Les Aventures de Sindbad le marin

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

Photo : DR


En 1994 déjà, Laurent Pelly signait une mise en scène pour le jeune public, La Famille Fenouillard. Il n'était pas encore la star qu'il est aujourd'hui, réclamée dans toutes les salles du globe. Pas d'opportunisme donc chez lui lorsqu'il s'attelle à Sindbad le marin (créé au printemps au TNT de Toulouse qu'il dirige) mais une envie de partager son travail qui use du merveilleux et du fantastique. Les 8 et 9 novembre au Théâtre de Villefranche et du 16 au 18 décembre au TNG

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Le Roi Carotte : un potager survitaminé

Opéra | De la joie, des outrances, de la drôlerie et une équipe de haute précision, Le Roi Carotte revient quatre ans après sa création, mis en scène par l'une des stars mondiales de l'Opéra et fidèle de celui de Lyon, Laurent Pelly.

Nadja Pobel | Mardi 17 décembre 2019

Le Roi Carotte : un potager survitaminé

Offenbach lui va si bien. Laurent Pelly s'en amuse depuis des décennies ou presque avec notamment cet épatant triptyque Monsieur Chouflerie restera chez lui / L'Île de Tulipatan / Le Petit voyage dans la lune. C'était en 2005 en itinérance dans Lyon. En 1998, il signait un Orphée aux Enfers royal dans des décors à couper le souffle, signés par la fidèle scénographe Chantal Thomas. La Vie Parisienne, La Belle Hélène, la Duchesse de Gérolstein, Les Contes d'Hoffmann suivront. Quand il monte en 2015 Le Roi Carotte, il va encore plus loin dans le plaisir du jeu et ne lésine pas sur les costumes, qu'il dessine comme dans chacun de ses travaux au théâtre ou à l'opéra, et affuble le ténor Christophe Mortagne d'une carotte à taille humaine très phallique. Car tout est poussé à son extrême dans cette adaptation de cet opéra-bouffe en trois actes créé en 1872. Lorsque la fée Rosée du soir est prisonnière dans un grenier, sur scène, elle est enserrée dans un gigant

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Viva la Mamma ! Le bagou de la Castafiore

Opéra | Montrer sur scène les vicissitudes et les vices des divas de l'opéra. Voilà une mise en abyme ludique de Gaetano Donizetti qu'on dirait écrite pour Laurent Pelly. Le metteur en scène s'en empare avec son éternelle gourmandise.

Nadja Pobel | Mardi 27 juin 2017

Viva la Mamma ! Le bagou de la Castafiore

Même le vieux théâtre a été envahi par un parking. Quelques petites voitures de ville rutilantes sont garées entre les poteaux soutenant les balcons et corbeilles... Le décor est symbolique d'un univers qui part à vau-l'eau. Rien ne va plus. C'est ici que se répète Romulus et Ersilia, jusqu'à ce que débarque la Mamma exigeant que sa chanteuse de fille ait un duo avec la prima donna. Laquelle s'insurge et part, faisant du même coup déguerpir le contre-ténor que la Mamma Agata se propose de remplacer au pied levé, provoquant des départs à la chaîne. Et une distribution de branquignoles. Dans cette Italie du mitan du XIXe siècle, le nom des chanteurs est plus important encore que l’œuvre jouée, la gestion des desiderata de chacun est la clé de voûte d'un spectacle réussi. Et la perspicacité de Donizetti, chef de troupe et directeur de théâtre, est de montrer toutes les strates de cette production avec le directeur du lieu, l'impresario, le poète, qui se désespèrent de cette situation délétère exposant les chanteurs à leur égotisme. « Où va aller cet opéra ? » Sans que cette pièce, dont Do

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Un oiseau vert encadré

TNP | Créateur infatigable de grands spectacles jouissifs et épatants, Laurent Pelly trouve avec cet Oiseau vert de Gozzi une fable à sa mesure sans toutefois éviter quelques lourdeurs.

Nadja Pobel | Mardi 20 décembre 2016

Un oiseau vert encadré

Depuis 1994 qu'on le voit s'amuser du théâtre et le rendre divertissant sans le bêtifier, Laurent Pelly est un phare dans cet art des planches qui parfois se prend au sérieux (c'est heureux) immodestement (ça l'est moins). L'opéra lui permet d'avoir la folie des grandeurs (Pour son Orphée aux enfers ou son Hansel et Gretel, il a notre gratitude éternelle) corrélée à son goût insatiable du divertissement. Pelly aime Offenbach, Shakespeare, Copi et Levin. Et tout fonctionne. Voilà que dans ce Théâtre national de Toulouse qu'il dirige pour un an encore, il a monté, en février 2015, cet Oiseau vert de Gozzi. Moins passé à la postérité — sinon pour L'Amour des trois oranges — que son rival Goldoni (dont Pelly avait adapté Le Menteur sur un plateau transformé en lagune), Gozzi est le réac' qui doute des Lumières, de la philosophie et de la

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Un "Roi Carotte" abracadabrantesque

MUSIQUES | Un roi un peu trop sûr de lui et bien peu soucieux de ses administrés se fait évincer du pouvoir par un légume humain, le roi Carotte, rendu aimable (...)

Nadja Pobel | Mardi 15 décembre 2015

Un

Un roi un peu trop sûr de lui et bien peu soucieux de ses administrés se fait évincer du pouvoir par un légume humain, le roi Carotte, rendu aimable par l’entourloupe d’une sorcière. Sur cette histoire délirante, Laurent Pelly signe des costumes aux petits oignons (à commencer par celui du rôle titre, très phallique et ludique) et une mise en scène en constant mouvement, s’autorisant toutes les folies des grandeurs. La princesse Rosée du Soir est prisonnière dans un grenier ? Voilà que la fidèle scénographe Chantal Thomas invente un gigantesque égouttoir. Fridolin doit passer par Pompei récupérer l’anneau de Salomon qui lui permettra de mettre fin aux pouvoirs de la sorcière ? Tout le chœur revêt des vêtements de l’Antiquité. Des fantaisies que relie l’adaptation de l’éternelle complice de Laurent Pelly, Agathe Mélinand, qui a même osé placer un train Intercité et un TGV dans le livret écrit par Victorien Sardou à la fin du XIXe. En faisant de ses personnages dépravés et inconséquents des gens de notre époque, Mélinand moque une classe dirigeante qui, ayant pour principe de «tourner avec le vent», pourrait bien être celle d’aujourd’hui. Si

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Laurent Pelly : «Mettre en images des rêves»

MUSIQUES | Depuis plus de trente ans, Laurent Pelly invente des spectacles d’une parfaite maîtrise formelle et visuelle en racontant Hugo, Levin, Copi ou Ionesco. A l’opéra, il retrouve, en ce moment, Offenbach pour la onzième fois et livre, avec Le Roi Carotte, sa création la plus déjantée.

