«Je ne vais pas investir dans des opérations spectaculaires»

SCENES | Entretien / Georges Képénékian, adjoint au maire de Lyon, délégué à la culture, au patrimoine et aux droits des citoyens, fait sa rentrée. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 août 2011

Photo : © M. Chaulet


Petit Bulletin : Que va devenir le Théâtre du Point du Jour après le départ annoncé de son directeur, Michel Raskine ?
Georges Képénékian : Michel Raskine et André Guittier sont venus me voir à l'automne dernier pour m'annoncer qu'ils se retiraient fin 2011. Quelques mois plus tard, ils sont revenus me voir en me disant : «Finalement, Michel va partir, mais André, pas dans l'immédiat». Michel m'a parlé de sa volonté de «laisser la saison» au metteur en scène Gwénaël Morin, c'est-à-dire de lui donner carte blanche pendant un an.

Gwénaël Morin est candidat à la reprise du théâtre ?
J'ai rencontré Gwénaël et nous nous sommes bien mis d'accord sur le fait que cette année de transition n'est en aucun cas une espèce de «présélection naturelle» qui me conduirait à le désigner «en douce» à la tête de ce théâtre. Ni Gwénaël ni moi ne souhaitons que les choses se déroulent de cette manière.

Au-delà de la question de la direction, la question du financement de ce théâtre va également se poser...
La question se pose pour le financement du théâtre en général et pas seulement pour le Théâtre du Point du Jour. Que l'on prenne le Théâtre des Ateliers, le Point du Jour, le Théâtre de la Croix-Rousse dont le budget est également un peu serré… Ça commence à faire un peu lourd. D'autant plus que, concernant le TNP de Villeurbanne, l'État, par la voix de Georges-François Hirch, m'a affirmé n'être plus «prescripteur mais partenaire». La vraie question c'est donc comment on élabore une politique du théâtre qui n'est pas seulement lyonnais, mais plus territorial. Nous en reparlerons prochainement.

Revenons également sur la question du Théâtre de la Croix-Rousse. Quelle était la proposition de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) pour remplacer Philippe Faure ?
L'idée de la DRAC, c'était : pas de directeur à la Croix-Rousse, mais un gestionnaire. On en faisait donc un garage. La Ville s'est battue sur ce sujet et je pense que nous allons nous battre à nouveau pour d'autres théâtres.

Quelles sont désormais vos ambitions culturelles  pour Lyon ?
Je veux vraiment que la ville de Lyon soir repérée comme le lieu où les créations sont possibles, comme un lieu de travail.

Il y a beaucoup à faire dans ce domaine…
Oui, c'est certain, mais prenons le cas de Lamartine (une ancienne usine située à côté du stade Marc-Vivien Foé, dans le 3e arrondissement et dans laquelle une partie des artistes de la Friche RVI a été relogée en 2010, NdlR). Et bien aujourd'hui, 139 artistes y travaillent, l'espace a été mutualisé… Tous ont l'air satisfaits de leurs conditions de travail.

Mais il s'agit, une fois encore, d'un lieu de travail provisoire.
Oui, puisque des travaux seront entamés à Lamartine à partir de 2014-2015. Je réfléchis donc à une possibilité de lieu pérenne dans lequel les équipes artistiques seraient amenées à tourner. On pourrait adosser ce lieu à une pépinière d'entreprises culturelles et on obtiendrait une structure intéressante. Cela pourrait être mis en place à Lyon mais pourquoi pas dans un rayon plus large, dans des villes situées à proximité de Lyon et demandeuses de retrouver une activité culturelle. Ce travail devrait m'occuper dès la rentrée 2011. Je ne vais pas faire Gadagne, je ne vais pas investir dans des opérations spectaculaires, mais je pense que Lyon aujourd'hui a besoin de se renforcer.

Vous ne prévoyez donc plus de mettre en place des événements d'envergure pour l'instant ? La Ville ne participera-t-elle pas financièrement à la création du «Festival des fleuves» ?
Ce Festival des fleuves est une opération menée par le Grand Lyon. Il n'y aura pas de participation financière spécifique de la Ville de Lyon. Ce festival ne sera donc pas piloté par les Subsistances, comme cela fut imaginé à l'origine ? Non.

