Cyrille Bonin, c'était bien destroy

1997-2017 : 20 ans dehors ! | Figure incontournable des nuits lyonnaises depuis... toujours, ancien disquaire, ombre tutélaire de pas mal d'artistes (Peuple de l'Herbe, Agoria) et aujourd'hui directeur du Transbordeur ; et chroniqueur du Petit Bulletin !

Stéphane Duchêne | Mardi 7 novembre 2017

Que faisiez-vous en 1997 ?
Cyrille Bonin : Je travaillais dans un magasin de disques, rue Confort, qui s'appelait Indépendance Records. C'était cool mais bordélique. Je bossais tout le temps. Toutes les semaines, je zonais sur les routes d'Europe pour acheter des disques de musique techno à vendre au bouclard et dans les autres magasins français. Et quand je sortais, c'était soit dans les concerts de rock'n'roll dur ou dans les raves...

Qu'écoutiez-vous ?
De l'indie rock, de la dance music, on était en plein dans la grande époque de la techno, de la house music… Et évidemment des trucs de hardcore, du hip-hop, de la pop ligne claire, ce genre.

Quel film vous a marqué ? Quel cinéma fréquentiez-vous ?
Essentiellement les CNP. Les films de David Lynch, Les Affranchis, Tarantino, les Cohen des débuts, les trucs des Cahiers du Cinéma… Ça ne m'a pas marqué beaucoup, beaucoup moins que la musique.

Quel spectacle une expo vous a marqué ?
Non aucun et aucune. Il y avait les raves, c'était un spectacle et une expo en soit.

Comment vous déplaciez-vous ?
J'habitais en banlieue-campagne, donc c'était bagnole, puis métro Parilly-Bellecour. Vélo l'été, j'étais donc fit ! Je ne me souviens pas si c'était compliqué... Par contre, la nuit, c'était bagnole 100% où je ne respectais pas trop les règles… Disons qu'on roulait vite, avec la musique à donf…

Quelle était votre cantine ?
Des kébabs, et je kiffais les sandwichs au saucisson avec un ballon de rouge dans les bars du quartier ou des pentes. On n'était pas des foodistas, on va dire.

Quel était votre bar QG ? On y buvait quoi et pour combien ?
Il y avait un bar qui s'appelait le Bock'son sur les pentes. c'était un peu un repère d'alternos. sinon je zonais pas mal dans les clubs (le Zoo, la Pyramide, le Bateau Blanc, le Space, ce style) et dans les salles de concert, donc c'était bière et whisky-coca. Je ne me souviens plus si c'était cher, parce qu'en général c'était offert, mais c'était bien destroy, ça je m'en souviens bien.

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Lyon Street Food Festival : on a testé

Food | Jeudi 16 septembre s’ouvrait la cinquième édition du Lyon Street Food Festival. On y était, on vous raconte.

Adrien Simon | Vendredi 17 septembre 2021

Lyon Street Food Festival : on a testé

18h, une file commence à se former à l’entrée des anciennes usines Fagor-Brandt, dans le 7e arrondissement de Lyon. À l’intérieur, une ribambelle de cheffes et cuistots attendent de pied ferme la première fournée des quelques dizaines de milliers de visiteurs attendus durant le week end. Les formalités expédiées, QR code par ci, QR code par là, système de paiement dématérialisé à créditer, et on s’enfonce dans la halle principale. Voisinant le stand du MOF Joseph Viola, on retrouve l’équipe de Cocotte, bistrot lyonnais aux accents italiens. Sur leur comptoir une meule de parmesan, évidée, attend qu’on y déverse des louches de risotto aux brisures de truffes, liées minute au fromage italien. On engloutit une coupelle en carton et l’on file vers le stand qui devrait faire le buzz lors de cette édition : celui de l’équipe de La Bijouterie. Qui dévoile pour la première

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Cinq expos à voir à Lyon en septembre

Bons Plans | De l’onirisme, des espaces étranges, de l’art singulier, de l’abstraction… Nous avons sélectionné pour vous cinq expositions à ne pas rater ce mois-ci !

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 17 septembre 2021

Cinq expos à voir à Lyon en septembre

Johanna Perret et Dorian Feraud La peintre Johanna Perret et le photographe Dorian Feraud exposent leurs œuvres à la galerie Regard Sud, dans un dialogue thématique et formel. Ces deux artistes explorent l’impalpable des ambiances atmosphériques, la dissolution des figures parmi les brumes, les espaces indistincts et évanescents. Une très belle découverte ! Johanna Perret et Dorian Feraud, Ether À la galerie Regard Sud jusqu’au 23 octobre Delphine Balley Pour sa première exposition muséale personnelle, Delphine Balley nous immerge dans le clair-obscur de ses photographies et ses films vidéo, mettant soigneusement et baroquement en scène des rites ancestraux (mariage, funérailles, partie de chasse…). Tout y est silencieux, étrange, onirique, sans oublier ici et là un soupçon d’humour. Parallèlement à cette exposition fort réussie, le MAC

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UGC Part-Dieu : 18 salles depuis le 18 septembre

Crémaillère | Après 46 d’existence à la Part-Dieu, UGC monte en gamme en investissant (dans) la nouvelle extension du centre commercial. Signé par l’architecte Alberto (...)

Vincent Raymond | Vendredi 17 septembre 2021

UGC Part-Dieu : 18 salles depuis le 18 septembre

Après 46 d’existence à la Part-Dieu, UGC monte en gamme en investissant (dans) la nouvelle extension du centre commercial. Signé par l’architecte Alberto Cattani, ce paquebot flambant neuf de 15 000 m2 appartient à la catégorie “Ciné-Cité” du groupe, à l’instar de la Confluence ou de la Cité Internationale. Doté de 18 salles et de 3101 places sur un site d’un seul tenant (contre deux auparavant), il s’agit clairement d’une “version augmentée“ du premier multiplexe — historiquement parlant — de Lyon. Si le personnel est le même, la programmation va aller vers plus de V.O. et donc faire évoluer la clientèle de ce qui est désormais le plus grand complexe cinéma de la Métropole. Coup double pour UGC qui consolide son avantage numérique avec 51 écrans (contre 39 pour Pathé-Gaumont et 15 pour CGR) dans la grande agglomération lyonnaise. Si UGC ne mise pas sur les attractions techniques (type 4DX, Dolby, ICE, etc.) il innove en dévoilant sur 813 fauteuils des réhausseurs intégrés — malin pour l

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Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Cinéma | À moins d’un mois du début de la 13e édition du Festival Lumière, le programme se dévoile enfin. Conforme aux attentes et à ses habitudes, il convoque des films nouveaux ou en renouveau ainsi qu’un aréopage d’invités de prestige, sans négliger les hommages aux absents.

Vincent Raymond | Jeudi 16 septembre 2021

Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Évidemment, Bertrand Tavernier pour débuter. Rien n’aurait été possible sans l’ancien président de l’Institut Lumière. Sa disparition au printemps dernier se devait d’être marquée d’une célébration, ce sera une soirée hommage le dimanche 10 octobre. Mais aussi des projections de quelques-uns de ses films piochés dans sa considérable filmographie : L’Horloger de Saint-Paul (1973), Autour de minuit (1986), L.627 (1992), L’Appât (1995), Capitaine Conan (1996), La Princesse de Montpensier (2010) et Quai d’Orsay (2013) ont été choisis. Autour de sa figure tutélaire, un vaste menu éclectico-cinéphilique comme il les aimait : de Jane Campion (Prix Lumière 2021) à Gilles

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Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

Food | Année après année, le Lyon Street Food festival s’est imposé comme l’un des gros événements de la rentrée, pas seulement culinaire. Pour cette cinquième édition, qui s’ouvre ce jeudi, Emeric Richard, l’un des organisateurs, se prépare à accueillir près de 35 000 visiteurs. Entretien.

Adrien Simon | Mercredi 15 septembre 2021

Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

À l’origine de ce festival il y a un duo… Emeric Richard : On a créé cet événement avec Thomas [Zimmermann]. On était amis depuis plusieurs années déjà et on voulait créer notre entreprise pour venir bousculer les codes culinaires lyonnais. On a commencé en intervenant sur des salons et sur des événements de plus en plus grands : un banquet de 4000 personnes à la Halle Tony Garnier ou la fan zone de Bellecour lors de l’Euro de Football. Comment est venue l’idée d’un tel festival ? En voyageant on avait rencontré et apprécié une approche de la cuisine différente de ce qu’on trouve ici. Décomplexée, plus abordable, avec un fort contact chef-public. Je pense à Hong Kong, où on retrouve cette approche qui nous plaît. Ce sont les night market, en pleine rue, avec des plats un peu dingues, une cuisine cosmopolite, avec des nourritures de toute l’Asie. On trouvait étonnant que cette approche ne soit pas plus présente à Lyon. Envisager un événement autour de la street food, c’était un genre de pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise. Ça plait aux chefs, même les plus répu

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Expérience ViaRhôna : le cyclisme rêvé

ESCAPADES | Avec l’événement Expérience ViaRhôna, l’association 812 vous propose de découvrir les 18 et 19 septembre une petite partie de cet itinéraire cyclable qui relie le lac Léman à la Méditerranée. Au programme : un peu de pédalage et plein de découvertes patrimoniales, naturelles et gastronomiques. L’expérience vous tente ?

