Les concerts à ne pas louper

La Rentrée Musique | La trêve des confiseurs à peine achevée, la dinde à peine digérée voilà que redémarre déjà la saison des concerts. Pour vous éviter une autre indigestion, nous avons sélectionné pour vous, d'une main innocente, incontournables et découvertes de cette nouvelle année.

Stéphane Duchêne | Mardi 9 janvier 2018

Photo : © DR


Bertrand Burgalat & AS Dragon

Avec l'album Les Choses qu'on ne peut dire à personne, le gentleman de la pop française et patron plénipotentiaire du label Tricatel a effectué l'an dernier un retour plutôt magistral, se livrant paradoxalement comme jamais. Musicalement, où le spectre burgalatien (comme on dirait martien) s'étend de la pop à la bossa, de l'électro à l'easy listening, ou au cœur de ses textes, rappelant parfois le Présence humaine de Houellebecq. Une bonne nouvelle qui en amène une autre puisque le maître se produira en concert avec son groupe de (presque) toujours : les redoutables AS Dragon.

Au Sonic le mercredi 24 janvier (avec Catastrophe)


Pierre Lapointe

« La science du cœur est un objet d'abstraction propulsée par la volonté qu'ont les gens tristes à se laisser toucher » chante Pierre Lapointe en ouverture de son album La Science du cœur. Cette science, c'est peu de dire que le Québécois la maîtrise à la perfection tant dans l'abstraction que dans l'uppercut (des textes oscillant entre le perché et le trivial), sa manière de cueillir les gens tristes et de propulser les plus grands élans à coups de cordes, de jouer les éléphants dans un magasin de porcelaine ou les amants de faïence. Si un tel deal était possible, on échangerait volontiers au Québec le seul Lapointe contre les trois-quarts du cheptel de la chanson française et la rançon de Garou.

Au Toboggan le dimanche 4 février


Nada Surf

Quand viendra l'heure du jugement dernier et du grand classement, possible que Nada Surf soit relégué en deuxième division, qu'une fois la postérité passée il ne reste de ce groupe qu'un tube à se démonter la cervelle qui le plaça trop vite trop haut, et ironiquement baptisé Popular. C'est peut-être parce que Nada Surf est un groupe fort sous-estimé, à l'image de ce Let Go, dont le groupe fête les 25 ans sur scène, collection de petites bombes indés et de ballades inoubliables (Blonde on Blonde, Inside of Love) qui témoigne de la grandeur des New-Yorkais. Pour beaucoup de ceux qui ont eu vingt ans au mitan des 90's, Let Go représente beaucoup et cela la postérité ne l'enlèvera pas.

A l'Epicerie Moderne le vendredi 9 février


Baxter Dury

On l'a souvent dit, Baxter Dury avait déjà vraiment tout du crooner un peu schlass, les jambes cotonneuses et la diction capiteuse du mec revenu de tout (et notamment de soirée), il fallait en plus qu'il se fasse larguer par madame. Et voilà notre Baxter transformé en prince des larmes, sur un disque, Prince of Tears, ne tenant même pas tout à fait lieu de thérapie, juste d'état des lieux – et puis il faut bien s'occuper. Mais même dans la douleur, Dury reste le plus cool d'entre tous, le plus chaloupé des gentlemen cambrioleurs de cœur. Du genre à séduire la moitié de l'assistance d'un claquement de doigts avant d'aller pleurer de désespoir aux toilettes.

À l'Épicerie Moderne le jeudi 1er mars


Pendentif

Avec Granville, La Femme, Aline, Cracbooms et quelques autres, Pendentif fut en 2013 l'un des fers de lance d'une certaine idée de la french touch, mélangeant langue française, thématiques naïves et influences anglo-saxonnes. On n'a pas des nouvelles de tout ce petit monde, mais voilà que les tubesques Pendentif reviennent à la charge avec un nouvel album qui les rend en partie méconnaissables derrière l'autotune - et si l'on y trouve toujours des plages, elles sont électro.

Au Sirius le mercredi 7 mars


Julien Barbagallo

C'est Julien Barbagallo dit "Barbagallo" qui a l'honneur d'inaugurer – en tout cas pour l'instant – la volonté du Groom d'ouvrir en ce début d'année 2018 sa programmation à la chanson d'expression francophone – dire "chanson française" alimenterait un quiproquo. Une transition parfaite tant le batteur de Tame Impala et auteur de Grand Chien a bâti un magnifique souterrain entre l'indie pop psychédélique et une forme de chanson, certes partagée avec ses amis d'Aquaserge ou de Forever Pavot, mais pas tout à fait comme les autres : pleine de formes étranges mais ô combien séduisante.

