Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Festival | Édition hors-série, limitée question lieux (deux seulement), jauges et horaires, mais édition aguicheuse et conservant l'ADN du festival : Nuits sonores pense futur sans renier ses basiques et convie aussi bien la star Jeff Mills que la newcomer Lala &ce en juillet 2021. On détaille.

Sébastien Broquet | Jeudi 27 mai 2021

Photo : Lala &ce © DR


Au milieu d'un torrent d'incertitudes (debout ou pas ? comment fonctionneront les bars et la restauration ? pass sanitaire ou pas ? ), le festival Nuits sonores a réussi à concocter une programmation fûtée pour gens couchés qui finalement se lèveront peut-être. Avec une grosse dose d'artistes locaux, parfois emblématiques de la ville (on pense à High Tone et Flore), de découvertes, de quelques stars des musiques électroniques aussi — tel Jeff Mills qui vit à Paris, ou Chloé. Bref, une programmation qui ne renie rien des engagements du festival et fait clairement envie. Avec même le groupe le plus excitant du continent africain contemporain, les natifs de Kinshasa Fulu Miziki, dont l'album doit paraître prochainement sur Crammed Discs.

« Avec une édition hors-série et pour la première fois estivale, le
festival se réinventera autour de nouveaux récits, d'une nouvelle temporalité
des manières inédites d'aborder la rencontre avec les artistes. Les représentations scéniques y seront revisitées, la place et la position du public, comme sa relation aux artistes, seront questionnées. Pour autant, les marqueurs forts de l'ADN du festival seront présents en guise d'ancrage : le décor urbain et l'esthétique industrielle, la volonté de faire la part belle à la scène locale, l'indépendance. Nuits sonores 2021 se pense ainsi comme une variation assumée autour de l'objet festival et esquisse des hypothèses d'alternatives pour les temps futurs
» explique l'équipe d'Arty Farty dans son communiqué.

Revue d'effectif, qui se partagera en deux lieux : les anciennes usines Fagor-Brandt (du mardi 20 au samedi 24 juillet, de 18h à minuit), et le food court Heat (du mardi 20 au samedi 24 juillet, de 16h à minuit, et le dimanche 25 de midi à 23h). Quelques nouveaux noms devraient s'ajouter dans les prochains jours.

Mardi 20 juillet : Jeff Mills

Fagor-Brandt. Une scène live, avec The Paradox, duo composé du cultissime Jeff Mills, figure incontournable de la techno made in Detroit, fondateur du label Axis, qui depuis de longues années explore collaborations et chemins de traverse, cette fois en compagnie d'un claviériste tous-terrains de la scène parisienne (de Papa Wemba à Phœnix), Jean-Phy Dary, rencontré lors d'un projet commun avec le batteur de Lagos, Tony Allen. D'ores et déjà un immanquable de cette édition. Deux autres concerts auront précédé cette prestation : ceux du Neue Grafik Ensemble (quatuor mené par le producteur français Neue Grafik, accompagné de trois virtuoses de la nouvelle scène jazz londonienne, Emma-Jean Thackray à la trompette, Dougal Taylor à la batterie et Matt Gedrych à la basse). Et les Stéphanois du Gin Tonic Orchestra, oscillant entre future jazz et broken beat.

Sur la scène 360, se succédéront la très talentueuse Tryphème, largement repérée dans nos contrées, adepte d'une electronica à la Warp qui a su convaincre en Europe. Trois autres live act électroniques sont attendus ici : ceux de Max Cooper, Dasha Rush (avec le projet Vortex créé pour l'occasion) et XL.IKS.

Heat. On repère parmi la flopée de DJs locaux, Pablo Valentino et G'Boï & Jean-Mi, parmi les plus aguicheurs du secteur.

Mercredi 21 juillet : Chloé

Fagor-Brandt. Le duo Chloé & Vassilena Serafimova, immanquablement, attirera les mélomanes tant la productrice parisienne s'est forgée une place à part sur la scène électronique, entre DJ sets hautement inspirés, collaborations multiples et compositions aventureuses. Aussi à l'affiche : le duo de Villeurbanne Organizatsya.

Sur la scène 360, se succéderont Eiger Drums Propaganda & Hajj (moitié de The Pilotwings), la productrice Azu Tiwaline, l'une des plus belles apparitions de ces deux dernières années dont les compositions entre ambiant et mélopées maghrébines issus du désert tunisien où elle vit enchantent, son amie Flore (avec WSK) qu'elle a remixé récemment et enfin les cadors du dub local, High Tone, qui en 25 ans de carrière joueront... pour la première fois à Nuits sonores ! Un anachronisme enfin réparé.

Heat. Sont au menu du food court : Les Fils de Jacob, Random Item, Saku Sahara, Clarence de Groovedge...

Jeudi 22 juillet : Sébastien Tellier

Fagor-Brandt. L'ambient expérimental de Félicia Atkinson et la synth-pop italienne du duo Il Quadro di Troisi prépareront l'arrivée de Sébastien Tellier, roi de la pop française.

Sur la scène 360, un live de Shlømo entre ambient et IDM sous un nouveau pseudo, un autre live inédit de Zone W/O People réunissant un échappé de Casual Gabberz et Oklou. Et enfin, une collaboration inédite entre Malo Lacroix, Vel et In Aeternam Vale.

Heat. L'ambient de Mahiane (Ultimae Records) enfin à l'affiche également ! Et aussi Ramses, Nikky, Ma Gda, Warum & Neskeh...

Vendredi 23 juillet : Lala &ce

Fagor-Brandt. Pour débuter, un duo signé sur le label rap lyonnais Galant Records, avec l'Ougandaise Awori et le producteur lyonnais Twani. Mais surtout, ensuite, la nouvelle star du rap game langoureux et queer, Lala &ce.

Sur la scène 360, retour de Malo Lacroix à la vidéo cette fois en tandem avec la productrice rRoxymore, puis avec le collectif hip-hop de Palestine, Muqata'a. Enfin, final avec UVB76, entre noise, techno et IBM.

Heat. Stakhan, Sounds of la Cave, Âmy B, Lindax...

Samedi 24 juillet : Fulu Miziki

Fagor-Brandt. Le chanteur égyptien Abdullah Miniawy accompagnera la bass music de Simo Cell pour débuter les festivités. Avant que le producteur signé sur le label lyonnais Blanc Manioc Praktika ne s'empare du dancefloor pour le métisser de son électronique à forte influence Afrique de l'Ouest. Fulu Miziki prendra le relais, sensation pure venue de Kinshasa, collectif afro-futuriste hors-norme qui ne jouera que sur des instruments fabriqués à Lyon la semaine précédente en récupérant des déchets. Enfin, Pantha du Prince présentera son nouveau live conceptualisé cette fois autour du bois.

Sur la scène 360, TTristana et Crystallmess seront à l'affiche.

Heat. Avec Sacha Mambo, Angel Karel, My Sword, LB aka Labat, Wayatt...

Dimanche 25 juillet : P. Moore

Tout se passera à Heat pour la closing, de midi à 23h, avec P. Moore, Alex Autajon, Lumbago, P Errine, Salma Rosa...

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Villeurbanne : des Invites au zénith

Arts de la Rue | Ces Invites retrouvées (du mercredi 15 au samedi 18 septembre à Villeurbanne) sont d’une densité folle. Et d’une qualité remarquable. Gratuit, as usual pour ce festival des arts de la rue.

Nadja Pobel | Jeudi 9 septembre 2021

Villeurbanne : des Invites au zénith

Il y a les concerts, bien sûr, et c’est plus que jamais un événement étant donné le contexte. Avec la bossanova de Flavia Coelho, le blues créole de Delgres, la sono mondiale de Natacha Atlas, le classique si joyeux du Quatuor Debussy (oui ceux qui accompagnaient Valérie Dréville en Tirésias cet été aux Nuits de Fourvière). Et il y a les arts de la rue, partout dans la ville à l’image du géant Tchangara, marionnette de neuf mètres de hauteur, venue de Côte d’Ivoire et quasi mascotte de cette future Capitale française de la culture en 2022 qu'est Villeurbanne. Il faudrait revoir aussi Zora Snake et son spectacle rageur sur le parcours d’un jeune migrant, Transfrontalier. Sur ce même thème et d’une teneur tout aussi colérique, Continent, la dernière création des locaux du KompleXKapharnaüM est de la dentelle où son et lumière s’entremêlent au texte et la diction puissante de Stéphane Bonnard, qui raconte 18 mois passés avec Nour, Mohamed et 300 autres dans un squat à Lyon. « Ce qui arrive est si gros que ça ne tient pas dans les mots » nous dit-il dans

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Lyon : Nuits sonores, ce sera debout et on pourra danser !

Festival | L'excellente nouvelle du jour : Nuits sonores ne se couche plus, et l'on pourra danser et circuler, bel et bien debouts, à Fagor-Brandt. La programmation est en cours de remodelage pour s'adapter aux nouvelles conditions.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 juin 2021

Lyon : Nuits sonores, ce sera debout et on pourra danser !

