Un festival de talents (et de surprises)

Pépites | En plus d'Alela Diane, le Petit Bulletin Festival #2, ce sont deux autres têtes d'affiche, Cascadeur et Orchestra Baobab, et quatre jeunes talents fascinants. À noter aussi quelques concerts acoustiques et surprises à découvrir sur place pour lesquels il faudra prêter l'oreille. On n'en dit pas plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Photo : © DR


Les têtes d'affiche

Cascadeur

C'est Cascadeur qui ouvrira le festival comme première tête d'affiche. Une tête d'autant plus reconnaissable qu'elle est casquée mais dont les mélodies et les atmosphères d'apesanteur pop ne sont pas moins inoubliables que la tenue de pilote-cascadeur qui va avec. Son dernier album, Caméra est une pépite. Et ses prestations live des rêveries.

Orchestra Baobab

C'est la touche sono mondiale du festival, au goût de légende. Car l'orchestre de bal ouest-africain, l'un des plus grands du genre, créé en 1970, à l'effectif pléthorique et changeant, aura connu une histoire aussi riche qu'accidentée. Reformé en 2000 après une longue absence, Orchestra Baobab vient présenter un hommage forcément jouissif à l'un de ses membres les plus éminents : El Hadj Ndiouga Dieng, décédé en 2016. Alors on danse ?

Les découvertes

Sage

Pour beaucoup ce n'est pas à proprement parler une découverte puisque le dénommé Ambroise Willaume a déjà officié avec le trio Revolver qui connut un certain succès en mode pop de chambre au tournant des années 2010. Projet solo, Sage navigue entre pop, classique et électro. Au Petit Bulletin Festival, il livrera des extraits de son deuxième album à paraître en juin, Paint Myself.

Nakhane

Acteur, romancier et surtout musicien, le Sud-africain, devenu figure queer, est un peu la révélation pop du moment, à l'aise sur tous les terrains – son dernier album Clairvoyant marie le folk et la pop à l'électro –, du fait notamment d'une voix et d'un charisme exceptionnels.

Lior Shoov

Si elle ouvrira une soirée folk 100% féminine et 100% poétique, Lior Shoov, qui chante en 5 langues, ne verse pas tout à fait dans le même genre qu'Alela Diane. Nourris d'instruments multiples ramassés tout autour du monde, parfois de récupération, ces shows en solo sont autant des performances artistiques que des concerts.

Isaac Gracie

Quelque part entre Jeff Buckley et Kurt Cobain, ce jeune Anglais à fleur de peau tutoie les anges en affrontant ses démons. L'Angleterre adore déjà son style brut et lyrique et le reste du monde ne devrait pas tarder non plus à succomber.


Alela Diane + Lior Shoov

Folk
Les Subs 8 bis quai Saint-Vincent Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Cascadeur + Sage + Nakhane


Les Subs 8 bis quai Saint-Vincent Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Orchestra Baobab + Isaac Gracie

Les Subs 8 bis quai Saint-Vincent Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Et dans un triste État, "Un pays qui se tient sage" de David Dufresne

Documentaire | Plongée au mitan des violences policières commises au cours des manifestations des Gilets jaunes : un salutaire documentaire.

Vincent Raymond | Jeudi 24 septembre 2020

Et dans un triste État,

Le comble pour un journaliste-documentariste est de signer un film en phase avec l’actualité. Hélas, serait-on tenté d’ajouter à propos de celui de David Dufresne, édifiant travail d’information et d’analyse sociologique, intellectuelle, historique sur les violences policières (et leurs conséquences) observées — subies — par les manifestants français depuis 2017. Coïncidence : cela correspond à l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Alors que le nouveau dispositif de sécurité (le “schéma national du maintien de l’ordre”) tout juste paru laisse entendre que tous les journalistes et observateurs des manifestations — et donc potentiels témoins d’exactions policières — seront désormais susceptibles d’être interpellés pendant l’exercice de leur métier, en violation de leur imprescriptible droit d’informer, U

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David Dufresne et Karin Viard attendus au Comœdia

Avant-Premières | Sortez vos agendas tous neufs, vous allez avoir de quoi noter : à peine les Hallus terminées, le Comœdia (Lyon 7e) embraye avec un chapelet de (...)

Vincent Raymond | Vendredi 11 septembre 2020

David Dufresne et Karin Viard attendus au Comœdia

Sortez vos agendas tous neufs, vous allez avoir de quoi noter : à peine les Hallus terminées, le Comœdia (Lyon 7e) embraye avec un chapelet de films présentés en avant-première par leurs réalisateurs et/ou interprètes. Avec l’attachante dramédie sentimentale Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait d’Emmanuel Mouret escorté par celui-ci le jeudi 10 septembre à 20h, le thriller Les Apparences de Marc Fitoussi accompagné (sous réserves) par Karin Viard le mercredi 16 à 20h, et enfin l’explosif documentaire Un pays qui se tient sage dégoupillé par David Dufresne le dimanche 20 à 18h. Juste après viendra le tour de la sélection cannoise 2020 des films de l’ACID — on en reparlera.

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Prenez garde ! : "Je promets d'être sage"

Comédie | Lassé par ses années d’échec au théâtre, Franck se fait recruter comme gardien vacataire dans un musée. Sa présence suscite l’hostilité de Sibylle, une consœur rigide, mais complète le staff et permet au conservateur de lancer un inventaire des collections. Au grand dam de Sibylle…

Vincent Raymond | Samedi 17 août 2019

Prenez garde ! :

Imaginez ce que peut donner la rencontre d’un chien fou et d’une minette sauvage dans un magasin de porcelaine : à peu de choses près, voilà à quoi équivaut l’association entre Franck et Sibylle ; deux caractères tellement dissonants qu’ils sont fatalement faits pour s’entendre. Cette comédie trépidante s’inscrit dans la droite ligne du cinéma de Pierre Salvadori, où prédominent fantaisie des situations, dialogue parsemés d’absurdités cocasses et courses-poursuites. Ronan Le Page laisse quelques zones d’ombre bienvenues sur le passé de Sibylle et donc la latitude de l’imaginer ou le déduire de ses actes. Quel plaisir : rien n’est plus agaçant qu’un scénario où la moindre intention a besoin d’être justifiée. Couronnée cette année pour une prestation dramatique — un registre dans lequel elle excelle (la voir face au regretté Maurice Bénichou dans la pièce Blackbird suffisait à s’en persuader) —, Léa Drucker possède également le rythme et l’abattage nécessaires pour camper un personnage de comédie aussi imprévisible que Sibylle, dont la mythomanie (un brin kleptomane) évoque l’héroïne de …C

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Chanvre amérindien : "Les Oiseaux de passage"

Polar | Comment une peuplade amérindienne fut à l’origine des cartels de la drogue colombiens, Ciro Guerra & Cristina Gallego déconstruisent le thriller sur fond de tragédie antique et ethnographique pour livrer un polar singulier, fascinant de poésie et de couleurs.

Vincent Raymond | Mardi 9 avril 2019

Chanvre amérindien :

Colombie, années 1970. Vivant au rythme de leurs traditions, dans le respect des codes, plusieurs familles appartenant à l’ethnie Wayuu se lancent dans le lucratif trafic de drogue vers les États-Unis. Mais peu à peu, des dissensions naissent entre associés et une guerre sans merci éclate… Pour la première fois, Ciro Guerra est ici crédité comme coréalisateur. Il partage son fauteuil avec Cristina Gallego, partenaire artistique de toujours dont l’influence et le rôle n’ont cessé de s’accroître au fil du temps : elle était notamment monteuse-productrice de leur précédente collaboration, l’hypnotique L’Étreinte du serpent, étonnant mariage entre conte philosophico-ethnographique et récit d’aventures célébré sous l’égide d’un esthétique noir et blanc. Wayuu, voyous Les Oiseaux de passage s’engage sous les mêmes auspices, même si son ouverture à contenu narratif ultra-minimaliste peut dérouter, évoquant davantage un documentaire sur des Amérindiens qu’une ficti

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Pierre-Yves Lenoir arrive aux Célestins

Nomination | Pierre-Yves Lenoir rejoindra au 1er mars Claudia Stavisky à la tête du Théâtre des Célestins. Il remplace Marc Lesage, parti diriger le Tthéâtre de l'Atelier à Paris.

