Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Summer Sessions | Retour des Summer Sessions le 1er juillet, avec en ouverture Pat Kalla & co. Hors d'œuvre d'une saison estivale qui s'annonce prometteuse aux abords extérieurs du Transbordeur.

Stéphane Duchêne | Lundi 14 juin 2021

Photo : © Landry


Il était déjà revenu un peu timidement et reviendra sans doute encore bien plus fort mais voici que le live fait sa rentrée d'été au Transbordeur. En extérieur et selon la désormais bonne vieille tradition des Summer Sessions. Lesquelles fleurissent généralement avec le mois de juillet. Ouverture le 1er juillet donc avec Pat Kalla & le Super Mojo en release party du tout frais album Hymne à la vie, à la pochette (et musique) très Summer Session. Kalla qui sera accompagné ce soir-là du projet tout aussi solaire de Paola, Povoa et Jerge (appelez-les PPJ), trio né du confinement et dont le 1er EP vient de paraître. Un set encadré en ouverture du warm-up (où on fera chauffer les pneus, sauf qu'il n'y aura pas de pneus) d'Heavenly Sweetness Sound System (avec Hugo Mendez, fondateur du label Sofrito !) et du closing (c'est quand on ferme la soirée) dispensé par Pedro Bertho. Comme c'est l'ouverture, c'est gratuit (même si sur réservations, la cour du Transbo n'est pas extensible)

En attendant le reste de la programmation qui est en train de s'étoffer à l'heure où l'on vous parle, on peut d'ores et déjà annoncer quelques-unes des dates sises dans la première moitié du mois de juillet. Comme c'est les vacances, les enfants, qui le mercredi 7 juillet s'ennuient déjà, sont invités à venir rejoindre dès 6 ans, le soul train des familles dans l'esprit 70's de Dynamita's et ses activités d'époque (Line dance, Roue de la funk, Roller corner...) suivi d'un concert de Da Break. Trois concerts viennent pour l'instant compléter les festivités dans trois esthétiques : rock psyché le jeudi 8 juillet avec Petit Prince et Bandit Bandit, dub le samedi 10 juillet avec Brain Damage et Alpha Steppa, et surf pop le mardi 13 juillet avec Ponta Preta dont nous vous avions dit le plus grand bien par ici et Johnny Mafia qui vient de faire paraître Sentimental, son dernier album.

Toute la Summer session s'accompagnera également, en attendant les autres concerts donc, d'une exposition permanente de photos de concerts signées Brice Robert, le photographe maison qui immortalise les concerts du Transbordeur depuis plus d'une décennie. Sur cette période, Brice Robert a choisi 30 photos prises lors d'événements au Transbo mais aussi dans des festivals comme Nuits Sonores ou les Eurockéennes.

Summer sessions : Le Grand Opening
Au Transbordeur le jeudi 1er juillet à 18h

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Raoul Vignal : « la guitare est mon piano à moi »

Summer Session | En vedette américaine (mais lyonnaise), la Summer Session du Petit Bulletin accueillera le 3 juillet au Transbordeur Raoul Vignal, qui a publié son troisième album Years in Marble, en mai dernier. Le songwriter et as du fingerpicking revient sur ce disque mais aussi son parcours, sa vision du folk et son cousinage avec Nick Drake.

Stéphane Duchêne | Mercredi 30 juin 2021

Raoul Vignal : « la guitare est mon piano à moi »

Comment décrirais-tu ta musique et ton attachement au folk ? Raoul Vignal : C'est clairement un genre que je rattache au passé. Ce que j'écoute comme folk, ce sont des choses d'il y a plusieurs décennies, les artistes qui m'ont permis d'entrer dans la composition et dans le jeu de guitare. Et peut-être que dans ma manière de l'interpréter, c'est mis au goût du jour avec les technologies actuelles, ce qui donne ce côté intemporel. Mais je ne cherche pas à ramener le genre dans le troisième millénaire, c'est plus une façon d'habiller ma guitare folk. Comment s'est faite ta rencontre avec la musique pop dans ta jeunesse et qu'est-ce qui t'a justement dirigé vers le folk en particulier au moment de développer ton projet solo ? C'est surtout passé par mon apprentissage de la guitare. J'ai commencé quand j'étais ado et ça m'a très rapidement gonflé, j'ai arrêté parce que la méthode d'apprentissage ne m'allait pas du tout. Être devant une partoche, apprendre les notes une à une, je ne voyais pas où était la musiq

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Ponta Preta : seins et surf

Surf Rock | Révélés par le Ninkasi Music Lab en 2019, les cinq Lyonnais de Ponta Preta sacrent le printemps avec leur premier album, Tits Up, impeccable dégradé psychédélique de surf music et de garage pop qui convoque le soleil et réchauffe corps et cœurs, tous azimuts.

