Depeche Mode à Musilac

Sébastien Broquet | Mardi 7 novembre 2017

Photo : © DR


Premier nom annoncé par le festival Musilac, et ça claque : Depeche Mode sera sur l'esplanade du lac le jeudi 12 juillet 2018 ! Ce sera dans le cadre de ce qui ressemble fort à une tournée des festivals majeurs de l'été, puisque le groupe anglais sera aussi aux Vieilles Charrues, au festival Beauregard ou encore au Main Square. L'occasion de présenter leur récent et 14e album, Spirit.

Joli coup qui va booster d'emblée les ventes de tickets (ouverture de la billetterie le 1er décembre) et faire saliver en attendant le 28 novembre prochain où de nouveaux noms seront dévoilés.

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Meilleurs vieux

Radio Nostalgie | Avec l'été des festivals revient en général l'heure de la nostalgie musicale et la programmation en cascade d'anciennes gloires de la pop, venues la plupart du temps rejouer leurs plus belles années (et les nôtres). Une tendance particulièrement lourde cette année. État des vieux. Euh... des lieux.

Stéphane Duchêne | Mardi 11 juin 2019

Meilleurs vieux

Alors que Phil Collins vient d'enflammer le Parc OL pour achever de convaincre qu'il n'était pas plus fini que mort, en dépit de ses avanies médicales et que Mark Knopfler, chanteur et guitariste des iconiques bluesmen autoroutiers de Dire Straits est lancé dans une tournée d'adieu qui passe par la Halle Tony Garnier le 19 juin et par le festival Guitare en Scène en juillet, le business du dinosaure rock semble n'avoir jamais été aussi vivant que cette année en festival. Oh, la chose n'est pas nouvelle et il n'est point, on le sait, de festival digne de ce nom sans sa dose de grands anciens venus remuer un peu la fibre nostalgique d'un public toujours enclin à revivre en musique ses jeunes années. Rien de tel, à vrai dire pour rameuter les foules endormies par la torpeur estivale et/ou qui n'ont plus vraiment l'œil rivé sur l'actualité musicale et le dernier clip d'Eddy de Pretto. Mais cette année donne pourtant l'impression que le curseur est monté d'un cran. Alors, occasions faisant le larron, difficultés à dénicher de nouveaux talents ou des têtes d'affiches, constat froid du vieillissement de la population (et par là des idoles), volonté de s'assurer une

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Ça va se bousculer pour Paul Kalkbrenner et Franz Ferdinand à Musilac

Musilac | Le festival est prévu du jeudi 11 au dimanche 14 juillet à Aix-les-Bains (Savoie).

Aurélien Martinez | Mardi 27 novembre 2018

Ça va se bousculer pour Paul Kalkbrenner et Franz Ferdinand à Musilac

Alors que l’organisation a déjà lâché le nom d'artistes qui seront sur la scène de la déclinaison printanière du festival (Musilac Mont-Blanc, dont la deuxième édition est prévue du 26 au 28 avril à Chamonix avec Eddy de Pretto, The Kooks, Roméo Elvis…), voilà qu’elle livre quelques-unes des têtes affiche de son événement phare : Musilac, dont la prochaine édition aura lieu du 11 au 14 juillet à Aix-les-Bains, en Savoie. Avec, en guise de grosse prise, la fameuse

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Grand bain musical

Musilac | Vieilles gloires, valeurs sûres, piliers de festoches, jeunes pousses, smoothies de genres, et autres étrangetés à découvrir, le festival lacustre baigne l'été musical d'un éclectisme qui attire les foules comme les amateurs éclairés, jusqu'à les confondre.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Grand bain musical

Jeudi : old wave D'une certaine manière, s'il fallait un hymne en ouverture de cette édition 2018 de Musilac, il pourrait consister en trois bouts de refrains se répondant depuis le fin fond des âges 80, quand les uns martèleraient : « I Just can get enough », les autres répondraient « Don't you forget about me » ou « Always the sun ». Car on l'aura compris c'est une soirée très marquée "ressac de la new-wave" que celle-ci, avec Depeche Mode, Simple Minds et The Stranglers – quand bien même les carrières de chacun n'auraient pas résisté d'égale manière au passage du temps. Pour le reste, on notera que J. Bernardt, transfuge des Belges de Balthazar, remplacera numériquement son collègue Warhaus, présent l'an dernier ce même soir, que le rock indé répondra présent avec le Stroke Albert Hammond Jr. (le

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Musilac annonce Orelsan, Feu! Chatterton et Lomepal

Festival | Le festival Musilac vient d'annoncer une vingtaine de nouveaux noms, qui complètent ceux dévoilés précédemment. On fait le point.

