Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Petit Bulletin Festival | Avant l'été, la figure de proue des Tindersticks Stuart A. Staples a publié "Arrythmia", son troisième album solo – le premier depuis douze ans, surprenant mélange d'atmosphères toutes staplesiennes et d'expérimentations sonores au long cours. Pour fêter ça à sa manière, il donnera son seul et unique concert (français, européen, mondial) à la Chapelle de la Trinité sur lequel il conserve, y compris pour lui-même, une part de mystère.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Photo : © DR


Il s'est passé douze ans entre vos deux derniers albums solo, Leaving Songs, sorti en 2006 et Arrythmia publié cette année. Pourquoi avoir attendu tant de temps pour vous exprimer à nouveau en solo ?
Stuart A.Staples :
Les choses étaient très différentes avec mes premiers albums solo [publiés coup sur coup en 2005 et 2006, NdlR]. Le groupe était en train de s'effondrer et j'ai commencé à comprendre que je devais prendre mes distances avec les Tindersticks. Ces disques relevaient davantage de la nécessité pour moi de continuer à avancer. Ensuite, les choses se sont réenclenchées avec les Tindersticks. Pour Arrythmia ç'a été très différent. Il s'agissait davantage de me confronter à des idées que j'avais en moi et dont je savais qu'elles n'appartenaient pas au monde des Tindersticks. Il m'a donc fallu trouver du temps pour les explorer seul et les mener à terme. C'est l'histoire de cet album.

Comment et quand le concept de cet album qui vous ressemble, tout en étant très différent de vos productions précédentes, vous est-il apparu ?
Il n'y a pas de concept derrière ce disque qui a été en réalité davantage guidé par des idées et un processus d'expérimentation sonore. Je suis dans mon studio tous les jours et je suis bien placé pour savoir que tout dépend du chemin que prennent les choses : il y a l'idée et la façon dont la chanson grandit autour de cette idée, jusqu'à parfois prendre la forme après beaucoup d'expérimentation et des semaines de travail d'un morceau de dix ou de trente minutes. C'est un peu comme si par ce long processus, les chansons finissaient par occuper un espace où elles deviennent semblables à des souvenirs qu'on tente de remodeler. Je crois que ça définit bien cet album.

Est-ce que ce travail d'expérimentation se rapproche de celui que vous exercez pour les bandes originales des films de Claire Denis ?
Je pense que ça doit avoir un rapport. Travailler avec Claire m'a toujours enjoint à me placer en observateur. Sans le travail avec Claire nous – moi, les Tindersticks – serions sans doute d'une certaine manière davantage prisonniers des chansons. Elle nous a conduit à réfléchir à la musique en termes d'images et sous des formes différentes. C'est quelque chose de fantastique quand vous écrivez des chansons. Je pense même que si je n'avais pas rencontré Claire et donc été confronté à une nouvelle manière d'écrire de la musique, j'aurais probablement arrêté aujourd'hui pour me consacrer à une autre forme d'art.

L'un des morceaux du dernier album est un morceau inspiré d'une œuvre de votre femme Suzanne Osborne qui est artiste-peintre. Comment décririez vous la connexion entre votre musique et le travail de votre femme ?
Pour moi ce titre, Music for a year in small paintings, c'est davantage que regarder une image : c'est être embarqué dans un voyage. Celui qui a été le sien quand, pendant un an, elle a peint le ciel tout les jours. Pour elle, c'était un moyen de faire face à la douleur et la guérison. Je pense que la musique que j'ai réalisée à partir de cette peinture a plus à voir avec cet espace-temps qu'elle a traversé qu'avec le fait de regarder ces peintures. C'est très particulier et très puissant d'être confronté comme cela au pic créatif qui a été le sien. Cela donne beaucoup d'énergie.

