enregistré à Lisbonne et publié il y a deux ans qu'ils viennent présenter à l'Épicerie Moderne.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 avril 2018

Gaspar Claus & Casper Clausen : de l'autre côté du miroir

La carpe, le lapin, on connaît l'histoire. C'est un peu celle de Gaspar Claus et Casper Clausen, deux quasi homonymes dont les personnalités semblent se regarder en miroir. L'un, Gaspar Claus, est français et né en 1983, « un jour d'été harassant ». L'autre, Casper Clausen, est danois, il a vu le jour un an plus tôt « une nuit d'hiver glacé. » L'un vit le jour, l'autre la nuit. L'un est un violoncelliste aux pouvoirs de Protée, l'autre est le chanteur d'un groupe caméléon, Efterklang. Mais l'histoire dans l'histoire ne s'arrête pas là quand il s'agit d'envisager une collaboration pour un peu plus que la blague : leurs grand-pères respectifs Hans-Gert Claus et Helmer Clausen, ont tous deux fréquenté à l'hiver 1954 le Bairro Alto, le mythique "quartier haut" de Lisbonne, y viva

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À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Petit Bulletin Festival | Depuis son retour aux affaires en 2000 après quinze ans d'éclipse, l'inoxydable Orchestra Baobab n'en finit plus d'enchanter ceux qui se laissent aller à savourer leur sucré cocktail de sonorités sénégalaises et afro-cubaines.

Sébastien Broquet | Mercredi 28 mars 2018

À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Fin 2016, l'on apprenait la mort de El Hadj Ndiouga Dieng, figure de proue de l'Orchestra Baobab, fier orchestre sénégalais à l'œuvre depuis des décennies, 1970 exactement. Loin de stopper l'aventure, ce décès a engendré un nouvel album lui rendant hommage, le bien nommé et magistral Tribute to Ndiouga Dieng paru l'an dernier, en souvenir de celui qui fut policier du côté de Dakar dans les 60's avant d'intégrer le groupe dès ses débuts, en compagnie d'Abdoulaye Mboup, Balla Sidibé, Rudy Gomis ou encore Médoune Diallo. Il était compositeur de l'une des plus belles perles d'un répertoire qui en compte beaucoup, le nonchalant Bul ma miin. Il faut dire qu'à l'ombre du baobab, bien des aventures ont été contées et pas toujours selon le cours d'un fleuve tranquille. C'est le saxophoniste Oumar Barro N'Diaye qui est chargé de former la première mouture du combo sur les cendres du Star Band, orchestre résident du club le Miami (dans la Médina à Dakar). Lequel Oumar est décédé depuis. Comme Abdoulaye Mboup, l'un des premiers chanteurs, dès 1974 dans un accident de voiture. Ou plus récemment,

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Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

MUSIQUES | De Cascadeur à Orchestra Baobab en passant par Sage, Alela Diane et tous les autres, petite sélection best of spéciale Petit Bulletin Festival #2. Même si le meilleur est à venir en live du 27 au 29 avril au Subsistances.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 février 2018

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

Hors d'œuvre, piqûre de rappel, ou occasion de découvrir un, deux, trois ou même les huit artistes invités, appelez-ça comme vous voulez. Mais face à l'éclectisme de la programmation du Petit Bulletin Festival #2, de la pop de Cascadeur et Sage au folk d'Alela Diane, de la révélation Nakhane sud-africaine au totem sénégalais Orchestra Baobab, de l'ovni Lior Shoov à un autre ovni nommé Isaac Gracie, le mieux est encore de mettre un peu d'ordre dans tout ça et de prêter une oreille attentive à cette belle palette de musiques. Classiques, nouveautés ou les deux des artistes précités achèveront sans doute de vous convaincre de réserver son week-end du 27, 28 et 29 avril.

