Mon vieux

SCENES | Pour sa troisième pièce en tant qu’auteur, le Grenoblois Nasser Djemaï s’intéresse aux travailleurs immigrés restés en France sans leur famille. Et offre un spectacle d’une justesse de ton remarquable. Aurélien Martinez

Benjamin Mialot | Mardi 22 octobre 2013

Les invisibles, ce sont ces « travailleurs immigrés, écartelés entre les deux rives de la Méditerranée, qui ont vieilli ici, en France » explique en note d'intention l'auteur et metteur en scène Grenoblois Nasser Djemaï. « Ils sont restés seuls, pour des raisons diverses. La France est devenue leur pays, mais ils sont devenus des fantômes. » Un constat cruel et désabusé sur une société française qui a longtemps fait appel à une immigration de travail, mais qui a ensuite refusé de considérer ces travailleurs comme des citoyens à part entière. Nasser Djemaï s'est ainsi servi d'une histoire à la Wajdi Mouawad centrée sur la quête des origines (à la mort de sa mère, un jeune homme apprend qu'il a un père, et part à sa recherche) pour dresser le portrait de ces Chibanis (cheveux blancs en arabe) aujourd'hui à la retraite et vivant en groupe dans des foyers, loin de la collectivité et – surtout – de leur famille restée au bled.

Je t'aime, moi non plus

En suivant les énigmatiques derniers mots prononcés par sa mère sur son lit de mort, Martin, agent immobilier à la morale douteuse, se retrouve au contact de cinq de ces Chibanis. Tout le spectacle est construit autour de cette rencontre, improbable et inattendue. Martin se voit alors diversement accueilli par ses hôtes temporaires : certains lui ouvrent affectueusement les bras, découvrant en lui un nouveau fils, quand d'autres préfèrent rester en retrait face à cet inconnu venu bouleverser leur mode de vie bien réglé. Mais derrière ce jeu du chat et de la souris écrit au cordeau, et défendu par des comédiens touchants (dont un duo convaincant entre David Arribe dans le rôle du fils et Lounès Tazaïrt dans le rôle du fauché mais optimiste Driss), un sous texte fort émerge, très loin de la condescendance. Car après Une étoile pour Noël et Les vipères se parfument au jasmin, ses deux premières pièces où il interprétait (non sans humour) tous les rôles, Nasser Djemaï continue de porter avec justesse et force une parole imprégnée des récits liés à l'immigration, sans oublier qu'il s'agit avant tout de faire du théâtre.

 

Invisibles

Dans le cadre du festival Sens Interdits

Au Théâtre de la Croix-Rousse, du mercredi 23 au samedi 26 octobre

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Ces liens invisibles

Documentaire | Tourné en région Auvergne-Rhône-Alpes par une réalisatrice grenobloise, Marine Billet, ce documentaire suit le parcours de trois personnes à la recherche des (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 janvier 2020

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Tourné en région Auvergne-Rhône-Alpes par une réalisatrice grenobloise, Marine Billet, ce documentaire suit le parcours de trois personnes à la recherche des secrets de leur famille… Comme le laisse sous-entendre le titre, il s’agit ici de psycho-généalogie et comme le monde est bien fait, cette séance est suivie d’une rencontre avec Stéphanie Cuzange, psycho-généalogiste, accompagnante périnatale, soutien à la parentalité. Aux Alizés (Bron) le vendredi 10 janvier à 20h

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Une étoile pour Noël : bonté pas si divine

Seul-en-scène | Avec Une étoile pour Noël, l’auteur, metteur en scène et comédien Nasser Djemaï livre un seul-en-scène survolté et drôle au sous-texte percutant. Ou comment un gamin prénommé Nabil va accepter de s’appeler Noël pour se conformer aux désirs de certains adultes – et, plus largement, d’une partie de la société. Une recréation (le spectacle a vu le jour dix ans plus tôt) plus que bienvenue.