Il a beaucoup été dit que vous avez conçu cet album pendant ce que vous appelez « a lost year ». Qu'est-ce qu'une année perdue et qu'est-ce qu'a été cette année ?
C'est ce genre de période où vous avez besoin d'introspection. Ce qui a été mon cas. Après la sortie du dernier album des Tindersticks, The Waiting Room, j'ai passé toute l'année 2016 dans un tour bus entouré de gens, de public. Après ça j'ai eu un peu envie de fermer la porte. Arrythmia est le fruit de cette quête d'isolement et de ce travail d'introspection.

Pourquoi avoir choisi de ne pas faire de tournée pour cet album et de ne donner qu'un concert, celui de la Chapelle de la Trinité pour le Petit Bulletin Festival ?
J'ai été invité à jouer à Lyon dans ce que j'appellerais un moment de faiblesse et donc j'ai dit oui (il éclate de rire). Plus sérieusement, c'est très simple d'être invité pour un concert solo, d'arriver, de jouer et de repartir une fois que c'est fini. En tournée, les choses sont beaucoup plus compliquées, les gens, l'équipement, l'organisation, je ne suis pas disposé à cela en ce moment. J'ai hâte de voir ce qui va se passer pendant ce concert parce que c'est quelque chose de vraiment nouveau pour moi et cela pourrait être le début d'autre chose. Cela dit, nous nous apprêtons à embarquer dans l'écriture du prochain album des Tindersticks, alors ce sera peut-être pour plus tard et je suis sûr que ce sera très excitant.

Cela ne signifie pas que vous avez perdu le goût de tourner ?
Non, pas du tout mais quand vous partez en tournée vous devez être pleinement investi. Vous ne devez vouloir que ça. Là je viens juste de terminer un très long travail sur la BO du prochain film de Claire Denis [High-Life, sortie le 9 novembre, NdlR] et je ne voudrais pas partir sur la route maintenant. Mais quand ce sera le bon moment, je le ferai avec plaisir.

Que nous réservez-vous pour ce concert ?
Je jouerai des chansons seul, d'autres avec Dan McKinna [membre occasionnel des Tindersticks, NdlR] au piano et Thomas Belhom. Il est possible que Neil Fraser [membre fondateur des Tindersticks, qui jouera en première partie avec Fiona Brown] se joigne à nous à un moment. Mais ce sera quelque chose de nouveau, quelque chose que j'aurai construit quelques jours seulement avant le concert. Ce sera un mix entre les chansons du dernier album, des chansons d'albums précédents et des Tindersticks, dans des versions particulières. Mais je ne sais pas encore tout à fait lesquelles, je tiendrai compte de l'humeur du moment.

Stuart A. Staples
À la Chapelle de la Trinité le samedi 27 octobre


Stuart A. Staples


Chapelle de la Trinité 29-31 rue de la Bourse Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Le Petit Bulletin Festival pour ceux qui n'y étaient pas

Après-Coup | Un an après sa première édition, le retour du Petit Bulletin festival à la Chapelle de la Trinité a donné une fois encore lieu à quelques moments de magie, fruits de l'atmosphère unique du lieu et de la générosité musicale de L, Stuart A. Staples et Yael Naim, les artistes invités trois soirs durant. Retour sur un week-end riche en émotions.

Stéphane Duchêne | Mercredi 31 octobre 2018

Le Petit Bulletin Festival pour ceux qui n'y étaient pas

L (Raphaële Lannadère), ovni Pour la première incursion du Petit Bulletin Festival aux frontières de la chanson française, c'est peu de dire que L livra une prestation étonnante. Aux "frontières de la chanson française" car avec ses arrangements, élancés, pour deux violoncelles et un percussionniste, la chanteuse livra aussi un ovni musical qui ne mit pas longtemps à décoller entre les murs de la Chapelle de la Trinité. Musiciens tout de noirs vêtus, L d'une grande élégance dans sa robe sombre évoquaient en effet davantage les codes du classique et parfois du cabaret mais brisaient tous les autres, pour des versions bouleversantes, tantôt mélancoliques, tantôt dansantes, dans un mélange d'intensité et de légèreté, de gravité et d'espièglerie parfois, de titres de Chansons son dernier album – tels La Meuse, Laisser Passer, Tempête, La Micheline ou Orlando, au splendide final gospel emprunté au Gentle Angry People de Holly Near, mais aussi Sur mon îl