Au Groom le vendredi 9 mars


The Soft Moon + Jessica93

Si l'on peut imaginer quelque part la présence de la lune, elle est tout sauf douce dans l'expression musicale de The Soft Moon. Comme nombre de groupes de San Francisco, la formation de Luis Vasquez semble ravaler ses tourments derrière un mur de son qui les recrache dans la brume. Cold Wave et dansant, déprimant et flippant, voilà The Soft Moon qu'accompagnera dans un autre genre, le chantre d'une radicalité ad hoc : Jessica93.

À l'Épicerie Moderne le vendredi 16 mars


Klô Pelgag

À force d'écouter les groupes francophones en provenance du Québec ou les fantaisies existentielles de Pierre Lapointe, on en vient à se demander si la Nouvelle France ne serait pas simplement une autre planète, cette « Sainte étoile thoracique » évoquée par Klô Pelgag, où pousseraient des « ferrofluides-fleurs », « des mains d'Edelweiss ». Et quelque chose comme une langue de chanson inédite, à découvrir dans la bouche de cette excentrique Pelgag qui n'a pourtant rien d'un gag.

À la Comedie Odéon le dimanche 18 mars


Franz Ferdinand

Même si le groupe écossais s'est offert une parenthèse enchantée aux côtés des Sparks (FFS), voilà quatre ans que les fans attendent un nouvel album de Franz Ferdinand. L'attente sera comblée le 9 février avec la sortie d'Always Ascending, dont le single éponyme publié en amont laisse entendre dans un nuage de riffs et dans la syncope funk-blanc qui est la marque de fabrique de FF, une légère conversion à l'électro et au voyage spatial. La Salle 3000 ayant des airs de soucoupe volante nul doute que l'idée de décollage devrait prévaloir.

À l'Amphi 3000 le mercredi 21 mars


Calexico

On oublie parfois que derrière les mexicaneries et les embardées mariachis, Calexico cultive un art du songwriting qui n'appartient qu'à lui. Et que le groupe a habilement mis à l'épreuve sur The Thread that keeps us, son prochain disque imminent, l'exploration des angoisses de notre société sans jamais y sombrer totalement. À l'image des deux premiers singles qui en ont été extraits cet automne, le dylanien Voices in the field et End of the world with you. Quant à retrouver Calexico sur scène, c'est toujours la promesse d'une transe, évoquerait-elle la fin du monde.

À l'Épicerie Moderne le jeudi 22 mars


The Limiñanas

C'est encore un des albums très attendus de ce début d'année. La confirmation pour The Limiñanas des espoirs entrevus avec leurs précédents disques, Malamore. Parce qu'Anton Newcombe de Brian Jonestown Massacre est à la réalisation et que le premier extrait hypnotique, baptisé Istanbul is Sleepy, avec Newcombe justement au micro saturé, laissait entrevoir la possible tuerie. Elle le sera aussi sans doute sur scène et l'on serait presque étonné de voir The Limiñanas programmé aux Chants de Mars. À moins que le festival n'ait voulu, en invitant les garagistes perpignanais, rendre davantage hommage au Dieu de la guerre qu'au printemps.

À l'Épicerie Moderne (dans le cadre du festival Chants de Mars) le samedi 24 mars



Kamasi Washington

Après avoir fait le tour de tout ce que l'électro comptait de pères fondateurs, Nuits Sonores a choisi cette année pour son éminent concert spécial, de se tourner vers le jazz. Mais pas n'importe quel jazz ; celui de Kamasi Washington, une sorte de caméléon du saxophone, véritable phare de la nouvelle génération explosant les frontières du genre dans ses nombreuses collaborations ou jouant avec les limites de la composition traditionnelle sur ses albums personnels, qui ne se ressemble que par le souci d'une ambition musicale démesurée.

À l'Auditorium (dans le cadre de Nuits sonores) le mardi 8 mai



Le Toboggan 14 avenue Jean Macé Décines
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Nada Surf


Épicerie Moderne Place René Lescot Feyzin
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Baxter Dury

Épicerie Moderne Place René Lescot Feyzin
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Calexico + Mexican Institute of Sound

Épicerie Moderne Place René Lescot Feyzin
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Kamasi Washington

Auditorium de Lyon 149 rue Garibaldi Lyon 3e
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Les yeux grands fermés de Paupière

Synth-Pop | Trio québécois naviguant entre avant-garde et regard en arrière 80's, Paupière séduit avec une synth-pop sensuelle, superficielle en apparence mais uniquement par profondeur, pour ne pas dire par gravité. Dansant mais dense. Un groupe de plus à accrocher au tableau d'honneur de la Belle Province.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 mars 2018

