Trois Forsythe pour le prix d'un

Benjamin Mialot | Mardi 28 octobre 2014

Depuis trente ans qu'elles sont inscrites à son répertoire, le Ballet de l'Opéra de Lyon est sans doute le meilleur véhicule des recherches cinétiques de William Forsythe – nonobstant sa propre compagnie, même si sa première incursion en terres lyonnaises, lors de la dernière Biennale de la danse, a fait l'effet d'une douche froide. On peut le vérifier depuis la rentrée à Paris, où il assure le gros de l'hommage rendu par le Festival d'Automne au maître américain du néo-classicisme. On pourra surtout le constater du mardi 4 au vendredi 7 novembre, dates auxquelles le Ballet présentera, à domicile, trois de ses œuvres les plus emblématiques. L'occasion de redécouvrir Steptext, déconstruction pleine de danger et de maîtrise des codes du ballet classique qui posa en 1985 les bases du style Forsythe (corps en déséquilibre, mouvements explosifs, enchaînements fragmentés), mais aussi et surtout One Flat Thing, Reproduced (2000), sorte de contrepoint tout en tension et en articulations aux comédies musicales en milieu universitaire – une quinzaine d'interprètes s'y meuvent sur et entre autant de tables. L'occasion, aussi, de faire connaissance sur notre site avec notre Brigade du Ballet, petit groupe de spectateurs s'improvisant reporters le temps de répétitions.

Benjamin Mialot


Forsythe et Millepied

"Workwithinwork", "Steptext" et " One flat thing, reproduced" chor William Forsythe et "Sarabande" chor Benjamin Millepied par le Ballet de l'Opéra de Lyon, 2h20
Opéra de Lyon Place de la Comédie Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Rejoignez les Brigades du Ballet

MUSIQUES | Les Candidatures pour la prochaine Brigade du ballet (mercredi 18 février pour le programme Forsythe) sont ouvertes ! Au fil de la saison, l’Opéra de (...)

Benjamin Mialot | Mardi 13 janvier 2015

Rejoignez les Brigades du Ballet

Les Candidatures pour la prochaine Brigade du ballet (mercredi 18 février pour le programme Forsythe) sont ouvertes ! Au fil de la saison, l’Opéra de Lyon et Le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses. Vous êtes apprenti blogger, photographe, vidéaste ou dessinateur ? Rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs et racontez le fruit de cette rencontre sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon ! Adressez-nous votre candidature motivée à : brigadeduballet@petit-bulletin.fr   Plus d'informations : http://www.opera-lyon.com/page/la-brigade-du-ballet Sessions précédentes : http://www.petit-bulletin.fr/lyon/membre-27829.html

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Chronique d'une Biennale 3/3

SCENES | Cette troisième et dernière semaine de Biennale, deux grands chorégraphes n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes. Si Maguy Marin, avec "Bit", parvient encore à surprendre, William Forsythe, lui, se regarde danser lors d'une aussi virtuose qu'ennuyeuse "répétition". Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 28 septembre 2014

Chronique d'une Biennale 3/3

Pour résister aux cadences infernales imposées par la société, les artistes de cirque de Mathurin Bolze prenaient la "tangente", traçaient des lignes de fuite inédites. La chorégraphe Maguy Marin, elle, oppose aux scansions techno très entraînantes de Charlie Aubry (qui signe une impressionnante bande son) une farandole volontairement un peu gauche et désuète exécutée, bon an mal an, par six danseurs. Presque une sorte de frise, qui craque parfois, est reprise ailleurs, s'immisce parmi les interstices d'un décor constitué de six grands modules en pente. Plongés dans la pénombre, secoués d'électro ou bien baignés de nappes musicales inquiétantes, les danseurs suivent un fil, celui de leur rythme propre, jusqu'à l'hébétude, la chute, le raté, le choc avec l'autre... Dans Bit (le plus mauvais titre de la carrière de Maguy Marin, qui compte aujourd'hui 49 pièces), danse et musique sont en constant déphasage, mais surtout les danseurs déçoivent les attentes du public, résistent à l'unisson souhaitée. Il y a discordance, disjonction : «Car le réflexe c'est toujours de se mettre au diapason des autres : être discordant demande du courage... La t