Continuer à lire

L : « la chanson est une affaire de sensation »

Petit Bulletin Festival | Estampillée "futur de la chanson française" en 2011 avec son album "Initiale", L a su négocier les changements de direction, et même d'identité, sans jamais se trahir. Revenant avec son troisième album, "Chansons", à une forme de simplicité dont le charme néo-classique viendra hanter la Chapelle de la Trinité le temps d'un concert.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

L : « la chanson est une affaire de sensation »

Vous dites avoir toujours chanté, que c'était chez vous un genre de cérémonie familiale ? Pouvez-vous nous parler de votre premier contact avec la musique ? L : Ça remonte à loin. Mes parents ne sont pas musiciens à proprement parler mais il y a toujours eu beaucoup de musique à la maison, ils adoraient ça l'un et l'autre. À la maison on écoutait les Beatles, Otis Redding, Barbara, Mozart, c'était très éclectique. Je me suis mise à chanter toute petite, je n'ai pas de souvenir de moi sans chanter. À l'époque, je faisais déjà des spectacles devant tout le monde à longueur de temps. Entre chanter pour sa famille et monter sur scène, il y a un pas, comment vous êtes-vous retrouvée à en faire non seulement une activité sérieuse mais surtout un métier ? À vingt ans je pensais encore que j'allais faire des études et j'ai commencé à faire de plus en plus de musique, à rencontrer des musiciens qui sont devenus des compagnons de route comme Babx que j'ai rencontré quand j'avais 19 ans. Là j'ai su assez vite que je voulais pas faire autre chose. Après, il y a eu dix ans pendant lesquels j'ai commencé à écrire, à faire des petits co

Continuer à lire

Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Petit Bulletin Festival | Il y a un peu plus de deux ans, Yael Naïm livrait trois Petit Bulletin Live pleins à craquer avec le Quatuor Debussy, dont deux à la Chapelle de la Trinité. Et c'est en cette même chapelle qu'elle revient à l'occasion du Petit Bulletin Festival, dans une toute autre configuration. Cette fois c'est avec le chœur Les Métaboles que la musicienne et chanteuse vient présenter un projet inédit ici, initialement créé pour la Philharmonie de Paris.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Pouvez-vous nous présenter Les Métaboles, le chœur qui vous accompagnera sur la scène de la Chapelle de la Trinité ? Yael Naim : Ce qui est particulier avec eux, c'est qu'au-delà du classique, ils ont un état d'esprit et une ouverture vers d'autres genres de musique. C'est un chœur qui peut chanter a cappella, avec un orchestre classique, ou comme dans notre cas, avec des musiciens pop. Il y a différents types de chorales, chacune a un peu sa texture, sa couleur, et sa démarche, et on a d'emblée aimé celle des Métaboles qui est vraiment particulière. Le fait qu'ils soient justement ouverts à d'autres expériences a rendu la rencontre vraiment intéressante. Accessoirement, en plus d'être incroyables musicalement, ils sont très gentils et très cool. Parfois dans le classique, les choses sont très institutionnelles, très cadrées, avec eux c'était très libre. Comment avez-vous fait leur connaissance ? On cherchait un chœur pour mener à bien une carte blanche à la Philharmonie de Paris. Au départ on nous a parlé du Jeune Chœur de Paris qui collabore souvent avec la Philharmonie. On était donc parti pour faire l

Continuer à lire

Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

Petit Bulletin Festival | Le Petit Bulletin Festival revient les 26, 27 et 28 octobre en la Chapelle de la Trinité. Au programme, trois concerts uniques en compagnie d'L, Stuart A. Staples et Yael Naim.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