Aurélien Martinez | Mardi 29 janvier 2019

Une étoile pour Noël : bonté pas si divine

Une étoile pour Noël ou l’ignominie de la bonté : voilà qui est on ne peut plus clair. Nasser Djemaï ne masque pas le propos qui l’anime en l’affichant clairement dans le titre de son spectacle. C’est en partie son histoire : celle d’un gamin que la grand-mère d’un de ses camarades de classe a décidé de prendre sous son aile pour l’élever, « pour en faire une personne modèle. C’est vraiment comment faire en sorte, avec la plus grande bonté et le plus grand amour sincère, que ce petit soit à l’abri de tout. C’est toute l’ambigüité de la bienveillance : comment on projette des choses par rapport à soi. » Une étoile pour Noël, c’est surtout l’histoire de Nabil, gamin sans histoire mais aux hautes ambitions qui croisera sur son chemin divers visages d’une société peu reluisante malgré les sourires et les bons sentiments de ceux-là même qui « pensent avoir la vérité ». Énormément romancé Nabil, c’est joli comme prénom mais bon, comment réussir dans la vie avec ce handicap ? Alors que Noël, c’est tellement plus acceptable. Et ces cheveux, non, vraiment, ce n’est pas possible… « L

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Enfermées dehors : "Les Invisibles"

Comédie | De Louis-Julien Petit (Fr, 1h42) avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky…

Vincent Raymond | Mardi 8 janvier 2019

Enfermées dehors :

Manu dirige L’Envol, un centre d’accueil de jour pour femmes SDF. La tutelle municipale ayant décidé de sa prochaine fermeture, Manu et ses éducatrices entrent en campagne pour accélérer la réinsertion de leurs habituées. Quitte à outrepasser leur rôle et à tricher avec les règles… Louis-Julien Petit va-t-il devenir le porte-voix des sans-voix, le relai des opprimés et des victimes du déclassement social, avec Corinne Masiero en égérie ? Discount (2015) pointait les aberrations éthiques d’une grande distribution préférant détruire des denrées au seuil de péremption plutôt que de les distribuer aux nécessiteux ; Les Invisibles dénonce dans la foulée les rigidités administratives du secteur social, ainsi que la disparition de l’humain dans la “gestion“ (prenons à dessein des expressions comptables, c’est dans l’air du temps) d’une misère déplacée dans des méga-complexes hors des villes. S’il recourt volontiers à la comédie de caractères réaliste et aigre-douce prisée par Paul Laverty — en manifestant une nette pr

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Les Invisibles

Avant-Première | Louis-Julien Petit va se faire une spécialité d’évoquer les personnages féminin qui, en situation de précarité, unissent leurs forces pour faire front et (...)

Vincent Raymond | Mardi 27 novembre 2018

Les Invisibles

Louis-Julien Petit va se faire une spécialité d’évoquer les personnages féminin qui, en situation de précarité, unissent leurs forces pour faire front et restaurer leur dignité. Après Discount et Carole Mathieu, voici qu’il s’intéresse dans Les Invisibles à un foyer d’accueil de jour pour femmes sans domicile fixe usant de méthodes peu orthodoxes mais efficaces. Le réalisateur viendra les présenter en compagnie de son interprète fétiche Corinne Masiero en avant-première. Les Invisibles À l’UGC Confluence ​le vendredi 29 novembre à 20h30

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Vertiges : Ma famille va craquer

Théâtre | Avec Vertiges, l’auteur et metteur en scène grenoblois Nasser Djemaï termine sa trilogie autour de la construction identitaire brillamment entamée avec Une étoile pour Noël et Invisibles. Une nouvelle pièce intense et dense centrée sur un réel peu vu sur les plateaux de théâtre : c’est justement ce qui fait sa force.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mars 2017