Les yeux grands fermés de Paupière

« Au travers de mes paupières, je perçois l'univers d'une autre manière » chante Paupière sur le premier titre de son premier album magnifiquement titré À jamais privé de réponses. Or c'est à peu près l'impression que nous fait régulièrement la scène québécoise, qu'elle soit rock, pop ou variété, ou un peu tout cela à la fois comme on l'a vu en ces pages il y a un peu avec l'ami Pierre Lapointe, sacré modèle d'original portant sur le monde un regard singulier énoncé dans une langue qui ne l'est pas moins. Oh, loin de nous l'idée de sous-entendre que l'herbe est plus verte ailleurs – encore qu'au Québec... – mais c'est bien Lapointe lui-même qui lors de l'entretien qu'il nous avait accordé théorisait sur l'absence de froid aux yeux chronique des Québécois quant aux rapports avant-garde/populaire : « Chez nous, on n'a pas le poids du passé, on est encore en train d'écrire notre Histoire, il n'y a pas de hiérarchie sociale ou intelle

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"Prince of Tears" : les pleurs du mâle

Baxter Dury | Un classique de la pop que l'album de rupture, de Bob Dylan (Blood on the Tracks) à Peter Gabriel (Us) en passant par Bon Iver (For Emma, forever ago) (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 27 février 2018

Un classique de la pop que l'album de rupture, de Bob Dylan (Blood on the Tracks) à Peter Gabriel (Us) en passant par Bon Iver (For Emma, forever ago) ou même ABBA (The Visitors). Lequel intervient souvent à cet âge semi-mûr où la rupture se trouve en capacité de vous laisser bien en travers. De rupture, le sémillant Baxter Dury en a connu une qui l'a conduit à écrire dans la douleur Prince of Tears. Mais comme le Londonien ne fait jamais rien comme tout le monde, il a conçu la chose à sa manière, incorporant quelques éléments biographiques remontés à la surface à cette occasion et suffisamment d'autodérision maison pour appuyer sur la douleur autant que la masquer derrière des personnages de son invention, doppelgängers du chanteur qui sont autant de frères de souffrances que de marionnettes. C'est ainsi que le désordre et la colère qui l'ont habité au moment de cette rupture s'incarnent, sur ce Miami qui ouvre l'album, dans l'errance d'un type totalement pathétique qui se voit flamboyant quand il n'est qu'une mèche courte. Basse ronde, synthé, guitare funk, spoken word,

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Baxter Dury : « pointer nos contradictions et nos faiblesses »

Pop | Avec Prince of Tears, son dernier disque, vrai-faux album de rupture, et véritable œuvre existentielle, Baxter Dury a sans doute livré son album le plus abouti. Entre grandeur et décadence, mystère et transparence, le Londonien, également prince du cool, continue de passer les failles du mâle contemporain au révélateur de cette autodérision qui est sa marque de fabrique.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 février 2018

Baxter Dury : « pointer nos contradictions et nos faiblesses »

Le sujet de Prince of Tears est celui d'une rupture amoureuse que vous avez vécu. Or vous avez beaucoup dit ne pas vouloir en faire un album trop personnel et encore moins un concept album. Avez-vous besoin de mettre à distance toute tentation de vous laisser aller au sentimentalisme ? Baxter Dury : Non, ce n'est pas vraiment ça... C'est surtout que cette rupture est un prétexte pour aborder plein d'autres sujets comme celui de l'enfance [comme sur la chanson Oï qui évoque un épisode de cour de récré où Baxter se fait casser la figure par un camarade, NDLR], ce genre de choses. En fait, j'ai surtout essayé de faire des chansons brillantes, de m'appliquer à leur donner une couleur, d'en travailler les détails pour faire naître et grandir un certain mystère. La tonalité de Prince of Tears est quand même nettement plus mélancolique que celle de votre précédent disque, It's a pleasure... C'est vrai que ces deux albums sont très différents mais je ne crois pas que Prince of Tears soit moins joyeux qu'It's a pleasure. Il est simplement plus honnête, il parle de la vraie vie

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Nada Surf : Let Go again

Power Pop | Il y a deux ans, Nada Surf sortait You know who you are, sur lequel le groupe new-yorkais démontrait qu'après vingt ans de carrière il n'avait rien (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 février 2018