À peine refermé son volet printanier aux Subsistances, voici déjà que s'annonce les 26, 27 et 28 octobre la nouvelle version automnale du Petit Bulletin Festival. Toujours sis à la Chapelle de la Trinité, le programme propose trois spectacles uniques, tant qualitativement que quantitativement (autrement dit, vous n'aurez pas la possibilité de les voir ailleurs), au croisement de la pop, de la chanson et du classique. Cela débutera le vendredi 26 octobre avec L (alias Raphaèle Lannadère) dont le premier album, Initiale, armé d'un sens inouï de la poésie, avait charmé la critique en 2011 au point d'en faire un grand espoir de la chanson française. Accompagnée de deux violoncelles et de percussions, elle viendra présenter son troisième long format, Chansons, lui-même uniquement et subtilement habillé d'un quatuor à cordes et d'une harpe. Le samedi 27, c'est une petite légende de l'indie rock que les spécialistes reconnaîtront en la personne de Stuart A. Staples, ci-devant voix vibrante des Tindersticks, formation rock flirtant depuis 25 ans ave

Continuer à lire

Flash-back sur le Petit Bulletin Festival

MUSIQUES | De la pop, électro ou pas, française comme sud-africaine, les extravagances du rock anglais, une soirée 100 % féminine à base de folk américain et de performances voyageuses et l'un des plus grands orchestres d'Afrique de l'Ouest... Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival est parti dans tous les sens sous la verrière des Subsistances. Et cela a valu quelques beaux moments dont il faudra se souvenir.

Stéphane Duchêne | Mercredi 2 mai 2018

Flash-back sur le Petit Bulletin Festival

Vendredi 27 avril Sage C'est Sage qui a ouvert les hostilités vendredi soir pour le concert inaugural du Petit Bulletin Festival sous la verrière des Subsistances. Des hostilités il faut bien le dire particulièrement avenantes mais un rien surprenantes pour qui est habitué aux disques de l'ancien Revolver. C'est en groupe – dont faisait partie la chanteuse et musicienne Theodora – et en mode plutôt rock que Sage a fait la blague, livrant des extraits ici particulièrement saignants de son album à venir en juin, Paint Myself. Ceux qui aiment cet artiste en mode piano-solo auront, ô joie, pu en profiter quelques précieuses minutes lors d'un concert surprise sis à la Boulangerie des Subistances pendant le deuxième changement de plateau. Là, Sage s'est livré, entre autres, à quelques reprises et à des collaborations complices avec Theodora pour un moment suspendu. Nakhane Vint le tour de Nak

Continuer à lire

Un festival de talents (et de surprises)

Pépites | En plus d'Alela Diane, le Petit Bulletin Festival #2, ce sont deux autres têtes d'affiche, Cascadeur et Orchestra Baobab, et quatre jeunes talents fascinants. À noter aussi quelques concerts acoustiques et surprises à découvrir sur place pour lesquels il faudra prêter l'oreille. On n'en dit pas plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Un festival de talents (et de surprises)

Les têtes d'affiche Cascadeur C'est Cascadeur qui ouvrira le festival comme première tête d'affiche. Une tête d'autant plus reconnaissable qu'elle est casquée mais dont les mélodies et les atmosphères d'apesanteur pop ne sont pas moins inoubliables que la tenue de pilote-cascadeur qui va avec. Son dernier album, Caméra est une pépite. Et ses prestations live des rêveries. Orchestra Baobab C'est la touche sono mondiale du festival, au goût de légende. Car l'orchestre de bal ouest-africain, l'un des plus grands du genre, créé en 1970, à l'effectif pléthorique et changeant, aura connu une histoire aussi riche qu'accidentée. Reformé en 2000 après une longue absence, Orchestra Baobab vient présenter un hommage forcément jouissif à l'un de ses membres les plus éminents : El Hadj Ndiouga Dieng, décédé en 2016. Alors on danse ? Les découvertes Sage Pour beaucoup ce n'est pas à proprement parler une découverte puisque le dénommé Ambroise Willaume a déjà officié avec le trio Revolver qui connut un certain succès en mode pop de chambre au tournant des