Nadja Pobel | Mardi 15 décembre 2015

Laurent Pelly : «Mettre en images des rêves»

Vous souvenez-vous, quand en 1980, à 18 ans, vous avez fondé la compagnie Le Pelican, de l’idée que vous aviez du théâtre ? De pourquoi vous vouliez en faire ? Laurent Pelly : Je serais bien incapable de dire pourquoi, car les raisons sont sûrement profondes et psychanalytiques, mais c’est une vocation, c’est par amour du théâtre, tout bêtement, et par amour des œuvres. Et c’est ce que je continue à défendre aujourd’hui. Je me considère avant tout comme un artisan au service des œuvres. Ce que je préfère dans la vie, ce sont la littérature et la musique. C’est venu de là. Aviez-vous déjà cette idée de travailler particulièrement l’esthétique, le beau ? Ce sont des choses qui se sont affinées avec le temps. D’abord, il y a eu la rencontre avec Chantal Thomas qui date de la création de Tartuffe dans le Nord de la France, quand j’étais assistant dans un Centre Dramatique National, il y a 30 ans. Et je conçois toujours la mise en scène à la fois comme un travail très intime avec les acteurs mais aussi comme un objet visuel. Pour moi, c’est mettre en images des rêves. On a fait beaucoup de choses ensemble

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La rentrée musique côté classique

MUSIQUES | Cette saison, tous les lieux lyonnais consacrés aux musiques dites savantes affichent un programme qui ose, qui revendique, qui dénonce une époque contemporaine en plein repli. De belles expériences en perspective.

Pascale Clavel | Mardi 22 septembre 2015

La rentrée musique côté classique

Peter Pan, Jean-Sébastien Bach et Matrix sont dans un bateau. Rien d’halluciné dans ces propos, juste une lecture aiguë de la nouvelle saison de l’Auditorium. Depuis l’arrivée du très décomplexé Jean-Marc Bador à la tête de la maison, la programmation s’affole, s’emballe et le choix semble si vaste qu’on pourrait s’y perdre. Il faudrait tout tester, devenir un mélomane glouton. Certains diront qu’il y en a pour tous les goûts, d’autres que, franchement, c’est trop. Partons de l’idée que la proposition est alléchante. Les portes se sont ouvertes sur l’inoxydable Symphonie n°9 de Beethoven dirigée par Léonard Slatkin. Cerise sur le gros gâteau, le public s'est vu investi d’une belle mission : chanter l’Hymne à la joie à tue-tête, avec ses tripes et ses convictions, acte quasi politique en ces temps où la fraternité entre les peuples est plutôt mise à mal – Jean-Marc Bador et Léonard Slatkin martèlent d'ailleurs d’une seule voix leur volonté d'«effacer les distances et gommer le temps» ; vaste ambition, utopie régalante. L’énigmatique pianiste Hélène Grimaud et l’indémodable Ton Koopman seront tous deux artist

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A chacun son comte

MUSIQUES | Comme chaque été depuis 2009, l’Opéra de Lyon propose de diffuser sur grand écran, gratuitement et parfois en direct, un spectacle phare de sa saison. (...)

Nadja Pobel | Jeudi 26 juin 2014

A chacun son comte

Comme chaque été depuis 2009, l’Opéra de Lyon propose de diffuser sur grand écran, gratuitement et parfois en direct, un spectacle phare de sa saison. Samedi 5 juillet, c’est ainsi le très festif Comte Ory de Rossini (1828) mis en scène par Laurent Pelly qui sera projeté sur les places et parcs de treize villes rhônalpines : Villefranche-sur-Saône, Lyon, Tarare, Ambérieu-en-Bugey, Nantua, Valence, Montélimar, Crest, Divonne-les-Bains, Thonon-les-Bains, Chamonix, Bellegarde-sur-Valserine et Usson-en-Forez. Le Comte Ory est un seigneur qui, loin du front des croisades, mène un combat intime visant à lui attirer les faveurs de la comtesse Anne. Il est pour cela prêt à user de tous les stratagèmes, allant jusqu'à se travestir en gourou puis en bonne sœur (!). À la manoeuvre sur ce qui constitue son presque trentième opéra, Laurent Pelly s’amuse à transposer l’intrigue de nos jours et joue surtout, avec une habileté sans pareille, avec la machinerie théâtrale, créant notamment un château dont défilent toutes les pièces sous nos yeux ébahis. À la baguette, Stefano Montanar, impulse lui un rythme soutenu, parachevant cette œuvre de 2h30 qui, bien qu'aboutie, ne se prend jamais

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Le comte Pelly

MUSIQUES | En s’attaquant à Rossini avec "Le Comte Ory", Laurent Pelly livre une création parfaite sur un homme boulimique et jouisseur. Et si cet Ory était le reflet de ce qu’il est devenu : un franc-tireur qui réussit tout ce qu’il entreprend, au risque parfois d’être en roue libre ? Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 25 février 2014

Le comte Pelly

Pour sa première incursion chez Rossini, Laurent Pelly, jusque-là fidèle parmi les fidèles des opéras-bouffes d’Offenbach, a choisi de s’amuser avec la comédie du Comte Ory. Le personnage éponyme est, selon les mots mêmes du metteur en scène, «un oisif, un déconneur». Replié sur le front intérieur alors que les croisades battent leur plein, il mène sa propre lutte : séduire la comtesse Adèle, sœur d'un seigneur croisé. Tous les moyens sont bons et notamment celui du travestissement : déguisé en gourou dans le premier acte, il prend les traits d’une bonne sœur dans le second, répétant les mêmes stratagèmes que précédement mais sous un costume différent. Le Comte Ory (1828) n’est pas un livret d’une grande finesse, loin de là. Tout y est sur-souligné, les chanteurs répétant encore et encore les mêmes phrases comme dans une comptine pour enfants. Tout se construit donc sur la capacité à assumer l’outrance des personnages et en cet art Laurent Pelly semble être passé maître. Pour se débarrasser des oripeaux de cette période ancienne, il a tout d'abord transposé l’action dans le monde moderne. Les croisades d’hier pourraient être l’Afghanistan d’auj

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Jeunes confidences

SCENES | Et si on misait sur la relève en ce début d’année ? Les grands noms du théâtre auront beau être à Lyon tout au long des six mois à venir, c’est en effet du côté des jeunes que nos yeux se tourneront prioritairement. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 3 janvier 2014

Jeunes confidences

Enfin ! Enfin le théâtre des Ateliers est sorti de son état végétatif. Et la relève est tout un symbole, puisque c'est Joris Mathieu, adepte de la vidéo, qui en a été nommé directeur à la place du fondateur Gilles Chavassieux (lequel ne créera plus dans ce lieu). Autre désignation importante, celle de Sandrine Mini au Toboggan à Décines. D’autres directeurs tireront eux leur révérence : Roland Auzet à la Renaissance, par envie de reprendre son travail de compagnie, et Patrick Penot aux Célestins, pour cause de retraite. C’est d'ailleurs dans ce théâtre qu’il sera possible de découvrir le travail de Mathieu avec Cosmos de Witold Gombrowicz (février). D'une manière générale la jeune génération (disons les moins de quarante ans) fera l'actu de la rentrée avec Mon traître d’Emmanuel Meirieu (voir page 16) au Radiant, Dommage qu’elle soit une putain de John Ford par Marielle Hubert au Radiant encore (plus tard en janvier), qui s’annonce d’une curieuse violence mêlée de douceur, mais aussi l’exceptionnelle venue d’Howard Barker à Lyon, convaincu par la comédienne Aurélie Pitrat du collectif nÖjd de m