Nadja Pobel | Vendredi 4 janvier 2019

Pierre-Yves Lenoir arrive aux Célestins

C'est une nomination qui aura pris moins de temps que celle visant à remplacer Gwenael Morin au Théâtre du Point du Jour : Pierre-Yves Lenoir a été nommé ce 3 janvier codirecteur des Célestins. Il prendra ses fonctions le 1er mars 2019 et remplace Marc Lesage, qui avait annoncé son départ subitement début décembre. Auparavant, Pierre-Yves Lenoir a exercé des responsabilités au sein d’établissements nationaux de création artistique (La Colline, Centre National de la Danse), accompagné Jean-Michel Ribes dans la création du Théâtre du Rond-Point et a été administrateur de l’Odéon où il a travaillé aux côtés d’Olivier Py, de Luc Bondy et de Stéphane Braunschweig avant de rejoindre le théâtre La Scala à Paris en tant que directeur exécutif.

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Désertions et convoitises à la tête des théâtres

Rentrée Théâtre | Étrange rentrée que celle-ci dans le domaine du théâtre. Les spectacles sont multiples, mais rien ne semble immanquable a priori, et des directeurs ou directrices quittent la Ville abruptement... Débroussaillage.

Nadja Pobel | Mardi 8 janvier 2019

Désertions et convoitises à la tête des théâtres

« Cette ville est formidable, je l'adore, mais elle n'est pas dynamisante » déclarait Cathy Bouvard à nos confrères de Lyon Capitale en novembre dernier. La directrice des Subsistances quitte précipitamment mais pas tout à fait par hasard ce navire-phare qu'elle a dirigé avec rigueur et curiosité durant quinze ans et rejoint les Ateliers-Médicis à Clichy-sous-Bois. Lyon n'a pas su garder non plus Marc Lesage, qui, à la co-direction des Célestins a fait de ce théâtre le plus audacieux des mastodontes locaux. Il a désormais les rênes du théâtre (privé) de l'Atelier à Paris. Pierre-Yves Lenoir, co-créateur du Rond-Point avec Jean-Michel Ribes administrateur de l’Odéon aux côtés d’Olivier Py, Luc Bondy et Stéphane Braunschweig le remplace. Il arrive tout droit de la toute nouvelle La Scala (ouverte en septembre dernier) où il était directeur exécutif. . Plus problémat

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Marc Lesage quitte les Célestins

Théâtre | Le co-directeur du Théâtre des Célestins quittera ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre la direction du Théâtre de l'Atelier à Paris, au 1er (...)

Nadja Pobel | Mercredi 21 novembre 2018

 Marc Lesage quitte les Célestins

Le co-directeur du Théâtre des Célestins quittera ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre la direction du Théâtre de l'Atelier à Paris, au 1er janvier 2019. Claudia Stavisky est donc seule à bord des Célestins jusqu'à une prochaine nomination pour perpétuer cette co-direction. Après l'annonce du départ de Cathy Bouvard aux Subsistances (qui part fin décembre pour les Ateliers Médicis en Seine-Saint-Denis), l'attente d'une nomination au Théâtre du Point du Jour (suspendue à l'avis de Gérard Collomb qui a pris la main sur ce dossier), le renouvellement dans un an du directeur du TNP, le paysage théâtral local connait des changements d'une ampleur majeure.

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L : « la chanson est une affaire de sensation »

Petit Bulletin Festival | Estampillée "futur de la chanson française" en 2011 avec son album "Initiale", L a su négocier les changements de direction, et même d'identité, sans jamais se trahir. Revenant avec son troisième album, "Chansons", à une forme de simplicité dont le charme néo-classique viendra hanter la Chapelle de la Trinité le temps d'un concert.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

L : « la chanson est une affaire de sensation »

Vous dites avoir toujours chanté, que c'était chez vous un genre de cérémonie familiale ? Pouvez-vous nous parler de votre premier contact avec la musique ? L : Ça remonte à loin. Mes parents ne sont pas musiciens à proprement parler mais il y a toujours eu beaucoup de musique à la maison, ils adoraient ça l'un et l'autre. À la maison on écoutait les Beatles, Otis Redding, Barbara, Mozart, c'était très éclectique. Je me suis mise à chanter toute petite, je n'ai pas de souvenir de moi sans chanter. À l'époque, je faisais déjà des spectacles devant tout le monde à longueur de temps. Entre chanter pour sa famille et monter sur scène, il y a un pas, comment vous êtes-vous retrouvée à en faire non seulement une activité sérieuse mais surtout un métier ? À vingt ans je pensais encore que j'allais faire des études et j'ai commencé à faire de plus en plus de musique, à rencontrer des musiciens qui sont devenus des compagnons de route comme Babx que j'ai rencontré quand j'avais 19 ans. Là j'ai su assez vite que je voulais pas faire autre chose. Après, il y a eu dix ans pendant lesquels j'ai commencé à écrire, à faire des petits co

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Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Petit Bulletin Festival | Il y a un peu plus de deux ans, Yael Naïm livrait trois Petit Bulletin Live pleins à craquer avec le Quatuor Debussy, dont deux à la Chapelle de la Trinité. Et c'est en cette même chapelle qu'elle revient à l'occasion du Petit Bulletin Festival, dans une toute autre configuration. Cette fois c'est avec le chœur Les Métaboles que la musicienne et chanteuse vient présenter un projet inédit ici, initialement créé pour la Philharmonie de Paris.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Pouvez-vous nous présenter Les Métaboles, le chœur qui vous accompagnera sur la scène de la Chapelle de la Trinité ? Yael Naim : Ce qui est particulier avec eux, c'est qu'au-delà du classique, ils ont un état d'esprit et une ouverture vers d'autres genres de musique. C'est un chœur qui peut chanter a cappella, avec un orchestre classique, ou comme dans notre cas, avec des musiciens pop. Il y a différents types de chorales, chacune a un peu sa texture, sa couleur, et sa démarche, et on a d'emblée aimé celle des Métaboles qui est vraiment particulière. Le fait qu'ils soient justement ouverts à d'autres expériences a rendu la rencontre vraiment intéressante. Accessoirement, en plus d'être incroyables musicalement, ils sont très gentils et très cool. Parfois dans le classique, les choses sont très institutionnelles, très cadrées, avec eux c'était très libre. Comment avez-vous fait leur connaissance ? On cherchait un chœur pour mener à bien une carte blanche à la Philharmonie de Paris. Au départ on nous a parlé du Jeune Chœur de Paris qui collabore souvent avec la Philharmonie. On était donc parti pour faire l

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Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Petit Bulletin Festival | Avant l'été, la figure de proue des Tindersticks Stuart A. Staples a publié "Arrythmia", son troisième album solo – le premier depuis douze ans, surprenant mélange d'atmosphères toutes staplesiennes et d'expérimentations sonores au long cours. Pour fêter ça à sa manière, il donnera son seul et unique concert (français, européen, mondial) à la Chapelle de la Trinité sur lequel il conserve, y compris pour lui-même, une part de mystère.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Il s'est passé douze ans entre vos deux derniers albums solo, Leaving Songs, sorti en 2006 et Arrythmia publié cette année. Pourquoi avoir attendu tant de temps pour vous exprimer à nouveau en solo ? Stuart A.Staples : Les choses étaient très différentes avec mes premiers albums solo [publiés coup sur coup en 2005 et 2006, NdlR]. Le groupe était en train de s'effondrer et j'ai commencé à comprendre que je devais prendre mes distances avec les Tindersticks. Ces disques relevaient davantage de la nécessité pour moi de continuer à avancer. Ensuite, les choses se sont réenclenchées avec les Tindersticks. Pour Arrythmia ç'a été très différent. Il s'agissait davantage de me confronter à des idées que j'avais en moi et dont je savais qu'elles n'appartenaient pas au monde des Tindersticks. Il m'a donc fallu trouver du temps pour les explorer seul et les mener à terme. C'est l'histoire de cet album. Comment et quand le concept de cet album qui vous ressemble, tout en étant très différent de vos productions précédentes, vous est-il apparu ? Il n'y a pas de concept derrière ce disque qui a été en réalité

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Une rue vernie

Vernissages | Toutes, ou presque, les galeries de la rue Burdeau inaugurent leurs nouvelles expositions ce samedi 8 septembre, dès le début d'après-midi et jusqu'à 20h30. (...)

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 3 septembre 2018

Une rue vernie

Toutes, ou presque, les galeries de la rue Burdeau inaugurent leurs nouvelles expositions ce samedi 8 septembre, dès le début d'après-midi et jusqu'à 20h30. Avec des menus appétissants : une exposition photo collective au Réverbère (William Klein, Denis Roche...), une autre expo collective autour du dessin à la galerie Pallade (avec Ivan Messac, Nicolas Rubinstein...), un dialogue plastique entre le peintre Jean-Pierre Schneider et le sculpteur Olivier Giroud chez Pome Turbil... À deux pas de la rue Burdeau, l'Abat Jour vernit aussi une expo prometteuse avec les photographies d'Arnaud Brihay.