Aurélien Martinez | Mardi 27 février 2018

Musilac annonce Orelsan, Feu! Chatterton et Lomepal

IAM, Franz Ferdinand, Beth Ditto, MC Solaar, Depeche Mode, Deep Purple, Simple Minds, Rone, Indochine, Roméo Elvis, Chloé… On connaissait déjà une partie des artistes qui seront programmés cet été, entre le jeudi 12 et le dimanche 15 juillet, à Aix-les-Bains, face au lac. Son équipe organisatrice vient de dévoiler d'autres noms, dont des têtes d'affiche comme : le on-ne-le-présente-plus Orelsan, qui a tout raflé aux dernières Victoires de la musique grâce à son rap simple et basique le rappeur qui monte Lomepal – écoutez Yeux disent et

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Musilac (en juillet) et Musilac Mont-Blanc (en avril) dévoilent une partie de leur programmation

MUSIQUES | L’hiver n’a même pas encore débuté que le festival Musilac, prévu du jeudi 12 au dimanche 15 juillet à Aix-les-Bains (Savoie), pense déjà à notre été en lâchant les (...)

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

Musilac (en juillet) et Musilac Mont-Blanc (en avril) dévoilent une partie de leur programmation

L’hiver n’a même pas encore débuté que le festival Musilac, prévu du jeudi 12 au dimanche 15 juillet à Aix-les-Bains (Savoie), pense déjà à notre été en lâchant les premiers noms de sa prog. Si l’on savait que les fameux Depeche Mode seraient de la partie le jeudi, on vient d’apprendre que l’on pourra croiser le même jour, face au lac, deux autres vétérans du rock (au sens large) britannique : Simple Minds et The Stranglers. Le vendredi sera aussi rock avec les légendaires Deep Purple, voire blues-rock avec les Anglais de The Temperance Movement. Le samedi sera pour l'instant plus éclectique entre les vétérans d’Indochine, l’électro planante de Rone, la plus brute

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Indochine à Musilac

Festival | Musilac se passionne décidemment sur les années 80, puisqu'après Depeche Mode c'est Indochine qui vient de confirmer sa présence. Nicolas Sirkis et sa bande (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 24 novembre 2017

Indochine à Musilac

Musilac se passionne décidemment sur les années 80, puisqu'après Depeche Mode c'est Indochine qui vient de confirmer sa présence. Nicolas Sirkis et sa bande seront sur l'esplanade du lac le 14 juillet.

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Des stars comme s'il en pleuvait

Musilac | Phoenix, Ibrahim Maalouf, Jamiroquai, Julien Doré, Two Door Cinema Club, Sting, Texas, Justice, Calypso Rose, Archive, Vianney, Juliette Armanet… Comme chaque année, Musilac aligne les grands noms quatre jours durant. Ce qui ne doit pas faire oublier les autres, plus discrets, moins bankables… Tour d’horizon jour par jour de ce que l’on découvrira à Aix-les-Bains entre le 13 et le 16 juillet.

Stéphane Duchêne | Mardi 20 juin 2017

Des stars comme s'il en pleuvait

Amplitude sonique le jeudi Ça commence fort Musilac le 13 juillet, et tous azimuts avec ça. De Juliette Armanet, la nouvelle petite fiancée des branchés, à l'alien sud-af' Die Antwoord (que ces mêmes branchés aiment pour de toutes autres raisons) ; de la pop variété joueuse de Lulu Gainsbourg (comme Armanet, on aime ou on déteste) aux hardos australiens d'Airbourne, en passant par le rap engagé de Kery James : il va y avoir dès le premier jour de l'amplitude thermique et sonique sur les bords du Lac du Bourget. Or on est loin du compte si l'on n’ajoute pas aussi l'électronicien teuton tout en délicatesse Fritz Kalkbrenner – délicatesse partagée par le duo Paradis, même si leur électronique emprunte des chemins plus pop. Reste que le gros des troupes est lui, ce soir-là, résolument pop rock : pop dansante chez Two Door Cinema Club, schlass comme jamais chez Warhaus, rentre-dans-le-lard chez Last Train, renfrognée chez Lescop. Et en haut de la pyramide : la grande renaissance

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Justice et Sting pour les 15 ans de Musilac

Festival | Rendez-vous du 13 au 16 juillet à Aix-les-Bains (Savoie).

