Kraftwerk : 33 tours de France

Dans les oreilles | Qu'écouter pendant que l'on attend le passage du peloton sur les pentes de la Croix-Rousse ?

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 septembre 2020

Photo : © DR


Huitième album du Katalog de Kraftwerk, pionnier de la musique électronique (qui regroupe ses huit albums officiels), Tour de France est à part mais pas si surprenant à l'aune de l'œuvre des hommes (-robots) de Florian Schneider, très portée sur les modes de circulation (Autobahn, Trans-Europ Express) mais aussi sur le cyclisme, passion pas si secrète de Schneider, décédé en mai dernier. À part, parce qu'il s'agit d'une commande dans le cadre du centenaire de la Grande Boucle en 2003 mais qui s'inscrit bel et bien dans une continuité.

En réalité, Tour de France est le prolongement d'un hommage bien plus ancien de Kraftwerk à la course avec le single... Tour de France en 1983 – maintes fois réédité et qui énumèrait différents lieux mythiques du Tour. L'album contient, lui, un Prologue, plusieurs étapes, des considérations sur les Vitamin, l'Aéro Dynamik ou l'Elektro Kardiogramm et le fameux morceau originel remixé. Ici les boucles musicales finissent par se confondre avec la répétition des tours de pédaliers ou des ascensions sisyphéennes.

En live, le groupe fusionnait son univers futuriste avec des projections de vidéos 3D du Tour célébrant les champions du passé. Maniière de souligner, en spécialiste de cet élan dialectique, la particularité d'une course où l'ultra-modernité galopante (matériel, préparation, stratégie) épouse les contours d'une nostalgie éternelle.

Kraftwerk, Tour de France (Parlophone)

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Un Vélo dans la tête

PLAYLIST | A l’occasion du tour de France, on vous a concocté une playlist 100% vélo !

La rédaction | Lundi 7 septembre 2020

Un Vélo dans la tête

D'éloge du Tour de France et de ses champions fameux ou anonymes en simple célébration des joies (et des peines) de la bicyclette, une playlist pour patienter en attendant l'arrivée de la Grande Boucle à Lyon le 12 septembre. En 21 étapes, forcément, comme le nombre d'étapes qui relient Nice à Paris. Le profil de la course : des boucles, grandes et petites, de Kraftwerk aux descentes vertigineuses de Judas Priest, quelques classiques (Montand par Belin, Queen, Red Hot Chili Peppers, Beach Boys...) et trésors cachés (Lukas Bloom, Ralph McTell, The Dukes of Stratosphear...) toujours haletants, presque toujours perchés.

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Lyon : un Tour de France dans le rétro

#Velotaf | Ce 12 septembre le Tour s'arrête à Lyon pour la 17e fois seulement (en 107 éditions). Retour sur l'Histoire de la Grande Boucle à Lyon, riche, malgré tout, de quelques grands moments.

Stéphane Duchêne | Jeudi 10 septembre 2020

Lyon : un Tour de France dans le rétro

1903-1904 : Maurice Garin, à jamais le premier Lyon est la première ville étape de l'Histoire du Tour. Y triomphe le premier vainqueur d'une course bientôt mythique : Maurice Garin. C'est la préhistoire de la Grande Boucle (six étapes pouvant excéder les 450 km, sur des vélos de facteur, dopé à la vinasse). Celle qui sépare Montgeron de Lyon en fait 467. Maurice Garin et son compagnon d'échappée Émile Pagie font le choix gagnant de ne pas s'arrêter au ravitaillement dans une auberge de la Nièvre. Pagie chutant à 200m de la ligne après 18h de course (ce qu'on appelle communément la poisse) Garin l'emporte à Lyon. Il gagnera le Tour. L'année suivante il regagne à Lyon et le général d'un Tour devenu fou où les spectateurs attaquent les adversaires de leurs favoris. Garin et quelques autres seront d'ailleurs rayés des tablettes de cette édition. La fin des 1900's : des années pas folles De 1907 à 1910, le tracé du Tour est immuable et réserve peu de suspens (il longe les frontières et fait un crochet à Lyon). Solide coureur, Marcel Cadolle l'e

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Si vous n’aimez pas la ville, si vous n’aimez pas la montagne…

Tour de France | Par où arrivent-ils ? Où s’en vont-ils ? Décryptage des routes qu’empruntera le peloton à Lyon. Et projection de victoires.

