Avec le nouveau festival Superspectives, la musique contemporaine au pluriel

Musique Contemporaine | Nouveau festival dédié aux musiques contemporaines, Superspectives entremêle musiques savantes et musiques populaires dans un cadre idyllique sur la colline de Fourvière.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 28 mai 2019

Photo : © Vues du site du festival Superspectives


L'étiquette "musique contemporaine" effraie, aujourd'hui encore, beaucoup (trop) de monde, et François Mardirossian (pianiste) et Camille Rhonat (professeur de philosophie) en sont conscients. Les deux anciens camardes de lycée ont mis cette année en sourdine leurs activités professionnelles pour lancer un festival de musique contemporaine qui ferait mentir les idées reçues et décloisonnerait le genre.

« Pour nous, entonne le duo, la musique contemporaine n'est pas seulement la musique classique contemporaine, mais aussi bien le jazz, les musiques du monde, l'électro... Par goût personnel, nous avons voulu mettre en avant, pour cette première édition, les compositeurs issus du courant minimaliste, les œuvres et les héritiers de John Cage, Steve Reich, Philip Glass, Moondog... ». Dont acte : une nuit blanche minimaliste aura lieu le samedi 6 juillet de 20h30 à 8h du matin (!), Stefan Lakatos et Bengt Tribukait rendront hommage, la veille, à Moondog, et le Tana Quartet jouera l'intégrale des quatuors à cordes de Philip Glass le samedi 22 juin.

Work in progress

Ambitieux, varié, ouvert, Superspectives se déroulera sur pas moins de quatre semaines (à raison de quatre concerts par semaine), en plein air, au sein du très beau site de la Maison de Lorette sur la colline de Fourvière. Frederic Rzewski, grande figure du post-minimalisme, ouvrira le festival en interprétant ses propres œuvres, et le lendemain on passera directement aux musiques du monde de Bab'l Bluz et de Ti'Kaniki, avant de découvrir, par la suite, trois figures de la musique contemporaine (Karol Beffa, Bruno Letort, Serge Thomassian), le free jazz de Oko Oko & Luiza Katar, une soirée dédiée à la scène électro lyonnaise, une œuvre d'Arvo Pärt, un hommage rendu aux compositrices françaises...

Un tel événement manquait cruellement à Lyon, et les deux jeunes directeurs artistiques regorgent d'idées pour l'avenir : pérenniser l'événement chaque année, faire de la Maison de Lorette un lieu de résidence artistique et intellectuelle...

Superspectives
À la Maison de Lorette à Lyon du 20 juin au 14 juillet

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L'œil écoute au Musée d'Art Contemporain

Art Contemporain | Si ce n'est en fanfare, c'est en tout cas en musique qu'Isabelle Bertolotti débute sa nouvelle programmation au Musée d'Art Contemporain, avec un ensemble d'expositions consacré aux liens entre sons et arts plastiques.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 12 mars 2019

L'œil écoute au Musée d'Art Contemporain

« Sans la musique, la vie serait une erreur » disait Nietzsche. Prendre la musique, et plus largement le son, comme thématique pour ses premières expositions à la tête du MAC, est une idée plutôt revigorante de la part d'Isabelle Bertolotti. Ça bruisse, ça tinte, ça "drone", ça chante, ça pianote à tous les étages du musée, et toute cette rumeur donne une vitalité et une énergie de bon aloi pour le nouveau virage pris par le musée... Au premier étage, c'est l’œuvre de David Tudor (1926-1996) Rainforest V (Variation 2), récemment acquise, qui est mise en avant. En 1965, ce compositeur américain proche de John Cage tente d'attribuer une voix aux... objets ! Après plusieurs tentatives décevantes, c'est auprès de l'armée américaine qu'il trouve le matériel adéquat pour sonoriser divers objets et utiliser le tout pour la pièce chorégraphique de Merce Cunningham, Rainforest. Ce projet, David Tudor l'a retravaillé toute sa vie ou

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Moondog : le Dernier Viking

Nuits de Fourvière | À la suite des grands hommages fourvièrien consacrés à des figures mythiques de la musique contemporaine (Beatles, Waits, Wyatt...), les Nuits se penchent cette année sur l'un des musiciens les plus énigmatiques et influents du XXe siècle : Moondog, aka le Viking de la VI avenue.