Plus globalement, quelles vont être vos méthodes de travail ?
Nous allons multiplier les mutualisations entre les structures culturelles, pour retrouver le champ de la création, dans le domaine de la danse par exemple. En effet, nous souhaitons trouver des espaces de création pour la danse à Lyon, et c'est l'objectif également de Dominique Hervieu, nommée à la tête de la Maison de la Danse et de la Biennale de la Danse. Nous sommes en train de développer une réflexion sur la danse qui va des Scènes Découvertes au Centre dramatique national de Rillieux-la-Pape en passant par les pratiques amateurs.

Les multiples et récents changements de direction à la tête d'institutions culturelles vous aident-ils dans cette démarche de mutualisation ?
En dix-huit mois, on a changé neuf directions de lieux culturels. On peut parler d'un paysage culturel recomposé. Pour chaque nouvelle direction, le cahier des charges est le même : «Vous ne prenez pas la tête d'un établissement culturel pour vivre enfermé dans votre tour tout seul». L'une des vraies difficultés que l'on avait à Lyon, c'était une juxtaposition de maisons qui vivaient chacune pour elle-même, sinon dans une forme de concurrence avec les autres. Or, on le sait dans le domaine des mathématiques, des sous-ensembles optimaux ne forment pas un ensemble optimal ! Prenons le domaine de l'art contemporain par exemple, mon travail d'adjoint à la Culture n'est pas d'aider Thierry Raspail à mettre en place une programmation ! En revanche, avec Thierry, il est de ma responsabilité de m'assurer que les galeries lyonnaises se sentent concernées par l'événement, que l'on attire des étudiants d'autres pays… De la même manière, dans le domaine du théâtre, on réfléchit à un moment annuel qui permettrait de montrer le travail mené par les Scènes Découvertes et sortir d'une logique où chacun travaille dans son coin. Cela pourrait à mon avis permettre par la même occasion à certains spectacles de se faire «repérer».

Vous avez été beaucoup critiqué, notamment en raison de votre non appartenance au «sérail» culturel, mais aussi de la gestion de dossiers comme l'Orchestre National de Lyon ou la Maison de la Danse...
Pour moi, adjoint à la Culture, ce n'est pas un métier. Beaucoup d'observateurs pensent que l'adjoint à la Culture doit être un esthète et une personne qui dispose d'une connaissance sans faille dans le domaine culturel. D'une certaine manière, je fais presque exprès de me refuser à ça. Patrice Béghain faisait du Béghain, moi je fais du Képénékian… Il faut juste que Lyon n'y perde pas son âme et que l'on parvienne à ce que plus de gens se reconnaissent comme membres, acteurs de la politique culturelle de cette ville.

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

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Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Lyon : les Ateliers de la Danse seront adossés au groupe scolaire Kennedy

Danse | L'opposition a grincé après l'annonce de l'abandon du projet d'Ateliers de le Danse dans l'ancien Musée Guimet. Ateliers qui seront relocalisés dans le 8e, sur le site du groupe scolaire Kennedy, tout proche de la Maison de la Danse. Une décision qui impacte par ricochet l'avenir du Musée Guimet mais aussi de l'ancienne ENSBA.

Sébastien Broquet | Mardi 20 octobre 2020

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L'annonce a bousculé et montré que les Verts et leurs alliés n'hésiteraient pas à aller à l'encontre des habitudes prises sous le règne Collomb et que les caciques de la culture lyonnaise devraient remettre leur trône en jeu : ainsi Dominique Hervieu, directrice de la Maison de la Danse, maîtresse de cérémonie de la Biennale de la Danse, l'incontournable pivot de tout ce qui touche à l'art chorégraphique dans la cité — et ce, avec un talent indéniable. Mais la voici challengée, de nouveau : son projet de Maison de la Danse à Confluence avait déjà été retoqué — non pas par les politiques locaux emmenés alors par Georges Képénékian et Gérard Collomb, qui défendaient le projet, puisque c'est le Ministère de la Culture qui avait refusé de suivre financièrement comme nous l'avait expliqué en juin dernier Georges Képénékian pendant la campagne élector

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Georges Képénékian : « quand on a un héritage, on ne le dilapide pas »

