10 concerts à ne pas louper en juin

Bons Plans | Début du festival Nuits de Fourvière et gros noms à foison, Thom Yorke en solo au Transbo, saison des festivals lancée : en juin, point d'ennui, les esgourdes ne risquent pas encore de s'ensabler.

La rédaction | Samedi 2 juin 2018

Photo : Amadeus © DR


King Khan & the Shrines + Reverend Beat-Man

Soyons clairs, voici probablement réunis deux des performers les plus dingos du paysage musical : un King de la soul à l'excentricité consommée (et bien connue), mêlant le groove de James Brown et la folie de Sun Ra, et un révérend, one-man band helvète souvent évoqué ici, capable de jeter un sort à n'importe quel audience avec son blues de l'enfer.

Au Marché Gare le samedi 2 juin


Amadeus

Sorti en 1984, Amadeus, signé Miloš Forman, conte les élucubrations, parfois fantasmées, d'un certain Wolfgang Amadeus Mozart, précoce génie un brin excentrique. Bercé de louanges, le film est un classique dont le soundtrack fut enregistré et conçu par par Neville Marriner, autour d'œuvres de Mozart of course, et de Pergolèse ou du grand rival Salieri. Le voici rejoué live par l'Orchestre National de Lyon, avec les chanteurs de Spirito.

À l'Auditorium du mercredi 6 juin au samedi 9 juin


Étienne Daho

La soixantaine passée, Étienne Daho a décidé de passer aussi la seconde sur son album le plus rock à ce jour. Un disque sombre et brillant de mille feux que le chanteur rennais vient faire exploser sur la scène de Fourvière, l'un de ses antres fétiches.

Au Grand Théâtre dans le cadre des Nuits de Fourvière le lundi 11 juin


Kyo

Après avoir tout raflé au début des années 2000 avec leur rock de monstres gentils, on les avait crû perdu pour la cause (même si on ignorait laquelle). Mais après une éclipse de dix ans, voilà que Kyo était revenu du diable Vauvert en 2014, reprenant là où il l'avait repris son histoire d'amour avec le succès. Un nouvel album en 2017 confirmant ce que l'on pressentait : que Kyo est peut-être bien le nouvel Indochine.

Au Radiant-Bellevue le jeudi 7 juin


Mike Noegraf & Brightr

C'est à Anvers que le folkeux Lyonnais habitué des scènes internationales de l'Atlantique (Montréal) à l'Oural (Moscou) Mike Noegraf est allé enregistrer son deuxième album, No Time for Seasons. Et c'est peu dire que cet album est du genre voyageur lui aussi, dans le sillage du déjà très prometteur Time Traveller, oscillant entre ballades pour cabanes à souvenir et cavalcades country-pop qui donnent envie de prendre la route.

Au Kraspek Myzik le dimanche 10 juin


Thom Yorke

Concert événement au Transbordeur de Thom Yorke, passé maître dans l'art de se faire rare et de créer l'envie au goutte-à-goutte. Les détenteurs d'une place pour son concert du 13 juin au Transbordeur, sa seule exhibition provinciale – c'est dire si les places étaient chères, comme on dit – avec son producteur Nigel Godrich et l'artiste visuel Tarik Barri (triple rareté), l'ont compris : il vaudra mieux pouvoir dire « j'y étais ».

Au Transbordeur le mercredi 13 juin


Éloise Decazes & Éric Chenaux + Sourdure

C'est la tournée d'adieu du Bal des Fringants, qui ferme ses portes en juillet. On se précipitera ainsi pour retrouver Éric Chenaux (Constellation Records), qui avait rempli la petite salle en début d'année, de retour cette fois accompagné d'Éloise Decazes. En ouverture, on guettera aussi Sourdure, un local qui fait parler de lui en revisitant les musiques folkloriques du coin.

Au Bal des Fringants le jeudi 14 juin


Rank + Hello Darkness

Entre post rock et post punk, basse abrasive et transe addictive, Rank, pur poulain de la scène lyonnaise underground, revient dans l'un de ces antres favoris, La Triperie. On fonce.

À la Triperie le samedi 16 juin


Lil' Louis + Charlotte de Witte

Le patron, comme dit Laurent Garnier, est de retour en ville. Maître de la house de Chicago, roi du groove électronique, auteur du tube le plus mémorable des musiques électroniques avec son French Kiss, dompteur de platines, Lil' Louis ne peut que combler tous les clubbers qui feront le déplacement du côté de Gerland. Soyez attentifs au set de Charlotte de Witte : sa côté grimpe à une vitesse folle.

Au Ninkasi le vendredi 22 juin

Marquis de Sade

Culte. C'est ainsi que l'on définit ce genre de groupe, apparu à Rennes en 1977, actif jusqu'en 1981, auteur d'un mythique disque baptisé Rue de Siam et resté longtemps, longtemps, dans les mémoires (Étienne Daho, suscité, ne s'en ait jamais vraiment remis) jusqu'à une reformation innattendue qui se poursuit par quelques dates éparses bien choisies (Villette Sonique et donc Nuits de Fourvière). Cold.

Aux Nuits de Fourvière le lundi 25 juin

Démon d'Or

Et voici la saison des festivals d'été lancée : on kiffe ce Démon d'Or, toujours populaire, bien senti, varié et ensoleillé qui annonce clairement les vacances. Comme d'hab', on déniche de tout dans la prog' avec le rappeur sensation de l'année, Moha la Squale, les High Tone pour un revival dub, Acid Arab en live, la dub arena avec OBF et Vibronics, ou encore Lomepal, Omar Souleyman et Caballero & Jean-Jass. Préparez la crème solaire.

À Poleymieux au Mont d'Or du 29 juin au 1er juillet


King Khan & The Shrines + Reverend Beat-Man


Marché Gare 34 rue Casimir Périer Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Ciné-concert : Amadeus

De Milos Forman (1984, EU, 2h38), par l'ONL et le chœur Spirito
Auditorium de Lyon 149 rue Garibaldi Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Etienne Daho

Blitztour
Théâtres romains de Fourvière 6 rue de l'Antiquaille Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Kyo

Radiant-Bellevue 1 rue Jean Moulin Caluire
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Mike Noegraf & Brightr

Punk folk + pop
Kraspek Myzik 20 montée Saint-Sébastien Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Marquis de Sade + Fabio Viscogliosi

Théâtres romains de Fourvière 6 rue de l'Antiquaille Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

L’adolescence au tapis : "L'Envolée" d'Eva Riley

Drame | Mère décédée, père au comportement infantile, démissionnaire et absent… À 14 ans, Leigh s’assume toute seule, tenant grâce à la gymnastique. Las, ses résultats sont en berne depuis peu. L’arrivée d’un grand frère, jusqu’alors inconnu et un brin voyou, va faire évoluer son caractère…

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

L’adolescence au tapis :

Rien de nouveau sous le soleil de cette satanée Angleterre : une banlieue entre pavillons premier prix et villas de quartiers huppés, de la misère sociale, des ados qui zonent et des adultes qui picolent. Et puis, au club gym, Leigh la petite prolo se fait chambrer par les “copines“ trop stylées, trop méchantes, trop blondes, trop friquées, trop pétasses… Avouons que le cadre est connu, proche du cliché. Mais Eva Riley sait se centrer sur le ressenti de son personnage et le transmettre sans un mot de trop. Confrontée trop tôt à la solitude, Leigh cherche des yeux une attention — ses regards vers les autres mères en disent long. Pas forcément quelqu’un qui l’admire, juste une présence qui fasse d’elle une “fille normale“, et non une orpheline mendiant de l’affection… et refusant la pitié tout à la fois. La relation ambiguë, semi incestueuse, qu’elle noue avec son demi-frère Joe tombé du ciel, témoigne de sa confusion : parce qu’il la fascine par la liberté qu’il incarne, son audace juvénile, sa qualité de presqu’adulte et qu’elle est en manque de repère, elle plaque sur lui des senti

Continuer à lire

Damon Albarn et Thom Yorke reprogrammés en 2021

Pop | Ils devaient jouer à l'Auditorium et aux Nuits de Fourvière : Damon Albarn et Thom Yorke ont tous deux reportés leurs dates respectives en avril et juillet 2021.

Sébastien Broquet | Vendredi 22 mai 2020

Damon Albarn et Thom Yorke reprogrammés en 2021

Les fondus de pop anglaise des 90's seront soulagés : le leader de Blur et celui de Radiohead feront bien halte à Lyon. Pas cette année, on l'a bien compris, qui restera comme une sorte de vide intersidéral en terme de spectacle vivant, mais en 2021, puisque tous deux reportent leurs dates respectivement prévues à l'Auditorium et aux Nuits de Fourvière à l'année prochaine. Ce qui relève du tour de force de la part des organisateurs pour des artistes de ce calibre ayant des agendas surchargés longtemps à l'avance. Alors bien sûr, on dit brit pop, mais tous deux viennent en solo et leurs parcours ont largement explosé les frontières d'un seul genre, Damon Albarn travaillant entre autre beaucoup autour des musiques africaines et de l'opéra, Thom Yorke ne s'étant lui jamais vraiment remis de l'écoute des disques de Warp Records. Commençons par ce dernier, vu récemment au Transbordeur : il revient aux Nuits de Fourvière le mercredi 7 juillet 2021, au grand théâtre bien

Continuer à lire

Le ministre de la Culture touché par le coronavirus

Covid-19 | Le ministère de la Culture l'a annoncé ce lundi soir à l'AFP : le ministre Frank Riester a été diagnostiqué positif au coronavirus, tout en précisant qu'il (...)

