A voir et à revoir

Benjamin Mialot | Mardi 9 septembre 2014

Secret d'une fin saison triomphale, le nouveau cirque est aussi cette année celui d'une rentrée haute en couleurs, Biennale oblige. Deux artistes devraient comme à leur habitue s'y jouer des frontières entre danse et contorsion. D'un côté le démiurge James Thierrée qui, quatre ans après l'insulaire Raoul, compose avec Tabac rouge (du 10 au 22 septembre au TNP) un conte baroque plein de peine et de fureur : celles d'un peuple opprimé par un roi crapoteux régnant sur un fatras de miroirs rouillés, d'échafaudages de guingois et de meubles poussiéreux. De l'autre Yoann Bourgeois, qui poursuit avec Celui qui tombe (les 20 et 21 septembre à l'Opéra), pièce pour six interprètes sur un sol mobile, ses délicates études du corps en déséquilibre.

Également au programme de la grand-messe de la chorégraphie, la compagnie XY, qui avec Il n'est pas encore minuit... (aux Célestins du 12 au 18 septembre puis à Villefranche en mai), une création pour pas moins de vingt-deux acrobates, démultiplie son art du porté jusqu'au vertige, et l'ex-athlète Pierre Rigal, qui présente Bataille (au Théâtre de Vénissieux le 30 septembre, featuring Pierre Cartonnet, le Genarro du Lucrère Borgia de David Bobée), une baston dansée et clownesque d'une violence et d'une absurdité saisissantes.

La suite sera plus mineure : passés les retours attendus des Canadiens des 7 Doigts de la main (Séquence 8, à la Maison de la danse en décembre), d'Aurélien Bory (le renversant Plan B, à la Maison de la danse en mars) de Lapsus (Six pieds sur Terre, en janvier au Sémaphore et en juin au TNG) et des ex-Circa de Casus (Knee Deep, à Villefranche en novembre), il faudra sans doute attendre les Nuits de Fourvière pour que Newton fasse à nouveau la toupie dans son cercueil.

 

Benjamin Mialot

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Maxime Mansion : dur comme du rock

Théâtre | Malgré un texte trop prévisible, Inoxydables s'avère être la meilleure des quatre propositions dans cette saison du TNP émanant du Cercle de formation et de transmission inventé en 2017. Du rock métal, une histoire d'amour et la guerre en 1h15.

Nadja Pobel | Mardi 2 avril 2019

Maxime Mansion : dur comme du rock

C'est d'abord un concert. Celui du groupe Klone. Du métal au TNP, bouchon d'oreille inclus : première bonne surprise de ce travail de Maxime Mansion, initiateur du festival En acte(s) qui tout au long de sa mise en scène ne va rien escamoter du récit de Julie Ménard. Mia, déjà bien imbibée, va tomber amoureuse du bassiste Sil dans le bruit et la moiteur de ce live dont, au-delà du son, la frénésie réconfortante nous parvient. Il s'agit de corps et d'attraction, de désir et d'impulsion mais aussi de mots plats, idiots, de rires bêtes parfaitement restitués et justes. Ils sont le socle de cette aventure qui se déploie ensuite dans un hangar pour les répétitions et qui va prendre le large. Car le bruit inquiétant des avions a prévenu : la guerre rôde. Il faut fuir. Au creux de moi Là encore, Maxime Mansion va au plus efficace. Des traversées sur terre ou dans la mer, de la jungle, des passeurs, des camions, de la montagne ou de la fatigue, il rend compte avec un éclairage minimal et ciblé sur ses deux personnages toujours pris dans les feux comme des rats. Trois fois, ils reviennent sur leur terre me

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Le Maxine's monte le son et se lance dans les concerts

Rock | Deux ans après son inauguration en septembre 2016, le Maxine's sis au 22 rue Pouteau (en lieu et place de feu le Phoebus) dans le 1er arrondissement (...)

Stéphane Duchêne | Samedi 1 septembre 2018

Le Maxine's monte le son et se lance dans les concerts

Deux ans après son inauguration en septembre 2016, le Maxine's sis au 22 rue Pouteau (en lieu et place de feu le Phoebus) dans le 1er arrondissement entame cette année une nouvelle activité déjà fort prisée par les bars des Pentes et consacrée le 1er septembre : la programmation de concerts. Se contentant jusqu'ici de "soirées" en tous genres (pastis pong, apéro beauf, chi-fu-mi parties, on en passe), le Maxine's dit 2.0 se mue désormais en salle de concerts et accueillera régulièrement de fières déflagrations rock. Après que les Lyonnais punks de Beaten Brats essuient les plâtres et sabrent la binouse ce samedi 1er septembre donc, c'est le groupe Off the Yard, maison lui aussi mais plus orienté folk (un folk certes résolument abrasif), qui poursuivra ensuite (samedi 8 septembre) une programmation promise à alterner, sous le sceau de l'underground et le plus souvent du punk, régionaux de l'étape (Deep Merries, Alexy Golonka) et

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Une Biennale tonique avec Maguy Marin et Peeping Tom

Biennale de la Danse | La programmation de la prochaine Biennale de la Danse a été dévoilée cette semaine, et réunit, a priori, tous les ingrédients d'une édition réussie : risquée, créative, pluridisciplinaire.