Sébastien Broquet | Mercredi 14 décembre 2016

Justice et Sting pour les 15 ans de Musilac

La programmation des quinze ans du festival Musilac, qui durera cette année quatre jours, continue à être dévoilée au compte-gouttes. On savait déjà pour Phoenix, Die Antwoord, Archive, The Lumineers, Calypso Rose et Vianney. Deux nouveaux noms se rajoutent. D'abord les producteurs de tubes à la pelle (D.A.N.C.E., Never Be Alone...) Justice, dont le nouvel album vient de sortir. Et le on-ne-le-présente-plus Sting. Pour savoir qui passe quel jour, c'est sur le site du festival que ça se passe.

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Musilac : le feu au lac

Musilac | Aussi foisonnante que pointue, éclectique que bien choisie, populaire (Les Insus, Elton John) que fureteuse (Barns Courtney), hurlante (Mass Hysteria) que sussurante (Lou Doillon), la programmation de Musilac est un joyeux casse-tête autant qu'un labyrinthe où il fait bon se perdre. Et où nous avons posé ça et là quelques balises.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Musilac : le feu au lac

Grand Blanc L'Australie, La Réunion, Aix-les-Bains : on ne peut plus se baigner tranquille. La nature est devenue tellement folle, que l'on ne peut plus barboter deux secondes dans l'insouciance estivale sans se faire croquer par un requin, ici un Grand Blanc. Certes, Grand Blanc le groupe ne mord pas vraiment mais pour ce qui est de venir souffler de l'intranquillité sur la nuque de vos aspirations festives, il n'y a pas mieux, c'est même un peu le concept du dernier album, qui est d'ailleurs le premier, de ces lorrains à la discold-wave dévastatrice et aux tubes dévorants. Ils ne sont peut-être pas des têtes d'affiche du festival au sens premier du terme. Mais ils en ont la gueule. Et grande ouverte avec ça. Sur la scène Le Korner le samedi 9 juillet à 15h25 Foals À quoi voit-on qu'une sauce est en train de prendre pour de bon ? C'est simple : quand certains commencent, affublés d'une grimace de doute, à l'accuser d'avoir tourné. C'est bien le phénomène qui commence à se produire avec Foals, prodigieux groupe de disque et de live, dont l'ambition démesurée — pour schématiser on pourrait dire qu'ils ont remisé leur m

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Musilac 2016 : les premiers noms

MUSIQUES | Alors que les jours commencent tout juste à se refroidir, les festivals d'été dégaînent déjà une partie de leur programmation. C'est le cas notamment de (...)

Benjamin Mialot | Lundi 30 novembre 2015

Musilac 2016 : les premiers noms

Alors que les jours commencent tout juste à se refroidir, les festivals d'été dégaînent déjà une partie de leur programmation. C'est le cas notamment de Musilac qui, du 8 au 10 juillet, toujours à Aix-les-Bains, recevra comme à son habitude moult gens qu'on ne présente plus – et qu'on aimerait ne plus avoir à présenter, à vrai dire : Elton John, Les Insus (Téléphone undercover), Foals, Louise Attaque et Lilly Wood & the Prick (cf. photo qui pique les yeux). Ouverture de la billetterie ce vendredi 4 décembre à 10 h. La suite, moins pépère on l'éspère, plus tard.

