Ce qu'il ne faut pas rater côté jazz et sono mondiale cette saison

Jazz & Sono Mondiale | Une bonne grosse saison de jazz (et plus si affinités) comme on les aime à Lyon, faite de mélanges, de jeunes talents, d'expérimentations, de classiques, de stars et d'inconnus du bout du monde, voilà ce que nous proposent à eux tous, les différentes maisons qui l'accueillent.

Stéphane Duchêne | Jeudi 23 septembre 2021

Photo : © DR


« Il serait indécent de renoncer au jazz » disait le poète. Sur ce point, la reprise des affaires montre une chose, pas question de renoncer à cette discipline dont le menu de saison s'avère particulièrement copieux que ce soit chez les généralistes ou les spécialistes du genre.

Sur ce point l'Opéra Underground n'est pas loin de se montrer le plus éclectique qui peut aussi bien inviter le jazz de chambre d'un Vincent Courtois (c'est tout de suite, ce 22 septembre) pour un hommage à... Jack London qu'un Bachar Mar-Khalifé flirtant avec les musiques du monde. Pour l'Opéra Underground, il n'y a d'ailleurs qu'un pas entre les deux, qui programme également le meilleur de la sono mondiale : d'un Piers Faccini, creuset folk à lui tout seul d'une musique qui fait le tour du monde (26 septembre dans le cadre des Chemins des songwriters, avant un nouveau passage en janvier) au Colorist Orchestra qui accompagne l'inclassable Howe Gelb, errant volontaire entre les genres.

La programmation de l'OU s'accompagne d'un catalogue sono mondiale absolument divin avec le « prodige du chaâbi » Kamel El Harrachi (24 et 25 septembre), le Japon traditionnel de Yoshi Tsuné, les rhythms of resistance de la flûtiste franco-syrienne Naissam Jalal, ou le Star Feminine Band, fascinante formation composée de sept adolescentes béninoises à la revisite des genres et des traditions de leurs pays, signées par le label Born Bad (19 novembre).

Surveiller également les rendez-vous Jazz à... du (des) Ninkasi, à Saint-Romain avec Sunny Soul (2 octobre), à Brignais avec le Trio Anouman (9 octobre), à OL Vallée avec Freshtet (10 octobre), à Vaise avec Equinox Trio (21 octobre), à Champagne avec Obsidiane Trio (22 octobre)...

Chez les spécialistes purs et durs que sont le Périscope et le Hot Club on pourra applaudir chez le premier des pointures tels que François Corneloup qui propose sa propre version de la Revolut!on (30 septembre), The Very Big Experimental Toubifri Orchestra (9 octobre) ou La Marmite infernale, venue présenter Humeurs et vacillements, et pour le second, le Jean-Charles Demichel Quartet (24 septembre) Mario Stanchev en piano solo (30 septembre), le 7tet Jazztronomik (1er octobre), François de Larrard & Michel Colon (7 octobre).

Jeunes de la vieille

Paradoxalement, même si c'est en réalité une paradoxale habitude, c'est bien chez les généralistes qu'on viendra applaudir les plus grosses têtes d'affiche, celles que l'on retrouve notamment dans les festivals.

C'est bien dans le cadre de la programmation annuelle de saison du festival Jazz à Vienne que viendront se produire, à l'Auditorium, les stars (et habitués, ils sont vraiment comme à la maison) que sont l'homme à la voix d'or et à la cagoule de lycra Gregory Porter (1er novembre) et l'indestructible Michel Portal qui vient présenter l'album conçu pour ses 85 ans, fort logiquement baptisé MP 85 (18 octobre) avant qu'un petit jeune tout aussi sémillant ne lui succède un mois plus tard en la personne de Chucho Valdès, 80 ans à peine (17 novembre).

Pour voir Marcus Miller (25 octobre) et son concert reporté mille fois, il faudra en revanche aller papilonner du côté du Radiant où l'on pourra également aller saluer le beau Kyle Eastwood (18 novembre) et la belle Ayo (8 novembre) ou se secouer le derrière au son de l'électro-swing-manouche de Caravan Palace (19 novembre).