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Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

Petit Bulletin Festival | Le Petit Bulletin Festival revient les 26, 27 et 28 octobre en la Chapelle de la Trinité. Au programme, trois concerts uniques en compagnie d'L, Stuart A. Staples et Yael Naim.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

À peine refermé son volet printanier aux Subsistances, voici déjà que s'annonce les 26, 27 et 28 octobre la nouvelle version automnale du Petit Bulletin Festival. Toujours sis à la Chapelle de la Trinité, le programme propose trois spectacles uniques, tant qualitativement que quantitativement (autrement dit, vous n'aurez pas la possibilité de les voir ailleurs), au croisement de la pop, de la chanson et du classique. Cela débutera le vendredi 26 octobre avec L (alias Raphaèle Lannadère) dont le premier album, Initiale, armé d'un sens inouï de la poésie, avait charmé la critique en 2011 au point d'en faire un grand espoir de la chanson française. Accompagnée de deux violoncelles et de percussions, elle viendra présenter son troisième long format, Chansons, lui-même uniquement et subtilement habillé d'un quatuor à cordes et d'une harpe. Le samedi 27, c'est une petite légende de l'indie rock que les spécialistes reconnaîtront en la personne de Stuart A. Staples, ci-devant voix vibrante des Tindersticks, formation rock flirtant depuis 25 ans ave

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Jafar Panahi, éblouissant Prix du scénario à Cannes : "Trois visages"

Le Film de la Semaine | Passé expert dans l’art de la prétérition et de la mise en abyme, le cinéaste Jafar Panahi brave l’interdiction qui lui est faite de réaliser des films en signant une œuvre tout entière marquée par la question de l’empêchement. Éblouissant Prix du scénario à Cannes.

Vincent Raymond | Mardi 5 juin 2018

Jafar Panahi, éblouissant Prix du scénario à Cannes :

Dans une vidéo filmée au portable, Marziyeh, une jeune villageoise se montre en train de se pendre parce que la comédienne Behnaz Jafari n’a pas répondu à ses appels à l’aide. Troublée, Behnaz se rend sur place accompagnée par le réalisateur Jafar Panahi. Mais Marziyeh a disparu… Avoir été mis à l’index par le régime iranien en 2010 semble avoir stimulé Jafar Panahi : malgré les brimades, condamnations et interdictions diverses d’exercer son métier comme de quitter son pays, le cinéaste n’a cessé de tourner des œuvres portées par un subtil esprit de résistance, où se ressent imperceptiblement la férule des autorités (le confinement proche de la réclusion pénitentiaire dans Taxi Téhéran ou Pardé), où s’expriment à mi-mots ses ukases et ses sentences — c’est encore ici le cas, lorsqu’un villageois candide demande benoîtement pourquoi Panahi ne peut pas aller à l’étranger. Auto-fiction Le cinéaste Panahi joue ici son propre rôle, tout en servant dans cette fiction de chauffeur et de témoin-confident à s

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Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Petit Bulletin Festival | Quelques semaines après la sortie de son album Cusp qui embrasse la question de la maternité, Alela Diane sera l'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin Festival. À cette occasion, elle nous entretient de son rapport de mère et de femme avec sa vie de musicienne et le regard qu'elle porte sur le monde.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Cusp est un album sur la maternité, enregistré pendant votre seconde grossesse. Vous y évoquez votre expérience de mère et la difficulté d'être éloigné de son enfant pendant une tournée. La maternité a-t-elle fait de vous une artiste différente ? Alela Diane : C'est très compliqué de concilier la musique et le fait d'être mère. Aujourd'hui, je ne peux pas juste prendre ma guitare et décider de me mettre à composer. Je dois employer des trésors de stratégie pour trouver du temps pour travailler, être plus structurée et tout planifier. C'est pour cela qu'il était si important pour moi d'aller à Caldera [où elle a composé Cusp en résidence, au cœur de l'Oregon NDLR] de manière à me concentrer uniquement sur ma musique. Pour moi, cet album est aussi une sorte d'escapade. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été seule, ni eu l'occasion d'écrire dans de telles conditions. De me centrer sur moi-même, qui plus est loin de chez moi. Ça m'était soudain d'autant plus facile de réfléchir à ma vie à la maison que je n'y étais pas. À Caldera, les choses ont failli tourner court à cause d'une blessure au

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Sage : renaissance pop

Petit Bulletin Festival | Ancien membre du très en vue trio Revolver, Sage a fait mieux que réussir sa reconversion solo, il a trouvé sa voix entre électro, pop et classique. Au Petit Bulletin festival il proposera notamment des extraits de son prochain disque Paint myself.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 mars 2018

Sage : renaissance pop

Il y a parfois des nouveaux départs qui ont des airs de table rase. Ambroise Willaume, aka, Sage peut en attester. En 2012, le trio baroque pop Revolver auquel il appartient se sépare. Non pas que le succès ait lâché le groupe. Juste « l'envie de passer à autre chose », la peur aussi de ne plus se supporter. Un beau sacrifice fait à l'amitié. C'est donc au sortir d'une tournée en Australie que la rupture se consomme, chacun devant voguer sur ses propres vagues. Pas encore arrivé en France, Ambroise apprend que le studio qui avait ses guitares en pension vient d'être cambriolé. Plus de groupe, plus de guitare, de quoi remettre les choses à plat et repartir bien à zéro, moral compris. Qu'à cela ne tienne, il se met alors au piano, y découvre une autre manière de composer, « un élan », « une fraîcheur d'écriture » libératrice, l'influence de ces grands anciens passés un jour de la guitare au piano (Neil Young, Lennon) et bâtit ainsi les structures des premiers morceaux de Sage.

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Nakhane : African Queer

Petit Bulletin Festival | Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au talent fou et à la voix sensationnelle, combinant mystique et culture queer, respect des anciens et émancipation à tout crin.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 mars 2018

Nakhane : African Queer

A 30 ans, le Sud-africain Nakhane n'a certes pas changé « cent fois de nom » comme dans The Partisan d'une de ses premières idoles Leonard Cohen mais plus que la moyenne, ça oui. D'abord au gré de son histoire familiale (né Mavuso il devient Mahlakahlaka une fois adopté par sa tante), puis lorsque entrant dans la carrière musicale il s'affuble du patronyme Touré, comme Ali Farka Touré, le bluesman malien. C'est sous ce nom qu'on le remarquera en tant que poète, acteur, auteur – il a écrit un roman, Piggy Boy's blues – et musicien – n'en jetez plus. Ses premiers pas comme tel sont You will not die, soul pop vibrante qui doit autant à la liturgie des chants d'église de son enfance qu'à l'électro des clubs gays. La raison en est simple : pour la première fois, Nakhane s'y livre comme jamais sur ses tourments de jeunesse. A commencer par les déchirements intérieurs nés d'une homos

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Isaac Gracie : Un ange passe

Petit Bulletin Festival | Révélation express du folk rock anglais, le très intense Isaac Gracie, gueule d'ange à la voix de démon, ressuscite les figures de Kurt Cobain et Jeff Buckley. Mais ne doit sa grandeur qu'à lui-même.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 mars 2018

Isaac Gracie : Un ange passe

Visage d'ange donc forcément androgyne, 23 ans qui en font 16, le Londonien Isaac Gracie serait un mélange de Kurt Cobain, de Jeff Buckley et, si l'on en croît le Telegraph, de … Macaulay Culkin messianique – preuve à charge : la lourde croix qu'il porte autour du coup. Le voilà donc charriant quelque chose de cette jeunesse gracieuse que le succès a sacrifié. Et s'il faut voir des symboliques partout, on ne s'étonne pas que dans son nom, il y ait les mots « grâce » et « gracié », ni qu'il porte le prénom du fils qu'Abraham voulut offrir en sacrifice à Dieu sur le Mont Moriah avant qu'un ange ne retienne son bras. Lui n'en est pas là car à la genèse de sa carrière. Mais du nom qu'on nous assigne, en une infusion lacanienne, il reste forcément quelque chose. Le concernant, dans ce lyrisme désespéré et colérique, comme abandonné à la

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Cascadeur : l'homme au masque de fer

