Reso signe une fresque rue Moncey

Sarah Fouassier | Mardi 24 septembre 2019

Photo : © SF


Le festival de street art Peinture Fraîche continue de retentir dans la ville avec notamment l'ouverture d'une boutique éphémère (au 25 rue Burdeau jusqu'au 12 octobre) et la commande d'une fresque par la mairie du 3e arrondissement. Peintes par le graffeur toulousain Reso, deux peintures murales se font face sous le porche de la rue Moncey. L'inauguration de l'œuvre a marqué l'amorce du chantier de réhabilitation de la place Ballanche. En amont de sa composition, Reso a dialogué avec les habitants dans l'objectif de produire une peinture à l'image du quartier : animée et cosmopolite.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Peinture Fraîche, acte 3 : les premiers noms

Street Art | Peinture Fraîche sera de retour à la Halle Debourg du 1er au 31 octobre 2021, pour une troisième édition sous le signe des nouvelles technologies, de l’écologie, des regards féminins et de l’abstraction. Les premiers noms viennent d’être dévoilés.

Sarah Fouassier | Mardi 29 juin 2021

Peinture Fraîche, acte 3 : les premiers noms

Le lieu du festival reste inchangé, mais la programmation sera, elle, entièrement renouvelée : vingt artistes locaux se joindront à vingt artistes internationaux et nationaux pour repeindre les murs de la Halle Debourg. La réalisation de chacune des œuvres sera filmée puis timlapsée — c’est-à-dire accélérée, afin de montrer au public, en quelques secondes, les conditions de réalisation. Ainsi seront dévoilées toutes les étapes du processus de production d’une œuvre. Ces vidéos seront visibles sur nos téléphones à l’aide de la réalité augmentée. Parmi les premiers noms révélés, on retrouve le Belge Ceepil et ses animaux en bandes qui paraissent comme emprisonnés dans une condition dont ils ne maîtrisent pas la destinée. L’Espagnol Angel Toren fera vivre au public une véritable expérience optique et numérique. Ses peintures murales mêlent tradition et innovation en jouant sur les lettrages, la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Le Suisse Ygrek installera l’une de ses créations typographiques sur fil de fer qu’il expérimente depuis 2012, tandis que le Danois Dais

Continuer à lire

De Lascaux à Lasco

Street Art | Scientifique le jour, street artiste la nuit, Lasco peint le passé sur les murs du présent. Inspiré par l’art pariétal du Paléolithique, il sort de la grotte les trésors d’il y a des milliers d’années pour les emmener dans la rue. Rencontre.

Manon Ruffel | Mardi 10 novembre 2020

De Lascaux à Lasco

D’où vient cette passion de la préhistoire et de l’art pariétal ? C’est l’addition de plusieurs choses. Enfant, j’ai aimé découvrir cette période préhistorique à l’école, comme beaucoup d’autres. J’ai fait une formation scientifique, mais je vivais à côté d’une école d’art lyonnaise, donc j’ai fréquenté pas mal d’artistes. Mes études et mon métier [NdlR : en recherche scientifique] m’ont permis de découvrir des grottes ornées et non-ornées. Avoir la chance de voir ces dessins de 20 ou 30 000 ans, ça m’a ému. Le street art préhistorique m’est apparu il y a quatre ans presque comme une évidence. Pour moi, le côté scientifique et artistique font sens ensemble. Je suis conscient qu’il n’y a pas la même charge émotionnelle quand on voit mon dessin et quand on est dans une grotte de 20 000 ans, mais je trouvais intéressant de vulgariser l’art pariétal, à la fois sur le plan artistique et scientifique. Justement, il y a dans votre travail et sur vos réseaux un aspect pédagogique. Est-ce important pour vous de transmettre, de vulgariser l’art pariétal à travers le street art ?

Continuer à lire

Le Festival Peinture Fraiche prolongé d'une semaine

Street Art | Initialement prévu jusqu’au 25 octobre et malgré une édition chamboulée par les dernières annonces gouvernementales, le festival Peinture Fraîche est prolongé d'une (...)