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 10 juin 2018

Une Biennale tonique avec Maguy Marin et Peeping Tom

À deux exceptions japonaises près, la Biennale de la Danse 2018 est une Biennale européenne. Elle s'annonce donc moins exotique qu'à l'accoutumée, mais plus exigeante artistiquement, et plus aventureuse dans ses formes d'expression... L'un des fils rouges de cette édition est celui des liens entre la danse et les images, images issues des nouvelles technologies notamment. Ce fil rouge ira, par exemple, de l'utilisation par Merce Cunningham (1919-2009) du logiciel informatique DanceForms (mouvements et enchaînements générés par ordinateur) pour sa pièce Biped, à des créations s'étayant sur la réalité virtuelle par le chorégraphe suisse Gilles Jobin ou par le poète circassien Yoann Bourgeois (artiste très présent dans cette Biennale avec trois spectacles). 27 créations et premières Parmi les 42 spectacles programmés en salles, on compte 27 créations et premières françaises qui constituent le cœur de cette Biennale et, bien souvent, celui de nos attentes... Maguy Marin cré

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 3 octobre 2017

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

06.10.17 LE PETIT SALON ELEKT'RHÔNE Neuvième édition déjà du festival Elekt'Rhône, qui se scinde en deux partys : un day en plein air au Parc Blandan (de 15h à 21h30) le samedi 7 conviant Bashed Groove et Art Feast, et une nuit au Petit Salon le vendredi soir avec l'une des valeurs sûres de la house de Détroit, Rick Wade, pas le plus connu mais pas le moins pertinent de sa ville, et le toujours très raffiné Fort Romeau. Deep. 06.10.17 BELLONA CLUB CABANNE & LOWRIS La paire Cabanne (Telegraph, Minibar) et Lowris (Æternum Music) s'aventure au Bellona sous son alias commun K.O.D. : toujours une joie d'accueillir les résidents de la péniche la plus courue de Paname ces dernières années, la fameuse Concrete, pour un back2back au long cours comme tous deux en ont le secret, parfumé de techno minimale et hypnotique. Mental.

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Michel Granger : « Pour Oxygène, Jarre a été gonflé de prendre un dessin écolo »

L'homme derrière les pochettes | Le peintre et illustrateur Michel Granger est indissociable de l’univers de Jean Michel Jarre : il a en effet signé les plus fameuses pochettes du compositeur depuis l’album fondateur Oxygène (1976). Histoire d’une rencontre et d’une amitié…

Vincent Raymond | Mardi 15 novembre 2016

Michel Granger : « Pour Oxygène, Jarre a été gonflé de prendre un dessin écolo »

C’est votre aquarelle Oxygène qui a donné son nom à l’album de Jarre. Elle préexistait donc à sa musique ? Michel Granger : Oui, elle avait été publiée dans le journal Pilote en 1972. Je l’ai ensuite présentée à la galerie Marquet, rue Bonaparte à Paris, où j’exposais en compagnie d’un groupe de dessinateurs : André François, Topor, Folon… C’est là que son épouse de l’époque, Charlotte Rampling, a acheté l’original pour lui offrir. Peu après, la dame de la galerie m’a dit que quelqu’un voulait me voir : c’était Jean Michel. Le 15 septembre 1976 à 17 heures — mon calepin est formel (sourire) — nous nous sommes rencontrés pour un projet de couverture de disque. J’ai dû refaire le fond de cette aquarelle qui était en 21x29, 7 pour l’adapter au format carré de la pochette… et depuis 40 ans, Jean Michel l’utilise. Auriez-vous spontanément associé votre travail à son univers ? Je n’aurais jamais fait un truc comme ça pour un album de musique — je n’y aurais même pas pensé ! Jean Michel a été gonflé, quand même ! Une tête de mort, à l’époque… C’était les débuts de l’écologie ;

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Les soirées du 1er au 7 juillet

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : la dernière Haste au Transbordeur, Inigo Kennedy à la Plateforme et Surgeon au Kao. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 1 juillet 2015

Les soirées du 1er au 7 juillet

03.07 Haste – This Is the End Après cinq ans d'activisme transmanche, le collectif techno Haste tire sa révérence. Mais pas n'importe comment : avec le sentiment du devoir accompli. «Il y a cinq ans, nous étions presque seuls. Aujourd'hui une vingtaine de promoteurs agitent la ville. En cela, Haste n'a plus lieu d'être» résume-t-il ainsi en préambule de son ultime soirée au Transbordeur – en extérieur, Summer Session oblige. Pour cette occasion très spéciale, il recevra de fidèles camarades de jeu franciliens (HXB de SNTWN et Oxyd de 75021), auxquels succédera PEEV, son co-fondateur. D'ici là, on dit merci.