Après Nuits de Fourvière, c'est au tour de l'équipe de Nuits sonores de sortir de son rendez-vous à la Préfecture avec un grand sourire tranche papaye : en effet, la réunion du vendredi 11 juin et les échanges des jours suivants ont permis aux organisateurs du festival de musique électronique d'y voir beaucoup plus clair sur plusieurs protocoles d'ouverture et surtout, ils ont pu avoir confirmation que le festival pourrait se dérouler... debout ! C'est le premier grand festival à avoir officiellement cette autorisation — sachant que l'immense friche de 24 000m2 de Fagor-Brandt est considérée comme un extérieur, telle une halle et non une salle, en raison d'un grand volume d'air et d'ouvertures pérennes. Ainsi, on pourra danser — et circuler sur le site — à condition de rester masqués, après avoir franchi l'épreuve du pass sanitaire pour pénétrer sur le site (que ce soit à Heat comme à Fagor-Brandt). Côté jauge, c'est encore en discussion.

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"Nomadland" de Chloé Zhao : une reconquête de l’Ouest

Western | Une année en compagnie d’une sexagénaire jetée sur la route par les accidents de la vie. Un road trip à travers les décombres d’un pays usé et, cependant, vers la lumière. Poursuivant sa relecture du western et des grands espaces, Chloé Zhao donne envie de (re)croire à la possibilité d’un rêve américain. Primé au Tiff, Lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

L’Ouest, le vrai : frappé par la désindustrialisation. Où les baraques préfabriquées sont ouvertes aux quatre vents et les villes devenues fantômes. Où une partie de la population, victime de maladies professionnelles, dort au cimetière et les survivants… survivent comme ils le peuvent. Certains, comme Fern à bord de son vieux van, ont pris la route et joint la communauté des nomades, enchaînant les boulots saisonniers au gré des latitudes. Loin d’ une partie de plaisir, son voyage sera tel un pèlerinage l’obligeant à se priver du superflu, l’autorisant à se défaire du pesant… Inspiré d’un livre-enquête de Jessica Bruder consacré aux victimes collatérales de la crise des subprimes de 2008 (des sexagénaires privés de toit poussés au nomadisme), Nomadland s’ouvre sur un carton détaillant l’exemple de la ville d’Empire dans le Nevada, passée de florissante à miséreuse, et nous fait suivre sa protagoniste en âge d’être à la retraite, cumulant des petits jobs précaires chez les nouveaux rois de l

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Lyon : rendez-vous en juillet pour Nuits sonores

Festival | Nuits sonores aura lieu pour la première fois en été, fin juillet, avec un format adapté, assis ou couché — mais bel et bien à Fagor-Brandt. L'European Lab se déroulera en juin uniquement sur Internet.

Sébastien Broquet | Jeudi 29 avril 2021

Lyon : rendez-vous en juillet pour Nuits sonores

C'est officiel : Nuits sonores aura bien lieu, l'European Lab aussi. Décorrelés, adaptés, un poil réduits, repensés, mais ces events trouveront bel et bien leur place dans le calendrier 2021. Sauf catastrophe du style variant indien & co, bien sûr. Alors, quand ? Pour Nuits sonores, ce sera du 20 au 25 juillet (dont cinq soirées de 18h à minuit, du mardi au samedi, et un bonus le dimanche encore en cours de réflexion) et en grande partie du côté de Fagor-Brandt, comme ces dernières années, même si quelques spots extérieurs pourraient être envisagés — on parle d'un after débutant à 6h du mat', se terminant à midi, au Sucre. Il y aura aussi des before à Heat avec des cartes blanches pour des collectifs locaux. L'ancien site industriel de Fagor-Brandt, situé dans le 7e arrondissement, a l'avantage d'être immense, d'offrir différentes possibilités, de la déambulation comme de grands espaces où des groupes pourront jouer à même le sol pour un public as

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Nuits sonores abandonne

Festival | C'était prévisible : pourtant déjà reporté à fin juillet, le festival de musiques électroniques lâche l'affaire une seconde fois. Il n'y aura probablement pas d'édition 2020.

Sébastien Broquet | Vendredi 17 avril 2020

Nuits sonores abandonne

La 18e édition devait se dérouler du 22 au 26 juillet (au lieu de fin mai comme habituellement), soit au-delà de la limite du 15 juillet annoncée par Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, ce qui pouvait laisser un mince espoir pour le maintien du festival de musiques électroniques emblématique de la ville. Mais Arty Farty, l'association qui porte Nuits sonores, a préféré être prudente et annuler de suite l'édition 2020 qui était en cours de reprogrammation à ces dates. Trop d'incertitudes. Trop de flou. Sur la situation sanitaire, bien sûr, qui visiblement ne permettra pas la tenue d'un grand événement public avant la fin de l'été. Mais aussi du gouvernement et du fantomatique ministre de la Culture, Franck Riester, absent de la crise. Si en Belgique par exemple la position est claire et logique — aucun festival jusqu'au 31 août —, en France l'on continue à tergiverser et à ne pas donner de réponses aux organisateurs, laissant ceux-ci dans l'expec

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Le Felyn Festival annulé, Nuits de Fourvière au moins en partie également

Covid-19 | Emmanuel Macron l'a annoncé : les festivals et grands rassemblements ne pourront avoir lieu avant, a minima, la mi-juillet.

Sébastien Broquet | Lundi 13 avril 2020

Le Felyn Festival annulé, Nuits de Fourvière au moins en partie également

Lors de son intervention télévisée le lundi 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé que les festivals et grands rassemblements resteraient interdits « au moins jusqu'à mi-juillet ». Ce qui de facto met fin à la première édition du Felyn Festival, qui devait se tenir en juin au Parc OL avec en particulier Red Hot Chili Peppers et Bad Bunny, comme aux Nuits de Fourvière, qui devaient débuter le 2 juin. La fin des Nuits des Nuits de Fourvière étant prévue le 31 juillet, il reste encore un léger doute sur la tenue des festivités après le 15 juillet, mais il semble peu probable que cet événement puisse se tenir au vu des annulations successives des tournées des artistes et des gros festivals européens durant tout l'été. Le Printemps de Pérouges, prévu du 11 au 28 juin avec en particulier Sting, ne pourra se tenir également. Nuits sonores, qui a choisi de repousser ses dates du 22 au 26 juillet, est en suspens.

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Nuits sonores reporté en juillet

Festival | Cette fois, c'est officiel : Nuits sonores reporte à son tour son édition 2020, qui se déroulera donc du 22 au 26 juillet. Les principaux modules (les (...)

Sébastien Broquet | Lundi 23 mars 2020

Nuits sonores reporté en juillet

Cette fois, c'est officiel : Nuits sonores reporte à son tour son édition 2020, qui se déroulera donc du 22 au 26 juillet. Les principaux modules (les trois nuits à Fagor-Brandt, les quatre Days à La Sucrière et le Closing Day) sont reprogrammés à ces dates. La programmation et le format définitif du festival seront annoncés le 16 avril 2020. Les tickets et pass achetés restent valables pour les nouvelles dates du festival. Le festival Nuits sonores était prévu initialement du 19 au 24 mai.

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Nuits sonores, année de transition

Musiques Électroniques | Dévoilement intégral ou presque de la programmation de Nuits sonores 2020 : une édition qui regarde beaucoup vers le passé et se recentre comme rarement sur la musique électronique, tout en continuant à dénicher de nouvelles pépites. On décrypte.

Sébastien Broquet | Mercredi 29 janvier 2020

Nuits sonores, année de transition

« Pensées à la fois en rétrospective historique des musiques électroniques et dans une approche prospective, ces Nuits tendent à proposer ce dont sera fait 2020 », écrit Pierre-Marie Ouillon, le directeur artistique du festival, dans sa présentation du programme. Effectivement, la présence de nombreux vétérans de la scène se remarque au premier coup d'œil : Jeff Mills, DJ Deep, Laurent Garnier, Kittin & The Hacker (leur première en live à Nuits sonores), 808 State, Ivan Smagghe, Manu le Malin, Marcel Dettman, Robert Hood, DJ Harvey, Squarepusher, David Holmes, Château Flight : ce pourrait être l'affiche d'une rave de la fin des années 90 ! On note aussi la forte présence des stars plus récentes squattant tous les lines-ups depuis trois ans, issues de la fort bienvenue vague féminine, comme Amelie Lens, Paula Temple, Anetha, Helena Hauff, Peggy Gou et Nina Kraviz. Cet aspect rétrospective est saillant mais répond aussi à un besoin constant : ces artistes restent celles et ceux dont le nom rassure et fait vendre les billets, et Fago

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Ne ratez pas Jessy Lanza

Nuits sonores | Tour d'horizon de la première fournée de noms lâchée par Nuits sonores.