Manon Ruffel | Mardi 20 octobre 2020

Le Festival Peinture Fraiche prolongé d'une semaine

Initialement prévu jusqu’au 25 octobre et malgré une édition chamboulée par les dernières annonces gouvernementales, le festival Peinture Fraîche est prolongé d'une semaine. L’occasion pour les retardataires de découvrir pendant encore quelques jours les cinquante street artistes français et internationaux qui ont investi la Halle Debourg, cet ancien entrepôt de fret-triage du 7e arrondissement transformé en parcours de street art pour l’occasion. Vous pourrez donc déambuler à travers les différentes expositions d’œuvres dont plusieurs prennent vie grâce à l’application de réalité augmentée, et vous prêter aux jeux des ateliers interactifs et autres murs d’expression libre jusqu’au dimanche 1er novembre.

Continuer à lire

Peinture Fraîche fait fusionner créativité et technologies

Street Art | Cette deuxième édition de Peinture Fraîche (co-organisé par Le Petit Bulletin) tient ses promesses : nouvelles technologies, profusion d’œuvres sur divers supports et parcours renouvelé sont au rendez-vous. Une visite inédite qui convoque la réalité augmentée et ravira les amateurs de street art.

Sarah Fouassier | Mercredi 7 octobre 2020

Peinture Fraîche fait fusionner créativité et technologies

Il en fallait du courage et de la volonté pour maintenir cette seconde édition du festival Peinture Fraîche. Malgré les quelques modifications et annulations occasionnées par la crise sanitaire, la grande célébration du street art a bien lieu jusqu’au 25 octobre. En tant que premier événement culturel d’envergure de cette rentrée, l’équipe a donné le ton dès les premières heures avec une inauguration masquée et distanciée en présence des partenaires, de la presse et des élus locaux. Cette épreuve du feu a rassuré les organisateurs quant à la capacité de chacun à respecter les règles du nouveau monde : on ne se colle pas au voisin, on boit et on mange assis, on se désinfecte les mains à l’entrée et on ne porte pas le masque sous le nez mais bien au-dessus. Des règles peu réjouissantes, mais auxquelles le secteur culturel doit se plier s’il veut survivre. Une survie qui ne se fera pas sans le public qui se montre plutôt timide sur l’ensemble des manifestations culturelles. Alors, lorsqu’un événement se maintient il est important, voire militant de s’y rendre ! Au prix de 5€ la visite d

Continuer à lire

Les Dames de la Cantine ont toujours du rab

Food | Reconversion, réflexion, cuisson et le tout avec raison : Guillaume Wohlbang et Juliette Plailly fondent le traiteur d'aujourd'hui, zéro déchet et circuit court, avec les Dames de la Cantine. Jusqu'au 25 octobre à Peinture Fraîche.

Adrien Simon | Jeudi 8 octobre 2020

Les Dames de la Cantine ont toujours du rab

Le changement c’était maintenant : d’aucuns en cuisine n’ont pas attendu la promesse d’un monde d’après pour effectuer leur mue. Il y a bien sûr cette lame de fond bio-healthy-locale, mais pas que ! Nouveaux chevaux de bataille : l’anti-gaspi et le zéro déchet. Un questionnement qui touche notamment la livraison de repas, les gros du secteur ayant été enjoints par le ministère de l’Écologie à se pencher sur ses détritus. Mais aussi la haute-gastronomie : ainsi l’exemple de Mauro Colagreco qui a engagé son resto triple étoilé de la Côte sur la voie du plastic free. La vue de plages souillées au Mexique l’aurait sensibilisé sur cette question. Entre les industriels et les étoilés, il y a de petites structures qui prennent le sujet à bras le corps. Tenez, par exemple, Les Dames de la Cantine (dont Le Petit Bulletin est actionnaire minoritaire), en charge de la restauration durant les trois semaines du festival Peinture Fraîche. Les Dames en question sont en quelque sorte un produit de la précédente édition du festival : déjà sollicitées pour susten

Continuer à lire

Theo Haggaï ou la solidarité sans faille

Street Art | Il est hypersensible, intuitif, utopiste (mais les pieds sur terre), indigné par les injustices, en colère. Son remède ? Dessiner, traiter de sujets graves en s’amusant (ou l’inverse) et délivrer un message de solidarité. Portrait.