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Musilac – Du 10 au 12 juillet – Aix-les-Bains (73)

MUSIQUES | Il est des festivals qui parviennent à concilier l'inconciliable. C'est le cas de Musilac qui, en bordure d'un lac cher à Lamartine, parvient à mélanger l'eau de l'exigence populaire et l'huile d'actes de bravoure artistiques, nécessité économique et prise de risques, David Guetta et Alt-J. Sélection pas complètement au débotté. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Musilac – Du 10 au 12 juillet – Aix-les-Bains (73)

Alt-J Dans Alt-J, le "J", se prononce "Djé" à l'anglaise, mais aussi comme dans "genius". Car c'est un peu ce qu'est le quatuor de Leeds : une bande de petits génies à laquelle il n'est pas toujours aisé d'être sensible, tant cette pop versatile est sophistiquée et trompeuse. Sournoise presque, dans sa manière de nous embarquer – incroyable morceau que Every Other Freckle sur This Is All Yours. Alt-J, c'est la confirmation en 2015 que la pop peut se compliquer la vie et avoir la folie des grandeurs, du moment qu'elle se donne les moyens de les atteindre.

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De nouveaux noms pour Musilac

MUSIQUES | Le festival prévu du 10 au 13 juillet à Aix-les-Bains vient d’annoncer les derniers gros artistes programmés. On fait le point.

Aurélien Martinez | Vendredi 10 avril 2015

De nouveaux noms pour Musilac

On était déjà au courant pour Christine and the Queens, The Chemical Brothers, Baxter Dury, David Guetta, The Do, Alt-J, Cerrone, Muse (complet dans le cadre du "bonus day"), Brigitte, Selah Sue… Mais l’équipe du festival en avait encore en stock. Se rajoutent au programme les indie pop The Kooks, les explosifs Français The Shoes, l’élégant Dominique A, les punks Toy Dolls ou encore les classieusement pop et toujours « ready for the floor » Hot Chip (photo). Pêle-mêle, il y aura aussi Joris Delacroix, Electric Octopus Orchestra, Prince Miiaou, Gomina, Triggerfinger, Bo Ningen, The Bohicas et Palace. La prog complète jour par jour est à découvrir ici.

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Muse, David Guetta, Cerrone et Alt-J à Musilac

MUSIQUES | Premiers noms pour l'édition 2015 de Musilac (10, 11 et 12 juillet, toujours à Aix-les-Bains), et c'est du lourd (vous le prenez comme bon vous semble) : (...)

Benjamin Mialot | Mardi 25 novembre 2014

Muse, David Guetta, Cerrone et Alt-J à Musilac

Premiers noms pour l'édition 2015 de Musilac (10, 11 et 12 juillet, toujours à Aix-les-Bains), et c'est du lourd (vous le prenez comme bon vous semble) : Muse, qu'on ne présente plus, David Guetta, qu'on présente encore moins, Cerrone (notre Moroder à nous, en quelque sorte) et surtout nos chouchous d'Alt-J, fers de lance de cette pop arty et néanmoins charnelle dont l'Angleterre est féconde depuis le début du siècle.

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Le vieil homme et la mer

MUSIQUES | Marin peu porté sur l'eau, qu'il soit dessus ou doive la boire, Seasick Steve («Steve Mal de mer», donc) n'est pas de ceux qui ont connu le succès à l'âge des premiers duvets. C'est plutôt à l'âge où l'on commence à creuser sa tombe que Steve Wold a fait son trou. Un miracle après une vie d'errances. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 26 juin 2014

Le vieil homme et la mer

A quoi tient une carrière tardive ? Au fait qu'enfant, votre beau-père soit si pressé de vous jeter par la fenêtre qu'il en oublie de l'ouvrir – même si ça fait mal, mine de rien ça change tout. Et au fait de choisir de prendre la tangente à treize ans après avoir sérieusement envisagé de faire la peau à votre bourreau. Or, Steve Wold étant né en 1941, quand il décide de la prendre la route, c'est en pleine époque mythique des hobos, des beatniks, des avaleurs de kilomètres. De la vie à la petite semaine comme si demain n'existait pas. De la musique comme seule accompagnatrice. Il vit de travaux saisonniers et de menus larcins qui le mènent en prison. Mais Steve a appris la guitare à huit ans et fréquente de plus en plus de musiciens à partir des années 60. Devient musicien de studio avant de s'établir comme ingénieur du son du côté de Seattle dans les années 80, où il travaille avec Modest Mouse et Bikini Kills, s'attirant même – dit la légende – l'admiration du jeune Kurt Cobain. Mais Steve a un problème. La bouteille. Sa seconde femme, rencontrée en Norvège, inquiète que son Steve ne passe l'arme à gauche en se noyant dans le malt, l'incit