Petit Bulletin Festival | L'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin festival s'avancera casquée, comme elle le fait depuis ses ses débuts, cultivant, sous le nom de Cascadeur, un mystère pop grandissant d'album en album. Confirmation sur le dernier en date, "Caméra", tout en voltiges mélodiques et atmosphères anxiogènes. Et sur la scène du Petit Bulletin Festival pour un show inédit.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 mars 2018

Cascadeur : l'homme au masque de fer

The Human Octopus était l'album de tes premières compositions, Ghost Surfer celui de l'ouverture avec beaucoup de belles collaborations. Comment qualifierais-tu Caméra par rapport à la manière dont tu as évolué, dont ta carrière a évolué ? Cascadeur : Je le vois comme une synthèse. Après le grand casting du deuxième album, j'ai aussi voulu retrouver ce qui faisait l'essence de Cascadeur : l'exploration de l'individu mais en endossant moi-même les différents rôles comme un cascadeur doit doubler différents acteurs pour différentes séquences. Je voulais qu'on sente le temps passé et qu'on sente que je me libérais peut-être de certaines choses. Travailler aussi sur ce qui pouvait m'apparaître comme des idées préconçues autour de Cascadeur : ce côté délicat qui pouvait manquer d'aspect physique ou nerveu

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Alela Diane : herbe folk

PETIT BULLETIN FESTIVAL | Après son Petit Bulletin Live de 2014, la reine du folk indé Alela Diane revient nous rendre visite avec son dernier album "Cusp", poignant témoignage personnel, comme elle sait si bien les livrer, sur l'expérience de la maternité.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 mars 2018

Alela Diane : herbe folk

2008, on découvre Alela Diane, jeune femme grandie à Nevada City, riante bourgade (3000 habitant) des montagnes de Californie, vestige de la ruée vers l'or où avec quelques amies (Marie Sioux, Dawn Landes, Joanna Newsom, Alina Hardin), elle avait fait affleurer un nouveau genre de folk, renouant paradoxalement avec d'anciennes manières : entre folk pastoral, influencé par Nick Drake et Joni Mitchell, psyché folk, culture native american, et ode à la nature comme sur l'inoubliable Pirate's gospel qui donna son titre à son premier album : loin de la grande épopée, le simple récit d'une virée en bateau sur un coin de lac. Après To be still, toujours

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À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Petit Bulletin Festival | Depuis son retour aux affaires en 2000 après quinze ans d'éclipse, l'inoxydable Orchestra Baobab n'en finit plus d'enchanter ceux qui se laissent aller à savourer leur sucré cocktail de sonorités sénégalaises et afro-cubaines.

Sébastien Broquet | Mercredi 28 mars 2018

À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Fin 2016, l'on apprenait la mort de El Hadj Ndiouga Dieng, figure de proue de l'Orchestra Baobab, fier orchestre sénégalais à l'œuvre depuis des décennies, 1970 exactement. Loin de stopper l'aventure, ce décès a engendré un nouvel album lui rendant hommage, le bien nommé et magistral Tribute to Ndiouga Dieng paru l'an dernier, en souvenir de celui qui fut policier du côté de Dakar dans les 60's avant d'intégrer le groupe dès ses débuts, en compagnie d'Abdoulaye Mboup, Balla Sidibé, Rudy Gomis ou encore Médoune Diallo. Il était compositeur de l'une des plus belles perles d'un répertoire qui en compte beaucoup, le nonchalant Bul ma miin. Il faut dire qu'à l'ombre du baobab, bien des aventures ont été contées et pas toujours selon le cours d'un fleuve tranquille. C'est le saxophoniste Oumar Barro N'Diaye qui est chargé de former la première mouture du combo sur les cendres du Star Band, orchestre résident du club le Miami (dans la Médina à Dakar). Lequel Oumar est décédé depuis. Comme Abdoulaye Mboup, l'un des premiers chanteurs, dès 1974 dans un accident de voiture. Ou plus récemment,

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Erik Fitoussi : punk à livres

Portrait | Erik Fitoussi est depuis 18 ans à la tête de Passages, l'une des principales librairies indépendantes lyonnaises. L'indépendance, un mantra qui accompagne le libraire depuis sa première vie au sein de Marie et les Garçons, totem de la mouvance punk locale, qui en deux ans d'existence à peine se bâtit un destin culte et tutoya la légende.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 mars 2018

Erik Fitoussi : punk à livres

Difficile quand on voit Erik Fitoussi se confronter à l'érudition d'un Emmanuel Todd ou d'un Éric Vuillard à la Librairie Passages où il anime parfois des rencontres et dont il est le propriétaire, d'imaginer qu'il y a presque quarante ans, ce libraire bien connu des Lyonnais se faisait jeter des canettes (pleines) par le public du festival rock de Fourvière, futur Nuits de Fourvière. De ce concert, Libération tira à l'époque son fameux "Lyon, capitale du rock" dont on se gargarise encore aujourd'hui et Erik Fitoussi un souvenir impérissable. Le jeune homme tient alors la guitare de Marie et les Garçons, groupe culte à la trajectoire de météore formé sur les bancs du lycée Saint-Exupéry à la Croix Rousse. Erik, « pied-noir suédois » (pied-noir par son père, médecin, et suédois par sa mère, laborantine, il est né en Suède

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Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

MUSIQUES | De Cascadeur à Orchestra Baobab en passant par Sage, Alela Diane et tous les autres, petite sélection best of spéciale Petit Bulletin Festival #2. Même si le meilleur est à venir en live du 27 au 29 avril au Subsistances.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 février 2018

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

Hors d'œuvre, piqûre de rappel, ou occasion de découvrir un, deux, trois ou même les huit artistes invités, appelez-ça comme vous voulez. Mais face à l'éclectisme de la programmation du Petit Bulletin Festival #2, de la pop de Cascadeur et Sage au folk d'Alela Diane, de la révélation Nakhane sud-africaine au totem sénégalais Orchestra Baobab, de l'ovni Lior Shoov à un autre ovni nommé Isaac Gracie, le mieux est encore de mettre un peu d'ordre dans tout ça et de prêter une oreille attentive à cette belle palette de musiques. Classiques, nouveautés ou les deux des artistes précités achèveront sans doute de vous convaincre de réserver son week-end du 27, 28 et 29 avril.

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Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

MUSIQUES | Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival prendra ses quartiers aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril prochains avec pas moins de sept artistes au programme, de la folk à la pop en passant par la world music. En voici le détail.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 février 2018

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

C'est la verrière des Subsistances qu'investiront les artistes de la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival. En ouverture, le vendredi 27 avril, c'est le petit génie casqué Cascadeur qui viendra présenter son troisième album, à paraître le 30 mars et sur lequel il poursuit une œuvre aussi aérienne qu'énigmatique. Un disque plus cinématographique que jamais, jusque dans son titre Camera, que Cascadeur délivrera sur scène masqué mais sans fard en quatuor pop. Avant lui, c'est un autre prodige du genre, Sage, ex-Revolver qui fera apprécier, lui aussi en quatuor, son sens de la composition et des arrangements, déjà vus à l'œuvre, outre Revolver, aux côtés de Woodkid et The Shoes, et rassemblés sur de nouveaux titres comme sur ceux de son album éponyme, paru en 2016. Les deux musiciens français à la voix perchée et à la formation classique seron

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Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Vu à la TV | Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 décembre 2017

Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement envie de revivre l'émotion de ces concerts ? Ça tombe bien, en guise de cadeau de Noël, les meilleurs moments des trois concerts du festival, captés par Séquence SDP, seront diffusés sur TLM (Télé Lyon Métropole) pendant les fêtes selon le calendrier suivant : Cocoon avec le Quatuor Debussy : le 25 décembre à 21h. Rover : le 26 décembre à 20h. Keren Ann et le Quatuor Debussy : le 27 décembre à 20h. Quelle meilleure manière pour se remettre en douceur des agapes de Noël qu'un festin de musique ?

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Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

Aux Subsistances | En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 11 décembre 2017

Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en solo dans le cadre du quatrième Petit Bulletin Live. La voici qui nous promet de belles retrouvailles le 28 avril prochain, cette fois ci pour la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival qui se tiendra aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril 2018. La chanteuse de Nevada City viendra nous présenter les chansons de son nouvel album Cusp à paraître en février et dont on peut déjà entendre un émouvant extrait, Emigré, qui se penche depuis les États-Unis sur la condition des migrants en Afrique et en Europe. La mise en vente de la billetterie sera annoncée prochainement.

