Lyon : une Fête de la Musique en modèle réduit

MUSIQUES | Alors, Fête de la Musique ou pas ? Au-delà des errances du ministère de la Culture, de la contre-communication de la Ville de Lyon qui désire s'ériger en défenseur des artistes, entre annulations diverses, lundi soir et jauges vite complètes, il ne va pas être si simple d'écouter de la musique ce soir.

Sébastien Broquet | Lundi 21 juin 2021

Photo : Obi © Mona Bonetto


« Nous vous avons invité cet après-midi pour vous informer que, à l'initiative du ministère de la Culture, en étroite coopération avec les grands médias, dans la soirée du 21 juin, soirée du solstice d'été, la musique (...) va prendre possession des trottoirs, des fenêtres, des places, des chaussées, des parcs, des jardins, des cours, des cours de casernes aussi bien que d'autres endroits moins inhabituels. » C'est ainsi que Jack Lang, le 1er juin 1982, annonçait la création de la Fête de la Musique, quelques mois après l'élection de François Mitterrand. 39 ans après sa création en vingt jours, c'est peu dire que l'édition 2021 ne suscite pas grande émotion en comparaison.

Il aura fallu attendre le dernier moment pour écrire quoi que ce soit sur cette Fête de la Musique, chaotique à souhait dans son organisation, sa communication, sa validation. Ordres et contre-ordres, annulations et confirmations, reprogrammations et décrets contradictoires, déclarations de plus en plus ahurissantes d'une ministre de la Culture — Roselyne Bachelot — perdue dans les dédales de la rue de Valois ont achevé de brouiller la perception du message et de décourager les potentiels organisateurs.

Dernière intervention, sur France Info, le jeudi 17 juin : « les mini concerts dans les bars et les restaurants seront possibles. » C'est quoi, un mini-concert ? Et il reste interdit de se regrouper à plus de dix personnes dans l'espace public. Et les dits bars et restaurants avaient tous annulé leur programmation, puisqu'on leur avait dit qu'ils ne pourraient rien organiser quelques jours plus tôt — pensée émue au Ninkasi qui avait un artiste par lieu et avait tout supprimé. Certains ont reprogrammé — pensée émue pour le Ninkasi (bis) qui a tout repris sur son planning en quatre jours. Autre déclaration farfelue : le mardi 28 mai, la ministre déclarait dans une interview au Parisien que « [Les gens] pourr[ont] danser, mais ce sera une fête masquée. » On ne sait pas trop où l'on dansera ce soir, vu que c'est interdit partout ailleurs, si l'on a bien suivi.

Pour la danse, les dernières nouvelles de ce lundi matin, alors qu'Emmanuel Macron a reçu les représentants des clubs et boîtes de nuit à l'Élysée, sont les suivantes : réouverture le vendredi 9 juillet, avec une jauge à 75% en intérieur et port du masque recommandé mais non obligatoire. Les concerts debout seront eux autorisés à partir du 30 juin.

Clivage politique

« À vocation de rassemblement, elle [la fête] était aussi un moyen de cliver le champ politique » écrit Laurent Martin, dans Les Années Lang - une histoire des politiques culturelles 1981-1993, consacrée à la politique culturelle de celui qui était si friand de fêtes en tous genres et lança cette Fête de la Musique, Jack Lang. Ça n'a pas trop changé — et Nathalie Perrin-Gilbert (avec ses alliés Verts) essaye à son tour de se servir de cette fête, mais aussi de la nuit comme secteur culturel, pour cliver avec ce gouvernement qui de son côté a mis fin à « la bamboche » pour reprendre l'horrible mot employé par le préfet du Centre-Val de Loire Pierre Pouëssel, sur France 3 en octobre 2020. Gouvernement qui s'est encore fait remarquer en envoyant la police intervenir violemment lors d'une free party à Redon ce week-end — un raveur en a perdu sa main. Bref, l'ambiance n'est pas trop à la Fête et encore moins à la musique, visiblement. Puisqu'en plus, elle tombe un lundi soir, cette satanée fête.

Côté lyonnais, on savait déjà depuis notre article du 2 mars que le Boulevard Électro était annulé : plus de 10 000 personnes les bras en l'air face aux sound-systems, of course, ça ne le faisait pas. Puis on a appris de la bouche de structures organisant traditionnellement une scène en plein air sur appel à projets de la Ville que tout était annulé. Et puis non, Nathalie Perrin-Gilbert nous a expliqué qu'elle aurait lieu et « durerait plus d'un mois ». On croit sans problème que l'organisation de cette Fête a été un calvaire, on a plus de mal à avaler le discours voulant faire de cette édition un grand moment débutant ce soir et s'étalant sur l'été.

Ce sera donc très light, comme Fête de la Musique, dévitalisée, privée de ce qui fait son charme : beaucoup de plein air, de rues et de parcs investis, la possibilité de déambuler d'un endroit à un autre et de s'oublier là où ce n'était pas prévu pour des gens dont c'est l'une des seules sorties musicales de l'année. Là, il faudra faire l'effort d'aller dans les salles habituelles, pour que les jauges soient respectées (et donc avoir réservé en amont sur le site Internet pour certaines), et oublier la déambulation. Car oui, tout ce qui était prévu en extérieur est bel et bien annulé. Et recyclé pour plus tard, en ce qui concerne les appels à projets de la Ville, sur les week-ends de juillet. Mais non, ce ne sera pas la Fête de la Musique pendant plus d'un mois, juste des projets redispatchés ultérieurement dans la cité. Ce qui a un (gros) avantage : des musiciens payés, certains obtenant-là leur premier cachet depuis un an. Et du coup, ça fait une programmation estivale un peu plus fournie. Qui ne nous a pas encore été communiquée.

Mais la Fête de la Musique, c'est le 21 juin. Pas en juillet. On ne fête pas Noël tout janvier — et comme Laurent Martin, encore, l'écrit, cette fête est : « culture de consommation, certes, culture de l'éphémère et du spectaculaire, certes encore, mais tout autant culture de la curiosité, de flânerie et de bon plaisir démocratique, qui substitue au calendrier des saints celui des arts, au cultuel le culturel (...). Une culture qui associe les beaux soucis de démocratisation et de démocratie culturelles, comme dans le cas de la Fête de la Musique où de grands orchestres donnent des concerts gratuits tandis que chaque Français est invité à descendre dans la rue pour pratiquer son instrument. » Ce ne sera pas le cas cette année.

Programmation du 21 juin

- Ninkasi : dans chaque Ninkasi, un concert. Avec par exemple Claire Days et Two Faces à Gerland, Elona Kane à Guillotière ou Brume à OL Vallée.

- Subs : la scène lyonnaise sélectionnée par les toujours très pointus Génération Spontanée, avec dès 18h15 Wugo, puis la pop de Kcidy, Somaticae côté techno et Johnnie Carwash pour le garage rock. Bonne pioche.

- Auditorium : pour un concert gratuit de l'ONL, avec son directeur musical, Nikolaj Szeps-Znaider, qui vont rejouer « les grands tubes du répertoire » — L'Apprenti sorcier de Dukas, la Danse macabre de Saint-Saëns ou encore Roméo et Juliette de Prokofiev. Bon, c'est complet.

- Sonic : C'est annulé. Venin Carmin et Eat Girls devaient jouer sur le quai, avec trois autres groupes, et c'était clairement l'un des meilleurs plans du soir. Mais l'interdiction des concerts sur la voie publique empêche de le faire sur le quai comme prévu.

- Jardins de l'ESPE (Croix-Rousse) : Quatuor Debussy

- Boomrang : soirée 100% rap avec Yank, Perrine et Dehna dès 17h30

- Heat : ne surtout pas louper le concert de Obi, le nigérian qui faisait notre Une à l'automne dernier. Et aussi la chanteuse gabonaise Pamela Badjogo. Puis Pedro Bertho en DJ.

- Food Traboule : invite Jazz à Vienne. Avec James Stewart en DJ et Pamela Badjogo, en concert.

- Hôtel de Ville : une série de concerts diversifiés par le Conservatoire de Lyon, de 16h15 à 22h15, sur réservation

- Bar La Pêcherie : dans le 1er, sound-system techno par le label ULM Records avec Rosarum Rosis, Cali Bee, etc.

- Vaulx-en-Velin : concert du groupe soul The Buttshakers, à l'Esplanade Tase.