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L’Estival de la Bâtie – Du 1er au 25 juillet à Saint-Étienne-le-Molard (42)

SCENES | À la Bâtie, tout est question de chemins de traverse, d'échappées belles ou de Fugues, en l'occurrence celles de Yoann Bourgeois. Pensées pour un seul (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

L’Estival de la Bâtie – Du 1er au 25 juillet à Saint-Étienne-le-Molard (42)

À la Bâtie, tout est question de chemins de traverse, d'échappées belles ou de Fugues, en l'occurrence celles de Yoann Bourgeois. Pensées pour un seul artiste, ces performances au trampoline (dont il est un vrai et rare spécialiste) ou avec balles, versions réduites de son Art de la fugue, sont autant d'occasions d'apprécier à quel point ce circassien se joue de la pesanteur avec virtuosité. Plus terre-à-terre est Boxe boxe de Mourad Merzouki. Celui qui, avec sa compagnie Käfig, a porté la danse hip-hop sur les plus prestigieuses scènes du monde, reprend ici une pièce créée à la Biennale de la danse de Lyon en 2010. En invitant sur scène le Quatuor Debussy, il a su faire évoluer son art vers plus de théâtralité pour mieux dé-ghettoïser cette pratique urbaine. Le festival lui-même a beau se dérouler principalement dans l’imposant château éponyme, plusieurs «escapades» (on y revient) permettent de se balader le long de la Loire via dix communes qui accueilleront, par exemple, la mezzo-soprano Karine Deshayes et l’ensemble Contraste, les polyphonies cosaques de

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Festival des 7 Collines – Du 1er au 10 juillet à Saint-Étienne (42)

SCENES | Chaque été, pendant dix jours, la gravité à la surface de Saint-Étienne est équivalente à celle de la Lune. Par quel miracle ? Celui dont le Festival des 7 Collines, où prospère le cirque de demain, détient le secret depuis maintenant 21. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Festival des 7 Collines – Du 1er au 10 juillet à Saint-Étienne (42)

On se fait la remarque chaque année : 7 Collines, pour un festival se faisant fort d'accueillir des artistes qui tutoient les sommets – au sens propre, attachement au nouveau cirque oblige, mais aussi au figuré, les plus grandes compagnies du genre s'y donnant rendez-vous chaque année – c'est franchement "petit bras". 7 Montagnes, 7 Cimes ou 7 Pitons, voilà qui ferait honneur aux jongleurs flegmatiques du Gandini Juggling – associés à des danseurs du Ballet royal de Londres pour une nouvelle création qui promet de sublimer leur sens de la synchronisation. Voilà qui serait raccord avec les délicates intentions de leurs confrères villeurbannais du collectif Petit Travers – qui présenteront une courte pièce en clair-obscur. Voilà qui serait à la hauteur de la fantaisie et de la vitalité des touche-à-tout des 7 Doigts de la main – de retour de leur Canada d'origine avec Cuisines et confessions, un spectacle qui devrait en mettre plein les yeux et autant dans les narines. Mais bon, on dit ça, on ne dit rien. Du moment que cela ne vous empêche pas de faire aussi connaissance avec la jeu

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Les 7 Doigts de la Main font la tambouille

SCENES | Avec "Psy", "Traces" et "Séquence 8", le collectif canadien des 7 Doigts de la Main nous avait habitué au meilleur. Avec "Cuisine et confessions", présenté à la Maison de la Danse pour les Nuits de Fourvière, il signe un spectacle tout en auto-satisfaction et en démagogie. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 29 juin 2015

Les 7 Doigts de la Main font la tambouille

Un décor de cuisine monumental à faire pâlir tous les marquis de salades, des artistes venant à la rencontre des spectateurs qui s’installent pour s’enquérir de leur plat préféré alors que d’appétissantes émanations d’ail s’échappent du plateau : les 7 Doigts de la Main savent recevoir et allécher. Sauf que ce prélude, même une fois les lumières éteintes, n’en finit plus, au point que le spectacle semble ne jamais commencer, nonobstant quelques numéros de jonglage avec des fouets métalliques. D’emblée, Cuisine et confessions manque cruellement de rythme – et cela se vérifiera sur ses 90 minutes – un comble pour des circassiens, par ailleurs de très haut niveau (ah ! leur maîtrise du mât chinois...). De là, les 7 Doigts de la Main se laissent prendre au piège de l’adresse réitérée au public, le conviant fréquemment sur scène, comme s’ils ne pouvaient convaincre par leur seul talent, allant jusqu'à se planquer tandis que trois spectateurs meublent la scène. Dans cet aveu de faiblesse, ce n’est pas tant l’embarras des cobayes qui met mal à l'aise que la limpide démission des artistes. Se (faire) rouler dans la farine Autre facilit

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Aux Invites, l'art fait le trottoir

CONNAITRE | Fidèles à leur ethos d'ouverture au monde et de revalorisation de la notion de citoyenneté, Les Invites fêtent l'arrivée officielle des beaux jours avec quatre jours de déambulations tragi-comiques. Suivez le guide. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 16 juin 2015