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Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Pop Contemporaine | La première édition du Petit Bulletin Festival s'est achevé ce dimanche 29 octobre en La Chapelle de la Trinité. Une première réussie avec trois concerts complets mais surtout trois moments hors-du-temps dans la droite ligne de l'ambition du festival : proposer des concerts pas comme les autres. Ce qui fut fait et pas qu'un peu avec Cocoon, Keren Ann et Rover. Petit bilan pour la bonne bouche.

Stéphane Duchêne | Lundi 30 octobre 2017

Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Ça y est, c'est terminé et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est passé vite. Le Petit Bulletin Festival s'est achevé dimanche soir après trois soirs de concerts vibrants en une Chapelle de la Trinité comble à chaque fois. De public, mais aussi d'émotions. Tout avait commencé le vendredi soir avec la création opérée par Cocoon et baptisée Chupee Chapel. Accompagné de la pianiste et chanteuse Thea et, sur certains morceaux, du Quatuor Debussy, c'est un Mark Daumail aux anges qui entamait le concert par un Cathedral joué au milieu du public et sans micro, avant de délivrer un mélange des classiques de Cocoon (On my way, Hummingbird, Tell me, Comets, Sushi) et d'extraits de son dernier album, W

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Rover « La petite enfance des chansons »

Petit Bulletin Festival | Au sortir d'une longue tournée consécutive à la sortie de son deuxième album, Let It Glow, Rover remet le couvert avec Out Of The Blue, nouveau concept scénique qui le voit revenir aux sources de la création de ses chansons et qui passe par le Petit Bulletin festival, en compagnie du violoncelliste Gaspar Claus.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Rover « La petite enfance des chansons »

Comment s'est passé l'après Let it Glow et la tournée qui s'en est suivi ? Rover : C'était une très belle tournée, très dense et très riche. Très inspirante. La première tournée, on a tendance à davantage la subir qu'on ne la vit, tout va très vite. La deuxième on prend le temps, ça permet d'être pleinement dans la musique. C'est différent. Ce n'est pas forcément mieux, mais différent. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Les débuts ont été chaotiques du fait des attentats du Bataclan. Le disque était sorti une semaine avant. On a fait la tournée dans ce contexte avec ce genre d'émotion très forte qu'on n'arrive pas à expliquer. Mais ces émotions, la musique permet de les vivre, et de les assimiler un tout petit peu. Quelle est l'origine du projet scénique Out Of The Blue ? En quoi consiste-t-il ? Out Of The Blue signifie en anglais “sorti de nulle part”. Ça fait référence à quelque chose qu

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Keren Ann "À cœur et à cordes"

Petit Bulletin Festival | ​Dans le cadre unique de la Chapelle de la Trinité, Keren Ann honorera l'invitation du Petit Bulletin festival de venir illuminer d'arrangements pour cordes ses plus belles chansons avec la complicité de l'indispensable Quatuor Debussy. Un exercice que l'auteur-compositrice affectionne particulièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Keren Ann

Depuis 2000, Keren Ann est l'une des grandes figures de ce qu'on appela jadis “la nouvelle chanson française”. Révélée par La Biographie de Lukas Philipsen et la chanson Sur le Fil, en même temps que par l'album Chambre avec vue, co-écrit avec Benjamin Biolay pour le vénérable Henri Salvador, énorme succès commercial et critique, la chanteuse franco-néerlandaise n'a cessé d'imposer sa patte intimiste au long une discographie qui lui a valu des comparaisons avec ses aînées Françoise Hardy ou Claudine Longet, tout autant qu'avec des figures du folk comme Joni Mitchell ou Leonard Cohen. Voyageant sans cesse entre la France, les Etats-Unis et Israël, Keren Ann l'a également beaucoup fait musicalement, s'associant avec l'Islandais Bardi Johansson pour le projet Lady & Bird et enregistrant à New-York des disques aussi importants que Nolita et l'éponyme Keren Ann, hommage sur du velours au Velvet Underground

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"Visages, Villages" d'Agnès Varda et JR

Le Film de la Semaine | Sans vraiment se connaître, une figure tutélaire des arts visuels et une nouvelle tête du street art partent ensemble tirer le portrait de bobines anonymes et dévider le fil de leur vie. Hanté par les fantômes d’Agnès Varda ce buddy-road-movie est surtout un film sur le regard.

Vincent Raymond | Mardi 27 juin 2017

L’attelage peut paraître baroque. Agnès Varda, auto-proclamée non sans humour “grand-mère de la Nouvelle Vague”, s’allie à JR, l’installateur graphique à la mode. On ne peut suspecter la malicieuse doyenne des cinéastes français de tenter un coup de pub. Il s’agit là de curiosité pour la démarche de son cadet : avant même sa naissance, ne tournait-elle pas déjà Mur, murs (1980), un documentaire sur ce support que l’ancien graffeur affectionne ? Donnant le tempo, mais aussi son architecture globale au projet — elle a assumé quasi seule la discipline du montage, c’est-à-dire de l’écriture finale du film —, Agnès Varda guide notre regard et montre ce qu’elle a envie de montrer. Tout à l’œil Davantage que la “machinerie” JR (l’alpha et l’oméga du dispositif technique de la photo grand format de gens normaux contrecollée sur des murs), le film capte l’interaction de cette image avec les modèles, les passants ou parfois les souvenirs. La photo se fait catalyseur, porte d’entrée dans leur intimité, dans leurs histoires.

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Le Petit Bulletin Festival, première !

Festival | C'est décidé ! Nous lançons notre propre festival, en partenariat avec nos amis de Rain dog productions et en coréalisation avec Les Grands Concerts ! La suite logique des PB Live itinérants, qui se sont baladés dans la cité depuis novembre 2013, accueillant Benjamin Clementine ou encore Gaspar Claus & Pedro Soler. Cette première édition du Petit Bulletin Festival se déroulera du 27 au 29 octobre, à la Chapelle de la Trinité.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Le Petit Bulletin Festival, première !

Trois artistes majeurs de la scène pop française vous invitent à découvrir leur "atelier", en se produisant en solo. Sans les musiciens qui les entourent habituellement sur scène, Cocoon, Keren Ann et Rover replongent à la source de leur inspiration et livrent des versions intimes, proches des premières ébauches de leurs compositions. En accord parfait avec l’acoustique de la Chapelle de la Trinité, Le Petit Bulletin Festival a convié des musiciens classiques (cordes, quatuor, violoncelle) à les rejoindre sur scène pour des collaborations inédites. Cocoon On se souvient du succès de Cocoon il y a une dizaine d'années, de ses tubes d'une douceur tantôt amère, tantôt sucrée. Si Mark Daumail a mis le projet entre parenthèses pendant quelques années, le temps de vivre l'aventure solo qui le chatouillait, le voici revenu dans son cocon séminal, avec le bien nommé Welcome Home, paru l'an dernier. Sans Morgane Imbeaud, cette fois mais, ça et là, bien accompagné, sur des duos avec Natalie Prass et Matthew E. White, également producteur de l'album

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Georges Perec : apparition

Littérature | Il lipogramma à l’Oulipo pour toi qui lis, ami ; construisit moult romans parfois longs, parfois courts, mais pour toujours cultissimi. Bouquins rigolos (...)

Vincent Raymond | Mardi 16 mai 2017

Georges Perec : apparition

Il lipogramma à l’Oulipo pour toi qui lis, ami ; construisit moult romans parfois longs, parfois courts, mais pour toujours cultissimi. Bouquins rigolos ou pas, nourris au pis d’un savoir absolu, tout autant assaillis par maints dadas malins : car gamin juif, il paya un lourd tribut (papa occis, maman aussi) aux tyrans nazis — un hiatus natif, à vous pourrir nuits plus jours jusqu’au mastaba. À part ça, ah l’imaginatif ! L’adroit original ! Au CNRS, où il bossa, il signa un plaisant faux rigolard, moquant jargon ou tics du clan savant. On aurait fait pipi sur soi tant on avait ri ! Las ! Il mourut trop tôt (quadra plus cinq ans — un marmot !), du fait d’un mal salaud, tumoral, au poitrail. Gallimard l’introduit aujourd’hui dans son gotha biblio-chic. Hosanna ! Un global absolu du boulot (romans) qu’il accomplit, ici façon duo top. Faut pas faillir ! Lis donc à profusion, à foison, tout son opus. Qui donc ? Ah, ça ! Mais voyons : Georges Perec. Georges Perec dans la Pléiade, rencontre avec Claude Burgelin et Jean-Luc Joly À la Librairie Passages le mercredi 17

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"Message from the King" : et ma sœur ?