Nada Surf : Let Go again

Il y a deux ans, Nada Surf sortait You know who you are, sur lequel le groupe new-yorkais démontrait qu'après vingt ans de carrière il n'avait rien perdu de sa science de l'alliage power pop. Un disque suivi d'un de ces live symphoniques – avec le Babelsberg Film Orchestra – qui font définitivement de vous une institution, mais une institution bien vivante. Si Nada Surf en est là aujourd'hui, c'est sans doute grâce à Let Go, publié il y a 15 ans, et qui permit au groupe de se remettre du désastre (provoqué par le label Elektra) que fut The Proximity Effect, son disque post-Popular. Un disque intime, combinant ballade et refrains efficaces, sur lequel figurent quelques-uns des classiques éternels du groupe. Une vraie renaissance qui permit sans doute à Nada Surf de dépasser la pression engendrée par le succès mondial de Popular, et responsable du comportement d'Elektra. Et de conquérir au fil des années, de nouveaux publics. Cela valait bien une tournée anniversaire passant par l'Épicerie Moderne le vendredi 9 février. Avec quand même, pour la bonne bouche, un petit goût de nostalgi

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La cité obscure de Rone au Transbordeur

Synth-Pop | Nouvel album enchanteur pour Rone, qui explore une ville imaginaire au sein de Mirapolis, disque nourri de guests : à savourer live au Transbordeur ce mercredi.

Sébastien Broquet | Mardi 30 janvier 2018

La cité obscure de Rone au Transbordeur

Patiemment, Rone se façonne son univers. Pas juste un son, mais un écosystème où naviguent d'autres explorateurs interconnectés, se nourrissant les uns des autres pour former une biomasse dont Rone serait le ferment. Avant même de jeter une oreille, on a déjà compris : le visuel de la cover est signé Michel Gondry et c'est comme une évidence, ces deux personnages totalement lunaires ne pouvaient que se reconnaître mutuellement... C'est le clippeur de Björk et Kylie Minogue qui a fait le premier pas, contactant le musicien. Le titre, ensuite, qui découle de cette pochette ébouriffée du réalisateur de Eternal Sunshine of the Spotless Mind : Mirapolis. Cinécompatible et bédéphile, assurément, tel un Fritz Lang old skool, une plongée science-fictionnesque dans une ville de

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Pierre Lapointe au fond du coeur

Critique | « Ce n'est sûrement pas de briller / Qui nous empêchera de tomber / Ce n'est sûrement pas de tomber / Qui nous empêchera de rêver » chantait (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 30 janvier 2018

Pierre Lapointe au fond du coeur

« Ce n'est sûrement pas de briller / Qui nous empêchera de tomber / Ce n'est sûrement pas de tomber / Qui nous empêchera de rêver » chantait Pierre Lapointe en 2006 sur le morceau-phare de La Forêt des Mal Aimés, hymne pop irrésistible emporté par une armée des violons fous et déclamé façon Charles Aznavour à la schlague. Depuis, Pierre Lapointe n'en finit plus de briller, est sûrement tombé quelque fois, mais met en forme un à un des rêves de plus en plus fous. Visuellement, sur scène avec ses scénographies folles ou dans ses clips, véritables merveilles de pop art bourrées de références secouées par la sérendipité onirique des sommeils étranges. Musicalement aussi, où son art sans frontière de concilier l'avant-garde, la variété et la pop fait des merveilles, tant dans l'efficacité qui donne des fourmis dans les jambes que dans la subtilité qui mouille les yeux. En cela, tout cela, La Science du cœur est un aboutissement esthétique absolu, qui mélange plus que jamais et avec une cohérence jamais atteinte, expérimentations contemporaines et formats chansons, minimalisme (le pian

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Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaire »

Chanson | À la croisée de l'avant-garde musicale et de la variété pop, Pierre Lapointe, star au Québec et jolie hype dans notre pays, produit depuis près de quinze ans une œuvre singulière qui secoue très fort le cocotier de la chanson francophone. Rencontre avec le génial auteur de La Science du cœur qui enfonça l'an dernier le clou d'un talent à découvrir absolument. Au Toboggan, par exemple.

Stéphane Duchêne | Mardi 30 janvier 2018

Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaire »

Tu es une star au Québec, en France tu as davantage un public d'initiés. Trouves-tu une sorte de confort dans cette situation, toi qui as dit : « les gens ne se rendent pas compte à quel point l'anonymat vaut cher... » Pierre Lapointe : Quand on a vécu le succès dans sa vie – qui plus est jeune – on démystifie vite ce phénomène, on se rend compte que c'est assez vide. Je trouve très agréable qu'avec La Science du cœur, les critiques les plus pointus finissent par saluer mon travail – même si ça a pris dix-quinze ans. Et de remplir des salles chez vous tout en pouvant marcher tranquillement dans la rue. Mais au Québec, quand j'ai joué la carte de la vedette en étant coach à La Voix (version québécoise de The Voice, NDLR), ça m'a aspiré dans un drôle d'endroit qui me plaît beaucoup : je suis le représentant d'une certaine forme d'avant-garde et, en même temps, un visage très connu, qui se mêle aux vedettes qui n'ont pas du tout le même genre de démarche que moi. Cette association entre avant-garde et populaire est au cœur de ta musiqu