Sébastien Broquet | Mardi 7 janvier 2020

Ne ratez pas Jessy Lanza

Le gros coup de l'année du côté de Nuits sonores ? Ressortir 808 State des oubliettes (pour la Nuit 2). Car la paire d'Anglais a sacrément marqué l'explosion de la techno à la fin des 80's et au début de la décennie suivante, dans le sillage d'un hit daté 1989 et baptisé Pacific State qui fait toujours son effet lorsqu'il surgit en fin de set aujourd'hui. Le genre de petit événement qui se fait rare sur les affiches de festivals puisqu'à peu près l'ensemble de la scène a désormais fait son come-back, y compris sous plusieurs alias si nécessaire, et qu'il devient dur d'être original pour constituer un line-up de festival électro se renouvelant d'année en année, tout en générant suffisamment de ventes de tickets... On retrouve donc ici la jeune garde qui cartonne, que l'on a vu mille fois dans le coin et dont on se lasse un chouïa, soyons sincères, du style Amelie Lens, Nina Kraviz, MCDE ou Daniel Avery, ou encore la reformation de Miss Kittin & The Hacker qui peut raviver quelques souvenirs co

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Voici les 4 curateurs des Days de Nuits sonores 2020

Festival | On connaît le nom des quatre artistes qui vont programmer les 3 scènes des Days de la prochaine édition de Nuits sonores : prometteur.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 novembre 2019

Voici les 4 curateurs des Days de Nuits sonores 2020

C'est désormais un rituel : les journées de Nuits sonores, bonjour l'oxymore, débutent par l'annonce des quatre curateurs élaborant la programmation sur trois scènes à La Sucrière et au Sucre en concertation avec l'équipe artistique du festival. Et c'est peu dire que cette année, le choix est pertinent : l'immense Jeff Mills va se prêter au jeu, et connaissant son exigence, sa vision large de la musique et de l'art en général, on peut imaginer une programmation dantesque pour ce mercredi 20 mai qui lui est confié. Deuxième choix fort : DJ Harvey prendra en charge le jeudi 21 mai. La tendresse que l'on a pour celui que l'on considère comme l'un des tous meilleurs DJs de la planète n'a d'égale que notre admiration pour sa connaissance encyclopédique des différents courants musicaux, avec une prédilection pour la house et le disco, mais on le sait aussi féru de rockabilly... On a déjà coché la date sur notre agenda. Plus classique mais néanmoins intéressant, les deux autres Days seront confiés à Helena Hauff (tendance techno sombre et dure) le vendredi 22 mai et à Honey Dijon (h

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L'affaire est dans le sac : "Greta"

Thriller | de Neil Jordan (É-U-Irl, int.-12ans, 1h38) avec Isabelle Huppert, Chloë Grace Moretz, Maika Monroe…

Vincent Raymond | Mardi 11 juin 2019

L'affaire est dans le sac :

Serveuse à New York, Frances trouve un soir dans le métro un élégant sac à main. Il appartient à Greta, une excentrique vieille Française qui conquiert vite la jeune fille. Frances découvre alors combien Greta peut se montrer intrusive et inquiétante. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ? Depuis combien de temps n'avait-il pas été plaisant de voir Isabelle Huppert à l'écran ; c'est-à-dire appelée pour autre chose qu'un rôle lui donnant le prétexte d'être soit une victime à la passivité suspecte pour ne pas dire consentante, soit une épave bourgeoise — les deux n'étant pas incompatibles ? Neil Jordan a eu le nez creux en pensant à elle : d'ordinaire agaçantes, les minauderies de son jeu se révèlent ici franchement inquiétantes et servent à asseoir la dualité de son personnage de prédatrice : sous des dehors lisses et respectables, sans âge, Greta tient du vampire, auquel il ne faut jamais ouvrir sa porte si l'on veut s'en prémunir, mais qui ne vous lâchera pas si vous l'invitez chez vous. Jordan s'y connaît sur le sujet. Le terme a beau paraître galv

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Baston, le nouveau repère boom

Bar | Avec ses 200m2 situés à quelques pas du Sonic, Baston est le nouveau QG des cultures alternatives, féministes et queer. Un lieu de boom et non de teuf. On vous explique.

Sarah Fouassier | Jeudi 23 mai 2019

Baston, le nouveau repère boom

Les cinq dernières semaines ont été intenses pour l’équipe de Baston. Emma, Gaston et Bastien, trois amis récemment débarqués à Lyon, viennent de lever le rideau sur le lieu qui a vite été mis dans la case “bar queer”, une étiquette qui aplatit la capacité du spot à être ouvert à toutes et à tous. Pour Gaston, « nous sommes un lieu LGBT friendly, pas un bar gay ou queer, nous sommes ouverts à tout le monde. Bien sûr, on barbote autour des cultures queer et homo, mais nous sommes aussi ouverts aux féministes et à toutes les autres cultures. On a soif d’apprendre. » Baston et son cri de ralliement “ta nouvelle maison” nous enjoignent à prendre le pli : nous sentir comme chez nous, comme « dans une grosse fête d’appart » où les voisins ont l’oreille fine et par conséquent, le volume sonore ne doit pas troubler la vie paisible de ce quartier du cinquième arrondissement. Pendant que le week-end d’ouverture faisait trembler murs et plafond avec ses concerts, DJs sets et performances, l’équipe a été contrainte de faire évoluer la programma

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Mauvaise Foi : une généreuse et glorieuse conquête

Illustration | En ce début de printemps, les Halles du Faubourg rouvrent leurs portent et accueillent le collectif d’illustrateurs Mauvaise Foi pour Théogonie. De cette thématique éclôt une exposition à la puissance symbolique et aux identités hétéroclites.

Sarah Fouassier | Mardi 2 avril 2019

Mauvaise Foi : une généreuse et glorieuse conquête

Mauvaise Foi édite depuis 2012 une revue graphique collective, Laurence 666, où illustrateurs et designers sont invités à composer une bande dessinée. En 2016, le cinquième volume a remporté le Prix de la Bande Dessinée Alternative : récompense méritée, qui découle d’un travail acharné. Chloé Fournier, Manuel Lieffroy, Remi Mattei et Hugo Charpentier composent ce collectif d’illustrateurs, né sur les bancs de l'École Émile-Cohl. Pour cette exposition aux Halles du Faubourg, la bande s’empare d’une thématique mythologique où chaque illustrateur raconte le surgissement d’un univers visionnaire. La toile qui initie ce parcours, signée Hugo Charpentier, donne le ton de par sa générosité visuelle. Une idée d’âge d’or, d’abondance tirée du foutoir de la vie découle de cette toile aux techniques, personnages et situations mixtes.

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Les festivals se dévoilent

Rentrée Festivals | Pour les festivals comme pour la météo, il n'y a plus de saison : zoom sur les noms d'ores et déjà dévoilés de Nuits sonores et Nuits de Fourvière, et sur la programmation de Transfer et des Chants de Mars.

La rédaction | Mardi 8 janvier 2019

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Transfer Pour sa troisième édition, qui s'étale sur trois soirs entre Transbordeur et Épicerie Moderne, le festival Transfer « de musiques indépendantes et intrépides » va en faire voir de toutes les couleurs aux indie fans. Celles du psychédélisme d'abord à travers ses deux principales têtes d'affiche que seront Jacco Gardner, qui vient présenter Somnium, son troisième album entièrement instrumental, et les très perchés Temples. Mais aussi Toy et dans une certaine mesure les Norvégiens azimutés de Pom Poko. Ajoutez à cela, entre autres, la cold wave classieuse de Lebanon Hanover, la pop ombrageuse et élégiaque de Marble Arch, le trio de Leeds Drahla, les Bristoliens de Lice protégés du label d'Idles, le noise expérimental des Américains de Health, et, plus proche de nous, le garage punk de Johnny Mafia, l'indie rock des Valentinois d'Off Models, et la folk vaporeuse du lyonnais Raoul Vignal et vous obtenez les ingrédients d'un festival qui s'annonce en effet intrépide. Au Transbordeur et à l'Épicerie Moderne les 8, 9 et 10 mars

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Encore : entre Rone et Saône

Clubbing | Revoici Rone, décidemment sensible au public lyonnais, qui cette fois vient fêter les six ans du promoteur Encore, l'agitateur de nuits technophiles (...)

Sébastien Broquet | Mardi 8 janvier 2019

Encore : entre Rone et Saône

Revoici Rone, décidemment sensible au public lyonnais, qui cette fois vient fêter les six ans du promoteur Encore, l'agitateur de nuits technophiles déambulant entre Saône et Rhône mais aussi Paris, également connu pour apposer sa patte sur le festivals Démon d'Or. Pour l'auteur du beau Mirapolis, il s'agit d'une fin d'ère, de la queue de comète d'une tournée à rallonge qui a rempli les salles : le dernier show avant la prochaine étape, le futur album - le cinquième. Sa pop électronique et onirique a rencontré un large succès, comblant le fossé entre le mainstream et la rave, fascinant aussi bien Jean-Michel Jarre avec lequel il composa que les amateurs de petits matins moites. Erwan Castex de son vrai nom est aujourd'hui incontournable - comme Chloé, également à la même affiche, compositrice de petites merveilles électroniques (mais bien trop rares : seulement trois albums depuis 2002) et DJ implacable : nul doute que cette soirée, où figure encore Markus Gibb (signé sur Lumière Noire, le label de Chloé), s'annonce chatoyante. Ce sera au Transbordeur, ce samedi 12 janvier à 23h30.

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Chilly Gonzales, premier nom pour Nuits sonores

Nuits sonores 2019 | Nuits sonores 2019, c'est (déjà) parti : on connaît depuis ce matin l'invité du concert spécial, qui pour la seconde année consécutive se déroulera à l'Auditorium. Il (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 8 novembre 2018

Chilly Gonzales, premier nom pour Nuits sonores

Nuits sonores 2019, c'est (déjà) parti : on connaît depuis ce matin l'invité du concert spécial, qui pour la seconde année consécutive se déroulera à l'Auditorium. Il s'agit de Chilly Gonzales, en mode piano solo. Celui qui était venu pour la dernière fois sur le festival en 2011 viendra présenter son album Solo Piano III. Le Canadien fera l'ouverture, le mardi 29 mai 2019, à 20h, à l'Auditorium donc (là où Air avait enchanté lors de la dernière édition). Les places (29€) sont d'ores et déjà en vente chez les revendeurs habituels.