À lire sur le sujet :

- Laurent Martin, Vincent Martigny & Emmanuel Wallon, Les Années Lang - une histoire des politiques culturelles 1981-1993 (La Documentation Française)

- Jack Lang, Une révolution culturelle, dits et écrits (Bouquins / Robert Laffont)

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Roselyne Bachelot à Lyon ce vendredi pour le Festival Lumière

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Sébastien Broquet | Mercredi 13 octobre 2021

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Roselyne Bachelot sera de retour ce vendredi à Lyon. Au programme : le Festival Lumière bien entendu, la ministre de la Culture assistant en soirée à la remise du prix Lumière à la cinéaste Jane Campion. Mais avant cela, elle rendra visite à deux institutions locales liées au 7e art : la CinéFabrique de Claude Mouriéras, une école qui attire l'attention puisque le président Emmanuel Macron a récemment annoncé la création d'un second établissement à Marseille. Enfin, la ministre se rendra également à Villeurbanne, désignée capitale de la culture en France pour 2022, afin de visiter le Pôle Pixel qui devrait être un lieu phare de cette année exceptionnelle et qui accueille en ce mo

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Grosse rentrée pour la CinéFabrique ! Le 2 septembre dernier, le chef de l’État en personne annonçait lors de sa visite à Marseille l’ouverture prochaine dans la cité Phocéenne d’un second établissement pour l’école de cinéma, fondée et dirigée par Claude Mouriéras à Lyon. Vendredi 8 octobre, Ted Sarandos, l’un des patrons de Netflix, profitait de sa présence au Festival Lumière — où la plateforme présente quatre films et réseaute à pleins tuyaux pour espérer infléchir la chronologie des médias en France, voire obtenir de figurer dans la sélection compétitive en Cannes… — pour rencontrer les étudiants de la CinéFabrique et annoncer soutenir des bourses scolaires dans le cadre du programme “Éducation à l’image”. Ce partenariat s’ajoute &agra

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Fagor-Brandt, ce sera jusqu'en novembre 2023

Politique Culturelle | L'utilisation temporaire de Fagor-Brandt est prolongée jusqu'en novembre 2023, à la demande des acteurs culturels occupant le lieu. Mais rien n'est résolu pour la suite qui, au contraire, semble se compliquer, la Métropole n'ayant rien anticipé.

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Toutes et tous étaient arrivés à la réunion de concertation du lundi 4 octobre au matin avec un mot d'ordre commun : obtenir la prolongation de l'utilisation de Fagor-Brandt jusqu'à fin 2023, et non janvier comme voulu par le président de la Métropole. Histoire de se laisser un peu de temps pour trouver une solution de repli, Bruno Bernard ayant mis tout le monde devant le fait accompli. Tout le monde, c'était : Vincent Carry (Nuits sonores), Émeric Richard (Lyon Street Food Festival), Isabelle Bertolotti (Biennale d'Art Contemporain), Dominique Hervieu (Biennale de la Danse) et le régisseur des Biennales. Du côté de la Métropole, étaient présents trois membres du cabinet du président, mais aucun élu : Julien Rolland (directeur général adjoint du Grand Lyon), Cyrielle Chatelain (conseillère culture) et Ludovic Chambe (conseiller urbanisme et logement au cabinet). La réunion fut cordiale, des excuses fu

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Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Politique | Un sénateur qui cite Laurent Garnier, qui défend au fil des mois et de ses interventions le monde de la nuit et les musiques électroniques, y compris les raves ? Ce discours est encore peu fréquent. On en discute avec l'intéressé, Thomas Dossus, étiquetté EELV et ancien DJ amateur.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Vous êtes intervenu plusieurs fois ces derniers mois au sujet des musiques électroniques et de la vie nocturne au Sénat, à propos de la crise Covid au départ, mais en allant plus loin ensuite, en défendant l'aspect culturel des clubs. C'est un combat mené en particulier par le collectif Bar-Bars. Qu'est-ce qui vous a amené à les suivre ? Thomas Dossus : Quand je suis arrivé au Sénat [NdlR : en 2020], j'ai tout de suite dit : on étudie le budget de la culture. On s'est aperçu que nous sommes sur une culture très institutionnelle, que la culture que moi je vis, que je pratique, n'est pas du tout reconnue par le ministère. J'ai trouvé ça décalé. J'ai commencé à creuser le sujet, à me rendre compte qu'il y avait à Lyon et ailleurs une envie de faire reconnaître la culture club, celle des musiques électroniques, je suis tombé évidemment sur la tribune publiée par Laurent Garnier. Je me suis saisi du sujet. Au fur et à mesure des confinements, on s'est rendu compte que ces établissements allaient être les premiers à fermer et les derniers à rouvrir. Il y avait donc un véritable enjeu pour t

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Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

SMAC | Rénové – et même pratiquement reconstruit – de fond en comble sur son site de Confluence, le nouveau Marché Gare ne rouvrira pas avant le printemps 2022 mais l'équipe bénéficiera d'un outil propre à satisfaire de nouvelles ambitions. On a fait le point sur le projet avec Benjamin Petit, son directeur, et Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville qui a fait grimper considérablement l'enveloppe municipale en même temps que la subvention allouée à la SMAC lyonnaise.

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 septembre 2021

Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

Le projet a beaucoup évolué notamment pendant la démolition d'une partie de l'ancien Marché Gare. Comment a-t-il pris forme, avec quel nouvel engagement de la Ville ? Nathalie Perrin-Gilbert : Au départ, on avait une enveloppe Ville de 500 000€, aujourd'hui elle s'est engagée à auteur d'1, 5M€, la Métropole 2M€ : on a un projet de 3, 5M€ mais parce que le projet s'est amélioré au fur et à mesure. Benjamin Petit : C'est vrai qu'il y a eu ce premier programme, ensuite il y a eu une nouvelle ambition portée par la Ville sur cet équipement. Mais il n'y a pas eu une escalade du budget, c'est l'enveloppe qui a été revue à la hausse. C'est à partir de là qu'on a pensé un nouveau projet plus ambitieux dans lequel on a pu faire passer nos idées pour cet équipement. Quel regard portez vous sur le projet tel qu'il est aujourd'hui ? NPG : Sur le projet culturel, je suis ravie d'hériter de cette décision concernant le Marché Gare, qu'une nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles se développe comme cela. La Ville de Lyon veut conforter ses deux SMAC, le Marché Gare et le Pér

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Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

Lyon | L'appel à participation gratuite de musiciens à une scène ouverte estivale au sein du Grand Hôtel-Dieu est restée en travers de la gorge de nombre d'artistes qui se sont exprimés sur les réseaux sociaux du centre commercial. L'adjointe à la Culture Nathalie Perrin-Gilbert a réagi vertement.

Sébastien Broquet | Jeudi 17 juin 2021

Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

« Une scène ouverte pour célébrer la performance artistique » : c'est ainsi qu'est présentée la programmation estivale et musicale du Grand Hôtel-Dieu, qui a installé dans la cour St-Henri une scène pour des concerts devant se dérouler tout l'été, dès le samedi 19 juin à 20h, jour où est programmée l'artiste folk Thaïs Té. Et c'est gratuit. Pour le public... Mais aussi pour les artistes : aucune rémunération n'est prévue pour eux. Et c'est bien là que se niche le problème. Le gros problème. Car nombre d'entre eux ont vivement réagi sur les réseaux sociaux à l'appel à projets lancé sur Instagram et Facebook. Pour résumer l'avis quasi général, le temps de l'artiste rémunéré en visibilité pour se faire connaître, c'est terminé. Musicien, c'est un travail, comme un autre. Sur Facebook, l'organisation a répondu ainsi : « cette scène ouverte s'adresse essentiellement à des artistes en devenir. Nous souhaitons permettre à de jeunes artistes et groupes locaux de présenter leur talent en mettant à leur disposition une scène et

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Cinémas : chronique d’une reprise espérée

Réouverture des salles | Comme si de rien n’était, ou presque… La 93e cérémonie des Oscar s’est tenue fin avril, avec deux mois de retard par rapport aux années précédentes. Pendant ce temps, la planète cinéma demeure encore et toujours suspendue à l’évolution favorable d’une cohorte d’indicateurs, espérant une réouverture pérenne des salles. Résumé des épisodes précédents et état des lieux avant un retour (incertain) mi-mai…

Vincent Raymond | Mercredi 28 avril 2021

Cinémas : chronique d’une reprise espérée

La fermeture des salles de cinéma s’est désormais installée dans le paysage culturel et économique : à la différence de la période mars-juin 2020, elle constitue depuis fin octobre une parenthèse qui n’en finit plus de se refermer. Et les rebondissements incessants de la crise sanitaire, dignes d’un film catastrophe à l’issue incertaine, comme sa gestion internationale cacophonique, rendent le futur immédiat illisible. Partout dans le monde. Ainsi, si l’on jette un coup d’œil aux pays limitrophes de la France, seule l’absence d’harmonisation fait figure de cohérence : si la Belgique n’envisage pas de réouverture avant début juin (avec une jauge limitée à 200 personnes) et l’Allemagne la retarde encore en envisageant d’exiger la présentation d’un test Covid négatif de moins de 24h, les salles sont ouvertes au Luxembourg (depuis janvier avec distanciation et couvre-feu à 23h), en Espagne (suivant les restrictions locales des régions), en Suisse (depuis le 19 avril avec masque, distanciation et jauge), en Italie (depuis le 26 avril, avec couvre-feu à 22h)… Et la France ? Las, il n

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

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Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

500 000€ réaffectés vers d'autres structures | Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra, et Serge Dorny, l'actuel dirigeant du lieu, ont vivement réagi à l'annonce de la baisse de la subvention de l'Opéra de Lyon.