Stéphane Duchêne | Vendredi 23 avril 2021

Ponta Preta : seins et surf

Avec le retour des beaux jours, et même – qui sait ? – des « jours heureux », et bientôt tous vaccinés d'ici quinze jours-trois mois, voilà qu'on va pouvoir réinvestir l'extérieur jusqu'à des 20h, 20h30, tomber sinon les masques du moins chemises et t-shirts, sortir les pantacourts et les mini-jupes, gonfler les torses et pointer les seins vers l'azur même, si on veut – c'est fait pour ça les jours heureux, non ? Eh bien voilà qu'arrive à point nommé le premier album des rookies lyonnais du moment, Ponta Preta, qui pourrait bien être la bande son idéal de ces prémices estivales. La chose a pour nom Tits Up et résonne donc comme une invitation à se dépoitrailler, y compris à se dépoitrailler l'esprit qui commence à sérieusement sentir le renfermé et la chaussette confite. Un titre qui est aussi, les fins limiers de la pop moderne l'auront compris, un clin d'œil plus ou moins avoué au Surf's Up des Beach Boys. Car ces jeunes surfers en partie révélés il y a deux ans — cette douce éternité —, par le

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Ninkasi Musik Lab : Ponta Preta récompensé

Tremplin | Alors certes, au Ninkasi Musik Lab, c'est un peu comme à l'École des fans, on aime à dire que tout le monde a gagné, ce qui n'est pas faux. Il n'empêche que le (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 mai 2019

Ninkasi Musik Lab : Ponta Preta récompensé

Alors certes, au Ninkasi Musik Lab, c'est un peu comme à l'École des fans, on aime à dire que tout le monde a gagné, ce qui n'est pas faux. Il n'empêche que le grand finale de la saison sert aussi à départager les trois protagonistes sélectionnés : Claire Days, Effigie et Ponta Preta. Le 15 mai dernier, devant un Kao comble, c'est Ponta Preta qui a été désigné par le jury, séduit par ce surf-rock pétri de facilités et toujours au bord de la crise aiguë de nonchalance. Pour la peine le groupe lyonnais se voit gratifié d'un accompagnement artistique et financier d'un an d'une valeur de 5000 euros pour lui permettre de se développer. Et comme Claire Days et Effigie écumera les festivals locaux cet été (24h de l'Insa, Woodstower, Lyon Street Food Festival). Attendez vous à ce que l'on reparle d'eux.

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Ça décale aux Fêtes Escales

Fêtes Escales | Le rendez-vous musiques du monde de l’agglomération lyonnaise s’enrichit cette année d’une programmation rap : KLM et Dosseh partageront l’affiche avec Cumbia All Stars ou encore Pat Kalla & le Super Mojo. Rendez-vous à Vénissieux du 12 au 14 juillet.

Nina Roussel | Mardi 11 juin 2019

Ça décale aux Fêtes Escales

Proposer un festival de trois jours entièrement gratuit : c’est le défi que la Ville de Vénissieux a choisi de relever pour la 21ème année consécutive. Le 12 juillet, direction l’Amérique latine avec une soirée cumbia. Le groupe Sonido del Monte, dont le concert avait été annulé l’an passé pour cause d’orage, tentera de prendre sa revanche. En prime : la présence de la formation péruvienne des Cumbia All Stars, l’un des plus éminents représentants du genre. Les musiques du monde seront également à l’honneur lors de la soirée de clôture, avec une programmation afro. La grande nouveauté est pour le 13 : le festival tente un interlude rap, en partenariat avec la salle de la ville, Bizarre!. En début de soirée, l’une de ses protégées, la rappeuse lyonnaise KLM fera vibrer de ses textes engagés, avant de laisser la place au Sétois Rachid Daïf, alias Demi-Portion, puis à Dosseh. Révélé au grand public par son titre Habitué, cet artiste cultive un profil singulier dans le paysage du rap français. En addition à ces trois soirées de concerts, petits et grands pourront profiter de spectacles vivants

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Ninkasi Music Lab : le Season Finale

Tremplin | Peu sans doute souscriront à cette affirmation mais il n'y a pas que Game of Thrones dans la vie. Il y a aussi le Ninkasi Music Lab dont l'haletante (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mai 2019