Aux Invites, l'art fait le trottoir

Treize ans que Les Invites tordaient le cou aux idées reçues sur les artistes de rue et/ou engagés – des zonards qui creusent le trou de l'intermittence, en gros. Et soudain, patatras : les mains sont moites, les réflexes peut-être émoussés, on lâche prise et on se retrouve avec un concert du Collectif 13, "super" groupe de chanson pas contente et néanmoins décontractée du dreadlock où émargent des mecs de La Rue Ketanou, de Massilia Sound System, de Tryo... Le reste de la programmation musicale de cette quatorzième édition, bien qu'il ne renoue pas avec l'exubérance des têtes d'affiche de ces dernières années (Jean-Louis Murat et son orchestre, Har Mar Superstar, SKIP&DIE, La Femme, Rachid Taha...), propose une approche heureusement beaucoup plus authentique et subtile de l'altérité culturelle. Chercheurs d'or black (l'éclectique radio host Gilles Peterson, pour un Black Atlantic Club hors les murs qui devrait faire date, les ethnomusicologues du label francfortois Analog Africa, le baroudeur de longue date DJ Oil), bluesmen passés maîtres dans l'art du désensablement d'esgourde (le qua

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XY repousse les limites de la haute voltige

SCENES | 22, rev'là les... vingt-deux acrobates de la compagnie XY et leur dernière création, "Il n'est pas encore minuit...". L'un des triomphes de la dernière Biennale de la danse, littéralement vertigineux et moins désinvolte qu'il n'y paraît. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 19 mai 2015

XY repousse les limites de la haute voltige

«Citius, Altius, Fortius.» «Plus haut, plus fort, plus vite.» C'est la devise des Jeux Olympiques, telle que la formula Pierre de Coubertin en 1894. Ce pourrait être celle de XY, compagnie lilloise versée dans l'art à hauts risques du porté acrobatique dont elle n'a de cesse de repousser les limites formelles et spatiales depuis sa fondation en 2005. Sa nouvelle création la voit franchir un nouveau palier : présentée en avant-première à la prestigieuse Biennale de la danse, où elle fut unanimement acclamée, Il n'est pas encore minuit... met en scène pas moins de vingt-deux costauds et voltigeurs. Cette force numérique est d'abord, évidemment, un facteur de multiplication. Multiplication des hauteurs – en fait de "pyramides humaines", il faudrait ici parler de "points culminants humains". Multiplication des distances – en particulier lors d'une suite de propulsions par "planches sauteuses" digne d'un jeu de plates-formes. Mais aussi multiplication des possibilités d'interaction, le spectacle s'équilibrant entre ascensions synchronisées et cabrioles faussement désordonnées, délicates mises en péril en petit comité et crises de hardies

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La saison 2015/2016 de la Maison de la danse

ACTUS | De New York à Séoul, du conte philosophique à la relecture de ghetto movie, de la rumba au baroque : à la rentrée, la volonté de Dominique Hervieu de présenter la danse sous ses formes les plus variées ne faiblira pas. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Lundi 27 avril 2015

La saison 2015/2016 de la Maison de la danse

Heureux soient ceux qui ont manqué l'arrivée de Maguy Marin à Ramdam, elle sera à l'honneur du prochain "Archipel" de la Maison de la danse. Succédant à Découflé, elle reprendra son chef-d’œuvre May B et Bit, sa création pour la Biennale 2014 (fin février début mars), ainsi que Singspiele, dernier spectacle co-écrit avec David Mambouch qu'elle présente justement à Ramdam cette semaine (mi-mars, au TNP). La saison 2015/2016 de la Maison de la danse sera marquée par trois autres temps forts. D'abord, un mois (novembre) de festivités autour de New York. Jean Lacornerie et les Percussions Claviers de Lyon y reprendront leur remarquable version de la comédie musicale téléphonique Bells Are Ringing, tandis que le CNDC Angers dansera, notamment, un Event (un patchwork de fragments de chorégraphies) du maître post-moderniste Merce Cunningham. Surtout, on y retrouvera Bill T. Jones le temps d'un pur exercice formel autour du Quatuor de Ravel et de La Jeune fille et la mort de Schubert, et le très en vue Kyle Abr

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Mondkopf - Hadès

MUSIQUES | Quatrième album de Mondkopf, Hadès est le récit d'une métamorphose : celle d'un rêveur – son (...)

Benjamin Mialot | Mardi 20 janvier 2015

Mondkopf - Hadès

Quatrième album de Mondkopf, Hadès est le récit d'une métamorphose : celle d'un rêveur – son pseudonyme germanophone signifie «Tête de Lune» – dont la musique charmait les hommes comme les animaux sauvages – et Zeus sait à quel point la faune électronique en grouille – en un paria en proie aux sentiments les plus vifs. Toute ressemblance avec un personnage célèbre de la mythologie grecque n'est pas fortuite. Véritable Orphée des temps modernes, Mondkopf a lui aussi poursuivi une quête intime dans les profondeurs infernales. Il en a ramené des bourdonnements infra-terrestres, des trompettes apocalyptiques et des mélodies d'une immuable mélancolie, essences d'une musique à mi-chemin de l'ambient et de la noise où la noirceur et le monolithisme ne sont pas des fins en soi – comme c'est le cas chez Sunn O))), dont le spectre encapuchonné plane sur les titres les plus retentissants du disque, à commencer par Eternal Dust – mais les r&eacu