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

Politique Culturelle | Coup de tonnerre à l'Opéra de Lyon : la Ville, par l'intermédiaire de son adjointe à la Culture, a décidé d'ôter 500 000€ par an de subvention au lieu dirigé par Serge Dorny pour quelques mois encore. Ce dernier a été prévenu il y a trois jours. Nathalie Perrin-Gilbert nous explique la raison de ce choix, qu'Étienne Blanc fustige.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 mars 2021

La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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Festivals d'été, faut pas rêver

Situation (sanitaire) : c'est compliqué | Si la ministre de la Culture se montre optimiste dans ses récents propos concernant les festivals d'été, c'est surtout parce qu'elle occulte tout ce qui concerne la jeunesse et les musiques qui se dansent, du rock à la techno en passant par le rap. Une vision "OK boomer" et bourgeoise de la culture qui laisse sur le carreau un pan entier de la création, et les emplois qui vont avec. Et des publics désemparés, à qui l'on fait croire à tort qu'ils pourront vivre normalement cet été. Explications et tour d'horizon des festivals lyonnais.

Sébastien Broquet | Mardi 2 mars 2021

Festivals d'été, faut pas rêver

C’est la pagaille. Euphémisme ! Solidays, Hellfest, Glastonbury, Garorock — ou Foreztival dans notre région : plusieurs des plus gros festivals européens prennent les devants et ont d’ores et déjà annoncé l'annulation de leur édition 2021. D'autres dévoilent comme si de rien n’était leur programmation et mettent en branle leur billetterie. Et Roselyne Bachelot continue de patauger dans une communication illisible, récupérant au passage l'idée des concerts test à Paris et Marseille dont elle n'est pas à l'origine (un écran de fumée pour les festivals : on ne voit pas à quoi les résultats, obligatoirement tardifs, leur serviront, a contrario des scientifiques — car il sera impossible pour la majorité d'entre eux d'appliquer les mêmes process sanitaires que lors de ces concerts soigneusement encadrés et gourmands en personnels ; à quoi bon essayer d'en organiser

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Roselyne Bachelot à Lyon cette semaine

Politique | La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, vient assister ce mercredi aux Victoires de la Musique Classique à l'Auditorium de Lyon.

Sébastien Broquet | Lundi 22 février 2021

Roselyne Bachelot à Lyon cette semaine

La ministre de la Culture sera à Lyon mercredi 24 et jeudi 25 février : Roselyne Bachelot, que l'on sait amatrice d'art lyrique, ne pouvait manquer les Victoires de la Musique Classique qui se dérouleront ce mercredi 24 février à l'Auditorium de Lyon. L'ancienne chroniqueuse des Grosses Têtes fera donc le déplacement en terre rhône-alpine afin d'assister à la cérémonie retransmise à 21h en direct sur France 3 et France Musique, et présentée par Marina Chiche et Stéphane Bern, avec l'Orchestre national de Lyon dirigé par Nikolaj Szeps-Znaider. Roselyne Bachelot se rendra ensuite jeudi matin à la Villa Gillet pour s'entretenir avec la directrice du lieu,

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Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

Bibliothèque | Dans nos colonnes, l’adjointe à la culture Nathalie Perrin-Gilbert, interpellée via une pétition des usagers du département Art vivants de la médiathèque de Vaise, affirmait le mois dernier qu’il n’était « pas question de démanteler ce pôle Arts vivants, bien au contraire ! ». Une partie du personnel doute de l’application de cette volonté.

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

Le pôle Arts vivants de Vaise est en réorganisation. Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, a récemment présenté son projet pour sa refonte. Marc Fintzi, délégué syndical SUD, en est « très content » — mais il dit « craindre que l’administration ne bouge pas » et soit sourde aux paroles de l'élue, qui affirme notamment que le « même nombre de personnes dédiées au pôle » serait conservé, notamment en recrutant un bibliothécaire dédié suite au départ à la retraite de la personne qui occupait le poste précédemment. C’est là que le bât blesse pour le syndicaliste. La fiche de recrutement est selon lui trop vague : « c’est un poste qui s’occupe de coordination transversale et non de la création. Ce n’est pas tellement "arts vivants " ». Plus précisément, il est question d’assurer « la gestion, l’animation et le développement du pôle Arts vivants et Création — Ce pôle couvre les domaines suivants : Littérature

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | Pour succéder à l'historique Thierry Téodori, qui prendra sa retraite en juin prochain, c'est Thierry Pilat qui a été choisi par la nouvelle municipalité. Le Lyonnais, qui était jusqu'ici directeur du Fil — la SMAC de Saint-Étienne —, fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de la Halle Tony Garnier, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tourn

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Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

Lyon | Inquiets du devenir du département Arts vivants de la BM de Vaise, les usagers ont interpellé en ce début d'année, via une pétition, l'adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert, qui leur répond.

Nadja Pobel | Lundi 18 janvier 2021

Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

Le 2 janvier dernier, des « usagers du département Art vivants — amateurs, professionnels du spectacle vivant, étudiants, éditeurs, intervenants, ou usagers "lambdas" — de la médiathèque de Vaise » se mobilisaient au sujet de la restructuration en cours de ce pôle, afin de le « sauvegarder ». Et lançaient une pétition à l’adresse de l’adjointe à la Culture de la Ville de Lyon en décriant notamment la nouvelle organisation du personnel car « la polyvalence sera de mise. C’est donc une accumulation de temps partiels qui va être attribuée à la thématique. En rassemblant ces morceaux, nous arrivons à la moitié du temps de travail initialement dévolue au fonctionnement de l’ancien département ». La pétition a obtenu 1972 signatures au lundi 18 janvier. L’objectif étant d’en récolter 2500. Contactée à ce su

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Nathalie Perrin-Gilbert : « les journalistes, les universitaires, les artistes sont les premiers menacés »

Politique | Lyon, ville refuge pour les artistes et intellectuels menacés dans leurs pays : c'est le projet acté par Nathalie Perrin-Gilbert et Grégory Doucet, qui vont faire de notre cité un membre du réseau international ICORN dans les prochaines semaines. Explications.

Sébastien Broquet | Mardi 20 octobre 2020

Nathalie Perrin-Gilbert : « les journalistes, les universitaires, les artistes sont les premiers menacés »

Vous avez pour projet de faire de Lyon une ville accueillant les artistes réfugiés en danger dans leur pays. Pouvez-nous nous expliquer en quoi ça consiste ? Nathalie Perrin-Gilbert : La Ville de Lyon va rejoindre le réseau ICORN, un réseau de villes refuges, prévu notamment pour les demandeurs d'asile, mais pas que. C'est un réseau anglo-saxon au départ, très actif pour la protection des artistes dans le monde. En France, seules Paris et Poitiers font partie de ce réseau. Avec le maire de Lyon, avec l'adjointe en charge des Relations Internationales Sonia Zdorovtzoff et moi-même, on a décidé de rejoindre ce réseau. Barcelone, par exemple, en fait partie : lors de mon voyage dans cette ville, j'avais rencontré la maire Ada Colau, et ce qui m'avait intéressé dans sa politique, c'était sa capacité à affirmer des valeurs et à mettre en adéquation valeurs et actes. Et sur ce sujet de l'accueil, elle l'a fait très vite. En tant qu'adjointe à la Culture, l'accueil des artistes menacés me concerne tout particulièrement. Ça rejoint un autre de mes combats anciens, celui pour les droit

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La Salle Rameau, revue et corrigée

Lyon | Le projet de nouvelle Salle Rameau a pris du retard, pour cause de crise sanitaire, mais son futur était aussi une question au vu des changements à la tête de la Ville : on fait le point.