Ninkasi Music Lab : le Season Finale

Peu sans doute souscriront à cette affirmation mais il n'y a pas que Game of Thrones dans la vie. Il y a aussi le Ninkasi Music Lab dont l'haletante saison 3 s'achève ce mercredi 15 mai sur la scène du Kao. Un peu comme dans Game of Thrones, ils étaient au commencement près de 150 candidats au trône et douze élus pour les prestations live de décembre à mars. Au final, seulement trois ont survécu (façon de parler) jusqu'à cette ultime étape. Même si ici on ne parle pas de finale ou de lauréat(s), juste de best-of appelé à résumer ce que cette saison a compté de meilleur – le Music Lab se voulant surtout un projet de repérage et d'accompagnement. Ont ainsi été choisis par le jury maison – mélange de programmateurs, de professionnels de la profession et de journalistes –, trois artistes forcément prometteurs : la folkeuse Claire Days (anciennement connue sous le nom de CMK), les surfeurs-rockeurs de Ponta Preta qui font de la nonchalance un sport de haut niveau et le du

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Pat Kalla : « on a bien dansé, on a un peu réfléchi : c'est l'esprit »

Sono Mondiale | Vous l'avez découvert avec le projet Voilaaa mené par Patchworks, le revoici avec son projet perso : Pat Kalla livre un album épatant de groove, de finesse et de maturité, véritable collection de tubes afro disco servie brûlante en compagnie de son Super Mojo Band. Entretien.

Sébastien Broquet | Mardi 11 décembre 2018

Pat Kalla : « on a bien dansé, on a un peu réfléchi : c'est l'esprit »

Votre père est venu s'installer à Lyon, en exil forcé après avoir milité pour l'indépendance du Cameroun, ce qui lui a valu quelques problèmes à Douala. Pat Kalla : Oui, exactement. Il est venu économiquement, aussi. Il fallait nourrir la famille et à Douala dans les années 60, c'était compliqué. Comme en plus il faisait partie du PC, le parti d'opposition au gouvernement en place... Il a laissé plein de copains militants là-bas, dont certains sont décédés. Lui a décidé de partir pour continuer le combat ici, jusqu'à ce que sa famille soit menacée sur place, il a alors levé le pied : tu pouvais perdre tout le monde, sans procès ni rien. Il a continué au niveau littéraire et musical, par ce qu'il nous a transmis. On ressent dans votre musique une influence totalement panafricaine, des textes qui parlent d'Afrique du Sud ou d'Angola, du highlife, un engagement politique : tout vient des disques de votre père ou il y a eu d'autres rencontres à Lyon ? Je suis métis, franco-camerounais, forcément je vis avec deux cultures en moi. Une qui est inconsciente et l'autre qui est consciente, parce que tu vis ici donc

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Les bons plans de la semaine #1

Un bon plan par jour jusqu'à la rentrée | Ne jamais s'ennuyer, jusqu'à la rentrée : voici nos sorties de l'été.

La rédaction | Mercredi 5 juillet 2017

Les bons plans de la semaine #1

Mercredi 5 juillet : Rotatives #4 Quatrième volet des soirées Rotatives. Déjà la dernière de la saison pour Hétéroclite, qui présente son numéro 124 couvrant juillet-août. En afterwork après une journée de labeur, pour prolonger l’apéro, prenez place dans l’ambiance feutrée du L Bar. On va picorer, on va picoler… Rentrer dans l’été en se trémoussant frénétiquement sur la playlist de l’éternel Yves Sans Roland, et chanter à s’en décoller le palais. En somme, une soirée Rotatives comme les autres. Au L Bar à 19h Jeudi 6 juillet : Tshegue chauffe les Summer Sessions Chaque année, aux premières lueurs des vacances, nous vous convions à une soirée en compagnie de l’équipe du journal au Transbordeur, avec un coup de cœur qui sera cette année Tshegue. Coup de foudre, aussi : entre la voix de l’ancienne chanteuse de Jaguar, la congolaise Faty Sy Savanet, et les productions de Nicolas Dacunha (aka Dakou), c’est assurément une belle histoire qui vient de débuter par un premier maxi

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Où sont les Femmes ? (à l'apéro)

Petit Bulletin Summer Sessions | À l'invitation du Transbordeur, Le Petit Bulletin organise l'apéro ce jeudi dans le cadre des Summer Sessions : concerts de Her et Kaben, diffusion du match France / Allemagne sur écran géant, et apéro en compagnie de la paire de DJ Femmes aux Fourneaux : interview.