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Chronique d'une Biennale 1/3

SCENES | Débuts balbutiants de la Biennale de la danse : seules les expérimentations d'Emmanuel Gat et les acrobaties virtuoses de XY nous ont mis un peu de baume au cœur cette semaine. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 16 septembre 2014

Chronique d'une Biennale 1/3

La puissance de narration, à partir d'images et de sons, appartient depuis longtemps au cinéma (de fiction ou documentaire). On peut le regretter ou non, mais force est de le constater. Il y a conséquemment quelque chose de tragi-comique à voir certains plasticiens, metteurs en scène ou chorégraphes s'échiner à vouloir nous raconter des histoires ou à concurrencer les modes de narration cinématographiques. On a de l'empathie pour un Thomas Ostermeier frustré de ne pas être Rainer Werner Fassbinder (ce qui ne l'empêche pas de faire régulièrement figure d'intouchable dans ces pages), et l'on a souffert à la Maison de la danse de voir le chorégraphe Lloyd Newson mimer un Ken Loach...   Chez le metteur en scène allemand comme chez le chorégraphe australien, le plateau tourne : gimmick mimant le "ça tourne" du cinéma, mais n'empêchant pas les choses de tourner en rond, même si les mots sont rudes et les propos crus, jusqu'au plus infernal des cercles de l'ennui. Le récit bavard de John est tissé de témoignages réels et passe de situations sociales dramatiques à de sor

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Le défilé de la Biennale fête ses dix ans

ACTUS | La manifestation la plus populaire de la Biennale de la danse aura lieu ce dimanche 14 septembre à partir de 14h, et déambulera entre la place des Terreaux et celle de Bellecour. Benjamin Mialot et Nadja Pobel

Benjamin Mialot | Samedi 13 septembre 2014

Le défilé de la Biennale fête ses dix ans

Initié par Guy Darmet en 1996, le défilé réunira cette année 4500 amateurs dans les rues de Lyon, soit 12 groupes venus de toute la région et encadrés par autant de compagnies professionnelles. Cette véritable parade chorégraphique – la plus grande d’Europe – a été conçue comme un retour aux sources d’inspiration du premier défilé : le carnaval de Rio, avec sa samba et ses chars colorés. Une fois n’est pas coutume, de grands noms de la danse contemporaine se mêleront à la fête. Ainsi de Denis Plassard, pour un projet impliquant 400 Turinois, autant de Lyonnais et des centaines de marionnettes crées avec la papesse du genre en France, Emilie Valantin, mais aussi de l’incontournable Mourad Merzouki (qui présentera à l’Amphi 3000 les 20 et 21 septembre Récital à 40, une relecture démultipliée de son premier spectacle, avec lequel il donna ses lettres de noblesse à la danse hip hop), des circassiens de la compagnie Virevolt (Aurélie et Martin Cuvelier) et de Bouba Landrille Tchouga. Cerise sur le gâteau, la chorégraphe sud-africaine Dada Masilo,

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Biennale : faire le point, reprendre le pas

SCENES | En se donnant comme fil rouge la notion de performance, la 16e Biennale de la danse revisite le passé et interroge l'avenir. Un questionnement qui ne réduit pas la danse à son histoire, mais lui redonne son caractère toujours renaissant et intempestif. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 9 septembre 2014

Biennale : faire le point, reprendre le pas

Qu'est-ce qui, davantage qu'au théâtre bavard et au cirque virtuose, émeut donc toujours avec la danse ? Sa fragilité, sa fulgurance sans doute. Et, surtout, sa façon d'évoluer, d'éclore dans le pré-symbolique, le pré-verbal, sa façon de renaître toujours à nouveau, de recommencer comme si rien n'avait été réellement fait ni gagné... Chaque danse est, potentiellement, une naissance. « La danse n'entre pas dans le passé. Elle appartient toute entière au jadis. Elle sort. Elle est sortie de jadis n'arrivant nulle part. Elle ne veut ni passé ni visage ni mère ni langue ni société. Elle reste dans l'effroi, elle persiste dans le pur changement d'état. Elle n'avance pas : elle sort» écrit Pascal Quignard dans L'Origine de la danse. Son spectateur idéal ne doit donc s'attendre ni à ce qu'elle lui raconte une "histoire", ni à ce qu'elle ressemble à une autre danse. Ni même, parfois, à de la danse ! Pour renaître de ses propres cendres empesées, la danse, à plusieurs reprises, s'est rapprochée des arts plastiques et de son esprit performatif (c'est-à-dire contestataire, proche de l'improvisation, libéré des contraintes techniques et

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Le retour des belles nuits : les soirées électro de l'été

MUSIQUES | Parce que les altophobes ont aussi le droit de se dorer la pilule à la lueur de projecteurs, bref récapitulatif des rendez-vous électro qui se tiendront (...)