Article Partenaire | Mercredi 8 septembre 2021

Expérience ViaRhôna : le cyclisme rêvé

Imaginez : vous avez 25 km ou 45 km à parcourir à vélo (une broutille), et toute la journée pour en profiter sous un soleil généreux (on espère) et presque automnal. Qu’allez-vous faire ? Profiter des points de vue ? Participer aux rencontres organisées pour vous sur les ravitaillements avec des producteurs et des viticulteurs ? Visiter les richesses patrimoniales et naturelles ? Les parcours, tracés par les organisateurs, vous permettront tout cela et plus encore. Vous n’aurez qu’à vous laisser guider et à suivre l’application qui vous indiquera même tous les bons plans en fonction du lieu où vous vous trouvez. Présentée ainsi, comment ne pas résister à l’Expérience ViaRhôna ? Dans les cartons depuis deux ans, l’événement organisé par l’association 812 se concrétisera les 18 et 19 septembre. « Avec les trois parcours proposés, nous voulons toucher le public le plus large, explique Rémi Guyot de l’association, mais l’expert vélo n’est pas notre cible. » Trois parcours de découverte Principe de l’évé

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Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Enquête | Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) signée Oriane Mollaret et publiée par Rue89Lyon. Le pure player révèle qu’une enquête — administrative, celle-là — a été ouverte le 19 avril par l’institution à propos de l’un de ses mandarins, Jacques Gerstenkorn, après que des étudiantes l’ont signalé à la cellule anti-discrimination, harcèlement, violences sexuelles et sexistes créée… un mois plus tôt. Ponte de la filière d’études cinématographiques, par ailleurs fondateur du festival Doc en Courts, l’enseignant se voit reprocher un « comportement abusif » allant « du harcèlement à l’agression sexuelle » par plusieurs victimes présumées témoignant longuement, pour la plupart à visage découvert — également sollicité par

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Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Clubbing | Un samedi aux couleurs africaines se profile au Sucre, sous la férule du label lyonnais Blanc Manioc et du festival d'Abidjan, Maquis Electroniq.

Sébastien Broquet | Jeudi 9 septembre 2021

Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Drôle d'aventure que celle menée par Dom Peter, batteur du combo dub lyonnais High Tone depuis le mitan des nineties, ayant écumé les salles d'ici et de presque partout ailleurs au fil de tournées incessantes, de concerts dévastateurs et d'albums ayant marqué l'histoire du genre en Europe — surtout les premiers. Lors d'une pause entre deux tours, constatant la baisse d'intensité de la scène dub, la difficulté à se renouveler au sein d'un groupe — Antonin Chaplin, le clavier, a lui quitté la bande après de longues années —, il a décidé de ne pas abandonner, mais de se consacrer en parallèle à un autre projet, très personnel, puisant aux sources de son amour pour les musiques africaines. C'est ainsi que Midnight Ravers est né, superbe projet afro-électro, puis Blanc Manioc avec le dessinateur Emmanuel Prost, label 100% numérique dédié aux découvertes faites au cours de ses visites sur le continent africain, centrées autour de l'effervescente et diversifiée scène électronique locale. Et tout s'est enchaîné, avec la co-création d'un festival à Abidjan, Maquis Electroniq, sur lequel un autre duo lyonnais a

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Visiteurs du jeudi

CONNAITRE | Embarquement immédiat pour la troisième saison du cycle de conférences et de rencontres “Visiteurs du jeudi” : l’évènement hebdomadaire pendant lequel Hôtel71 s’ouvre au public. Et pas avec n’importe qui.

Article Partenaire | Lundi 6 septembre 2021

Visiteurs du jeudi

Chaque semaine - le jeudi donc - un·e professionnel·le de la culture ou des médias vient partager son expérience personnelle mais aussi son expertise. Alors oubliez tout de suite l’image académique et poussiéreuse de la conférence : il s’agit d’une rencontre où le public a toute sa place pour poser ses questions et échanger avec les intervenant·e·s, tous plus intéressant·e·s et pointu·e·s les un·e·s que les autres. Saison 3 avec des tables rondes Après une saison en ligne l’an dernier pour cause de crise sanitaire, l’équipe est vraiment ravie de réouvrir ses portes IRL au public. Avec une nouveauté cette année : deux tables rondes sont programmées en plus des rencontres classiques, avec différent·e·s intervenant·e·s réuni·e·s autour d’une thématique commune. La première sera dédiée à “La Blockchain au service des artistes” le 23 septembre, avec plusieurs acteur·ices du secteur technologique et artistique. La seconde le 25 novembre rassemblera des représentant·e·s de tiers lieux lyonnais pour mieux comprendre leurs fonctionnements et leurs modèles.

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Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Food | Le futur de la Cité de la Gastronomie ? Rendez-vous dans deux ans pour savoir. En attendant, on teste et on resserre le prisme sur l'alimentation pour en faire non plus un musée, mais un « lieu totem de la filière alimentaire ».

Sébastien Broquet | Mardi 7 septembre 2021

Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Toute la presse locale était conviée jeudi dernier au sein de la Cité de la Gastronomie par les services de la Métropole de Lyon, histoire d'en apprendre un peu plus sur l'avenir du lieu, dont la première incarnation voulue par la majorité macroniste d'alors et pilotée par l'opérateur espagnol MagmaCultura s'était soldée, comme le dit très bien Bruno Bernard, par un « fiasco » retentissant, laissant exsangue partenaires, mécènes et équipes. Le président de la Métropole s'est retrouvé dès son élection avec cet innattendu dossier sur les bras et on pouvait espérer au bout d'un an une vraie prise en main pour ce lieu emblématique et historique, situé en plein cœur de Lyon. Or, les idées pour incarner une vision patrimoniale, ce n'est visiblement pas le point fort des écologistes : du côté de la Ville, on ne sait toujours pas trop quoi faire de l'ancienne école des beaux-arts et du Musée Guimet, par exemple. Le projet Fagor-Brandt reste flou. Et pour la Cité de la Gastronomie... Eh bien, ça reste flou aussi. Bruno Bernard, accompagné de son vice-président en charge de l'agriculture et l'alimentation Jérémy Camus,

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Lyon : deuxième édition pour le Salon du Vintage au Palais de la Bourse

Shopping | Le Palais de la Bourse (place de la Bourse, Lyon 2e) accueillera les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 19h une nouvelle édition du Salon du (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 8 septembre 2021

Lyon : deuxième édition pour le Salon du Vintage au Palais de la Bourse

Le Palais de la Bourse (place de la Bourse, Lyon 2e) accueillera les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 19h une nouvelle édition du Salon du Vintage, première date de ce qui est désormais une tournée française bien établie qui passera également par Paris ou encore Strasbourg. Ce second passage par chez nous est l'occasion de convier près de cent marchands européens, dont une vingtaine se dédiant spécifiquement au design avec la possibilité de trouver des pièces signées Pierre Paulin, Charles & Ray Eames, Gaetano Sciolari, Willy Rizzo... Forcément, côté tarif, ce ne sera pas au prix de la brocante du coin. On trouvera aussi des vinyles et une friperie de luxe, avec des pièces de Courrèges, Yves Saint Laurent ou encore Chanel pour garnir son dressing. L'entrée est à 6€.

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"Les Amours d’Anaïs" de Charline Bourgeois-Tacquet : love, etc.

Comédie | Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas (...)

Vincent Raymond | Mercredi 15 septembre 2021

Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas indifférente à ses charmes, jusqu’à ce qu’elle découvre la compagne de Daniel, Émilie, une autrice qui va la fasciner… Avec ce premier long-métrage, Charline Bourgeois-Tacquet signe une comédie sentimentale primesautière — mais inégale, le revers de la médaille — cousue main pour l’interprète de son court Pauline asservie, Anaïs Demoustier. Celle-ci endosse avec naturel et piquant ce rôle homonyme de tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse, et se promène de Paris à la Méditerranée ou la Bretagne (malgré ses soucis pécuniaires d’étudiante trentenaire…). Très Nouvelle Vague revue par Podalydès dans la forme et l’esprit, Les Amours d’Anaïs revisite certains motifs du cinéma-chambre-de-bonne (devenu appartement deux-p

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Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Food | Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au (...)

