Femi Kuti, fier

Sébastien Broquet | Mardi 6 novembre 2018

Photo : © Optimus Dammy


Africa will be great again, clame Femi Kuti dès le début de son nouvel album One people One world, sorti en début d'année. Le fils de Fela, à 55 ans, continue de placer haut le panafricanisme et de dénoncer ardemment corruption, malversations et autres tares de nos sociétés dans des textes percutants venant se greffer à des rythmiques calorifères : afrobeat !

Formé au sein de l'Egypt 80, le dernier orchestre de son père, celui qui a repris le Shrine, le club familial à Lagos, a su garder les fondamentaux tout en apportant sa touche, plus mainstream parfois, empruntant au rap, au r&b ou à la pop pour devenir universel et faire porter plus loin le discours. Avec son orchestre, Positive Force, il s'apprête à donner l'un de ces concerts qui ont fait son succès dans nos contrées : ce sera le jeudi 8 novembre, au Transbordeur.


Femi Kuti & The Positive Force


Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nuit 2 : cours circuit, cours !

Nuits sonores | Il faudra du souffle en cette Nuit 2, ou un sérieux sens de la décision, pour profiter au mieux de la plus singulière nocturne de Nuits Sonores : le Circuit serpentant entre tout ce que Lyon compte de clubs et de salles de musiques actuelles. Petit débroussaillage.

Stéphane Duchêne | Mardi 28 mai 2019

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Impossible aujourd'hui d'affirmer qu'au sein du totémique festival lyonnais les nuits sont plus belles que les jours – cela nous conduirait dans des débats sans fin entre spectateurs diurnes et aficionados nocturnes. Une chose est sûre pourtant, c'est que la Nuit 2, celle que Nuits Sonores consacre à son traditionnel Circuit, se démarque de l'ordinaire du festival. Particulièrement depuis qu'a été abandonné le qualificatif "électronique" qui l'accompagnait depuis l'origine. Cette respiration esthétique, rythmique, temporelle et spatiale au cœur de Nuits Sonores se vit ainsi moins comme une balade ou une déambulation qu'une cavalcade en treize étapes à travers les esthétiques musicales actuelles et les lieux phares qui les portent sur l'ensemble du territoire lyonnais (Ninkasi, Transbordeur, Périscope, Sonic, Groom, Marché Gare, Opéra Underground

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Prochaine escale : Vénissieux

CONNAITRE | Solidement inscrite au calendrier de la ville de Vénissieux, la fête municipale Fêtes escales se mue chaque année en événement citoyen valant amuse-gueule pré-14 (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 juillet 2014

Prochaine escale : Vénissieux

Solidement inscrite au calendrier de la ville de Vénissieux, la fête municipale Fêtes escales se mue chaque année en événement citoyen valant amuse-gueule pré-14 juillet – jour de clôture de l'événement par un grand bal, forcément brésilien cette année, où l'on peut faire les fous avec ses concitoyens sans risquer de remontrances de la maréchaussée (mais dans le respect de la personne). Entre ateliers, animations et spectacles pour enfants, Fêtes escales fait aussi le plein de concerts où, mode dépliage de nappes sur herbe oblige, il y a forcément à boire et à manger. L'accent est généralement mis sur le festif et le bon enfant et se décline en thématiques : chanson, musiques du monde (fanfare brésilienne, charango) et "cultures urbaines" (mélangeant hip-hop et rock comme à la parade : Raistlin, Akua Naru, Oaï Star..). Les amateurs des Têtes Raides en seront par exemple pour leurs frais (soit zéro euros), mais l'on pourra également apprécier le folk français – non ce n'est pas antinomique – de l'excellente Maison Tellier et même la Maîtrise de l'Opéra de Lyon. Enfin, en guise de star de l'événement, on retrouvera le p

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Le retour du fils prodigue

MUSIQUES | Musique / Après un passage à vide et l’éclosion de son demi-frère Seun, Femi Kuti, fils du grand Fela, revient avec son premier véritable album studio depuis 2001. Plus vaillant que jamais car désormais fort de ses faiblesses. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 7 novembre 2008

Le retour du fils prodigue

Le premier, Fela Kuti, père de l’Afrobeat, a subi les foudres de l’État Nigérian dont il dénonçait dans une orgie musicale sans fin et avec l’outrance de la liberté absolue, les excès, la cruauté et la corruption. C’était il y a trente ans, et aujourd’hui rien n’a changé : le Nigéria est toujours un pays effrayant, d’une violence et d’une pauvreté alarmante en dépit d’importantes ressources pétrolières (5e producteur de l’OPEP). Le pays le plus peuplé d’Afrique est ainsi le seul parmi les gros producteurs mondiaux de pétrole à présenter un budget déficitaire (pour ne pas dire catastrophiquement en faillite). La faute à une corruption endémique, à une criminalité hors norme et à une instabilité politique à l’avenant. Quand votre vice-président se prénomme, sans rire, Goodluck, c’est que quelque chose ne va pas. On peut dès lors comprendre qu’atavisme familial mis à part, Femi Kuti n’ait guère eu d’autre choix que de reprendre le flambeau paternel, tant il y avait non seulement à dire mais aussi urgence à secouer, au sens propre comme au figuré, un pays et un continent tout entier au son de cette arme tranchante, dansante et politique qu’est l’Afrobeat.

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