Sébastien Broquet | Lundi 19 octobre 2020

La Salle Rameau, revue et corrigée

Dans la foulée de l'abandon des Ateliers de la Danse au Musée Guimet, ça aurait pu être l'un des dossiers chauds de la rentrée dans le monde culturel : le devenir de la Salle Rameau, projet désormais porté par le promoteur immobilier La Compagnie de Phalsbourg et pour la partie contenu par Scintillo, la société de Steven Hearn. On sait qu'alors maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert n'avait pas été tendre avec ce choix opéré par l'ancien exécutif. Certaines sources disant même que l'attitude du jury réuni en octobre 2018 avait été plutôt clémente pour ce dossier qui provisionnait une somme conséquente pour les travaux, beaucoup moins avec celui porté par le promoteur Carré d'Or et l'agence Urban Project de Damien Beaufils (le troisième projet, emmené par Les Chevaliers du Fiel, partait de bien

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Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Élections Municipales 2020 | Rien n’est joué, concernant ces élections municipales, en particulier car le très fort taux d’abstention, le contexte particulier du premier tour et le jeu des alliances peuvent encore venir chambouler les pronostics. Reste que lors de ce premier round, Lyon a placé assez largement en tête la liste écologiste menée par Grégory Doucet. Lequel s’est allié depuis avec La Gauche Unie de Sandrine Runel et Lyon en Commun, mené par Nathalie Perrin-Gilbert. Comme dévoilé par Rue89Lyon, c’est la maire du 1er arrondissement qui deviendrait adjointe à la culture — et troisième adjointe — si Grégory Doucet l’emporte, comme elle nous le confirme officiellement pour la première fois, dévoilant ici les grands axes de son programme pour les six années à venir en cas de succès.

Sébastien Broquet | Mercredi 10 juin 2020

Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Si Grégory Doucet est élu maire de Lyon, confirmez-vous que vous seriez son adjointe à la culture ? Nathalie Perrin-Gilbert : Oui, c’est officiel. Il a choisi de dévoiler dans Libération le nom de sa potentielle première adjointe, Audrey Henocque. Je suis ravie de ces éventuelles nouvelles fonctions — il faut parler au conditionnel, je me garde bien de penser que l’élection est gagnée d’avance. Ça fait partie des délégations qui me motivaient considérablement. Par goût personnel, pas forcément la meilleure des raisons, mais ce serait mieux d’avoir un ou une adjointe portée par son sujet. Mais aussi, par conviction. On parle d’un « monde d’après », c’est à la mode, et je pense qu’il va falloir refonder un contrat social et écologique pour la ville de Lyon. La culture va être un pilier

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Jour de fête

21 juin | Alors qu'en ce 21 juin, la ville se couvrira comme chaque année d'estrades, de scènes et de musiciens en tous genres, une petite sélection des événements s'imposait, dans laquelle picorer selon son goût et son humeur musicale.

Stéphane Duchêne | Mercredi 21 juin 2017

Jour de fête

Marathon de dancefloor On espère que vous aurez un peu forcé sur le cardio à l'approche de l'été. Il faudra au moins ça pour survivre au programme toujours marathon du Boulevard Électro de Gerland, sis au pied, ce n'est sans doute pas un hasard, du Palais des Sports. Au programme notamment, l'alliance de Tapage Nocturne, activiste bien nommé de la nuit lyonnaise, et de Nashton Records, label ayant pour particularité d'avoir un pied à Lyon et un autre à Varsovie. Avec Mediateurs Electronics en ouverture (avec notamment Craninho), le défi sera d'aller au bout des sept heures de danse proposée par Donü, Dykore, Pleije (Nashton Records), la house de Benny Bos et l'ensorcelant Salem Unsigned. Rendez-vous à la buvette, les mains sur les hanches, pour souffler un peu et se désaltérer. Tapage Nocturne & Nashton Records Au Boulevard électro à Gerland de 17h à minuit Combustion spontanée On reconnaît bien là l

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"M. & Mme Adelman" : un ego trip visant à côté

ECRANS | M. & Mme Adelman a une ambition qui va au-delà des a priori existants sur l’ex-miss météo et l’ex-chroniqueur tête à claques. S’inspirant ouvertement de (...)

Julien Homère | Mardi 14 mars 2017

M. & Mme Adelman a une ambition qui va au-delà des a priori existants sur l’ex-miss météo et l’ex-chroniqueur tête à claques. S’inspirant ouvertement de Citizen Kane, le film est un flashback fleuve, retraçant l’histoire d’amour entre Sarah Adelman et son mari décédé. Relecture des années 1970, ce long souvenir narré formule le seul atout de l’œuvre où les performances d’acteurs sont crédibles et le romantisme s’assume à travers une dramaturgie maîtrisée. Mais les défauts sur les scènes au temps présent trahissent cette note d’intention originelle. Au rayon des maladresses grossières, citons Jack Lang dans son propre rôle, lien ridicule malgré lui avec le réel et le twist final déplacé, sapant toute émotion post-générique. Se rêvant grands dés leur premier essai, Bedos et Tillier visent à côté, pris au piège par leurs citations écrasantes. M. & Mme Adelman De Nicolas Bedos (Fr, 2h) avec Nicolas Bedos, Doria Tillier, Pierre Arditi…

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Fête de la musique 2016 à Lyon : nos bons plans

Fête de la musique | Tout le plaisir est dans la déambulation et la surprise, lors d'une fête de la musique réussie : mais voici quelques spots où il fera bon se poser mardi soir.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 juin 2016

Fête de la musique 2016 à Lyon : nos bons plans

Rock de chambre Quelle star du rock n'a jamais rêvé jouer sur le parvis d'une Chambre de Commerce et d'Industrie ? Pourquoi n'a-t-on jamais pensé — mais qu'avais-tu dans le melon, Malcom McLaren ? — à un Sex Pistols live au NY Stock Exchange ? L'histoire du rock est faite de malentendus, c'est comme ça. En voilà un de réparé avec cette folie d'un soir au pied de la CCI : au programme, fixé pour la pause déjeuner et l'afterwork : des habitués de nos nouveaux amis À Thou bout d'Chant : Via (chanson pop, jazz, bossanova, blues, rock, reggae… et un guitariste co-sosie de Phil Collins et William Sheller) et les petits jeunes rock de The Weds qui selon la jurisprudence Macron, au vu du lieu et au vu de leur nom, devraient jouer en costume. Du moins, on espère. Via, The Weds Sur le

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Droit Justice Cinéma : La séance est ouverte !

ECRANS | Le rendez-vous initié par le Barreau de Lyon et l’Université Jean-Moulin Lyon 3 est plus précieux que jamais, au vu du contexte actuel : depuis que la (...)

Vincent Raymond | Mardi 1 mars 2016

Droit Justice Cinéma : La séance est ouverte !

Le rendez-vous initié par le Barreau de Lyon et l’Université Jean-Moulin Lyon 3 est plus précieux que jamais, au vu du contexte actuel : depuis que la France connaît une recrudescence d'attentats, que l’état d’urgence a été voté, beaucoup de questions relatives aux libertés publiques, au droit et à la justice parcourent la population. Par écho, les citoyens s’aperçoivent que ces problématiques qu’ils estimaient éloignées de leurs préoccupations quotidiennes figurent dans bon nombre de films. Placées sous la présidence d’honneur de Jack Lang (présent à la soirée d’ouverture pour Citizenfour, évocation de la situation des lanceurs d’alertes à travers le cas d’Edward Snowden), les Rencontres 2016 mêlent durant deux journées denses séances-débats et tables rondes. La jeunesse sera au cœur de deux moments : un échange sur le thème “L’enfance en difficulté : entre éducatif et répressif”, et la projection du film d’Emmanuelle Bercot La Tête haute en présence de l’interprète principal Rod Paradot

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Fête de la musique : suivez le guide

ACTUS | «Deux fois plus de musique» nous promet la ville de lyon cette année – et 30° à l'ombre, mais tout le monde sait qu'il est aussi naïf d’espérer fêter la musique sous le soleil que de croire à l'existence d'une fée des croûtes. conséquence : cette sélection des scènes les plus alléchantes de cette édition 2015 devrait vous être deux fois plus utile. Benjamin Mialot et Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mardi 16 juin 2015

Fête de la musique : suivez le guide

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L'électro à la fête

MUSIQUES | Bichonnée par la ville, promue par un nombre croissant d'associations, la musique électronique se taille une nouvelle fois la part de Lyon. Revue des troupes. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 17 juin 2014

L'électro à la fête

Dans la plupart des communes françaises, la Fête de la musique ressemble à l'idée qu'en donne PunkÀChier, trio parisien qui, quand il n'éructe pas «Fête de la musique de merde !» pendant quatre minutes, retravaille au cutter rouillé des chansons des Spice Girls et Mylène Farmer. Rien à voir avec Lyon donc, où l'événement est une vraie occasion de faire le point sur les musiciens qui, demain, peut-être, écriront des morceaux à la gloire de Lyon pour faire croire qu'ils n'ont pas oublié d'où ils viennent, et sur ceux qui, en attendant, les aide à se faire un nom épelable au-delà de ses collines. Dans le microcosme de la musique électronique, ces deux catégories de personne ont tendance à se confondre. Ainsi, par exemple, du Haste Crew, qui se produira sur la scène programmée par Basse Résolution place Jean Jaurès (on y verra aussi l'intrépide CLFT Militia et Leome), avant de rendre la p