Stéphane Duchêne | Mardi 7 juin 2016

Moondog : le Dernier Viking

Quand une légende commence, elle est souvent précédée de beaucoup d'autres. Or, quand Louis Hardin plus connu — même si c'est beaucoup dire — sous le nom de Moondog, naît en 1916, la légende familiale est déjà en marche et elle pourrait s'arrêter là. Son grand-cousin n'est autre que l'outlaw américain John Wesley Hardin, qui donnera son titre et une chanson à un album de Bob Dylan et passa 17 ans en prison pour meurtre à la fin du 19e siècle, avant d'être assassiné à El Paso. C'est dans cette culture parfois un peu schizophrène de l'ouest américain que baigne Louis, entre Kansas, Wyoming et Idaho : son père, pasteur épiscopalien, lui fait rencontrer un jour Yellow Calf : un chef indien arapaho qui l'initie au tambour en peau de buffle lors d'une danse du soleil. C'est probablement là que le rythme entre sous la peau du jeune garçon s'initiant ensuite à la batterie. À 16 ans, un accident digne d'un western — un bâton de dynamite trouvé sur une voie ferrée lui explose au visage — lui coûte la vue et le jeune homme navigue entre autodidactisme et institutions pour aveugle. De fait, toute sa vie sera ainsi positivement tiraillée entre underground et académisme : installé à

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Moondog : en coulisse avec l'ensemble Minisym

Nuits de Fourvière | À Nantes où il répétait en ce mois de mai, il apparaît bien vite que l'ensemble Minisym (créé pour ressusciter Moondog) est le point d'appui principal (...)

Nadja Pobel | Mardi 7 juin 2016

Moondog : en coulisse avec l'ensemble Minisym

À Nantes où il répétait en ce mois de mai, il apparaît bien vite que l'ensemble Minisym (créé pour ressusciter Moondog) est le point d'appui principal de la soirée hommage concoctée par les Nuits de Fourvière. Amaury Cornut, 28 ans, le piano indien face à lui, écoute les sonorités métissées, classiques et mélodieuses, baroque et pop de ses quatre camarades et imagine comment cela va s'organiser dans la première partie du concert avec la voix de Stephan Eicher (ami et collaborateur de la légende), l’orchestre de l'Opéra de Lyon et le duo Dominique Ponty-Lakatos (piano / trimba). Avec rigueur, les Minisym s'attellent, à l'aide de partitions et des quelques enregistrements fidèles, à retranscrire la musique de Moondog sans la lester d'ornements inutiles, s'appuyan

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«La musique de Glass : une invitation à contempler» - Interview de Bruce Brubaker

MUSIQUES | Reconnu comme l'un des meilleurs interprètes de Philip Glass, le pianiste new-yorkais Bruce Brubaker a publié chez Infiné "Glass Piano", où il reprend les incontournables pour piano solo du maître de la musique dite minimaliste. Il présentera la chose au Sucre à l'occasion du premier PB Live de la saison. Explication (et interprétation) avec l'intéressé.

Stéphane Duchêne | Samedi 10 octobre 2015

«La musique de Glass : une invitation à contempler» - Interview de Bruce Brubaker

Pourquoi cette fascination pour le travail de Philip Glass ? Que représente-t-il pour un musicien tel que vous ? Bruce Brubaker : Pour moi, certains des morceaux que Philip a écrit pour le piano ouvrent un territoire d'expérience et de temps musicaux qui ne seraient tout simplement pas accessibles autrement ! Bien sûr, il y a là de jolis sons et des harmonies qui nous comblent émotionnellement mais, plus que tout, leur qualité première et d'être dans l'instant, le présent et de nous y projeter – maintenant ! Reste qu'on peut légitimement se demander à quoi bon jouer les oeuvres de Philip Glass à sa place. C'est un peu, toute proportion gardée, comme jouer du Mozart avec Mozart regardant par-dessus votre épaule. Que peut-on apporter à ces œuvres de plus que leur auteur ? Pour moi, le circuit musical complet de la “musique écrite” se décline comme suit : l'auteur de la musique, l'interprête et ensuite l'auditeur. Chacune de ces composantes est nécessaire. Quand un auteur a terminé d'écrire, son texte peut-être lu de bien des manières différentes. Il est très intéressant d'entendre un compositeur jouer sa propre musique, mai

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Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

MUSIQUES | Philip Glass joué par Bruce Brubaker au Sucre, Yael Naim qui fricote pour la quasi première fois avec le Quatuor Debussy en la Chapelle de la Trinité et le retour de San Fermin au Marché Gare : cette saison, le PB Live voit triple.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 septembre 2015

Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

On avait laissé les Petit Bulletin Live résonner sur les dernières notes du Songs of Time Lost de Piers Faccini et Vincent Segal au Temple Lanterne en novembre dernier – ces derniers y refaisant un passage le 10 décembre. Certes, le temps fut long, mais comme l'a chanté Francis Lalanne, «on se retrouvera», et ce dès le 21 octobre. Et pas avec Francis Lalanne, c'est dire si le public est gâté. Et pas que pour une seule date, mais trois. Cette année, le PB Live, après une remise en forme, s'est converti à la tactique bien connue de Jacques Anquetil et de notre précieux et enthousiaste partenaire Rain Dog Productions :«On part à fond, on accélère au milieu et on finit au sprint.» Donc on part à fond, avec du lourd et du pointu, un bon 53x12 en langage cycliste mais qui, une fois lancé, roule tout seul : Bruce Brubaker joue Glass. Au Sucre. Parce que personne ne joue mieux Glass que Brubaker, à part peut-être Glass lui-même. On y revient de toute façon très vite. Sachez simplement que, interprétées par un tel virtuose, les études pour piano solo de Philip Glass,

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Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

MUSIQUES | Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 1 juin 2015

Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin Live pour un concert exceptionnel au Sucre le 21 octobre. Au menu, l'une de ses spécialités : la (ré)interprétation de l'oeuvre pour piano solo de Philip Glass. Mieux : dans l'esprit du Philip Glass Ensemble primordial qui squattait lofts et galeries, Brubaker évoluera devant un public qui aura tout loisir de choisir sa position d'écoute (debout, assis, couché) dans un rooftop laissé à nu et prêt à accueillir l'hypnose minimaliste. Billetterie : http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Musique-classique-BRUCE-BRUBAKER-PLAYS-PHILIP-GLASS-LYBRU.htm

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Philip Glass : de l'autre côté du miroir

MUSIQUES | En écho au festival stéphanois Nouveau Siècle, Philip Glass, 76 ans, investit pour un soir le théâtre de la Renaissance. Au programme, un récital des œuvres les plus marquantes pour piano solo de celui qui est présenté tantôt comme le plus populaire des minimalistes répétitifs, tantôt comme le plus répétitif des minimalistes populaires. Explications. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 janvier 2014

Philip Glass : de l'autre côté du miroir

A l'image du minimalisme dont il est issu et auquel on continue de le rattacher aujourd'hui, Philip Glass a fait l’objet de nombreux débats d'initiés, souffrant de la comparaison avec la musique savante plus complexe, mais aussi coupable d'avoir su trouver un public et connu un important rayonnement. En gros, de s'être fourvoyé, d'avoir vendu son âme à la pop, et le tout sans trop se fouler la couenne. De Glass, le violoniste David Harrington, fondateur du Kronos Quartet – complice régulier du compositeur – a ainsi dit en février 2012 dans le Village Voice : «Certains musiciens méprisent ouvertement sa musique, arguant qu’elle est simple, voire simpliste (…). Ils feraient mieux d’essayer d’en faire autant. La musique de Philip requiert la plus extrême clarté d’interprétation de sons, de tons, de rythmes que l’on puisse musicalement imaginer. Il développe une impulsion, une humeur et un type de texture uniques à travers le seul usage de la répétition». Sutra Bien sûr, on arguera qu’il n’y a pas de fumée sans feu et l’on aura sans doute raison, car le style, la méthode, le label Philip Glass, sa tendance à l’auto-citation – fruit de la répé

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Classic Pop

MUSIQUES | Kronos QuartetÀ l'origine ensemble de chambre, le Kronos Quartet est la formation la plus innovante du classique contemporain et même de la planète (...)

Stéphane Duchêne | Dimanche 7 octobre 2012

Classic Pop

Kronos QuartetÀ l'origine ensemble de chambre, le Kronos Quartet est la formation la plus innovante du classique contemporain et même de la planète musicale, ne reculant devant aucune barrière pour jouer, entre autres, les dévoreurs de musiques pop. La preuve avec ses adaptations de Jimi Hendrix, Sigur Ros, Television ou Bob Dylan. Francesco TristanoPianiste classique de formation formé à la Juillard School, également spécialiste de baroque (Frescobaldi, Bach), le Luxembourgeois, qui émarge sur le label créé par Agoria, InFiné, trempe régulièrement ses doigts dans l'électronique et la musique contemporaine : au sein du trio Aufgang ou lorsque, sur Not for Piano, il reprend des pièces électroniques de Jeff Mills, Derrick May ou Autechre. Philip GlassSymphonies tirées de Heroes et Low de David Bowie, collaborations avec Suzanne Vega et Mick Jagger, album avec Leonard Cohen (The Book of Longing), adaptation pour orchestre du Icct Hedral d'Aphex Twin ou pour piano du Sound of Silence de Paul Simon... Le compositeur contemporain d'opéras, de musiq