Julie Hainaut | Jeudi 8 octobre 2020

Theo Haggaï ou la solidarité sans faille

Il ne se considère pas comme un street artist, mais comme un touche-à-tout, un artiste multidisciplinaire qui dessine partout, quand ça lui chante, peu importe le support. « J’ai du mal avec le terme de ‘’street art’’ parce que je passe plus de temps chez moi que dehors, à créer, penser, imaginer. Je m’adapte à toutes les surfaces. Il faut juste que ça m’amuse et que ça ait un sens » explique Théo Haggaï. Il traite de sujets qu’ils considèrent « normaux » et qui devraient révolter « absolument tout le monde » : le racisme, l’homophobie, le réchauffement de la planète, la guerre, l’exil… « Je suis constamment en colère. Il me paraît normal de s’indigner contre les discriminations. Quand je vois des gens s’opposer ou tempérer une cause, ça me tord le bide. » Alors il dessine. Des personnages (non genrés) qui essaient de sauver la terre par tous les moyens, d’autres qui pleurent la mort de Georges Floyd, d’autres qui, exilés de leur terre, cherchent la liberté (en vain). Des mains qui s’empoignent, aussi, preuve de la nécessité de la solidarité. Les traits sont simples, minimalistes, fins, ronds, profonds, dram

Continuer à lire

Au TNP, Peter Brook en éclaireur

Théâtre | Attaquons cette étrange saison par le plus haut sommet. Peter Brook est le premier invité de l'ère Bellorini qui s'ouvre au TNP. Le Britannique de 95 ans aurait dû être cet été aux Nuits de Fourvière, le voici dans une salle masquée pour vivre envers et contre tout l'expérience de se confronter à son œuvre radicale : Why ?.

Nadja Pobel | Vendredi 11 septembre 2020

Au TNP, Peter Brook en éclaireur

Feinter avec la quatorzaine britannico-française, remplacer une autrice pour une autre pour s'arranger de cette contrainte. Étrange rentrée. Si les salles non subventionnées sont dans une totale misère dûe à la crise sanitaire, celles qui le sont, telles que ce grand centre dramatique national, ont le devoir de proposer, autant que faire se peut, ce qui était annoncé. C'est l'Histoire qui nous regardera à Villeurbanne. Peter Brook a connu son premier grand succès en France en 1957 avec une version de Titus Andronicus dans laquelle il distribuait... Laurence Olivier et Vivien Leigh ! Il trouvait dans la matière shakespearienne de quoi se nourrir. L'économie de moyen primait déjà. Mais c'est dans les années 1960 qu'il lorgne vers ce qui sera son mantra, l'espace vide, qu'il théorise dans un livre du même nom paru en 1968. Alors qu'il privilégie souvent les pièces dites secondaires du dramaturge élisabéthain, il écarte au dernier moment le décor de son adaptation du Roi Lear en 1962, préférant se concentrer « sur la présence des

Continuer à lire

Peinture Fraîche déplacé en octobre

Street Art | Peinture Fraîche maintient la majeure partie de sa programmation et déplace ses dates à octobre.

Sébastien Broquet | Mardi 12 mai 2020

Peinture Fraîche déplacé en octobre

Le festival de street art Peinture Fraîche, qui devait se dérouler initialement en mai et a été reporté suite à la pandémie de Covid-19, a fixé ses nouvelles dates : ce sera du vendredi 2 au dimanche 25 octobre 2020, toujours au même endroit, la Halle Debourg dans le 7e arrondissement de Lyon. Le programme est en cours d'ajustement, mais la présence de toutes les principales têtes d'affiche est confirmée : ainsi, il sera possible d'admirer sur place les œuvres de Adam Fujita, Ben Eine, Alber, Bond Truluv, Astro, Soda, The Blind et El Pez. De même, tous les artistes locaux ont confirmé leur présence lors de cette seconde édition du festival née sous l'égide d'une collaboration réunissant l'association Troi3 et Le Petit Bulletin. Pour en savoir plus sur la programmation de cette seconde édition de Peinture Fraîche, c'est par ici.

Continuer à lire

Peinture Fraîche à l'avant-garde du street art

Festival | Peinture Fraîche a dévoilé sa programmation et son ambition de métamorphoser la Halle Debourg sous l’impulsion des nouvelles technologies. Un parti pris qui installe Lyon à l’avant-garde du street art.