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Des contes d'auteurs

MUSIQUES | Ce n'est pas une surprise, mais cela n'enlève rien à la vision des "Contes d'Hoffmann" : Laurent Pelly est un metteur en scène de génie. Créé en 2005, cet opéra est de nouveau présenté avant les fêtes. Un cadeau XXL accessible dès 5€. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 16 décembre 2013

Des contes d'auteurs

On ne compte plus les Offenbach montés par Laurent Pelly, ni même d'ailleurs les pièces, théâtre et opéra confondus, portés à la scène par ce Parisien qui aura laissé une forte empreinte au Centre Dramatique de Grenoble (où il fut associé puis directeur de 1994 à 2007) et officie désormais au TNT de Toulouse, qu'il dirige depuis 2008 avec son éternelle acolyte, la dramaturge Agathe Mélinand. En 1997, il n'a que 35 ans quand il se lance dans l'art lyrique avec Orphée aux Enfers. Un coup d'essai immédiatement transformé en coup de maître. Le metteur en scène a trouvé en Offenbach (dont il a monté huit pièces depuis !) la matière pour exprimer tout ce qui l'anime : une histoire solide en forme de millefeuille, au service de laquelle il peut créer des décors fourmillant d'idées et des costumes à la mesure de l'excellence de ses interprètes. Bref, du grand spectacle intelligent. L'opéra lui offre les moyens de son talent et Pelly le lui rend bien, donnant à cet art bourgeois une vitalité rare. En re-proposant Les Contes d'Hoffmann à deux mois d'une création mondiale dans ces mêmes murs de l'Opéra de Lyon (Le Conte Ory de Rossini en février), il mont

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Fait pour durer

SCENES | Acteur tout terrain depuis 18 ans au théâtre, à la télé et même chez Spielberg, Karim Demnatt revient à lui et puise dans son pays d’origine – le Maroc - une histoire intime qu’il présente à l’Espace 44, "Brûler". Portrait de ce touche-à-tout à l’énergie Duracell. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 20 janvier 2012

Fait pour durer

Première rencontre. Cette impression qui dessine les contours d’une personnalité : quelle énergie ! Quelle tchatche ! Et irrémédiablement l’envie de savoir qui se cache derrière. Au commencement, en 1974, Karim Demnatt est Karim Qayouh. Il naît en France de parents marocains venus chercher ici de meilleures conditions de vie. Maman est intendante de maison dans une grande famille autour de Roanne, papa travaille dans l’industrie automobile en banlieue parisienne. Rien ne destine Karim à passer sa vie sur les planches. Il est d’ailleurs plus pressé de pratiquer les sports de combat que d’accompagner ses copains au théâtre. C’est pour lui du haut de ses 15 ans,  «un truc de tapettes avec souliers vernissés». Mais les préjugés d’ado sont rapidement mis au placard : «Je m’approche du théâtre alors comme un animal craintif, à pas de loup comme s’il y avait un risque» et il découvre «que ça met de la beauté dans la vie, c’est comme un rapport amoureux». En route donc pour l’école de la Comédie de Saint-Etienne où il ne pense pas une seconde avoir réussi le concours d’entrée. Et pourtant si. Mais il reste à s’adapter à des gens pas comme lui, qui ne rêvaient

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L’opéra-bouffe se digère bien

MUSIQUES | Opera / A l’opéra de Lyon, on remet ça : un Offenbach, une Vie Parisienne, un Laurent Pelly et le tour est joué. La magie opère avec fulgurance : c’est jouissif, décalé, drôle… Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 17 novembre 2011

L’opéra-bouffe se digère bien

Jacques Offenbach et Laurent Pelly : entre le compositeur et le metteur en scène, c’est une histoire d’amour comme on en voudrait toujours. Une alchimie totale, un duo de choc, une osmose qui traverse l’espace-temps. Offenbach compose sa Vie Parisienne voilà presque un siècle et demi. La satire qu’il fait de la société n’a rien perdu de son mordant ; troublant, car on pourrait croire qu’il est un de nos contemporains. Cette Vie Parisienne fonctionne à merveille parce qu’Offenbach croque avec justesse une société bouffie d’orgueil, remplie de ses petites convictions, engoncée dans des certitudes molles, truffée de rapports bling-bling au monde. Dans cette œuvre, les intrigues vont bon train, se chevauchent et s’interpénètrent. La musique d’Offenbach y est simplement délirante, légère, enivrante et entêtante. Dès la première, en 1866, elle a connu un succès phénoménal, triomphe magnifiquement orchestré par les directeurs du Théâtre du Palais-Royal d’alors. La finesse d’Offenbach et de ses deux librettistes (Meilhac et Halévy) a été d’offrir aux touristes le Paris qu’ils attendaient, son champagne, ses lumières, ses amours sans lendemain, tout en se moquant ouvert

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Le Songe d’une nuit d’été

SCENES | Ses spectaculaires relectures rock et multimédia de Shakespeare (Hamlet et Richard III) ont fait de David Gauchard un metteur en scène important, qui ne (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 septembre 2011

Le Songe d’une nuit d’été

Ses spectaculaires relectures rock et multimédia de Shakespeare (Hamlet et Richard III) ont fait de David Gauchard un metteur en scène important, qui ne sacrifie pas le dramaturge anglais sur l’autel de la mode mais le resitue comme un formidable raconteur d’histoires pleines de bruit et de fureur. Changement de registre toutefois cette saison, puisque c’est le répertoire comique shakespearien qu’il adapte : André Marcowicz signe une nouvelle traduction de ce Songe, et c’est l’excellente Laetitia Shériff qui viendra lui donner de la voix en live sur scène. Lundi 23 et mardi 24 janvier au Théâtre de Villefranche ; du mardi 7 au vendredi 10 février à La Renaissance

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Super Hamlet

SCENES | La Cie La Cordonnerie de Samuel Hercule et Métilde Weyergans continue son joyeux périple cinématographico-théâtral à travers les mythologies, revues par (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 septembre 2011

Super Hamlet

La Cie La Cordonnerie de Samuel Hercule et Métilde Weyergans continue son joyeux périple cinématographico-théâtral à travers les mythologies, revues par l’imaginaire débridé et enfantin des acteurs-auteurs-metteurs en scène. Ici, Hamlet donne lieu à une mise en abyme où l’image révèle des mystères enfouis, où les combats rendent hommage aux films de cape et d’épée, où les héros shakespeariens deviennent des super-héros (presque) hollywoodiens… Jeudi 1er et vendredi 2 mars à La Renaissance ; samedi 12 mai à Villefranche.

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Le Poteau noir

SCENES | L’écriture de Sandrine Bauer est pleine de tact. Elle avait abordé l’affaire Audry Maupin et Florence Rey loin du romantisme Bonnie & Clyde dans lequel (...)