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Le ton monte au MAC

ARTS | Deux inaugurations au Musée d’Art Contemporain ces derniers jours : l’exposition plutôt réussie dans son genre sur les liens entre Erik Satie et John Cage, et… une première grève du personnel. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 27 septembre 2012

Le ton monte au MAC

Happening ? Performance ? Non pas, mais une première grève du personnel (38 salariés sur 45, selon les grévistes) au Musée d’Art Contemporain réclamant de meilleures conditions de travail. Un petit comité d’accueil remettait des tracts à l’entrée du musée lors de la journée de visite presse et les grévistes décidaient de ne pas bloquer le MAC mais de manifester et d’informer. Le malaise dans la culture publique pose ici et là ses petits ou gros symptômes et, le même jour, le Musée des Beaux-Arts présentait un tableau d’Ingres avec souscription publique pour l’acquérir (lire ci-contre)… Tout cela n’aurait certainement pas laissé John Cage (1912-1992) indifférent, lui que l’on considère comme l’un des inventeurs de la performance et (avec le mouvement Fluxus en général) comme un grand brouilleur de frontières entre la vie et l’art, le réel et la création. La nouvelle exposition du MAC se penche sur ses liens privilégiés avec le compositeur sarcastique Erik Satie (1866-1925), qu’il admira et dont il s’inspira autant voire plus que le beaucoup plus sérieux et âpre Anton Webern (1883-1945). Excitations Tout se joue au sens propre et figuré a

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Satie en Cage

MUSIQUES | En écho à l’exposition Cage’s Satie : composition for museum, au Musée d’Art Contemporain de Lyon, des petits concerts alléchants s’égrènent et montrent un John (...)

Pascale Clavel | Jeudi 20 septembre 2012

Satie en Cage

En écho à l’exposition Cage’s Satie : composition for museum, au Musée d’Art Contemporain de Lyon, des petits concerts alléchants s’égrènent et montrent un John Cage étonnant, tout en admiration pour Erik Satie. Lorsqu’on connaît un peu Cage, ses pianos préparés, sa pièce 4’33 de silence imposé, on a du mal à imaginer l’homme qui admira Satie. C’est celui-là que l’on peut découvrir samedi 29 septembre au MAC puis au CNSMD de Lyon. L’Ensemble Op.Cit dirigé par Guillaume Bourgogne, associé aux Solistes de Lyon-Bernard Tétu donne deux concerts voir les sons au MAC puis deux autres programmes au CNSMD (navette assurée pour le public) Icônes d’iconoclastes et Vers le Zen au cours desquels les deux compositeurs s’interpelleront. Comme un va et vient entre deux esthétiques, cette série de concerts offre un regard amusé sur la création et confronte deux écritures qui se moquaient royalement des styles imposés par leur époque. De la musique d’ameublement de Satie à Credo in Us pour piano, percussions et phonographe, ce sont des univers qui troublent encore nos petites oreilles, des ambiances étranges et drôles. Pascale

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L'œil de Glass

MUSIQUES | Aux Nuits de Fourvière, Philip Glass jouera pour la première fois en France la partition qu'il a composée pour le dernier volet de la trilogie Qatsi de Godfrey Reggio. L'occasion de revenir sur les rapports que Glass entretient avec l'image en général et le cinéma en particulier. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 5 juillet 2005

L'œil de Glass

Quand Philip Glass accepte en 1976 de travailler avec Godfrey Reggio sur Koyaanisqatsi, ce n'est pas sans réticence. L'idée de créer une partition pour un film ne l'enthousiasme guère, et c'est vraiment la spécificité du projet qui lui donne envie de franchir le pas. 20 ans plus tard, Glass est désormais un des musiciens incontournables en matière de bande originale de films, ses services étant loués aussi bien pour des films indépendants que pour des productions plus ambitieuses commercialement. Un renversement de situation qui est aussi le reflet de l'itinéraire personnel de Glass, parti de la musique "savante" pour se rapprocher ensuite de formes plus populaires, refusant de se laisser enfermer dans un ghetto élitiste de "music snobs" (comme il nous le déclarait en l'an 2000). 70 : Reggio, un après-Wilson L'expérience cinématographique de Glass avec Koyaanisqatsi découle pourtant logiquement de son travail antérieur avec Bob Wilson. Le metteur en scène, à l'époque, invente un théâtre bâti sur le visuel, l'image, la lumière, et l'association avec Philip Glass pour l'opéra Einstein on the Beach marquera l'aboutissement de ce

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