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Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

MUSIQUES | Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival prendra ses quartiers aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril prochains avec pas moins de sept artistes au programme, de la folk à la pop en passant par la world music. En voici le détail.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 février 2018

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

C'est la verrière des Subsistances qu'investiront les artistes de la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival. En ouverture, le vendredi 27 avril, c'est le petit génie casqué Cascadeur qui viendra présenter son troisième album, à paraître le 30 mars et sur lequel il poursuit une œuvre aussi aérienne qu'énigmatique. Un disque plus cinématographique que jamais, jusque dans son titre Camera, que Cascadeur délivrera sur scène masqué mais sans fard en quatuor pop. Avant lui, c'est un autre prodige du genre, Sage, ex-Revolver qui fera apprécier, lui aussi en quatuor, son sens de la composition et des arrangements, déjà vus à l'œuvre, outre Revolver, aux côtés de Woodkid et The Shoes, et rassemblés sur de nouveaux titres comme sur ceux de son album éponyme, paru en 2016. Les deux musiciens français à la voix perchée et à la formation classique seron

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Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Vu à la TV | Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 décembre 2017

Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement envie de revivre l'émotion de ces concerts ? Ça tombe bien, en guise de cadeau de Noël, les meilleurs moments des trois concerts du festival, captés par Séquence SDP, seront diffusés sur TLM (Télé Lyon Métropole) pendant les fêtes selon le calendrier suivant : Cocoon avec le Quatuor Debussy : le 25 décembre à 21h. Rover : le 26 décembre à 20h. Keren Ann et le Quatuor Debussy : le 27 décembre à 20h. Quelle meilleure manière pour se remettre en douceur des agapes de Noël qu'un festin de musique ?

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Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

Aux Subsistances | En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 11 décembre 2017

Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en solo dans le cadre du quatrième Petit Bulletin Live. La voici qui nous promet de belles retrouvailles le 28 avril prochain, cette fois ci pour la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival qui se tiendra aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril 2018. La chanteuse de Nevada City viendra nous présenter les chansons de son nouvel album Cusp à paraître en février et dont on peut déjà entendre un émouvant extrait, Emigré, qui se penche depuis les États-Unis sur la condition des migrants en Afrique et en Europe. La mise en vente de la billetterie sera annoncée prochainement.

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Au charbon ! : "Makala"

ECRANS | de Emmanuel Gras (Fr, 1h36) avec Kabwita Kasongo, Lydie Kasongo…

Vincent Raymond | Mardi 5 décembre 2017

Au charbon ! :

Kabwita bâtit sa maison. Afin d’acheter les tôles destinées à recouvrir le toit, il entreprend de fabriquer du charbon qu’il ira vendre sur le marché de Kowelzi. Alors s’engage un très long processus : coupe du bois, calcination, acheminement “à dos d’homme” et cycle de lourds sacs… Dûment récompensé par le Prix de la Critique sur la Croisette, ce film oscille — sans avoir vocation à trancher, d’ailleurs — entre documentaire et fiction ; flirte parfois avec le suspense pour s’achever par une envolée mystique. Captivant par sa pure élégance formelle, avec ses plans enveloppants (voire caressants), Makala est un film quasi marxiste, dans la mesure où il matérialise toutes les étapes de la production d’un — très exigu — capital, conquis par un forçat de la terre. Emmanuel Gras saisit du labeur l’abrutissante mécanique hypnotique, l’ingratitude de la rétribution, comme il montre l’aisance des intermédiaires ou le racket ordinaire opéré par les forces de l’ordre. D’aucuns pourraient se gausser devant la croisade dérisoire de Kabwita, arguant

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Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Pop Contemporaine | La première édition du Petit Bulletin Festival s'est achevé ce dimanche 29 octobre en La Chapelle de la Trinité. Une première réussie avec trois concerts complets mais surtout trois moments hors-du-temps dans la droite ligne de l'ambition du festival : proposer des concerts pas comme les autres. Ce qui fut fait et pas qu'un peu avec Cocoon, Keren Ann et Rover. Petit bilan pour la bonne bouche.