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Les Mots et les Choses de Bertrand Burgalat

Pop | Avec Les Choses qu'on ne peut dire à personne, Bertrand Burgalat a sans doute livré l'an dernier son album le plus personnel. Où la richesse des mots le dispute à l'éclectisme musical, l'intime à l'universel et la légèreté de la confession à la gravité de ce que l'on garde pour soi.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 janvier 2018

Les Mots et les Choses de Bertrand Burgalat

Avec sa mise de dandy, son aura de gourou de l'easy-listening, Bertrand Burgalat est toujours parvenu à nourrir une certaine hype sans jamais être à la mode. Peut-être parce que depuis ses débuts, Burgalat, dont son label Tricatel serait le navire amiral, est barré dans un espace temps porteur tout à la fois d'une conception toute personnelle de la pop (mélange de pop légère, d'instrumentaux cinématographiques, de groove tentateur et de musique d'ascenseur émotionnel) et d'une certaine idée de la France (avant-gardiste à force de vintage). Si avec Les Choses qu'on ne peut dire à personne, son album publié l'an dernier, Burgalat poursuit dans cette voie, il en infléchit malgré tout la course, dans un voyage au cœur d'une géographie intime, la sienne et celle de la France d'aujourd'hui, ce fantôme envahissant. Aux plumes de Laurent Chalumeau qui lui livre le magnifique morceau-titre, Philippe Vasset, Hélène Pince, Yattanoel Yansane ou, à trois reprises, Blandine Rinkel, auteure multitâche membre du collectif Ca

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Les 10 concerts à voir en avril

MUSIQUES | Sortez vos agendas : voici dix concerts à ne pas manquer ce mois-ci ; du show latino où emmener votre maman à l'indie pop dépressive où s'oublier. Par Stéphane Duchêne & Sébastien Broquet.

Sébastien Broquet | Jeudi 14 avril 2016

Les 10 concerts à voir en avril

Get Well Soon Quand il est apparu au monde de la pop chercheuse et bien mise, rayon dandy touche à tout, le Mannheimois Konstantin Gropper évoquait aussi bien Beirut que Radiohead, Arcade Fire que Magnetic Fields. Génie solitaire, il a prouvé par la suite qu'il était capable de partir dans toutes les directions et c'est davantage en mode crooner qu'il nous revient, genre Neil Hannon chevalier teutonique, avec un album LOVE, rempli d'amour (fut-il tordu comme sur le single It's Love) et de tubes à emporter. LOVE en live, on pressent que ça va le faire. À l'Épicerie Moderne le samedi 16 avril Calexico On l'a souvent dit, Calexico, c'est comme les genêts ou les bêtes à cornes, c'est encore Jean-Louis Murat qui en parle le mieux : « Oui, je vois mieux qui je suis, moi, là, avec Calexico » chantait l'Auvergnat avec façon sur son Viva Calexico circa Mustango (1999). Le duo Joey Burns/John Convertino et sa bande d'arizonards de Tucson, après une

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Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

MUSIQUES | Entre Polna, Neil Young, les Insus et même le retour du plus si jeune Jon Spencer (porté pâle au printemps), les aînés seront là en force en 2016. Mais la jeune garde veille et ne s'en laissera pas compter.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

Jon Spencer aime tellement nos panoramas de rentrée – il en a déjà fait la Une – qu'il parvient même à y figurer deux fois par an. On l'annonçait en septembre dernier, voilà qu'on le réannonce pour le 6 mars à l'Épicerie Moderne. Avec bonheur, puisque si nous le faisons, c'est que le trio du New-yorkais avait dû annuler à la dernière minute cet automne pour raisons de santé. Tout va mieux, donc tout va bien, et cela indique peut-être que cette année 2016 sera légèrement moins pénible que la précédente – raccrochons-nous aux branches, tant qu'il y a encore des arbres. Or des branches, même vieilles, il se trouve qu'il en repousse, en témoigne une tripotée de reformations plus ou moins récentes de groupes plus ou moins relous à l'oreille (Louise Attaque au Transbo le 29 mars, Elmer Food Beat au CCO le 6 avril) dont la palme revient bien sûr aux Insus, soit Téléphone sans fille (n'y allez pas, c'est complet) – rayon nostalgie de jeunesse, on préférera de loin se consacrer à Nada Surf, qui ne s'est jamais déformé, le 26 avril à l'Epicerie. Ah, tiens on allait oublier Polnareff

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Musilac – Du 10 au 12 juillet – Aix-les-Bains (73)