Sarah Fouassier | Mardi 18 février 2020

Peinture Fraîche à l'avant-garde du street art

Lyon n'a jamais fait figure de ville novatrice en matière de street art. C'est ce que Peinture Fraîche s'évertue à changer depuis sa première édition. Si le lieu où se déroulera le festival se révèle inchangé, son contenu connaîtra des évolutions puisque la totalité de la programmation artistique est renouvelée. Seuls les artistes locaux invités lors de la première édition seront à nouveau conviés à montrer et à vendre leurs œuvres dans l’espace d’exposition. Ce qui favorise l’émergence d’un marché de l’art urbain lyonnais et la professionnalisation des artistes. Une initiative bienvenue dans un milieu où la rémunération de peintures dans l’espace public est rare. Qui seront les têtes d’affiche de cette édition 2020, et qu’espérer de ce Peinture Fraîche 2.0 ? Les nouvelles technologies seront sans aucun doute les invités d’honneur de ce festival puisque 80% des fresques seront animées grâce à la réalité augmentée, offrant aux visiteurs une double visite et une double lecture des pièces. L’usa

Continuer à lire

123klan, premier nom pour Peinture Fraîche

Street Art | La programmation du festival de street art Peinture Fraîche sera annoncée le mardi 18 février. Mais un premier nom se dévoile déja, et il va provoquer l'impatience de tous les amateurs de graffiti oldschool et de graphisme : 123klan.

Sarah Fouassier | Mardi 11 février 2020

123klan, premier nom pour Peinture Fraîche

Klor et Scien, l'inséparable duo derrière le crew 123klan fera prochainement escale à Lyon. Le couple originaire de Dunkerque aura un emplacement de choix lors du festival Peinture Fraîche qui aura lieu du 1er au 17 mai. 123klan a changé la face du graffiti ainsi que l’usage des premiers iMac et du logiciel Illustrator à la fin des années 90. C’est grâce à l’utilisation du dessin vectoriel que le couple de vandales a inventé un nouveau style de graffiti et une toute nouvelle esthétique. Avec 123klan, la culture urbaine naissante a rencontré la technologie et le graffiti a fusionné avec le design graphique. Grâce à eux, l’esthétique B-Boy de la vieille école s’est vectorisée, et les lignes et blocs de couleurs sont devenus tranchants. Fatale graffiti Grâce au dessin vectoriel, le style 123klan se décline sur tous les supports (murs, stickers, posters, vêtements), pourvu qu’ils soient apparents

Continuer à lire

Peinture Fraîche, un succès

Street Art | Après dix jours intenses, la première édition du festival Peinture Fraîche s'est achevé ce dimanche. Bilan.

La rédaction | Mardi 14 mai 2019

Peinture Fraîche, un succès

La Halle Debourg a fermé ses portes, ce dimanche soir. Après avoir reçu la visite de 37 615 festivaliers, venus admirer les œuvres peintes par 68 artistes au cours de ces dix jours de Peinture Fraîche. Une première édition pour ce festival de street art concocté en joint-venture entre l'association Troi3 et Le Petit Bulletin, placée sous l'égide du directeur artistique Cart'1, qui s'achève sur un succès au vu de l'affluence. C'est un public transgénérationnel et conquis qui s'est déplacé en nombre, dont 500 ont bénéficié d'une visite avec l'un des quatre médiateurs formés (27 retraités, 50 étudiants en architecture, l'association Singa ou encore près de 300 scolaires). Du mur d'expression libre, où 3000 sprays ont été vendus, squatté en permanence par les artistes en herbe comme par leurs parents, aux divers ateliers (la sérigraphie, Lor-K, la réalité virtuelle, etc.), l'affluence ne s'est jamais démentie, occasionnan

Continuer à lire

Kid Kreol & Boogie, artistes d'une île pas si proche

Street Art | Véritables artistes visuels, Kid Kreol & Boogie travaillent ensemble depuis onze ans à la création d’un imaginaire longtemps annexé par les dominants. L’histoire douloureuse de l’île de La Réunion se mue en des éclats poétiques où les voyages, les connaissances historiques et anthropologiques s’alimentent : l’expérience personnelle habite un récit universel.

Sarah Fouassier | Vendredi 26 avril 2019

Kid Kreol & Boogie, artistes d'une île pas si proche

Vous vous êtes rencontrés à l’École des Beaux-Arts de La Réunion, quel était le regard porté sur votre travail de graffiti dans cette institution ? Kid Kreol : Quand on s’est rencontré, on avait déjà quelques années de graffiti dans les pattes. Arrivés aux Beaux-Arts, ça s’est plutôt mal passé, les professeurs ne comprenaient pas ce qu’était le graffiti. Quand on disait graffiti, on parlait de Warhol, Basquiat ou Keith Haring, du coup c’était assez brutal car on nous disait que notre boulot c’était de la merde. Ça nous a beaucoup servi, on a passé quatre ans à peindre ensemble et à déconstruire notre univers. La culture réunionnaise étant plutôt orale et sacrée, comment les anciennes générations perçoivent votre retranscription de celle-ci ? Boogie : On a un peu de tout comme réaction, aussi bien des réactions positives, que des gens disant que ce qu’on fait, c’est le diable, le démon. Après, ce sont justes des interprétations… L’idée de notre travail c’est vraiment de faire apparaître un imaginaire dans l’espace public, donc c’est gagné quand les gens le voient et le ressentent. Kid Kreol : On tou