Stéphane Duchêne | Lundi 30 octobre 2017

Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Ça y est, c'est terminé et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est passé vite. Le Petit Bulletin Festival s'est achevé dimanche soir après trois soirs de concerts vibrants en une Chapelle de la Trinité comble à chaque fois. De public, mais aussi d'émotions. Tout avait commencé le vendredi soir avec la création opérée par Cocoon et baptisée Chupee Chapel. Accompagné de la pianiste et chanteuse Thea et, sur certains morceaux, du Quatuor Debussy, c'est un Mark Daumail aux anges qui entamait le concert par un Cathedral joué au milieu du public et sans micro, avant de délivrer un mélange des classiques de Cocoon (On my way, Hummingbird, Tell me, Comets, Sushi) et d'extraits de son dernier album, W

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Keren Ann "À cœur et à cordes"

Petit Bulletin Festival | ​Dans le cadre unique de la Chapelle de la Trinité, Keren Ann honorera l'invitation du Petit Bulletin festival de venir illuminer d'arrangements pour cordes ses plus belles chansons avec la complicité de l'indispensable Quatuor Debussy. Un exercice que l'auteur-compositrice affectionne particulièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Keren Ann

Depuis 2000, Keren Ann est l'une des grandes figures de ce qu'on appela jadis “la nouvelle chanson française”. Révélée par La Biographie de Lukas Philipsen et la chanson Sur le Fil, en même temps que par l'album Chambre avec vue, co-écrit avec Benjamin Biolay pour le vénérable Henri Salvador, énorme succès commercial et critique, la chanteuse franco-néerlandaise n'a cessé d'imposer sa patte intimiste au long une discographie qui lui a valu des comparaisons avec ses aînées Françoise Hardy ou Claudine Longet, tout autant qu'avec des figures du folk comme Joni Mitchell ou Leonard Cohen. Voyageant sans cesse entre la France, les Etats-Unis et Israël, Keren Ann l'a également beaucoup fait musicalement, s'associant avec l'Islandais Bardi Johansson pour le projet Lady & Bird et enregistrant à New-York des disques aussi importants que Nolita et l'éponyme Keren Ann, hommage sur du velours au Velvet Underground

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Un festival, trois étoiles

Petit Bulletin Festival | Rosemary Standley et Dom La Nena, Benjamin Clementine, San Fermin, Alela Diane, Piers Faccini et Vincent Segal, Bruce Brubaker plays Philip (...)

La rédaction | Mercredi 20 septembre 2017

Un festival, trois étoiles

Rosemary Standley et Dom La Nena, Benjamin Clementine, San Fermin, Alela Diane, Piers Faccini et Vincent Segal, Bruce Brubaker plays Philip Glass, Gabriel Kahane, Yael Naim, The Apartments, Pedro Soler et Gaspar Claus, Chris Thile, Thomas Dybdahl... Depuis novembre 2013, ce sont pas moins de 15 concerts, organisés en partenariat avec Rain Dog Productions, qui ont régalés les spectateurs dans le cadre des Petit Bulletin live. L'idée : inviter un artiste à se produire dans un lieu exceptionnel, atypique, ou les deux : Chapelle de la Trinité, Théâtre des Ateliers, Temple Lanterne, Sucre, Subsistances ou Comédie Odéon. Des artistes confirmés ou à découvrir dans une configuration musicale parfois inédite et souvent intime. La formule a fait ses preuves et quelques heureux, à commencer par nous, mais nous avons décidé de la modifier. Après tant de concerts parsemant la saison musicale, place à un format festival dont la première édition, en collaboration avec Les Grands Concerts se t

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Le Petit Bulletin Festival, première !