Sébastien Broquet | Mercredi 6 juillet 2016

Où sont les Femmes ? (à l'apéro)

Un profil garage rock 60’s, de la noise qui ne se danse pas, de la techno à la Daniel Avery, de la pop sucrée française : vous ne vous interdisez rien. Comment on s’y retrouve, nous ? Femmes aux Fourneaux : Tu as oublié la northern soul, le disco, le hip hop, le punk... C'est vrai que ça fait une sacrée ratatouille. Du coup, de temps en temps, on offre des crêpes au public pour qu'il s'y retrouve. Vos mixes reflètent l’éclectisme de votre culture musicale. Mais quid des mouvements de société qui les accompagnent souvent, de quelles influences vous sentez vous proches : les riot girlz du début des 90’s ? les mouvements féministes des 70’s ? Ou Beyoncé aujourd’hui ? Les trois ! Les mouvements musicaux sont souvent associés à l'émancipation de minorités (noirs, femmes, LGBT...). On se retrouve dans cette idée d'empowerment... mais aussi d'entertainement. D'ailleurs, avec d'autres filles de la scène lyonnaise, on réfléchit actuellement à de l'organisation de soirées pour promouvoir les artistes féminines, dans un espri

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Le Transbo prend l'air

Summer Sessions | Le Transbordeur métamorphose son espace extérieur pour la 5e édition des Summer Sessions, du 29 juin au 29 juillet. Un mois de fêtes outdoor sous toutes ses formes : des apéros graphiques au clubbing, voici notre sélection.

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Tenue de soirée estivale au Transbordeur

Summer Sessions | On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

 Tenue de soirée estivale au Transbordeur

On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son périmètre d’intervention jusqu’aux projections en plein air. Mais pas n’importe lesquelles : des Ciné Drive-in à l’ancienne, dans d’authentiques voitures américaines mises à disposition par le Club V8 Forever (ou dans la vôtre, si vous préférez votre confort habituel), devant un film à la bande originale bien chargée, avec pour ajouter à l’ambiance, un foodtruck histoire de diffuser des odeurs de burgers et de frites — et aussi d’en vendre. Le premier film proposé résonne singulièrement avec l’actualité tragique d’Orlando : Priscilla, folle du désert (1995) de Stephan Elliott. Cette traversée de l’Australie dans un bus piloté par trois exubérants travestis confronte ceux-ci à la défiance, l’agressivité ou l’homophobie des habitants de l’Outback. Malgré tout empli de fantaisie désinvolte (la faute à la musique disco et aux déhanchés de ses comédiens vêtus en drag queen), Priscilla… marqua l’une des nombreuses résurrections de Terence Stamp, ina

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Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations

île utopie | Il a quand-même un nom magnifique, ce festival, non ? De l'île à l'utopie, tout nous plaît par ici mais encore plus, sa programmation : résolument tournée vers le (...)

Sébastien Broquet | Mardi 21 juin 2016

Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations

Il a quand-même un nom magnifique, ce festival, non ? De l'île à l'utopie, tout nous plaît par ici mais encore plus, sa programmation : résolument tournée vers le monde, d'un Tiken Jah Fakoly toujours impressionnant sur une scène où il donne énormément, s'en servant comme d'une tribune pour propager ses envies de changements, d'ailleurs, de meilleurs... Utopie, vous disiez ? Même si Tiken n'invente rien esthétiquement parlant, là n'est pas le plus important et d'autres s'en chargent : prenez Brooklyn Funk Essentials, qui lui succéderont le lendemain, vendredi. Tribu hétéroclite venue de New York, c'est un big band funk nourri de toutes les musiques urbaines débarquées à la porte de l'Amérique par vagues d'immigrations successives, de la salsa au hip-hop. Ou encore The Herbaliser, eux aussi un brin hip-hop mais bien plus que cela, pourvu que le groove soit présent : les anciens poulains de Ninjatune complètent cette soirée très 90's, qui sera ouverte par les futurs grands de Vaudou Game sur lesquels il faudra bien revenir plus longuement un jour prochain. Reste que celui que l'on aimerait mettre en lumière est un autre Lyonnais, Bruno "Patchwo

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Sam Clayton, l'homme de l'ombre

Walk the Walk #6 | C'est avec lui que tout s'est lancé : Sam Clayton Jr, ami de longue date de Martin Nathan, est l'homme-clé de ce projet jamaïcain de Brain Damage. Plongée dans un épisode crucial de Walk the Walk, la Web-série signée Wasaru, à la découverte de l'homme qui relie tous les participants.

Sébastien Broquet | Vendredi 17 juin 2016

Sam Clayton, l'homme de l'ombre

Le point de départ, la cheville ouvrière du projet, c’est Sam Clayton Jr. Peux-tu nous conter qui est ce personnage de l’ombre mais omniprésent, comment tu l’as rencontré, le lien qui s’est tissé entre vous deux ? Martin Nathan : Sam est un personnage fascinant, au parcours atypique. Jamaïcain, il est le fils de Brother Samuel Clayton, qui pris la direction en 1976 des Mystic Revelation of Rastafari, au départ de Count Ossie. Après avoir longuement vécu à New York, il s'est installé en France, où nous nous sommes rencontrés il y a une quinzaine d'années. C'est un ami depuis. Ingénieur du son hors pair, il est aussi connu pour ses talents "d'entremetteur" en quelque sorte. Via ses innombrables connections sur l'île, c'est lui qui m'a ouvert les portes du mythique studio Harry J à Kingston, et qui y a fait venir les artistes qui ont participé au projet. LES AUTRES ÉPISODES

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Brain Damage meets Winston McAnuff

Walk the Walk #5 | Cinquième épisode de Walk the Walk, la Web-série consacrée au voyage en Jamaïque de Brain Damage qui cette fois se frotte à Winston McAnuff.