Sébastien Broquet | Lundi 9 mars 2020

Le ministre de la Culture touché par le coronavirus

Le ministère de la Culture l'a annoncé ce lundi soir à l'AFP : le ministre Frank Riester a été diagnostiqué positif au coronavirus, tout en précisant qu'il était « en forme ».

Continuer à lire

Liam Gallagher, Thom Yorke et Woodkid seront à Fourvière cet été

Nuits de Fourvière | À l'approche du printemps tombe le programme de l'été, du moins du côté de Fourvière dont les Nuits vont une fois de plus occuper nos soirées de juin et juillet. Revue d'effectif du casting musical de cette édition 2020, toujours enrichi du programme parallèle des Salons de musique.

Stéphane Duchêne | Mardi 10 mars 2020

Liam Gallagher, Thom Yorke et Woodkid seront à Fourvière cet été

Passer aux Salons Commençons par Les Salons de musique des Nuits, cette extension intimiste et indoor des Nuits de Fourvière chargée de proposer une sorte de contre-programmation. La chose débutera avec un énième projet de l'intenable saxophoniste Thomas de Pourquery : Von Pourquery accompagné de chœurs du Conservatoire à Rayonnement Régional (2 juillet). Suivront le trio de multi-instrumentistes Bernard Lubat, André Minvielle et Fabrice Vieira (3 juillet), le Valetti Quintetto (5 juillet) formé par le même Minvielle, Raphaël Imbert, Beer-Demander et Serge Valtetti à la création et production ; un hommage à Henri Crolla, sorte de Django Reinhardt napolitain avec Dominic Cravic, concert suivi du film Le Bonheur est pour demain avec Crolla et Higelin (7 juillet) ; le spectacle Si oui, oui, Si non, non, où le jazz rock d'Albert Marcoeur rencontre les appétences contempora

Continuer à lire

Étienne Daho : « Eden m'a permis de progresser »

Pop | En plein EDENDAHOTOUR, qui accompagne la réédition d'"Eden", album de la renaissance paru en 1996, Étienne Daho fait étape à Lyon pour un concert aussi unique que spécial avec 50 musiciens de l'ONL. Il évoque pour nous cette double actualité.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 novembre 2019

Étienne Daho : « Eden m'a permis de progresser »

La réédition d'Eden et l'EDENDAHOTOUR ne correspondent à aucun anniversaire discographique. Pourquoi maintenant ? Étienne Daho : C'est un concours de circonstances. J'ai commencé ce travail de réédition il y a quelques années avec Pop Satori pour accompagner un concert anniversaire à l'Olympia – Les Inrocks m'avaient demandé de jouer Pop Satori pour fêter ses vingt ans. C'était une commande, mais finalement j'y ai pris goût car c'est une belle manière, je trouve, de remettre en lumière ce qui sinon aurait péri avec les années et l'obsolescence des supports physiques. J'ai donc réédité quasiment tous mes albums dans le désordre et en fonction du temps que j'avais. Je gardais Eden pour la fin parce que je savais que c'était un sujet un peu épais, qu'il y avait beaucoup de documents à restaurer. Parallèlement, la Philharmonie de Paris m'a commandé un concert particulier qui

Continuer à lire

L'Eden, enfin

L'histoire du disque | Il y a 23 ans presque jour pour jour, le 19 novembre 1996, paraîssait Eden. Pour Étienne Daho une manière de complète résurrection, quelque mois après sa (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 19 novembre 2019

L'Eden, enfin

Il y a 23 ans presque jour pour jour, le 19 novembre 1996, paraîssait Eden. Pour Étienne Daho une manière de complète résurrection, quelque mois après sa Réserection, dont il faut ici poser le contexte. Au sortir de Paris Ailleurs, la Dahomania flambe qui consume le chanteur. Comme souvent, c'est à Londres qu'il part trouver jouvence, s'immergeant dans l'avant-garde locale, pas vraiment raccord, pas encore, avec ce qui se fait de l'autre côté de sa vie, à Paris. Là qu'il croise Saint Etienne, groupe gallois en vogue, dont la vigueur, accouplée à sa soif de nouveauté, accouche du jungle-pop Résérection, mini-album qui préfigure un disque, grandiose, irrigué par la même veine esthétique, mais élargie à la pop orchestrale et à la bossa.

Continuer à lire

Thom Yorke aux Nuits de Fourvière

À venir | Nouveau nom dévoilé par Nuits de Fourvière : Thom Yorke, leader de Radiohead, sera présent le mercredi 8 juillet 2020 avec son projet Tomorrow's Modern (...)

Sébastien Broquet | Mardi 5 novembre 2019

Thom Yorke aux Nuits de Fourvière

Nouveau nom dévoilé par Nuits de Fourvière : Thom Yorke, leader de Radiohead, sera présent le mercredi 8 juillet 2020 avec son projet Tomorrow's Modern Boxes, du nom de son second album solo paru initialement en 2014 et produit alors par Nigel Goldrich, qui sera également de la partie à Lyon, tout comme l'artiste visuel Tarik Barri. Les billets seront en vente le vendredi 13 mars.

Continuer à lire

Daho : d'Etienne en Eden

MUSIQUES | Avec la réédition de son album Eden (1996) et la tournée orchestrale qui l'accompagne, Etienne Daho replonge avec bonheur dans le souvenir de l'album d'une radicale réinvention. L'occasion, avant son concert lyonnais aux côtés de musiciens de l'ONL, de se repencher sur une carrière qui ne fut qu'une suite de renaissances et de nouveaux départs dessinant une dialectique de la pop selon Daho. Rétrospective.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 novembre 2019

Daho : d'Etienne en Eden

Continuer à lire

Puzzle-thérapie : "Ne croyez surtout pas que je hurle"

Documentaire | De même que Man Ray s’abstenait d’appareil photographique pour réaliser ses images-photogrammes, Frank Beauvais a signé un long-métrage sans avoir (lui-même) eu (...)

Vincent Raymond | Mardi 24 septembre 2019

Puzzle-thérapie :

De même que Man Ray s’abstenait d’appareil photographique pour réaliser ses images-photogrammes, Frank Beauvais a signé un long-métrage sans avoir (lui-même) eu recours à une caméra. Entre essai, journal intime et documentaire, Ne croyez surtout pas que je hurle est en effet constitué uniquement d’images d’archives, ou plutôt de séquences (parfois très courtes, de l’ordre de la seconde) empruntées aux quelque 400 films que le cinéaste a visionnés de manière compulsive durant les quelques mois pendant lesquels il a vécu en état dépressif quasi reclus dans un village alsacien après une rupture amoureuse. Commentant de manière clinique son aboulie et sa déréliction, Beauvais dégoise sur son environnement duquel il se sent — avec une certaine morgue parisienne, notons-le — très différent et dont il craint par conséquent la potentielle animosité. De son point de vue, tous les sépare : lui, l’urbain artiste cultivé homosexuel ; eux, les épais germaniques hétéro — on mettra sur le compte du chagrin d’amour l’outrance réductrice et globalisante de son propos. Si le propos de la voix off est parfois

Continuer à lire

Cannes à Lyon : demandez le programme !

ECRANS | On connaît à présent le programme de la programmation des films issus du festival présentés “en léger“ différé de la Croisette… mais en avant-première de leur sortie (...)

Vincent Raymond | Vendredi 17 mai 2019

Cannes à Lyon : demandez le programme !

On connaît à présent le programme de la programmation des films issus du festival présentés “en léger“ différé de la Croisette… mais en avant-première de leur sortie sur grand écran. Première lyonnaise proposée par le Pathé Bellecour, elle permettra aux cinéphile les plus rapides de découvrir entre le vendredi 24 et le dimanche 26 mai inclus 14 films, dont 8 en compétition pour la Palme d’Or — laquelle sera remise samedi 25 au soir — : Les Siffleurs du Roumain Corneliu Porumboiu, Frankie d’Ira Sachs, It must be heaven d'Elia Suleiman, Little Joe de Jessica Hausner, Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, Sorry we missed you de Ken Loach, Le Traître de Marco Bellocchio, Atlantique de Mati Diop. Appartenant à la sélection officielle (mais hors compétition), il faut ajouter La Belle époq

Continuer à lire

Thom Yorke et la maison du bonheur

Minimalisme | Pour un peu, en envahissant leur Minimalist Dream House (deuxième du nom) posée pour un soir à l'Auditorium, Thom Yorke volerait presque la vedette aux (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Thom Yorke et la maison du bonheur

Pour un peu, en envahissant leur Minimalist Dream House (deuxième du nom) posée pour un soir à l'Auditorium, Thom Yorke volerait presque la vedette aux sœurs Katia et Marielle Labèque. Une invasion bienvenue qui occupera la deuxième partie de ce concert exceptionnel pour lequel le leader de Radiohead a composé spécialement ou presque (le Barbican Centre de Londres et les Philharmonies de Paris et de l'Elbe en sont avec l'Auditorium les heureux co-commanditaires) Don't Fear the Light, un ensemble de pièces pour deux pianos, électronique et synthétiseur modulaire, ses premières compositions pour des musiciens et salles de concert classiques. Autres attractions, on retrouvera également sur scène aux côtés des Labèque, Bryce Dessner (The National) et David Chalmin, ainsi que, en plus de compositions des deux derniers cités, des œuvres (pour deux pianos et deux guitares), de Timo Andres, David Lang, Max Richter et Caroline Shaw. Que du bonheur, en ce lundi 8 avril.