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au dimanche 12 septembre pour sa cinquième édition. L'idée ? Des chefs investissent au déjeuner les jardins du fort Saint-Irénée. Après la bistronomie de Table Wei et de Manto ou la street-food du Bistrot Zakka, ce jeudi les Jardins de Vartan ramèneront leurs légumes (bio) pour un repas végétarien, et Philippe Bernachon clôturera la journée par un cocktail dinatoire. Le samedi, c’est Jérémy Galvan, l’étoilé de la rue du Bœuf, qui montera pour proposer un menu gastronomique en piochant dans le potager de l’Institut. Et pour finir : double-brunch le dimanche, confectionné par Ravigote, avec pour les enfants, grâce à La Petite Académie, calligraphie, dessin et même fabrication de dragons ! (Menus de 26€ à 120€).

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Ban, l’épicerie cool et caféinée

Épicerie | Produits sourcés, café bien fait, sandwichs fusion et déco léchée pour une épicerie postmoderne sur les pentes de la Croix-Rousse : Ban.

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Ban, l’épicerie cool et caféinée

Qui fréquente la rue des Capucins, cette ancienne traversante du bas des pentes désormais barrée partiellement à la circulation par la première opération municipale "d’urbanisme tactique"… Qui donc la fréquente a noté qu’on s’agitait depuis quelques mois dans un petit local tout en longueur. Un bouledogue et un Cavalier King Charles surveillaient des travaux qui laissaient imaginer l’ouverture prochaine d’un commerce de bouche branché — après Satriale qui arrose depuis peu, le même tronçon de vin nature. On pariait sur un coffee shop en y apercevant Benoît Nique et Alexandre Paty, deux habitués des lieux caféinés qui à la suite de Mokxa ont colonisé la Presqu’île : Slake, Diploid,

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À la Croix-Rousse, la boucherie Tête Bech fait peau neuve

Boucherie | Dans le dernier tronçon de l’ascension de la Croix-Rousse, on trouve ce qui serait la plus vieille boucherie de Lyon : Tête Bech. Elle a pris un coup de jeune cet été.

Adrien Simon | Jeudi 9 septembre 2021

À la Croix-Rousse, la boucherie Tête Bech fait peau neuve

Elle aurait plus de 120 ans d’âge et reste contemporaine. Elle a intégré l’idée que la bidoche est, dans le nouveau siècle, sujette à polémique. Avant les travaux, qui l’ont vue cet été faire peau neuve, la devanture de Tête Bech annonçait déjà : « vous n’êtes pas obligés de manger de la viande ! » — si vous le faites, faites-le bien, pour résumer. Il paraît que la consommation de produits carnés a baissé de 13% en France ces dix dernières années, selon une étude du Credoc — ce qui est beaucoup. On peut toujours accuser une idéologie pro-tofu, ça évite de regarder les faits. D’un côté les scandales sanitaires (remember le cheval-gate), la hausse des affections liées à une mauvaise alimentation, la honte des abattoirs, le poids de l’élevage dans la pollution, de l’eau comme de l’air. Et de l’autre cette nouvelle donne : « les 18-24 ans consomment désormais, dans 42% des situations, la viande dans des plats industr

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"Mobylette" de Frédéric Ploussard : grande brêle

Roman | Depuis l'Ardèche, où il vit désormais, l'auteur lorrain Frédéric Ploussard a commis l'un des plus terribles (et sans doute le plus drôle) romans de la rentrée littéraire. Ça s'appelle Mobylette, c'est nourri au mélange et ça pétarade sec.

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 septembre 2021

Originaire du Clinquey, qui figure une version fictionnelle de Briey — riante cité de Meurthe-et-Moselle dont les deux plus illustres pensionnaires furent Michel Platini qui en fréquenta le collège (L'Assomption) depuis son Jœuf voisin et Francis Heaulme qui passa son enfance dans la Cité Radieuse tracée par Le Corbusier — Dominique est un homme trop grand, « un mec au-delà », qui aurait dû s'appeler Laurent mais finalement non. Dominique est éducateur spécialisé dans les Vosges, au foyer de la Dent du diable, un nom qui pose le décor. Dominique s'occupe de gamins passablement cintrés : Franck a pour hobby d'étêter des poules (« c'était notre spécimen de la catégorie chasseur-cueilleur, ce garçon. (…) Il avait joué au foot pendant une semaine avec un chat mort avant d'être exclu du club de foot. (…) Il était le seul gosse que j'avais vu mordre un chien »), Cindy aime un peu trop les flammes (« Le psychiatre du secteur n'avait rencontré Cindy qu'une fois depuis son arrivée au foyer. Quatre minutes d'entretien et il avait

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Mathieu Amalric : « notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Serre Moi Fort | Une femme feint de quitter son mari et ses enfants ; en réalité, ceux-ci ont disparu dans une avalanche et elle préfère leur inventer une vie à part de la sienne. Tel est l’argument du nouveau film réalisé par Mathieu Amalric, kaléidoscope mental et fascinant, où chaque détail compte. Propos rapportés d’une conversation fleuve…

Vincent Raymond | Vendredi 10 septembre 2021

Mathieu Amalric : « notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Le son de votre film débute non par la Norma de Bellini du distributeur Gaumont, ni les jingles des autres coproducteurs Canal+ et Arte, mais par la musique que vous avez choisie pour votre générique. Est-ce vous qui l’avez imposé ? Mathieu Amalric : Oui oui ! Ils ont eu cette gentillesse. Ça n’a pas été un débat ni un conflit à la force du poignet. Franchement, il ne fallait pas d’autre musique, quoi ! Parfois, quand on est spectateur, il y a des logos tellement sophistiqués qu’on pense que c’est le début et… ah non ! En fait, on ne sait plus quand les films commencent. Là, ça commence par la musique jouée par Marcelle Meyer, la même pianiste qu’au générique final. Comment Je reviens de loin, la pièce que vous adaptez ici, vous est-elle parvenue ? Grâce à un ami, acteur et metteur, Laurent Ziserman. On se connaît depuis toujours : il avait joué dans mon premier court-métrage, Sans rires. C’est lui qui va monter aux Célest

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Trois univers singuliers au Musée d'Art Contemporain de Lyon

Art Contemporain | La semaine prochaine, le Musée d’Art Contemporain ouvre trois expositions monographiques consacrées à trois artistes encore méconnues du grand public. Encore (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Trois univers singuliers au Musée d'Art Contemporain de Lyon

La semaine prochaine, le Musée d’Art Contemporain ouvre trois expositions monographiques consacrées à trois artistes encore méconnues du grand public. Encore que, s’agissant de Delphine Balley (née en 1974 à Roman-sur-Isère), les Lyonnais ont déjà pu goûter à son univers photographique baroque et surréaliste, en la découvrant notamment il y a quelques années à la Galerie Le Réverbère. Son œuvre, depuis, poursuit dans la même veine, s’inspirant de faits divers, légendes locales, rites et croyances divers, pour en tirer ensuite des "images-tableaux" toujours surprenants, voire extravagants ! Son goût de la mise en scène l’a conduite aussi à produire plus récemment des films. Partageant elle aussi ce goût de la mise en scène, on sera curieux de découvrir l’univers de l’artiste d’origine slovène Jasmina Cibic (née en 1979) qui s’attelle à la mise en scène du pouvoir, à travers notamment une vidéo projetée en triptyque : The Gift. Au

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Une Biennale hors normes

Art Brut et Singulier | La 9e Biennale Hors les Normes propose une multitude d'expositions consacrées à l'art brut et à l'art singulier. Avec des artistes et des lieux hors des sentiers battus.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Une Biennale hors normes

Art des fous, art brut, art singulier… Depuis le début du XXe siècle, les intitulés abondent et se succèdent pour tenter de désigner un art qui différerait de celui issu des écoles, des galeries et des circuits officiels. Avec, conscient ou inconscient, le fantasme de découvrir une forme d’art plus authentique et spontanée que les autres. En 1949, l’artiste Jean Dubuffet définissait l’art brut ainsi : « des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, des artistes qui tirent tout de leur propre fond et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. » À l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, on ne voit plus bien qui pourrait être aujourd’hui indemne de quelque poncif esthétique que ce soit, et les artistes dit "bruts" se retrouvent aussi bien dans les plus grands musées (le Centre Pompidou a ouvert récemment une salle permanente consacrée à l’art brut, suite à la donation de la sublime collection de Bruno Ducharme, en juin 2021, réunissant quelque 6 000 œuvres !), que dans les foires d’art contemporain, les galeries cot

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"Boîte noire" de Yann Gozlan : crime en bande réorganisée

Thriller Politique | Un analyste opiniâtre du BEA ayant découvert que les enregistrements d’un crash aérien ont été truqués, se trouve confronté à l’hostilité générale… Yann Gozlan creuse le sillon du thriller politique, lorgnant ici le versant techno-paranoïde et transposant l’esprit du ciné US des années 1970 aux problématiques contemporaines. Brillamment réalisé.