Continuer à lire

Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Petit Bulletin Festival | Quelques semaines après la sortie de son album Cusp qui embrasse la question de la maternité, Alela Diane sera l'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin Festival. À cette occasion, elle nous entretient de son rapport de mère et de femme avec sa vie de musicienne et le regard qu'elle porte sur le monde.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Cusp est un album sur la maternité, enregistré pendant votre seconde grossesse. Vous y évoquez votre expérience de mère et la difficulté d'être éloigné de son enfant pendant une tournée. La maternité a-t-elle fait de vous une artiste différente ? Alela Diane : C'est très compliqué de concilier la musique et le fait d'être mère. Aujourd'hui, je ne peux pas juste prendre ma guitare et décider de me mettre à composer. Je dois employer des trésors de stratégie pour trouver du temps pour travailler, être plus structurée et tout planifier. C'est pour cela qu'il était si important pour moi d'aller à Caldera [où elle a composé Cusp en résidence, au cœur de l'Oregon NDLR] de manière à me concentrer uniquement sur ma musique. Pour moi, cet album est aussi une sorte d'escapade. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été seule, ni eu l'occasion d'écrire dans de telles conditions. De me centrer sur moi-même, qui plus est loin de chez moi. Ça m'était soudain d'autant plus facile de réfléchir à ma vie à la maison que je n'y étais pas. À Caldera, les choses ont failli tourner court à cause d'une blessure au

Continuer à lire

À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Petit Bulletin Festival | Depuis son retour aux affaires en 2000 après quinze ans d'éclipse, l'inoxydable Orchestra Baobab n'en finit plus d'enchanter ceux qui se laissent aller à savourer leur sucré cocktail de sonorités sénégalaises et afro-cubaines.

Sébastien Broquet | Mercredi 28 mars 2018

À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Fin 2016, l'on apprenait la mort de El Hadj Ndiouga Dieng, figure de proue de l'Orchestra Baobab, fier orchestre sénégalais à l'œuvre depuis des décennies, 1970 exactement. Loin de stopper l'aventure, ce décès a engendré un nouvel album lui rendant hommage, le bien nommé et magistral Tribute to Ndiouga Dieng paru l'an dernier, en souvenir de celui qui fut policier du côté de Dakar dans les 60's avant d'intégrer le groupe dès ses débuts, en compagnie d'Abdoulaye Mboup, Balla Sidibé, Rudy Gomis ou encore Médoune Diallo. Il était compositeur de l'une des plus belles perles d'un répertoire qui en compte beaucoup, le nonchalant Bul ma miin. Il faut dire qu'à l'ombre du baobab, bien des aventures ont été contées et pas toujours selon le cours d'un fleuve tranquille. C'est le saxophoniste Oumar Barro N'Diaye qui est chargé de former la première mouture du combo sur les cendres du Star Band, orchestre résident du club le Miami (dans la Médina à Dakar). Lequel Oumar est décédé depuis. Comme Abdoulaye Mboup, l'un des premiers chanteurs, dès 1974 dans un accident de voiture. Ou plus récemment,

Continuer à lire

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

MUSIQUES | De Cascadeur à Orchestra Baobab en passant par Sage, Alela Diane et tous les autres, petite sélection best of spéciale Petit Bulletin Festival #2. Même si le meilleur est à venir en live du 27 au 29 avril au Subsistances.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 février 2018

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

Hors d'œuvre, piqûre de rappel, ou occasion de découvrir un, deux, trois ou même les huit artistes invités, appelez-ça comme vous voulez. Mais face à l'éclectisme de la programmation du Petit Bulletin Festival #2, de la pop de Cascadeur et Sage au folk d'Alela Diane, de la révélation Nakhane sud-africaine au totem sénégalais Orchestra Baobab, de l'ovni Lior Shoov à un autre ovni nommé Isaac Gracie, le mieux est encore de mettre un peu d'ordre dans tout ça et de prêter une oreille attentive à cette belle palette de musiques. Classiques, nouveautés ou les deux des artistes précités achèveront sans doute de vous convaincre de réserver son week-end du 27, 28 et 29 avril.