MUSIQUES | Il est des festivals qui parviennent à concilier l'inconciliable. C'est le cas de Musilac qui, en bordure d'un lac cher à Lamartine, parvient à mélanger l'eau de l'exigence populaire et l'huile d'actes de bravoure artistiques, nécessité économique et prise de risques, David Guetta et Alt-J. Sélection pas complètement au débotté. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Musilac – Du 10 au 12 juillet – Aix-les-Bains (73)

Alt-J Dans Alt-J, le "J", se prononce "Djé" à l'anglaise, mais aussi comme dans "genius". Car c'est un peu ce qu'est le quatuor de Leeds : une bande de petits génies à laquelle il n'est pas toujours aisé d'être sensible, tant cette pop versatile est sophistiquée et trompeuse. Sournoise presque, dans sa manière de nous embarquer – incroyable morceau que Every Other Freckle sur This Is All Yours. Alt-J, c'est la confirmation en 2015 que la pop peut se compliquer la vie et avoir la folie des grandeurs, du moment qu'elle se donne les moyens de les atteindre.

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Pierre Lapointe en mode piano solo

MUSIQUES | Sous ses airs cabotins qui parfois ne laissent pas d'agacer – mais aussi de matérialiser un immense talent protéiforme porté sur le trop plein – Pierre (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 avril 2015

Pierre Lapointe en mode piano solo

Sous ses airs cabotins qui parfois ne laissent pas d'agacer – mais aussi de matérialiser un immense talent protéiforme porté sur le trop plein – Pierre Lapointe est un grand romantique et un grand triste. Punkt, son précédent album, le montrait quasiment par l'absurde. Paris Tristesse pourrait faussement apparaître comme l'antithèse de ce disque bourré d'hédonisme. Il n'en est rien. Comme le prouve la reprise de Nu devant moi qui figurait déjà sur Punkt et finit de révéler ce qu'on supposait déjà : à savoir que cet hédonisme était feint. C'est que Paris Tristesse est un album de reprises : de grands anciens comme Aznavour, Ferré et Barbara – forcément totémiques chez les gens de la Belle Province – mais aussi d'auto-reprises en version piano-voix – comme Lapointe aime à le faire régulièrement – mettant à nu devant nous ce que contiennent réellement les chansons de ses précédents enregistrements – Seul au Piano figurait déjà le même exercice, joué sur scène à l'Epicerie Moderne mercredi 29 avril. On peut préférer le Pierre Lapointe de l'excès ou celui de la retenue, ou bien aimer – ou détester – les deux. Q

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Pour le plaisir

MUSIQUES | Avec "It's a pleasure", son dernier album, la démarche (faussement) coolissime de Baxter Dury ne varie gu-re depuis le gros succès d'estime de "Happy Soup" : elle reste souple, chaloupée et juste ce qu'il faut de tubesque. Démonstration le 6 mars à Feyzin. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 mars 2015

Pour le plaisir

Il fallait être à son concert de décembre 2011 à l'Epicerie Moderne pour mesurer le pouvoir d'attraction et de séduction un peu j'men-foutiste de Baxter Dury. Et ses qualités de showman aussi. C'était l'époque Happy Soup, celle de la re(co)naissance – Dury ayant publié dans la décennie précédente deux formidables albums que presque personne ne prit le temps d'écouter –, Baxter, fils de Ian, s'était mis à dérouler une sorte de démarche un peu schlass (sans doute contractée pendant 6 ans de traversée du désert pieds nus), de classe fatiguée et marmonnée, sur des chansons pour la plupart tubesques sans en avoir conscience car par avance trop fatiguées pour le succès. Et ce fut pourtant le succès qui l'emporta, sans doute de par la torpeur irrésistible dans laquelle Dury venait de plonger tout le monde, confisquant ainsi la force nécessaire à toute tentative de l'ignorer. En France surtout, où son charme cockney fait so élégamment british qu'on en connaît qui tartineraient volontiers du lemon curd sur son torse couleur crumpet. A côté de ses pompes Au premier abord, on pourrait voir en

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Bruits de saison

MUSIQUES | Est-ce parce qu'on commence à être habitué à ce genre de cirque ? Toujours est-il que non, le bruit qui accompagnera la venue lyonnaise d'une Christine & the Queens au sommet du succès ne suffira pas à éclipser le reste d'une programmation de fort belle facture. Et vous savez quoi ? C'est tant mieux. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Bruits de saison