ECRANS | de Fabrice Du Welz (G-B-Fr-Bel, int. -12 ans avec avert., 1h42) avec Chadwick Boseman, Luke Evans, Teresa Palmer…

Vincent Raymond | Mardi 9 mai 2017

Parti du Cap, Jacob King atterrit en urgence à Los Angeles. Il a sept jours et 600 $ pour retrouver sa sœur Bianca, mystérieusement disparue. Très vite, il découvre son corps à la morgue mais aussi qu’un réseau de dealers, un producteur pédophile et un dentiste vénal sont liés à sa mort… Il a dû se faire plaisir, Fabrice Du Welz, en tournant ce film aux faux-airs de blaxploitation, où les bas-fonds crasseux du New York des années 1970 sont troqués contre un L.A. contemporain, alliant visage sinistre et indécente opulence. En bon disciple du cinéma de genre, il respecte le cahier des charges, en réunissant une cohorte d’affreux aussi patibulaires que pervers, une donzelle en danger, dont le sauvetage assurera la rédemption du héros — qui a forcément un carnaval de choses à se reprocher, de l’abandon de sa sœur aux avoinées qu’il distribue. Jacob King a en outre des accents eastwoodiens, marquant physiquement les coups qui lui sont prodigués. On pourrait croire à un pur film d’action et d’ambiance, misant davantage sur l’efficacité que sur l’invent

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Lyon, terre d'édition BD

Bande Dessinée | Comment la Seconde guerre mondiale et l'implantation de la Résistance à Lyon ont initié un terreau fertile pour la bande dessinée à la Libération.

Sébastien Broquet | Mardi 25 avril 2017

Lyon, terre d'édition BD

Lyon est une terre de bande dessinée qui s'est longtemps ignorée. Peut-être parce qu'elle l'est devenue un peu par défaut, conséquence des soubresauts de l'Histoire ayant contraint dessinateurs et éditeurs à se replier entre Rhône et Saône, durant la Seconde guerre mondiale. Car c'est bel et bien là que tout débute. C'est à ce moment-là qu'un auteur comme Chott, de son vrai nom Pierre Mouchot, évadé des geôles allemandes, s'installe à Lyon et rejoint les éditions SAGE (Société Anonyme Générale d’Édition) fondées par Ettore Carozzo, arrivé lui en 1940, fuyant le fascisme de Mussolini. Comme d'autres éditeurs locaux, SAGE (qui deviendra Sagéditions) s'est vite fait une spécialité des petits formats vendus peu chers : ici l'on trouve des séries comme Mandrake, Le Fantôme du Bengale ou plus tard, Raoul et Gaston. Chott travaille sur Jumbo, tout en s'engageant dans la Résistance. Et s'associe à la fin de la guerre avec Marcel Navarro, rencontré dans les bureaux de SAGE, pour créer leur propre série : ce sera Fantax, é

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"L'Homme aux mille visages" : espion, venge-toi !

Thriller - Le Film de la Semaine | Transformant une escroquerie d’État des années 1980 en thriller rythmé et sarcastique, le réalisateur de "La Isla minima" poursuit à sa manière son exploration critique de la société espagnole post-franquiste, quelque part entre "Les Monstres", "L’Arnaque" et "Les Affranchis".

Vincent Raymond | Mardi 11 avril 2017

Remercié par les services secrets espagnols et ruiné, le rusé Paco Paesa a dû se reconvertir du trafic d’armes vers l’évasion fiscale. Quand Luis Roldán, patron de la Garde Civile soupçonné de détournement de fonds, réclame son aide, il flaire le bon coup pour se refaire. Du billard à mille bandes… Contrairement à Fantômas, Paco Paesa n’a nul besoin de revêtir de masque ni d’user de violence pour effectuer ses coups tordus. C’est par la parole et l’apparence, en douceur, qu’il arrive à ses fins, laissant croire à son interlocuteur ce qu’il a envie de croire. En cela, L'Homme aux mille visages rappelle la grande époque de la comédie italienne, dans sa manière notamment de ridiculiser, voire d’infantiliser les puissants, ravalés au rang de marionnettes dans les mains d’un manipulateur habile. Et de prendre les ambitieux, surtout les corrompus, au piège de leur avidité — c’est "l’arrosé” arrosé, en somme. Faux et usage de vrai Alberto Rodríguez est de ces cinéastes qui, à l’instar de Sorrentino pour Il Divo (2008), s’emparent de faits avérés et de personnalités authentiques pour le

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10 Hallus Cinés

ECRANS | Dix bougies soufflées et 1000 univers à dévorer ! Point de ralliement pour tous les cinéphiles déviants, Hallucinations collectives rouvre les portes de sa (...)

Julien Homère | Mardi 4 avril 2017

10 Hallus Cinés

Dix bougies soufflées et 1000 univers à dévorer ! Point de ralliement pour tous les cinéphiles déviants, Hallucinations collectives rouvre les portes de sa “Chambre des Merveilles” regorgeant de nouveautés aussi folles que drôles, tantôt connues, tantôt oubliées. Digne d’une chasse aux œufs punk, la soirée d’anniversaire régalera ses invités d’une ribambelle de court-métrages, clips et bandes-annonces inédits, en passant par la projection d’un film secret en avant-première mondiale. En plus d’accueillir Fabrice Du Welz, pont à lui seul de la Belgique aux États-Unis avec son Message from the King en avant-première, attardons-nous un instant sur deux films qui résument le sens de cette manifestation, antinomiques sur la forme mais oniriques dans le cœur : Soy Cuba de Mikhaïl Kalatozov et Litan de Jean-Pierre Mocky. Redécouvert dans les années 1990, le pre

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Hallucinations Collectives se dévoile

Festival | Oyez ! Oyez ! Hallucinations collectives dévoile sa 10ème programmation avec des infos juteuses… pour ne pas dire saignantes ! Sévissant du 11 au 17 avril, le festival accueillera des invités de choix et des avant-premières à la pointe de l’actualité pour le plus grand plaisir de tous les cinéphiles déviants.

Julien Homère | Vendredi 24 mars 2017

Hallucinations Collectives se dévoile

Notons la présence du phénomène Get Out de Jordan Peele, petit thriller terrifiant qui ravage le box-office US au point de rallier William Friedkin lui-même à sa cause. Le culte Fabrice Du Welz viendra présenter son polar énervé Message from the King, avec l’étoile montante Chadwick Boseman. La France aura pour représentant Xavier Gens pour la séance d’Hitcher de Robert Harmon, série B jouissive avec Rutger Hauer. Il n’y a pas qu’au rayon des exclusivités que l’association Zone Bis a marqué le coup pour cette édition anniversaire. En plus d’offrir une soirée commémorative le vendredi et une nuit Hallucinations auditives avec Joe La Noïze & Ta Gueule, le cinéma Comœdia verra s’imprimer sur ses toiles plusieurs classiques oubliés tels qu’Opéra de Dario Argento,

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"Sage Femme" : critique et interview de Martin Provost

ECRANS | Sage-femme, Claire travaille dans une maternité qui va bientôt fermer. Sa vie se retrouve chamboulée par l’irruption de Béatrice, amante de son défunt père. (...)

Julien Homère | Mardi 21 mars 2017

Sage-femme, Claire travaille dans une maternité qui va bientôt fermer. Sa vie se retrouve chamboulée par l’irruption de Béatrice, amante de son défunt père. Passions, regrets et nostalgie vont s’inviter chez ces deux femmes que tout oppose. Étude sur l’acceptation du passé, cette petite histoire s’accompagne d’une mise en scène discrète, presque invisible de Martin Provost. Écrasé par deux actrices qu’il admire, le réalisateur limite la forme à une simple illustration. Seuls Quentin Dolmaire et Olivier Gourmet irradient leurs apparitions d’un charisme qui dénote avec l’ensemble. En dépit d’une première heure touchante, la simplicité recherchée donne un sentiment d’inabouti. Des images calmes, une musique calme et un scénario calme, achèvent de rendre le troisième acte maladroit, presque ennuyeux dans les adie

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"L’Histoire d’une mère" : un enfant à la mère

ECRANS | Mère célibataire d’un petit Louis mutique, la jeune Neige vit âprement avec la revêche Héloïse — sa grand-mère aux talents de rebouteuse — dans une ferme isolée (...)