Nadja Pobel | Vendredi 2 septembre 2011

Le Poteau noir

L’écriture de Sandrine Bauer est pleine de tact. Elle avait abordé l’affaire Audry Maupin et Florence Rey loin du romantisme Bonnie & Clyde dans lequel les médias avaient enfermé ces deux ados et loin aussi de tout discours moralisateur. Avec Le Poteau noir, elle part dans la zone agitée, redoutée par tant de marins, le Pot-au-Noir, au large de l’Équateur. Deux femmes, réunies par le hasard d’une disparition, nouent une amitié. La mise en scène est signée André Sanfratello, directeur du lieu. À redécouvrir après sa création en janvier dernier. Du 3 au 13 novembre, à l’Espace 44

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Cabaret New burlesque

MUSIQUES | Découvertes et amoureusement filmées par Mathieu Amalric, les filles du new burlesque ont réchauffé le festival de Cannes 2010. Amalric était même reparti avec un (...)

Nadja Pobel | Vendredi 2 septembre 2011

Cabaret New burlesque

Découvertes et amoureusement filmées par Mathieu Amalric, les filles du new burlesque ont réchauffé le festival de Cannes 2010. Amalric était même reparti avec un prix de la mise en scène pour Tournée. Retour aux planches pour Mimi le Meaux, Dirty Martini et leurs copines qui présenteront de joyeux numéros de strip-tease plein de générosité à l’orée de l’été. Du 12 au 22 juin, aux Célestins

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Riez, mais pas que !

SCENES | Humour / Les cafés-théâtres lyonnais ne désemplissent pas, les compagnies d’improvisation se multiplient et les projets, portés par ce succès, se font plus audacieux, originaux et même moins… comiques ! Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Vendredi 2 septembre 2011

Riez, mais pas que !

La saison du café-théâtre lyonnais débute par une semaine de l’humour du 24 septembre au 2 octobre. Pendant neuf jours donc, ce sera 10€ la place dans toutes les salles participantes, avec plus de quarante spectacles à l’affiche, ce qui en dit long sur la santé du genre. Après ce coup de projecteur discount, les programmations reprendront leur rythme de croisière avec notamment nos coups de cœur de la saison dernière : Alex Ramirès et sa Saison Hein ! (en septembre au Boui-Boui et en novembre au Complexe du rire), et Plein Phare (le 31 décembre salle Rameau, puis en mars au Rideau rouge). De même, on vous a chaudement recommandé l’an dernier les one-man-shows de Yann Guillarme et Aurélien Portehaut. Surprise ! Cette saison, ils feront cause commune au Boui-Boui sous le nom d’Aurel & Yann, jouant l’un après l’autre mais aussi l’un avec l’autre des hits de leurs spectacles respectifs et des inédits écrits pour l’occasion. Un retour inattendu cette saison : celui d’Antonia de Rendinger. Cette comédienne s’est beaucoup illustrée au sein des ligues d’improvisation, mais elle avait aussi interprété il y a quelques années un excellent one-woman-show au Boui-Boui. C’est au Complexe du rire

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Ô mon pays !

SCENES | Lise Maussion et Damien Mongin, co-créateurs de ce diptyque, appartenaient il y a encore peu au collectif D’Ores et déjà, qui nous avait offerts Le Père (...)

Nadja Pobel | Vendredi 2 septembre 2011

Ô mon pays !

Lise Maussion et Damien Mongin, co-créateurs de ce diptyque, appartenaient il y a encore peu au collectif D’Ores et déjà, qui nous avait offerts Le Père Tralalère et Notre terreur, deux pièces, qui même à la revoyure, nous tirent des larmes tant cela déborde de talent et d’intelligence. C’est peu dire que ce nouveau projet suscite notre curiosité. «CDI Sandrine» et «CDD Chacal» sondent le monde du travail. Le rendu sera t-il poétique, acide, furieux ou tout cela à la fois ? Du 4 au 17 novembre, aux Célestins

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Roméo et Juliette

SCENES | Pour sa première incursion dans l’œuvre de Shakespeare, Olivier Py, directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris jusqu’en mars, a choisi la plus connue d’entre (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 septembre 2011

Roméo et Juliette

Pour sa première incursion dans l’œuvre de Shakespeare, Olivier Py, directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris jusqu’en mars, a choisi la plus connue d’entre toutes, Roméo et Juliette et, pour l’occasion, il l’a traduite pour en faire sa propre adaptation. Le metteur en scène se demande si les obstacles rencontrés par les jeunes amants de Vérone n’ont pas nourri leur passion. Il souhaite ramasser l’action et se concentrer sur l’énergie de ses personnages et a confié le rôle de Juliette à la toute jeune Camille Cobbi qu’il vient de découvrir au Conservatoire. Du 6 au 13 janvier au TNP

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Oh les beaux jours

SCENES | Beckett, encore et toujours. Son centenaire passé, les metteurs en scène et les comédiens reviennent quand même vers ce théâtre qui leur ouvre d’infinies (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 septembre 2011

Oh les beaux jours

Beckett, encore et toujours. Son centenaire passé, les metteurs en scène et les comédiens reviennent quand même vers ce théâtre qui leur ouvre d’infinies possibilités, précis dans sa langue et ses didascalies, mais suffisamment fou pour en permettre toutes les lectures. C’est Marc Paquien qui monte cette saison Oh les beaux jours avec Catherine Frot, actrice de cinéma adulée par les lecteurs de Télérama, mais qui est aussi une grande comédienne de théâtre (n’est-elle pas sortie de la Rue Blanche, qui ne s’appelait pas encore l’ENSATT ?). Du 30 mai au 9 juin aux Célestins ; lundi 11 et mardi 12 juin à Villefranche.

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Alphonse / Des femmes

SCENES | Comme chaque année, Wajdi Mouawad est partout et dans des formes différentes. Avec Alphonse, c’est un solo qu’interprète Corinne Méric (comédienne dans L’Arbre (...)

Nadja Pobel | Vendredi 2 septembre 2011

Alphonse / Des femmes

Comme chaque année, Wajdi Mouawad est partout et dans des formes différentes. Avec Alphonse, c’est un solo qu’interprète Corinne Méric (comédienne dans L’Arbre et Yael Tautavel sous la direction de Nino D’Introna), l’histoire d’un enfant qui disparait après l’école. Avec Des femmes Mouawad sort le grand jeu et redonne corps et voix à Antigone, Électre et Les Trachiniennes de Sophocle mais aussi à son ami Bertrand Cantat, compositeur et interprète (en alternance) de la musique originale. Une pièce qui, a-t-on lu entre les lignes de grands critiques de théâtre, tient la route essentiellement grâce à la présence dudit Cantat. Alphonse, le 13 octobre, au Théâtre de VillefrancheDes Femmes, du 9 au 19 novembre, aux Célestins

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Rosa la Rouge

SCENES | En 2006, la "nouvelle chanson française" empêtrée dans ses mélodies atones et ses paroles tournant à vide se voyait dynamitée par Claire Diterzi. Trois albums au (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 septembre 2011

Rosa la Rouge

En 2006, la "nouvelle chanson française" empêtrée dans ses mélodies atones et ses paroles tournant à vide se voyait dynamitée par Claire Diterzi. Trois albums au compteur plus tard, la compositrice-interprète déboule sur scène avec Rosa la Rouge, épopée musicale mise en scène au cordeau par Marcial Di Fonzo Bo. Le spectacle, entre théâtre et concert, est un prolongement de l’album du même nom, sorti il y a plus d’un an. Et confirme ainsi que Claire Diterzi est l’une des artistes françaises les plus passionnantes. Jeudi 15 et vendredi 16 décembre, au Centre Culturel Théo Argence.