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Tati Chloé Serre à la BF15

Art Contemporain | La jeune performeuse et sculptrice Chloé Serre ouvre à la BF15 plusieurs chantiers (chorégraphie, exposition) afin de cerner, par le geste et par l'espace, ce qui constitue l'os même de nos relations aux autres.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 24 septembre 2018

Tati Chloé Serre à la BF15

« Ouvrez quelques cadavres : vous verrez aussitôt disparaître l'obscurité que la seule observation n'avait pu dissiper ». C'est avec cette phrase, presque avec ce geste, que Xavier Bichat ouvrait en 1801 l'ère de la médecine moderne. En 2018, chorégraphes et artistes ouvrent, eux, des corps vivants afin de parfaire l'observation de notre société contemporaine, la "clinique" de notre monde et de ses malaises et travers... Avec rage et violence chez la chorégraphe Maguy Marin (voir notre chronique de sa création Ligne de crête sur notre site), avec plus de douceur et dans un esprit beaucoup plus burlesque chez la jeune plasticienne et performeuse Chloé Serre. Nourrie des écrits du sociologue Erving Goffman (La mise en scène de la vie quotidienne)

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La mauvaise éducation : "Come as you are"

Drame | de Desiree Akhavan (É-U, 1h31) avec Chloë Grace Moretz, Sasha Lane, John Gallagher Jr.…

Vincent Raymond | Mercredi 18 juillet 2018

La mauvaise éducation :

1993. Surprise en plein ébat avec une camarade, la jeune Cameron est envoyée par sa tante dans camp religieux de “réhabilitation“ pour les adolescents “déviants“ placé sous la férule des frère-sœur Marsh. Au sein du groupe, Cameron tente de préserver son intime personnalité… Cette vieille obsession puritano- normative de guérir l’homosexualité par la réclusion et la prière ! Dans l’idée (et l’efficacité), cela rejoint l’antique sacrifice des vierges pour s’assurer de bonnes récoltes ; le fait de croire que l’on peut infléchir des événements sur lesquels l’on n’a aucune prise en sadisant ses semblables au nom de l’intérêt général. La prétendue maison de rééducation religieuse des Marsh est à la fois un lieu de retrait du monde pour des familles honteuses de l’orientation de leur enfant (“cachons ce gay que nous ne saurions voir“) et un centre de torture psychologique. Paradoxalement, le confinement des ados et les chambrées non mixtes tendent à annuler le lavage de cerveau hétéro opéré pendant la journée. Desiree Akhavan épouse avec beaucoup de justesse et de sens

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Danser les pieds dans l'eau

Evasion Festival | Pour la troisième édition, le festival Évasion revient plus fort au parc de Miribel Jonage. Quatre scènes, une programmation éclectique et pointue, le tout avec quelques divertissements.

Louis Dufourt | Mardi 19 juin 2018

Danser les pieds dans l'eau

Si l’édition précédente était celle des ajustements, le volume trois prend des allures de confirmation. Sable fin, eau turquoise, une programmation électronique des plus palpitante et une quatrième scène avec des artistes locaux, des têtes d’affiche de renommée internationale : voici un festival électronique de référence. Parlons peu, parlons musique Sur la scène principale, nommée la clairière, vont se succéder les pointures de la techno. Honneur aux dames avec Amélie Lens. Du haut de ses 25 ans, l’artiste belge connaît une ascension fulgurante nourrie de ses mélodies sombres ponctuées de kicks abrupts. Considéré comme l’un des meilleurs artistes en live act, le très technique Kink se livre à de nombreuses improvisations sur scène : on ne s’en lasse pas. Pour clôturer ces deux nuits : le sorcier de Détroit Jeff Mills le samedi, et le berlinois Rodhåd le vendredi, surnommé "la brute" pour la puissance de ses sets. Dans une ambiance disco, house, funk, c’est Motor City Drum Ensemble qui ambiancera la scène de la Plage. Connu pour son éclectisme, il a le don de fair

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Sans pitié pour le cheval : "La Route sauvage (Lean on Pete)"

Le Film de la Semaine | Cavale épique d’un gamin s’étant piqué d’affection pour un canasson promis à la fin dévolue aux carnes hippiques, cette errance passant du hara qui rit au chaos corral est menée par le prometteur Charlie Plummer, Prix Marcello-Mastroianni du meilleur jeune espoir à la Mostra.

Vincent Raymond | Mardi 24 avril 2018

Sans pitié pour le cheval :

Vivant seul avec un père instable, Charley, 15 ans, a su tôt se prendre en charge. À peine arrivé en Oregon, il découvre fasciné le monde hippique et est embauché par l’entraîneur grognon d'un vieux pur-sang, Lean on Pete. Quand il apprend que l’animal est menacé, Charley fugue avec lui. Rebaptisés en débarquant en France, les films étrangers sont souvent gratifiés d’une dénomination outrepassant la pure traduction. Si la mode est aux franglaisicismes approximatifs — The Hangover (La gueule de bois) de Todd Philips se soigne en Very Bad Trip — autrefois, on aimait embrouiller les spectateurs : connu comme La Cinquième Victime, While The City Sleeps (1956) de Fritz Lang pouvait difficilement être traduit par Quand la ville dort, déjà attribué à Asphalt Jungle (1950) de John Huston ! Parfois, les deux titres coexistent. Et se succèdent comme pour témoigner d’une variété de focalisations ou d’inflexions soudaines à venir

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Action Bronson et AZF à Nuits sonores

Nuits sonores 2018 | Nuits sonores dévoile ses nuits : des légendes de la house, la nouvelle reine de la techno AZF et pas mal de hip-hop sont au programme. Revue.

Sébastien Broquet | Mercredi 7 février 2018

Action Bronson et AZF à Nuits sonores

H.I.P. H.O.P. Action Bronson en guise de headliner qui claque, c'est l'assurance que Nuits sonores poursuit sur le chemin tracé l'an dernier : la scène hip-hop sera encore explorée ! Le rappeur new-yorkais est à l'affiche de la nuit 4 (samedi 12 mai), où son flow à la Ghostface Killah empli de références culinaires (il présente aussi l'émission Fuck That’s Delicious sur Viceland) va faire des ravages dans la capitale de la gastronomie. Sûr qu'il a prévu de rester un peu pour visiter les tables du coin ! Mais le gros de la prog' rap sera à checker du côté de la Halle 3 durant la nuit 1 (mercredi 9 mai) : là, se relaieront la trap de Gracy Hopkins et les Bruxellois de La Smala. Ils font figure de précurseurs de toute cette nouvelle scène belge qui dynamite le game, s'étant mis sur orbite dès 2

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Amelie Lens, DAF et Maceo Plex rejoignent la programmation de Nuits sonores

Nuits sonores | On connaît la programmation complète des Days de Nuits sonores, et c'est clairement du côté du samedi concocté par Paula Temple que se tournent les oreilles les plus curieuses : de Moor Mother à Amelie Lens, la Berlinoise a visé juste.

Sébastien Broquet | Mardi 16 janvier 2018

Amelie Lens, DAF et Maceo Plex rejoignent la programmation de Nuits sonores

Doucement, l'architecture de Nuits sonores 16e du nom commence à se dévoiler. Ce matin, l'on a appris que le festival faisait son grand retour à la piscine du Rhône, là où quelques belles pages de sont histoire se sont écrites : c'est ici que tout avait commencé, en 2003. C'est là encore que Laurent Garnier avait délivré un set mythique en 2005, qu'une Body & Soul moite s'était lovée en 2008, ou qu'un set improbable de Busy P avec Joey Starr au micro beuglant sur du dubstep nous avait laissé pour le moins perplexe en 2011... Retour dans ce lieu donc, où l'on suivra la carte blanche offerte cette année à Amsterdam dont la programmation complète sera dévoilée le 7 février prochain, comme le reste du programme de nuit (qui prendra place pour la seconde année consécutive dans les anciennes usines Fagor-Brandt). La sensation Amelie Lens On connaissait déjà les noms des quatre curateurs des Days, voici les line-ups complets qu'ils nous ont concocté. Commençons par la fin et ce samedi 12 mai de dingue programmé par la cruciale Paula Temple, activiste précieuse qui sait mettre des actes sur ses convictions profondes et

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Mauvaise Foi, trophées et vanités

Illustration | Si vous avez raté le vernissage et le diseur de bonne aventure, vous avez l'occasion de vous rattraper jusqu'au 16 décembre dans leur galerie pour admirer (...)