Continuer à lire

Dahoditorium : Etienne Daho joue Eden avec l'ONL le 23 novembre

MUSIQUES | C'est l'histoire classique de l'album culte. Incompris, victime de la désaffection du public, chéri entre tous et malgré tout par son auteur, puis finissant (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 8 mars 2019

Dahoditorium : Etienne Daho joue Eden avec l'ONL le 23 novembre

C'est l'histoire classique de l'album culte. Incompris, victime de la désaffection du public, chéri entre tous et malgré tout par son auteur, puis finissant par prendre une place considérable dans une discographie pourtant riche. Telle fut la trajectoire d'Eden, publié en 1996 par Etienne Daho au sortir de l'immense succès de Paris ailleurs et d'une énigmatique parenthèse londonienne. Ce disque pop aux sonorités électro autant que bossa, dépourvu de tubes – ce qui expliqua son insuccès –, le chanteur rennais le porte toujours dans sa chair. Preuve en est : à peine sorti de son Blitz Tour, Daho remontera sur scène à l'automne pour une tournée de 20 dates consacré à une délivrance live d'Eden – à laquelle s'ajoutera quelques œuvres de la même époque, comme Jungle Pulse, né de sa collaboration avec le groupe Saint Etienne sur Reserection. Mieux, Etienne Daho livrera à Lyon une prestation inédite et unique le 23 novembre dans l'enceinte de l'Auditorium accompagné par des musiciens de l'Orchestre National de Lyon. Un événement à marquer d'une pierre blanche pour les dahophiles.

Continuer à lire

Thom Yorke sur scène avec les sœurs Labèque à l'Auditorium

Minimalist Dream House | On connaissait déjà une partie du programme de la Minimalist Dream House que tiendront Katia et Marielle Labèque le lundi 8 avril à l'Auditorium de (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 17 janvier 2019

Thom Yorke sur scène avec les sœurs Labèque à l'Auditorium

On connaissait déjà une partie du programme de la Minimalist Dream House que tiendront Katia et Marielle Labèque le lundi 8 avril à l'Auditorium de Lyon, autour d'œuvres nouvelles des Américains Caroline Shaw, David Lang, Timo Andres mais aussi Bryce Dessner (guitariste et co-compositeur du groupe The National) et David Chalmin. Les deux derniers se joignant sur scène aux deux sœurs pianistes. À cela s'ajoutera une pièce de Max Richter et, comme cela était convenu, une très attendue création de Thom Yorke. Or c'est toute la deuxième partie du concert qui sera consacrée aux créations mondiales composées spécialement par le leader de Radiohead pour Katia et Marielle Labèque sous le titre Don't Fear The Light. Ce n'est pas la moitié d'un événement puisque ces pièces pour deux pianos, électronique et synthétiseur modulaire sont les premières que Thom Yorke compose pour des musiciens et salles de concerts classiques. Et le bonheur ne prenant pas toujours des formes minimalistes, la grande nouvelle de cet événement est la présence sur scène de Tho

Continuer à lire

Notre petite sœur : "Une affaire de famille"

Palme d'Or | de Kore-eda Hirokazu (Jap ; 2h01) avec Lily Franky, Sakura Andô, Mayu Matsuoka…

Vincent Raymond | Mardi 11 décembre 2018

Notre petite sœur :

Le fantasque Osamu est l’affectueux père d’une famille vivant de petites rapines et autres combines. Un jour, il ramène à la maison une gamine maltraitée par ses parents et convainc sa femme de la recueillir comme si elle était leur fille… Personne ne niera que Kore-eda a de la suite dans les idées lorsqu’il s’agit de dresser des portraits de familles nippones singulières — c’est-à-dire appelées à se reconfigurer à la suite de la perte ou de l’ajout subit d’un membre. Pour Une affaire de famille, il empile les tranches de vies canailles, s’amusant dans un premier temps à faire défiler des instantanés du “gang“ Osamu. Plus attendrissant que redoutable, ce père aimant tient davantage du bras cassé folklorique “toléré“ par ses victimes que du féroce yakuza. Si le point de vue rappelle celui de The General (1997) de Boorman ou les Arsène Lupin dans la façon de construire une figure avenante à partir d’un malfrat, la modicité des larcins d’Osamu le dispense d’avoir à narguer les forces de l’ordre : l’estime dont il bénéficie demeure ici circons

Continuer à lire

Kore-eda Hirokazu : « créer un malaise et un tiraillement chez le spectateur »

Une Affaire de famille | Actuellement à Paris pour le tournage (et montage) de son nouveau film qu’il espère soumettre à Cannes en 2019, Kore-eda Hirokazu nous parle de cette histoire de famille qui lui a valu la Palme d’Or 2018. Entretien.

Vincent Raymond | Mardi 11 décembre 2018

Kore-eda Hirokazu : « créer un malaise et un tiraillement chez le spectateur »

Vous êtes-vous inspiré d’un fait réel ? Kore-eda Hirokazu : Pas d’un fait divers réel en particulier, mais de plusieurs petits incidents ayant agité les médias japonais, qui m’ont nourri pour imaginer cette histoire. Deux sources, principalement. D’une part, ces enfants ne déclarant pas le décès de leurs parents et qui en conservaient le cadavre afin de continuer à percevoir leur pension de retraite. Cela avait fait un peu “sensation“. D’autre part, l’histoire d’une famille d’Osaka qui volait à l’étalage et complétait ses revenus en revendant les articles dérobés. Ils avaient été arrêtés parce qu’ils n’avaient jamais réussi à se séparer de deux cannes à pêche. Je me suis dit que le père et le fils adoraient pêcher ensemble et qu’ils n’avaient pu se résoudre à les vendre. Et c’est comme cela qu’est venue la première image du film : celle d’un père et d’un fils dont les liens ne sont pas des liens du sang, de dos chacun avec une canne. C’est elle qui a déclenché l’envie de ce film, que l’on peut dire inspiré de faits réels. Aviez-vous des références de cinéma liées à des familles dysfon

Continuer à lire

Vincent Weber, un pas de côté

Littérature | Plutôt que rouler sur la bonne voie, aller dans le décor ! Si la métaphore peut avoir un aspect automobile risqué, elle est chez Vincent Weber (qui (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 20 novembre 2018

Vincent Weber, un pas de côté

Plutôt que rouler sur la bonne voie, aller dans le décor ! Si la métaphore peut avoir un aspect automobile risqué, elle est chez Vincent Weber (qui vient de publier Dans le décor, chez Trente-trois morceaux) à connotation beaucoup plus théâtrale. Ici, aller dans le décor (par le regard, par l'écriture, par l'attitude existentielle...) c'est se diriger ailleurs que vers le centre de la scène, le cœur de l'action, le devant du drame. La tentative de Weber n'est, certes, pas nouvelle et s'inscrit au sein d'un long héritage culturel : la flânerie poétique de Baudelaire, la saisie « d'instants non décisifs » de photographes comme Robert Frank ou Raymond Depardon, l'éclatement chorégraphique de toute centralité chez Merce Cunningham, l'informe chez Georges Bataille, l'écoute du silence et des creux de la parole chez Freud... Mais dans son petit livre, Weber réussit à insuffler une atmosphère très singulière (avec beaucoup d'ouvertures et de pistes lancées), dans une écriture à la couture fine, en n'hésitant pas pour autant à éclater ses quatre chapitres dans le te

Continuer à lire

Amadeus enchanté

Ciné-concert | Sorti en 1984, Amadeus, signé Miloš Forman, conte les élucubrations, parfois fantasmées, d'un certain Wolfgang Amadeus Mozart, précoce génie un brin (...)