Nadja Pobel | Vendredi 11 septembre 2020

Si vous n’aimez pas la ville, si vous n’aimez pas la montagne…

Un Tour c’est un grand chambardement. Éviter donc de prévoir votre déménagement ce week-end des 12 et 13... Voici où il faudra vous poser pour être aux avant-postes. Et voir, s'il est encore en course, Thibaut Pinot, notre Ocaña à nous, la classe et la scoumoune égales à l’Espagnol gersois. Samedi 12 : 14e étape – Clermont / Lyon – 194 km Parti de Clermont-Ferrand, le peloton va traverser Tassin et aborder Lyon par la côte de La Duchère aux alentours de 17h40. Une bonne bosse toute courte (1, 4 km) et un pourcentage décent (5, 6 %). Voilà de quoi culminer à 264m d’altitude, exactement comme quelques minutes plus tard sur la côte de la Croix-Rousse (via la montée de l’Observance), elle aussi en 4e catégorie, histoire que Benoit Cosnefroy grappille quelques pois supplémentaires. Reste le boulevard des Canuts, le cours d’Herbouville et une arrivée devant Boulanger. C’est Peter Sagan qui chope en premier la timbale de la ménagère. Dimanche 13 : 15e étape – Lyon / Grand-Colombier - 174, 5 km Exit le marché du dimanche, rendez-vous à Gerland, entre Palais des Sports et Ninkasi, pour un village départ verroui

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Djamolidine Abdoujaparov, abdou fessiers

Tour de France | Onze consonnes et dix voyelles. Djamolidine Abdoujaparov, c'est d'abord un patronyme digne d'un alphabet au quasi complet et c'est aussi une géographie. (...)

Nadja Pobel | Vendredi 11 septembre 2020

Djamolidine Abdoujaparov, abdou fessiers

Onze consonnes et dix voyelles. Djamolidine Abdoujaparov, c'est d'abord un patronyme digne d'un alphabet au quasi complet et c'est aussi une géographie. Celle de l'Ouzbékistan qui réapparaît quand Gorbatchev accepte de laisser tomber le rideau de fer. Abdou est l'un des rares non-européens du vélo à l'époque. C'est aussi, enfin, des jambes. Une paire de mollets qui auraient pu le mener à tourner en rond sur les pistes de son Tashkent natal. Mais non, avec l'équipe de l'URSS il découvre l'Italie — où il vit encore — et décide qu'il sera un pro de la route. Abdou se souvenait lors d'un entretien en 2013, dans l'indispensable Pédale, « on disait que je faisais tomber tout le monde, alors que je n'ai jamais fait de mal à personne. La route est grande, si tu veux passer à gauche vas-y. Si tu veux passer à droite vas-y ». Il s'est pris les pieds tout seul dans la balustrade sur les Champs en 91 quand il ramène le premier de ses trois maillots verts à Paris. Ce nostalgique du communisme « où les gens étaient égaux et la vie plus belle » a décroché 9 étapes sur le Tour, contre 12 à son rival aussi beau parleur qu'il est taiseux, Mar

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Kraftwerk Pické

Yuval Pick | De plus en plus préoccupé par les questions du collectif et les rapports complexes entre l'individu et le groupe, Yuval Pick se lance, dans sa dernière pièce, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 17 janvier 2017

Kraftwerk Pické

De plus en plus préoccupé par les questions du collectif et les rapports complexes entre l'individu et le groupe, Yuval Pick se lance, dans sa dernière pièce, dans l'univers du groupe légendaire Kraftwerk. Une musique qui, pour le chorégraphe, connote un possible romantisme contemporain, avec des pulsions-pulsations technos reliées à notre mémoire collective, qui remplacent celles, plus acoustiques mais pas moins lyriques, du romantisme allemand et notamment, des lieds de Schubert (présent lui-aussi dans la bande-son). Are friends electric ? (au CCN de Rillieux-la-Pape les 24 et 25 janvier) réunit concrètement six danseurs et explore tout à la fois le corps dans ses éléments les plus bruts, physiques, et des configurations plus codées de mouvements collectifs... Yuval Pick n'hésite plus, même, à y libérer les élans et les gestes de ses interp

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Biennale de la danse 2016 : Ce qu'il faut voir

Biennale de la Danse | La 17e Biennale de la Danse garde la tête haute et le tour de bras généreux, malgré un budget au rabais, embrassant une fois encore tous les styles de danse contemporaine actuels. Parmi les trente-sept spectacles proposés, en voici huit à ne pas manquer.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 septembre 2016

Biennale de la danse 2016 : Ce qu'il faut voir

Israel Galvan, Flacomen Le « danseur des solitudes » comme l'appelle le critique et historien d'art Georges Didi-Huberman fait son retour sur les scènes lyonnaises, avec un solo datant de 2014, accompagné de musiciens free jazz et flamenco. On sait, et on n'arrête pas d'admirer, la capacité du chorégraphe-danseur à tordre en tous sens les codes du flamenco et à en extraire la pulpe fondamentalement tragique. Galvan hisse ce tragique à la condition de tout individu, montrant, avec humour ou pas, ces forces qui nous traversent et se heurtent à l'intérieur de soi. Ces forces antagonistes qui sont aussi au cœur dialectique de tout geste, de tout mouvement dansé. À la Maison de la Danse du 14 au 16 septembre Yuval Pick, Are Friends Electric ? À l'instar de Galvan, le Lyonnais

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Voilà l'été : un jour, une sortie #2

Saison Estivale | Durant toutes les vacances, c'est un bon plan par jour : concert ou toile, plan canapé ou expo où déambuler.