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La saison danse en dix événements

SCENES | La saison danse 2014-2015 s'annonce aussi riche et variée que la Biennale qui l'inaugure. Voici, à ce titre, (au moins) dix rendez-vous chorégraphiques à ne pas manquer cette année.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 9 septembre 2014

La saison danse en dix événements

Hors-champ La chorégraphe belge Michèle Noiret (née en 1960) a été formée à l'école Mudra de Maurice Béjart. Ancienne collaboratrice  du compositeur Karlheinz Stockhausen, son écriture fine, graphique, développe une danse aérée et tonique. Elle vient à Lyon avec une pièce singulière pour cinq interprètes et un cameraman, oscillant entre danse et cinéma (les danseurs sont filmés en direct et des images projetées sur différents écrans). Hors-champ joue de passages entre écrans et plateau, corps réels et corps imaginaires, et nous plonge dans une atmosphère anxiogène, tendue à l'extrême, énigmatique. Jean-Emmanuel Denave Les 16 et 17 octobre à la Maison de la danse      

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Biennale : faire le point, reprendre le pas

SCENES | En se donnant comme fil rouge la notion de performance, la 16e Biennale de la danse revisite le passé et interroge l'avenir. Un questionnement qui ne réduit pas la danse à son histoire, mais lui redonne son caractère toujours renaissant et intempestif. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 9 septembre 2014

Biennale : faire le point, reprendre le pas

Qu'est-ce qui, davantage qu'au théâtre bavard et au cirque virtuose, émeut donc toujours avec la danse ? Sa fragilité, sa fulgurance sans doute. Et, surtout, sa façon d'évoluer, d'éclore dans le pré-symbolique, le pré-verbal, sa façon de renaître toujours à nouveau, de recommencer comme si rien n'avait été réellement fait ni gagné... Chaque danse est, potentiellement, une naissance. « La danse n'entre pas dans le passé. Elle appartient toute entière au jadis. Elle sort. Elle est sortie de jadis n'arrivant nulle part. Elle ne veut ni passé ni visage ni mère ni langue ni société. Elle reste dans l'effroi, elle persiste dans le pur changement d'état. Elle n'avance pas : elle sort» écrit Pascal Quignard dans L'Origine de la danse. Son spectateur idéal ne doit donc s'attendre ni à ce qu'elle lui raconte une "histoire", ni à ce qu'elle ressemble à une autre danse. Ni même, parfois, à de la danse ! Pour renaître de ses propres cendres empesées, la danse, à plusieurs reprises, s'est rapprochée des arts plastiques et de son esprit performatif (c'est-à-dire contestataire, proche de l'improvisation, libéré des contraintes techniques et

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Une Biennale sous perfs

SCENES | La seizième Biennale de la danse, toujours aussi prolifique et hétéroclite, se place cette année sous le signe de la performance et de ses avatars contemporains. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 juin 2014

Une Biennale sous perfs

Pour sa deuxième Biennale, Dominique Hervieu enfonce le clou de ses convictions et de sa sensibilité. Si sa programmation, comme celle de son prédécesseur Guy Darmet, s'ouvre à tous les styles de danse contemporaine (du hip hop avec l'incontournable Mourad Merzouki au néoclassique en passant par le flamenco avec Rocío Molina et quelques chorégraphes inclassables), elle s'enrichit d'un nombre de créations plus important (comme cette Carmen selon Dada Masilo) et, surtout, se teinte de deux ensembles thématiques : le cirque contemporain et la performance. Si le premier, notamment représenté par James Thierée et la Compagnie XY, est aujourd'hui une quasi porte enfoncée, la réflexion annoncée sur l'actualité de la seconde promet d'être beaucoup plus stimulante ! Le fil rouge tissé par Dominique Hervieu

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Les moments forts de la saison danse 2013/2014

SCENES | Un Toboggan dont on ne connaît pas encore la programmation, un Ballet de l'Opéra qui reprend un génial mais énième opus de William Forsythe, une Maison de la Danse qui ouvre sa saison avec Benjamin Millepied... Le début de l'année chorégraphique n'est pas des plus fous. Les choses devraient toutefois s'arranger par la suite. La preuve en dix rendez-vous. Jean-Emmanuel Denave et Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 septembre 2013