Et si l'on aime le manouche, bien sûr, il y a toujours Thomas Dutronc quelque part, en l'occurrence à l'Espace des Vallons du Lyonnais du Vaugneray (1er octobre). Ajoutez à cela le Grupo Compay Segundo et vous reconnaîtrez qu'il ne sera pas seulement indécent de renoncer au jazz (et à tous ses cousins), ce sera tout simplement impossible.

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Jazz à Vienne : les deux dates de Marcus Miller annulées

Festival | Ce devait être l'un des moments phares de cette édition forcément un peu spéciale de Jazz à Vienne : deux concerts programmés les 4 et 6 juillet de celui qui est (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 21 mai 2021

Jazz à Vienne : les deux dates de Marcus Miller annulées

Ce devait être l'un des moments phares de cette édition forcément un peu spéciale de Jazz à Vienne : deux concerts programmés les 4 et 6 juillet de celui qui est l'un des grands habitués du festival, Marcus Miller. Malheureusement, le bassiste américain a pris la décision d'annuler sa tournée estivale en Europe dont évidemment les deux dates viennoises, invoquant notamment les difficultés liée à la circulation internationale dans le contexte de la Covid – qui a quasiment éradiqué la présence d'artistes américains dans les festivals ayant choisi de se produire cet été. Jazz à Vienne réfléchit à des solutions de remplacements qui devraient être annoncées dans les prochains jours.

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Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

Festival | Et si le monde d'après commençait le 25 juin en l'antique théâtre de Vienne avec pour bande-son un peu (beaucoup) de jazz ? Alors que sonne la débandade au royaume des festivals estivaux, Jazz à Vienne veut y croire en dévoilant une programmation à l'ancienne avec de vrais musiciens à présenter à un public en chair et en os. Les promesses n'engageant que ceux qui y croient, eh bien on y croit. Un peu.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 avril 2021

 Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

18 soirées, trois hommages, huit cartes blanches, voilà ce que nous promet Jazz à Vienne pour son édition 2021 placée sous le signe de la « relance », du « combat », et de la « générosité ». Il faudra au moins ça pour que le festival débute bien le 23 juin (prochain, pas 2022) et se termine comme une fleur le 10 juillet. Ça, de bonnes doses de vaccins et accessoirement de chance aussi. Car quand on dit « voilà ce que nous promet Jazz à Vienne », il faut bien admettre qu'il s'agit davantage d'un vœu pieu déguisé en promesse de la part d'un événement malgré tout conscient du caractère incertain de l'avenir quand on se trimballe un présent pareil. Mais enfin bon puisque programmation il y a, alors parlons de programmation sans nous attarder, ça nous changera, sur les moyens de la mettre sur scène cet été et devant un public avec ça. Tout commencerait donc le 23 juin avec une soirée qui commence à trouver le temps long puisque déjà prévue pour l'an dernier : celle de l'ouverture qui accueillera le petit fiancé de Jazz à Vienne, Jamie Cullum, et

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Gregory Porter à Jazz à Vienne

Festival | Trois premiers artistes excitants, un changement radical de charte visuelle : Jazz à Vienne s'offre une cure de jouvence.

Sébastien Broquet | Mardi 21 novembre 2017

Gregory Porter à Jazz à Vienne

Jazz à Vienne poursuit sa mue et ce de manière radicale en ce qui concerne le visuel : exit l'illustrateur historique Bruno Théry qui avait réalisé les 35 précédentes, bonjour Brüno, dessinateur nantais de BD ligne claire remarqué pour son travail avec le scénariste Appollo (Biotope), importé dans le cadre d'un partenariat noué avec le festival de bande dessinée d'Angoulême et amené à se renouveler : chaque année, un dessinateur différent choisi par Angoulême réalisera ainsi l'affiche de Vienne. C'est peu dire que le visuel de cette année, au personnage inspiré de Miles Davis, insuffle un sacré coup de jeune bienvenu... Outre l'affiche, pour chaque édition, un concert dessiné sera partagé entre les deux événements : débuts de grande classe avec une collaboration entre la chanteuse malienne Rokia Traoré côté musique et Rubén Pellejero côté dessin, à qui l'on doit le retour de Corto Maltese. Une date à cocher sans plus attendre (le 26 janvier à Angoulême et le 5 juillet au Théâtre Antiq

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Il pleut des cordes à Guitare en scène