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Après le crash du vol Dubaï-Paris, un jeune analyste prodige détecte que les pistes sonores des boîtes noires ont été trafiquées. Au fur et à mesure d’une enquête qui l’isole de plus en plus et mine son couple, il réalise la compromission de responsables industriels et politiques. Et que sa propre vie paraît, elle aussi, en danger… Toute incursion dans le thriller politique — jadis domaine régalien du cinéma américain, un peu en déshérence depuis une vingtaine d’années — est la bienvenue. À condition évidemment qu’il y ait à la fois en enjeu politique cohérent et un traitement suffisamment rythmé pour répondre aux exigences de ce registre : les barbouzeries et collusions entre officines para-gouvernementales avaient ainsi permis à Coppola (Conversation secrète), Pollack (Les Trois jours du Condor), Pakula (The Parallax View) ou De Palma (Blow Out) de placer haut la barre au milan des années 1970, avant que le

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Karavel, 15e édition pour le festival de danse hip-hop

Danse | Créé en 2007 à Bron sous la houlette du chorégraphe Mourad Merzouki, le festival Karavel est consacré à la danse hip-hop sous toutes ses formes, dans différents (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Karavel, 15e édition pour le festival de danse hip-hop

Créé en 2007 à Bron sous la houlette du chorégraphe Mourad Merzouki, le festival Karavel est consacré à la danse hip-hop sous toutes ses formes, dans différents lieux du Grand Lyon. Pour son 15e anniversaire, le festival démarre sur les chapeaux de roue le 26 septembre avec une battle XXL tous styles confondus (break, krump, popping, rock…) à l’Amphithéâtre du Centre de Congrès de Lyon. Et se poursuivra jusqu’au 23 octobre avec une multitude de spectacles, dont une carte blanche à trois figures du krump (mouvement contestataire né à Los Angeles à l’orée des années 2000) au Théâtre des Célestins le 12 octobre et un défilé hip-hop créé par Mourad Merzouki pour quinze danseurs et l’Orchestre National de Lyon, à l’Auditorium le 16 octobre.

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Yuval Pick, prolongé au CCN de Rillieux-la-Pape

Danse | Nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape en 2011, Yuval Pick a vu son mandat prolongé jusqu’en 2024. Pour une double (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Yuval Pick, prolongé au CCN de Rillieux-la-Pape

Nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape en 2011, Yuval Pick a vu son mandat prolongé jusqu’en 2024. Pour une double raison : la crise sanitaire bien sûr, mais aussi un bâtiment du CCN toujours fermé après l’incendie de la fin 2017 (les danseurs travaillent provisoirement au Studio Velette à Rillieux). Actuellement, le chorégraphe travaille sur sa nouvelle création FutureNow, et le CCN lance un nouveau programme dit YuPi, destiné à l’insertion professionnelle et à l’aide à la création de jeunes danseurs. Quelques dates de spectacles de Yuval Pick à retenir aussi cette saison : Pazaz ce 19 septembre à la Chapelle de la Bussière à Rilleux, Hydre au Musée des Confluences le 23 octobre, et une création pour le Ballet de l’Opéra qui sera présentée au Toboggan du 3 au 5 mars.

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Un livre sur Guy Darmet, catalyseur de la danse à Lyon

Danse | Un ouvrage signé de la journaliste Marie-Christine Vernay et consacré à Guy Darmet retrace une certaine histoire de la danse : Danse la vie, danse la ville.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Un livre sur Guy Darmet, catalyseur de la danse à Lyon

D’abord journaliste à Lyon, Marie-Christine Vernay a ensuite rejoint Paris et le quotidien Libération pour lequel elle a été critique de danse. A travers la figure de Guy Darmet (né à Lyon en 1947), son livre Danse la vie, danse la ville, tente, sous forme de petits récits éclatés et kaléidoscopiques, de retracer plus de trente ans d’histoire de la danse à Lyon (et au-delà). « Ce livre est constitué d’une multitudes d’histoires courtes où l’on croise beaucoup de danseurs et de chorégraphes, une équipe de choc autour de Guy, le solitaire, l’exigeant et parfois le colérique » annonce-t-elle dans la préface. Ancien journaliste culturel lui-même, Guy Darmet a pris la direction artistique de la Maison de la Danse à la Croix-Rousse en 1980, avant que celle-ci ne déménage dans le 8e arrondissement en 1992. Il fut aussi à l’initiative de la Biennale de la Danse (première

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Trokson et Bootlegger : Karl Minetto dévoile l'avenir des deux spots rock de Lyon

Rock Bars | Deux ans après l’incendie qui avait ravagé le Trokson, emblématique café-concert des Pentes, et à l’aube de son seizième anniversaire, le repère à rockeurs rouvre ses portes. De l'autre côté de la Saône, son petit frère couche-tard du 5e arrondissement le Bootlegger tire sa révérence et ne reviendra pas post-Covid. Rencontre avec le maître des lieux, Karl Minetto, qui annonce le retour des concerts au Trokson pour fin septembre.

Louise Grossen | Samedi 4 septembre 2021

Trokson et Bootlegger : Karl Minetto dévoile l'avenir des deux spots rock de Lyon

(En fond sonore: R.L. Burnside, See My Jumper Hanging On the Line) L’incendie, puis le Covid et ses confinements… Comment avez-vous traversé ces épreuves ? Karl Minetto : Lors de l’incendie d’octobre 2019, tout a brûlé. Les assurances se sont mises en route très doucement. Ça a été long, d’autant plus avec la pandémie. Tout a été retardé et s’est mal enchainé : les paiements, les artisans, le début des travaux… Si bien qu’ils se sont terminés seulement début juin. Et encore, la salle de concert — en sous-sol — ne sera finie que courant septembre. Maintenant, on a pu rouvrir, le quartier a retrouvé sa terrasse, les copains reviennent, ça fait du bien. Et le Bootlegger ? Je suis en train de vendre le Bootlegger. [NdlR : l'after-club rock du 5e arrondissement, inspiré des lieux clandestins ouverts durant la prohibition aux États-Unis]. Il ne rouvrira pas, du moins, sous ce nom. On av

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10 spectacles à réserver pour la saison à Lyon

Théâtre | Immanquables ? Assurément. Voici 10 pièces de théâtre pour lesquelles il faut absolument réserver cette saison dans la Métropole lyonnaise. Sélection.

Nadja Pobel | Mercredi 8 septembre 2021

10 spectacles à réserver pour la saison à Lyon

Love Trois ans que l’on attend de revoir ce Love depuis qu’il était passé au CDN de Valence dans la foulée de Paris. Ce travail du Britannique, auteur et metteur en scène Alexander Zeldin nous convie sur le palier d'un étage de logement social. Un quadra y vit avec sa mère incontinente, une famille d'immigrés tente d’y nourrir correctement ses enfants. Des hommes sans papier passent par là. Les langues se mélangent, les corps, dont aucun ne ressemble à celui d'un autre, se frôlent. L'amour déborde mais se heurte à la plaie béante qu'est la pauvreté. Cette grande pièce, déchirante et bouleversante, décalée par le Covid, trouvera enfin sa place à Lyon. Et c’est une joie. Aux Célestins du mercredi 3 au dimanche 7 novembre Pli Il y a eu la tornade de papier sous la verrière des Subs. Et il y a désormais les agrès de la circassienne israélienne Inbal Ben Haim. Tout dans Pli, créé la fois aux Subs et au centre chorégraphique de Grenoble auquel elle est associée, est fait de p

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Alpha Saliou Diallo : « avec LEGROSTASDEZIK, on parle de musique sans complexe »

Hip-Hop | Alpha Saliou Diallo a grandi à Vénissieux, bercé par les sons du Wu-Tang Clan. En 2011, le Lyonnais crée son blog pour parler hip-hop, jazz, soul et funk : LEGROSTASDEZIK. Dix ans plus tard, le site fête sa première décennie avec trois jours de fête à la Maison Mère, au café Rakwé et à l’Obamo. Rencontre.