Sébastien Broquet | Vendredi 10 juin 2016

Brain Damage meets Winston McAnuff

Cet épisode conte l’enregistrement avec Winston McAnuff, que l’on connaît bien en France puisqu’il multiplie les collaborations par ici. C’est aussi l’occasion d’évoquer ces problèmes de droits récurrents autour des auteurs en Jamaïque, dont beaucoup d’artistes ont été spoliés. En as-tu parlé avec eux, avais-tu conscience de ça avant ce voyage ? Est-ce un sujet de méfiance préalable de la part d’artistes des années 70 qui ont été le plus victime de ça ? Martin Nathan : C'est tout le problème, et les limites du sampling... J'ai toujours essayé de ne pas dépasser les bornes les rares fois ou j'ai pu avoir recours à cette technique. Bon nombre d'artistes ont fait leur succès en s'appropriant de longs passages de musiques dites "ethniques", ou évidemment des voix en provenance de Jamaïque, directement piochées dans leurs disques de chevet, sans le moindre crédit, la moindre autorisation, la moindre rémunération. J'ai eu maintes fois cette conversation avec les jamaïcains que j'ai croisé à Kingston : ils sont exaspérés. Ils en ont marre. Depuis de nombreuses années, je privilégie les vraies collaborations et les séances studio qui me p

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Brain Damage meets Willi Williams

Walk the Walk #4 | Quatrième épisode de notre virée en Jamaïque sur les traces de Brain Damage, qui se confronte à une nouvelle légende : l'immense Willi Williams.

Sébastien Broquet | Vendredi 3 juin 2016

Brain Damage meets Willi Williams

Willi Williams, c’est le single extrait de cet album, c’est aussi l’artiste qui t’a accompagné sur scène à la sortie du disque : qu’est-ce qu’il y a eu de plus entre vous, lors de cette rencontre ? Martin Nathan : Le choix du single n'a pas été simple. J'aurais pu choisir en effet quasiment n'importe quel titre de l'album, tant j'étais satisfait des prestations des différents intervenants. Par contre, quand il a fallu choisir qui j'allais inviter à venir me rejoindre pour tourner en Europe, je n'ai pas hésité. Wiili m'a instantanément convaincu par sa simplicité, sa disponibilité, son efficacité en studio, sa voix, son aura. De plus, le fait que son hit Armagideon Time, qui l'a promu au statut de légende, ait été repris par The Clash en 1980, est fondateur pour moi. C'est l'un des marqueurs de la collision qu'il y a eu à l'époque entre certains jamaïcains et punk rockers anglais, soit l'un des métissages sociaux-culturels les plus intéressants de ses dernières années. Imaginez le plaisir et la fierté qui furent les miens au moment de r

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Brain Damage, back to the roots

Festival 6e Continent | Brain Damage, qui dévoile chaque vendredi un épisode sa Web-série Walk the Walk sur le site du Petit Bulletin, est également à l'affiche du festival 6e Continent.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Brain Damage, back to the roots

La thèse vaut la peine de s'y attarder : ce serait en reculant que l'on avance. Deux des groupes les plus intéressants de la scène dub apparue dans nos contrées au mitan des années 90 ont continué de passionner en se retournant vers le passé plutôt qu'en poursuivant une quête éperdue du nouveau son, d'essayer de coller aux tendances. Inventant largement à ses débuts, Zenzile à Angers s'est retourné au moment où ce dub en live périclitait, vers un post-punk à la PIL pour se ressourcer. Brain Damage a fini par faire de même, de manière assez radicale avec son dernier disque paru l'an dernier sur Jarring Effects : une plongée en apnée dans les seventies et le reggae roots, avec une idée derrière le crâne dépourvu de dreadlocks de Martin Nathan, la tête pensante et agissante : convier de légendaires voix du genre à venir écrire puis conter au micro leur jeunesse, autour des thèmes de la transmission et de l'éducation.

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Brain Damage : rockers style

Walk the Walk #3 | Troisième épisode : cette fois-ci, c'est l'une des figures du film Rockers, le rare Kiddus I, qui se frotte en studio avec le Stéphanois Brain Damage. Deux époques, mais un même lieu : Harry J.