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Le Bourgeois gentilhomme

SCENES | Si l’on est en droit de se demander quel est l’intérêt de monter un énième Molière aujourd’hui, Philippe Car chamboule toutes nos certitudes avec son (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 septembre 2011

Le Bourgeois gentilhomme

Si l’on est en droit de se demander quel est l’intérêt de monter un énième Molière aujourd’hui, Philippe Car chamboule toutes nos certitudes avec son truculent Bourgeois gentilhomme. Il fait de Monsieur Jourdain la victime d’une grande farce fantastique et visuelle, où le Maître de philosophie est simplement une grande bouche en mousse et celui d’armes une main géante. En s’inspirant du Bunraku, le metteur en scène et comédien redonne un sens à la notion de théâtre populaire avec un spectacle comique généreux. Le vendredi 16 décembre, au Toboggan.

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Coronado

SCENES | On les connaissait à travers leurs courts-métrages, mais on ne les imaginait pas s’essayer à la mise en scène de théâtre. Passionnés de culture américaine, les (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 septembre 2011

Coronado

On les connaissait à travers leurs courts-métrages, mais on ne les imaginait pas s’essayer à la mise en scène de théâtre. Passionnés de culture américaine, les jumeaux Matthias et Colas Rifkiss proposeront cette saison leur premier spectacle, Coronado, inspiré du grand Dennis Lehane (l’auteur de Shutter Island et de Gone baby gone). Une curiosité assez excitante. Du 27 au 31 mars au Théâtre de l’Iris.

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Je me crois en enfer donc j’y suis

SCENES | Lukas Hemleb ne voulait pas d’un énième spectacle de poésies mises en chansons ou d’une simple pièce avec Verlaine et Rimbaud en face-à-face. Il promet donc (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

Je me crois en enfer donc j’y suis

Lukas Hemleb ne voulait pas d’un énième spectacle de poésies mises en chansons ou d’une simple pièce avec Verlaine et Rimbaud en face-à-face. Il promet donc d’inventer «un système de jeu où tout se dérègle, où tout se déconstruit et se fragmente pour ensuite se reconstruire à travers la musique». Deux musiciens encadrent trois comédiens pour faire résonner au mieux la voix du poète qui a traversé toutes les époques avec une égale reconnaissance. Du 16 au 24 septembre, aux Subsistances

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Instants critiques

SCENES | François Morel convie ses anciens acolytes des Deschiens à un hommage à l’émission de France Inter, Le Masque et la plume. Olivier Broche et Olivier Saladin (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

Instants critiques

François Morel convie ses anciens acolytes des Deschiens à un hommage à l’émission de France Inter, Le Masque et la plume. Olivier Broche et Olivier Saladin endossent les costumes des critiques de cinéma Jean-Louis Bory, le dandy, et Georges Charensol, le franchouillard échaudé par la Nouvelle Vague qui déferle dans les années 60. Ça cause cinéma entre deux fauteuils en velours rouge et il y a même une pianiste qui fait tinter des BO des films et surtout le célèbre générique de l’émission. Les 3 et 4 février, au Théâtre de Vienne

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La Comédie des erreurs / Ubu enchaîné

SCENES | Dan Jemmett truste les scènes locales. Avec La Comédie des erreurs, un Shakespeare méconnu et léger, il joue d’un quiproquo basique qui fait toujours mouche (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

La Comédie des erreurs / Ubu enchaîné

Dan Jemmett truste les scènes locales. Avec La Comédie des erreurs, un Shakespeare méconnu et léger, il joue d’un quiproquo basique qui fait toujours mouche (des jumeaux confondent leurs domestiques jumeaux) sur fond de musique disco et de stroboscopes avec le génial acteur David Ayala, survolté. Un autre grand comédien, mais moins chevronné que le précédent, sera à l’affiche du dernier spectacle en date de Dan Jemmett : Éric Cantona est Ubu enchaîné. L’ex-footballeur des Reds de MU enfilera le tee-shirt à la spirale (rouge). On a hâte ! Ubu enchaîné, du 8 au 16 février aux CélestinsLa Comédie des erreurs, les 12 et 13 mars au Toboggan

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Le Cas de la famille Coleman

SCENES | Vous voulez du théâtre survitaminé dépaysant ? Bienvenue chez les Coleman, une famille argentine qui semble sortie d’un soap-opera. À toute allure et en (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

Le Cas de la famille Coleman

Vous voulez du théâtre survitaminé dépaysant ? Bienvenue chez les Coleman, une famille argentine qui semble sortie d’un soap-opera. À toute allure et en espagnol, la grand-mère, les enfants et petits-enfants, qui vivent dans le même espace, discutent plus ou moins joyeusement et font face comme ils peuvent à la maladie de l’aïeule qui déstabilise tout cet ensemble déjà brinquebalant mais toujours généreux. Récompensée dans de nombreux pays depuis 2005, cette pièce mérite amplement ses médailles. Dramaturge et metteur en scène, Claudio Tolcachir est un nom à retenir ! Les 28 et 29 février, au Théâtre de Villefranche

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La Ballade du vieux marin

SCENES | Catherine Hargreaves ne cesse de s’amuser avec le théâtre, surtout britannique. Après nous avoir fait découvrir les textes d’Anthony Nielson (Réalisme et Le (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

La Ballade du vieux marin

Catherine Hargreaves ne cesse de s’amuser avec le théâtre, surtout britannique. Après nous avoir fait découvrir les textes d’Anthony Nielson (Réalisme et Le Monde merveilleux de Dissocia), après avoir fait preuve d’une ironie mordante et déconcertante sur le théâtre (Dead woman laughing l’an dernier à l’Élysée), la voici nouvelle artiste associée au Centre Culturel Théo Argence où elle va travailler le texte de Coleridge, La Ballade du vieux marin. Le résultat sera présenté en deux volets. Du 17 au 21 janvier, au Théâtre de la Croix-RousseDu 25 au 27 avril au Centre Culturel Théo Argence

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La Nuit juste avant les forêts

SCENES | Exception faite d’un balbutiement dans Grande École de Jean-Marie Besset en 1995, Romain Duris fait sa première au théâtre sous la houlette de Patrice (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

La Nuit juste avant les forêts

Exception faite d’un balbutiement dans Grande École de Jean-Marie Besset en 1995, Romain Duris fait sa première au théâtre sous la houlette de Patrice Chéreau et son éternel acolyte chorégraphe Thierry Thieù Niang avec un texte qui n’a rien de facile et séduisant au premier abord : le soliloque imaginé par Bernard-Marie Koltès d'un homme sans domicile fixe imaginé qui s’adresse à un absent. Donc au public. Du 9 au 17 mars, au TNP

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Richard II

SCENES | Incursion dans le théâtre allemand via un mastodonte de son état : Claus Peymann. Actuellement à la tête de l’historique Berliner Ensemble créé par Brecht sur (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