Lola Mison | Vendredi 3 septembre 2021

Alpha Saliou Diallo : « avec LEGROSTASDEZIK, on parle de musique sans complexe »

Comment en es-tu arrivé à monter ton propre média ? Alpha Saliou Diallo : J’ai commencé tôt la radio, en 2010. J’étais chroniqueur bénévole à Radio-Charpennes-Tonkin (RCT). Ma première émission s’appelait la Blackline, la première consacrée au hip-hop lyonnais, fondée à la fin des années 80 : plusieurs générations d’animateurs et de chroniqueurs s'y sont succédés. Mais en 2009, RCT devient Radio Capsao et se consacre aux musiques latines. LEGROSTASDEZIK est né peu après de cette frustration, du fait que l’émission ait évolué vers le hip-hop latino. Je voulais un blog sur lequel j’avais la liberté de parler de tout, sans filtre. Au début de LGTDZ [NdlR : LEGROSTASDEZIK], je travaillais encore en radio, à RTU (Radio Trait d’Union) devenue ensuite Nova Lyon. Les studios étaient dans les mêmes bureaux, a&#

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Villeurbanne : le TNP, un centenaire en pleine forme

Villeurbanne | 100 ans en plein Covid, 101 ans cette année. Enfin le TNP peut convoquer son histoire lors d’un mois de septembre dense et réjouissant. De Paris à Villeurbanne, de Firmin Gémier à Jean Bellorini, l’aventure du théâtre national populaire transcendée par Roger Planchon est aussi l’histoire de la décentralisation. Zoom arrière.

Nadja Pobel | Mercredi 8 septembre 2021

Villeurbanne : le TNP, un centenaire en pleine forme

« À une date [en 1970] où Jacques Duhamel n’est pas encore là et où je n’ai aucun interlocuteur, je prends la décision de faire venir Patrice [Chéreau] à Villeurbanne. Je sais qu’un jour le théâtre va rouvrir et que je ne l’ouvrirai pas seul. » Roger Planchon répond là bien des années plus tard aux questions de Michel Bataillon, son autre acolyte historique. On peut découvrir dans la somme formidable que sont les six volumes du si bien nommé Défi en Province ces échanges, et cette proposition de co-direction offerte à Patrice Chéreau, finalement acceptée par le ministre de la Culture de Georges Pompidou, Jacques Duhamel. Le 19 mai 1972, le Théâtre National Populaire ouvre ses portes pour la première fois à Villeurbanne. Planchon a 38 ans, Chéreau 25. Le premier est un artiste complet, chantre de la décentralis

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Jean Bellorini : « donner aux citoyens de demain la capacité d’avoir un regard critique »

Théâtre | En tant que directeur du TNP, Jean Bellorini a été en charge d’organiser ce centenaire, il lui incombe d’amorcer le suivant. Voici ses pistes de réflexions à ce sujet.

Nadja Pobel | Vendredi 10 septembre 2021

Jean Bellorini : « donner aux citoyens de demain la capacité d’avoir un regard critique »

Quelle est votre contribution la plus forte à vos yeux pour amorcer le deuxième siècle de vie du TNP ? La Troupe éphémère ? Jean Bellorini : Le TNP est né il y a cent ans avec l’intuition qu’il fallait amener les œuvres au plus proche des spectateurs. C’était l’enjeu du théâtre national ambulant de Firmin Gémier. De grandes machines à vapeur transportaient un chapiteau/théâtre qui était monté pour accueillir 1650 spectateurs. C’était la décentralisation théâtrale qui commençait. Aujourd’hui la France est dotée de grands équipements culturels et l’enjeu de démocratisation de l’art et de la culture n’est plus uniquement lié à la possibilité d’accéder à un spectacle fini. L’intérêt aujourd’hui, je crois, est de favoriser les espaces de rencontres entre artistes et spectateurs, notamment pendant des phases de recherche et de création. L’art n’est pas un produit, il ne se consomme pas et n’agit pas directement sur le monde. Il diffuse invisiblement un questionnement et laisse apparaître l’idée de la nuance et de la complexité, ou plus simplement la poésie. Je crois à la nécessité d’une porosité entre le monde et l’art. Je crois à la complémentarité entre l’ar

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"Tout s’est bien passé" de François Ozon présenté à Lyon avec l'équipe du film

Avant-Première | Grand chelem lyonnais ou presque pour le film Tout s’est bien passé, l’adaptation par François Ozon du récit de la romancière Emmanuèle Bernheim relatant le désir (...)

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Grand chelem lyonnais ou presque pour le film Tout s’est bien passé, l’adaptation par François Ozon du récit de la romancière Emmanuèle Bernheim relatant le désir de son père André, diminué après un AVC, d’en finir avec la vie. Présenté en compétition à Cannes en juillet, ce film interprété par Sophie Marceau et prévu en sortie nationale le 22 septembre, sera projeté en avant-première le jeudi 16 septembre en présence du réalisateur et de ses comédiens Géraldine Pailhas et André Dussollier. Vous aurez le choix de le découvrir au Pathé Bellecour à 19h45, à l’UGC Confluence à 20h15 ou encore au Cinéma Comœdia à 20h30 — lequel proposera un débat avec l’équipe à l’issue de la séance.

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Lyon : Retour en septembre du festival de science-fiction Les Intergalactiques

Science-Fiction | Il n’y a pas que les Hallus ou les Reflets… du Zola qui aient choisi de se reporter en septembre : idem pour les Intergalactiques avec leur (...)

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Lyon : Retour en septembre du festival de science-fiction Les Intergalactiques

Il n’y a pas que les Hallus ou les Reflets… du Zola qui aient choisi de se reporter en septembre : idem pour les Intergalactiques avec leur programmation cinéma atomisée dans plusieurs lieux, faisant la part belle aux lointains visiteurs. Et ce, dès l’ouverture jeudi 9 septembre avec le kitchissime Rock Aliens (dont fut tiré la scie When the Rain begin to fall) au Rock’n’Eat. Suivront les déambulations d’un extra-terrestre “embarqué” dans le corps d’un junkie pour Fried Barry (le 10 à 21h au Lumière Bellecour) et deux séances de courts-métrages au Lumière Terreaux : les “nationaux“ samedi 11 à 11h et les “animations“ le dimanche 12 à 11h. Épicentre des Intergalactiques, la MJC Montplaisir offrira un double bill samedi soir dès 20h avec deux revenants des années 1980 : l’angoissant The Thing de Carpenter et la série B américano-bavaro-humaniste Enemy Mine. Le Zola accueillera le lendemain à 19h un classique de la science-fiction rare sur grand

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L'Institut Lumière fête le centenaire du TNP

Cinéma | Fatalement mis à mal par la crise sanitaire, le centenaire du TNP en 2020 n’aura pas été célébré comme prévu ; ce sont donc ses 101 ans que l’on commémore en (...)

Vincent Raymond | Jeudi 9 septembre 2021

L'Institut Lumière fête le centenaire du TNP

Fatalement mis à mal par la crise sanitaire, le centenaire du TNP en 2020 n’aura pas été célébré comme prévu ; ce sont donc ses 101 ans que l’on commémore en cette rentrée. Notamment rue du Premier-Film, dans un esprit de lointain cousinage : après tout, les anciens CNP jadis créés par Robert Gilbert et Roger Planchon n’ont-ils pas été acquis par l’institut Lumière en 2014 ? Pour marquer le coup, une programmation exceptionnelle propose tous les jeudis un film mettant en vedette quelques-uns des directeurs historiques du théâtre. Après Planchon dans Le Dossier 51, place à Jean Vilar dans Les Portes de la Nuit (jeudi 9 septembre) puis à Une aussi longue absence de Henri Colpi (jeudi 16 à 19h). Palme d’Or 1961, ce mélodrame sur fond d’amnésie, de deuil et d’après-guerre met en scène une patronne de café intriguée par un clochard chantonnant, errant autour de son établissement et ressemblant à son époux disparu. Campé par un Georges Wilson à la fois massif et évanescent, le film capture également une époqu

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Play it again, festival de cinéma de patrimoine, dévoile sa programmation à Lyon

ECRANS | Prenez un fauteuil pour faire un saut dans la passé : grâce au festival Play it Again !, vous allez voir ce que vous allez voir, voire revoir autrement ce que vous avez déjà vu… Le tout dans différentes salles de la Métropole de Lyon.