Les moments forts de la saison danse 2013/2014

Limb's Theorem Créé en 1990, transmis au Ballet de l'Opéra en 2005, «le théorème des limbes» (limb pouvant aussi désigner le bord ou le membre, polysémie dont joue le chorégraphe) est l'une des pièces phares du grand William Forsythe. Inspiré par l'architecte Daniel Libeskind et les écrits du philosophe Wittgenstein, il y plonge ses interprètes dans des jeux de pénombre et de clair-obscur parmi un dispositif spatial et "machinique" complexe et parfois infernal. Le tout baigné de la bande sonore de son complice Thom Willems, oscillant entre musique et drones assourdissants. Une pièce aussi folle que réglée au cordeau, qui se tisse d'oppositions entre l'humain et la technique, la forme et le chaos, la danse et l'enfer mécanique.A l'Opéra, du 13 au 19 septembre  

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Sylvie Guillem, deux pas sur trois

SCENES | La danseuse étoile, Sylvie Guillem (née en 1965), est l’une des rares interprètes à pouvoir organiser un spectacle en son nom, tout en attirant dans son sillage les meilleurs chorégraphes actuels.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 7 juin 2012

Sylvie Guillem, deux pas sur trois

Après Russell Maliphant et Akram Khan, c’est William Forsyhte, Jirí Kylián et Mats Ek (la crème de la danse néo/classique) qui ont collaboré avec la star pour 6000 Miles Away. Le résultat est discutable, voire un peu paradoxal puisque la pièce la plus forte, signée Jirí Kylián, n’est pas dansée par Sylvie Guillem. Soit en l’occurrence une transposition de 27’52’’, pièce ancienne de Kylián, pour un duo sous très haute tension, formé par Aurélie Cayla et Lukas Timulak. Le chorégraphe tchèque y explore l’une de ses obsessions, le rapport homme-femme, et étonne toujours avec ses rythmes syncopés, ses accélérations, ses figures précipitées. Le tout se déliant peu à peu vers la sensualité, la rencontre, l’érotisme. L’autre duo du programme, signé William Forstyhe et interprété par Guillem, s’avère lui aussi de bonne tenue, sorte d’exercice de style où le chorégraphe manie avec brio sens de l’espace (semblant continuellement «respirer» entre dilatation et contraction), superbes jeux de lumières et virtuosité sèche et tranchante des gestes. Mais ces bonnes impressions se voient «gâchées» par le solo final de Sylvie Guillem créé par Mats Ek. L’ha

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Chronique d'une biennale 4/4

SCENES | Danse / William Forsythe et les sœurs Sagna ont conclu avec force la Biennale 2010. Mêlée aux techniques néoclassiques ou au théâtre, la danse poursuit ici son œuvre de trouble, d'inquiétude, de dérèglement du sens et des figures du corps... Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 3 octobre 2010

Chronique d'une biennale 4/4

Après la grande débauche de spectacles bien ficelés et aseptisés de la semaine passée, William Forsythe est arrivé à point nommé. Pour remettre les pendules à l'heure, débarrasser la danse de son clinquant et lui rendre sa puissance d'émotion et de représentation des fragilités humaines. Le chorégraphe a transmis deux de ses pièces au talentueux ballet de l'Opéra de Lyon, qui en comptait déjà huit à son répertoire. Sur des duos pour violons de Luciano Berio, souvent secs et râpeux, "Workwithinwork" (1998) enchaîne des variations de mouvements et de configurations (duos, trios, etc.) sur une base technique néoclassique. Avec ces grands «cassés» à la Forsythe, cette façon aussi de fendre l'air comme avec des membres de métal, et cette énergie qui explose soudain du centre des corps comme des décharges électriques. L'écriture chorégraphique est complexe, abstraite, saisissante. Beaucoup plus expressive et mélancolique, "Quintett" (1993) est une pièce-lettre d'adieu de Forsythe à son épouse mourante. La voix éraillée de Tom Waits répète en boucle «Jesus'blood never failed me yet», cinq danseurs sortent et rentrent dans une fosse, leurs mouvements urgents butant toujours contre quelque

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