Continuer à lire

Bordalo II et Skeleton of Colores invités à Peinture Fraîche

Street Art | Bordalo II, Satr, Gleo, Marcela, Miss Me, Skeleton of Colores... la crème de la crème des street artistes du monde entier se donne rendez-vous à Peinture Fraîche, du 3 au 12 mai prochain.

Lisa Dumoulin | Mardi 12 février 2019

Bordalo II et Skeleton of Colores invités à Peinture Fraîche

On vous en a déjà parlé ici, Le Petit Bulletin co-organise avec Cart'1 et l'association Troi3 le festival Peinture Fraîche qui se déroulera du 3 au 12 mai à la Halle Debourg, un ancien entrepôt du 7e arrondissement de Lyon. Nous avions annoncé dès septembre la venue de quatre artistes d'envergure : Inti, Jace, Fin Dac et Alex Face. Voici aujourd'hui l'intégralité des artistes invités. Le portugais Bordalo II est l'une des superstars de cette édition aux côtés de la chinoise Satr. La Colombienne Gleo, la Brésilienne Marcela Ondasdamar, la Canadienne Miss Me et l'Américain Skeleton of Colores viendront représenter l'Amérique latine et du Nord. Côté Europe, direction l'Est : serons accueillis par le festival le Slovaque Suck et les Roumains Ocu et Kero, et un autre compatriote de Fernando Pessoa : Hazul. Parmi les invi

Continuer à lire

Bordalo II : « changer le monde et y prendre part est plus important que tout le reste »

Street Art | Invité au festival Peinture Fraîche, l’artiste portugais Bordalo II fait voyager son bestiaire constitué de déchets pour dénoncer la surconsommation. Ses sculptures gigantesques représentent des animaux à l’aide de son bourreau de matériau : le plastique. Faisant de lui un artiste à part dans le milieu du street art, puisqu'engagé dans une cause qu'il semble défendre plus que ses propres œuvres.

Sarah Fouassier | Mercredi 13 février 2019

Bordalo II : « changer le monde et y prendre part est plus important que tout le reste »

Vous avez fait les beaux-arts à Lisbonne, comment s’est faite la transition entre les Beaux-Arts et le street art ? Bordalo II : Le temps que j’ai passé dans l’espace public m’a appris à être à l’aise avec le fait d’avoir de la visibilité rapidement, j’ai ensuite pris conscience du potentiel de faire quelque chose que les gens vont voir et interpréter, c’est comme être une publicité mais avec de meilleures intentions. Le street art ou l’art urbain est très important, car il permet d’avoir une visibilité et accès au public. Quand vous avez de la visibilité, c’est nécessaire d’avoir un message, sinon c’est juste superficiel et pas pertinent. Votre grand-père était peintre, que vous a-t-il enseigné que l’on peut retrouver dans votre travail aujourd’hui ? Dans mon enfance, j’ai passé beaucoup de temps avec mon grand-père, Real Bordalo, qui était un peintre. Il a été une grande inspiration en tant que précepteur : la plupart des choses que j’ai apprises grâce à lui, et les valeurs qu’il m’a transmises se reflètent sur mon travail. Hormis ses aq

Continuer à lire

Art bien urbain

Street Art & Tatouage | Art vivant par excellence, le street art a conquis les murs des galeries mais ne s’arrête pas là : des festivals s'implantent et des liens se tissent avec d’autres disciplines.