Vincent Raymond | Mardi 14 février 2017

Mère célibataire d’un petit Louis mutique, la jeune Neige vit âprement avec la revêche Héloïse — sa grand-mère aux talents de rebouteuse — dans une ferme isolée appartenant au maire du village. Entre les deux femmes, la communication est minimale, abrupte. Et le drame couve… On ne s’étonnera pas que Sandrine Veysset ait trouvé de l’inspiration dans le conte homonyme d’Andersen, car il contient (ou appelle en écho) tous ses thèmes fétiches : l’enfance blessée — avec ses familles discontinues grevées de secrets —, la Nature — avec la ruralité, et son existence parfois spartiate —, le silence — et ses ténèbres. Mais comme tout conte, la part de fantastique est compensée par une part de merveilleux. Oh, elle est certes ténue, et repose finalement sur la foi du spectateur en la possibilité d’un miracle. Toutefois, elle s’étoffe grâce à la présence magnétique de l’excellente Lou Lesage dans son rôle d’héritière de sorcière. Sans jamais étaler de sensualité outrancièrement vénéneuse, elle envoûte une assistance le temps d’une danse fascinante. Cette magie dispensée aura, hélas pour son personnage, un prix.

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Paysages contemporains

ARTS | À Archipel, Centre de Culture Urbaine, jusqu'au 5 mars, l'on peut découvrir une intéressante et didactique exposition consacrée aux mutations des paysages (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 31 janvier 2017

Paysages contemporains

À Archipel, Centre de Culture Urbaine, jusqu'au 5 mars, l'on peut découvrir une intéressante et didactique exposition consacrée aux mutations des paysages européens contemporains. Avec, par exemple, ces nouvelles terres agricoles aux portes des grandes villes italiennes, ces ruines de chantiers abandonnés en Espagne ou de zones pavillonnaires en France, ces grandes prairies aménagées pour les urbains en manque de verdure....

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"Sausage Party" : voulez-vous consommer avec moi ce soir ?

ECRANS | L’intenable Seth Rogen imagine un monde où les aliments d’un grand magasin vivent heureux dans la chaste attente du Paradis. Jusqu’à ce qu’une saucisse impatiente de fourrer (sic) un petit pain ne découvre leur funeste destinée. Scabreux, grossier, incorrect, inégal, ce film d’animation ne manque décidément pas de qualités…

Vincent Raymond | Mardi 29 novembre 2016

Parents, tenez vos enfants à distance de ce film ! Non qu’ils risquassent d’en sortir traumatisés, mais vu que la plupart des gags se situent en-dessous de la ceinture — donc leur passant au-dessus du crâne —, vous vous exposez à devoir répondre à des questions incongrues toutes les cinq secondes (“Elle fait quoi, la saucisse, dans le trou du bagel ? Et la madame pain à hot dog, pourquoi elle a un collier de perles dans les fesses ? etc.”). De toutes façons, ils peineront à entrer : la commission de classification des œuvres cinématographiques a restreint l’accès aux plus de douze ans, et le bon goût le limite aux amateurs de V.O. — sinon, c’est la sanction Hanouna en V.F. Sausage, comme des images Nanti de ce héros aussi explicite que turgescent, Sausage Party s’ouvre sur un boulevard de grivoiseries (et se conclura sur une “orgie” alimentaire), en enchaînant les propos orduriers au sous-texte sexuel, pour bien rappeler le contexte du film d’animation transgressif. Mais l’enrobage cul laisse vite la place à une subversion plus forte encore : l’assimilation des religions à une imposture, une sorte de conte destiné à endorm

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Vincent Borel, d'Actuel à "Fraternels"

Littérature | De Vincent Borel, l'on connaît sa brûlante passion pour l'opéra qu'il dissèque régulièrement au sein d'Opéra Magazine. Peut-être bien que cette proximité avec les (...)

Sébastien Broquet | Mardi 20 septembre 2016

Vincent Borel, d'Actuel à

De Vincent Borel, l'on connaît sa brûlante passion pour l'opéra qu'il dissèque régulièrement au sein d'Opéra Magazine. Peut-être bien que cette proximité avec les plus grandes voix (il fît même de la figuration, dit sa bio) lui a donné le sens de l'harmonie parfois grandiloquente que l'on décèle dans son écriture. Le beat, celui qui fait pulser ses phrases et nous colle frénétiquement aux pages les recueillant, il l'aura plutôt emprunté lors de ses années en rave partys, qu'il chroniquait alors du côté du magazine Actuel, dont il fût un ardent journaliste, avant de devenir rédacteur en chef de Novamag, où l'auteur de cet article le rencontra. Un tempo soutenu tout au long de son premier roman, Un Ruban noir, paru en 1996 et qui fut la première fiction française à explorer ce monde obscur et stroboscopé de la techno. Baptiste le plongea quelques années plus tard, en 2002, dans la vie de Jean-Baptiste Lully : joyeuse lecture. Antoine et Isabelle en 2010 lui fit passer un cap : dans la maîtrise romanesque, dans la notoriété aussi pu

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"Les Démons" : Philippe Lesage, pas pour ses images

ECRANS | de Philippe Lesage (Qué, 1h58) avec Édouard Tremblay-Grenier, Pier-Luc Funk, Pascale Bussières…

Vincent Raymond | Mardi 13 septembre 2016

Il y a mille et une manières de passer à côté de son film. Pourtant bien parti en agençant une collection de petites tensions diffuses ressenties par un gamin à la lisière de la préadolescence, Philippe Lesage opte pour une méthode radicale — enfin, pour qui possède le goût de se saborder. Il casse sa belle construction toute en subjectivité enfantine pour se focaliser pendant une (trop) longue digression sur un autre personnage, traité avec une froideur si outrancière qu’elle le désigne dès la première image comme l’équivalent du loup-garou. Et ces petits zooms au ralenti pour nous prévenir de l’imminence d’une abomination dans le hors champ… Ne manque qu’une lumière clignotant dans un coin et un commentaire de l’auteur, du style : « ’tânsion, maôdzit spectsâotseur ; y va-tu s’passer un trzuc pas chrâétieân d’vant tes d’zyeux, lâ ! » Blague à part, cette rupture de ton aux allures de court-métrage mal greffé démembre Les Démons. On se serait bien passé de cette élucidation triviale dans le réel, et contenté du point de vue d’un enfant, en proie à ses questionnements, ses doutes et ses peurs.

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Emmanuel Venet de Passages

Littérature | Les "Asperger", du nom de ce syndrome autistique qualifiant certains autistes géniaux, ont toujours été une matière à fiction fort riche (de Rain Man à la série (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 septembre 2016

Emmanuel Venet de Passages

Les "Asperger", du nom de ce syndrome autistique qualifiant certains autistes géniaux, ont toujours été une matière à fiction fort riche (de Rain Man à la série The Bridge), du fait notamment de leur rapport unique au premier degré, à l'hypocrisie et aux conventions sociales grandement pourvoyeur de situations décalées. Entre les mains d'Emmanuel Venet, par ailleurs psychiatre même si on le lui rappelle assez, un personnage atteint de ce syndrome ne peut (c'est malheureux à dire) qu'offrir de belles promesses de roman et même de roman drôle pour ne pas dire de drôle de roman drôle. On avait découvert chez l'auteur de Marcher droit, tourner en rond (tous les paradoxes du personnage sont dans le titre), avec son premier roman, Rien, belle surprise d'il y a trois ans, déjà publiée chez Verdier (éditeur de figures comme Pierre Michon, gage de qualité), un sens de l'humour uni

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Aux Bons Sauvages, la carte des vins mérite l'exploration

Restaurant | Un café-concert (since 1670 !) à sept mètres de Lyon, en bord de Saône, avec terrasse, beau bar, source et vins naturels.

Adrien Simon | Mercredi 1 juin 2016

Aux Bons Sauvages, la carte des vins mérite l'exploration

Fuir Lyon : prendre l'autoroute du Soleil, et finalement renoncer, à l'entrée du tunnel. Après un audacieux virage à gauche et une ligne droite d'une double encablure, on entre de sept bons mètres dans la Mulatière. Et l'on découvre la terrasse d'Aux Bons Sauvages, avec vue étendue sur Lyon outre-Saône : de la gare de Perrache au néo-quartier Confluence. Le quai des Étroits a beau être passant, on se sent au calme. L'adresse est (facile) tri-centenaire. Elle fut sans doute entourée de nombreuses guinguettes, aujourd'hui disparues. Après une courte période de fermeture, une troupe de jeunes gens a repris l'affaire. À l'intérieur, la salle du fond, voutée, pierres apparentes (ex-écurie ou stockage à bateau ?) accueille deux-trois fois par semaine des concerts (tout y passe : jazz oriental, rock tzigane, indie folk, fanfare, slam, etc). Sur un mur coule une source... Dans la salle de bar : un zinc, de vieilles tables de bistrot et un poêle à bois fonctionnel. L'ardoise change toutes les semaines, parfois d'un soir sur l'autre : trois puissance trois choix d'entrée-plat-dessert. Ainsi, pour commencer, un soir de mai, l'on hésitait entre une omelette aux mousser

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Castellucci : Le parfum du scandale

SCENES | Romeo Castellucci s’engage corps et âme dans la bataille. Et forcément, parfois, ça grince. Sur le concept du visage du fils de Dieu, présenté à Avignon et (...)