Festival | C'est décidé ! Nous lançons notre propre festival, en partenariat avec nos amis de Rain dog productions et en coréalisation avec Les Grands Concerts ! La suite logique des PB Live itinérants, qui se sont baladés dans la cité depuis novembre 2013, accueillant Benjamin Clementine ou encore Gaspar Claus & Pedro Soler. Cette première édition du Petit Bulletin Festival se déroulera du 27 au 29 octobre, à la Chapelle de la Trinité.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Le Petit Bulletin Festival, première !

Trois artistes majeurs de la scène pop française vous invitent à découvrir leur "atelier", en se produisant en solo. Sans les musiciens qui les entourent habituellement sur scène, Cocoon, Keren Ann et Rover replongent à la source de leur inspiration et livrent des versions intimes, proches des premières ébauches de leurs compositions. En accord parfait avec l’acoustique de la Chapelle de la Trinité, Le Petit Bulletin Festival a convié des musiciens classiques (cordes, quatuor, violoncelle) à les rejoindre sur scène pour des collaborations inédites. Cocoon On se souvient du succès de Cocoon il y a une dizaine d'années, de ses tubes d'une douceur tantôt amère, tantôt sucrée. Si Mark Daumail a mis le projet entre parenthèses pendant quelques années, le temps de vivre l'aventure solo qui le chatouillait, le voici revenu dans son cocon séminal, avec le bien nommé Welcome Home, paru l'an dernier. Sans Morgane Imbeaud, cette fois mais, ça et là, bien accompagné, sur des duos avec Natalie Prass et Matthew E. White, également producteur de l'album

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Gaspar Claus : « Ce sont deux mondes qui rentrent en collision »

Flamenco | Après Barlande, Gaspar Claus et son père, Pedro Soler, sont de nouveau réunis sur Al Viento. Avec dix cordes seulement, une guitare et un violoncelle, ils réinventent le flamenco et tentent de l'offrir au plus grand nombre. Inépuisable explorateur musical, Gaspar Claus se livre sur ce projet et sa permanente volonté de décloisonnement des genres.

Gabriel Cnudde | Lundi 31 octobre 2016

Gaspar Claus : « Ce sont deux mondes qui rentrent en collision »

Après Barlande en 2011, tu retrouves ton père pour ce nouvel album, Al Viento. Gaspar Claus : L'année dernière, on parlait d'un second album. Après Barlande on a fait beaucoup de concerts. L'envie semblait être présente du côté de la maison de disque. Pedro m'a dit : « tu parles tout le temps d'un deuxième album. Il faudrait qu'on arrête d'en parler, qu'on se pose et qu'on l'écrive. » Mais en réalité, après Barlande on avait déjà commencé à créer de nouveaux morceaux. On avait déjà la matière pour faire ce second album. Il était presque prêt. C'est une écriture en permanence. Peut-être que d'ici quatre ans et sans l'avoir voulu, on aura un nouveau répertoire. On entend dire que ton père a un style "archaïque" alors que tu es souvent qualifié d'explorateur musical. C'est une vision que vous partagez ? Tout dépend de ce qu'on entend par archaïque. L'archaïsme de Pedro rejoint une extrême modernité. Il est dans une épure, dans une recherche de la qualité du son. Ce sont des points de concentration qui sont très présents dans les musiques modernes ou d'avant-garde.

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Teaser : Notre concert Petit Bulletin Live du 9 Novembre 2016

MUSIQUES | Pedro Soler & Gaspar Claus au Temple Lanterne le 09/11/2016 Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 20 octobre 2016

Teaser : Notre concert Petit Bulletin Live du 9 Novembre 2016

Pedro Soler & Gaspar Claus au Temple Lanterne le 09/11/2016 Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le violoncelliste Gaspar Claus tisse avec subtilité et virtuosité des liens entre l’Andalousie et les musiques improvisées : un voyage onirique, pur moment de joie nomade. Toutes les informations sur notre site Petit Bulletin Live

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Pedro Soler & Gaspar Claus, flamenco imaginaire

PB Live | Et débute une nouvelle saison de PB Live, ces concerts que Le Petit Bulletin organise en compagnie de Rain Dog Production en des lieux atypiques de la ville, avec des artistes pas communs ni connus : première salve avec Pedro Soler & Gaspar Claus.