Vincent Raymond | Jeudi 9 septembre 2021

Play it again, festival de cinéma de patrimoine, dévoile sa programmation à Lyon

« Du passé, faisons salles combles ! » : telle pourrait être la devise de Play it again ! Se déroulant dans les cinémas français membres de l’ADRC (Agence Nationale pour le Développement du Cinéma en Régions), ce festival met chaque année à l’honneur des œuvres du patrimoine fraîchement restaurées afin de leur redonner pleine et entière existence sur grand écran. En cette période post-confinement qui a vu la consommation de films classiques augmenter sur les plateformes, une telle manifestation peut contribuer à ranimer l’appétit et la curiosité de découvrir des “nouveautés anciennes” là où elles s’épanouissent le mieux : dans les salles. Brillant par son éclectisme, le millésime 2021 compte une vingtaines de titres, dont des programmes de courts. Impossible toutefois de déguster l’ensemble du programme — les cinémas piochent dans les sélections mises à disposition — ; il y a de quoi se régaler malgré tout avec les assortiments concoctés par les écrans de l’agglomération lyonnaise. Au menu… Notez qu’il faudra naviguer d’Ouest en Est pour découvrir ces

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Les sorties cinéma de la quinzaine à Lyon

En salles | L’amour donne du cœur au ventre, fait parfois partir sur un coup de tête, et peut convoquer bien d’autres mécaniques corporelles. Comme pas mal de films de la quinzaine. Attention : on ne prend pas toujours son pied…

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Les sorties cinéma de la quinzaine à Lyon

Commençons bien évidemment cet inventaire par la tête. Celle qui fait défaut et se vide sous les assauts de la maladie dans Supernova de Harry Macqueen (sortie le 8 septembre). On y suit le road trip d’un couple d’amants sur les traces de leur histoire, initié par le premier (Stanley Tucci en écrivain atteint de démence sénile) sous le prétexte que le second (Colin Firth en pianiste) aille donner un récital. Derrière la balade romantique se profile l’inéluctable question de la maladie, du déclin et du libre choix de sa mort — bientôt évoquée dans le Ozon —, toutes traitées avec élégance et pudeur. Un film parfait pour des débats. Plus léger est Les Amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Tacquet, inégale comédie sentimentale cousue main pour Anaïs Demoustier sur une tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse… C’est très Nouvelle Vague dans la forme et l’esprit — certes, avec parfois de grosses ficelles bien prévisibles — mais empli d’une légèreté solaire et sensuelle ainsi que de quelques (trop rares) éclats burlesques évoquant u

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Maguy Marin, remontages et reprises

Danse Contemporaine | Le philosophe Walter Benjamin pensait que l’Histoire ne se lit pas une seule fois de manière chronologique, mais qu’elle est chaque fois le fruit d’un (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Maguy Marin, remontages et reprises

Le philosophe Walter Benjamin pensait que l’Histoire ne se lit pas une seule fois de manière chronologique, mais qu’elle est chaque fois le fruit d’un montage ou d’un remontage entre deux événements, deux citations, deux images… C’est en suivant cette idée que la chorégraphe Maguy Marin s’est plongée récemment dans la Guerre du Péloponnèse pour sa dernière création au Festival d’Avignon 2021, Y aller voir de plus près. On est impatients que cette pièce passe à Lyon et, en attendant, la chorégraphe reprendra à la Maison de la Danse l’une de ses pièces les plus puissantes et bouleversantes, Umwelt datant de 2004. Sous un souffle d’air continu et le flux d’une guitare électrique, les danseurs viennent exécuter de courtes actions (manger, crier, s’aimer, se battre…) au milieu de rangées de souples miroirs… Soit une représentation mi-comique, mi-tragique, de la vie quotidienne avec ce qu’elle peut avoir de plus beau et de plus laid. Par ailleurs, David Mambouch (fils de

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5 étoiles au Festival Ninkasi

Festival | 7 jours, 33 artistes, 27 événements gratuits, répartis sur un territoire vaste comme son réseau de brasseries, le Festival Ninkasi est ras-la-gueule de festivités musicales. Et blindé d'artistes locaux, conformément à la politique maison menée par le grand mamamouchi Fabien Hyvernaud. On vous aide à y voir plus clair avec une sélection des 5 groupes à voir à Lyon et ses environs.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 septembre 2021

 5 étoiles au Festival Ninkasi

Johnnie Carwash, c'est Cali « La Caaaalifoooorniiiie » hululait Julien Clerc. Johnnie Carwash nous la joue depuis Lyon en mode quatuor rock guitare-basse-batterie-coolitude absolue (la coolitude est surnuméraire, en vrai, ils sont trois). Son sec comme une trique, guitares coiffées-décoiffées, chant sans filtre (la voix très 90's de Manon, école Kim Deal/Tanya Donelly), avec trois bouts de ficelles DIY, Johnnie Carwash, auteur d'une belle cavalcade avec le EP Mom is a punk (ils ont donc de qui tenir), recrée une géographie, une époque et s'impose comme la formation lyonnaise la plus excitante du moment. Au bas mot. Mettre une pièce également sur Arabella en première partie, issu du Ninkasi Musik Lab. Au Ninkasi Gerland le jeudi 9 septembre à 20h30 Ulysse Von Ecstasy, psycho-folk

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Villeurbanne : des Invites au zénith

Arts de la Rue | Ces Invites retrouvées (du mercredi 15 au samedi 18 septembre à Villeurbanne) sont d’une densité folle. Et d’une qualité remarquable. Gratuit, as usual pour ce festival des arts de la rue.

Nadja Pobel | Jeudi 9 septembre 2021

Villeurbanne : des Invites au zénith

Il y a les concerts, bien sûr, et c’est plus que jamais un événement étant donné le contexte. Avec la bossanova de Flavia Coelho, le blues créole de Delgres, la sono mondiale de Natacha Atlas, le classique si joyeux du Quatuor Debussy (oui ceux qui accompagnaient Valérie Dréville en Tirésias cet été aux Nuits de Fourvière). Et il y a les arts de la rue, partout dans la ville à l’image du géant Tchangara, marionnette de neuf mètres de hauteur, venue de Côte d’Ivoire et quasi mascotte de cette future Capitale française de la culture en 2022 qu'est Villeurbanne. Il faudrait revoir aussi Zora Snake et son spectacle rageur sur le parcours d’un jeune migrant, Transfrontalier. Sur ce même thème et d’une teneur tout aussi colérique, Continent, la dernière création des locaux du KompleXKapharnaüM est de la dentelle où son et lumière s’entremêlent au texte et la diction puissante de Stéphane Bonnard, qui raconte 18 mois passés avec Nour, Mohamed et 300 autres dans un squat à Lyon. « Ce qui arrive est si gros que ça ne tient pas dans les mots » nous dit-il dans

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Lyon : William Forsythe, trois fois !

Danse | Entre la Maison de la Danse et l'Opéra de Lyon, trois rendez-vous aguicheurs sont proposés cet automne en compagnie du maître néoclassique qu'est William Forsythe.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Lyon : William Forsythe, trois fois !

Difficile de résumer l’univers du chorégraphe William Forsythe, tant son œuvre, débutée dans les années 1970, est riche, débordant même parfois les frontières de la danse pour des installations ou des performances dans les musées… Né en 1949 à New York, féru au départ de rock et de comédie musicale, Forsythe émigre en Allemagne où il dirigera bientôt le Ballet de Francfort de 1984 à 2004. Une formation de culture classique avec laquelle il invente son propre style fait à la fois de déconstruction des codes classiques, mais aussi d’une extrême virtuosité technique (vitesse d’exécution ébouriffante, membres sous forte tension…). En 2005, il crée une compagnie indépendante, toujours basée en Allemagne, multipliant les collaborations (dernièrement avec le Ballet de l’Opéra de Paris en 2015). Plusieurs de ses pièces ont été transmises au Ballet de l’Opéra de Lyon, qui se montre souvent brillant dans leur exécution (leur difficulté faisant sans doute aussi partie du plaisir du danseur). L’incroyable One Flat Thing, reproduced Dès la semain

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Micro Mondes et Sens interdits, deux festivals si différents

Théâtre | Pas un festival d’automne comme à Paris, mais plusieurs. Dont les incontournables et si différents Micro Mondes et Sens interdits.