Continuer à lire

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

MUSIQUES | Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival prendra ses quartiers aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril prochains avec pas moins de sept artistes au programme, de la folk à la pop en passant par la world music. En voici le détail.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 février 2018

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

C'est la verrière des Subsistances qu'investiront les artistes de la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival. En ouverture, le vendredi 27 avril, c'est le petit génie casqué Cascadeur qui viendra présenter son troisième album, à paraître le 30 mars et sur lequel il poursuit une œuvre aussi aérienne qu'énigmatique. Un disque plus cinématographique que jamais, jusque dans son titre Camera, que Cascadeur délivrera sur scène masqué mais sans fard en quatuor pop. Avant lui, c'est un autre prodige du genre, Sage, ex-Revolver qui fera apprécier, lui aussi en quatuor, son sens de la composition et des arrangements, déjà vus à l'œuvre, outre Revolver, aux côtés de Woodkid et The Shoes, et rassemblés sur de nouveaux titres comme sur ceux de son album éponyme, paru en 2016. Les deux musiciens français à la voix perchée et à la formation classique seron

Continuer à lire

Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Vu à la TV | Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 décembre 2017

Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement envie de revivre l'émotion de ces concerts ? Ça tombe bien, en guise de cadeau de Noël, les meilleurs moments des trois concerts du festival, captés par Séquence SDP, seront diffusés sur TLM (Télé Lyon Métropole) pendant les fêtes selon le calendrier suivant : Cocoon avec le Quatuor Debussy : le 25 décembre à 21h. Rover : le 26 décembre à 20h. Keren Ann et le Quatuor Debussy : le 27 décembre à 20h. Quelle meilleure manière pour se remettre en douceur des agapes de Noël qu'un festin de musique ?

Continuer à lire

Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

Aux Subsistances | En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 11 décembre 2017

Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en solo dans le cadre du quatrième Petit Bulletin Live. La voici qui nous promet de belles retrouvailles le 28 avril prochain, cette fois ci pour la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival qui se tiendra aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril 2018. La chanteuse de Nevada City viendra nous présenter les chansons de son nouvel album Cusp à paraître en février et dont on peut déjà entendre un émouvant extrait, Emigré, qui se penche depuis les États-Unis sur la condition des migrants en Afrique et en Europe. La mise en vente de la billetterie sera annoncée prochainement.

Continuer à lire

Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Pop Contemporaine | La première édition du Petit Bulletin Festival s'est achevé ce dimanche 29 octobre en La Chapelle de la Trinité. Une première réussie avec trois concerts complets mais surtout trois moments hors-du-temps dans la droite ligne de l'ambition du festival : proposer des concerts pas comme les autres. Ce qui fut fait et pas qu'un peu avec Cocoon, Keren Ann et Rover. Petit bilan pour la bonne bouche.

Stéphane Duchêne | Lundi 30 octobre 2017

Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Ça y est, c'est terminé et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est passé vite. Le Petit Bulletin Festival s'est achevé dimanche soir après trois soirs de concerts vibrants en une Chapelle de la Trinité comble à chaque fois. De public, mais aussi d'émotions. Tout avait commencé le vendredi soir avec la création opérée par Cocoon et baptisée Chupee Chapel. Accompagné de la pianiste et chanteuse Thea et, sur certains morceaux, du Quatuor Debussy, c'est un Mark Daumail aux anges qui entamait le concert par un Cathedral joué au milieu du public et sans micro, avant de délivrer un mélange des classiques de Cocoon (On my way, Hummingbird, Tell me, Comets, Sushi) et d'extraits de son dernier album, W

Continuer à lire

Rover « La petite enfance des chansons »

Petit Bulletin Festival | Au sortir d'une longue tournée consécutive à la sortie de son deuxième album, Let It Glow, Rover remet le couvert avec Out Of The Blue, nouveau concept scénique qui le voit revenir aux sources de la création de ses chansons et qui passe par le Petit Bulletin festival, en compagnie du violoncelliste Gaspar Claus.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Rover « La petite enfance des chansons »