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Blues celebration

MUSIQUES | Vieilli, usé, fatigué, Depeche Mode ? Sûrement pas : entre recettes maison, perpétuelles innovations sonores et production fureteuse et grandiose, les trois Anglais donnent avec "Delta Machine" un aperçu détonnant de leurs obsessions blues. Le blues couleur pétrole d’un groupe qui, à l’âge du Christ, n’a de fossile qu’une inépuisable énergie sans cesse transfigurée. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 17 janvier 2014

Blues celebration

D’inspiration affichée Violator / Songs of Faith & Devotion / Ultra, Delta Machine aurait pu n’être que l’addendum tardif et donc éculé, à bout de souffle et de soufre, d’une quadrilogie fantasmée. Mais le trio de Basildon (soit l’Hydre Gahan-Gore, affublée de la "Super Nanny" Andy Fletcher, homme-lige de toujours), guère enthousiasmant sur ses précédentes sorties plus électro, retrouve le moyen de programmer ses machines – et plus largement le rouleau compresseur DM lui-même – aux confins de leurs possibilités pop. La production confiée aux vieux briscards Ben Hillier et Flood s’affiche en bouillon de culture vénéneux découlant d’un vaste bayou sonique où rock et électro sont indémêlables, où l’un et l’autre se hantent, autour de pop songs plus sophistiquées qu’on ne le croit et pourtant universelles – car enfin DM renoue avec les tubes qui ont fait sa grandeur. Filons et trésors Depeche Mode, c’est un fait, n’a jamais fait la révolution, sa révolution, qu’à de rares occasions, et jamais de manière violente – y compris sur l’embardée gospelo-grunge de Songs of Faith & Devotion. Mais a toujours évolué en une sorte de porosité bowienne à l’air du

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La Loi du retour

MUSIQUES | A force de la pratiquer, on le sait, la programmation musicale n’est régie par rien d’autre que les antiques lois de l’éternel retour. Nouvelle année, nouveau printemps, perpétuel recommencement. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 2 janvier 2014

La Loi du retour

On peut, en cette période d’Epiphanie généralisée et à la manière de Nietzsche dans le Gai Savoir, voir l’«éternel retour du même» comme une malédiction ou une bénédiction. C’est tout l’enjeu de l’expérience humaine. Pour ce qui nous intéresse ici, gageons qu’il faille prendre le mouvement renouvelé des saisons musicales, la succession des «cycles de manifestation», pourrions nous-dire en tordant un concept si cher à l’essayiste Pacôme Thiellement, comme une chance de (re)vivre des instants essentiels. A ceux pour qui rater un concert équivaut à passer à côté de sa vie, quelle belle saison s’ouvre devant vous après un automne de carême : auriez-vous loupé, en vrac, le lutin démiurgique Woodkid (le 21 février à la Halle), les exorcistes de la «Mauvaise Nouvelle» Fauve («Ne crains rien, car je suis avec toi. (…) Je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante

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In Trust we trust !

MUSIQUES | Trust se serait donc une nouvelle fois reformé pour une tournée qui passerait par le Sonic ? Il faudrait être naïf pour le croire mais sur le papier tout porte à croire que c'est effectivement le cas. À moins qu'on ait affaire là à un cas d’homonymie caractérisé et accidentel. Ce sont des choses qui arrivent. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 janvier 2013

In Trust we trust !

Bien, asseyons-nous tranquillement, détendons-nous les jambes – nous en aurons besoin plus tard pour danser – et évacuons d'entrée le malentendu qui sourd à l'horizon car on voit d'ici les fans d'un certain groupe punk français avoir des vapeurs anti-sociales et perdre leur sang froid. Alors voilà : non, Trust n'est pas la formation culte de Bernie Bonvoisin et du guitariste Nono – de toute manière une récente jurisprudence passée totalement inaperçue interdit, on cite, «à tout guitariste d'une formation d'inspiration rock de se faire appeler Nono, ça fait plouc». Précisons que cela vaut également pour les Dédés, les Gégés, les Momos, tous invités à se tourner vers l'accordéon ou la guitare manouche. Certes, on n'est pas beaucoup mieux barré avec le chanteur de notre Trust à nous : Robert Alfons, un patronyme qui fait davantage sous-secrétaire d'État aux hémorroïdes que rock star. Reste qu'avec son binôme Maya Postepski (on progresse), Robert est à la tête d'un Trust au magnétisme certain. Le genre de truc qu'on écoute sans trop y penser et qui vous colle au papier peint avant de vous envelopper avec, façon chrysalide. Confusion des gen

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Sweet Home Alabama

MUSIQUES | C'est sans doute l'un des disques de l'année, produit par l'un des groupes de l'année. La pépite a pour nom Boys & Girls car tout le monde est invité à (...)