Nadja Pobel | Vendredi 10 septembre 2021

Micro Mondes et Sens interdits, deux festivals si différents

Micro Mondes Du mardi 16 au dimanche 28 novembre - TNG On entre dans ce festival comme dans une cabane doublée de velours. Seul ou peu nombreux. Depuis dix ans, Micro Mondes est un aperçu de ce que les créateurs proposent comme formes immersives. Ce type de spectacles, encore rares il y a une décennie, se démultiplient. Pour autant le festival n’a pas enflé — avec les petites jauges nécessaires à l’immersion, l’équilibre financier est peu évident. Cinq spectacles — trois créations, une performance et une installation — s’adressent majoritairement à un public de plus de 15 ans. Le collectif lyonnais Invivo, déjà à l’origine de Céto et 24/7 poursuit sa recherche sur la réalité virtuelle pour une adaptation de Maeterlink, Les Aveugles. Cette création pour douze spectateurs munis d’un casque VR est une balade en compagnie d’autant d’aveugles perdus dans une forêt sans leur guide. Autre travail original et intriguant, initié dans le vivier du TNG

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Il est temps de rire : tour d'horizon de la rentrée cafés-théâtres et humour

Humour | De Tania Dutel à Pablo Mira en passant par Paul Mirabel ou Bérangère Krief, tour d'horizon de l'actualité humoristique de la rentrée.

Louise Grossen | Jeudi 9 septembre 2021

Il est temps de rire : tour d'horizon de la rentrée cafés-théâtres et humour

Commençons par Tania Dutel, en rodage à l’Espace Gerson du 27 au 30 octobre, pour nous rôder, nous aussi. Après le succès de son dernier spectacle en solo, Jonathan Lambert remonte sur les planches avec un one-man-show dans lequel l'acteur évoque l'histoire de son vrai prénom, choisi par son père : Rodolphe, c'est le nom de son nouveau spectacle qu'il jouera les 2, 3 et 4 octobre au Bouib- Boui. Espace Gerson encore : ne pas rater Le Chant des Baleines, jusqu’au 26 octobre. Plus tard dans la saison, les grands Paul Mirabel et Guillaume Meurice seront installés au Radiant, respectivement le 31 janvier et le 28 mai. Mieux vaut vous dépêcher de réserver. Pour les aficionados de la thérapie par le rire, Pablo Mira balance à qui veut l’entendre combien il est beau dans son one-man-s

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Villeurbanne : Zoo Art Show explore les fondamentaux du tag

Street Art | Aux confins de Villeurbanne, non loin du périphérique et au bord d’une voie de tramway, une ancienne entreprise de transport a été entièrement taguée (sur les (...)

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 5 septembre 2021

Villeurbanne : Zoo Art Show explore les fondamentaux du tag

Aux confins de Villeurbanne, non loin du périphérique et au bord d’une voie de tramway, une ancienne entreprise de transport a été entièrement taguée (sur les façades de deux bâtiments occupant une surface totale de 3 000 m²), un travail en solo de cinq semaines ! L’artiste veut conserver l’anonymat mais les connaisseurs le reconnaîtront facilement, le taggueur ayant l’habitude de sévir sur le territoire de la métropole lyonnaise. L’opération n’a, en l’occurrence, rien de sauvage, mais est le fruit d’une coopération entre l’opérateur immobilier Vinci, le Grand Lyon et l’équipe de Zoo Art Show. Le printemps dernier, quelque mille personnes ont commandé (via un site Internet et le paiement de 5€) un ou plusieurs messages que le taggueur anonyme a ensuite bombés sur les murs. Une performance qui revient aux sources mêmes du street art : le graffiti pur et dur. Le contenu des messages varie de la demande en mariage à la private joke, en passant par toutes sortes de dédicaces ou de messages de joie et d’espoir. À l’avenir, le site regroupera plusieurs PMI et PME dans les secteurs du textile, de la sécurit

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Les 10 spectacles de danse à voir absolument cette saison à Lyon

Danse | Dix, seulement dix. Côté danse, voici nos incontournables pour lesquels il faut absolument réserver, au cœur d'une saison hétéroclite dans ses formes esthétiques et marquée par de nombreux grands noms de la danse contemporaine : Pina Bausch, Angelin Preljocaj, Ohad Naharin, Jiří Kylián, Maguy Marin et William Forsythe...

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 10 septembre 2021

Les 10 spectacles de danse à voir absolument cette saison à Lyon

Les dragons pop d’Eun-Me Ahn Pour la troisième fois, la Sud-Coréenne Eun-Me Ahn revient sur la scène de la Maison de la Danse… Avec à nouveau un spectacle un peu déjanté et à l’esthétique pop. Dragons réunit quatorze jeunes danseurs (dont six en hologrammes !) tous nés en 2000 (l’année du dragon pour l’astrologie chinoise), et se propose de dresser un portrait vitaminé et extravagant de l’Asie d’aujourd’hui et de demain. Eun-Me Ahn, Dragons À la Maison de la Danse les mardi 21 et mercredi 22 septembre Vania Vaneau en solo Originaire du Brésil, danseuse pour Maguy Marin ou Wim Vandeykebus (entre autres), Vania Vaneau s’est lancée dans la chorégraphie en 2014

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Courtney Geraghty : « j’assume que les propositions émanant d’hommes ne soient pas majoritaires »

Théâtre de la Croix-Rousse | À la tête du Théâtre de la Croix-Rousse depuis janvier, Courtney Geraghty va mettre à profit ses expériences à l’international pour ouvrir ce lieu à toutes les formes d’art vivant. Rencontre avec cette néo-Lyonnaise de 38 ans.

Nadja Pobel | Mercredi 8 septembre 2021

Courtney Geraghty : « j’assume que les propositions émanant d’hommes ne soient pas majoritaires »

Vous avez travaillé en Asie, en Amérique du Sud, aux États-Unis, jamais à Lyon. Quelle idée aviez-vous de cette ville avant de candidater à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse ? Courtney Geraghty : Je ne sais pas si j’avais une très forte image de Lyon, pour dire les choses sincèrement. J’étais venue dans le cadre professionnel, pour la Biennale de la Danse, pour voir des spectacles aux Subsistances et une fois en tant que touriste. Ce qui m’a poussée à venir ici c’est d’abord et avant tout l’opportunité car je dis les choses assez simplement : je travaillais à New York au début de la pandémie et mon job [NdlR : directrice du French Institute Alliance Française] s’est arrêté. J’ai d’abord écrit une lettre depuis New York en faisant des recherches et c’est devenu concret quand j’ai été retenue en short-list. Je sui

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Théâtre : sujets, verbes et compléments

Au Théâtre ce semestre | Après 18 mois d’arrêt ou de hoquet, les salles de théâtre s’ouvrent enfin en grand avec une saison plus remplie que jamais, faisant face à un défi immense : appâter de nouveaux spectateurs avec des spectacles toujours plus haut de gamme. Qui ne sont jamais aussi pertinents que lorsqu’ils collent au réel, ou au contraire prennent totalement la tangente. Débroussaillage.

Nadja Pobel | Jeudi 9 septembre 2021

Théâtre : sujets, verbes et compléments

Neuf spectacles de plus cette saison au Théâtre de la Renaissance par rapport à la précédente (de 32 à 41 levers de rideaux), cinq de plus au TNG, quasi vingt supplémentaires aux Célestins… Une « saison folle » débute, comme la qualifiait Jean Bellorini, arrivé au TNP en janvier 2020, qui attend à Villeurbanne 115 000 spectateurs contre 80 000 habituellement. Pour que les fidèles multiplient les spectacles et que le nouveau public sorte de son confinement (avec masque et passe sanitaire obligatoires), les équipes de directions ont cravaché, jonglant entre les reports et les annulations, sans condamner les spectacles qui se créaient derrière les portes fermées des théâtres l'an dernier. Et, surtout, les artistes — comme la bonne cuvée d’Avignon cet été a pu en témoigner — ont des ressources, lorgnant vers le réel ou vers l’étrange. C’est le cas de l’uppercut du festival, Pinocchio (live)#2, (au TNP en avril 2022) de la scénographe Alice Laloy, soit un ballet d’adultes muets, transformant mécaniquement des enfants en marionnettes. Vertige devant ce renversement des codes et une standardisation qui annihile l’

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Stéphane Casez : « chez nous, vous allez vous marrer »

Café-Théâtre | À l’heure où les café-théâtres présentent leur nouvelle saison, Stéphane Casez, directeur des emblématiques Boui Boui, Rideau Rouge et Tontons Flingueurs, nous passe un coup de fil depuis sa galerie à Ibiza pour nous parler de ses trois salles lyonnaises.