Élections Municipales 2020 | L'outsider. Ancien adjoint à la Culture de Gérard Collomb, maire durant le passage de ce dernier au ministère de l'Intérieur, Georges Képénékian est le troisième homme, dissident de LREM non accrédité, fâché avec l'ancien édile ami, marchant désormais en tandem avec David Kimelfeld à la Métropole. Arrivé quatrième au premier tour avec 11, 98 %, n'ayant noué aucune alliance, il compte sur un sursaut de participation et un retour au centre très lyonnais pour être, en somme, l'arbitre du second tour. Attablé au Café Bellecour en compagnie de Loïc Graber, candidat dans le 7e arrondissement et son référent culture durant la campagne, l'ancien chirurgien nous décortique son programme culturel.

Sébastien Broquet | Mardi 23 juin 2020

Georges Képénékian : « quand on a un héritage, on ne le dilapide pas »

Avez-vous choisi votre adjoint ou adjointe à la Culture ? Georges Képénékian : Non. Vraiment, non. Ce n’est pas une bonne manière d’aborder une élection. Se préparer et avoir en tête comme je l’ai fait les cent premiers jours avec les grandes décisions à prendre, oui. Distribuer des postes tant que l’on n’est pas en place, ce n’est pas très bien vis-à-vis des électeurs. Je n’ai pas cette forme d’arrogance. On verra dimanche soir quels messages nous envoient les Lyonnais. Quelle composition sera pressentie pour ce conseil municipal. Quels seront les enjeux. Pour aucun des postes, je n’ai choisi ; et j’aime bien avoir cette liberté jusqu’au 28 juin au soir. Si vous êtes élu, vous allez arrivez au pouvoir face à un secteur culturel que vous connaissez très bien — puisque vous avez été vous-même adjoint à la Culture — et qui connaît une crise sans précédent. Vous avez annoncé un plan d'urgence de 10M€. GK : J’ai mené un travail que David Kimelfeld m'a commandé sur le déconfinement. On a fait un rapport en deux étapes : la première jusqu’à juin, et une seconde tranche que j’avais bien anticipé, qui couvrirait

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Loïc Graber à la culture

Mairie de Lyon | Loïc Graber est nommé adjoint à la culture de Georges Képénékian, en remplacement de ce dernier.

Sébastien Broquet | Mardi 18 juillet 2017

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La décision était prise depuis jeudi dernier : c'est bien Loïc Graber qui est nommé adjoint à la culture de la Ville de Lyon, prenant ainsi la succession à ce poste emblématique du tout nouveau maire fraîchement élu cette semaine, Georges Képénékian. Sa promotion dans le rang des adjoints (de 21e et bon dernier, à 7e) le laissait augurer dès lundi soir. Après avoir sondé plusieurs possibilités, dont celle de nommer un transfuge venu de la droite (Emmanuel Hamelin a été souvent cité, ce qui inquiétait le petit monde de la culture lyonnaise) ou le respecté Jean-Yves Sécheresse, c'est donc l'ancien adjoint à la démocratie participative, élu dans le 7e arrondissement, qui hérite de la fonction, un peu par surprise : il n'a que peu œuvré jusque-là dans ce domaine. Le 7e est décidément pourvoyeur d'élus à la culture : la maire Myriam Picot est elle-même en charge de la culture à la Métropole, et Romain Blachier reste l'adjoint à la culture de l'arrondissement.

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Georges Képénékian dans un fauteuil

Élection du Maire de Lyon | C'est fait ! Après 16 ans de règne à la mairie de Lyon, Gérard Collomb a cédé sa place à Georges Képénékian. Et ce, jusqu'à la fin du mandat en 2020 - sauf si Gérard Collomb quitte le gouvernement et décide de reprendre son poste. Les délégations des adjoints seront attribuées dans les jours qui viennent.