Benjamin Mialot | Mardi 15 juillet 2014

Le retour des belles nuits : les soirées électro de l'été

Parce que les altophobes ont aussi le droit de se dorer la pilule à la lueur de projecteurs, bref récapitulatif des rendez-vous électro qui se tiendront d'ici la rentrée au niveau de la mer – en clair, ailleurs qu'au Sucre. Les plus notables sont ceux que produisent les faux cathos-tradi de PAPA MAMAN sous pavillon suédois à la Plateforme, en cela qu'ils verront se succéder toutes les forces vives de la scène techno locale, de CLFT (le 18 juillet, en présence du Berlinois Staffan Linzatti, qui excelle dans le kick au plancher) à La Rave (en clôture le 5 septembre) en passant par Macadam Mambo (le 25 juillet et accompagné pour l'occasion par l'explicite duo Acid Square Dance), Elektro System (en b2b avec Basse Résolution le 1er août) ou Haste (qui recevra le 8 août Oxyd, de l'entreprenant collectif parisien Technorama). Point d'orgue de la chose : un énorme live à quatorze mai

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Joyeux bordels

SCENES | Cette semaine à Fourvière, deux conceptions du cirque en collectif "s'affrontent". Celle, brindezingue, des Français d'Akoréacro. Et celle, harmonieuse, des Canadiens des 7 Doigts de la Main. And the winner is... Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 8 juillet 2014

Joyeux bordels

«Le football est un sport simple : vingt-deux hommes poursuivent un ballon pendant quatre-vingt dix minutes et à la fin, les Allemands gagnent». Édictée par l'avant-centre anglais Gary Lineker au sortir d'une défaite accrochée face à la RDA en demi-finale de la Coupe du monde 1990, cette loi s'est confirmée aux dépens des Bleus en quart de finale de celle qui s'achèvera ce dimanche. On pourrait en imaginer une toute aussi fantaisiste et impitoyable pour le cirque : «Le cirque est une discipline simple : une dizaine d'hommes et femmes défient la gravité pendant quatre-vingt dix minutes et à la fin, les Canadiens gagnent». C'est le cas cette semaine à Fourvière, également au détriment de Français, à savoir le collectif indrien Akoréacro. Klaxon, la création à onze têtes qu'il présente sous son propre chapiteau, ne démérite pourtant pas, notamment dans sa façon d'accorder prouesses physiques et musicales. Ici, un piano à queue sert de socle à des portés tandis que son interprète se révèle capable d'effectuer des sauts de carpe

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Une Biennale sous perfs

SCENES | La seizième Biennale de la danse, toujours aussi prolifique et hétéroclite, se place cette année sous le signe de la performance et de ses avatars contemporains. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 juin 2014

Une Biennale sous perfs

Pour sa deuxième Biennale, Dominique Hervieu enfonce le clou de ses convictions et de sa sensibilité. Si sa programmation, comme celle de son prédécesseur Guy Darmet, s'ouvre à tous les styles de danse contemporaine (du hip hop avec l'incontournable Mourad Merzouki au néoclassique en passant par le flamenco avec Rocío Molina et quelques chorégraphes inclassables), elle s'enrichit d'un nombre de créations plus important (comme cette Carmen selon Dada Masilo) et, surtout, se teinte de deux ensembles thématiques : le cirque contemporain et la performance. Si le premier, notamment représenté par James Thierée et la Compagnie XY, est aujourd'hui une quasi porte enfoncée, la réflexion annoncée sur l'actualité de la seconde promet d'être beaucoup plus stimulante ! Le fil rouge tissé par Dominique Hervieu

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A bonne école

MUSIQUES | Enfant turbulent de la Cité des anges et tête d'affiche de la onzième édition de L'Original, Schoolboy Q redonne des couleurs au gangsta rap. Converties en niveaux de gris, les couleurs. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 29 avril 2014

A bonne école

On a les rappeurs mainstream qu'on mérite. En France, des culturistes qui se rêvent en Christian Audigier du ghetto, réduisent la culture hip hop à un folklore hyper-matérialiste et règlent leurs comptes à coups de hashtags – ou, pour les plus courageux, dans des rixes à cinq contre un entre deux étals de casquettes. Aux États-Unis, d'authentiques voyous dont le lourd passif constitue la toile de (bas)-fond de disques dont l'envergure narrative n'a d'égale que l'intensité de leur interprétation.Quincy Matthew Hanley est de ceux-là : né en Allemagne et grandi à Los Angeles, ce quasi-trentenaire qui porte le bob aussi bien que Raoul Duke, l'alter ego de fiction de Hunter S. Thompson, a fait ses gammes de dealer d'Oxycontin – analgésique mis au point pendant la Première Guerre mondiale, c'est dire s'il assomme – au sein des 52 Hoover Crips, l'un des nombreux gangs qui font de la Cité des anges l'une des métropoles les plus mal nommées des États-Unis, avant de passer par la case prison puis de s'imposer, sous le nom de Schoolboy Q, en deux mixtapes et trois albums, comme l'une des figures de proue du renouveau du rap US. Noir c'est noir Paradoxe : alors

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Perdu dans l'espace

MUSIQUES | Au Petit Bulletin on a toujours aimé Florent Marchet. Et ce depuis les débuts discographiques du Berrichon il y a une décennie tout juste. On a aimé (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 avril 2014