Sébastien Broquet | Mardi 20 septembre 2016

Pedro Soler & Gaspar Claus, flamenco imaginaire

C'est une histoire de filiation, un conte de transmission, un récit de passation. L'on y croise des cordes, celles d'une guitare ibérique, légères, mélancoliques mais joyeuses ; et celles plus sombres, plus matures, solennelles d'un violoncelle. Pourtant, la jeunesse enjouée vient du père : Pedro Soler, renommé gratteur de six cordes pour quelques belles pointures du flamenco, estampillé maître du genre depuis près de cinquante printemps, disciple de Pepe de Badajoz. Et le fils, Gaspar Claus, la trentaine, est le chaleureux possesseur de ce violoncelle qu'il balade dans le monde des musiques improvisées (Jim O'Rourke, Keiji Haino, ce genre), là où les chemins de traverse sont légion mais où un seul ne menait pas à Rome mais le ramenait vers l'Andalousie natale : le flamenco. Tous deux se sont acoquinés pour imaginer des moments de douce magie au départ totalement improvisés dans un studio de New York : ce fut l'album Barlande, en 2011. Le père et le fils sont de retour avec Al Viento, nouveau sommet d'un genre que l'on aura du mal à définir mais qui puise, encore, aux racines flamenco, pour mieux instaurer l

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Belle de journées

Festival | Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 septembre 2016

Belle de journées

Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les effectifs de la classe 2016 de ces Belles Journées sises en terre berjalienne, ont comme un goût de tête de classe, de best-of de la dernière année scolaire, de revue de bêtes à concours, de troupe d'élite pour classe prépa rock. Entre (nos) chouchous de longue date (Mensch, Harold Martinez) dont on ne sait plus très bien s'ils accompagnent notre évolution ou nous la leur, nos coups de foudre plus récents (Grand Blanc, Rover) annoncés mais convertis tout de même en grande claque, celle de la surprise de surpasser nos attentes (l'album de Grand Blanc, le second LP de Rover) et valeurs sûres indéboulonnables de la chanson française comme Arman Méliès (on repense avec émoi à son grand incendie), le culte Dominic Sonic ou La Grande Sophie encore, on compte quelques valeurs montantes comme Broken Back. Parmi elles, s'il faut se pencher sur un espoir à chérir, ce s

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Pedro Soler & Gaspar Claus pour ouvrir la prochaine saison

PB Live | Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 18 mai 2016

Pedro Soler & Gaspar Claus pour ouvrir la prochaine saison

Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le violoncelliste Gaspar Claus tisse avec subtilité et virtuosité des liens entre l’Andalousie et les musiques improvisées : un voyage onirique, pur moment de joie nomade que l'on pourra savourer en PB Live la saison prochaine. Ce sera le mercredi 9 novembre, dans un cadre soigné : le Temple Lanterne, dans le 1er arrondissement. Les deux protégés du label Infiné (Bachar Mal-Khalifé, Rone, Clara Moto...) trouveront là un écrin à leur juste mesure pour dévoiler les merveilles de leur dernier album récemment paru, Al Viento, poursuivant ces échanges de cordes familiaux entamés dès 2011 avec Barlande, à l'initiative du fils, alors enregistré à New York.

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« Enregistrer sur un chant céleste »

MUSIQUES | Après l'impressionnant Aqualast, le vagabond Rover, revenu de tout et surtout de partout, passe avec succès l'épreuve de la confirmation avec Let it Glow. Réussissant le tour de force, aux commandes de cette étrangeté apatride qui fait sa singularité, de faire plus avec moins et de sonner cosmique avec des méthodes d'enregistrement terre à terre. Rencontre du troisième type et du second album prévue à l'Epicerie moderne.