Nadja Pobel | Lundi 17 juillet 2017

Georges Képénékian dans un fauteuil

Lors du conseil municipal du lundi 17 juillet, Georges Képénékian a été élu maire de Lyon, prenant ainsi la suite de Gérard Collomb, nommé ministre d'État à l'Intérieur, le 17 mai dernier suite à l'accession à la présidence de la République d'Emmanuel Macron. Si l'événement ne revêt aucune surprise – Georges Képénékian était le premier adjoint depuis le 3e mandat (2014), en charge de la culture et des grands événements, et déjà adjoint à la culture de 2008 à 2014, il n'en demeure pas moins que Lyon n'avait pas eu de nouvel édile depuis 2001. Ancien chirurgien urologue, Georges Képénékian est né le 9 août 1949. Quatre conseillers se sont portés candidats : Georges Képénékian, Denis Broliquier (UDI), Stéphane Guilland (LR) et Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon citoyenne et solidaire). Georges Képénékian a été élu au premier tour de scrutin avec 49 voix. Sur les 72 bulletins dépouillés, 12 sont allés à Stéphane Guilland, 6 à Denis Broliquier, 3 à Nathalie Perrin-Gilbert. Après un discours de Gérard Collomb, Georges Képénékian, ceint du ruban bleu-blanc-rouge, cita celui qui lui laisse son fauteuil, qui

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Le 6e Continent dans une impasse

Politique Culturelle | Confrontée aux baisses de subventions, l'équipe de 6e Continent menée par son emblématique directeur Mohamed Sidrine tente de trouver des solutions. La mairie est à l'écoute, mais souhaite un projet revu et corrigé.

Sébastien Broquet | Mardi 7 mars 2017

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C'est un lieu emblématique et fondamental pour la culture comme pour la diversité, dans le 7e arrondissement de Lyon, qui est actif depuis 2004 dans des locaux ayant autrefois hébergé le mythique collectif Frigo. C'est encore un festival depuis bientôt 19 ans et une première édition au Pez Ner à Villeurbanne, maintenant installé du côté de Gerland, depuis 2002. Mais l'association 6e Continent est aujourd'hui dans une impasse. Les comptes sont au plus bas : le budget de l'association autofinancée à 80% est dans le rouge, depuis que la Région mais aussi l'État se sont désengagés. Comme nous l'expliquions ici, la Région a retiré ses 15 000€ annuels, subvention versée pour le fonctionnement de la salle. Et a diminué son apport au festival de 5000€, accordant désormais 10 000€ à l'événement qui se tiendra du 1er au 3 juin, où sont d'ores et déjà programmés

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Georges Képénékian : "On a besoin de donner une place à d’autres formes de musique"

ACTUS | Arrivée d’une nouvelle salle à Vénissieux dans les murs de l’ancien Truck, création d’une première SMAC regroupant quatre lieux associés pour l’occasion : l’actualité des salles de concerts de l’agglomération lyonnaise est riche pour la scène locale. Mais se pose toujours la question de l’offre pour le public : face à la sur-représentation du rock et de la pop, quelle place pour le hip hop et la sono mondiale ? Tour d’horizon avec George Képénékian, premier adjoint au maire de Lyon en charge de la culture.

Sébastien Broquet | Mardi 8 mars 2016

Georges Képénékian :

Cette première SMAC de l’agglomération, réunissant Le Périscope, le Marché Gare, l’Épicerie Moderne et Bizarre : comment va-t-elle s’intégrer dans votre politique autour des musiques actuelles ? Il y avait déjà l’idée de faire un travail plus coopératif entre les différentes salles faisant vivre les musiques actuelles dans l’agglomération, venant renforcer ce que nous avions créé à Lyon, le programme « Scènes découvertes ». Dans ce dispositif, on trouve quatre salles dédiées à la musique, dont le Marché Gare et le Périscope, le Kraspek. Bref, il y avait l’idée de regrouper. Mais on ne trouvait pas le levier pour mettre tout ça en commun : ça fait huit ans que l’on tourne autour. On a accéléré quand la DRAC nous a demandé de mieux structurer, d’engager une réflexion. L’idée est de coordonner autour de ce premier noyau, autour duquel on pourra faire tourner tous les électrons. On s’est donné deux ans pour voir comment ça marche : chaque lieu doit garder sa ligne, son identité, son implantation sur un territoire. En terme de budget ? La ville a nettement augmenté sa participation : au Périscope avec 50 000 euros et au Marché

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Une saison revue à la baisse

SCENES | Si priorité est donnée dans ces colonnes aux spectacles et aux artistes, impossible de faire l’impasse sur les gels ou amputations de budgets culturels annoncés par la Ville en juin. Explications avec Georges Képénékian, 1er adjoint au maire délégué à la culture et réaction des Subsistances et des Célestins. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