Perdu dans l'espace

Au Petit Bulletin on a toujours aimé Florent Marchet. Et ce depuis les débuts discographiques du Berrichon il y a une décennie tout juste. On a aimé Gargilesse, Rio Baril et Courchevel parce qu'on aime voyager avec lui. Or c'est à l'amour qu'on porte à un chanteur qu'on peut voir jusqu'où il peut aller trop loin. Car on a eu plus de mal à embarquer pour la Bambi Galaxy, le projet pop intersidéral que nous a livré Marchet en guise de dernier album en date. Un délire certes accrocheur mais qui s'égare parfois à force de vouloir se (nous) perdre dans l'espace. Entre "Sébastien Tellier meets 2001, l'Odyssée de l'espace" et Michel Houellebecq en guest star d'un hypothétique Battlestar Galactica : the musical, Bambi Galaxy est fascinant à bien des égards et aligne son lot de grandes chansons rétrofuturistes. Mais le jusqu’au boutisme du concept – chose avec laquelle Marchet est généralemen

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Le point, c’est tout

ARTS | Pour sa réouverture après travaux, et avant l’inauguration d'une exposition permanente fin janvier, le Planétarium accueille "XYZT", fascinant travail d’Adrien Mondot et Claire Bardainne conçu à partir de la notion de point. Une expérience interactive absolument réussie. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 14 novembre 2013

Le point, c’est tout

Il est ingénieur informaticien, comme on dit parfois en raccourci d’un métier lénifiant. Elle est plasticienne, scénographe et designer graphique, une triple profession à faire se pâmer les hipsters. Ils n’avaient rien pour se rencontrer et pourtant, depuis 2010, ils font route commune au point que le nom de la compagnie du premier, Adrien M, s’est doublé d’une certaine Claire B. À Poitiers, à Bussang mais surtout sur la scène nationale de l’Hexagone de Meylan, en périphérie grenobloise, ils composent à quatre mains des objets insolites, notamment le spectacle-conférence Un point c’est tout et l'exposition XYZT qui, deux ans après son invention, se retrouve au Planétarium. Simplement nommer les lieux où leur travail est accueilli (théâtres, comme celui des Célestins, dans le cadre cette semaine du festival Micro Mondes, sites scientifiques mais aussi scènes plus arty à l'image de celle des Subsistances) montre à quel point leurs œuvres sont à la croisée de disciplines

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Jeux de piste

SCENES | Le nouveau cirque n'est pas qu'un produit d'appel. C'est le constat qui s'imposait au terme de la saison 2012/2013, plutôt époustouflante en la matière. C'est le même qui se dessine en creux des plaquettes estampillées 2014. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 5 septembre 2013

Jeux de piste

Politique et contracté (Propaganda, par les punks d'Acrobat), tendre et intimiste (Pour et le meilleur et pour le pire, du Cirque Aïtal), souple et détendu (Nuage, avec Mathurin Bolze et Yoann Bourgeois), freaky et inquiétant (

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L’art scène

SCENES | Dans "Micro", le chorégraphe Pierre Rigal met en forme un spectaculaire concert rock dansé et théâtralisé avec la complicité des membres du groupe Moon Pallas. Le musicien Julien Lepreux nous en dit plus. Propos recueillis par François Cau

Benjamin Mialot | Mardi 9 avril 2013

L’art scène

Comment avez-vous rencontré Pierre Rigal ?Julien Lepreux : Mélanie, la danseuse acrobate de Micro, a fait un stage avec lui - à l’époque, on vivait (et on vit toujours) dans une sorte de communauté d’artistes et de musiciens à Poitiers. Elle l’a ramené un jour à la maison, on lui a fait écouter toutes les musiques qu’on faisait et ça lui a plu. Après, il nous a montré ses spectacles en DVD, Erection notamment. Et sincèrement, on a pris une claque. On ne s’attendait pas du tout à ça parce que quand Mélanie nous parlait de danse contemporaine, on n’y connaissait rien, on était sur des préjugés, alors qu’en fait ça nous parlait complètement - son langage du corps, des lumières, la musique, l’ambiance… on a trouvé ça magique. On s’est rendu compte qu’on aimait les mêmes films, qu’on écoutait les mêmes musiques et qu’on avait les mêmes influences. Il nous a parlé du fait qu’il voulait faire un spectacle avec des musiciens sur le rock, c’était encore un peu flou. A la base, il voulait s’inspirer de La Jetée de Chris Marker – comme par hasard, l’un de mes films préférés ! Quand il nous a dit ça, on s’est enfe

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Sous haute pression

SCENES | Une grosse boîte grisâtre ouverte côté scène, une lampe-robot articulée, une chaise en plastique pliante, un dandy aux bottines bien cirées : le dispositif du solo (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 4 avril 2013