Dorotée Aznar | Lundi 9 juillet 2012

Sweet Home Alabama

C'est sans doute l'un des disques de l'année, produit par l'un des groupes de l'année. La pépite a pour nom Boys & Girls car tout le monde est invité à «shaker», soit à remuer ses fesses et – selon la «jurisprudence Jerry Lee Lewis», premier grand interprète de Whole lotta shakin' – pas forcément que sur la piste de danse. Comme lui, comme Little Richard, autre grand «shaker» devant l'éternel, comme le King, les Alabama Shakes sont évidemment issus de ce puits d'ambiguïté sexuelle qu'est le Sud profond. Plus précisément d'Athens en Alabama (d'où le nom), archétype même du trou sudiste, à mi-chemin de Birmingham, la capitale de cet état très conservateur et de celle du Tennessee, Nashville, alias Music City. Jadis plantation de coton, il y trône aujourd'hui l'une des plus grandes centrales nucléaires du monde – qui faillit d'ailleurs exploser en 1975. Il ne faut donc pas aller chercher plus loin d'où vient l'énergie tantôt contenue, tantôt explosive du quatuor, entre soul des familles et rock sudiste à la Lynyrd Skynyrd. Ces cascades d'influences mêlées, propres à ce Sud qui ne s'est jamais mélangé qu'à travers elle, donnant ainsi naissance à ce qu'

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Bourget Bohème

MUSIQUES | Les lacs sont sources d’inspiration, de respiration. De cette nature rafraîchissante, Musilac s’applique à mettre dans son anagramme musical des lives au diapason. Ressources, récréation. Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Jeudi 21 juin 2012

Bourget Bohème

«Un soir, t’en souvient-il ? On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux, Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots harmonieux». Ce soir est loin (on situe ces vers de Lamartine en 1820). Dans nos souvenirs, ce qu’on entend encore sur l’onde et l’esplanade du lac du Bourget, c’est l’écho prégnant de l’édition 2011 : ces heures mémorables pendant le concert de PJ Harvey (sortant sa lyre d’Orphée au moment même où la pleine lune se levait), puis le live dantesque des Chemical Brothers, qui fit trembler la Dent du Chat et ses rochers muets. Du roc, de bonnes ondes, du rock, du beau monde... Telle est la substantifique moelle de Musilac, qui, fort de ses onze ans et de quelques 80 000 participants, a réussi la gageure de ne pas sacrifier son côté champêtre et romantique sur l’autel du gigantisme. On ne mange pas de poussière sur ce site naturellement magnifique, (d’ailleurs pour se restaurer on a même le choix entre un village entier d’artisans gaulois, qui mitonnent aussi bien tartiflette géante, crêpes bretonnes ou moult cuisines du monde). Points forts : le cadre et le son, doublés d’une organisation affable aux petits oignons. La prod’ règle

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Musilac : la programmation

MUSIQUES | L’incontournable festival d’Aix-les-Bains avait déjà dévoilé la majeure partie de sa programmation 2012. L’équipe organisatrice vient d’officialiser les (...)

Dorotée Aznar | Mardi 27 mars 2012

Musilac : la programmation

L’incontournable festival d’Aix-les-Bains avait déjà dévoilé la majeure partie de sa programmation 2012. L’équipe organisatrice vient d’officialiser les dernières têtes d’affiche que l’on retrouvera en plein air, au bord du lac du Bourget. Détails ici, avec notamment la programmation complète par jour.