En matière de musique, la hate est un fruit de saison, savamment cultivée par les réseaux sociaux, par ce fléau mondial que constitue l'aigreur d'estomac – surtout en sortie de fêtes de fin d'année –, par quelques médias victimes d'hypocondrie culturelle et, il faut bien le dire, par ceux qui la provoquent. On a ainsi droit comme ça à un ou deux boucs émissaires par an cristallisant les crispations d'une certaine branchitude mal définie. On ne vous fera pas languir plus longtemps : après Woodkid, Stromae et Fauve (qui reviendra, le 2 avril, en grande surface qui plus est, puisqu'à la Halle Tony Garnier, ramasser des forêts de cœurs avec les doigts et sans doute quelques seaux de merde), c'est au tour de Christine & the Queens (4 mars au Transbordeur) d'énerver son monde sur le thème : talent fou ou blague de l'année ? Alors oui, dans ces cas-là, o

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Satyre Lapointe

MUSIQUES | Romantique maquillé en queutard, le Québécois Pierre Lapointe, qu'on a connu dans toutes les positions, met sa trique sur la table avec "Punkt", une merveilleuse partouze musicale, bacchanale en trompe-l’œil d'un romantique en réalité soucieux de toucher au plus près de l'Amour et de ses tracas. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 4 février 2014

Satyre Lapointe

Les Québécois sont des malins. Tandis qu'ils nous refilent les bas-morceaux de leur variété la plus avariée, ils se ruent sur les disques de Pierre Lapointe, fou génial trustant systématiquement le sommet des ventes en la Belle Province, sans concéder quoi que ce soit au formatage. Partant du principe que «la chanson francophone tourne en rond», Lapointe s’est fixé pour règle de la faire tourner très vite. Histoire de lui inoculer un peu d’ivresse mais surtout de l’éjecter du manège par la grâce de la force centrifuge.  Bref, de la secouer un peu, de la déniaiser, de lui claquer le claquemerde. Quelle que soit la formule choisie par le chanteur, piano solo, cavalcades symphoniques, rock, électro, rap (oui, comme Patrick Bruel, enfin pas tout à fait), il s’agit de faire péter les coutures. Au point que sur Punkt, sa dernière saillie, Lapointe craque jusqu’à son slip et bande comme un jeune taurillon : «Les enfants du diable, par des jours agré

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Les Invites de Villeurbanne 2012 : Invites pour tout le monde

CONNAITRE | Programmation des Invites de Villeurbanne 2012 : Le festival villeurbannais « pas pareil » vient de dévoiler sa foisonnante, éclectique programmation entre théâtre, danse, spectacles de rue, mimes, marionnettes, veaux, vaches, cochons, couvées, Didier Super en Christ sur BMX, des Grumaux, des carottes, et bien sûr de la musique de qualité à savourer en famille pour pas un rond. Stéphane Duchêne

Christophe Chabert | Lundi 23 avril 2012

Les Invites de Villeurbanne 2012 : Invites pour tout le monde

«Les Grumaux sont toujours là où on ne les attend pas». Il n'y a qu'aux Invites que l'on peut vous présenter de cette manière un (ou des) artiste(s) présent(s) – en l'occurrence, ici, des voltigeurs à mi-chemin de Mad Max et des Marx Brothers, les Demi-frères Grumaux. Bienvenue au festival pas pareil qui, dans les rues de Villeurbanne et pour la modique somme de rien, opère un retour à ces festivités d'antan où l'on montrait des ours à la foule pendant qu'un acrobate cracheur de feu tentait de prendre le dessus sur un joueur de flûte. On exagère à peine. Didier Christ Superstar Or donc, les Invites viennent de dévoiler leur programmation, qui contient de Grumaux mais pas que. Au rayon saltimbanque bien bancal, Didier Super devrait faire le boulot avec sa désormais célèbre – bien que non encore joué à Broadway, sans doute pour d'obscures histoires de contrats – comédie musicale, sobrement intitulée Didier Super La Comédie Musicale! (Et si Didier Super était la réincarnation du Christ ?). Où il est question de milliardaire dépressif, de témoins de Jéhovah, et d'un président de la Républ

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De Nada

MUSIQUES | Voilà un groupe qui ne nous rajeunit pas. Quand on a eu vingt ans (avec des poussières en plus ou en moins) à la sortie de Popular (1996) l'énorme hit qui les (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 février 2012

De Nada

Voilà un groupe qui ne nous rajeunit pas. Quand on a eu vingt ans (avec des poussières en plus ou en moins) à la sortie de Popular (1996) l'énorme hit qui les a lancé un peu trop haut, les entendre chanter When I Was Young – une sublime petite balade folk indé qui s'achève en reflets shoegaze – sur leur dernier album, on est presque tenté d'aller se compter les cheveux gris à la salle de bain. Le groupe de New York lui n'a pas changé. C'est ce qui a fait qu'il ne nous a jamais quitté, et aussi qu'on parfois cessé d'y prêter attention. Le paysage musical, lui, n'est pourtant plus le même depuis l'époque du College Rock, déjà périclitant, qui a fait émerger le groupe avec une poignée d'autres formations cousines (Weezer, Fountains of Wayne.