Sarah Fouassier | Mardi 24 octobre 2017

Mauvaise Foi, trophées et vanités

Si vous avez raté le vernissage et le diseur de bonne aventure, vous avez l'occasion de vous rattraper jusqu'au 16 décembre dans leur galerie pour admirer le travail du collectif Mauvaise Foi avec une exposition au thème superstitieux. Roulette russe, scènes de fin de monde, muses ensorcelantes et autres totems et trophées sont impeccablement dessinés par les quatre complices Chloé Fournier, Rémy Mattei, Hugo Charpentier et Manuel Lieffroy. La foudre et le talent ont bel et bien frappé au 29 rue des Capucins ! Notre cœur a justement jeté son dévolu sur les trophées et broderies de Chloé Fournier qui ont ravi notre soif d'illustrations exécutées sur supports multiples. Ces morceaux de vanités peints sur bois ou brodés sur des empiècements de tissus nous donnent envie de nous en emparer comme des talismans capables de nous éloigner du mauvais œil. Superstitieux et malchanceux, gardez vos gris-gris à portée de main lors de votre visite... Baraka, à voir jusqu'au 16 décembre du lundi au vendredi de 13h à 18h et sur rendez-vous (contact@mauvaisefoi-editions.com) Mauvaise Foi, 29 rue des Capucins

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Crises & glace : "Kiss & Cry" de Lila Pinell & Chloé Mahieu

ECRANS | de Lila Pinell & Chloé Mahieu (Fr, 1h18) avec Sarah Bramms, Dinara Droukarova, Xavier Dias…

Vincent Raymond | Mardi 19 septembre 2017

Crises & glace :

Rappelée par son tyrannique entraîneur qui lui avait pourtant fait quitter l’Alsace un an plus tôt, Sarah accepte de rechausser les patins à glace pour le club de Colmar. À 15 ans, sa vie est celle d’une ado normale, et d’une sportive de haut niveau soumise à de multiples pressions… Venues du documentaire, où elles se sont intéressées au patinage et qui leur a permis de repérer l’époustouflante jeune interprète Sarah Bramms (plus qu’une révélation, une évidence), les cinéastes signent ici un premier long-métrage à la fois incandescent et sensible, rappelant à bien des égards l’approche de Céline Sciamma. En particulier dans leur capacité à dépeindre de l’intérieur les micro-événements animant le quotidien d’un groupe d’adolescent·e·s, entre rivalités de vestiaires, badinages et stress. Du cinéma du réel, elles ont conservé une forme d’authenticité intransigeante lorsqu’il s’agit de représenter des personnages dans leur crudité ou leur brutalité : c’est le cas lors des entraînements, durant lesquels le coach fait preuve d’une impitoyable sévérité

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"Transfiguration" de Michael O'Shea

Horreur | de Michael O'Shea (É-U, 1h37) avec Eric Ruffin, Chloe Levine, Larry Fessenden…

Vincent Raymond | Mercredi 5 juillet 2017

Milo, 14 ans, vit avec son frère aîné dans un quartier du Queens contrôlé par un gang. Fasciné par les vampires, il cherche à en imiter les pratiques, notamment lors de chasses nocturnes. L’arrivée d’une voisine de son âge dans l’immeuble va bouleverser ses habitudes… Cette intéressante variation contemporaine sur le thème du suceur de sang rappelle The Addiction (1995) de Ferrara — un des rares films n’apparaissant pas explicitement parmi les nombreuses VHS vénérées par Milo. Conséquence d’un trauma familial, sa quête prédatrice tient moins de la nécessité animale que d’une soif intellectuelle d’explorer ce ténébreux univers et d’un dérivatif à la solitude ; elle peut donc difficilement être partagée par son entourage. L’issue, plutôt prévisible, trouve un astucieux rebondissement en montrant le destin du corps d’une victime du vampirisme après sa mort, durant le processus de médecine légal, alors qu’une autre “vie” se poursuit. En l’occurrence, on a bien à faire à un mort-vivant.

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Jazz à Vienne rend hommage à John Coltrane avec Archie Shepp

Jazz à Vienne | Quoi de plus normal que de célébrer les 50 ans de la disparition du géant du sax ténor John Coltrane dans un festival de jazz ? Qui de plus qualifié pour cela que le vénérable Archie Shepp pour dire son suprême amour de celui qu'on appelait "Trane" ?

Stéphane Duchêne | Mardi 20 juin 2017

Jazz à Vienne rend hommage à John Coltrane avec Archie Shepp

Il y a des rencontres et des figures qui vous changent une vie. En ce qui concerne Archie Shepp, ce sera celle de John Coltrane. Shepp a 23 ans lorsqu'il voit Coltrane sur scène un soir de 1960, au Five Spot à New-York. Le jeune homme est déjà musicien (piano, clarinette, sax alto), jazzman, mais Coltrane est, lui déjà un poids lourd, comme on dirait en boxe et, plus que ça, un génie. La révélation est telle qu'elle pousse Shepp à passer, comme lui, au sax ténor. Rapidement, il fait partie avec des musiciens comme Cecil Taylor, Don Cherry et Ornette Coleman de ces pionniers, inspirés par quelques travaux remontant aux années 40 déjà, qui, las des conventions du be-bop ou du hard-bop décident d'en briser les conventions, d'en casser le tempo et d'en libérer les improvisations. Ce sont les débuts du free-jazz. Coltrane est lui aussi en train d'emprunter ce virage qui donnera lieu à quelques classiques du genre tels que A Love Supreme. La route des deux hommes n'a alors de cesse de se recroiser. Ascension C'est par l'entremise de Coltrane que Shepp signe chez Impulse ! où il

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A Night with Nicolas Jaar annulé

Clubbing | La Nuit avec Nicolas Jaar prévue mercredi 14 juin au théâtre antique de Vienne est annulée pour des raisons logisitiques. L'évènement organisé par (...)

Lisa Dumoulin | Vendredi 9 juin 2017

A Night with Nicolas Jaar annulé

La Nuit avec Nicolas Jaar prévue mercredi 14 juin au théâtre antique de Vienne est annulée pour des raisons logisitiques. L'évènement organisé par Jazz à Vienne et Nuits Sonores devait rassembler Pan Daijing, Bill Kouligas, Show me the body, Amnesia Scanner, Hvad et Helado Negro autour du génial Nicolas Jaar. Les possesseurs d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente.

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G'Boï & Jean-Mi : « On part facilement dans des délires... »

House | Créateurs du réseau de social digging La Chinerie, d'un label et du premier festival 100% collaboratif, G'Boï & Jean-Mi assènent en sus des sets pointus où leur science du groove contagieux fait des merveilles. Surveillez-les : ils seront un peu partout pendant Nuits Sonores, sur la grande scène de la Nuit 3, au Sunday Park ou encore pour un Extra! version zonards. Explications avec Anthony (G'Boï) et Quentin (Jean-Mi).

Sébastien Broquet | Mardi 16 mai 2017

G'Boï & Jean-Mi : « On part facilement dans des délires... »

#Baskets Anthony : On s'est rencontré à Confluence, on bossait tous les deux dans un magasin de vêtements et baskets, Hollister. On s'est rapproché par le rap, on est devenu potes et on a lancé une asso, je venais d'acheter deux platines. Ensuite, on s'est mis en coloc' et on a monté le groupe Les Chineurs de House. La Chinerie a commencé tout simplement... On a mis nos études entre parenthèse à ce moment-là. #G'Boï & Jean-Mi Quentin : Notre première date, c'était au Djoon à Paris, en février 2016. Joli club pour commencer ! Anthony mixait tout seul avant, c'est lui qui m'a appris. #Influences Quentin : On est devenu potes grâce à notre passé de diggers dans le hip-hop. On organisait des apéros hip-hop chez Anthony, qui se sont transformés en mixes. Petit à petit, on a glissé vers la musique électronique et notamment la house. Ce sont deux musiques créées par les Noirs américains dans les années 80, qui utilisaient les mêmes samples de disco et de funk. J'ai trouvé des similitudes. Dans nos sets, il y a beaucoup de funk, de disco, de house. On va auss

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Des outils et des hommes

INDUS | Neuf ans après un passage mémorable, le groupe berlinois Einstürzende Neubauten, phare de la scène expérimentalo-industrielle et créature fracassante de Blixa Bargeld revient à Nuits Sonores avec armes, bagages et peut-être engins de chantiers. Chaussures de sécu et casques conseillés.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 mai 2017

Des outils et des hommes

« Un groupe folk. » C'est ainsi qu'à ses débuts en 1980, le leader et fondateur d'Einstürzende Neubauten, Blixa Bargeld, également guitariste des Bad Seeds, qualifiait la musique de son groupe. Une provocation peut-être, une coquetterie sans doute, visant également à repousser de toutes ses forces l'étiquette "indus" que les critiques voulaient accoler à son groupe. Sauf que Bargeld s'expliquait : si EN était folk – et un peu volk – c'était parce que sa musique était en prise avec le mode de vie de ceux qui la font. C'est en effet quasiment par nécessité (pas un sou en poche), que le groupe en vient à remplacer certains instruments par des objets usuels, des morceaux de métal, de la viande (quand on tape dessus, ça fait du bruit) ou des field recordings (des plus bruyants aux plus subtils). De l'outil en tout genre, et du gros avec ça, du Casto, du matériel de chantier – de là viendra cette assimilation à la musique indus : bétonnières, scies circulaires, perceuses, tronçonneuses (le batteur F.M. Einheit s'ouvrira la jambe avec l'une d'elle lors d'un concert aux États-Unis, ce qui arrive plus rarement

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Group Doueh & Cheveu : mariage dérangé

Rock | En marge de Nuits Sonores, se poursuivent au Marché Gare les festivités des 10 ans de Born Bad Records. Au menu, la transposition en live de l'un des disques les plus fous de ces derniers mois, témoignant de la rencontre au sommet (et dans le désert) entre les rockeurs arty-punk de Cheveu et la légende sahraoui Group Doueh.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 mai 2017

Group Doueh & Cheveu : mariage dérangé

Lorsque l'on parle d'improbables rencontres, on a coutume de parler de "mariage de la carpe et du lapin". Mais s'agissant du mariage dont il est question ici, non seulement l'expression ne suffit pas – les épousailles d'un poisson et d'un rongeur étant banales en comparaison – mais en plus il faudrait déjà pouvoir trouver carpe et lapin à l'image de Cheveu et Group Doueh. C'est dire le genre d'association à laquelle on a affaire ici. D'un côté, Cheveu, apôtre du garage-punk viré pop joueuse émargeant chez Born Bad Records, ravissant à parts égales partisans de l'underground et branchés en tout genre. De l'autre, un groupe du Sahara occidental, mené par le guitariste Baamar "Doueh" Selmou et sa famille, spécialisé dans l'animation de bals à coups de traditionnels hassani maltraités en une sorte de transe rock, tellement fascinant que le label Sublime Frequencies a pris sur lui de le faire découvrir jusqu'outre Atlantique, provoq