Sébastien Broquet | Mardi 5 juin 2018

Amadeus enchanté

Sorti en 1984, Amadeus, signé Miloš Forman, conte les élucubrations, parfois fantasmées, d'un certain Wolfgang Amadeus Mozart, précoce génie un brin excentrique. Bercé de louanges, le film est un classique dont le soundtrack fut enregistré et conçu par Neville Marriner avec l'Academy of St. Martin in the Fields, autour d'œuvres de Mozart of course, mais aussi de Pergolèse ou du grand rival Salieri. Le voici rejoué live par l’Orchestre National de Lyon, avec les chanteurs de Spirito : un ciné-concert proposé par l'Auditorium, quatre soirs d'affilée, du mercredi 6 juin au samedi

Continuer à lire

Au Transbordeur, Thom Yorke, cher

Pop expérimentale | Concert événement au Transbordeur de Thom Yorke, passé maître dans l'art de se faire rare et de créer l'envie au goutte-à-goutte.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Au Transbordeur, Thom Yorke, cher

Tel l'Arum Titan, énigmatique fleur géante qui n'éclot que tous les deux à dix ans, tout se passe comme si la moindre manifestation artistique de Thom Yorke était sujette à auscultation. Comme la fleur précitée qui à chaque apparition dévoile une odeur (de viande avariée, mais ce n'est ici pas le sujet) qui peut "embaumer" dans un rayon d'un kilomètre, chaque fois que le chanteur de Radiohead annonce un concert, dévoile une nouvelle chanson en loucedé, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre (ou mieux, une odeur), vidéo mal branlée de fan appareillé à l'appui. Ce fut le cas il y a quelques jours lorsque sur la scène du Théâtre Verdi à Florence fleurirent un titre inédit, The Axe, et pour la première fois en live, Spectre, écrit avec Radiohead pour l'épisode de James Bond du même nom, et offert aux fans sur le Net en fin d'année

Continuer à lire

Étienne Daho aux Nuits de Fourvière : éclair obscur

Pop | La soixantaine passée, Étienne Daho a décidé de passer aussi la seconde sur son album le plus rock à ce jour. Un disque sombre et brillant de mille feux que le chanteur rennais vient faire exploser sur la scène de Fourvière, l'un de ses antres fétiches.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Étienne Daho aux Nuits de Fourvière : éclair obscur

Après un passage en correctionnelle qui avait failli l'expédier une énième fois dans l'au-delà en 2013, lui qui quelques années plus tôt chantait Le Condamné à Mort de Genet, Étienne Daho avait finalement pu, non sans un léger différé, retrouver la santé et son innocence sur Les Chansons de l'Innocence retrouvée. Un disque d'ailleurs pas si innocent que cela – le titre évoquait William Blake et une plantureuse créature aux seins nus sur la pochette avait failli la faire interdire – tant il marquait un vrai retour en forme et en grâce pour le chanteur après quelques flottements. Pour ainsi dire, on n'avait encore rien vu. L'an dernier avec Blitz, énième album du retour – comme s'il s'agissait pour lui de ne cesser de revenir, y compris quand il n'est pas parti, problème des gens effacés – le Rennais désormais sexagénaire et célébré jusqu'à la Philharmonie de Paris (l'exposition Daho l'aime Pop) annonçait la couleur – on aurait pu écrire la colère – dès le titre, Blitz, donc, et

Continuer à lire

Frank Le Gall

CONNAITRE | On peut parler d’événement sans exagération tant il cultive la discrétion et fuit tout ce qui a trait à de la promotion brute ou à des manifestation publiques. (...)

Vincent Raymond | Lundi 30 avril 2018

Frank Le Gall

On peut parler d’événement sans exagération tant il cultive la discrétion et fuit tout ce qui a trait à de la promotion brute ou à des manifestation publiques. Est-ce le cadre si particulier de cette pépinière d’artistes qu’est l’École Émile-Cohl, l’invitation lancée par l’Épicerie séquentielle (une joyeuse — et néanmoins sérieuse — guilde de professionnels de l’illustration) ou bien l’amitié nouée avec ses interlocuteurs de la soirée, qui a convaincu Frank Legall de venir participer à une conférence-rencontre ? Toujours est-il que ce sera l’occasion de revenir sur la genèse de la série phare du Breton, Théodore Poussin (dont le 13e tome Le Voyage de l’Amok vient de paraître chez Dupuis), ou d’évoquer l’aventure de Spirou et Fantasio qu’il avait signée, Les Marais du Temps. Une fois que vous aurez bu ses paroles, si vous avez la gorge sèche, un petit buffet est prévu contre une modeste participation aux frais (2€) At

Continuer à lire

Sur le divan : "Love addict"

Flirt | de Frank Bellocq (Fr, 1h33) avec Kev Adams, Mélanie Bernier, Marc Lavoine...

Vincent Raymond | Mardi 17 avril 2018

Sur le divan :

Séducteur compulsif, Gabriel a perdu son dernier job à cause de son… inextinguible besoin de conquérir les femmes. Pour conserver son nouveau poste, il a recours aux services d’une psy reconvertie coach, Marie-Zoé. Leur animosité mutuelle ne cache-t-elle pas une vague attirance ? Et si le problème cardinal des films avec Kev Adams, c’était tout simplement Kev Adams ? Dans son genre, Love Addict n’est pas si mal : pour qui s’est infligé Gangsterdam ou Les Aventures d’Aladdin, c’en est presque miraculeux. Car il s’agit d’une variation ne disant pas son nom — se peut-il qu’elle s’ignore ? — et assagie du délirant What’s New Pussycat ? (1965) de Clive Donner. Jadis scénarisée par Woody Allen, cette comédie sur un impénitent collectionneur prend au passage une sale teinte ironique à présent que ce dernier est considéré comme un vieux satyre. Frank Bellocq n’est ni Donner ni Allen, mais il se tire plutôt bien de

Continuer à lire

Rōnins canins : "L’Île aux Chiens"

Le Film de la Semaine | Wes Anderson renoue avec le stop motion pour une fable extrême-orientale contemporaine de son cru, où il se diversifie en intégrant de nouveaux référentiels, sans renoncer à son originalité stylistique ni à sa singularité visuelle. Ces Chiens eussent mérité plus qu’un Ours argenté à Berlin.

Vincent Raymond | Mardi 3 avril 2018

Rōnins canins :

Sale temps pour les cabots de Megasaki ! Prétextant une épidémie de grippe canine, le maire décide de bannir tous les toutous et de les parquer sur une île dépotoir. Atari, 12 ans, refuse d'être séparé de son Spots adoré. Il vole un avion pour rallier l’Île aux Chiens. Ce qu’il y découvrira dépasse l’entendement… Peu de cinéastes peuvent se targuer d’être identifiables au premier coup d’œil, qu’ils aient signé un film d’animation ou en prises de vues réelles. Tel est pourtant le cas de Wes Anderson, dont le cosmos se trouve, à l’instar d’une figure fractale, tout entier contenu dans la moindre de ses images. Martelée par trois tambourineurs asiates dans une pénombre solennelle, l’ouverture de L’Île aux Chiens est ainsi, par sa “grandiloquente sobriété”, un minimaliste morceau de bravoure andersonien en même temps qu’une mise en condition du public. Au son mat des percussions, celui-ci entame sa plongée dans un Japon alternatif nuke-punk, synthèse probable entre le bidonville de Dodes'kaden ! et le sur-futurisme c

Continuer à lire

Les Intergalactiques, embarquement porte 7

Science-Fiction | Tout le monde s’accroche à son voisin, décollage imminent pour Les Intergalactiques ! Le festival de science-fiction se met en orbite autour du thème de la (...)

Pierre Deroudilhe | Mardi 3 avril 2018

Les Intergalactiques, embarquement porte 7

Tout le monde s’accroche à son voisin, décollage imminent pour Les Intergalactiques ! Le festival de science-fiction se met en orbite autour du thème de la Femme : il sera question de sa place dans la pop culture et de la technologie comme outil d’émancipation. On ne peut évidemment pas parler de SF sans quelques bons films : les rétrospectives du festival sont là pour ça. De Cherry 2000 (1988) de Steve de Jarnatt, film d’action déjanté où le protagoniste part à la recherche des pièces détachées pour réparer l’amour de sa vie, un robot à la perruque rousse flamboyante, au délirant Frankenhooker (1991) du culte réalisateur Frank Henenlotter, où un amoureux un peu dérangé assemble des morceaux de prostituées pour greffer sur ce corps le cerveau de sa bien-aimée, il y en aura pour tous les goûts, surtout extrêmes. Des longs mais aussi des courts-métrages : le festival est l’occasion de participer au concours "48h plus tard", durant lequel les équipes devront réaliser en deux jours une production de SF, toujours contraints par les règles farfelues du jury. Et si vous ne vous sentez pas l’âme d’un cinéaste

Continuer à lire

Thom Yorke le 13 juin au Transbordeur

MUSIQUES | On l'espérait, comme chaque année, du côté de Fourvière, avec ou sans Radiohead, c'est finalement au Transbordeur et en solo que l'on retrouvera Thom Yorke (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 19 mars 2018

Thom Yorke le 13 juin au Transbordeur

On l'espérait, comme chaque année, du côté de Fourvière, avec ou sans Radiohead, c'est finalement au Transbordeur et en solo que l'on retrouvera Thom Yorke pour une date forcément événement (en France, la tournée ne passera que par Lyon et l'Olympia à Paris). Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule pour ses fans, le musicien d'Oxford y jouera des titres de ses albums solo, The Eraser et Tomorrow's Modern Boxes, en compagnie de son plus illustre complice le musicien et producteur Nigel Godrich et du compositeur audiovisuel Tarik Barri, habitués des scénographies de Radiohead. Rendez-vous le 13 juin. Les places seront mises en vente le 23 mars à 11h.

Continuer à lire

Etienne Daho confirmé aux Nuits de Fourvière

Festival | C'est confirmé : Etienne Daho sera de retour en 2018 à Lyon, aux Nuits de Fourvière. Le concert est programmé pour le 11 juin. L'esthète pop sortira son (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 15 novembre 2017

Etienne Daho confirmé aux Nuits de Fourvière

C'est confirmé : Etienne Daho sera de retour en 2018 à Lyon, aux Nuits de Fourvière. Le concert est programmé pour le 11 juin. L'esthète pop sortira son nouvel (et treizième) album, Blitz, le vendredi 17 novembre : on notera l'hommage à Kenneth Anger, la pochette signée du photographe Pari Dukovic, magnifique, s'inspirant clairement de Scorpio Rising. Parallèlement, une exposition est actuellement consacrée au chanteur à la Philharmonie de Paris et deux livres sur lui s'apprêtent à garnir les étals des libraires, dont une biographie du journaliste des Inrockuptibles Christophe Conte.