Richard II

Incursion dans le théâtre allemand via un mastodonte de son état : Claus Peymann. Actuellement à la tête de l’historique Berliner Ensemble créé par Brecht sur les rives de la Spree, Peymann avait précisément monté ce Richard II à son arrivée à la tête de cette institution en 1999. Nul doute qu’il fera une lecture politique de cette pièce, lui qui n’a jamais pratiqué son art sans faire écho au monde contemporain, tentant encore il y a quatre ans d’accorder (avant de reculer face au déferlement médiatique d’alors) un stage de réinsertion à Christian Klar, ancien membre des RAF. Du 25 au 29 avril, au TNP

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Marguerite et François

SCENES | Quand Marguerite (Duras) et François (Mitterrand) se remémorent leurs souvenirs, c’est un pan de l’histoire de France qui se déroule sous nos yeux. Elle l’a (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

Marguerite et François

Quand Marguerite (Duras) et François (Mitterrand) se remémorent leurs souvenirs, c’est un pan de l’histoire de France qui se déroule sous nos yeux. Elle l’a connu pendant la guerre, il a fait rentrer de Dachau son mari Robert Antelme agonisant. Ils se retrouvent en 1985-86 pour des entretiens consignés dans Le Bureau de poste de la rue Dupin. Émouvant texte interprété par un duo détonnant et séduisant : Marief Guittier (infaillible équipière de Michel Raskine) et Patrice Béghain, ancien adjoint à la culture de Gérard Collomb ! Du 12 octobre au 25 novembre, au Théâtre du Point du Jour.

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Ma chambre froide

SCENES | Ils ne sont pas nombreux les metteurs en scène à placer au panthéon de leur discipline. Parmi eux nul doute que Joël Pommerat a sa place. Quand il ne met pas (...)

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

Ma chambre froide

Ils ne sont pas nombreux les metteurs en scène à placer au panthéon de leur discipline. Parmi eux nul doute que Joël Pommerat a sa place. Quand il ne met pas en scène de manière absolument bluffante des contes cruels pour enfants (Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge, qui tournent toujours), il monte ses textes. Le dernier en date, Ma chambre froide, est comme les précédents profondément politique (Pommerat interroge inlassablement le rapport hiérarchique de la société, la solitude et la lobotomie par le travail) et infiniment théâtral (son scénographe est son ingénieur lumière, tout l’espace scénique se construit en fondu au noir et en apparitions lumineuses). De la magie au sens propre. Du 10 au 21 janvier, au TNP.

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Le suicidé

SCENES | Si l’on peut avoir quelques réserves sur ses partis pris artistiques et son casting inégal (duquel surnage la toujours impeccable Anne Alvaro), le (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 1 septembre 2011

Le suicidé

Si l’on peut avoir quelques réserves sur ses partis pris artistiques et son casting inégal (duquel surnage la toujours impeccable Anne Alvaro), le spectacle mis en scène par Patrick Pineau se doit d’être vu ne serait-ce que pour la révélation du texte puissant et grinçant de Nicolaï Erdman (traduit avec brio par le décidément incontournable André Markowicz), fable cruelle et caustique sur la récupération politique sous toutes ses formes – et sur ses funestes conséquences. Lundi 12 et mardi 13 décembre au Théâtre de Villefranche ; du 29 février au 4 mars aux Célestins.

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Le gros, la vache et le mainate

SCENES | En soi, cette opérette manifestement déjantée, pleine de personnages hauts en couleur, d’absurde et de grivoiseries, mérite qu’on s’y arrête en ce qu’elle (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 1 septembre 2011

Le gros, la vache et le mainate

En soi, cette opérette manifestement déjantée, pleine de personnages hauts en couleur, d’absurde et de grivoiseries, mérite qu’on s’y arrête en ce qu’elle bouscule les genres, les catégories et même le bon goût (qualité devenue rare au théâtre). Mais comme le texte de Pierre Guillois a été mis en scène par une de nos idoles, l’excellent Bernard Menez, comédien culte chez Rozier et Pascal Thomas, plus aucune raison de résister à la tentation. Du 24 au 28 janvier au Théâtre de la Croix-Rousse.

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Fièvre

SCENES | Vous reprendrez bien un peu de Karl Marx, ma chère ? Qu’est-ce qui se passe quand une femme riche et sourde aux malheurs du monde se retrouve avec Le (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 1 septembre 2011

Fièvre

Vous reprendrez bien un peu de Karl Marx, ma chère ? Qu’est-ce qui se passe quand une femme riche et sourde aux malheurs du monde se retrouve avec Le Capital entre les mains, puis entreprend d’aller en vérifier les hypothèses à travers les pays pauvres ? Sur le papier, ça pourrait être du Eric-Emmanuel Schmitt ; en fait, c’est du Wallace Shawn, acteur new-yorkais mythique devenu ici auteur. Lars Norén, dramaturge suédois majeur, endosse la casquette de metteur en scène pour ce solo interprété par Simona Maïcanescu. Du 27 mars au 6 avril aux Célestins.

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La bande des quatre

SCENES | Dédiées à la jeune création, quatre salles de théâtre lyonnaises (l’Espace 44, les Marronniers, les Clochards Célestes et l’Elysée) sont inscrites dans le dispositif dit des Scènes Découvertes. Toutes n’ont pas eu les mêmes financements cette année. Comment se portent-elles et que proposent-elles cette saison ? NP

Nadja Pobel | Jeudi 1 septembre 2011

La bande des quatre

Depuis une dizaine d’années déjà la Ville de Lyon et la DRAC Rhône-Alpes (rejointes par la Région depuis deux ans) s’unissent pour soutenir financièrement, via des contrats triennaux, quelques salles de théâtre, musique, cirque ou danse de Lyon. Parmi les quatre salles de théâtre concernées, l’Espace 44 a été sortie du dispositif par la DRAC qui lui verse 9800€ pour 2011, 4800€ en 2012 puis plus rien dès 2013, alors que les années précédentes la somme était de 22 000€. M. Lombard, directeur des services de déconcentration du ministère de la Culture reprochait à André Sanfratello, aux manettes de l’Espace 44 depuis 1985, de ne pas avoir fait suffisamment bien son travail d’accompagnement des jeunes compagnies, ce que le directeur et metteur en scène a toujours contesté. Dans des conditions difficiles, il programme néanmoins dix-neuf spectacles et un festival consacré à l’Amérique latine et Fridha Kahlo (septembre-octobre). Reprise aussi du Poteau noir (novembre) écrit et porté à la scène par la prometteuse Sandrine Bauer qui nous avait agréablement surpris, il y a deux ans, avec J’ai pas rêvé longtemps d’après le fait divers impliquant Audry Maupin et Florence Rey. Gombrowicz no

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Spider

SCENES | À l’heure de l’individualisme roi, même et surtout dans la sphère culturelle, on est heureux de pouvoir découvrir les travaux du collectif européen Spider, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 31 août 2011

Spider

À l’heure de l’individualisme roi, même et surtout dans la sphère culturelle, on est heureux de pouvoir découvrir les travaux du collectif européen Spider, rassemblant jeunes chorégraphes, plasticiens, musiciens, danseurs et fonctionnant comme une coopérative (échanges d’idées, débats, coproduction…). Spider débarque à Lyon avec six pièces de chorégraphes méconnus et aussi des ateliers de danse, des concerts, des plateformes de discussions… Du 6 au 8 octobre aux Subsistances.