Comment s'est passé l'après Let it Glow et la tournée qui s'en est suivi ? Rover : C'était une très belle tournée, très dense et très riche. Très inspirante. La première tournée, on a tendance à davantage la subir qu'on ne la vit, tout va très vite. La deuxième on prend le temps, ça permet d'être pleinement dans la musique. C'est différent. Ce n'est pas forcément mieux, mais différent. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Les débuts ont été chaotiques du fait des attentats du Bataclan. Le disque était sorti une semaine avant. On a fait la tournée dans ce contexte avec ce genre d'émotion très forte qu'on n'arrive pas à expliquer. Mais ces émotions, la musique permet de les vivre, et de les assimiler un tout petit peu. Quelle est l'origine du projet scénique Out Of The Blue ? En quoi consiste-t-il ? Out Of The Blue signifie en anglais “sorti de nulle part”. Ça fait référence à quelque chose qu

Continuer à lire

Keren Ann "À cœur et à cordes"

Petit Bulletin Festival | ​Dans le cadre unique de la Chapelle de la Trinité, Keren Ann honorera l'invitation du Petit Bulletin festival de venir illuminer d'arrangements pour cordes ses plus belles chansons avec la complicité de l'indispensable Quatuor Debussy. Un exercice que l'auteur-compositrice affectionne particulièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Keren Ann

Depuis 2000, Keren Ann est l'une des grandes figures de ce qu'on appela jadis “la nouvelle chanson française”. Révélée par La Biographie de Lukas Philipsen et la chanson Sur le Fil, en même temps que par l'album Chambre avec vue, co-écrit avec Benjamin Biolay pour le vénérable Henri Salvador, énorme succès commercial et critique, la chanteuse franco-néerlandaise n'a cessé d'imposer sa patte intimiste au long une discographie qui lui a valu des comparaisons avec ses aînées Françoise Hardy ou Claudine Longet, tout autant qu'avec des figures du folk comme Joni Mitchell ou Leonard Cohen. Voyageant sans cesse entre la France, les Etats-Unis et Israël, Keren Ann l'a également beaucoup fait musicalement, s'associant avec l'Islandais Bardi Johansson pour le projet Lady & Bird et enregistrant à New-York des disques aussi importants que Nolita et l'éponyme Keren Ann, hommage sur du velours au Velvet Underground

Continuer à lire

Le Petit Bulletin Festival, première !

Festival | C'est décidé ! Nous lançons notre propre festival, en partenariat avec nos amis de Rain dog productions et en coréalisation avec Les Grands Concerts ! La suite logique des PB Live itinérants, qui se sont baladés dans la cité depuis novembre 2013, accueillant Benjamin Clementine ou encore Gaspar Claus & Pedro Soler. Cette première édition du Petit Bulletin Festival se déroulera du 27 au 29 octobre, à la Chapelle de la Trinité.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Le Petit Bulletin Festival, première !

Trois artistes majeurs de la scène pop française vous invitent à découvrir leur "atelier", en se produisant en solo. Sans les musiciens qui les entourent habituellement sur scène, Cocoon, Keren Ann et Rover replongent à la source de leur inspiration et livrent des versions intimes, proches des premières ébauches de leurs compositions. En accord parfait avec l’acoustique de la Chapelle de la Trinité, Le Petit Bulletin Festival a convié des musiciens classiques (cordes, quatuor, violoncelle) à les rejoindre sur scène pour des collaborations inédites. Cocoon On se souvient du succès de Cocoon il y a une dizaine d'années, de ses tubes d'une douceur tantôt amère, tantôt sucrée. Si Mark Daumail a mis le projet entre parenthèses pendant quelques années, le temps de vivre l'aventure solo qui le chatouillait, le voici revenu dans son cocon séminal, avec le bien nommé Welcome Home, paru l'an dernier. Sans Morgane Imbeaud, cette fois mais, ça et là, bien accompagné, sur des duos avec Natalie Prass et Matthew E. White, également producteur de l'album

Continuer à lire