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Soupe pop'

MUSIQUES | Désenchanté et déglingué, Baxter Dury est sans doute le plus attachant des popeux venus d'outre-manche. Si ce n'est le plus doué comme en témoigne sa dernière livraison, "Happy Soup", à déguster en concert. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 25 novembre 2011

Soupe pop'

Nul n'ignore ce que le terme "soupe" recouvre dès lors qu'il s'agit de pop music. Pour peu qu'on lui accole l'adjectif "joyeuse", on s'imagine immédiatement tomber sur une intégrale de la Bande à Basile ou, pire, la bien nommée "Tournée entre nous" avec Emile & Images. Et puis il suffit qu'on aperçoive la petite tête d'oisillon en garde à vue de Baxter Dury sur la pochette de son album Happy Soup pour que notre perception s'en trouve bouleversée. En toute discrétion, Happy Soup s'est glissée entre les gouttes parmi les meilleurs albums de l'année. Comme d'ailleurs ses deux précédents, injustement boudés.Mais le talent du bonhomme, qui ne se laisse pas démonter, est intact. Ses obsessions aussi. Qu'il s'agisse de Lisa said ou de Francesca's Party sur le précédent Floor Show ou d'Isabel et Claire (deux des tubes dégingandés de cette joyeuse soupe 2011), il y a chez Baxter une propension à rouler sur la jante (féminine) en rauquant le prénom des filles. À les aimer bien balancées, sur des lignes de basse rondes comme des queues de pelle de fin de biture.

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Baxter Dury

MUSIQUES | Happy Soup EMI

Benjamin Mialot | Jeudi 8 septembre 2011

Baxter Dury

Écouter le troisième album de Baxter Dury, c'est comme se prendre une décharge de neuralizer. Vous savez, cet espèce de suppositoire chromé permettant aux Men in Black de faire oublier leurs bévues. On appuie sur play, un flash nous sature l'esprit et tout ce qui précède disparaît. Oublié le proto-punk Ian Dury, prestigieux paternel de ce natif du Buckinghamshire. Effacées, les six longues années à attendre un successeur de Floor Show, atoll pop devenu Atlantide suite au passage de la déferlante new new (neuneu ?) wave du mitan des années 2000. Envolée, la tentation de le comparer à un Jarvis Cocker revenu de son obsession du cool ou à un Serge Gainsbourg sans autre tremblote que celle induite par le pouls d'une basse bien cambrée. Qu'obtient-on en retour ? D'abord un parfait disque de rentrée, Happy Soup passant en permanence de la concupiscence estivale au bourdon automnal, du tube pour dancefloor brûlant à la BO pour fin de soirée imbibée. On gagne surtout le droit d'assister à la floraison d'un grand songwriter cockney comme seule l'Angleterre en nourrit. Floraison qui, claironnée à coup de chœurs de sirènes à peine pubères et de rythmes secs comme des compressions thoraciqu

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Surfers d’argent

MUSIQUES | Le succès est une chose bien volatile. Il y a ceux qui comme Cindy Sander courent après toute leur vie, de quinzaines du cochon en castings téléréalistes, (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 17 avril 2008

Surfers d’argent

Le succès est une chose bien volatile. Il y a ceux qui comme Cindy Sander courent après toute leur vie, de quinzaines du cochon en castings téléréalistes, avant de s’apercevoir qu’ils font du surplace sur un tapis roulant, et ceux qui s’en moquent mais le prennent en pleine poire (le succès, pas le tapis roulant). C’est le cas de Nada Surf, qui en 1992 pond un tube parlé-chanté qui dépeint le darwinisme social à l’œuvre dans les cours de lycée et dont le titre porte en lui sa propre prémonition : Popular. À l’époque, les combos power pop poussés sur les ondes des college radios américaines font un mini-tabac. Weezer, The Rentals ou Fountains of Wayne se livrent de redoutables joutes mélodiques avec un empressement digne des ancêtres Buzzcocks ou Big Star, pères du concept power pop, ce sucré-salé de pop bubblegum et d’intensité punk. Mais c’est Popular qui fait un carton mondial insensé. Pour Nada Surf, c’est là que la galère commence. Luttes intestines avec les maisons de disques qui veulent un Popular 2 et soufflé qui retombe au gré d’albums inégaux. Jusqu’à The Weight is a Gift (2005) et son single Blonde on Blonde, où Nada Surf s’affranchi

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