Sous haute pression

Une grosse boîte grisâtre ouverte côté scène, une lampe-robot articulée, une chaise en plastique pliante, un dandy aux bottines bien cirées : le dispositif du solo Press - créé en 2008 et présenté cette semaine au Théâtre de la Renaissance dans le cadre de Collection Particulière, un nouveau rendez-vous annuel explorant l'univers d'un artiste, en l'occurrence Pierre Rigal - est pour le moins minimaliste. On y ajoutera une lumière blafarde et une bande-son électro-bruitiste aux accents industriels. Dans ce parking souterrain, ce bureau kafkaïen ou ce sarcophage contemporain, notre dandy solitaire palpe des parois hostiles, éprouve cet espace vide et confiné, valse autour d’une chaise... Mais peu à peu, ses mouvements s’affolent et se détraquent, alternant des gestes de révolte, des postures burlesques à la Keaton et des actions mécaniques, comme imposées par un environnement qui se révèle vite infernal. Les cloisons se contractent, font gicler le dandy pantin vers le mur opposé ou bien l’aimantent comme un électron de moins en moins libre. Le corps de Pierre Rigal, anci

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Gosses aux pieds agiles

SCENES | Retour aux sources pour la compagnie Lapsus. Certains de ses membres ont fait leurs gammes enfants à Ménival, école de cirque du 5e arrondissement de Lyon (...)

Nadja Pobel | Vendredi 7 décembre 2012

Gosses aux pieds agiles

Retour aux sources pour la compagnie Lapsus. Certains de ses membres ont fait leurs gammes enfants à Ménival, école de cirque du 5e arrondissement de Lyon aujourd’hui labélisée Scène découverte par la Ville, la Région et la DRAC. Depuis ils ont tous fait du chemin et sont notamment passés pour la plupart par le Lido, école circassienne de Toulouse où ils ont décidé de se réunir pour créer Six pieds sur terre. Des pieds, il y en a en fait une douzaine au plateau. Ceux d’un monocycliste, d'un jongleur, de deux porteurs, d'un acrobate et d'une voltigeuse, Gwenaëlle Traonouez, seule fille parmi cette bande de garçons joueurs. Autant d'interprètes dont les techniques, savamment maîtrisées, n’occultent jamais la créativité et la douceur d'un spectacle qui pourtant requiert une sacrée force physique. Preuve en est par exemple cette mégalopole qu'ils dessinent en un clin d'oeil avec des briques de bois. Les buildings, les ponts se dressent sous nos yeux... avant de s’écrouler dans le bruit inquiétant des hélicoptères et d'une guerre qui menace, la troupe n'étant pas perchée dans un univers totalement déconnecté du réel.

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Le bonheur est dans le pré

ARTS | Une balade sensitive au cœur d’une réalité numérique en mouvement : voilà ce que propose le jongleur et informaticien Adrien Mondot, en collaboration avec la plasticienne Claire Bardainne.

Dorotée Aznar | Mardi 5 juin 2012

Le bonheur est dans le pré

Ensemble, ils ont prolongé les recherches menées depuis quelques années par Adrien (notamment avec son maintenant fameux logiciel eMotion) ; recherches qui l’avaient entre autres conduit à élaborer Cinématique, spectacle phénoménal et onirique. Pour son passage à la forme exposition, l’univers de l’artiste ne s’en voit pas réduit, bien au contraire, le duo ayant imaginé des œuvres ludiques accessibles à tous qui revisitent la notion de nature avec un minimalisme graphique bienvenu. Il est par exemple impressionnant de se promener dans un champ numérique qui se meut au gré des pas des visiteurs, ou de faire s’envoler une flopée de lettres immatérielles par la simple action du souffle. Un cheminement par les émotions les plus simples, comme des réminiscences d’enfance qui s’en trouvent ici décuplées et réinterprétées. L’exposition XYZT [(x y z) pour l’espace, (t) pour le temps], sous-titrée Paysages abstraits, se joue ainsi habilement de la frontière entre réel et virtuel, en développant un langage poétique fait de «paradoxes math

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Les petits fugitifs

SCENES | Danse / En juillet 2010 à Grenoble, on découvrait Yoann Bourgeois, niché au sommet de la Bastille (un ancien fort militaire qui surplombe la ville), avec (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 28 octobre 2011

Les petits fugitifs

Danse / En juillet 2010 à Grenoble, on découvrait Yoann Bourgeois, niché au sommet de la Bastille (un ancien fort militaire qui surplombe la ville), avec son spectacle Cavale : une chorégraphie aérienne vertigineuse qui bluffa l'assistance. Pour L'Art de la fugue (du 8 au 10 novembre au Théâtre de la Croix-Rousse), sa première grande création en intérieur, ce circassien et danseur, ancien interprète chez Maguy Marin, a imaginé une «dramaturgie de la déconstruction», jouant avec un immense cube qui se déploiera au fil de la représentation. Une scénographie inventive pour un spectacle pensé autour de l’œuvre du même nom de Bach, basée sur la notion de contrepoint : une forme d’écriture musicale ayant pour objet la superposition organisée de lignes mélodiques à partir de laquelle Yoann Bourgeois et la pianiste Célimène Daudet s’amusent à chercher une «analogie entre le motif musical et la figure de cirque». Nous avons pu voir deux extraits de la pièce en répétition : deux moments d’une très grande force où le circassien et la danseuse Marie Fonte défient le principe de gravité en utilisant par exemple un trampoline et un escalier. Regarder l’artiste se je

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