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Israel Galvan et Gaspard Delanoë, Je suis venue

SCENES | La grande découverte chorégraphique de ces dernières années a été pour nous la figure d’Israel Galvan et de son flamenco contemporain aux effluves de soufre et (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 31 août 2011

Israel Galvan et Gaspard Delanoë, Je suis venue

La grande découverte chorégraphique de ces dernières années a été pour nous la figure d’Israel Galvan et de son flamenco contemporain aux effluves de soufre et de dynamite ! On retrouvera l’artiste dans une configuration incongrue : une petite pièce expérimentale créée avec le performeur Gaspard Delanoë et la danseuse libanaise Yalda Younes, défendant l’idée de la création d’un état palestinien (?) à travers un pastiche de conférence internationale. Le spectacle sera joué dans la petite salle de la Maison de la danse, le Studio Jorge Donn, où l’on découvre souvent des pépites. Du 9 au 11 novembre à la Maison de la danse

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Zimmermann & De Perrot, Hans Was Heiri

SCENES | Actualité intense pour le duo suisse surdoué Martin Zimmermann (circassien) et Dimitri De Perrot (musicien et DJ) qui, en plus de Chouf Ouchouf aux (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 31 août 2011

Zimmermann & De Perrot, Hans Was Heiri

Actualité intense pour le duo suisse surdoué Martin Zimmermann (circassien) et Dimitri De Perrot (musicien et DJ) qui, en plus de Chouf Ouchouf aux Célestins, présentera à Lyon sa dernière création. Une pièce puisant comme toujours son inspiration kafkaïenne parmi les troubles et les absurdités de nos vies quotidiennes contemporaines, et déployant des dispositifs doux-amers, virtuoses, drôles et poétiques. Une réinvention du burlesque ou presque… Du 6 au 11 mars à la Maison de la danse.

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Cedar Lake Contempory Ballet

SCENES | La Maison de la danse accueille cette saison nombre de ballets contemporains, dont le méconnu ballet de Cuba (en mars) et, plus exceptionnel encore, le (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 31 août 2011

Cedar Lake Contempory Ballet

La Maison de la danse accueille cette saison nombre de ballets contemporains, dont le méconnu ballet de Cuba (en mars) et, plus exceptionnel encore, le ballet new-yorkais Cedar Lake. Se déplaçant pour la première fois en France, la compagnie, composée d’un véritable melting-pot de danseurs, présentera deux créations : la première signée par le très en vogue et survolté Hofesh Schechter (Violet Kid), la seconde par la Canadienne Crystal Pite. Prometteur ! Du 31 janvier au 5 février à la Maison de la Danse.

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Objectif Terres !

SCENES | Jeune Public / Toutes les salles de théâtre multiplient l’accueil de spectacles pour le jeune public afin de capter de nouveaux spectateurs. Coup d’œil sur ce qu’il ne faut pas rater dans ce foisonnement, à commencer par la programmation toujours plus attractive du Théâtre Nouvelle Génération. NP

Nadja Pobel | Mercredi 31 août 2011

Objectif Terres !

Qu’on se le dise, l’un des meilleurs spectacles (toutes catégories d’âge confondues) de la saison précédente se trouvait au TNG et sera repris en octobre. Terres ! du directeur et metteur en scène Nino D’Introna est un hymne à la tolérance. Avec un simple carré de lumière tracé au sol et deux personnages qui se demandent s’ils ont droit d’enjamber ces frontières lumineuses, Lise Martin (auteur du texte) et D’Introna questionnent la notion de propriété. Que l’on y voit un simple jeu de bac à sable pour enfants ou la guerre de territoire menée par les adultes entre Israël et Palestine, il est montré que la possession induit bien souvent l’individualisme, conduit au conflit et à la bêtise. Avec des images et des mots simples, cette pièce est tout bonnement indispensable dans une époque où la propriété est plus que jamais synonyme de réussite sociale. En février, D’Introna retrouvera un costume qu’il avait rangé au placard depuis six ans : il redeviendra acteur pour un solo d’après le récit de H. G. Wells, Le Pays des aveugles, dans lequel un homme en pleine santé fait irruption dans une population de mal-voyants et fait l’expérience de sa différence. D’autres grands noms du théâtre so

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Soirée Merce Cunningham

SCENES | Au cours de sa longue carrière, Merce Cunningham (1909-2009) n’a cessé d’inventer et d’expérimenter de nouveaux dispositifs de création : disjonction entre la (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 31 août 2011

Soirée Merce Cunningham

Au cours de sa longue carrière, Merce Cunningham (1909-2009) n’a cessé d’inventer et d’expérimenter de nouveaux dispositifs de création : disjonction entre la danse et la musique, introduction de combinaisons aléatoires, utilisation de logiciels informatiques pour le développement de mouvements… Le ballet de l’opéra ajoute deux nouvelles pièces de Cunningham à son répertoire : Summerspace (1958) inspirée par les théories d’Einstein (!) sur une musique de Morton Feldman ; Channel/Inserts (1981), pièce pour 14 danseurs sur la musique de David Tudor. Du 5 au 9 juin au Toboggan.

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Georges Balanchine entre au répertoire du ballet

SCENES | Petit événement pour les passionnés d’histoire de la danse : pour la première fois, une pièce du grand chorégraphe Georges Balanchine entre au répertoire du (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 31 août 2011

Georges Balanchine entre au répertoire du ballet

Petit événement pour les passionnés d’histoire de la danse : pour la première fois, une pièce du grand chorégraphe Georges Balanchine entre au répertoire du Ballet de l’Opéra de Lyon. Balanchine (1904-1983) a renouvelé les codes de la danse moderne en la mêlant à l’allégresse de la vie américaine des années 30-40, du jazz et des comédies musicales. C’est le Stravinsky Violin Concerto qu’interprètera le Ballet, pièce dépouillée, à la tension contenue et au rythme souvent trépidant. Programme complété par deux pièces de Benjamin Millepied. Du 17 au 23 décembre à l’Opéra.

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«On vit une époque de Restauration»

SCENES | Entretien / Laurent Pelly, ancien directeur du Centre dramatique national des Alpes et metteur en scène talentueux présente au Théâtre de la Croix-Rousse «Mille Francs de récompense» de Victor Hugo. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 31 janvier 2011

«On vit une époque de Restauration»

Petit Bulletin : Victor Hugo n’a pas souhaité monter «Mille Francs de récompense» de son vivant. Pourquoi choisissez-vous de mettre en scène cette pièce ?Laurent Pelly : Hugo n’a pas voulu monter cette pièce car le régime qui l’avait envoyé en exil était encore en place. Puis cette pièce est tombée dans l’oubli et n’a été créée qu’en 1966, soit cent ans après avoir été écrite. Depuis, elle a été montée à plusieurs reprises. Concernant mon choix, cela correspond au travail que je mène au TNT (Laurent Pelly est co-directeur, avec Agathe Mélinand, du Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées (TNT) depuis 2008, NdlR), c’est-à-dire une volonté de montrer des pièces tout public, dans une grande salle. Je voulais un texte entre la comédie et le drame, même si «Mille Francs de récompense» est clairement une comédie. Au-delà de cette pièce en particulier, avez-vous découvert un auteur ?C’est essentiel d’entendre du Victor Hugo aujourd’hui : son intelligence, sa vision de l’humain fait froid dans le dos car en fait, les choses n’ont pas beaucoup évolué… Mais l’humanisme d’Hugo est vital ! Je n’avais jamais travaillé sur Hugo avant et j’ai aujourd’hui envie de m

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À feu vif

MUSIQUES | Laurent Pelly est de retour. Cette fois, c’est à l’Opéra de Lyon que l’on pourra croiser le metteur en scène qui présente, jusqu’au mercredi 16 juin, "Hänsel et (...)