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Bon annivers'Air

Pop | Air, qui n'est pas venu jouer à Lyon depuis 10 ans, vient fêter ses 20 ans en investissant le vaisseau-mère de la grande musique lyonnaise qu'est l'Auditorium. Juste retour des choses pour un groupe qui nous a fait voyager très haut.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 mai 2017

Bon annivers'Air

« J'avais vingt ans et je ne laisserais personne dire que c'est le plus bel âge de la vie » écrivait Paul Nizan dans l'incipit d'Aden Arabie. Lequel aurait sûrement révisé son jugement s'il avait su qu'à 35 ans, il serait déjà canné. Vingt ans, c'est l'âge, très beau, eh oui, qu'a aujourd'hui le duo versaillais Air. Plus précisément, il les a eu officiellement l'an dernier mais l'anniversaire, survenant paradoxalement après six ans de parenthèse et ponctué d'une compilation augmentée d'inédits baptisée Twentyears ainsi que d'une tournée ad hoc, se prolonge en cette année 2017. Celle du 20e anniversaire d'un EP (Premiers Symptômes) qui a fait entrer Air dans la lumière et les musiques actuelles françaises dans une nouvelle ère. L'an prochain ce seront les vingt ans du triomphal et révolutionnaire Moon Safari que l'on fêtera, sans doute. Ce qui peut nous faire dire que non seulement Air aura vingt ans pour très longtemps, comme le chantait Pierre Bachelet, mais que c'est aussi un peu de nos vingt ans à nous qui revivent au son de cette électro-pop rétro-futuriste, assumant

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Des Extra! plein la ville

Nuits Sonores | Les Extra! de Nuit Sonores reviennent, avec 38 projets gravitant autour du festival. Plus qu’un off, Extra! se veut une valeur ajoutée. L’enjeu ? Explorer des programmes hors-musique gratuits, vivre le festival autrement en glissant vers des expériences originales, dont voici un aperçu.

Corentin Fraisse | Mardi 16 mai 2017

Des Extra! plein la ville

LaBiz Big bisou. Une ode à l’amour et rien de moins que le plus grand rassemblement de bisous au monde. Amoureux, oubliez les bancs publics : venez vous bécoter sur les bords de Saône. Pour cet après-midi, LaBiz prévoit un photocall dédié aux bisous, des "bisous meeting" et le grand concours du plus long baiser. Marchez main dans la main avec l’élu-e de votre cœur, profitez d’une pomme d’amour en vous dandinant sur un B to B to Biz, prodigué par des DJs dégoulinants de love. Au Bellona le jeudi 25 mai de 15h à 21h Skate the turntables Venez skater les platines pour montrer que skate et musique sont étroitement liés : ce ne sont pas Hanni El Khatib (grand rider devant l’éternel), C2C (leur clip Down The Road avec Richie Jackson) ou les nostalgiques de Tony Hawk’s Pro Skater 3 qui diront le contraire. Au cœur du quartier de la Confluence, sur un spot bien connu des habitués, des initiations skateboard pour petits et grands, une démo sur un camion, une jam session et bien sûr une buvette. Tout ce qu’il faut pour rider sous le soleil. Au skatepark Quai Rambaud le vendredi 26 mai

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Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Jazz | Jazz à Vienne qui regarde souvent et encore vers l'avenir, en faisant mûrir en son sein les jeunes talents, jette un joli coup d'œil cette année au passé et à ses disparus sous la forme d'une demie-douzaine d'hommages, parmi lesquels Fela, Prince ou David Bowie. Sans compter quelques autres morceaux de choix (De La Soul, Mary J. Blige...) pour tous les goûts.

Stéphane Duchêne | Lundi 27 mars 2017

Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Si la 37e édition de Jazz à Vienne s'ouvrira sur un concert du Joe Cocker italien Zucchero en la soirée du 29 juin ; si l'événement du festival sera sans doute pour certains le retour de De La Soul en mode live band, le 1er juillet, et le même soir un concert hip-hop symphonique qui verra l'ONL, dirigé par Issam Krimi, accompagner MC Solaar, Ärsenik et BigFlo & Oli, rencontre inédite et mariage a priori improbable de la scansion rap et de la grandeur symphonique ; si le prodige aux 10 millions d'albums Jamie Cullum risque d'emporter tous les suffrages du public, c'est surtout le nombre d'hommages à des artistes disparus qui marque cette programmation 2017 du festival. Fela Day Cela commence le 2 juillet avec l'anniversaire des vingt ans de la disparition du père de l'afrobeat Fela Kuti auquel Jazz à Vienne consacrera une journée hommage gratuite. Au pr

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Jeff Mills, le maître du temps

Classique | Le maître de la techno fait une halte à L'Auditorium, pour une création estampillée musique classique : retour sur un créateur hors-norme qui a fait sortir cette musique du dancefloor sans pour autant le renier.

Sébastien Broquet | Mardi 28 mars 2017

Jeff Mills, le maître du temps

« Je crois que nous sommes un peu responsables si notre musique est encore trop souvent uniquement associée à la danse. Il faut une volonté énorme pour changer une image dont après tout nous pourrions parfaitement nous satisfaire » lâchait Jeff Mills à Libération, en octobre 2000, alors qu’il venait d'interpréter en live au Centre Pompidou sa propre vision de la bande son du mythique chef d'œuvre de Fritz Lang, Metropolis. Une date charnière. Mills brisait alors l’idée du BPM roi, art du rythme et du bruit qu'il maîtrisait à merveille depuis de longues années, depuis ses premiers pas dans les 80's. Art de la danse en pleine conversion "populaire" qui portait vers l’extase des heures durant, lorsque nous nous abandonnions en rave, ces grands sabbats de l’ère digitale dont il était le roi. Le sorcier, plutôt... Depuis sa mythique émission sur la radio WDRQ à Détroit, il était surnommé The Wizard. L’homme surhumain, technologique, aux pouvoirs magiques capable de dompter les platines Technics MK2 avec une dextérité hors du commun, d’enchaîner les

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Air et Laurent Garnier à Nuits sonores

Festival | Deux nouveaux noms et pas des moindres s'ajoutent à la programmation du festival : Air et Laurent Garnier.

Sébastien Broquet | Jeudi 16 mars 2017

Air et Laurent Garnier à Nuits sonores

Pour ses 15 ans, le festival Nuits sonores a visiblement la ferme intention de marquer les esprits et ajoute à sa programmation déjà dense deux nouveaux noms : Air et Laurent Garnier, selon France Inter qui a révélé l'information dans son émission Boomerang le jeudi 16 mars au matin et que Nuits Sonores nous a confirmé. Le duo versaillais se produira à l'Auditorium le mardi 23 mai, en ouverture du festival. Ce sera la première fois que le groupe de pop électro fondé en 1995 par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin sera présent au festival. Les places pour ce "concert spécial" seront mises en vente le 28 mars. Concernant Laurent Garnier, c'est la pou

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Les Chemical Brothers au festival Nuits Sonores

Nuits Sonores 2017 | Voici la suite de la programmation de Nuits Sonores : des Chemical Brothers à Pharoah Sanders, en passant par Vitalic et Stormzy, c'est une édition excitante qui s'avance, où l'on relève une réelle connexion avec le monde qui nous entoure, loin des plateaux techno au kilomètre : regard accentué vers le Moyen-Orient, place accrue accordée aux artistes féminines, intérêt pour la scène queer, retour vers le jazz et ouverture d'une scène entière dédiée à la jeune garde hip-hop... Vincent Carry (le directeur) et Pierre-Marie Ouillon (le programmateur) nous expliquent cette édition en vidéo : l'occasion aussi de découvrir ce tout nouveau lieu, les usines Fagor-Brandt.

Sébastien Broquet | Mardi 14 février 2017

Les Chemical Brothers au festival Nuits Sonores

Culte, la nuit 4 Chemical Brothers ! Le duo de Manchester sera sans aucun doute l'attraction principale de cette édition, œuvrant au peak time de la nuit 4 le samedi soir, dans la halle 1... Tom Rowlands et Ed Simons ont construit depuis le début des 90's un culte dépassant largement le big beat originel et délivrent des DJ sets absolument déments. Il va falloir jouer des coudes pour s'approcher ! Autour d'eux sur cette scène, se produiront l'allemand Errorsmith, mais aussi le Syrien précurseur des musiques électroniques Rizan Sa’id entre rythmes kurdes traditionnels et synthétiseurs. « La nuit 4 sur cette scène 1, c’est un peu notre spéciale 15 ans, notre anniversaire » explique Pierre-Marie Ouillon, le programmateur. Et c'est P.Moore qui clôturera cette nuit, histoire de concrétiser son come-back : belle attention et gros moment d'émotion à prévoir au petit matin. « Il a décidé de se remettre dans le match, et il est la personnalité qui peut relever ce défi : ce sera historique pour nous ! » ajoute Pierre-Marie Ouillon. Pourra-t-il dépasser l'horair

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Vincent Carry : « l’avenir de nos collaborations avec Jean Michel se situe du côté des idées »

Jean Michel Jarre à la Halle Tony Garnier | Jean Michel Jarre, le Lyonnais revendiqué, n'a encore jamais joué sur Nuits sonores, le festival emblématique des musiques électroniques. Entre Vincent Carry et le précurseur des sons synthétiques, un dialogue fertile existe pourtant depuis plusieurs années. Mais c'est peut-être bien du côté de l'European Lab que se profilent de futures collaborations.