MUSIQUES | Pour être invité à Guitare en scène, ce n'est pas bien compliqué : il suffit d'avoir une guitare. Bon, et accessoirement de savoir en jouer excellemment. (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 juin 2015

Il pleut des cordes à Guitare en scène

Pour être invité à Guitare en scène, ce n'est pas bien compliqué : il suffit d'avoir une guitare. Bon, et accessoirement de savoir en jouer excellemment. Ici, on vénère à ce point la six cordes que même quand elle n'en a que quatre, on l'aime quand même. C'est ainsi que l'on retrouvera cette année à Saint-Julien-en-Genevois des stars de la basse comme Sting – qui s'est diversifié au-delà de ce qui fut son instrument d'origine – ou le grand Marcus Miller. Mais pour les dingos de soli et de tablatures, il y a du virtuose : blues avec Sonny Landreth, le guitariste préféré d'Eric Clapton – après Eric Clapton, sans doute – rock progressif avec Steven Wilson, classic rock avec le bellâtre Aynsley Lister, "Black Keys libanais" avec The Wanton Bishops ou hard rock avec Flayed. Sans oublier bien sûr, Scorpions – inventeurs brevetés du soft hard rock. Et celui qui, pour les lecteurs de Guitare Mag, est sans doute l'un des équivalents de Dieu – après Eric Clapton, sans doute : l'Anglais Mark Knopfler,

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Jazz à Vienne 2015 : la programmation

ACTUS | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiches de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

Après un premier vrai-faux départ sous forme d'Extra Night avec Pharrell Williams, c'est en mode pas moins happy que va débuter cette année Jazz à Vienne le 26 juin avec un week-end aux accents carnavalesques de la Nouvelle Orléans : de la légendaire figure locale Allen Toussaint au Dirty Dozen Brass Band et à la fascinante et prometteuse Leyla McCalla. En passant, on serait tenté de dire "bien sûr", par Dee Dee Bridgewater qui, après avoir gratifié Vienne de tout le spectre esthétique de la black music, revient en compagnie du New Orleans Jazz Orchestra. Et puisqu'on en est à parler des habitués du festival – ceux dont on a l'impression qu'ils sont là même quand ils ne le sont pas, comme Jean-Jacques Milteau, Éric Bibb, Didier Lockwood ou Éric Truffaz – on ne peut faire l'économie d'un Marcus Miller qui, en compagnie de l'ONL, dirigé pour l'occasion par Damon Gupton, retourne aux sources musicales et géographiques du jazz – un projet au départ discographique baptisé Afrodeezia et première in

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Jazz à Vienne 2014 - La programmation

MUSIQUES | Entre stars du rock, chouchous assignés à résidence et métamorphes musicaux, Vienne parvient chaque année à faire du neuf avec une formule qui n'en finit plus de faire ses preuves. A l'image d'une édition 2014 de haute volée qui s'achèvera en apothéose. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Lundi 17 mars 2014

Jazz à Vienne 2014 - La programmation

A Jazz à Vienne il y a les soirées "stars" et les soirées thématiques... dans lesquelles il y a tout autant de stars. Dans la première catégorie, il faut bien avouer que le festival isérois a frappé un grand coup en s'attirant les grâces, les foudres (c'est la même chose) et les bouclettes de Robert Plant (oui, celui-là même) et ses Sensational Space Shifters. Le même soir, on parie qu'il y aura du monde pour Ibrahim Maalouf, flashé en prime time lors des Victoires de la Musique, ce qui n'est que justice pour ce jazzman protéiforme. Autres incontournables : Jamie Cullum, Bobby McFerrin – dont Vienne est littéralement le pied-à-terre, en colocation avec Youn Sun Nah, qui sera là également en tant qu'artiste résidente et en quartet. Puis voilà les soirées thématiques, à commencer par une soirée "French Touch" garantie sans casque mais avec chapeau, celui de Manu Katché, ainsi que Richard Bona, Eric Legnini, Stefano Di Battista et le Daniel Humair Quartet. Convenons que la touche, aussi française soit-elle,

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Les premiers noms de Jazz à Vienne