Continuer à lire

Cinq pépites à découvrir au Transfer

Festival Transfer | Un nouveau rendez-vous s'inscrit dans l'agenda des festivals lyonnais, avec l’éclosion du Transfer, du 2 au 4 février. Sa volonté : réunir deux univers dont les publics ne se mélangent pas assez, le rock indé et l'électro. Avec pour vocation première, la découverte.

Anaïs Gningue | Jeudi 26 janvier 2017

Cinq pépites à découvrir au Transfer

Deux groupes résolument rock'n'roll ouvriront les festivités à La Marquise le jeudi, The Temperance Movement et Ko Ko Mo. Les deux jours suivants, le Transbordeur sera réquisitionné pour un line-up éclectique. Les doigts passeront des guitares électriques aux platines – des incontournables Cage The Elephant à l'électro métissée de Mawimbi, en passant par l'instrumental lunaire de Pratos. Voici cinq noms à ne pas louper. TWIN PEAKS Ces natifs de Chicago font perdurer le garage jusqu’à aujourd’hui, et on les en remercie ! Maintenant rejoints par Connor Brodner aux claviers, les cinq jeunots surdoués en sont à leur troisième album – Down In Heaven. Ceux que l’on compare souvent aux Rolling Stones des débuts ou aux Black Lips lanceront les festivités à coup de mélodies teintées de punk (voire même de consonances country apparaissant sur ce dernier opus).

Continuer à lire

"Captain Fantastic" : à qui “père”, gagne

ECRANS | de Matt Ross (E-U, 1h58) avec Viggo Mortensen, Frank Langella, George Mackay…

Vincent Raymond | Mardi 11 octobre 2016

Un père de famille survivaliste radical se résigne à quitter sa forêt avec ses six enfants pour assister aux obsèques de son épouse — leur mère. En découle une confrontation initiatique avec la prétendue “civilisation”, ainsi que les proches de la défunte, hostiles à son choix d’existence… La présence de Viggo Mortensen au générique aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : Captain Fantastic tranche avec ces faux films indé fabriqués par les studios dégueulant de mièvrerie et d’archétypes middle-class — telle l’escroquerie aux bons sentiments Little Miss Sunshine, pour ne pas la citer. Le doute subsiste pourtant lorsque la petite famille abandonne son cocon über-rousseauiste pour embarquer à bord de Steve, le car post-hippie : la succession de sketches montrant à quel point les (magnifiques) enfants super-éduqués valent bien mieux que tous les dégénérés rencontrés au fil du chemin, se révèle en effet un peu longuette. On croit ensuite deviner une issue réglée comme du papier à musique de feu de camp. Mais l’histoire, dans un soubresaut étonnant, offre aux personnages un dénouement si éloigné des

Continuer à lire

Intelligence, arty, ficelles

MUSIQUES | Il n'est pas dit à ce stade que l'on puisse parler de super-groupe mais quand une formation, comme c'est le cas avec The Intelligence, compte un membre (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 29 mars 2016

Intelligence, arty, ficelles

Il n'est pas dit à ce stade que l'on puisse parler de super-groupe mais quand une formation, comme c'est le cas avec The Intelligence, compte un membre des Shins et deux des Oh Sees dont Lars Finberg, on se dit que la mauvaise surprise est à peu près écartée. Mais là n'est pas l'essentiel. The Intelligence fait depuis plus de quinze ans partie des meubles, installés à Seattle, du rock indépendant américain. Et s'il a vu passer autant de membres que le casting de Plus Belle La Vie c'est surtout parce que la question du roster en devient anecdotique en regard du bain d'évolution constante dans lequel Finberg a toujours cherché à plonger son Intelligence. L'intelligence, il le sait, c'est le mouvement, qui peut très bien se jouer entre les murs épais d'une musique binaire (encagée de no wave, de lo-fi et de post punk), entre passé et futur (d'où sans doute le titre de leur dernier disque Vintage Future). Or c'est aussi ce qui fait pop à la longue, comme cela semble se dessiner pour ce groupe, que l'on songe à la chanson-titre où à ce morceau flirtant avec Calexico ET Pascal Comelade : Dieu merci pour la fixation de la machine à c

Continuer à lire

Jodorowsky's Dune

ECRANS | de Frank Pavich (É-U, 1h30) avec Alejandro Jodorowsky, Michel Seydoux, H.R. Giger…

Vincent Raymond | Mardi 15 mars 2016

Jodorowsky's Dune

Faut-il remercier Pavich, ou bien le maudire d’avoir permis à Jodorowsky de dévoiler les coulisses de son film maudit Dune ? Restée à l’état de projet très avancé, cette adaptation du roman de Frank Herbert avait tout pour devenir l’œuvre prophétique qu’il ambitionnait : un credo artistique, des moyens considérables alloués par un producteur esthète, un contexte mystique favorable (nous somme en 1975) et une distribution réunissant Pink Floyd, Dalí, Welles ou Mick Jagger… À ce stade, on est déjà à l’agonie ; Jodo nous achève en expliquant la genèse de son armée de “guerriers” (Mœbius, Dan O’Bannon, HR Giger…). Si son Dune n’a pas vu le jour, ce qui faisait son ferment (à défaut d’épice…) à ensemencé toute la SF des années suivantes, de Alien à Matrix. En cela, le projet initial de révolutionner l’histoire du cinéma a bien été accompli… sans que Jodo n’ait eu besoin de recourir lui-même à la pellicule, comme un contributeur de l’ombre. Ce documentaire lui renvoie l’ascenseur et la lumière : à l’instar de Lost in la Mancha consacré au désastre du Don Quichotte de Terry Gilliam, Jodorowsky’

Continuer à lire

L'Éveil du printemps, porté à ébullition

SCENES | Pour incarner la fin de l’enfance, mieux vaut faire preuve d’une certaine fureur. Et Hugo Roux en a à revendre. Ce très jeune metteur en scène (19 (...)

Nadja Pobel | Mardi 19 janvier 2016

L'Éveil du printemps, porté à ébullition

Pour incarner la fin de l’enfance, mieux vaut faire preuve d’une certaine fureur. Et Hugo Roux en a à revendre. Ce très jeune metteur en scène (19 ans !), actuellement élève à l’ENSATT, a réuni neuf comédiens de sa génération pour incarner ce texte d’un avant-gardisme absolu, L’Éveil du printemps. Le XIXe siècle n’était pas encore fini que Frank Wedekind livrait cette histoire d’ados découvrant le désir, se heurtant à un modèle social régi par la religion, les interdits et la culpabilité au point que certains en mourront. Aussi tragique soit-elle, cette pièce ne manque pas de vitalité. Après un premier quart d’heure trop scolaire, la troupe passe aisément d’un rôle à l’autre, des parents à leur progéniture, sans perdre en crédibilité - malgré un âge peu compatible avec certains personnages. Une fois les enjeux posés, les membres de la compagnie Demain dès l’aube jouent au mieux du décor particulièrement bien pensé avec une petite économie de moyens : de la terre à la fois nourricière et projectile, des tréteaux protecteurs des premières amours cachées et estrade des censeurs. En rythme, dans des scènes courtes po

Continuer à lire

Live at Pampilles, un festival qui met du rock dans le vin

MUSIQUES | Après le festival promouvant d'un même élan la bande dessinée et la viticulture (Vendanges Graphiques), voici celui qui envisage le locavorisme simultanément du (...)

Benjamin Mialot | Mardi 5 mai 2015

Live at Pampilles, un festival qui met du rock dans le vin

Après le festival promouvant d'un même élan la bande dessinée et la viticulture (Vendanges Graphiques), voici celui qui envisage le locavorisme simultanément du point de vue gastronomique et du point de vue musical : le Live at Pampilles. Organisé par un autoproclamé «sommelier punk» – qui a déjà fait des siennes en la matière, notamment en marge de Nuits Sonores 2014, et dont on peut suivre les tribulations gustativo-auditives sur le site www.wineandnoise.com – et financé au terme d'une petite campagne de crowdfunding, l'événement se tiendra samedi 9 mai dans une grange de la commune des Haies, sise à quelques encablures de Condrieu. Au menu : du vin (de Condrieu donc, mais aussi du Côte-rôtie), du fromage de chèvre (la fameuse rigotte), des bières du coin, des burgers préparés sur place et de la bonne musique indé du cru, du post-punk pour ville morte de Rank à la synth-noise sur batteries de 2 Boules Vanille en passant par les pertes et fracas psychédéliques de Noyades, le blues complètement à l'est de Sathönay ou le hip-hop décharné et analphabète de Rature (12 groupes au total). Une certaine idée

Continuer à lire

Frank

ECRANS | De Lenny Abrahmson (Irl, 1h35) avec Michael Fassbender, Domhnall Gleeson, Maggie Gyllenhaal…

Christophe Chabert | Mardi 3 février 2015

Frank

Quelque part en Irlande, Jon, un jeune musicien, rêve de rock et de gloire, mais végète chez ses parents. Le hasard le met sur la route d’un groupe avant-gardiste dont le claviériste vient de devenir fou ; Jon le remplace au pied levé et découvre, médusé, que le chanteur ne se montre qu’avec une énorme tête en carton-pâte sur scène… mais aussi en privé ! Frank est-il un génie torturé ou un as du buzz post-Daft punk ? Et, par conséquent, Frank-le film est-il une comédie sarcastique ou un hommage à ces doux dingues qui ont construit la légende du rock’n’roll ? Difficile de trancher au départ, tant Abrahamson brouille les pistes, fidèle à un certain esprit de la comédie british qui force le trait de la caricature tout en l’adoucissant d’un sirop émotionnel qu’on sent souvent sincère. Mais il n’arrive jamais à résoudre cette contradiction de base : peut-on faire un film aussi calibré et normé sur des personnages à ce point en dehors des clous, refusant à tout prix de vendre leur âme au music business ? Frank pose par ailleurs une autre question, fondamentale pour quiconque s’intéresse à un si grand acteur : Michael Fassben

Continuer à lire

Music and lyrics au Ciné O’Clock

ECRANS | Ciné O’Clock, manifestation consacrée au cinéma britannique par Le Zola, fête ses vingt ans cette année. Et comme tout anniversaire se doit d’être célébré avec des (...)