Sébastien Broquet | Mardi 19 janvier 2016

Castellucci : Le parfum du scandale

Romeo Castellucci s’engage corps et âme dans la bataille. Et forcément, parfois, ça grince. Sur le concept du visage du fils de Dieu, présenté à Avignon et surtout au Théâtre de la Ville à Paris à l’automne 2011, en fit les frais. Le portrait du Christ est l’élément central du décor. A Avignon, on vit quelques spectateurs s’agenouiller pour prier devant le théâtre. L’institut Civitas commença à s’indigner, suivi par l'église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, où se réunissent les adeptes de la pensée intégriste de la fraternité Saint-Pie X. Tout resta calme avant le début des représentations à Paris : là des manifestants issus de l’intégrisme chrétien et de l’extrême droite, en possession de places pour certains, s’en prirent aux spectateurs, jetant oeufs, boules puantes, huile de vidange, montèrent sur scène pour réciter des cantiques. La police a dû protéger les représentations. 32 catholiques intégristes furent finalement condamnés en juin 2013, écopant d’amendes de 200 à 2000 euros. Ce spectacle était jugé blasphématoire par les seuls chrétiens de France (à Rome, le spectacle fut donné dans le calme) à cause des dernières minutes de la représentation,

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Hamlet à l'assaut de la Tour Passagère

CONNAITRE | La phrase a tourné en boucle dans notre tête pendant la première du Songe d'une nuit d'été de Tim Robbins à Fourvière, mise en scène tellement textbook de cet (...)

Benjamin Mialot | Mardi 9 juin 2015

Hamlet à l'assaut de la Tour Passagère

La phrase a tourné en boucle dans notre tête pendant la première du Songe d'une nuit d'été de Tim Robbins à Fourvière, mise en scène tellement textbook de cet impénétrable vaudeville – i.e. toute entière au service du texte et mue par une foi indéfectible en la capacité à incarner tout et n'importe quoi (y compris des arbres) d'acteurs rompus à tous les arts de la scène – qu'elle en devenait embarrassante : «Voilà qui serait bien mieux mis en valeur dans un théâtre élisabéthain.» Par exemple celui qui s'élèvera au square Delfose du 15 juin au 15 juillet et où se déroulera la première édition de La Tour Passagère. C'est d'ailleurs un autre classique de Shakespeare, plus tragique celui-ci, qui ouvrira ce singulier festival : Hamlet, interprété, nous promet-on, avec un vrai souci d'exploiter la connivence entre public et comédiens qu'autorise cette impressionnante structure de bois, par la compagnie Les Mille Chandelles. La suite peut se résumer à un grand chantier de décloisonnement de la musique baroque, par des spécialistes du genre : le Quatuor Varèse, le Concert de l'Hostel-Dieu, l'Ensemble Boréades... On s'en re

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Cet été, montez dans la Tour passagère

ACTUS | Un théâtre élisabéthain en bord de Saône, vous n'en rêviez pas forcément (vous auriez dû), Baroque et Plus l'a quand même fait. Tout de bois et cerclé (...)

Benjamin Mialot | Mardi 5 mai 2015

Cet été, montez dans la Tour passagère

Un théâtre élisabéthain en bord de Saône, vous n'en rêviez pas forcément (vous auriez dû), Baroque et Plus l'a quand même fait. Tout de bois et cerclé de deux balcons, il s'élèvera sur le square Delfosse du 15 juin au 15 juillet et abritera pas moins de 17 spectacles (pour un total de 29 représentations). Au programme : du Shakespeare of course, à savoir un Hamlet, proposé par une compagnie rompue à ce type de lieu, Les Mille Chandelles ; de la musique baroque évidemment, notamment deux programmes (l'un sur Purcell, l'autre autour de la chaconne) par le Concert de l'Hostel Dieu ; mais aussi et surtout des propositions visant à la décloisonner en la mêlant aux airs de Broadway (Lisandro Nesis), aux vers d'Ovide (l'Ensemble Oneiroi) ou aux provocations glam du New York des années 70 dans le cas de l'Ensemble Boréades, déjà à l'origine d'un étonnant biopic anachronique de Jimi Hendrix (et qui animera le bal Renaissance qui clôturera l'événement). Deux autres structures bien connues de nos service

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Souvenirs du PB Live d'Alela Diane

MUSIQUES | C'était le 12 juin 2014. Sous une chaleur accablante, Alela Diane faisait littéralement suffoquer la Salle Rameau lors du dernier PB Live de la saison (...)

Stéphane Duchêne | Dimanche 8 mars 2015

Souvenirs du PB Live d'Alela Diane

C'était le 12 juin 2014. Sous une chaleur accablante, Alela Diane faisait littéralement suffoquer la Salle Rameau lors du dernier PB Live de la saison avec quelques-uns de ses classiques et les morceaux de son dernier et magnifique disque de rupture About Farewell. Un pur moment de grâce folk à couper au couteau que la Californienne a tenu à bout de voix, comme en témoigne les trois extraits du concert que nous vous proposons de (re)voir ci-dessous.

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Kidsaredead, fils prodigue de la pop lorraine

MUSIQUES | Lorrain exilé à Paris, on a connu furtivement Kidsaredead sur ses terres il y a bien longtemps, presque dans une autre vie. Le plaisir de retrouver ce jeune gars bourré de pop pour un album et un concert lyonnais, nous ne pouvions que tenter de le partager. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 17 février 2015

Kidsaredead, fils prodigue de la pop lorraine

Un jour de l'été 2000, en convalescence chez papa-maman à Clouange, Moselle, pour cause d'explosion du coude consécutive à une bagarre molle sur le parvis du mythique McDo Guillotière, votre serviteur s'est retrouvé dans la cave d'une maison de la vallée sidérurgique dite de l'Orne, à écouter les bandes enregistrées chez lui par un tout frais bachelier, ami du frère d'un ami d'enfance. Là, on découvrait déjà l'influence criante de Pavement, des Beach Boys, de Stevie Wonder, de Neil Young, de Fleetwood Mac. Et pas mal de génie aussi – faisant regretter que le dénommé Vincent Mougel, que l'on avait déjà perçu fasciné par la figure du loser magnifique, ne s'en aille suivre quelque prépa, littéraire si on se souvient bien, à Strasbourg. Après quoi on ne l'a plus jamais revu. Pas autrement du moins qu'en suivant à distance et bien plus tard sa progression de musicien touche-à-tout finalement débarqué à Paris, aux côtés notamment du Variety Lab de Thierry Bellia – comme sur l'excellent Team Up ! – Orval Carlos Sibelius, Herman Düne ou Zombie Zombie. Quelles étaient les chances de se retrouver un jour à écrire sur cette rencontre et ce musicien qui sor

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Bien frappé

MUSIQUES | Cette année encore, le festival d'été de la Ville de Grenoble a frappé très fort en termes de programmation : l'éventail est non seulement toujours aussi large, (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 26 juin 2014

Bien frappé

Cette année encore, le festival d'été de la Ville de Grenoble a frappé très fort en termes de programmation : l'éventail est non seulement toujours aussi large, mais en plus le beau linge est de la plus belle étoffe. Question éventail, une belle tranche sera notamment donnée au maloya avec la présence de Maya Kamati et de la grande Christine Salem – cette dernière dans un exercice d'hybridation avec ses amis de Moriarty. Pour le reste, toutes les esthétiques imaginables sont représentés ou presque : reggae (Ki-Mani Marley, fils de qui vous savez, Meta & the Cornerstones), blues sous toutes ses déclinaisons, du swing à l'électro (Stracho Temelkovski, They Call Me Rico, St.Lô), électro, elle-même en tous genres, avec une forte inclination tout de même pour ses versants pop et indie rock (As Animals, Natas Love You, As a New Revolt)... Au-delà de ce brassage, le Cabaret Frappé n'a pas son pareil pour attirer dans ses filets ces jeunes chanteuses irrésistibles qui nous font perdre tout sens commun et nous rendent plus prosélytes qu'un témoin de Jéhovah, à l'instar de l'éblouissante Joe Bel et de la ténébreuse Lou Ma

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