Stéphane Duchêne | Mercredi 27 janvier 2016

« Enregistrer sur un chant céleste »

Avec ton premier album Aqualast, tu es passé en quelque mois d'une vie à reconstruire après ton expulsion du Liban, au succès, à la médiatisation, aux récompenses, à des centaines de dates. Comment as-tu encaissé ça ? Rover : Il y a une forme de violence dans ce passage de l'intimité de l'écriture à une exposition plus large, mais elle est assez positive, d'autant que ça n'a pas été un succès radical basé sur un seul titre. J'avais déjà connu l'exposition médiatique, même si elle était moindre, avec mon groupe au Liban : ça a été moins brutal que si j'avais eu 20 ans et aucune expérience. C'est beaucoup de joie qu'un label vous accorde la possibilité de faire un disque, de pouvoir s'y exprimer sans contrainte. On est pris dans une espèce de tourbillon, il y a une ampleur médiatique qui nourrit le projet. Une forme de reconnaissance aussi : les Victoires de la Musique, la télévision. On s'installe un peu dans le paysage et c'est une situation très confortable pour envisager un deuxième disque. Justement, après la réclusion de l'écriture d'

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Rover : Étranger en pays étrange

MUSIQUES | Dans l'Exode de la Bible, version King James, Chapitre 2, verset 22, voici comment Moïse justifie de nommer l'un de ses fils Gershom : (qui (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 janvier 2016

Rover : Étranger en pays étrange

Dans l'Exode de la Bible, version King James, Chapitre 2, verset 22, voici comment Moïse justifie de nommer l'un de ses fils Gershom : (qui signifie « étranger en ces lieux ») : « For (…) I've been a stranger in a strange land ». Autrement dit, « un étranger en pays étrange ». Un homme de l'exil permanent. L'expression inondera la pop culture. Donnant son titre, à des dizaines de chansons, des Byrds à U2, et surtout, à un fameux roman des années 60 de Robert Heinlein, comptant le retour sur terre d'un astronaute, seul survivant d'une mission sur Mars, qui d'un coup se sent étranger sur sa propre planète. Le pitch rappelle peu ou prou celui de L'Homme qui venait d'ailleurs, le film Nicolas Roeg qui fit de Bowie l'alien le plus classe de tous les temps. Cet étranger, au vu de son parcours de vie et à l'écoute de ses disques, ce pourrait être Timothée Régnier aka Rover. Né en France, Timothée a grandi à l'étranger, de New-York à ce Liban dont il a été chassé comme un malpropre pour un problème de visa, atterrissant après un détour par Berlin seul en Bretagne, d

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Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

MUSIQUES | Entre Polna, Neil Young, les Insus et même le retour du plus si jeune Jon Spencer (porté pâle au printemps), les aînés seront là en force en 2016. Mais la jeune garde veille et ne s'en laissera pas compter.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

Jon Spencer aime tellement nos panoramas de rentrée – il en a déjà fait la Une – qu'il parvient même à y figurer deux fois par an. On l'annonçait en septembre dernier, voilà qu'on le réannonce pour le 6 mars à l'Épicerie Moderne. Avec bonheur, puisque si nous le faisons, c'est que le trio du New-yorkais avait dû annuler à la dernière minute cet automne pour raisons de santé. Tout va mieux, donc tout va bien, et cela indique peut-être que cette année 2016 sera légèrement moins pénible que la précédente – raccrochons-nous aux branches, tant qu'il y a encore des arbres. Or des branches, même vieilles, il se trouve qu'il en repousse, en témoigne une tripotée de reformations plus ou moins récentes de groupes plus ou moins relous à l'oreille (Louise Attaque au Transbo le 29 mars, Elmer Food Beat au CCO le 6 avril) dont la palme revient bien sûr aux Insus, soit Téléphone sans fille (n'y allez pas, c'est complet) – rayon nostalgie de jeunesse, on préférera de loin se consacrer à Nada Surf, qui ne s'est jamais déformé, le 26 avril à l'Epicerie. Ah, tiens on allait oublier Polnareff