Christophe Chabert | Mardi 27 janvier 2015

Music and lyrics au Ciné O’Clock

Ciné O’Clock, manifestation consacrée au cinéma britannique par Le Zola, fête ses vingt ans cette année. Et comme tout anniversaire se doit d’être célébré avec des chansons, la tonalité de cette édition sera en partie musicale. Ce sera notamment le cas grâce à la version restaurée de A Hard Day’s Night, rencontre entre les Beatles, au sommet de leur gloire, et le free cinema pop de Richard Lester, qui a immortalisé l’esprit swinging London sur les écrans. À quelques décennies et mutations d’intervalle, la pop britannique est toujours vivace, notamment grâce à un groupe comme Belle and Sebastian, qui célèbre lui aussi ses vingt années d’existence en 2015. Un nouvel album vient de sortir, marquant un virage électro plutôt inattendu, mais juste avant, son leader Stuart Murdoch s’était lancé dans l’aventure cinématographique avec God Help the Girl. Un premier long-métrage encore inédit à Lyon, avec la charmante Emily Browning en songwriter à la recherche d’âmes sœurs pop pour fonder un groupe à Glasgow. Musique toujours avec un ciné-concert autour du Chantage de Hitchcock, qui fait

Continuer à lire

Quais du polar 2015 : le casting

CONNAITRE | Fort d'un dixième anniversaire mémorable (grâce à la présence du maître Ellroy, mais pas que), Quais du polar s'active à la préparation de son édition 2015. Programmée (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 18 décembre 2014

Quais du polar 2015 : le casting

Fort d'un dixième anniversaire mémorable (grâce à la présence du maître Ellroy, mais pas que), Quais du polar s'active à la préparation de son édition 2015. Programmée les 27, 28 et 29 mars, elle marquera le retour du festival à ses aspirations vagabondes : après l'Europe du Nord ou l'Asie, c'est vers l'Amérique du Sud qu'il nous entraînera, sur les traces de Paco Ignacio Taibo II (Mexique), Leonardo Padura (Cuba), Horacio Castellanos Moya (Salvador), Daniel Quirós (Costa Rica), Paulo Lins et Edyr Augusto (Brésil), Luis Sepúlveda (Chili), Santiago Gamboa (Colombie), Ernesto Mallo (Argentine) et Diego Trelles Paz (Pérou). Sont également annoncés des usual suspects de gros calibre (Michael Connelly, Ian Rankin, Tom Rob Smith, Michel Quint, Michel Bussi, Maxime Chattam, Jacques Expert, Yasmina Khadra, Caryl Férey et Ian Manook) et des grands noms du crime fictif en devenir (Kishwar Desai, Saul Black, Dror Mishani, Gert Nygårdshaug et les Français Elena Piacentini, Michaël Mention, Christophe Reydi-Gramond et Nicolas Matthieu), ainsi qu'une palanquée d'auteurs qui n'avaient encore jamais honoré le fe

Continuer à lire

Faites un geste, renflouez un sous-marin

MUSIQUES | En musique peut-être plus encore qu'ailleurs, l'innovation n'est généralement pas rentable. Sept ans après son ouverture et malgré son dynamisme (résidences, (...)

Benjamin Mialot | Mardi 16 décembre 2014

Faites un geste, renflouez un sous-marin

En musique peut-être plus encore qu'ailleurs, l'innovation n'est généralement pas rentable. Sept ans après son ouverture et malgré son dynamisme (résidences, festivals, accueils en tous genres...), Le Périscope, haut lieu de l'expérimentation sonore s'il en est, en fait toujours les frais. Au point de mettre à profit son anniversaire pour souligner la fragilité de sa situation économique et vous inviter, l'espace de trois soirées de soutien, à écoper la flotte qui s'infiltre par ses écoutilles sous les harangues de fidèles du lieu. Trois ambiances de travail sont proposées : anxiogène ce mercredi 17 décembre avec, notamment, le post-punk en niveaux de gris de Rank, le hardcore jusqu'au-boutiste de Alabaster et un DJ set fatalement impétueux des Too Girly DJs – rassemblés par un aréopage d'activistes de bruit, en tête les labels Gaffer et Bigoût ; détendue le lendemain, carte blanche au supa funky Grolektif (par ailleurs co-fondateur du Périscope) oblige ; et enfin euh... eh ben jazzy le 19, avec le Lyon Jazz Collectif. A vos écuelles. Benjamin Mialot

Continuer à lire

Étienne Daho, Pop Idole

MUSIQUES | Derrière des traits à la Dorian Gray, Etienne Daho cache un quasi-sexagénaire qui n'a jamais paru aussi fringant, malgré les coups du destin. Retour sur le parcours, presque sans faute, d'une increvable icône pop, de passage à Lyon pour sa tournée "Diskönoir", depuis peu disponible sur disque. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 2 décembre 2014

Étienne Daho, Pop Idole

Chanteur réputé sans voix ni charisme, Etienne Daho a traversé pas moins de quatre décennies et quelques "condamnations à mort" plus ou moins avérées. Soit dix fois ce dont rêvent aujourd'hui certains apprentis chanteurs en quête de ventes et de gloire. De fait, pour le chanteur rennais, poussé sur scène et sur disque par ses mentors Jacno et Franck Darcel (Marquis de Sade), les choses auraient pu s'arrêter très vite. Avec Mythomane, en 1981. Le coup d'essai est un coup dans l'eau, un four sur lequel le chanteur semble livrer un programme : On s'fait la gueule, pressentiment, peut-être, de rapports compliqués avec un rock français où il fera figure d'OVNI. Pas vraiment rock donc (malgré ses influences), encore moins chanteur de variété, mais icône pop, oui, saisie très tôt par les artistes Pierre et Gilles sur la pochette de La Notte la Notte (1984), dont malgré les tubes Week-end à Rome et Le Grand Sommeil, on peine à définir le style. Sauf que le style, c'est Daho lui-même, et le succès est aussi cinglant que l'échec de Mythomane.   Voyages immobiles   Et puis le trop méconnu Arnold Turboust provoq

Continuer à lire

Seconds : quand l’Amérique perd la face…

ECRANS | Après sa reprise cet été, nouvelle occasion grâce à la Ciné collection de voir "Seconds", incroyable film de John Frankenheimer sur le mythe américain illusoire de la seconde chance, d’une stupéfiante modernité formelle et graphique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 30 septembre 2014

Seconds : quand l’Amérique perd la face…

«Il n’y a pas de seconde chance dans la vie d’un Américain» disait Francis Scott Fitzgerald. C’est le parfait résumé de Seconds, que John Frankenheimer signe en 1966, alors que les studios sont en train de boire la tasse à force de formules réchauffées. Le cinéaste s’était fait une petite spécialité dans la politique fiction grâce à Sept jours en mai, sur l’uchronie d’un coup d’état militaire aux États-Unis, et Un crime dans la tête, où des soldats américains ayant subi un lavage de cerveau sont renvoyés chez eux pour y devenir des machines à tuer sous hypnose ; le pitch de Seconds a pourtant plus à voir avec celui d’un épisode de La Quatrième dimension. Arthur Hamilton, un employé vieillissant qui étouffe dans une vie familiale morne et étriquée, se voit offrir un pacte mystérieux : subir un traitement chirurgical révolutionnaire pour changer de visage et d’identité, afin de commencer une nouvelle vie. Frankenheimer crée dès les premières séquences un climat de paranoïa angoissant, en créant de constantes distorsions dans le cadre, par l’emploi du fish eye ou par un usage inédit de la caméra, qui se déplace au rythme

Continuer à lire

Un Feu sur la langue

MUSIQUES | Rien que de très classique dans cette saison francophone. Du très bon, du bon, du moins bon, Kyo, et au milieu coule une rivière en Feu! Chatterton, inconcevable objet pop aux aspirations littéraires qui feront se gausser ou s'incliner. C'est à voir. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Un Feu sur la langue