Sébastien Broquet | Vendredi 27 mai 2016

Brain Damage : rockers style

Kiddus I, c’est une apparition dans le mythique film Rockers : est-ce là que tu l’as découvert la première fois ? Que représente pour toi ce chanteur ? Martin Nathan : Je n'ai pas la prétention de dire que je suis un spécialiste du reggae ni de tout ce qui concerne la Jamaïque de manière générale. Lorsque Sam Clayton Jr m'a évoqué la possibilité de travailler avec Kiddus, je lui ai immédiatement avoué ne pas le connaître. Je n'avais en fait pas associé son nom à son inégalable apparition dans Rockers, l'un des moments forts de ce film, qui m'avait pourtant marqué. Ironie de l'histoire, cette scène mythique fût également tournée au studio Harry J... Que représente pour toi ce chanteur ? Il est pour moi une belle représentation de ce qu'a pu être l'exploitation de bon nombre d'artistes de cette époque-là par certains producteurs. Kiddus I, c'est une voix, un personnage, un charisme, et enfin... une carrière gâchée. Si son apparition dans Rockers a soudainement propulsé sa notoriété à l'international, son parcours reste un ensemble de projets avortés, de bandes master égarées ou de productions con

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Brain Damage à la rencontre de la voix du nyabinghi

Walk the Walk #2 | Voici le second épisode de Walk the Walk, la Web série réalisée par Wasaru, filant sur les traces de Brain Damage en Jamaïque. Après Horace Andy, place pour ce second épisode à une autre légende : Ras Michael.

Sébastien Broquet | Vendredi 20 mai 2016

Brain Damage à la rencontre de la voix du nyabinghi

Le reggae, le roots, c’est aussi le rastafarisme. Quel est ton rapport à la spiritualité en général et à la philosophie rasta en particulier ? Comment sont perçus les musiciens de reggae européens, non sensibles à cette philosophie, par les rastas, est-ce que vous en parlez ? Martin Nathan : Je suis un sceptique. Plutôt sur une ligne "ni Jah ni maître". Mais j'avoue avoir été plus que séduit par ce qu'il se dégage artistiquement des convictions de ces chanteurs avec lesquels j'ai pu travailler à Kingston. Je redis que je peux admirer un temple sans pour autant prier, ou encore apprécier la forme d'une publicité sans acheter le produit qu'elle vante. Nous n'avons pas eu le temps d'aborder sérieusement ces sujets ensemble, cela demanderait de se connaître davantage et je ne voudrais pas donner le sentiment d'un manque de respect de leurs convictions. Ce terrain est miné, et j'ai moi-même tendance à m'emporter sur le sujet, alors, prudence... Ras Michael, c’est aussi le nyabinghi. Est-ce que cette musique, découverte en France grâce à Mystic Revelation, t’a marqué autant que le reggae et le dub ? Comment perç

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Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

Walk the Walk #1 | Durant huit épisodes, à raison d'un par semaine, nous allons vous convier à suivre Brain Damage lors de sa virée en Jamaïque : Walk the walk, réalisée par Wasaru, conte pas à pas l'enregistrement de l'album éponyme, au mythique Harry J Studio, en compagnie de Sam Clayton Jr. Premier épisode : Horace Andy, la voix mythique de Massive Attack.

Sébastien Broquet | Vendredi 13 mai 2016

Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

Plusieurs voix mythiques sont venues à la rencontre de Brain Damage sur cet album sorti le 16 octobre 2015 sur Jarring Effects : de Horace Andy à Ras Michael, en passant par Kiddus I, Willi Williams (qui l'accompagne aujourd'hui sur scène) et Winston McAnuff. Tous se sont prêtés au jeu : écrire un texte concernant l'éducation, la jeunesse, leur enfance. On s'est demandés, du coup, comment cette volonté de transmission était venue au maître d'œuvre, Martin, l'âme de Brain Damage. Choisir de demander aux artistes d’écrire sur leur enfance, sur la jeunesse, c’est aussi faire œuvre de transmission, devenir passeur : qu’est-ce qui t’a amené vers ce thème, cette envie ? Le besoin de transmission vers les jeunes générations s’est-il imposé après 15 ans de carrière ? Martin Nathan : J'ai l'impression que la transmission s'est effectuée d'elle même sans que je n'y prête attention ! Il y a aujourd'hui toute une génération de jeunes artistes en France me confiant régulièrement directement découler de mon héritage. Ils constituent aujourd'hui une vraie scène, pleine de vitalité, c'est troublant. La volonté d'en savoir plus sur les je

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Un été sur les pistes

MUSIQUES | Plus courtes, les nuits d'été ? pas du côté des clubs, où le non-respect des pauses estivales est quasiment une valeur fondatrice. La preuve en cinq rendez-vous et autant de chances de multiplier les voyages stationnaires (mais pas immobiles).