Sébastien Broquet | Jeudi 24 novembre 2016

Vincent Carry : « l’avenir de nos collaborations avec Jean Michel se situe du côté des idées »

Que représente Jean-Michel Jarre pour toi, amateur de musiques électroniques : l’as-tu écouté dès ta jeunesse, l’as tu renié à un moment, l’écoutes-tu toujours ? Vincent Carry : C’est un musicien important de l’histoire de la musique électronique dans la mesure où il est le premier à l’avoir fait rentrer dans la pop culture. Il est un indiscutable pionnier ! Après, je suis plus intéressé par certaines phases de sa carrière. Je reste très attaché à Oxygène. Quels sont vos liens ? Lui se dit votre grand frère bienveillant, il est venu vous rendre visite… Mais jamais Jarre n’a joué sur Nuits sonores. Tout a commencé lorsque Jean Michel Jarre a répondu à une interview publiée dans 20 Minutes dans laquelle il faisait part de son grand intérêt pour Nuits sonores. Je l’avais contacté pour en parler avec lui, puis l’avais invité pour l’inauguration de la Gaîté Lyrique à Paris et nous avons beaucoup discuté

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BD Webtrip : “Chers correspondants…“

BD Webtrip | Sous l’égide des Entretiens Jacques-Cartier — qui favorisent les brassages d’idées entre le Canada et la France — deux festivals majeurs de bande dessinée (...)

Vincent Raymond | Mardi 22 novembre 2016

BD Webtrip : “Chers correspondants…“

Sous l’égide des Entretiens Jacques-Cartier — qui favorisent les brassages d’idées entre le Canada et la France — deux festivals majeurs de bande dessinée ont noué depuis cinq ans de fructueuses relations : le festival de la BD francophone de Québec et le LyonBD festival. Ce jumelage fraternel a donné naissance à des résidence d’artistes, des invitations mutuelles, ainsi qu’à d’intenses sessions de réflexions sur les métiers de l’illustration et les particularismes vécus de chaque côté de l’Atlantique. Mais également à des projets éditoriaux dont le dernier en date, Correspondances, sort de presse. Il compile six mois d’échanges entre quatre auteurs de la Belle Province et quatre ressortissants de l’Hexagone ; six mois de découvertes réciproques, de comparaisons et d’interrogations amusées. L’anodin flirte avec l’intime de la création, la description sociétale voisine avec la sociologie fine d’une profession, et la variété des styles proposés garantit une lecture captivante. La genèse de cet album sera dévoilée durant la première partie d’une journée d’étude à l’École Bellecour (10h30 à 12h), l’après

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Dirty Dancing avec Chloé

Clubbing | Pour leur seconde Wet for me au Transbordeur, les filles de Barbi(e)turix ont eu la judicieuse idée de convier Chloé, véritable perle de la scène électronique frenchy.

Sébastien Broquet | Mardi 11 octobre 2016

Dirty Dancing avec Chloé

Pour bien cerner Chloé, l'importance de ce qu'elle continue d'apporter, il faut replonger dans les années 90. Fouiller l'histoire du Pulp, ce petit club porté par une bande de lesbiennes à l'imagination fertile qui firent de ce spot adjascent au Rex Club un mythe du clubbing parisien, un chaudron créatif qui enfanta nombre d'histoires à succès, toujours pas démenties à l'heure actuelle. Prenez le crew Barbi(e)turix emmené par Rag, qui invite Chloé cette semaine pour sa Wet for Me au Club Transbo : des sauvageonnes issues du Pulp, au point d'en documenter la vie d'après sur leur blog. Chloé : « Je les suis depuis le début... C'est une soirée de filles, ouvertes aux garçons. Ce sont les enfants du Pulp ! On a donné cette impulsion. Les Barbi(e)turix, elles ont débuté dans les bars, c'est devenu l'une des plus grosses soirées lesbiennes. Je les adore, j'ai toujours une vraie affinité à jouer chez elles. Quand j'ai commencé à mixer à

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Nuits Sonores, direction Gerland

Nuits Sonores 2017 | C'est Le Progrès qui révéle l'information ce mardi 30 août, dévoilée en marge d'une visite de Gérard Collomb sur différents chantiers de la ville depuis ce matin (...)

Sébastien Broquet | Mardi 30 août 2016

Nuits Sonores, direction Gerland

C'est Le Progrès qui révéle l'information ce mardi 30 août, dévoilée en marge d'une visite de Gérard Collomb sur différents chantiers de la ville depuis ce matin : la prochaine édition de Nuits Sonores explorera une nouvelle friche industrielle, cette fois-ci du côté dans le quartier de Gerland : l’ancienne usine Fagor-Brandt, dans le 7e arrondissement. « Ce sera effectivement l'un des nouveaux sites pour 2017, les autres lieux étant encore en cours de confirmation » nous a confirmé un membre de l'équipe du festival. Une nouvelle étape dans la vie de Nuits Sonores, succédant au riche cycle passé à Confluence.

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"Love & Friendship" : une délicieuse adaptation de Jane Austen

ECRANS | Avec cinq longs-métrages en vingt-cinq ans, Whit Stillman semble du genre à se faire désirer. Logique qu’il ait succombé aux charmes de Lady Susan, cultivant la séduction comme l’un des beaux-arts. En résulte une transposition délicieuse du roman épistolaire de la jeune Jane Austen.

| Mardi 21 juin 2016

Le rôle du cinéma et de la télévision dans le regain de popularité rencontré par l’œuvre de Jane Austen est indubitable : la prodigieuse quantité d’adaptations — qui elles-mêmes ne l’étaient pas toutes — déversées sur les écrans depuis une vingtaine d’années a contribué à la postérité contemporaine de l’auteure britannique au-delà du périmètre des lecteurs avertis et des anglophones. La surexposition de Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments ou Emma a cependant eu comme corollaire étrange de restreindre la notoriété de ses écrits à ces quelques titres, abandonnant les autres à une ombre plus épaisse encore. En un sens, c’est heureux que personne ne se soit emparé de Lady Susan avant Whit Stillman : il a eu le bonheur de travailler sur un matériau vierge de tout repère. Et de façonner “son” image de Lady Susan. Une Kate avisée d’un époux aisé Celle-ci épouse les traits merveilleux — comment pourrait-il en être autrement, puisqu’il s’agit d’une coureuse de beau parti, fine manigancière au physique envoûtant — de Kate Beckinsale

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Nuits Sonores : les photos

Festival | Anne Bouillot, notre photographe, a parcouru la Nuit 1 de la dernière édition en date du festival Nuits Sonores jusqu'au petit matin : nous vous (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 20 mai 2016

Nuits Sonores : les photos

Anne Bouillot, notre photographe, a parcouru la Nuit 1 de la dernière édition en date du festival Nuits Sonores jusqu'au petit matin : nous vous avons concocté un diaporama à savourer ci-dessous, ou en suivant ce lien.

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DJ Harvey : le Prince de la nuit

Nuits Sonores | Sérieusement, le meilleur DJ du monde, c'est lui. Peu mis en avant dans les médias, pas très connu, il est l'objet des blagues de tous les rockeurs de la (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

DJ Harvey : le Prince de la nuit

Sérieusement, le meilleur DJ du monde, c'est lui. Peu mis en avant dans les médias, pas très connu, il est l'objet des blagues de tous les rockeurs de la planète qui ironisent sur son nom dès qu'il apparaît sur une affiche ("ah zut j'ai cru que c'était PJ Harvey") sans savoir qu'il mène aussi de front un garage band du nom de Wildest Dreams, aux influences très blues et The Doors, jouant de tous les instruments sur l'album. DJ Harvey incarne avant tout l'essence même de la fête : l'hédonisme. Son tout premier 45t post punk, à la fin des seventies, était déjà joué par John Peel. En 1988, il était en Angleterre pendant le Summer of Love avant de fonder le Tonka Sound System. Dingue de surf, il collectionne les motos vintage. Surtout, charismatique dans l'absolu, il offre (on ne peut dire autrement) des mixes où perlent sueur, sexe moite et sauvagerie acid, conçus comme une partie fine sous ecstasy, où le disco le plus lent croise la techno la plus abrupte : orgasme assuré samedi soir, en clôture de la Halle 2.

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Laurent Garnier : "Lil Louis, c'est le patron"

Nuits Sonores | Douze ans que Laurent Garnier se pointe à chaque édition de Nuits Sonores, renouvelant sans cesse sa participation, d'un closing d'anthologie à un set pour les enfants, marquant de son empreinte l'histoire du festival. Cette année, le voilà curateur de trois scènes en une journée forcément à l'image de ce maître absolu de la techno en France : éclatée, pointue, festive, diverse. De Chassol à Jackmaster, la palette est aussi large que la curiosité de l'ancien résident de l'Hacienda. Suivez le guide.