Oubliez les Sébastien Tellier (le 18 octobre au Transbo), Julien Doré (le 15 décembre au Radiant) et Stromae (le 1er novembre à la Halle) qui repassent une énième fois par ici ; zappez les vingt ans des Ogres de Barback et le retour de Kyo, tous deux au Radiant (les 6 et 27 novembre), repaire de morts-vivants. Omettez ces trois grands Bretons que sont Miossec, Daho, Tiersen (19 et 5 décembre au Transbo, 16 octobre à l'Epicerie) et Emilie Simon (7 novembre au Radiant, forcément). Bon si vous aimez tous ces artistes, ce qui pour la plupart d'entre-eux est bien légitime (cherchez néanmoins l'intrus), vous pouvez tout de même vous faire plaisir en allant les voir, on ne vit qu'une fois après tout, sauf Daho et Kyo. Mais rappelez vous une chose : la next big thing, celle dont tou

Continuer à lire

Régénération spontanée

SCENES | L'apparition d'une nouvelle compagnie par ci, l'inauguration d'une scène dédiée par là : cette saison, l'impro vise toujours plus haut. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 9 septembre 2014

Régénération spontanée

La saison passée, la terre a tremblé. Du moins celle que foule d'un pas soudain le microcosme lyonnais du théâtre d'improvisation, suite à l'implosion de l'un des collectifs les plus emblématiques du milieu, Et Compagnie. Désireux de recapturer le parfum de danger qui leur mis l'eau à la bouche voilà plus d'une décennie, six de ses membres s'en sont allés fonder Amadeus Rocket dans l'idée, pour reprendre les mots de son directeur artistique, Alexandre Chetail, de «réaffirmer l'improvisation comme un outil d'expression plus que comme un outil de délire». Deux rendez-vous permettront de prendre la mesure de cette ambition. Le premier, dérivé d'un concept du pionnier canadien Keith Johnstone et intitulé Life Time, se tiendra un lundi par mois à la Comédie-Odéon (mise à feu le 22 septembre) et verra la troupe puiser son inspiration dans les souvenirs plus ou moins intimes d'un spectateur – Et Compagnie, dont les effectifs ont depuis été renouvelés (son Mondial d'impro connaîtra donc une neuvième édition les 11 et 12 mars), propose un spectacle voisin avec Story Board, tous les mardis à l'Espace Gerson. Le second, Tempo

Continuer à lire

Saint-Étienne Daho aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | D'un coup, Etienne Daho, qu'on a cru une fois de plus au supplice, a recouvré santé et inspiration, à la faveur de ses "Chansons de l'Innocence retrouvée". Qui valent à l'invincible et imperturbable Rennais de remonter sur la scène de Fourvière avec son meilleur album depuis des lustres. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 15 juillet 2014

Saint-Étienne Daho aux Nuits de Fourvière

«Bien sûr, je connais tes plaies et tes blessures / cyanure, tes souvenirs ont la peau dure / fêlures, à chacun son chemin, chacun ses déchirures mais je les ressens comme toi». Ces quelques vers sont issus de La Peau Dure, l'un des singles extraits du dernier album d'Etienne Daho, Les Chansons de l'Innocence retrouvée. Une chanson qui aurait tout aussi bien pu donner son titre au disque tout entier, tant elle résume l'énième retour et la carrière du Rennais. Car s'il est un constat à faire au sujet d'Etienne Daho, c'est que sa capacité de régénération et, oserait-on dire, de résurrection, confine au divin. Voilà un type que l'on a annoncé maintes fois trépassé ou pas loin, et qui toujours nous revient d'entre les mo(r)ts. Est-ce son côté Dorian Gray de la pop française ? Toujours est-il que Daho n'est jamais aussi vivant que quand on le croît clamsé. En 1995, alors qu'il est en exil artistique à Londres, on l'annonce mort du sida. Il revient en Saint Etienne Daho – en duo avec le groupe britannique Saint Etienne pour un EP baptisé Réséréction

Continuer à lire

Seconde(s) chance(s) : les reprises ciné de l'été

ECRANS | Comme dans les années 80, la saison estivale est devenue le moment privilégié pour exposer des classiques dans les salles. La moisson 2014 est belle du côté du Comœdia, avec notamment un thriller génial de John Frankenheimer et les aventures américaines d’Agnès Varda. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 15 juillet 2014

Seconde(s) chance(s) : les reprises ciné de l'été

Premier événement de cet été de classiques au Comœdia : l’exhumation d’une perle rare du thriller américain, un film matrice et pionnier de John Frankenheimer, Seconds, L’Opération diabolique (à partir du 23 juillet) où un banquier âgé et déprimé par la monotonie de son existence accepte la proposition d’une mystérieuse organisation : changer de visage et démarrer ainsi une nouvelle vie. Le visage en question est celui de Rock Hudson, et voilà notre homme propulsé dans une communauté constituée uniquement d’autres «reborns» menant la vie facile, jusqu’à ce qu’il se rende compte du prix à payer pour cette opération effectivement diabolique. Dans un noir et blanc spectaculaire signé par le vétéran James Wong Howe — qui fut le directeur photo de John Ford — Frankenheimer signait un objet culte, le premier film casse-tête de l’histoire du cinéma. Tourné en 1965, c’est aussi un prototype parfait et précoce du cinéma conspirationniste et parano qui allait envahir Hollywood cinq ans plus tard. Terres étrangères Devenu invisible depuis sa sortie en 1970, Moonwalk One (à partir du 30 juillet) de Theo Tamecke r

Continuer à lire

La fête à la maison

MUSIQUES | Quel est l'idiot qui a eu cette idée folle d'inventer la fête de la musique, pour en plus la caser le même jour qu'Argentine-Iran et Nigeria-Bosnie ? Faut-il à ce point détester l'être humain ? Puisque c'est comme ça, voici une sélection des festivités avec pleins de Lyonnais dedans, même si pas assez. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 17 juin 2014

La fête à la maison

La fuite des cerveaux, qu'on appelle ça. Chaque 21 juin, on constate avec un peu plus d'amertume mêlée de joie – pour eux, surtout – que certains des meilleurs éléments de la scène lyonnaise exportent leurs talents pour aller fêter la musique avec des gens qu'on connaît même pas. Prenons (c'est une image) par exemple Erotic Market, qui déplace pour l'occasion son petit commerce amoureux à Beauvais. Même si l'on veut bien admettre qu'il est fort charitable d'apporter un peu d'érotisme bootylicious dans la vie des Beauvaisien – déjà que la Picardie pourrait disparaître –, il y a de quoi être furax de se voir lâchés au moment où on a le plus besoin de nos meilleurs éléments pour couvrir le grand vacarme populaire du musicien du dimanche entendant bien prouver que oui, la France a un incroyable talent et qu'en plus c'est lui – il sait jouer I've Got You Under My Skin avec un poireau à coulisses. Pire, certains de nos chers groupes lyonnais restent même chez eux en attendant que ça passe (ce sont les mêmes qui ne font pas la vaisselle pour la Journée de la femme, honte à eux). Folk progre

Continuer à lire

Trash ? Yeah yeah !

SCENES | Un casting cinq étoiles et une mise en scène pluridisciplinaire au service de la quête amoureuse d'une superstar du porno : Jocelyn Flipo signe avec "Trash" sa comédie romantique la plus ambitieuse et la plus aboutie. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 1 avril 2014

Trash ? Yeah yeah !

Comme tout metteur en scène dont le talent est proportionnel à l'obsession avec laquelle il réinterroge œuvre après œuvre les thèmes qui lui sont chers, Jocelyn Flipo a son comédien fétiche. En l'occurrence Alex Ramirès, pour lequel il a imaginé, après le rêveur avenant de Dans ta bulle et le minet qui se découvre un don pour la peinture de Loving Out, un troisième rôle à la mesure de son élasticité et de son hypersensibilité : celui d'un pornographe amateur bien décidé à faire vaciller l'empire d'un magnat du cinéma pour adultes, personnage que le Serial lover devenu «grand garçon» interprète avec un aplomb écrasant. Ce qui, compte tenu du prestige et de l'harmonie du reste du casting, d'un Yann Guillarme irrésistible de bagou en producteur passif-agressif obnubilé par la rentabilité de ses films – au point d'ignorer le manque d'affection que cachent les provocations de sa fille, interprétée par la prometteuse Delphine Leputh – à une Ségolène Stock confondante de vraisemblance en hardeuse en bout de course, n'est pas peu dire. Il n'y a pas de rapport sexuel Ce n'est toutefois pas l'amour que Flipo porte à ses comédiens qui est au cœur de

Continuer à lire

Quadrophenia, un film à la Mods

ECRANS | Les Who et le cinéma, pour beaucoup, c’est avant tout Tommy, opéra rock culte qui a plutôt mal vieilli. Mais c’est aussi ce Quadrophenia, passionnant à (...)