Dorotée Aznar | Lundi 7 juin 2010

À feu vif

Laurent Pelly est de retour. Cette fois, c’est à l’Opéra de Lyon que l’on pourra croiser le metteur en scène qui présente, jusqu’au mercredi 16 juin, "Hänsel et Gretel", adapté du conte de Grimm et sous la direction musicale de Johannes Willig. Crée en 2008 au Festival de Glyndebourne, cet opéra est présenté en langue allemande.

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Voyage en Italie

SCENES | Théâtre / Laurent Pelly met en scène ‘Le Menteur’ de Goldoni, une comédie grinçante comme il les aime. Et une grande réussite à découvrir au Théâtre Les Célestins. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 12 octobre 2009

Voyage en Italie

Il sont peu nombreux les metteurs en scène qui savent donner des comédies de haute volée. Laurent Pelly est de ceux-là. Il aime quand ça faire rire, mais un peu jaune, quand ça pique derrière l’apparente douceur. ‘Le Menteur’ de Goldoni était donc la pièce idéale. Le Docteur Balanzoni a deux filles à marier, Béatrice et Rosaura, la première courtisée par Ottavio, la seconde par le timide Florindo, élève du docteur. Mais l’arrivée de Lélio, un fils de marchand napolitain qui se fait passer pour un gentilhomme, va bouleverser les plans de chacun. De retour à Venise après vingt ans d’exil à Naples et un petit séjour à Rome, le jeune homme entreprend de séduire les deux filles du docteur avec force «inventions spirituelles». Les mensonges s’enchaînent et deviennent tellement énormes que l’intriguant Lélio ne peut finir que pris à son propre piège, amoureux et dépité... Coups de théâtre à répétition, quiproquos, situations absurdes, la pièce de Goldoni est drôle. Mais elle met également en scène des personnages sombres, légers, inconstants ou fous dont l’ambiguïté n’a rien à envier au menteur, coupable tout désigné. À la perfectionPelly figure une Venise décadente, tantôt en

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Pelly, maître de la comédie

SCENES | Entretien / Laurent Pelly met en scène ‘Le Menteur’ de Goldoni. Il s’explique sur son amour pour la comédie, sans complexe. Propos recueillis par DA

Dorotée Aznar | Vendredi 9 octobre 2009

Pelly, maître de la comédie

Petit Bulletin : Pourquoi avez-vous choisi de mettre en scène cette pièce de Goldoni ? Qu’aimez-vous dans ce ‘Menteur’ ?Laurent Pelly : Je connais cette pièce depuis très longtemps, j’ai une véritable passion pour Goldoni, LE maître de la comédie. Ce que j’aime dans cette pièce, c’est que –comme toujours chez Goldoni- l’intrigue est assez classique mais tous les personnages ont une saveur, une matière. Ce sont tous des imbéciles, sauf Lélio qui est un fou, et pourtant l’auteur les regarde avec beaucoup de tendresse. Et puis la thématique du mensonge est merveilleuse, elle est fédératrice et parle autant du théâtre que de la politique… Lélio est fou selon vous ? Lélio est le menteur, c’est l’homme libre, le rêveur, le poète, l’inventeur… dans une société étriquée. Il est fou car il ne peut pas s’empêcher de mentir, mais c’est également lui qui permet à tous les autres de ne pas s’ennuyer. J’ai choisi Simon Abkarian pour interpréter Lélio car c’est un acteur que l’on aime en deux minutes et qui pourtant a une noirceur en lui… Quant à Florindo, le seul homme vraiment sincère de la pièce, vous en faites presque un personnage de cartoon…La pièc

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Pelly royal !

SCENES | Avec "Le Roi nu", Laurent Pelly propose le spectacle parfait : 2 heures de divertissement et d'intelligence qui ne souffrent aucune faiblesse, portées par un texte et des acteurs éblouissants. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 21 décembre 2005

Pelly royal !

On imagine bien Laurent Pelly pleurant de joie en découvrant le texte d'Evguéni Scwartz, Le Roi nu. Ravi de mettre la main sur une pièce qui semble répondre parfaitement à ses aspiration théâtrales, heureux que celle-ci soit encore quasi vierge de toute adaptation. Et pour cause ! Son auteur a vécu la censure soviétique, son conte de fée truculent étant aussi une redoutable satyre d'un régime totalitaire qui pue autant le nazisme que le stalinisme. Mais c'est d'abord la fantaisie qui l'emporte dans ce spectacle jubilatoire, la gravité étant effleurée avec une élégante désinvolture. Précision et profusion Même si la scénographie récrée un gigantesque environnement bureaucratique, s'il tombe des cintres une lampe à l'éclairage blafard pour un interrogatoire façon gestapo, c'est bien un conte de fée qui se déroule sous nos yeux. Un gardien de porc tombe amoureux d'une princesse simplette, mais celle-ci doit épouser un despote mégalomane et abruti ; pendant que les noces se préparent, le porcher et son camarade fidèle inventent un stratagème pour ridiculiser cette cour stupide, provoquant au passage une révolte démocratique. Un tel résumé passe sous silenc

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«Préserver l'idée de mystère»

MUSIQUES | Entretien / Laurent Pelly, directeur du Centre Dramatique National des Alpes, met en scène La Voix humaine et Le Château de Barbe Bleue. Propos recueillis par DA

| Mercredi 25 avril 2007

«Préserver l'idée de mystère»

Vous avez souhaité créer un lien entre les deux opéras que vous mettez en scène, pourquoi ? Laurent Pelly : Ce n'était pas prémédité. Judith dans Barbe Bleue et la femme de La Voix humaine portent en effet le même costume, comme si elles n'étaient plus qu'une seule et même femme. J'ai voulu mettre les deux œuvres en lien, utiliser les mêmes moyens de narration, mais il n'y a pas une seule clé de lecture ! Les décors ont une importance toute particulière dans ces deux mises en scène... Dans La Voix humaine, le personnage se déplace peu, elle est enfermée dans son appartement, dans son angoisse et sa solitude. Je ne voulais pas représenter une chambre immense, mais utiliser la scénographie comme un cadre mouvant ; le décor se déplace pour «zoomer» sur le personnage, comme on pourrait le faire au cinéma. Dans La Voix humaine, je pense que le public ne peut être réceptif que s'il est en position de voyeur. La Voix Humaine, c'est du théâtre mis en musique. Cela demande un investissement de jeu très fort. Cela ne fonctionne que si l'interprète est aussi bouleversante que la musique. Dans Barbe-Bleue, vous avez travaillé sur l'évocation, vous ne montrez pas l'intérieur des chambres pa

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