Lisa Dumoulin | Mardi 8 janvier 2019

Art bien urbain

Côté expos, c’est chez Superposition que ça se passe, avec le premier solo show de Mani, équilibriste du noir et blanc mêlant fresques murales, dessin et animations, intitulé La mécanique du vide : prometteur (du 31 janvier au 2 mars). Mais aussi avec l’exposition Inking Board du projet Skate Station, deuxième édition de ce rendez-vous mixant les univers du tatouage et du skate : seize tatoueurs lyonnais (dont Pandido, Mathias Bugo, Gladys to meet you...) sont invités à encrer deux skateboards en bois brut, comme ils le feraient sur le bras d'une personne (du 11 au 26 janvier). Côté visites, on guette l’incontournable balade dans les pentes organisée par Nomade Land et Flo 81 le 19 janvier, mais aussi une nouvelle visite insolite sur le street art à la Croix-Rousse, proposée par Les Visites des Filles le 12 janvier. Côté festivals, il ne faudra pas manquer la première édition de Peinture Fraîche qui se tiendra du 3 au

Continuer à lire

Attention, Peinture Fraîche !

Street Art | Le pôle événémentiel du Petit Bulletin est fier de vous présenter son nouveau projet monté en collaboration étroite avec le directeur artistique Cart'1 et l'association Troi3 : Peinture Fraîche, un festival international de street art qui se déroulera en mai prochain dans une friche industrielle du 7e arrondissement de Lyon.

La rédaction | Mardi 11 septembre 2018

Attention, Peinture Fraîche !

C'est l'histoire d'une rencontre. D'une connexion entre Le Petit Bulletin et Cart'1, street artist dans la place depuis la fin des eighties qui portait en lui l'envie de lancer dans sa ville (Lyon, donc) un festival d'ampleur dédié à sa discipline artistique. On lui doit déjà un festival en Colombie, où il a vécu un temps, dans la cité de Barranquilla : le KillArt Festival, quatre éditions à ce jour. Il a aussi concocté deux événements remarqués par ici, Wall Drawings en 2016 avec le Musée d'Art Contemporain puis Trublyon en 2017. Peinture Fraîche prend donc aujourd'hui la suite de ces deux rendez-vous. Rappel des faits : en 2016, les artistes de l’exposition Wall Drawings au MAC (Seth, Jace, Kid Kréol & Boogie, Wenna, Teck….) avaient pu performer sur l’ancien collège Maurice Scève (Lyon 4e), devant 3500 personnes en une seule journée. En 2017, profitant des liens de Cart’1 avec la Colombie, quatre street artistes de ce pays avaient été conviés : Guache, Yurica, Omar Alonzo et Joyce, en compagnie de c

Continuer à lire

Trésors (jeunes) publics : "Des trésors plein ma poche"

Animation | de Ana Chubinidze, Natalia Chernysheva, Camille Müller & Vera Myakisheva (Fr, 0h35) animation

Vincent Raymond | Mardi 26 septembre 2017

Trésors (jeunes) publics :

Il était une fois un bonhomme miniature, un dragon mélomane, une araignée tricoteuse, un écureuil amateur de luge, une baleine et une poule voulant voler. Il était une fois six réalisatrices à l’origine de ces histoires. Quand il n’en réalise pas lui même, le studio valentinois Folimage aime à rassembler des courts-métrages à destination du tout jeune public dans des programmations à l’éclectisme graphique réjouissant. Les six films ici présentés remplissent leur office, même si comme dans tout trésor qui se respecte, certains joyaux brillent davantage que d’autres. Par exemple, on remarque ici l’aquarelle d’Alena Tomilova sur Le Nuage et la Baleine rappelant évidemment Le Moine et le Poisson de Michael Dudok de Wit ; ou bien La Luge de Olesya Shchukina, qui n’est pas sans évoquer le style anguleux, voire atome, de l’illustration jeunesse de la fin des années 1950.

Continuer à lire

Le Trésor

ECRANS | Touchant à tous les registres sans faire de tapage, Corneliu Porumboiu compose, film après film, une peinture méticuleuse de la société roumaine contemporaine et s’impose comme le plus important cinéaste actuel de son pays. Nouvelle perle à sa filmographie, “Le Trésor” le confirme.

Vincent Raymond | Mercredi 10 février 2016

Le Trésor

Qu’est-ce qu’un trésor ? À cette question, chacune et chacun possède au moins deux réponses. L’une sentimentale, se référant à un objet matériel ou immatériel dénué de toute valeur marchande ; l’autre, absolue, désignant un bien universellement reconnu comme précieux, source de richesse potentielle pour son détenteur. Il est rare dans notre monde matérialiste que les deux définitions se superposent ou que l’une parvienne à se substituer à l’autre, à moins que l’on ait conservé une âme innocente. C’est le cas de Corneliu Porumboiu, qui malgré sa lucidité d’adulte, sait encore décocher des regards en direction d’un naturel merveilleux. Avoir un tel sens de l’absurdité et faire preuve d’autant de poésie relève du prodige. De l'ironie à la pelle Chaque époque connaît sa quête du Graal, plus ou moins ludique ou comique. Ce film en est une, qui renvoie à un temps et à un imaginaire révolus — celui des romans peuplés de pirates dissimulateurs, ou de ces contes que le héros Costi lit le soir à son fils. Seulement, en étant transposée de nos jours à l’échelle d’un jardin, l’aventure se trouve comme vidée de sa substance héroïque, de son éclat, d’une forme de danger