MUSIQUES | Après les Nuits de Fourvière et en attendant que Nuits Sonores dévoile sa programmation diurne la semaine prochaine, un troisième festival entre dans la danse (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 24 janvier 2014

Les premiers noms de Jazz à Vienne

Après les Nuits de Fourvière et en attendant que Nuits Sonores dévoile sa programmation diurne la semaine prochaine, un troisième festival entre dans la danse des annonces : Jazz à Vienne. Pour sa 34e édition, programmée du 27 juin au 12 juillet, il recevra Robert Plant (légendaire chanteur de Led Zeppelin), les révélations Youn Sun Nah (qui a fait sensation l'an passé, y compris du côté d'A Vaulx Jazz) et Gregory Porter (lui aussi remarqué à A Vaulx Jazz), ainsi que Manu Katché, Richard Bona, Stefani Di Battista et Eric Legnini. La suite lundi 17 mars.

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Jazz à Vienne se dévoile

MUSIQUES | Pas facile de se distinguer quand on porte le nom de la capitale d'un autre pays, celui d'un département situé à l'autre bout de la France et même d'une route qui, depuis Lyon, ne mène plus vraiment... à Vienne. N'est pas Rome qui veut. Encore que. Car chaque saison, la cité des Allobroges nous rejoue en son Théâtre antique des jeux du cirque jazzy dont le premier temps consiste à présenter les gladiateurs à la foule. Jazz à Vienne, ceux qui vont jouer te saluent. Et ils sont nombreux. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 mars 2013

Jazz à Vienne se dévoile

Les agapes débuteront le 28 juin par les 11e Victoires du Jazz (pour donner une idée, c'est comme les Victoires de la musique, sauf que c'est vraiment de la musique). Ensuite, on peut vous présenter tout le monde, à ceci près qu'il n'y a plus grand monde qui nécessite d'être présenté. On retrouve en effet à Vienne les noms qui ont l'habitude de truster l'affiche des festivals de jazz en général et de celui-ci en particulier : le guitar hero mexicain (un concept en soi) Santana (11 juillet), George Benson – on y revient –, l'éternel Sonny "Colossus" Rollins, sans doute le dernier géant du be-bop et du post-be-bop qui avance fièrement sur ses 83 ans (10 juillet), le contrebassiste israélien Avishai Cohen (12 juillet) et le même soir la terrible vocaliste You Sun Nah (vue à A Vaulx Jazz en duo avec Ulf Wakenius mais présente ici en version quartet). Ou encore Marcus Miller, oui, mais en plein «Renaissance Tour» (29 juin), alors bon. Chick, Champagne et petits pépés

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Têtes de Vaulx

MUSIQUES | Bien entendu, ça devait arriver, à force de vouloir ouvrir les esprits en programmant, via Grrrnd Zero, du "rock" underground tendance mythique, ou (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 7 mars 2013

Têtes de Vaulx

Bien entendu, ça devait arriver, à force de vouloir ouvrir les esprits en programmant, via Grrrnd Zero, du "rock" underground tendance mythique, ou quelque soit la façon dont on puisse qualifier la musique des Young Marble Giants, on allait finir, comme le prouve cette Une, par oublier qu'A Vaulx Jazz est avant tout un festival de jazz – oui, on sait, ça fait un choc – et de blues – il s'agirait de ne pas l'oublier non plus. Avec ce que cela suppose de têtes d'affiche propres à étancher la soif des connaisseurs tel Jean-Jacques Milteau, qui est un peu le Jimi Hendrix de l'harmonica – même si cela reste assez compliqué à visualiser – et accompagnera, à moins que ce ne soit l'inverse, le guitariste blues Joe Louis Walker (22 mars). Tel encore ces deux poids lourds qui s'occuperont d'enchanter «la Nuit Américaine» du 19 mars, l'ancienne protégée d'Harry Belafonte Dianne Reeves et le crooner soul au drôle de chapeau et au costume de dandy Gregory Porter. Sans doute le moment glamour du festival.