Vertiges : Ma famille va craquer

« L’identité n’est pas un héritage mais une création. Elle nous crée, et nous la créons constamment » : voilà ce que déclarait en 2006 le fameux poète palestinien Mahmoud Darwich (1942 – 2008) au journal Le Monde. Des mots qui résonnent parfaitement avec le projet artistique que Nasser Djemaï développe depuis 2005, à tel point qu’il les utilise pour ouvrir la note d’intention de sa nouvelle création Vertiges. Une pièce créée mi-janvier à la MC2 Grenoble qui clôt ainsi sa trilogie sur l’identité et les racines initiée avec Une étoile pour Noël (dans laquelle un gamin prénommé Nabil va accepter de s’appeler Noël pour se conformer aux désirs d’une partie de la société) et Invisibles (sur les chibanis, ces travailleurs maghrébins restés en France sans leur famille). « C’est comme si, d’une certaine manière, Nabil tue son père sur Une étoile pour Noël ; le même Nabil, qui s’appelle Martin, retourne dans les enfers pour lui parler dans Invisibles ; et, à la sortie des enfers, ramène la lumière auprès de sa famille – c’est Vertiges. Mais

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Chemins de traverse

SCENES | Depuis quatre années, le Théâtre Théo Argence de Saint-Priest s'échine à décloisonner sa programmation et s'ouvrir à un public le plus hétéroclite possible. Une (...)

Nadja Pobel | Mardi 18 mars 2014

Chemins de traverse

Depuis quatre années, le Théâtre Théo Argence de Saint-Priest s'échine à décloisonner sa programmation et s'ouvrir à un public le plus hétéroclite possible. Une mission certes au cœur de son action tout au long de l'année, mais qui atteint un point d'orgue avec le festival Transversales, composé de restitutions publiques de travaux d’écriture menés en collaboration avec des compagnies (Arnica) ou des auteurs (Sébastien Joanniez), de concerts (Carina Salvado, les Barbarins Fourchus en clôture) et bien sûr de théâtre. Parmi les trois spectacles proposés cette année figure le poignant Invisibles. Cette pièce du Grenoblois Nasser Djemaï, franc succès depuis sa création en 2011, aborde un sujet douloureux : les travailleurs immigrés à la retraite, restés en France loin de leur famille pour pouvoir toucher leur rente. Entre hommes, au foyer Sonacotra du coin, ils préparent leurs obsèques, là-bas, où ils seront sûrs de tenir la main de leurs ancêtres dans l'au-delà. En attendant, ces chibanis jouent aux cartes et veillent les uns sur les autres jusqu’à l’arrivée de Martin, jeune agent immobilier qui déboule après une agression à la recherche de son père. Mais q

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Sens interdits 2013, jours 7 & 8 : L’Adieu aux larmes

SCENES | "Regards de femmes" de Chrystèle Khodr et Chirine El Ansary. "Pendiente de voto" de Roger Bernat. "L’histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge" de Georges Bigot et Delphine Cottu.

Nadja Pobel | Jeudi 31 octobre 2013

Sens interdits 2013, jours 7 & 8 : L’Adieu aux larmes

Sens Interdits s’est achevé pour nous avec deux pièces déjà vues en amont du festival et dont vous avions parlé dans la version papier du Petit Bulletin. Si Pendiente de voto s’avère être un spectacle très dépendant de la participation du public et de sa capacité à débattre intelligemment ou pas (ce qui fut loin d’être le cas lors de notre séance), L’Histoire terrible… est lui d’une solidité constante. La troupe de jeunes Cambodgiens a fait se lever spontanément toute la grande salle des Célestins après 3h30 en khmer exigeantes et néanmoins passionnantes. Et nous voilà à nous demander depuis quand nous n'avions pas vu pareil enthousiasme du public dans cette ville de Lyon réputée (et souvent à juste titre) froide. En effet peu nombreuses sont les pièces à pouvoir déclencher une vraie ferveur au cours d’une saison. Sur le festival, elles furent pourtant plus d'une, qui plus est dans des salles bien remplies, quand elles n’étaient pas

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Sens interdits, jours 5 & 6 : aux noms des pères

SCENES | "El año en que nací" de Lola Arias.