Continuer à lire

Les soirées du 25 novembre au 1er décembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Ben UFO au Sucre, Foreign Beggars et le showcase Innervisions au Transbordeur.

Benjamin Mialot | Mardi 24 novembre 2015

Les soirées du 25 novembre au 1er décembre

27.11 Weekend #12 Planqué dans un recoin industrialo-ferroviaire de Friedrichshain, ://about blank est l'archétype du club berlinois, un ramassis de recoins sombres et écaillés aussi interlope qu'accueillant – car bordé d'un vaste jardin de sable fin. Avec sa terrasse et ses murs vierges d'autographes, Le Sucre en est un cousin chic et policé. Il s’encanaillera cette semaine en recevant un résident dudit ://about blank, Resom, mais aussi et surtout l'un de ses illustres habitués, le pur DJ londonien Ben UFO – aux sens où il se "contente" de mixer et s'avère en la matière un des tous meilleurs.

Continuer à lire

Labeaume au cœur du monde

MUSIQUES | En Ardèche méridionale, Labeaume en Musique, c’est quatorze concerts dans la fraîcheur d’un théâtre de verdure, d’une plage ou d’une église. Un programme qui, (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Labeaume au cœur du monde

En Ardèche méridionale, Labeaume en Musique, c’est quatorze concerts dans la fraîcheur d’un théâtre de verdure, d’une plage ou d’une église. Un programme qui, cette année, a choisi de ne pas choisir entre le classique et la world. C'est d’ailleurs le versant métisse du festival qui retient toute notre attention, plus que l’honorable programme de musique de chambre, à l’image du concert de l’Orchestre Arabo-Andalou de Fès, porteur de la triple tradition chrétienne ibérique, afro-berbère du Maghreb et arabe. Un pont entre Fès et Grenade des plus émouvants, rarement invité par nos scènes. Souvent plébiscitée par notre rédaction, Rosemary Standley (la voix de Moriarty) présente de son côté Birds on a Wire, son duo avec la violoncelliste Dom La Nena qui réunit Purcell, Tom Waits, Lennon et Fairuz. Un tour de force vocal et musical qui est aussi un numéro de charme irrésistible. Autre star du violoncelle, Sonia Wieder-Atherton sera de la fête avec un récital de Bach à Nina Simone. Ajoutez à cela la venue du Grupo Compay Segundo et il ne vous reste qu’à prendre la route de

Continuer à lire

Play it again, une réunion de classiques

ECRANS | Est-ce l’influence grandissante du festival Lumière ? Toujours est-il que pour la première fois, une opération nationale aura lieu cette semaine autour (...)

Christophe Chabert | Mardi 21 avril 2015

Play it again, une réunion de classiques

Est-ce l’influence grandissante du festival Lumière ? Toujours est-il que pour la première fois, une opération nationale aura lieu cette semaine autour du cinéma de patrimoine, à l’initiative de l’ADFP (Association des Distributeurs de Films de Patrimoine), permettant de redécouvrir dans une centaine de salles françaises des classiques restaurés, certains fort populaires, d’autres beaucoup plus méconnus. À Lyon, avec un certain sens du tirage de bourre que nos confrères ne se privent pas de relayer, Play it again — nom de la manifestation, en référence à une réplique fictive de Casablanca — se partagera entre l’Institut Lumière et le Comœdia, soit treize films au total (avec deux doublons) et une sélection on ne peut plus éclectique. Pas la peine de revenir sur Paris, Texas et La Vie de château, dont nous avons déjà largement causé par ici — car, contrairement aux dits confrères qui ne s’y intéressent que les 36 du mois, nous parlons de

Continuer à lire

L'électro sur son 31

MUSIQUES | Les musiques électroniques sont, dans bien des métropoles françaises, le parent pauvre de la Fête censée les célébrer. À Lyon, elles en sont plutôt l'enfant gâté. Benjamin Milaot

