Un rédacteur du PB au Boui Boui

Benjamin Mialot | Lundi 5 mai 2014

Les blondinettes à tablier ne sont pas les seules à savoir traverser les miroirs. C'est aussi le cas des rédacteurs du Petit Bulletin. Ainsi de Christophe Chabert qui, lorsqu'il ne dissèque pas l'actualité cinématographique dans les pages du journal, met en scène des pièces qui sentent bon le vitriol.

La prochaine sera donnée au Boui Boui à partir de demain et jusqu'à la fin du mois et s'intitule Ventes privées, ou les petits brouilles et gros règlements de compte de deux copines de lycée (les délicieuses Alexandra Bialy et Thaïs Vauquières, récemment à l'affiche du "Trash" de Jocelyn Flipo) que le capitalisme a dressé l'une contre l'autre.

Infos et réservations :
http://www.billetreduc.com/110371/evt.htm
https://www.facebook.com/pages/Ventes-Privées/619099941506352?ref=br_tf


Ventes privées

Écrit et ms par Christophe Chabert avec Alexandra Bialy et Thaïs Vauquières
Le Boui Boui 7 rue Mourguet Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nadja Pobel | Mardi 19 avril 2016

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Le théâtre à Lyon vous a paru compassé, dépassé et trépassé, ces dernières semaines (à quelques notables exceptions près : Occident, En courant dormez) ? À nous aussi. Sans prétention, sans moyen, trois jeunes comédiens en sortie d’école (l’Acting studio) donnent vie à des personnages ressuscités et mis en scène par notre ancien collaborateur Christophe Chabert, évoquant là le cinéma américain des 80’s. Soit deux gamins qui, dans un New York aussi galvanisant que déprimant, s’emmerdent et s’inventent des problèmes là où il n’y en a pas (avec les filles, avec l’argent). Construit comme un film avec pré-générique, des actes (malgré un lieu unique : la piaule de l’un d’eux), des changements de rythme prégnants, une bande son (Franck Zappa), Deal with it file à toute allure, fustige la boboïsation qui ne dit pas encore son nom (ah, le concept du brunch !), tacle sévèrement la notion d’héritage et le libéralisme des années Reagan — l’insulte suprême étant de se traiter de Républicain ! Sous le discours de ces ados bien p

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Chaque été, c'est la même chose : tandis que les gens de théâtre se piquent la ruche à l'origan du Comtat entre deux huées dans la cour d'honneur du Palais des papes, les pauvres drilles du café-théâtre, eux, assurent le service minimum. Le service strict minimum, même, la quasi-totalité des humoristes de France et de Navarre étant eux-mêmes bien occupés à brader leur amour-propre aux abords dudit Palais. Ce n'est pas le cas de Jefferey Jordan, qui passera toute la saison à affiner son déjà très solide one-man-show à triple malus – il est auvergnat, gay et violoniste – à l'Espace Gerson (jusqu'au 26 juillet) puis aux Tontons Flingueurs (du 13 au 31 août), ni celui de Mathieu Cohin qui, en attendant le retour du sémillant Alex Ramirès (à partir du 2 septembre) et que les corrosifs Antoine Demor et Victor Rossi récidivent au Repaire (du 1er au 29 août pour l'un, du 2 au 30 pour l'autre), présente au Boui-Boui (jusqu'au 26 juillet) un mignonnet seul-en-scène-avec-une-guitare-et-un-accordéon. Côté boulevard, deux auteurs feront tourner la boutique. D'un côté l'expert en disputes Pier

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