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Paulo la Science

MUSIQUES | À la règle bien connue qui affirme que nul n'est prophète en son pays, il y a quelques exceptions notables. À commencer par l'Anglais Paul Weller, loin (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 16 juin 2010

Paulo la Science

À la règle bien connue qui affirme que nul n'est prophète en son pays, il y a quelques exceptions notables. À commencer par l'Anglais Paul Weller, loin d'être une star internationale du niveau de certains de ses compatriotes rockers, mais héros national dans son pays. Prédisposé à conquérir les charts britanniques par un double prénom évocateur John Paul Weller aura été à lui tout seul le Lennon-McCartney du post-punk. Ainsi que le commandant en chef du revival mod des années 80. Avec The Jam d'abord, trio pour lequel il composa quelques hymnes du rock toujours très sociologique alors à l'œuvre en Angleterre (des histoires de gars qui se font démonter dans le métro par une bande de nazillons) mais qui refusa de renoncer au futur. Puis avec The Style Council, plus jazz et pop. Après une éclipse de quelques années au début des années 90, Weller est littéralement ressuscité par le renouveau britpop. Et notamment les frères Gallagher qui lui empruntent leur célèbre coupe de playmobil et l'érigent en parrain du mouvement. L'homme fait l'unanimité, puisque même les ennemis jurés de Blur en font une idole. Bref, Weller est intouchable. Il en profite alors pour sortir quelques albums qui l

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Musilac

MUSIQUES | Dans la multitude de festivals estivaux et leurs nombreuses redites de programmation, Musilac a pris ces dernières années une dimension considérable. Une (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 16 juin 2010

Musilac

Dans la multitude de festivals estivaux et leurs nombreuses redites de programmation, Musilac a pris ces dernières années une dimension considérable. Une réalité reflétée par l'affluence croissante du festival d'Aix-les-Bains qui est elle même le résultat d'une popularité qui ne délaisse pas l'exigence artistique. Cette année, Musilac se distingue notamment par quelques belles exclusivités hexagonales. Paul Weller, donc, mais aussi le hipster hippie Devendra Banhart, White Lies ou le très demandé bluesman senior Seasick Steve. Pour le reste on oscille entre espoirs régionaux (les lyonnais Pm's Better), belles découvertes (Joseph Leon) et une belle brochette de stars aussi différentes que Phoenix, ZZ Top, Peter Doherty ou Mika. Musilac (73)Les 16, 17 et 18 juillet à Aix-les-Bains

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Fletch’ d’or

MUSIQUES | ENTRETIEN / Andrew Fletcher est le «troisième homme» de Depeche Mode, le trépied indispensable d’un groupe à l’équilibre instable. Propos recueillis par Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Lundi 16 novembre 2009

Fletch’ d’or

Petit Bulletin : Chacune de vos tournées passe systématiquement par la Halle Tony Garnier. Vous entretenez un rapport particulier avec cette salle ?Andrew Fletcher : Oh, ça fait un paquet d’années qu’on joue à la Halle Tony Garnier et qu’on se fait de bons dîners dans le Vieux Lyon ! On aime la ville, le public, et l’architecture si particulière de la Halle… C’est un passage incontournable, et on prend toujours autant de plaisir à revenir. Est-ce que vous imaginez Depeche Mode donnant encore des concerts dans dix ou vingt ans ?À titre personnel, je n’aimerais pas continuer à tourner passés soixante ans. Je n’ai pas de rêves de Rolling Stones. Ceci dit, la musique a un tel pouvoir sur nos vies qu’on ne sait pas ce qu’il peut se passer ; peut-être que DM aussi aura du mal à s’arrêter. En tout cas on sera encore là dans les années 2010, probablement avec un nouvel album en 2011… Vous avez traversé trois décennies en restant fidèle à un son, à un style. Quel est pour vous l’album qui colle le mieux à chaque période ?Je crois qu’au début des 80’s, ‘Speak & Spell’ représentait bien le son synth-pop un peu simplet de nos premières chansons. Ensuit

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À la Mode

MUSIQUES | Renouvelant sans cesse son style, Depeche Mode a traversé les décennies comme autant de renaissances. Et survécu aux modes sans jamais perdre son âme. Depeche Mode d’emploi d’un groupe passé maître dans l’art d’appartenir à son époque. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 13 novembre 2009