Benjamin Mialot | Mardi 7 juillet 2015

Un été sur les pistes

Summer Sessions Les Summer Sessions, ce ne sont pas que des concerts taillés pour des containers (voir ci-contre). Ce sont aussi des soirées taillées pour des containers – et "hostées" par des habitués du Transbo. Restent ainsi une EZ! avec Trampa – dont le dubstep est si grinçant qu'il file des picotements dans les molaires – une Encore avec Tevo Howard – l'un les seconds couteaux les plus affûtés de la Chicago house – une Polaar avec Clap! Clap! – jazzman italien qui a les rythmes africains dans la peau. Et même une Arm Aber Sexy, du nom de l'incontournable before du Lavoir Public, qui aura pour la première fois la permission de minuit. Au Transbordeur jusqu'au 31 juillet

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Le Petit Bulletin aux Summer Sessions

MUSIQUES | Hier soir, Le Prince Harry, invité d'honneur des 20 ans de l'émission radio Tous en Tong, a donné le coup d'envoi, évidemment retentissant, des Summer (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 26 juin 2015

Le Petit Bulletin aux Summer Sessions

Hier soir, Le Prince Harry, invité d'honneur des 20 ans de l'émission radio Tous en Tong, a donné le coup d'envoi, évidemment retentissant, des Summer Sessions, le cycle estival de concerts en plein air, apéros graphiques et autres projections en mode yankee du Transbordeur. Comme l'an passé, Le Petit Bulletin en sera partie prenante, le temps d'un apéro indie rock ambiancé par Super Fuzz Chabert et Big Muff Mialot, prélude à un concert de l'excellent trio folk-rock Woods. Ça se passe jeudi 9 juillet dès 19h, et c'est gratuit si vous vous inscrivez en amont (sinon, il vous en coûtera seulement 7 euros). Plus d'informations : http://www.transbordeur.fr/agenda/summer-sessions-woods-hummingbird-jeu-09-juillet-2015

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Drive-in au Transbo : des Blues au cœur

ECRANS | Les Summer Sessions du Transbordeur reprennent et avec elles la programmation de cinéma en plein air proposée par ZoneBis, vaillante organisatrice de (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 juin 2015

Drive-in au Transbo : des Blues au cœur

Les Summer Sessions du Transbordeur reprennent et avec elles la programmation de cinéma en plein air proposée par ZoneBis, vaillante organisatrice de l’incontournable festival Hallucinations Collectives. Histoire de se démarquer d’autres rendez-vous du même type (dont L’Été en cinémascope, qui démarre aussi cette semaine sur la Place Ambroise Courtois), ZoneBis adapte à la sauce hexagonale la pratique très yankee du drivein : tandis que l’image défilera sur un écran géant, vous serez installés peinards dans votre bagnole, l’autoradio branché sur une fréquence qui diffusera le son du film. Au menu de ces deux séances exceptionnelles, d’abord le mythique Blues Brothers de John Landis (le 26 juin à partir de 19h), resté aussi célèbre pour son casting de stars de la musique black — Ray Charles, Aretha Franklin, Cab Calloway, James Brown — et pour les tubes qu’elles interprètent que pour le duo John Belushi / Dan Aykroyd, frères de sang et de son en mission pour le seigneur afin de monter un grand concert de blues caritatif. Pour ceux qui, en attendant la tombée de la nuit, voudraient se cultiver tout en sirotant leur bière, on conseille

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La samba sans sambas de Samba de la Muerte

MUSIQUES | Ne pas s'y tromper : cette Samba de la Muerte ne s'incarne aucunement en une samba endiablée jusqu'à ce que mort s'ensuive. Plutôt loin de là, même. Au moment où (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 juillet 2014

La samba sans sambas de Samba de la Muerte

Ne pas s'y tromper : cette Samba de la Muerte ne s'incarne aucunement en une samba endiablée jusqu'à ce que mort s'ensuive. Plutôt loin de là, même. Au moment où les formations les plus en vue de la pop française s'éparpillent en projets solo (il n'y a qu'à voir les Atlas Mountains faire feu de tout bois), c'est ici un Concrete Knife, sensation 2013 venue de Caen – Be Your Own King, souvenez-vous – qui s'accorde un quartier libre pour donner un peu de champ à ses élans créatifs. Loin de la pop à la fois martiale et en sucre (candide) des couteaux de béton, menée de main de maître par Nicolas Delahaye et incarnée par la lunaire Morgane Colas, Adrien Leprêtre – accompagné de Corentin Olivier (guitare), Gabriel Legeleux (percussions) et Martin Bonnet (basse) – affirme moins frontalement ses facilités. Préférant la demi-teinte et les demi-tons : mélange de folk, d'orientalisme et d'indietronica, plus atmosphérique qu'accroche-coeur ou tapageur. Et en cela, atmosphérique donc, comme les climats océaniques au contact desquels a grandi le musicien, sujet au changement, la fraîcheur laissant place au réchauffement et inversement – Bon Iver en été, qu