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Monsieur Propre

MUSIQUES | Légende précoce de la basse jazz-funk, producteur et compositeur pour Miles Davis avant la trentaine et king du slapping infernal, Marcus Miller est également auteur d'une œuvre solo fouineuse et groovy. A l'image de son dernier disque "Renaissance". Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 19 octobre 2012

Monsieur Propre

D'aucuns auraient tendance à penser que le slapping, cette méthode consistant à frapper les cordes d'une basse, qui envahit un temps la variété et le soft-rock, souvent pour le pire – on en a même vu chez François Feldman période Joue pas, est une technique quelque peu ringarde. Il suffit pour se défaire de cet a priori tenace de se plonger dans l'œuvre de Marcus Miller, mètre-étalon de la basse jazz-funk contemporaine. On s'apercevra au passage que les albums de bassiste peuvent aussi dépasser le simple cadre du culte de cet instrument rythmique, vaguement ornementé de quelques fioritures censées le mettre en valeur (trompette, saxo, piano, plus rarement appeau à canards). Peut-être parce qu'il a touché à plusieurs disciplines (chez Aretha Franklin, Elton John, Jean-Michel Jarre, Claude Nougaro) et aussi à d'autres engins (la clarinette et la clarinette basse notamment), Miller, musicien de studio reconnu on l'aura compris, n'est pas de ces ayatollahs-là et n'oublie pas de composer des morceaux sur lesquels la basse est certes partie prenante mais partie seulement. Sans doute parce qu'à la vingtaine, dans les années 80, le bassiste a beaucoup côtoyé, o

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Oiseaux Jazz

MUSIQUES | Qui dit été dit festivals, qui dit festivals dit jazz, qui dit jazz dit Jazz à Vienne, point de rencontre annuel de la grande migration des jazzeux du monde entier. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 juin 2012

Oiseaux Jazz

Avec l'été et l'avènement des festivals, on assiste chaque année à une migration qui pourrait nous rappeler celle de certains volatiles sensibles au climat (oies, grues, etc...). Chaque été, à la même période, c'est la grande transhumance des jazzmen, irrésistiblement attirés par la qualité du climat français, et ici, rhonalpin, et la qualité de ses sites antico-historico-touristiques. Parmi ceux-ci, le théâtre antique de Vienne n'est pas le moins prisé. Or, la notoriété et le talent de ces drôles d'oiseaux aux cris étranges, trompettistes, saxophonistes, chanteurs, pianistes, guitaristes, n'est pas sans attirer de concert toute une foule d'amateurs qui, elle aussi opère une migration vers ce lieu de rassemblement, comme le fauve attiré par la pause réhydratation d'un troupeau de flamands roses. Cette année, à Vienne, les oiseaux sont encore une fois loin de se cacher pour mourir même si une partie d'entre-eux n'est pas de prime jeunesse. Mais ce sont eux qui ont construit la légende du jazz et par là d'un festival qui n'a de jazz que la raison sociale, car toutes les espèces de m

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Le panthéon du Jazz

MUSIQUES | Festival / Comme chaque année, Vienne a mis les petits plats dans les grands pour se transformer en panthéon vivant du jazz. Alors, entre ici, Jazz à Vienne avec ton terrible cortège de jazzmen cacochymes, de colosses à saxos et de monstres sacrés déglingués. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 mai 2011

Le panthéon du Jazz

«Que de Vienne, que de Vienne», disait le poète. Mais que de jazz surtout cette année à Vienne, pour un festival qui se plaît toujours autant à faire valser les invités pour contenter les puristes tout en élargissant les horizons. Car encore une fois, comme dirait le docteur Dukan, il y a du lourd. Citons simplement quelques noms de légende, juste comme ça pour la fine bouche : George «Give me The Night» Benson, Tom Jones, empereur des vieux beaux à la voix de velours, indémodable à force de n'avoir jamais été à la mode. Ou encore le saxophoniste Sonny Rollins, «Le Colosse», 81 ans, qui ne sort plus guère de chez lui que pour revenir à intervalles réguliers faire fondre les pierres du théâtre antique. Miles Davis n'étant plus en capacité physique de réaliser un tel exploit, ce sont pas moins de trois autres légendes qui lui offrent un Tribute clés en main en la personne de l'éternel Herbie Hancock, Wayne Shorter et Marcus Miller. Pimp de l'espaceAjoutons Al Jarreau et l'un des pères du tropicalisme brésilien, par ailleurs ancien ministre de la Culture en son pays, Gilberto Gil et le tout commence à ressembler à un véritab

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