La dèr pour le Freakshow

Freakshow | Du rock que vous n'entendrez nulle part ailleurs cet été, et Mick Harris : pour son final, le Freakshow assure.

Sébastien Broquet | Mardi 19 juin 2018

Photo : Mick Harris © DR


Le festival favori des quarantenaires (et plus si affinités) de l'underground rock lyonnais stoppe son aventure, après dix éditions : autant dire qu'il va falloir savourer cette dernière salve du Freakshow, à la sélection autrement plus ambitieuse que l'an dernier puisqu'on y dénichera le rare Mick Harris, avec son nouveau projet Fret. L'Anglais nous avait fait rêver de longues années durant avec son dark dub industriel sous pseudo Scorn, après quelques frasques en tant que batteur de Napalm Death, et nous avait vrillé les neurones au sein de Painkiller (en trio avec John Zorn et Bill Laswell, pfiou !). Fret, donc, apparu l'an dernier au festival berlinois Atonal après de longues années de silence de sa tête pensante, résume le parcours du natif de Birmingham : rythmiques savantes et sombre ambiance addictive. Impatience !

Ce seul concert vaudrait le déplacement, mais Freakshow se sabordant avec panache, on guettera dès la veille le noise très heavy des Canadiens de Metz (hébergés par Sub Pop) et le shoegaze de The Soft Moon, projet enjôleur du Californien Luis Vasquez. Autre valeur très sûre de ce line-up décidemment impeccable et dénué de tout Pomme C/Pomme V des autres programmations de l'été, le blues keupon du Ricain Bob Log III, rêche et incendiaire. On ajoutera Ovo et Salò, avant de revenir au samedi où Mick Harris ne sera pas laissé en solitaire : Frustration et son post punk à la Joy Division ou encore Le Villejuif Underground assurant une certaine capacité d'attraction.

En parlant d'attraction, notons que le festival assumant son patronyme offre quelques occupations parallèles, dont un peepshow et des performances. C'est la dernière, mais pas d'angoisse : au retour du convoi, Grrrnd Zéro s'apprêtera à ouvrir les portes de son nouveau spot pour ne laisser personne orphelin.

Freakshow
À Gigors et Lozeron (Drôme) les vendredi 24 et samedi 25 août

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La galerie de monstres du Freakshow

Rock | Du rock, encore du rock, mais loin des têtes de gondoles habituelles des festivals.

Maïté Revy | Mardi 21 juin 2016

La galerie de monstres du Freakshow

C'est au milieu d'un décor digne d'un épisode d'American Horror Story Circus (chapiteaux, têtes de morts, étendue de verdure : le cadre idéal), qu'aura lieu la 7e édition du Freakshow, qui se déroule à Gigors dans la Drôme, les 26 et 27 août. On retrouvera notamment le 26 les métalleux brésiliens Soulfly et les Caspian qui envoûteront le site de leur post-rock instrumental. A également répondu présent à l'invitation de ce Rock'n'roll Circus : Mr Marcaille qui chante, joue du violoncelle et de la batterie (tout ça en même temps, oui). La rencontre avec la country déglinguée de KKKristinashleyTomsonVIII est assurément prometteuse, le 27. Les Italiens Go!Zilla mettront le Freakshow en ébullition avec leurs sonorités très Thee Oh Sees, suivis par la british touch post-punk des Cold Pumas. Les Femmes aux Fourneaux, duo entre crêpes & rock'n'roll, assurant les DJ sets en fin de nuit. On vous avait prévenus, ce sera rock, très rock !

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Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

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Un îlot d'avant-gardisme et de fureur dans un secteur aux programmations souvent interchangeables et gentillettes. Tel est le Freakshow Festival depuis sa création en 2009 par l'association Gigors Electric Sound System, telle sera son édition 2015, où se presseront notamment Napalm Death, précurseur de cette engeance dégénérée et paroxystique du punk qu'on appelle le grindcore, Fuzz, énième incarnation du petit prodige psyché Ty Segall, ou encore l'équipe de Teenage Menopause Records, en grande partie responsable du renouveau garage qui réconcilie les France branchée et prolétarienne depuis le début des années 2010. Aux platines chaque soir, le label sera également représenté par le duo Scorpion Violente, dont la synth-pop venue du nord de la France (i.e. glaciale et suicidaire) contrastera méchamment avec le cadre idyllique dans lequel prend place l'événement (200 habitants à la ronde, de la verdure à perte de vue). Autres curiosités : le punk sarcastique de The St Pierre Snake Invasion, le grunge décontracté du vagin des Chikitas ou le blues-rock tourbeux de Johnny H

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Freakshow must go on

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Benjamin Mialot | Jeudi 26 juin 2014

Freakshow must go on

Le 15 octobre 2006 le CBGB, fermait définitivement ses portes, non sans que son propriétaire fasse part de son intention de rouvrir ce haut lieu de la contreculture new-yorkaise – en sa qualité de berceau du punk made in USA – à Las Vegas. Une idée en l'air qu'il ne s'attendait sans doute pas à voir récupérée au vol par des Drômois. C'est pourtant ce qui s'est produit en 2009, quand l'association Gigors Electric Sound System a inauguré, dans la commune qui lui donne son nom, le CBGC (Concert Bar Gigors Cobonne), salle qui a depuis vu défiler quantité de groupes parmi les plus indisciplinés et assourdissants de la planète, notamment dans le cadre du bien nommé Freakshow Festival. Sa prochaine édition, qui se tiendra les 29 et 30 août, est à ce titre un modèle du genre : du one-man-band encapuchonné Jessica93, dont la noise à pédales épouse les contours ternes et saillants des banlieues anonymes, à T.I.T.S., véritable all-star-band de ce garage-rock frondeur et malpropre dont la France est de plus en plus féconde, en passant par les stakhanovistes du psychédélisme feel good de Thee Oh Sees ou Future of the Left, sommité galloise du hardcore bisc

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