Louise Grossen | Mardi 7 septembre 2021

Stéphane Casez : « chez nous, vous allez vous marrer »

Comment se portent financièrement vos trois salles au lendemain de la crise ? Stéphane Casez : Étonnement, plutôt bien. On a des chiffres équivalents à l’avant-crise en termes de fréquentation. On est très satisfait, même si on reste évidemment très prudent ! On ne sait jamais ce qui peut arriver, on l’a bien constaté cette dernière année. Tout est encore fragile. Quand ils ont annoncé la mise en place du passe sanitaire, on a eu une baisse de fréquentation immédiate, puis les gens sont peu à peu revenus. On s’est tellement habitué au chaos ambiant qu’on passe un été plutôt agréable ! Ça n’a pas été simple tous les jours, mais on a tenu le choc. Quid du public ? Il est au rendez-vous. Il semblerait que le public ait digéré le passe sanitaire très rapidement. On sent bien que les gens ont surtout envie de se marrer, et ça passe par une adaptabilité remarquable ! Tantôt on leur disait de garder le masque et de faire une chaise sur deux, tantôt il n'y avait plus de chaise et plus de masque, puis re des chaises... On a un public en or, qui sait que de toute façon le café-théâtre, c’est un peu rock’n'roll ! C’

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Arles, de l’antique au clic

Bouches-du-Rhône | C’est peut-être le meilleur moment pour y aller. Le soleil brille toujours, les Rencontres de la Photographie s’exposent encore pour quelques jours et les touristes se font plus rares. Entre la majesté des arènes, les clichés de Sabine Weiss et ceux des révolutionnaires soudanais, Arles est la halte incontournable de cette fin d’été.

Nadja Pobel | Jeudi 9 septembre 2021

Arles, de l’antique au clic

Il y a son cœur doré à souhait par la chaleur réconfortante du sud, ses ruelles entrelacées qui mènent soit à l’imposant Rhône soit à un monument d’avant notre ère. Il y a aussi la Camargue qui la prolonge car Arles est la commune la plus grande, en termes d’étendue géographique, de France. Elle comprend notamment Salin-de-Giraud et ses camels de sel — sa voisine, à l’autre extrémité de la digue, les Saintes-Marie-de-la-Mer étant elles indépendantes. Depuis l’an dernier ce bastion communiste historique est tombé aux mains du "sans étiquette" de droite Patrick de Carolis, ex- patron de France Télé. Le théâtre est alors passé en régie municipale « pour rendre le théâtre plus accessible, selon les déclarations du maire lors du conseil municipal du 27 mai dernier. Le SYNDEAC (syndicat national des entreprises artistiques et culturelles) a dénoncé dans un communiqué « un projet aux relents populistes » ce dont l’édile se défend. Pour l’instant, il est l’heure de profiter des richesses inestimables de cette ville et de découvrir d’un même coup un lieu historique et les artistes

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Laurence Fautra : « j'invite Woodstower à programmer Philippe Katerine l'an prochain : j'irais ! »

Woodstower vs Décines-Charpieu | C'est la petite polémique du jour : Laurence Fautra, maire LR de Décines-Charpieu, a attaqué les organisateurs du festival Woodstower sur les réseaux sociaux, appelant ses administrés à se plaindre des nuisances sonores... au commissariat de la ville voisine, Vaulx-en-Velin. Nous avons joint les différents protagonistes. Récit, sur l'air de "Louxor j'adore".

Sébastien Broquet | Mercredi 25 août 2021

Laurence Fautra : « j'invite Woodstower à programmer Philippe Katerine l'an prochain : j'irais ! »

« Je ne suis pas contre la musique, jeune homme ! Et j'invite les organisateurs de Woodstower à programmer Philippe Katerine l'an prochain... S'il joue Coupe le son [NDLR : qui se nomme en réalité Louxor j'adore], oui, j'irais ! » nous déclare Laurence Fautra, la maire LR de Décines-Charpieu, fière de sa blague, pour conclure notre conversation téléphonique en ce mercredi soir alors que les premières notes de musique s'élèvent quelques kilomètres plus loin, du côté du parc de Miribel-Jonage, où s'est ouvert la veille avec le concert de Feu! Chatterton le festival Woodstower, rendez-vous traditionnel de fin de vacances et/ou de rentrée des classes pour la jeunesse régionale comme pour les professionnels du secteur des musiques actuelles du coin. Soit, comme le dirait Jean-Michel Aulas qui maîtrise son Décines sur le bout des doigts, une institution. Et c'est à cette institution que la maire étiquettée Les Républicains — réélue aux de

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Singa met en relation réfugiés et accueillants

Solidarité | Une chambre libre, l’envie d’accueillir et de vivre une expérience interculturelle, et de la bienveillance. Ce sont les seules conditions nécessaires à l’accueil de personnes réfugiées avec le programme J’accueille de Singa.

Louise Grossen | Mardi 24 août 2021

Singa met en relation réfugiés et accueillants

« On veut casser la relation aidants-aidés. Notre logique, c’est le faire-avec. Pas le faire-pour » explique Birgit Vynckier, membre du mouvement citoyen Singa — le fil, en lingala. Une communauté de 2700 membres à Lyon, 50 000 dans toute l’Europe, avec un objectif : favoriser les liens entre les personnes réfugiées et les citoyens de la société d’accueil. Pour ce faire, plusieurs leviers sont mis en place, dont le programme J’accueille qui met en relation les habitants disposant d'une chambre libre et les personnes bénéficiaires de la protection internationale sans solution de logement. « L'idée n'est pas seulement de proposer un hébergement, mais surtout un accueil, du partage, de l'échange interculturel entre accueillants et accueillis. Il faut que tout le monde y gagne. » Un programme né d'un double constat : d’un côté, des milliers de personnes réfugiées bénéficiant de la protection de la France se retrouvent sans solution de logement stable ni de contact avec les membres de leur société d’accueil. De l’autre, des milliers de citoyens manif

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Patrick Deville à la librairie Descours

Littérature | C'est Patrick Deville qui ouvrira la saison des rencontres littéraires le 2 septembre à la librairie Descours, laquelle réserve quelques beaux moments (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 26 août 2021

Patrick Deville à la librairie Descours

C'est Patrick Deville qui ouvrira la saison des rencontres littéraires le 2 septembre à la librairie Descours, laquelle réserve quelques beaux moments autour de l'actualité littéraire et artistique. Le prix Fémina 2012 viendra y présenter Fenua, son roman sortie en cette rentrée, huitième volet de son gigantesque projet Abracadabra qui comprendra au final douze ouvrages de non-fiction et deux tours du monde. Fenua prend place en Polynésie, ce morceau de France atomisé, à tous les sens du terme.

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Colum McCann à Montluc

Prix Résistance et Liberté | Cette année, l'écrivain dublino-new-yorkais Colum McCann a remporté le Prix Montluc Résistance et Liberté pour son dernier roman Apeirogon. Un prix qui récompense (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 26 août 2021

Colum McCann à Montluc

Cette année, l'écrivain dublino-new-yorkais Colum McCann a remporté le Prix Montluc Résistance et Liberté pour son dernier roman Apeirogon. Un prix qui récompense chaque année un auteur interrogeant les pratiques de résistance à l'oppression sous toutes ses formes, ou dont l'œuvre constitue en elle-même un acte de résistance. L'auteur est convié à venir présenter ce livre sur le destin commun de deux pères, l'un israëlien, l'autre palestinien, tous deux déchirés par la perte de leurs filles respectives, de morts violentes causées par le conflit israélo-palestinien. Et qui décident de témoigner de leur expérience au monde. Un rencontre animée par Christian Schiaretti qui aura lieu au Musée National de la prison de Montluc le 3 septembre à 15 h et sera suivie d'une séance de dédicaces.

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Food Society : à voir…

Food Court | Food Society, l'une des deux nouvelles extensions gastronomico-cool de la Part-Dieu, en envoie plein la vue. Côté goût, ce n'est pas encore ça, par contre.

Adrien Simon | Mercredi 25 août 2021

Food Society : à voir…

Les temps de construction aidant, il y a des projets qui, quand ils s'achèvent, semblent surgis du passé. Ainsi cette extension de la Part-Dieu : quatre ans de travaux, 400M€, 32 000m2 de boutiques supplémentaires. Le cours des choses fait que l’ensemble s’inaugure finalement en pleine multi-crise (sanitaire, économique, écologique). En deux fois : à l’automne les nouvelles échoppes, et cet été une offre de restauration tendance. Un espace de shopping ne saurait se passer désormais d’un espace food, snacking, lunching. Ce qu’on appelait jusque-là un "centre commercial" se veut un "nouveau lieu du vivre ensemble". Et la cuisine, comme (le reste de) la culture, peut bien servir à vendre des fringues. Le mall face à la gare s’est donc agrandi vers l’ouest, avec notamment un ensemble de toits terrasses, modestement appelés « les jardins suspendus ». On les rejoint par des escaliers dits « monumentaux » et on débouche sur le RoofPop d’un côté et le Food Society, de l’autre. C'est ce dernier qui nous intéresse, puisqu’il annonce réunir les « meilleurs concepts de restauration, au cœur d’un véritabl

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