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

Laurent Garnier :

#Afrique On sait d’où vient la musique électronique, et plus précisément la techno : ses racines, si l’on n'évoque pas l’Afrique... on oublie beaucoup de choses. On attendait un mouvement de ce continent depuis ces dix dernières années, avec des gens comme Buraka Som Sistema, comme Frédéric Galliano. Toute cette mouvance kuduro, ça a commencé à gratter les oreilles des gens ici. Depuis cinq ans, l'échange est beaucoup plus important : forcément, des choses reviennent à nos oreilles. C’est le bon moment. Et c’est tout à fait logique : ça fait longtemps que l’on se dit que c’est là-bas que ça va se passer, qu’il faut regarder. C’est à la fois un retour aux sources et une avancée. On a été tellement loin dans le côté extrêmement synthétique, très Blanc, qu'il faut revenir à un truc beaucoup plus Black. Je trouve ça très sain. #Chassol Je l’ai fait jouer en concert privé pour la soirée de mes 50 ans. On était 100, uniquement mes proches venus passer deux jours pour fêter ce moment forcément important pour moi. J’avais envie de leur offrir quelque chose : quel est le groupe qui va mettre tout le monde d’accord ? L’idée de Cha

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Sauce blanche et dents en or

Extra! Nuits Sonores | Ice Cube, sauce blanche et tomate-oignons-salade : nos voisins et néanmoins amis de Rue89Lyon ne lésinent pas sur l'Extra! en se calant (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

Sauce blanche et dents en or

Ice Cube, sauce blanche et tomate-oignons-salade : nos voisins et néanmoins amis de Rue89Lyon ne lésinent pas sur l'Extra! en se calant sur le beat de Nuits Sonores, conviant tout le gratin festivalier (ou non) à venir déguster ce qu'ils annoncent, en toute humilité, comme étant le meilleur kebab du monde. C'est Mathieu Rostaing, le chef du Café Sillon, qui aura la lourde (autant qu'une pendule en or suspendue autour du coup) tâche de réaliser ce sandwich sortant pour le coup de l'ordinaire, cotoyé par un falafel aux asperges et d'ail des ours, puis par un dessert au lait d'amande, brick de miel et sorbet à la fleur d'oranger. Le tout solidement arrosé d'une blonde houblonnée artisanale de la brasserie Grangier et de vins naturels sélectionnés chez Sylvain Bock, aux Capriades et au domaine Séléné. Avec, donc, un fat sound-system aux fenêtres pour ambiancer l'avenue Jean-Jaurès de bon vieux hip-hop bien gras (Wu Tang, Beastie Boys, KRS One, ce genre). Ça s'appelle Run DM Chiche et l'on adhère. Run DM Chiche Au Café Sillon le jeudi 5 de 17h à 21h

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Simon Reynolds : retour vers le futur

European Lab | Parmi les invités d'un European Lab de plus en plus passionnant sur le papier, Simon Reynolds viendra évoquer l'une de ses marottes, celle-là même qu'il a décortiquée dans Retromania, comment la culture pop recycle son passé pour s'inventer un futur.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 mai 2016

Simon Reynolds : retour vers le futur

On n'en a peut-être pas toujours conscience mais on ne peut évoquer aucun sujet, n'aborder aucun problème sans marcher droit devant, la tête tournée en arrière. C'est tout le paradoxe de notre société ultra-connectée, ultra-techno, qui nous propulse toujours plus vite vers le futur et donc l'incertitude que d'avoir rendu cette réalité encore plus forte. En son temps, le romancier canadien Douglas Coupland évoquait dans son Generation X, « l'Ultra-nostalgie » dont la définition était la suivante : « nostalgie du passé immédiat, "merde, ça allait quand même mieux la semaine dernière" ». Or ce concept sur lequel Coupland mettait alors le doigt nous a attrapé le bras et avalé tout entier. Dans Retromania, qui a définitivement assis sa réputation de popologue, le critique rock Simon Reynolds en fait le constat incontestable : la mise à disposition technologique du passé (musical, culturel plus généralement) a ouvert les vannes d'une nostalgie à laquelle il était bien plus ardu de se connecter du temps du Minitel, du téléphone à cadran ou de l'ORTF. Devant la difficulté à se bâtir une culture qui est aujourd'hui à portée de clics, il était

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Concert spécial : Mogwai pour une nuit atomique

Nuits Sonores | En guise de concert spécial, après le coup de mou Nan Goldin-ien de l'an dernier, Nuits Sonores dégaine rien moins que l'arme atomique sans se départir de son goût du concept : Mogwai venant y jouer son dernier album, Atomic.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 mai 2016

Concert spécial : Mogwai pour une nuit atomique

Dans la grande tradition, plutôt récente, désormais convenue mais néanmoins toujours intéressante conceptuellement et esthétiquement, du concert où un groupe mythique vient jouer intégralement et souvent dans l'ordre l'un de ses non moins mythiques albums, Nuits Sonores propose cette année un beau compromis. Mais un compromis, c'est paradoxal, plutôt radical : inviter un groupe sinon mythique, du moins culte — les Ecossais de Mogwai, référence du post-rock n'ayant jamais vraiment fait les choses comme tout le monde, et lui faire jouer non seulement son récent dernier album — qui n'a donc pas encore eu le temps d'infuser l'esprit de son public comme ont pu le faire les classiques Young Team, Rock Action ou Come on die young. Mais qui plus est un album qui n'était peut-être pas destiné à en être un, au sens, là encore, classique du terme. On s'explique. En 2015, Mogwai écrit le score d'un film réalisé par Mark Cousins pour la BBC à l'occasion du 70e anniversaire d'Hiroshima. Une petite "sucrerie" documentaire entièrement constituée d'images d'archives et consacrée à la question nucléaire, à la mort mais aussi à la vie à l'âge atomique, d'Hiros

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Trois bonnes raisons de filer au Food Market

Extra! Nuits Sonores | Ce marché-cantine, regroupant une quinzaine de restaurateurs triés sur le volet, mérite une visite : la preuve par trois.

Julie Hainaut | Mercredi 4 mai 2016

Trois bonnes raisons de filer au Food Market

1 / Manger sain à petit prix Quali maxi, prix mini. C’est le challenge du premier Food Market lyonnais, qui s’installe sur la place Saint-Louis dans le cadre des Extra! du festival Nuits Sonores. Le concept créé par Virginie Godard, une passionnée de nourriture et de voyages, a vu le jour à Paris en juillet dernier. Le principe ? Des chefs, agriculteurs, traiteurs et autres restaurateurs délivrent leur interprétation de la street food en proposant des plats sains fraichement cuisinés, servis dans des barquettes et facturés à moins de dix euros, à manger sur place sur de grandes tables en bois ou à emporter, dans une ambiance conviviale, sous des parasols forains et des guirlandes lumineuses. « L’idée est d’en faire un rendez-vous mensuel, comme à Paris. Pas simplement un événement, un phénomène de mode : aller au Food Market après le boulot le soir peut devenir une habitude, comme on se rend au marché en journée » explique la créatrice du marché. Le but ? Démocratiser la street food, souvent associée — à tort — à la malbouffe, et la valoriser. 2 / Découvrir des pépites culinaires « Le concep

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Insomniaque : les 3 soirées de la semaine

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 26 avril 2016

Insomniaque : les 3 soirées de la semaine

29.04.16 LE PETIT SALON DEETRON Digne héritier d'Eric Borgo, longtemps le meilleur ambassadeur de la techno groovy en Suisse, Sam Geiser alias Deetron a pris le relais avec vigueur et talent, mariant classiquement (mais efficacement) les influences de la house de Chicago avec celles de la techno de Détroit. Discret comme un banquier genevois, efficace comme un horloger de Berne où il vit, Deetron est largement reconnu par ses pairs qui le convient souvent à œuvrer en tandem ou en remixe, de DJ Hell à Romanthony. Précis. 04.05.16 LA MARQUISE POLAAR #23 Gros line-up pour cette nouvelle édition de la soirée menée de main de maître par Flore & Marc : c'est Branko, le producteur des magiques Buraka Som Sistema, qui officiera derrière les platines. Auteur ces dernières années d'anthems rebondissants, passeur d'un kuduro relifté à la sauce global bass, collaborateur occasionnel de Diplo et MIA, boss du fûté label Enchufada, Joao Barbosa de son vrai nom est l'un des artistes les plus affriolants d

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

MUSIQUES | 22.04.16 > LA MARQUISE LE MELLOTRON À la base, un bar près de la place de la République à Paris où des platines sont installées, avec tout l'attirail (...)

Sébastien Broquet | Mardi 19 avril 2016

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

22.04.16 > LA MARQUISE LE MELLOTRON À la base, un bar près de la place de la République à Paris où des platines sont installées, avec tout l'attirail nécessaire pour rediffuser les mixes sur le Net : bref, une Web radio, le tout étant baptisé Le Mellotron. À l'arrivée, un feeling, un son, une posture où le groove actuel comme vintage se partage. Funk et house music, bass culture et afrobeat : aucune limite pour ses fervents adeptes d'un dancefloor pluriel, représentés ici par Anders & Guillaume, les boss. Connectés. 22.04.16 > NH CLUB DJ PIERRE Les soirées Jack Your Friday poursuivent leur impeccable programmation, explorant chaque semaine les finesses et largesses de la house music, s'imposant comme un spot incontournable du parcours clubbing chaque semaine. Ce vendredi, c'est tout simplement l'inventeur de l'acid avec son groupe Phuture, DJ Pierre, qui déboule pour un set à se damner de trois heures d'un son où les classiques de Strictly Rhythm ne devraient pas manquer. Acid Tr

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