Christophe Chabert | Vendredi 21 juin 2013

Quadrophenia, un film à la Mods

Les Who et le cinéma, pour beaucoup, c’est avant tout Tommy, opéra rock culte qui a plutôt mal vieilli. Mais c’est aussi ce Quadrophenia, passionnant à redécouvrir trente-cinq ans après sa réalisation, à la fois évocation d’une époque passée — le courant Mods, à son acmé dans les années 60 — et œuvre importante du réalisme à l’anglaise au même titre que les premiers Loach ou les téléfilms d’Alan Clarke. Jimmy, le jeune héros de Quadrophenia, tente d’échapper à sa poisse sociale — coincé entre une famille qu’il ne supporte plus et un boulot merdique — en courant après un rêve dérisoire : intégrer les Mods et leur existence sexe, drogues, rock’n’roll et scooters customisés. Frank Roddam, le réalisateur, surveillé de près par Pete Townshend et Roger Daltrey, s’autorise un grand pont entre ce courant finalement éphémère et le punk qui alors faisait figure de culture dominante dans la jeunesse anglaise. Quadrophenia n’est ainsi pas très loin de la démarche de certains cinéastes du Nouvel Hollywood : la musique entre dans le film comme dans Mean Streets

Continuer à lire

Un été bœuf

MUSIQUES | Ça alors ! Comme le temps passe vite. L'hiver a peine terminé voici venir le 21 juin, l'été et la Fête de la Musique. Ah ! Comme l'envie de tout voir est grande ! Mais comme c'est impossible, voici notre sélection rock-pop-jazz-variété, totalement subjective et non exhaustive. «100 % pur bœuf» assure l'organisateur, mais garantie sans flûte à bec. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Vendredi 14 juin 2013

Un été bœuf

Cette année à Lyon, la fête de la musique est, nous dit-on, garantie «100 % pur bœuf» et sera entièrement financée par Findus et la fratrie Spanghero (l'une de ces deux informations est fausse, l'autre contient un merveilleux jeu de mots). Surtout, le credo de cette année, c'est matin, midi et soir – ce qui fait beaucoup de bœuf, on vous l'accorde. Il faudra donc par exemple prendre une RTT ou profiter de sa pause de midi pour aller voir le joli plateau composé du prometteur folkeux Adam Wood et du plus pop... Poppy (en duo avec Silène) au Musée des Beaux-Arts entre 12h et 14h. Pour ceux dont la pause sandwich est trop courte, Adam Wood rejouera en fin de journée place Johannès Ambre, en groupe cette fois. Rappelons en tout cas que chaque année, le 21 juin est l'occasion de découvrir certains nouveaux talents. Remember Joe Bel l'an dernier et le chemin parcouru depuis. Elargis ton monstre Parmi les scènes emblématiques de l'événement, celle de Lerockepamort – associé au Marché Gare, au Périscope, à Thou Bout

Continuer à lire

Old Field

MUSIQUES | Amateurs d'old time music, cette discipline qui plante ses racines dans les collines des Appalaches, collectionneurs de 78 tours, de murder ballads et (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 14 juin 2013

Old Field

Amateurs d'old time music, cette discipline qui plante ses racines dans les collines des Appalaches, collectionneurs de 78 tours, de murder ballads et de cavalcades de banjo, réjouissez-vous : voici venir Frank Fairfield au Sonic. Certes l'intéressé n'est en rien originaire des montagnes de Virginie de l'Ouest ou de quelque élevage de poulets du Kentucky, mais de Los Angeles, là où l'old time est autant à sa place que le crunk à Saint-Dié-des-Vosges. Mais Fairfield n'est pas à une contradiction près : alors qu'à l'entendre, on imagine un hillbilly édenté et calleux, c'est un jeune homme bien mis et gominé qui se présente. Redoutable joueur de banjo, de guitare et de violon, Fairfield fait voyager l'auditeur dans le temps avec une virtuosité et une authenticité qui tuent dans l'oeuf tout procès en singerie. Preuve que quand la musique ne fait pas du jeune avec du vieux, elle fait du vieux avec des jeunes, renversement dont Fairfield est un digne représentant, chevillé à une tradition

Continuer à lire

Une chanson pour ma mère

ECRANS | De Joël Franka (Fr, 1h35) avec Sylvie Testud, Patrick Timsit, Dave...

Jerôme Dittmar | Jeudi 21 mars 2013

Une chanson pour ma mère

Survivant d'une époque plus lointaine mais qui ne fait pas plus rêver que celle de l'affreux Stars 80, Dave avait su résister jusqu'ici à la réhabilitation par voie cinématographique ; sa présence sur les canaux télé et son aura plus mineure justifiant sans doute l'absence de nécessité. Son nom au générique d'Une chanson pour ma mère, comédie à l'anglaise réunissant une famille de bras cassés kidnappant le fameux chanteur pour faire plaisir à leur maman malade et en sursis, avait de quoi faire peur. Si le film ne fait pas de miracles, s'évertuant à enchaîner des situations un peu trop improbables et pataudes aux moyens de personnages commodément stupides, Dave se révèle de loin le meilleur acteur du casting et une vraie surprise. Sans trop sombrer dans la complaisance kitsch, Joël Franka observe avec une réelle tendresse un Dave attachant qui, transformé malgré lui en levier d'une grande réconciliation familiale, devient un joli héros ordinaire. Jérôme Dittmar

Continuer à lire

Boule & Bill

ECRANS | De Alexandre Charlot et Frank Magnier (Fr, 1h30) avec Marina Foïs, Frank Dubosc, Charles Crombez...

Jerôme Dittmar | Dimanche 24 février 2013

Boule & Bill

La BD et le cinéma français, c'est un peu l'échec permanent. Pour preuve encore Boule & Bill, prévisible catastrophe industrielle vu le matériau d'origine. Mais ce qui étonne le plus dans cette adaptation, c'est sa capacité à décevoir. Car Boule & Bill le film n'est pas la comédie neuneu pour marmots à laquelle on pouvait s'attendre. Oui il y a quelques gags mais qui tombent tous à plat. Oui on entend la voix du chien qui pense et c'est navrant. Le plus curieux, c'est que les auteurs du film se foutent presque de Roba et sa mythologie, reléguée aux cinq dernières minutes. Ils préfèrent s'intéresser à l'époque où la BD vivait son heure de gloire, tournant un film rétro au look bâtard sur l'émancipation de la femme dans la France des années 70. Seule compte ainsi la mère, héroïne d'un film pensé comme une préquelle réflexive à la BD, où le père serait Roba découvrant son inspiration après avoir fui la cité dortoir où sa famille s'était installée. Nul et à la fois limite intriguant. Jérôme Dittmar

Continuer à lire

Not dead but bien raide

MUSIQUES | Ils s'appellent Asap Rocky, Tyler the Creator ou Schoolboy Q. Ils sont jeunes, connectés, prolifiques, un peu niqués de la tête et surtout très doués et, de New York à Los Angeles en passant par Pittsburgh, ils reconfigurent le rap game nord-américain depuis le début de la décennie. Portrait collectif d'une génération en train de tuer le daron (avec sa complicité) et focus au singulier sur son plus éminent représentant, Kendrick Lamar, à l'occasion de son passage au Kao. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 17 janvier 2013

Not dead but bien raide

Dans ce vaste tout-à-l'ego qu'est le milieu du hip hop, les façons de prendre l'ascendant médiatique se comptent sur la main d'un Latin King faisant le signe de ralliement de sa bande – le même que celui des fans de heavy metal, à un pouce tendu près. Option numéro un, très prisée des Français : pourrir publiquement un rival, en priant pour que l'étendue de sa répartie ne soit pas proportionnelle au volume de ses biscottos. Option numéro deux, typiquement nord-américaine : sécuriser un deal (production, featuring, apparition dans un clip) avec une star de la pop, ce qui implique de déjà bénéficier d'un minimum de talent et/ou de notoriété. Option numéro trois, la plus vaniteuse, mais dont on raffole autant des deux côtés de l'Atlantique : acter la mort du genre pour mieux se poser comme son rédempteur, avec la certitude d'être sèchement contredit à plus ou moins long terme. En France, Fuzati a tenté le coup en 2004 sur Dead Hip-hop, extrait du premier album du Klub des Loosers. Bientôt neuf ans plus tard, n'en déplaise à ce misanthrope masqué dont on ne cesse de louer la verve, le rap hexagonal a gagné en fantaisie ce qu'il a perdu en conscien

Continuer à lire

Summer rose

MUSIQUES | «Avec le temps va, tout s'en va», disait le poète qui, tel Florent Pagny, n'avait pas que ça à faire de «rester planté là». Tout s'en va, sauf quand le temps (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 29 juin 2012

Summer rose

«Avec le temps va, tout s'en va», disait le poète qui, tel Florent Pagny, n'avait pas que ça à faire de «rester planté là». Tout s'en va, sauf quand le temps est beau et que la programmation est alléchante. Comme au Transbordeur dont on vous informait qu'avant de prendre des vacances bien méritées, il avait pris ses quartiers d'été en extérieur pour une poignée de Summer sessions. Commencées en douceur avec le folk de Bower Birds et St Augustine, le Saint patron clermontois des folkeux, les choses se poursuivent de manière légèrement plus musclée. Ou disons, moins bucolique. D'abord avec la new-wave extrêmement rassérénante – ce qui est plutôt rare dans cette discipline où l'on a plutôt tendance à marcher droit dans les murs en lisant du Sylvia Plath et à porter des manteaux même en été – de God ! Only Noise – les amateurs de calembours et des Beach Boys, souvent les mêmes, auront perçu le clin d'œil à l'un des chefs d'œuvres des Plagistes. Quelque part entre Taxi Girl à la plage et des Lightning Seeds en kite-surf (music), God ! Only Noise vous fera hésiter entre la danse et le punch, sa

Continuer à lire