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La fête à la maison

MUSIQUES | Quel est l'idiot qui a eu cette idée folle d'inventer la fête de la musique, pour en plus la caser le même jour qu'Argentine-Iran et Nigeria-Bosnie ? Faut-il à ce point détester l'être humain ? Puisque c'est comme ça, voici une sélection des festivités avec pleins de Lyonnais dedans, même si pas assez. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 17 juin 2014

La fête à la maison

La fuite des cerveaux, qu'on appelle ça. Chaque 21 juin, on constate avec un peu plus d'amertume mêlée de joie – pour eux, surtout – que certains des meilleurs éléments de la scène lyonnaise exportent leurs talents pour aller fêter la musique avec des gens qu'on connaît même pas. Prenons (c'est une image) par exemple Erotic Market, qui déplace pour l'occasion son petit commerce amoureux à Beauvais. Même si l'on veut bien admettre qu'il est fort charitable d'apporter un peu d'érotisme bootylicious dans la vie des Beauvaisien – déjà que la Picardie pourrait disparaître –, il y a de quoi être furax de se voir lâchés au moment où on a le plus besoin de nos meilleurs éléments pour couvrir le grand vacarme populaire du musicien du dimanche entendant bien prouver que oui, la France a un incroyable talent et qu'en plus c'est lui – il sait jouer I've Got You Under My Skin avec un poireau à coulisses. Pire, certains de nos chers groupes lyonnais restent même chez eux en attendant que ça passe (ce sont les mêmes qui ne font pas la vaisselle pour la Journée de la femme, honte à eux). Folk progre

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Alterquarks

MUSIQUES | Antiparticule, un anti-quark, peut-être anti-rouge, anti-vert ou anti-bleu. Ne nous demandez pas pourquoi, on n’en sait rien, car comme disait Pascal (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 17 juin 2014

Alterquarks

Antiparticule, un anti-quark, peut-être anti-rouge, anti-vert ou anti-bleu. Ne nous demandez pas pourquoi, on n’en sait rien, car comme disait Pascal Légitimus, on n'a «pas les compétences». Mais où serait donc l’"anti" à l’œuvre chez Antiquarks ? Si l’on en croit le sociologue Philippe Corcuff, adepte des rapprochements entre pop culture et sociologie – dans La Société de Verre. Pour une éthique de la Fragilité, on croise Sylvester Stallone et Wittgenstein – Antiquarks pratiquerait une pop non seulement interterrestre – comme leurs fameux bals du même nom, dont l'un se tiendra à Oullins pour cette Fête de la musique – mais aussi altermondialiste. «Une façon d'explorer, écrivait Corcuff en 2011 sur le site Mediapart dans une lecture bourdieusienne de l’album Cosmographes, "d'autres mondes possibles" que "le monde marchandise" à partir de nos attaches aux mondes existants». À travers la tradition comme la modernité (vielle à roue et électro, pour schématiser), sans distinction. Nous aurions là une musique propre à faire craquer le point de vue intellectualiste dans un rapprochement entre raison et corps, registre savant et ambi

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Sous l’œil du PB

MUSIQUES | Pour la deuxième année consécutive, Le Petit Bulletin était invité par la Ville de Lyon à élaborer, en compagnie notamment de la reine des basses Flore (qui se (...)

Benjamin Mialot | Mardi 17 juin 2014

Sous l’œil du PB

Pour la deuxième année consécutive, Le Petit Bulletin était invité par la Ville de Lyon à élaborer, en compagnie notamment de la reine des basses Flore (qui se produira elle-même, comme l'an passé, à l'Estaminet K-nar), à la programmation de la scène électro installée au Parc des berges. Sur la grosse soixantaine de jeunes gens passés sous nos fourches caudines, une vingtaine s'en est tirée sans égratignure – au contraire des ahurissants Light Emitting Deejays, qui sont à Kraftwerk ce qu'un Jacky est à un pilote de F1. Parmi eux Steo Le Panda, qui partage avec un certain ursidé doré un goût prononcé pour les bonnets imitatifs et les arrangements zen – qu'il extirpe de son iPad avec la dextérité d'une dactylo –, Le Son Étrange, nouveau projet tout en riddims cybernétiques de l'ex-Peuple de l'Herbe DJ Stani, PCKRZ, duo dont l'électro-hip hop bien gueudin n'est pas sans rappeler les virulentes clowneries de Stupeflip, Wild Wild Waves, étonnant quatuor qui redonne du volume au trip hop à coups de vibraphone et de contrebasse, ou encore Rednik, mystérieuse formation versée dans le du

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Un été bœuf

MUSIQUES | Ça alors ! Comme le temps passe vite. L'hiver a peine terminé voici venir le 21 juin, l'été et la Fête de la Musique. Ah ! Comme l'envie de tout voir est grande ! Mais comme c'est impossible, voici notre sélection rock-pop-jazz-variété, totalement subjective et non exhaustive. «100 % pur bœuf» assure l'organisateur, mais garantie sans flûte à bec. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Vendredi 14 juin 2013

Un été bœuf

Cette année à Lyon, la fête de la musique est, nous dit-on, garantie «100 % pur bœuf» et sera entièrement financée par Findus et la fratrie Spanghero (l'une de ces deux informations est fausse, l'autre contient un merveilleux jeu de mots). Surtout, le credo de cette année, c'est matin, midi et soir – ce qui fait beaucoup de bœuf, on vous l'accorde. Il faudra donc par exemple prendre une RTT ou profiter de sa pause de midi pour aller voir le joli plateau composé du prometteur folkeux Adam Wood et du plus pop... Poppy (en duo avec Silène) au Musée des Beaux-Arts entre 12h et 14h. Pour ceux dont la pause sandwich est trop courte, Adam Wood rejouera en fin de journée place Johannès Ambre, en groupe cette fois. Rappelons en tout cas que chaque année, le 21 juin est l'occasion de découvrir certains nouveaux talents. Remember Joe Bel l'an dernier et le chemin parcouru depuis. Elargis ton monstre Parmi les scènes emblématiques de l'événement, celle de Lerockepamort – associé au Marché Gare, au Périscope, à Thou Bout

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Une fête au diapason

MUSIQUES | Le 21 juin, à moins d'être complètement sourd, on sent bien qu’il se passe quelque chose, que la musique est partout, qu’elle remplit les moindres espaces (...)

Pascale Clavel | Jeudi 13 juin 2013

Une fête au diapason

Le 21 juin, à moins d'être complètement sourd, on sent bien qu’il se passe quelque chose, que la musique est partout, qu’elle remplit les moindres espaces publics, qu’elle traverse les pores des peaux les plus imperméables, qu’elle se veut universelle, fraternelle voire conviviale. La musique dite classique, qui a longtemps boudé l’affaire, s’y colle depuis peu et quelques rares propositions valent le coup d’être écoutées cette année. Il faut d'abord chercher du côté de l’Auditorium pour tomber sur une programmation simple, drôle et décalée. En deux fois quarante-cinq minutes, le centre commercial de la Part-Dieu vibrera en effet, grâce à lui, aux sons du "cancan" de Jacques Offenbach, se pliera aux rythmes endiablés des suites d’orchestre de L’Arlésienne de Georges Bizet. Au beau milieu de ce temple de la consommation, Leonard Slatkin et l’Orchestre National de Lyon donnent rendez-vous à tous ceux qui passent par là, pour un vrai moment de joie musicale, à midi et à 18h, comme un petit moment d’apéritif en suspend. Si vous aimez l’orgue, rendez-vous plutôt au CNSMD, p

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Party hard !

MUSIQUES | Le versant électronique de la Fête de la musique telle qu'on la célèbre à Lyon ressemble à un Apéro sonore à retardement (la gratuité, le réenchantement de l'espace public, l'hédonisme en partie diurne, tout ça). La programmation de qualité en moins ? Pas nécessairement. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 13 juin 2013

Party hard !

Chaque année, c'est la même question qui revient : où passer le soir du 21 juin lorsque l'on n'a d'oreilles que pour les onomatopées de synthèse ? Déjà, pas dans Lyon extramuros, où chorales et fanfares règnent quasiment sans partage. En centre-ville en revanche, au moins quatre spots valent le détour. D'abord la très populaire place Colbert, dans le premier arrondissement, où l'association Dofus Dofus proposera un plateau ghetto ascendant tropical de haute volée (avec Douster, JayWeed et

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Fête de la musique Lyon 2012 : le mode d'emploi du Petit Bulletin

MUSIQUES | Perdu dans la programmation de la Fête de la musique à Lyon ? Le Petit Bulletin vous aide à vous y retrouver.