La rédaction | Vendredi 15 juillet 2016

Voilà l'été : un jour, une sortie #2

8 / Mercredi 13 juillet : cinéma Juillet-Août Chaque été, au milieu du lot de films de vacances, il en est toujours un qui prend la tangente en allant au-delà du périmètre étriqué des premiers émois d’adolescent(e)s. L’an dernier, c’était Microbe et Gasoil de Gondry ; Juillet-Août assure peut-être la relève. La saison chaude semble favorable à Diastème. (lire la suite de l'article) 9 / Jeudi 14 Juillet : fête nationale Le Bal « Allez donc le trouver leur pompier dans la fin d'un bal » aurait dit Céline, dont on est à peu près sûr qu'il n'a pas dû beaucoup fréquenter le bal des pompiers. Marre de courir après du pompier pour votre crush de mid-summer ? Marre de danser pour la 7e année consécutive sur du Gérard Blanc ? L'alternative est au Bal du Transbo. Du beau monde dans l'assemblée (ça ne fait aucun doute) et sur scène, avec l'ancien folkeux Gaspard Royant opérant désormais en mode crooner 60's/nort

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Poulidor : La victoire en perdant

CONNAITRE | Après deux quintuples vainqueurs du Tour, Bernard Hinault et Eddy Merckx, le festival Sport, Littérature et Cinéma rend hommage à une autre légende du cyclisme : Raymond Poulidor, éternel second et perdant paradoxal, car unique coureur de l'Histoire dont le plus grand exploit est de n'avoir jamais gagné le Tour.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 février 2016

Poulidor : La victoire en perdant

« Cela faisait si longtemps que nous attendions ça. Et enfin ce 15 juillet 1975, dans les premiers lacets de la montée du Pla d'Adet de la 17e étape du Tour de France, Raymond Poulidor s'est échappé. Il avait 38 ans. » Ainsi démarre, par cet épisode tardif de sa carrière, bercé par la voix de François Morel, Poulidor premier, documentaire de Patrick Jeudy sur l'éternel second. « C'est l'une de ses plus belles victoires », ajoute le commentaire sans ironie. Au sujet de l'épisode, l'écrivain et journaliste cyclophile Christian Laborde abonde : « En 1974, des types pleuraient de joie dans le Pla d’Adet, après qu’il eut démarré dans le premier virage, laissant sur place Eddy Merckx et tout le gratin des pentes. (...) Mon père chialait : ce démarrage, il l’attendait depuis 1964, depuis l’envol de Raymond dans le col du Portillon. » Le Pla d'Adet ou la dernière salve victorieuse de l'homme qui ne gagnait jamais. En France, les seconds sont éternels, les perdants magnifiques et toujours pardonnés : les Verts 1976 et leurs poteaux carrés, les Bleus de Séville 1982, Fignon et ses 8 secondes manquantes, on s'en fait jusqu'à l'écoeure

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Poupées de son

MUSIQUES | Nuits Sonores reçoit enfin le groupe par lequel tout a commencé : Kraftwerk, quatuor allemand dont les compositions matricielles ont été aux musiques électroniques ce que les chansons des Beatles furent à la pop. Retour sur quarante ans d'une carrière visionnaire. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

Poupées de son

Dans Adieu au langage, Jean-Luc Godard (voir en page 6), équipé d'un dispositif stéréoscopique de son invention, nous fait redécouvrir le monde comme on ne sait plus le regarder. Autre bricoleur de génie, Ralf Hütter s'apprête lui à nous montrer celui de demain comme on ne l'a jamais vu, du fond d'un tout autre type de salle obscure : une halle de l'ancien Marché de gros, où il donnera ce dimanche avec Kraftwerk un concert en 3D, à la fois conclusion de Nuits Sonores 2014 et synthèse de quatre décennies d'incubation des musiques que le festival défend. Retour vers le futur Synthétiser justement, composer, donner matière à ce qui n'en a pas, est une obsession qu'a cultivée ce claviériste dès le conservatoire. Celui de Düsseldorf, où il rencontre au tournant des années 70 le flûtiste Florian Schneider dans un cours d'improvisation, pratique alors considérée comme un vecteur d'affranchissement de la pop anglo-saxonne par toute une génération de musiciens teutons – ironie du sort, c'est la presse musicale britannique qui baptisera ces expérimentations germanocentrées "krautrock

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