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Une bombe de bal

MUSIQUES | Il y a des semaines comme ça confinant à la monomanie. Où que l'on regarde, la soul est (ou aurait dû être, dans le cas de Womack) partout. On ne s'étonnera (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 juillet 2014

Une bombe de bal

Il y a des semaines comme ça confinant à la monomanie. Où que l'on regarde, la soul est (ou aurait dû être, dans le cas de Womack) partout. On ne s'étonnera donc guère que le bal donné par le Transbordeur dans le cadre de son club de vacancesen plein air premium baptisé Summer Sessions ait une forte teinte soulisante. L'accroche, stipulant une gratuité pour les tatoués, en est la suivante : "Mods vs rockers". Qu'on se rassure, il n'y aura pas de baston d'anthologie digne des mythiques concours de gifles 60's de la plage de Brighton. Mais des super groupes, oui, avec The Gentlemen's Agreement, quintette au redoutable groove et aux claviers peu appréciés de la police du pelvis. Mi-mods, mi-rockers et donc vrais schizophrènes, The Rebels of Tijuana sont eux à la fois les rejetons de Jacques Dutronc et du Jon Spencer Blues Explosion. Mais aussi de grands malades de l'esthétique vintage, comme en témoigne leur single Brazil 70, diffusé au début de la Coupe du Monde. Ajoutez à cela des DJs raccords (Yann Cracker et Fabylicious) et une audience saoule et vous obtenez un bal "bootylicieux" où choper ne sera

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Cruel summer

MUSIQUES | Avant l'été, le Transbo offre de réviser ses classiques en matière de genres, musicaux s'entend. Troisième Summer session et nouveau changement de genre donc. (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 juillet 2012

Cruel summer

Avant l'été, le Transbo offre de réviser ses classiques en matière de genres, musicaux s'entend. Troisième Summer session et nouveau changement de genre donc. Encore que dans le cas de l'invité du jeudi 12 juillet, il faille peut-être davantage parler de style que de genre, Hyphen Hyphen ayant beaucoup du premier sans qu'on puisse bien définir dans quelle école musicale s'inscrit le second. Bref, comme beaucoup de formation de son époque – Metronomy, Foals, The Shoes, Marie-Madeleine –, Hyphen Hyphen se nourrit un peu à tous les râteliers esthétiques à la seule condition que le résultat soit foufou – pour ne pas dire légèrement hystérique – obsédant et dansant, au point qu'on puisse inventer pour ce type d'originaux le terme d' «obsédansant». Soit une musique qui prend possession de votre cortex par impulsion électronique et vous secoue dans tous les sens. Faut-il y voir une coïncidence avec la recrudescence soudaine du cannibalisme dans le monde, mais le fait est qu'il y a de plus en plus de ces groupes qui vous mangent le cerveau en l'espace de quelques secondes, sans qu'on ne puisse guère se défendre. Hyphen Hyphen, venu tout droit de la Côte d'Azur est de ceux-là. À ceci prè

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Quel Damage ?!

MUSIQUES | High Damage, comme son titre l'indique, c'est la rencontre, sous l'égide Jarring Effects, le choc, entre High Tone et Brain Damage. Ne pas s'attendre (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 avril 2012

Quel Damage ?!

High Damage, comme son titre l'indique, c'est la rencontre, sous l'égide Jarring Effects, le choc, entre High Tone et Brain Damage. Ne pas s'attendre pour autant à pertes et fracas, ni à des «damage» collatéraux dévastateurs. D'une part, parce que High Tone est habitué de ce genre de duel amical labellisé «In a dubtone session» (Kaltone avec Kaly Live Dub, Zentone avec Zenzile...). D'autre part, parce qu'on est ici dans le clash, le crash, mais au ralenti, tout en infra-basses et rythmique electro-dub traîne la patte, le tout rehaussé de filtres sur les voix, échos, reverbs et clins d'œil world jusqu'au moyen et même à l'extrême orient. Qu'est-ce qui fait dès lors que l'on reste assez imperméable à ce bon disque d'électro-dub ? Le fait qu'il soit sans surprise ? Le fait qu'il soit répétitif par essence autour de sa base électro-dub ? Le fait que le genre ait quelque peu fait son temps et vieillisse assez mal (ou est-ce nous ?) ? Le fait qu'il n'y ait guère dans ce genre précisément de juste milieu entre une musique d'ambiance à écouter chez soi en comatant, ou en live, secoué de basses et emporté par la houle ? Pour le tenants de la seconde option, ça se passe au

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