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The Rover

ECRANS | Après "Animal Kingdom", David Michôd pratique un étonnant hara-kiri commercial avec ce film post-apocalyptique qui tient autant de Beckett que de "Mad Max", c’est-à-dire une véritable provocation au divertissement-roi. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 juin 2014

The Rover

The Rover, c’est Mad Max rencontre En attendant Godot. Rien que ça. Dès le carton pré-générique, on nous annonce que l’action se déroule en Australie quelques années «après la chute». La chute de quoi ? Du pays ? Du monde ? De l’économie ? Peu importe, car ce futur est saisi au présent, dans toute sa désolation, avec paysages arides et personnages hagards dont les motivations paraissent dérisoires. C’est le cas d’Eric, vagabond errant dans une bagnole qu’il a le malheur de se faire piquer par une bande de gangsters hallucinés, ayant laissé pour mort un des leurs, Rey, après un braquage qui a mal tourné. L’impassible Eric (sobre et étonnante composition de la part de Guy Pearce, d'ordinaire cabotin) va donc former un tandem improbable avec Rey (Robert Pattinson, excellent, dont la carrière post-Twilight prend un virage passionnant), soit un homme froidement brutal et un autre à moitié idiot et à moitié crevé, qui vont passer une heure quarante à arpenter les routes australiennes pour retrouver une voiture. Post-cinéma Si

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Cannes 2014, jour 4. Aux armes !

ECRANS | "The Rover" de David Michôd. "The Disappearence of Eleanor Rigby" de Ned Benson. "It follows" de David Robert Mitchell. "Les Combattants" de Thomas Cailley.

Christophe Chabert | Dimanche 18 mai 2014

Cannes 2014, jour 4. Aux armes !

S’ennuie-t-on au cours de ce festival de Cannes ? Oui, un peu, beaucoup parfois ; alors à la guerre comme à la guerre, on ose ce que l’on n’avait jamais osé jusque-là : laisser tomber la compétition, et se promener à travers les séances des sections parallèles, pour espérer y trouver des films stimulants, différents, bref, autre chose que de l’art et essai formaté, long et plombé. À ce petit jeu, The Rover, présenté en séance de minuit, repousse les limites de la bizarrerie. De la part du réalisateur d’Animal kingdom, David Michôd, rien ne laissait présager un tel virage ; si son premier film était puissant et abouti, il s’inscrivait dans un genre codifié — le film de gangsters — et sa mise en scène cherchait avant tout une forme d’efficacité sans refuser pour autant d’apporter de réelles innovations. Avec The Rover, Michôd fait exploser toutes les catégories et signe le premier film post-apocalyptique beckettien, que l’on pourrait réduire à ce pitch : deux hommes, l’un à moitié idiot, l’autre impavide, recherchent à travers une Australie désolée une voiture. Point. Le premier plan, qui montre pendant une minute Guy Pea

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Les Quatre Poptastiques

MUSIQUES | Pour un soir et pour Just Rock ?, le Transbo dégaine le plus improbable et le plus beau plateau de super-héros pop qui soit : la Grimes du Vercors, un chic type nommé Daisy, un pilote de chasse et un géant au nom de 4x4. Le résultat : sublime. Oui, grâce à nos pouvoirs magiques on y était et on vous raconte. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 octobre 2013