Une saison revue à la baisse

Les salles de la Ville – qui consacre 20% de son budget à la culture – risquent bien de devoir modifier leur offre de programmation dans les mois et années à venir. Car le 15 juin dernier, lors de l’annonce des grandes orientations budgétaires pour la période 2016-2020, le milieu a tremblé : pour combler le désengagement de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales (moins 240 M€) et malgré un endettement calculé pour continuer à investir, deux domaines ont souffert plus que d’autres, le sport et la culture. Bilan pour cette dernière délégation : budget gelé pour l’Auditorium-Orchestre National de Lyon, l’Opéra et les Célestins, baisse de 150 000€ pour le musée des Beaux-arts et le Musée d’Art Contemporain, et de 450 000€ pour les Subsistances. «Ce n’est pas un rabotage, nous avons voulu prendre des options qui font sens sans faire dérailler le train plutôt que d’appliquer systématiquement - 8% à tout le monde. On a plutôt fait contribuer les maisons les plus grosses à cet effort pour préserver l’émergence. Et faire en sorte que les budgets cré

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«La Ville décide seule»

SCENES | Entretien / Georges Képénékian, adjoint au Maire de Lyon, délégué à la culture et au patrimoine revient sur la «procédure» de nomination du futur directeur du Théâtre de la Croix-Rousse. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

«La Ville décide seule»

Petit Bulletin : Vous n’avez pas lancé d’appel à projets pour la succession à Philippe Faure à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse. Cette absence de concertation ne risque-t-elle pas de poser problème ?Georges Képénékian : Tout se passera bien. La nomination du successeur de Philippe Faure est différente des autres procédures que nous avons pu connaître. Il n’y a pas de jury, pas de commissions ; la Ville décide seule. Bien sûr, nous discutons également avec nos partenaires, l’État, la Région et le département. Beaucoup de personnes qui se sont portées candidates se plaignent de n’avoir pas été reçues afin de pouvoir présenter leurs projets. Allez-vous les recevoir ?Non, nous n’allons pas recevoir tous les candidats. Au total, nous avons reçu 16 ou 17 dossiers, dont quelques-uns franchement inattendus. Nous les avons analysés, puis nous avons lancé une réflexion. Quel est votre projet pour le Théâtre de la Croix-Rousse, quel homme ou quelle femme voyez-vous à sa direction ?Nous ne voulons pas changer fondamentalement le lieu, il ne faut pas être en rupture avec ce que le public attend. Le futur directeur ou la future directrice sera un acteu

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«Nous sommes un peu plus sereins»

ACTUS | Entretien / Georges Képénékian, adjoint à la Culture et au Patrimoine, dresse le bilan d’une saison épineuse et évoque les sujets qui vont animer la rentrée culturelle 2010. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Samedi 4 septembre 2010

«Nous sommes un peu plus sereins»

Petit Bulletin : La saison dernière a été très agitée et vous avez dû faire face à de nombreux dossiers problématiques et à de nombreuses critiques. Quelles conclusions en tirez-vous ?Georges Képénékian : Que je n’ai pas dû savoir communiquer… Il est vrai que la saison dernière plusieurs sujets ont eu du mal à aboutir : le Transbordeur, le Musée Gadagne, l’Orchestre national de Lyon, la friche RVI… C’étaient des dossiers lourds. Je crois qu’aujourd’hui on peut dire que Gadagne c’est fait, le Transbo, c’est fait, l’ONL avance avec l’arrivée prochaine du chef Leonard Slatkin... Je pense que j’ai passé une mauvaise année 2010, qui va rester comme une année de tensions diverses, mais qu’aujourd’hui nous sommes un peu plus sereins. Pouvez-vous revenir sur la question de la friche RVI qui n’est pas encore réglée ? Les artistes doivent en théorie quitter l’avenue Lacassagne et s’installer rue Lamartine le 15 septembre…On savait que ce dossier serait compliqué. Pour plusieurs raisons. D’abord il y a plusieurs catégories de gens à la friche. Il y a des artistes qui sont déjà presque professionnels et qui ne relèvent plus form

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