Nadja Pobel | Mardi 29 octobre 2013

Sens interdits, jours 5 & 6 : aux noms des pères

Appliquant à la lettre une mesure de gauche existante (oui ça existe encore parfois), nous nous sommes accordés une pause dominicale.Retour au théâtre ce lundi avec la première déception du festival : El año en que nací, présenté au Radiant. Onze jeunes Chiliens nés entre 1971 et 1989 racontent la dictature de Pinochet et le sort de ses opposants via l'histoire vraie de leurs pères. Au plateau, le dispositif scénique est réjouissant : une table en verre avec caméra à jardin (qui, exactement, comme dans Je suis de Tatiana Frolova, va servir à faire défiler des documents liés à l'histoire de chacun), une série de casiers de lycées américains en fond de scène et des comédiens à vue côté cour... Et puis des micros et une guitare, qui semblent garantir que la pièce ne se vautrera pas dans la naphtaline passéiste. Problème, les onze racontent leur histoire sur le même mode opératoire : des documents réels ayant appartenus à leurs paternels (photos, pièces d'identité...) sont systématiquement filmés, projetés sur écran et sourlignés au feutre au fur et à mesure qu'ils sont commentés.C'est là que le

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Sens interdits 2013, jour 4 : «avec humanité et chœur»

SCENES | "Chœur de femmes" de Marta Górnicka. "Je suis" de Tatiana Frolova.

Nadja Pobel | Dimanche 27 octobre 2013

Sens interdits 2013, jour 4 : «avec humanité et chœur»

Il est facile de parodier cette petit phrase perfide et cynique que Jean-Louis Debré, alors ministre de l’Intérieur, avait prononcée lors de l’évacuation musclée de trois-cents sans-papiers de l’église Saint-Bernard en 1996, mais elle résume bien notre quatrième journée passée à Sens interdits, le cœur s'y étant allègrément confondu avec le chœur des Polonaises. Nous les avions ratées lors de leur passage dans ce même festival en 2011, et ce n’est pas en voyant Chœur de femmes que notre curiosité fut rassasiée. Car aussitôt conquis, la frustration de manquer les deux autres volets (Magnificat et Requiemachine) a fait son apparition (on ne pas être partout…). C’est que ces femmes de tous âges, toutes tailles et toutes corpulences, sont épatantes. Impeccablement dirigées, autant vocalement que dans l’espace du plateau, par Marta Górnicka, elles disent rien moins qu’elles existent, que la vaisselle ne leur est pas exclusivement réservée, que Lara Croft, c’est elles aussi. Elles le martèlent avec conviction mais aussi avec humour, elles le chantent collectivement, et parfois

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Sens Interdits 2013, jour 3 : ArabRévolt

SCENES | "ArabQueen" de Nicole Öder. "Invisibles" de Nasser Djemaï.

Nadja Pobel | Samedi 26 octobre 2013

Sens Interdits 2013, jour 3 : ArabRévolt

Ca va, ça vient sous le chapiteau posé devant les Célestins. Une première pour ce festival qui du coup revêt vraiment un aspect convivial (café, snack, librairie, et un même un bal balkanique survolté !). Mais pas le temps de s’attarder aux débats sur la place publique et de discuter du nouvel espace de liberté conquis par les artistes tunisiens ou égyptiens après les révolutions arabes. Nicole Öder et ses copines allemandes nous attendent au TNG. Filons.   Reines d’elles-mêmes Un cube carré bien tassé et un sol blanc immaculé. Voilà tout. Avec si peu, Tanya Erarstin, Inka Löwendorf et Sasha Ö Soydan vont faire beaucoup dans ArabQueen. À cour et jardin, à peine dans l’ombre, elles opèrent aux yeux de tous leurs transformations pour incarner pléthore de personnes récurrentes, hommes ou femmes, vieux ou ados. Rien n’est caché. Et ça marche ! Seule l’une d’elles interprète, de bout en bout ou presque, Mariam, jeune fille d’aujourd’hui qui vit dans un foyer d’hier, celui de ses parents traditionnalistes immigrés en Al

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Sens interdits 2013, jours 1 et 2 : Les femmes au pouvoir

SCENES | Maudit soit le traître à sa patrie. Bussy monologues. Villa + Discurso.