Dorotée Aznar | Jeudi 21 juin 2012

Fête de la musique Lyon 2012 : le mode d'emploi du Petit Bulletin

Une centaine de structures participeront à la Fête de la Musique 2012 à Lyon et plus de 60 projets ont le soutien de la Ville de Lyon. Les places, jardins, rues et stations de métro seront sans doute livrés à un vrai tumulte ! Vous pouvez également lire l'article de Stéphane Duchêne qui "taille dans le gras" d'une programmation riche et variée pour vous livrer une sélection qui vous permettra de ne pas trop vous éparpiller.La fête à la musique  Enfin, puisque cela ne suffira sans doute pas, nous vous invitons à retrouver l'ensemble des articles ainsi qu'une carte des points névralgiques de la manifestation (attention : cette carte ne vous donne pas les adresses des abris en cas de pluie)Dossier de la rédaction Fête de la musique Lyon 2012  Si avec ça on ne vous a pas aidé, nous vous invitons à vous munir du numéro

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Jeunes, beaux et pianistes

MUSIQUES | Le 21 juin, c’est la fête mais on peut y regarder à deux fois, c’est le jour où la musique classique se met entre parenthèse. Pour des raisons obscures et (...)

Pascale Clavel | Jeudi 14 juin 2012

Jeunes, beaux et pianistes

Le 21 juin, c’est la fête mais on peut y regarder à deux fois, c’est le jour où la musique classique se met entre parenthèse. Pour des raisons obscures et puis parce qu’il en va ainsi depuis l’origine, cette musique là n’est guère représentée le jour J. Heureusement, Piano à Lyon résiste et son directeur artistique Jérôme Chabannes propose pour la Fête de la musique un bien beau moment généreux et gratuit, dans la cour de l’Hôtel de Ville. Deux concerts savamment ficelés où de jeunes pianistes, élèves de Michel Dalberto et de Roger Muraro au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, offrent un programme tonique et vivifiant. Le 21 juin donc, à 13 heures, un premier concert : le jeune Valentin Cotton s’y colle et, sous ses doigts, la très célèbre sonate «Les Adieux» de Beethoven, un monument de la musique romantique, un opus complexe et exaltant, un monolithe compact et d’une grande finesse. Cotton interprète également la Sonate Opus 1 d’Alban Berg ainsi que Kreisleria

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L'électro sur son 31

MUSIQUES | Les musiques électroniques sont, dans bien des métropoles françaises, le parent pauvre de la Fête censée les célébrer. À Lyon, elles en sont plutôt l'enfant gâté. Benjamin Milaot

Benjamin Mialot | Jeudi 14 juin 2012

L'électro sur son 31

À Clermont-Ferrand, les musiques électroniques servent de jingles publicitaires à des patrons de bar plus sensibles au tintement de l'or nordique qu'au foisonnement de la scène britpop scandinave. À Grenoble, où l'on enflamme plus volontiers des bolas que des dancefloors, elles sont tout juste bonnes à raviver chez les étudiants le souvenir des soirées «désintégration» données un mois plus tôt. À Tulle, elles sont des beats de foires, qu'on fait parader au rythme trépidant d'un petit train touristique. Quid de Lyon ? Il en va tout autrement : ici, la house, la minimale et toutes leurs copines synthétiques sont autant de Grâces pour lesquelles aucun temple n'est trop beau. Cette année encore, la Ville a ainsi réquisitionné les environs du terrain de Tola Vologe, usuellement dévolu aux entrainements de l'Olympique Lyonnais, pour y installer six remorques sur et aux abords desquels se relaieront de la tombée de la nuit au petit jour des Dj's sélectionnés par des assos aussi notoires que Elektro System,

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La fête à la musique

MUSIQUES | C'est cruel, mais le 21 juin tombant le jour de l'été, il faut faire comme les magazines féminins avec leurs unes estivales, il faut tailler dans le gras. Même si ici il ne s'agit pas du nôtre, de gras, mais de celui de la programmation de la fête de la musique. Car comme disait Desproges, on ne peut pas être au four et au moulin. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Mercredi 13 juin 2012

La fête à la musique

La fête de la musique a ceci d'utile, outre de nous en mettre plein les ouilles durant toute une soirée dévolue aux neuf notes de la gamme de do (pour ceux qui la maîtrisent en entier), de présenter également une sorte de concours de patronyme de très haut niveau, qu'il s'agisse de se baptiser comme un anti-inflammatoire bien connu, Voltarene – qui serait sans doute très à l'aise en duo avec la Fanfare Pustule –, ou de rendre hommage d'un seul coup d'un seul à deux géants de la télévision, l'un directement, par homonymie, l'autre (Laurent Ruquier) indirectement, pour son art du calembour comme le fait le groupe Les Onze y trônent (lol, non ?). Ou encore de moquer une œuvre phare du répertoire classique : Les Blérots de Ravel qu'on ne pré

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Super Subs

MUSIQUES | C'est dans le cadre unique des Subsistances que cinq groupes triés sur le volet devraient offrir aux amateurs de musique de qualité une scène pas comme les autres. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Mercredi 13 juin 2012

Super Subs

C'est pas pour se la jouer – ce n'est pas le genre de la maison – ni parce que les groupes présents ont été choisis au terme d'une délibération digne d'un vote papal – avec pose de veto, scrutins à plusieurs tours et mauvaise foi portée en étendard – parmi près d'une centaine de candidats par les membres des Subsistances, de Radio Quenelle et du Petit Bulletin, mais le fait est que la Fête de la Musique aux Subs va valoir le détour par les Quais de Saône. Ne serait-ce que parce qu'elle oscillera entre découvertes et confirmations, en un habile mélange des genres complètement volontaire – après abandon de l'idée d'une esthétique entièrement dévolue au metal auvergnat ou au fado berrichon, jugée trop segmentante. On ne présente quasiment plus, par exemple la jeune folkeuse Tachka, aussi à l'aise au piano qu'à la guitare, dont les douces mélodies risquent de contraster subtilement avec le capharnaüm ambiant qui envahira pour un soir l'ensemble de la cité lyonnaise. Une transition toute trouvée vers la pop-rock teintée de blues de Venustre issu de l'impeccable écurie Echo Orange. Ensuite, on vous apportera la preuve en direct grâce à

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Les Subsistances & Le Petit Bulletin lancent un appel à projet pour la Fête de la Musique 2012

MUSIQUES | C’est l’été, faites monter encore un peu plus la température de la Verrière des Subsistances et repartez avec une vidéo de votre concert !

Dorotée Aznar | Vendredi 16 mars 2012

Les Subsistances & Le Petit Bulletin lancent un appel à projet pour la Fête de la Musique 2012

Venez participer avec votre groupe, en duo ou solo à la fête de la musique sous la grande Verrière des Subsistances. Tous les styles de musique sont acceptés, la seule contrainte : des compositions du 21e siècle ! Vous aurez la possibilité de produire vos œuvres qui sont des créations des 10 dernières années, devant un large public. La Verrière des Subsistances se transformera en scène musicale et festive toute la soirée. Les cinq groupes sélectionnés se succèderont le 21 juin 2012 entre 19h et 24h. Les concerts seront gratuits pour le public.   Pour vous : une captation de votre concert réalisée par un vidéaste professionnel. Les Subsistances et le Petit Bulletin se réuniront pour sélectionner les groupes début mai. Cahiers des charges : -          Concert de maximum 45 minutes -          Seuls les frais techniques seront pris en charge -          Vous recevrez un DVD de votre concert   Les dossiers comporteront : -         Une biographie des artistes -         Description du projet -         Fiche technique

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Projets bizarres

MUSIQUES | Catharsis musicale autant que libération sonore, il y a toujours un moment où la Fête de la musique pousse la musique et sa pratique dans ses derniers (...)

Dorotée Aznar | Mardi 15 juin 2010

Projets bizarres

Catharsis musicale autant que libération sonore, il y a toujours un moment où la Fête de la musique pousse la musique et sa pratique dans ses derniers retranchements. En la matière, ce sont souvent les chorales qui font le spectacle, comme celle estampillée A Thou Bout'Chant (passage de l'Argue), capable de reprendre du Handel aussi bien que Quand je bois du vin clairet. Concurrence sévère néanmoins avec la Chorale Viva La Vida (place des Célestins) qui revisite quelques-uns des plus grands tubes de la variété française : de Michel Fugain à Dalida et de Louise Attaque à Matmatah, ce sont pas moins d'une douzaine de tubes qui seront de la sorte honorés. Avec chorégraphie de circonstance, s'il vous plaît. Comme pour le spectacle The Princes of Pop par le Jackson Gang (place Griffon). Soit un trio de danseurs qui ne s'est tellement pas remis de la mort du King of Pop, il y a un an tout juste, qu'il a choisi de lui rendre hommage en revisitant ses tubes mêlés de jazz, de rock et de salsa. Et ce, pendant pas moins de quatre heures... Pour ceux qui aiment la musique dans un cadre intime (et qui sont donc plutôt mal barrés un tel soir), il y aura la Cabane aux chants, au jardin de la Mais

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Un air nouveau

MUSIQUES | Au vu des difficultés grandissantes pour les jeunes groupes à se produire dans des conditions décentes, la Fête de la musique reste une aubaine pour (...)