Benjamin Mialot | Jeudi 14 juin 2012

L'électro sur son 31

À Clermont-Ferrand, les musiques électroniques servent de jingles publicitaires à des patrons de bar plus sensibles au tintement de l'or nordique qu'au foisonnement de la scène britpop scandinave. À Grenoble, où l'on enflamme plus volontiers des bolas que des dancefloors, elles sont tout juste bonnes à raviver chez les étudiants le souvenir des soirées «désintégration» données un mois plus tôt. À Tulle, elles sont des beats de foires, qu'on fait parader au rythme trépidant d'un petit train touristique. Quid de Lyon ? Il en va tout autrement : ici, la house, la minimale et toutes leurs copines synthétiques sont autant de Grâces pour lesquelles aucun temple n'est trop beau. Cette année encore, la Ville a ainsi réquisitionné les environs du terrain de Tola Vologe, usuellement dévolu aux entrainements de l'Olympique Lyonnais, pour y installer six remorques sur et aux abords desquels se relaieront de la tombée de la nuit au petit jour des Dj's sélectionnés par des assos aussi notoires que Elektro System,

Continuer à lire

Art noctambule

ARTS | Nuit résonance / Ce jeudi 24 novembre, un grand nombre de galeries et centres d’art (sur la Presqu’île et le plateau de la Croix-Rousse essentiellement, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 17 novembre 2011

Art noctambule

Nuit résonance / Ce jeudi 24 novembre, un grand nombre de galeries et centres d’art (sur la Presqu’île et le plateau de la Croix-Rousse essentiellement, ou à proximité comme la galerie Artaé dans le 3e par exemple) ouvrent leurs portes jusqu’à 23h environ. Vous pouvez en profiter pour découvrir les expositions de William Klein au Réverbère, du photographe anglais Tom Wood au Bleu du Ciel, de l’égyptien Nabil Boutros chez Regard Sud, de cinq jeunes artistes interrogeant notre perception de la réalité à Néon, ou des très nombreux artistes, de la Figuration libre ou narrative notamment (Erro, Rancillac, DiRosa, Fromanger), qui rendent hommage à Christian Calligarot, fondateur de la galerie Confluence(s) à l’IUFM… Par ailleurs, l’Ecole des beaux-Arts présente une exposition éphémère autour des relations entre l’art et l’histoire, et plusieurs DJ (dont le petit-fils du compositeur Prokofiev !) proposent un drôle de bal place des Terreaux en mixant du Steve Reich, du Stockhausen ou du Ligeti… Autre événement a priori fort sympathique : de très nombreux films d’artistes seront projetés au Passage Thiaffait, projections entrecoupées de performances d’Eric Watier qui expose actuellement

Continuer à lire

Pour les nuit-arts

ARTS | Biennale / Dans le cadre de la Biennale d'art contemporain, la Nuit Résonance propose moult nocturnes en galeries, des performances et une grande soirée à la Plateforme. Petit emploi du temps en guise de sélection subjective. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 12 novembre 2009

Pour les nuit-arts

14h-16h au Musée d'art contemporain«C'est lorsqu'on est environné de tous les dangers, qu'il n'en faut redouter aucun ; c'est lorsqu'on est sans ressource, qu'il faut compter sur toutes», écrit Sun Tse dans ‘L'Art de la guerre’. Cette citation semble aller comme un gant à l'œuvre de Sarkis, ‘L'Ouverture’, présentée au Musée d'art contemporain. Ici, un peu de lumière rouge, des journaux poussés par de l'air, quelques néons et vitraux, suffisent à imprimer à un étage entier du musée une atmosphère de désolation et de fin du monde. Une mélancolie qui pousse en même temps à réinventer quelque chose. De 14h à 16h, le Danzatelierstudios investit l'œuvre ouverte de Sarkis pour présenter un projet chorégraphique. 18h Galerie Anima(l)Direction la station de métro Ampère pour découvrir à la fois une petite galerie animalière et une nouvelle exposition consacrée à Nicko Rubinstein, triturant Mickey en tous sens, et rappelant au passage qu'il n'est qu'un rat ! 19h Galerie des TerreauxDe 18h à minuit, la Galerie des Terreaux (place des Terreaux) ouvre exceptionnellement ses portes à plusieurs centres d'art de la périphérie de Lyon : Le Centre d'art de Saint-Fo

Continuer à lire