À la Mode

1978-83 : La période “coiffeurs” (Speak & Spell, 1981 / A Broken Frame, 1982 / Construction Time Again, 1983)Quand Speak & Spell sort en 1981, le groupe de Basildon existe depuis déjà trois ans sous diverses appellations. Et à vrai dire, en dehors d’une sympathique ritournelle au synthé, le culte Just Can’t Get Enough, personne ne donne cher de la peau de ce groupe qui, en pleine ère punk, a voué ses compositions au dieu synthétiseur. Et aussi un peu à la fée minivague, ce qui vaut au groupe moult railleries. Mais le groupe compte en Vince Clarke (futur Yazoo et Erasure), rapidement démissionnaire, puis Martin L. Gore, deux petits génies de la composition. Et en la personne de Dave Gahan une belle gueule de petite frappe et un beau brin de voix grave, qui n’en finiront jamais de gagner en charisme. Comme en plus le grand rouquin Andy Fletcher est très doué en management et marketing (son rôle musical étant limité), le groupe a tout pour réussir. Rejoint par le bidouilleur de textures sonores Alan Wilder, Depeche Mode gagne en profondeur de champs et s’invente, sur A Broken Frame et

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Sounds Of The Survivors

MUSIQUES | Album / On ne va pas se mentir : Depeche Mode est un groupe générationnel qui n’évoque rien aujourd’hui chez les kids fans de Tokyo Hotel. C’est qu’il (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 12 novembre 2009

Sounds Of The Survivors

Album / On ne va pas se mentir : Depeche Mode est un groupe générationnel qui n’évoque rien aujourd’hui chez les kids fans de Tokyo Hotel. C’est qu’il fallait avoir l’âge de pogoter dans une boum chips-coca, en 1987, quand la new-wave fédérait ses cohortes de corbacs au son de la Musique Pour Les Masses… Depeche Mode est donc un groupe de vieux, qui entraîne dans son sillon un public de fidèles, des trentenaires qui ont pour la plupart grandi avec eux. Conscients que l’eau a coulé sous les ponts depuis leurs premiers concerts en dresscode Black Celebration, le groupe tente sur chaque nouvel album de raviver la flamme, en amenant des guitares excitantes sur Exciter, en partageant les crédits de songwriting entre Dave Gahan et Martin Gore sur le précédent Playing The Angel… Et ça marche. Depuis 28 ans que leur son reconnaissable entre mille a tout traversé (les décennies, les modes cold et new-wave, la défonce à gogo, le chaos interne, les conflits d’ego…), Depeche Mode continue d’aller de l’avant avec constance et panache. Alors d’accord, leur douzième album studio n’est peut-être pas le chef d’œuvre absolu qui surpasserait Violator, mais quand on voit le niveau des dernières sortie

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Les honneurs britanniques

CONNAITRE | C’est reparti ! L’édition 2009 du festival Musilac à Aix-les-Bains nous promet, comme à l’accoutumée, trois jours de musique orgiaques. Présentation et zoom sur la flopée d’artistes anglais prévus sur les scènes du festival. Patrice Coeytaux

Dorotée Aznar | Vendredi 19 juin 2009

Les honneurs britanniques

Festival - Musique / En moins d’une décennie, y ont défilé Muse, Iggy Pop, Peter Gabriel, The Cure, Patti Smith ou Babyshambles. Cette année, la huitième édition du festival Musilac aura lieu les 10, 11 et 12 juillet sur les abords du lac du Bourget à Aix-les Bains, avec pas moins de dix artistes par jour (de 15h30 à 3h du matin) pour trois jours de biberons auditifs. Diversité, convivialité et gestion des déchets y sont de plus en plus prisées, dans un esprit écolo-qualité très proche de manifestations comme le Paléo festival de Nyon, en Suisse. Niveau programmation, le dada de Rémi Perrier et de ses acolytes demeure inchangé : éclectique, populaire et international. Du lourd, voire du très lourd avec les «bankables» Gossip, Camille, The Prodigy ou encore Franz Ferdinand, Duffy et même… Bénabar ! De quoi satisfaire tout le monde à priori. Une programmation qui demeure plutôt «soft» (aucune formation de rock «parpaing» ou expérimentale n’est programmée) et orientée pop, un style qui sera grandement défendu par Coming Soon, The Kooks, Bombay Bicycle Club, Cocoon et autres Ghinzu. Pour les amateurs d’ambiances plus exotiques, la soirée du vendredi 11 fera assurément des émules, notam

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