Dorotée Aznar | Mardi 15 juin 2010

Un air nouveau

Au vu des difficultés grandissantes pour les jeunes groupes à se produire dans des conditions décentes, la Fête de la musique reste une aubaine pour s'aguerrir un peu et conquérir un nouveau public, pas forcément acquis d'avance d'ailleurs. Ce sera le cas pour un certain nombre d'espoirs du rock lyonnais sur la scène “Rock'n'Lyon“ qui aura de faux airs de plateau découverte. Car si l'on excepte les bien nommés Déjà Vu, vieux briscards de la pop lyonnaise, il s'agira surtout d'y débusquer la relève et quelle relève ! Si l'on connaît déjà un peu les talentueux Pm's Better, ce sera moins le cas des trois autres formations. Comme We Need Eleonore, ou WNE, qui, sur ses visuels, emprunte la police de caractère du NME, hebdomadaire historique du rock anglais. Et sur ses morceaux, le rock de caractère tel qu'on a pu l'entendre chez Gang of Four et ses armées d'héritiers, à cheval entre rock et funk blanc. Comme leur nom l'indique, The Salmon Fishers, mi-clermontois, mi-lyonnais, piochent eux avec une grâce certaine dans le rock nordique d'Arcade Fire ou de Grizzly Bear, avec quelques détours bien vus vers l'Islande. Pour un résultat somme toute impressionnant, sous la baguette de l'ingénie

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Noces de bitume

MUSIQUES | Le Boulevard Électro, c'est un peu “La Rue Kétanou“ pour une nuit de ribouldingue, des pans d'asphalte entiers squattés pour le solstice d'été par une (...)

Dorotée Aznar | Mardi 15 juin 2010

Noces de bitume

Le Boulevard Électro, c'est un peu “La Rue Kétanou“ pour une nuit de ribouldingue, des pans d'asphalte entiers squattés pour le solstice d'été par une enfilade de sound-systems, qui frappent pour la plupart dans les franges dures de l'électro. Breakbeat, hardstyle, dubstep, drum'n'bass, techno... À quelques BPM près, on pourrait se croire au teknival du 1er mai, sauf qu'ici la free-party n'est pas l'apanage des Teknocrates, mais d'une coalition de collectifs 100% lyonnais. Ed N'Legs, Electrolarge, Break & Cie, Jarring Effects, Bee, Airflex Labs, BRK, AADN, Inter-Stice, Galacticut, Art Feast et autres électrons activistes se sont serrés les coudes pour juxtaposer leurs étals sonores aux abords du Palais des Sports, à Gerland, histoire de transformer le quartier en immense marché à danser. Outre les stars locales des breaks azimutés (Zol, Basscad, Mr Tea...), les Gones experts de la trance psyché (Spacebar, Petit Ange, Yogi...), les vieux de la ville technophile (P. Moore, Koalision...), ce Boulevard assez maboule ouvrira aussi ses trottoirs aux disciples de Jah (Roots Revelation, Flatmate, Panda Dub, Rootikal Warriah...) en accueillant les local heroes du reggae dub steppa. L'occasi

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Quand la musique est bonne

MUSIQUES | Comme on ne peut pas être partout le soir du 21 juin (et que tout ne vaut pas le détour qui fait mal aux pieds), il importe de faire, ce soir-là, des choix éclairés quant aux événements auxquels assister. Petit guide pour ne rien regretter. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Mardi 15 juin 2010

Quand la musique est bonne

La prime à l'ancienneté d'abord : au rayon incontournable, il y a le “Carrefour des Inclassables“. Sans doute l'événement le plus pérenne du 21 juin (avec votre voisin qui reprend du Pierpoljak au didgeridoo sur son balcon jusqu'à pas d'heure) puisque cela fait six ans maintenant que Tagada Tsoin Tsoin, Suivez le Jazz et CMTRA proposent ce plateau. Comme chaque année, et comme son nom l'indique, il s'agit de présenter des groupes que leur talent singulier empêche de ranger dans une case. Cette année : Polyglop, La Roulotte et Mazalda. La “Rép' en musique“ offrira deux scènes, place de la République : l'une rock et chanson, l'autre “musique africaine“, mélange de hip-hop, de reggae, de reggae dancehall. L'histoire ne dit pas qui jouera le plus fort pour conquérir les hésitants. Ce ne sera en tout cas pas aussi fort que la soirée “Bertoniza !“, place Bertone, qui au vu du programme risque d'envoyer sévère à coups de Noisy Pop-core, de Hairy Poppy rock, de Speedy Trash-core ou d'Underage punk. Une permanence ORL sera ouverte toute la nuit dans le quartier. Où sont les femmes ? On le sait, la Fête de la musique c'est surtout la fête de l'amateur qui, une fois l'an, déballe

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Menu Gourmets

MUSIQUES | Comme la vie est bien fête, le 21 juin coïncide cette année avec le cinquième anniversaire du label Gourmets. L'occasion de retrouver le gratin du catalogue au complet, lors d'une soirée spéciale dont Jean-Charles Lavegie et Grégoire Le Du, les deux chefs du “crew“, nous détaillent le menu. Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Mardi 15 juin 2010

Menu Gourmets

Menu (G)astronomique, servi place de la bourse à partir de 18 heures. Entrée : "Farandole aigre-douce de francophonie"18h : Comme une mise en bouche poétique, Maloh viendra nous distiller les parfums iodés de sa Bretagne natale. Hors d'oeuvre ou chef-d'oeuvre, on vous laisse la surprise !18h40 : Billie, duo féminin électrique et buzz lyonnais du moment, allumera les bougies du gâteau grâce à l'énergie “tout feu tout flamme“ qui caractérise leur new-wave roborative. 19h10 : Suissa, véritable human groove box, chaloupera l'assistance tambourin au pied et guitare au poing. Précisons que l'ex-Leitmotiv est la dernière signature du label, qui prépare un premier maxi pas piqué des quenelles. 19h50 : Katia Goldmann (aucun lien de parenté avec Jean-Jacques), accompagnée de son multiinstrumentiste et de ses chaussures de claquettes, sera la touche “music hall“ de cette entrée consistante. Une louche de cabaret pour pimenter l'assiette."Entremet vocal, surprise des patrons"20h : Yann Destal. Moitié du duo Modjo et auteur en 2004 d'un premier album solo, The Great Blue Scar. Sa propension à franchir les octaves

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Tous pour la musique

MUSIQUES | 90 projets pour une centaine de lieux publics ; l'édition 2010 de la Fête de la musique devrait battre des records. Signe d'une affection du public qui ne se dément pas pour une manifestation synonyme d'espace de liberté. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Mardi 15 juin 2010

Tous pour la musique

Ne cherchez plus les Keziah Jones ou autre star en goguette. Cette année à Lyon, pendant la Fête de la musique, la tête d'affiche, c'est l'amateur. Un retour à l'essence même de la fête souhaité par les organisateurs, qui se félicitent d'une mobilisation croissante chaque année. Ainsi, pour l'édition 2010, 90 projets seront présentés le 21 juin. «Il n'y a jamais eu autant de projets pour une édition de la Fête de la musique. On peut s'en féliciter même si c'est également une mesure du degré de frustration des Lyonnais. Autant de mobilisation signifie que les gens n'ont pas assez d'espaces pour s'exprimer, et ce, même s'il n'y en a jamais eu autant», analyse Jean-Pierre Bouchard, chargé de mission musiques actuelles à la Ville de Lyon et coordinateur de la Fête de la musique. Une mobilisation forte, notamment des associations (127 s’associeront à la fête) mais aussi un renouvellement des équipes ; 40% des inscrits participent pour la première fois à cet événement. À chaque lieu sa musiqueL'une des préoccupations majeures de la Fête de la musique est le désengorgement de la Presqu'île. Pour y parvenir, la circulation des métros sera renforcée le 21 juin et une centaine d

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«L’aspect sulfureux des musiques électroniques n’existe plus».

MUSIQUES | Entretien / Jean-Pierre Bouchard, chargé de mission "musique actuelles" à la Ville de Lyon et coordinateur de la Fête de la musique. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Jeudi 11 juin 2009

«L’aspect sulfureux des musiques électroniques n’existe plus».