Les Quatre Poptastiques

Imaginez un Instant T, comme le chante Peau dans son splendide clip. Il est très tard en ce 23 octobre et quatre drôle de personnages devisent timidement dans le salon Louis-Philippe qui sert de loge au Transbordeur : une fille à la Peau synthétique, un garçon nommé Daisy, un type en nage sous sa combi spatiale et son casque de pilote de Mig-28, et une armoire à glace aux traits féminins et en manteau noir capable de tout envoyer valser dans la pièce d'un simple accès de charisme («Hé ho doucement avec mes fauteuils Voltaire» s'écrie le maître de maison). Un film de David Lynch ou, ce qui revient au même, un rêve sous antihistaminique ? Non : le programme de la soirée du 23 octobre au Transbordeur. Sans doute la soirée phare de cette édition de Just Rock? : Peau, Daisy Lambert (aucun lien), Cascadeur et Rover, réunis tout exprès pour vous envoyer au 7e Ciel et qui vient d'y parvenir.   Last Aqualast

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Le freak, c’est chic

MUSIQUES | Du freak, du fou, de la créature cramée, de l’inclassable, de l’incassable, du fragile, du fracassé, du fracassant, du marginal, du réfractaire, du réfracté, du revenant, du rêveur, du malade, du rageux, cet automne musical va en faire pleuvoir de partout. Du chelou comme à Gravelotte, qu’il va tomber. De belles tronches de vainqueur et des paluches pleines de talent, des noms à coucher dehors, du génie à la pelle, attaqué à la pioche. Ah, inquiétante étrangeté quand tu nous tiens ! Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Le freak, c’est chic

Comme pour toute saison, tout événement, tout lancement, il nous faut un parrain, un type dont la stature et l'aura donnent immédiatement le ton. C'est Florent Pagny en total look peau de zobi à la Star Academy ou Alain Delon tenant des propos contre-intelligents sur l’homosexualité dans C à vous. Car oui, souvent, on a affaire à un type qui peut partir en vrille à tout moment, se mettre à dire n'importe quoi, comme n'importe quel parrain dans n'importe quel événement familial, ou comme un parrain de la mafia un peu sur les nerfs. C'est très bien, ça fait parler. Nous aurions pu assez logiquement choisir le parrain rock Don Cavalli, d’origine italienne et d’aspiration amerloque, comme tout parrain qui se respecte, et dont Les Inrocks qualifient avec raison la production de «rock tordu et primitif», quelque part entre la sève de Johnny Cash et les débordements d’un Beck. Bref, l’éternelle histoire du type né au mauvais endroit au mauvais moment et qui s’en accommode par le voyage intérieur (sur son dernier disque il va même jusqu’en Asie). En plus, dans le civil,

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The Thick White Duke

MUSIQUES | Après "Cascadeur" l'an dernier, Rover est sans doute la révélation pop française de cette année. Un ovni romantique et bowie, dandy et bestial qui devrait envoûter par sa seule présence, les spectateurs du festival Changez d'Air. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 27 avril 2012

The Thick White Duke

Pour évoquer les «géants de la pop», on peut utiliser comme seul critère le gabarit et avoir de très beaux résultats musicaux : que l'on songe à Brian Wilson des Beach Boys (qui n'aurait jamais pu tenir sur un surf), Antony (qui derrière sa voix de vieille blues woman a la taille d'un buffle) et aujourd'hui Win Butler d'Arcade Fire (fameux joueur de basket) ou Sébastien Tellier (le Christ version Pépitos). Bien entendu cela exclut nombre de crevettes comme Brian Jones, Bob Dylan, David Bowie, Neil Hannon mais fort heureusement, l'important, comme le disait si justement un jour Amanda Lear, ce n'est pas la taille, c'est le goût. Alors oui c'est vrai, ce qui frappe en premier chez Rover, Timothée Régnier de son vrai nom, c'est cette masse pareille à celle d'un trou noir sur pattes, combattant lettré ou écrivain romantique de combat qui aurait fait le tour du Monde et en porte le poids sur ses larges épaules voûtées. En ce qui concerne Rover : de la Suisse aux États-Unis, en passant par le Liban, d'où il fut expulsé en 2006 pour atterrir en Bretagne. Le tour du monde des disques aussi : de Bowie aux Beach Boys, de Dylan aux Beatles. Le Big Four. 

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