Nadja Pobel | Vendredi 25 octobre 2013

Sens interdits 2013, jours 1 et 2 : Les femmes au pouvoir

Après une ouverture coup de poing, passablement énervée et sacrément accusatrice envers les spectateurs (qui tous n'ont pas souhaité la nomination de Manuel Valls au ministère de l'Intérieur, quoi qu'en disent les véhéments comédiens) par les Croates et Slovènes de Maudit soit le traître à sa patrie, le programme de jeudi fut plus posé mais pas moins calme et tranchant.   Un héros ? Des égyptiennes ! À peine débarquées d'Egypte, Mona El Shili et Sondos Shabayek ont posé leurs petites affaires en fond de scène du Théâtre de l'Elysée : des foulards, une brosse à cheveux, une poupée d'enfant... Et pendant une heure, dans Bussy Monologues, elles ont incarné leurs compatriotes féminines qui, depuis plusieurs années, leur laissent des témoignages à l'Université américaine du Caire, là où les deux jeunes filles se sont rencontrées et ont eu l'idée de ce spectacle - dont une partie seulement est présentée ici. Il y est question du corps de la femme, de l'apparition des règles aux premiers désirs, des tentatives d

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Les Invisibles

ECRANS | Avec ce splendide documentaire sur les homosexuels nés dans l’entre-deux guerres, Sébastien Lifshitz signe une ode à la liberté, au combat et à l’amour, en même temps qu’une belle galerie de portraits de «héros de la vie ordinaire». Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 21 novembre 2012

Les Invisibles

Dans la dernière séquence des Invisibles, une petite embarcation quitte le Vieux Port de Marseille : la caméra est braquée sur Bernard et Pierre, tous deux septuagénaires ; l’un commente les différents forts qui entourent la ville, l’autre a un peu froid et veut remettre sa veste. Pierre se lève et, dans un geste qui en dit long sur la tendresse qui les unit, Bernard l’aide à s’habiller. Impossible de ne pas penser alors à un autre geste, si puissant, vu sur les écrans récemment : celui de Trintignant caressant la main d’Emmanuelle Riva pour la soulager de sa douleur dans Amour. Du documentaire de Sébastien Lifshitz à la fiction d’Haneke circule une même question : qu’est-ce qui reste de l’amour quand celui-ci ne peut plus être charnel ? Ce n’est pas exactement le sujet des Invisibles, mais c’est une bonne façon de comprendre à quel point le projet du cinéaste déborde de multiples pistes aussi inattendues que passionnantes. «L’individu est plus fort que les carcans sociaux» Au départ donc, l’envie de parler de ces h

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Quoi de neuf, docs ?

ECRANS | Alors que le mois du film documentaire bat son plein, deux festivals complémentaires y seront exclusivement consacrés durant les quinze jours à venir. (...)

Christophe Chabert | Lundi 12 novembre 2012

Quoi de neuf, docs ?

Alors que le mois du film documentaire bat son plein, deux festivals complémentaires y seront exclusivement consacrés durant les quinze jours à venir. Histoires vraies.doc au Ciné Duchère tire le premier, avec parmi les reprises proposées De mémoires d’ouvriers de Gilles Perret, sur la naissance de la classe ouvrière dans les Alpes ou encore le beau film de Safinez Bousbia sur El Gusto, ce groupe de papys du chaâbi algérois façon Buena Vista Social Club. La musique sera au cœur de cette édition avec Les Fils du vent, sur les héritiers de Django Reinhardt, Traviata et nous, ou comment Nathalie Dessay et Jean-François Sivadier se sont confrontés au monument de Verdi et enfin, en avant-première, un documentaire sur la rencontre entre les Pockemon Crew, troupe de danseurs hip-hop lyonnais et Emelthée, un chœur spécialisé dans la musique baroque et contemporaine. Du côté de Décines, Les Écrans du doc ouvrira sa troisième édition avec l’avant-première des Invisibles de Sébastien Lifschitz, témoignage d’une

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