Petit bulletin : Pourquoi la Fête de la musique a-t-elle lieu le 20 juin à Lyon ?Jean-Pierre Bouchard : Cette année, la Fête de la musique se présentait d’une façon un peu particulière car le 21 juin tombe un dimanche… Nous avons donc décidé de commencer la Fête de la musique le samedi, à minuit, afin de ne pas trop déranger les Lyonnais. Vous recevez beaucoup de plaintes pour les nuisances sonores ou constatez-vous une certaine tolérance ?C’est difficile de ne pas être tolérant le jour de la Fête de la musique, mais nous essayons d’être vigilants et de ne pas programmer 24 heures d’éléctro sur la place des Terreaux par exemple. On essaie de contenir la fête au maximum. Vous communiquez sur votre volonté d’être une fête «propre». Comment fait-on une Fête de la musique propre ?C’est une démarche globale, on tente de valoriser la propreté, le développement durable et la sécurité. Nous interdisons les contenants en verre, nous installons des toilettes sèches, un parking à vélo sur la petite prairie de Gerland, nous mettons en place des silos de récupérations… Mais c’est une démarche lucide ; on ne va pas installer des bacs à tri alors même que

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Piano d’été

MUSIQUES | Le cloître du musée des Beaux-Arts, havre de paix, lieu de sérénité et de silence en plein cœur de la ville sera investi de belle manière pour la fête de la musique. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Mercredi 10 juin 2009

Piano d’été

Jérôme Chabannes, directeur artistique de Piano à Lyon, offre à nouveau aux mélomanes lyonnais un moment pianistique généreux, convivial et de haute volée. Généralement, les concerts de musique classique ne se bousculent pas le 21 juin et cette initiative prend donc un contre-pied intéressant. La première collaboration entre le Musée des Beaux-Arts et Jérôme Chabannes s’est faite en 2006, a réuni 400 personnes pour une après-midi autour de jeunes pianistes tous issus du prestigieux CNSMD. La saison suivante, cet événement a migré à l’Amphithéâtre des Trois Gaules et a réussi un tour de force presque impensable : rassembler 2000 mélomanes pour une journée de folie. Signe du succès, signe d’une reconnaissance, signe surtout que le projet de Jérôme Chabannes séduit des mélomanes enthousiastes et gourmands. Forte de ce triomphe, la troisième édition, de retour dans les jardins du Musée des Beaux-Arts, a accueilli 2000 personnes venues entendre un jeune virtuose serbe qui a conquis organisation et public. Une idée a germé et pour cette quatrième édition : Jérôme Chabannes fait non seulement venir la jeune et talentueuse pianiste Sarah Lavaud, mais il innove et prend le pari d’un nouveau

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Se laisser balader

MUSIQUES | Déambuler au fil des propositions musicales, c'est le concept de base de la fête de la musique. La ville de Lyon fait sienne cette doxa et invente trois (...)

Nadja Pobel | Mercredi 10 juin 2009

Se laisser balader

Déambuler au fil des propositions musicales, c'est le concept de base de la fête de la musique. La ville de Lyon fait sienne cette doxa et invente trois parcours musicaux. Déjà existant l'an dernier, le concept des balades musicales est reconduit en 2009 mais change en partie de lieux. Depuis plusieurs mois, la Ville a lancé un appel à candidatures relayé par différents sites web comme myspace ou par les réseaux traditionnels de musique (tourneurs...). Après une inscription en ligne sur le site de Lyon, les groupes amateurs se retrouvent donc sur l'une des scènes mises à disposition pour se faire entendre. Soixante-huit propositions ont été reçues et aucune n’a été refusée, selon Domitille Jubert, chargée de mission à la Ville pour la Fête de la musique. Tous les musiciens auront leur place s'ils acceptent de venir. Les trajets n'étant pas défrayés, il est possible que les quelques Suisses ou Belges portés candidats renoncent mais la plupart des formations sont issues de Lyon ou de ses alentours. Trois groupes ou chanteurs se succèdent sur les multiples scènes qui égrènent trois quartiers différents. Sur le boulevard de la Croix-Rousse, c’est le rock qui domine. Au parc de la Tête

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Jour de teuf

MUSIQUES | Repoussant les limites de l’exploit sonore, la Fête de la musique 2009 propose à Gerland un marathon électro de 24 heures réparti sur plusieurs kilomètres. Allo, le Guiness book ? Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 10 juin 2009

Jour de teuf

Plus grand, plus gros, plus fort ! Pour éviter la routine ronronnante d’une fête de la musique qui depuis sept ans a trouvé à Lyon son espace le plus spectaculaire, il faut relever des challenges improbables. À cet égard, le boulevard électro qui se tiendra de minuit à minuit sur l’avenue Jean Jaurès à Gerland risque fort d’entrer dans les annales. Une centaine de Dj’s, MC’s et producteurs électroniques y officieront pendant toute une journée, répartis sur une dizaine de scènes avec des relais à midi d’une équipe à l’autre. Un challenge ahurissant qui, comme chaque année mais en 2009 plus encore, ressemble à une réponse sauvage aux très cadrées Nuits Sonores. Car il ne faut pas se leurrer, l’ambiance là-bas risque d’être wild et pour peu que la chaleur et le soleil soient au rendez-vous, le résultat pourrait faire passer la scène du pique-nique à la fac dans Moi, Charlotte Simons pour un épisode vintage du Club Dorothée. Sunset boulevardImpossible de rentrer dans le détail des participants sans transformer cet article en digest imbitable du Guide des musiques électroniques. Du pousse-disques plus ou moins virtuose à l’authentique artiste techno en live, du MC hip

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Le classique est dans la rue !

MUSIQUES | Classique / En cette journée de déhanchements plus ou moins subtils aux sons de musiques plus ou moins habiles, de rêves éveillés et de liesse populaire, nous vous proposons un petit tour d'horizon des (rares) événements classique à ne pas manquer. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Vendredi 13 juin 2008

Le classique est dans la rue !

Pour les mélomanes, il sera sans doute amusant d'envisager la Fête de la musique comme un jeu de piste, comme une grande balade à travers la ville où parcimonieusement, de ci, de là, on peut entendre ce pourquoi on s'est déplacé. Il est toujours intéressant d’aller se promener du côté du CNSMD parce que la musique est multiple, de très haute volée et que la confrontation des genres y est un vrai régal. Le 21 juin, de 15h30 à 22h30, c’est un véritable feu d’artifice. Du somptueux cloître, à la salle Varèse, nous n’aurons qu’à choisir parmi une palette de sonorités et de genres très diversifiés : en vrac, un orchestre de tango, Water Music de Haendel par l’ensemble de hautbois, de la chanson par les Magiciens du quotidien, un ensemble de musique klezmer. Dans un autre genre, les enfants de l’institut musical Suzuki de Lyon, curieux petits bambins à la technique plus que parfaite vont jouer des œuvres classiques et traditionnelles pour violons et violoncelles, place Joannes Ambre, de 18 à 19h30. Et puis, l’indestructible Ensemble de flûtes à bec de Lyon se produira de 18h à 19h30 sur le bateau des mariniers Quai Rambaud, il y a ceux qui aiment et les autres. Pianistes marathonien

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Foules technoïdales

MUSIQUES | Électro / En quelques années, l'électro est clairement devenu la pierre angulaire de la Fête de la Musique. Panorama exhaustif des grosses bringues en direct de l'asphalte lyonnaise. Antoine Allegre

Jerôme Dittmar | Vendredi 13 juin 2008

Foules technoïdales

Lorsque la Fête de la Musique est sortie des tuyaux institutionnels à l'été 1982, inutile de parler aux gouvernants de musique électronique. Les sampleurs et autres instruments coûtaient un bras et deux jambes. Et puis à quoi bon pouvait correspondre ces rythmiques bâtardes et nappes planantes, utilisées parcimonieusement par quelques artistes fêlés. Vingt ans plus tard, l'informatique musicale est rentré dans les studios de maison. Et massivement dans nos rues. À tel point que cette édition lyonnaise du mouvement plébéien regorge de trouvailles électroniques. Il y en aura absolument pour tous les goûts. Du glitch clinquant, de l'électro dub enfumé, de la techno qui brouillent les synapses, de l'électro maximaliste… Primeur aux anciens, le label lyonnais Jarring Effects joue la carte du rapprochement au Marché de Gros avec ses proches collaborateurs : Bee Records, Ultimae, Polygohm, Freqknsyz et BRK. À suivre de près lors de cette scène Extra-Longue intitulée Blow Stuff Up (de 18h à 6h) le live très carré et fougueux des Paral-Lel, le breakstep de Major Klemt et Ohmwerk et le breakcore nerveux de Rektal Distortion vs Dj Moroïde avec Mc Stiste - assurément le nom de groupe le plus t

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