A Fourvière, les adieux de Sylvie Guillem

Benjamin Mialot | Mardi 4 novembre 2014

A peine avons-nous fait le deuil de l'été 2014 que les Nuits de Fourvière lèvent le voile sur un premier RDV de leur édition 2015.

Ce n'est pas tout à fait une bonne nouvelle, car du 29 juin au 2 juillet, c'est dans le cadre d'une tournée d'adieu mettant fin à pas moins de quarante ans de carrière au service des plus grands (Noureev, Béjart, Bob Wilson...) et d'elle-même que la chorégraphe Sylvie Guillem se produira dans le Théâtre antique.

Pour l'occasion (qui concorde avec les soixante-dix ans officieux du festival), elle présentera deux créations (un solo sur une chorégraphie d'Akram Khan, un duo signé Russell Maliphant) et deux reprises (Bye, solo de Mats Ek, et un Duo de Forsythe dansé cette fois par deux interprètes de sa compagnie).

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À la Machine

MUSIQUES | Florence Welch a toujours lorgné vers les grandes voix féminines des années 60 (Candi Staton) à 80 (Kate Bush). Chose étrange sur Ship to Wreck – notons au (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 1 juillet 2015

À la Machine

Florence Welch a toujours lorgné vers les grandes voix féminines des années 60 (Candi Staton) à 80 (Kate Bush). Chose étrange sur Ship to Wreck – notons au passage que son obsession ophéliaque de la noyade, entrevue depuis Lungs, est toujours bien... ancrée, si l'on ose dire – le morceau très classic rock qui ouvre How Big, How Blue, How beautiful, elle semble d'emblée habitée par l'esprit, la voix et le débit ensorcelant de Stevie Nicks de Fleetwood Mac lorsqu'elle chantait en une transe dévorante leur fameux Rhiannon, l'histoire d'une sorcière galloise – «Welsh witch» en anglais. Étrange coïncidence qui ne fait sans doute que confirmer les pouvoirs sorciers de la rousse anglaise à la voix inflammable. Laquelle ne sort quasiment jamais, tout au long de ce nouvel album, de cette transe, si ce n'est pour quelque secondes d'une intro en ballade de nouveau bushienne sur le morceau-titre, qui lui aussi explose en bouche sans prévenir. Ici, tout est en effet big, à commencer par les arrangements en superpositions de cuivres, ces rythmiques de films d'aventures et cette voix qui donne l'impression que Florence e

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Les Nuits de Fourvière – Jusqu'au 31 juillet à Lyon (69)

SCENES | Après une édition 2014 riche en prises de risques, le festival phare de l'été lyonnais est revenu à ses fondamentaux bankable. On peut le déplorer. On peut, plus prosaïquement, se satisfaire de l'aubaine que constitue la venue d'artistes de haute stature dans un cadre aussi magistral que celui dessiné par les théâtres romains de Fourvière. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Les Nuits de Fourvière – Jusqu'au 31 juillet à Lyon (69)

Timorée la programmation des Nuits de Fourvière 2015 ? Assurément. Mais ce ne serait un problème que si la perspective de revivre cet instant magique où les coussins à l'effigie du festival, propulsés en signe d'acclamation par les 4500 spectateurs du grand théâtre qui l'accueille chaque été depuis 70 ans, éclipsent les étoiles et les lumières de la ville en contrebas, ne valait pas blanc-seing. Qu'importe en effet, s'il honore son vœu de pluridisciplinarité jusqu'au non sens, en accueillant six représentations de Florence Foresti et s'il nous refait pour la énième fois le coup des phénomènes de foire médiatique (Lily Wood & the Prick, Christine & the Queens), de la variété propre sur elle (Charlie Winston, Calogero) et du rock'n'roll fossilisé (Iggy Pop, Patti Smith, Robert Plant). Là-haut, tout est forcément plus beau. Surtout ce qui l'est déjà à la base, évidemment : l'électro-pop givrée de Björk, les miniatures avant-gardistes de Pascale Comelade, l'indie rock patraque de

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Les 7 Doigts de la Main font la tambouille

SCENES | Avec "Psy", "Traces" et "Séquence 8", le collectif canadien des 7 Doigts de la Main nous avait habitué au meilleur. Avec "Cuisine et confessions", présenté à la Maison de la Danse pour les Nuits de Fourvière, il signe un spectacle tout en auto-satisfaction et en démagogie. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 29 juin 2015

Les 7 Doigts de la Main font la tambouille

Un décor de cuisine monumental à faire pâlir tous les marquis de salades, des artistes venant à la rencontre des spectateurs qui s’installent pour s’enquérir de leur plat préféré alors que d’appétissantes émanations d’ail s’échappent du plateau : les 7 Doigts de la Main savent recevoir et allécher. Sauf que ce prélude, même une fois les lumières éteintes, n’en finit plus, au point que le spectacle semble ne jamais commencer, nonobstant quelques numéros de jonglage avec des fouets métalliques. D’emblée, Cuisine et confessions manque cruellement de rythme – et cela se vérifiera sur ses 90 minutes – un comble pour des circassiens, par ailleurs de très haut niveau (ah ! leur maîtrise du mât chinois...). De là, les 7 Doigts de la Main se laissent prendre au piège de l’adresse réitérée au public, le conviant fréquemment sur scène, comme s’ils ne pouvaient convaincre par leur seul talent, allant jusqu'à se planquer tandis que trois spectateurs meublent la scène. Dans cet aveu de faiblesse, ce n’est pas tant l’embarras des cobayes qui met mal à l'aise que la limpide démission des artistes. Se (faire) rouler dans la farine Autre facilit

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Comelade imaginaire

MUSIQUES | You're Never Alone with a Schizo. Le titre du cinquième morceau du vingt-huitième album (selon la police) de Pascal Comelade (une embardée garage avec les (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 23 juin 2015

Comelade imaginaire

You're Never Alone with a Schizo. Le titre du cinquième morceau du vingt-huitième album (selon la police) de Pascal Comelade (une embardée garage avec les Liminanas) résume sans doute à merveille sa musique. Alors bien sûr, Pascal Comelade n'est pas un schizo, du moins pas à notre connaissance. Mais rarement on aura vu dans l'histoire du rock (car oui, Comelade c'est du rock) un type à l'imaginaire à la fois aussi touffu – il n'y a qu'à réciter à haute voix la liste des titres de ses morceaux – et obsessionnel, maniaque et éparpillé. Si l'on dit des grands cinéastes qu'ils font toujours le même film et que c'est même à ça qu'on le reconnaît, alors Comelade est, lui, un très grand musicien, décidé, mais aussi déchiré et déchirant dans ses aspirations à la transsubstantiation musicale. La preuve : quand il emprunte un morceau à autrui (Wyatt, les Stones, Deep Purple), ce qui ébaubit c'est sa capacité non seulement à le dissoudre mais surtout, comme on dit au Groland, à la ressoudre, pour ne pas dire à la ressusciter dans un mouvement contradictoire. Souvenons-nous de ce film d'Hal Hartley pour une collection Arte sur le passage à l'an 2000. Jésus, inca

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Sylvie Guillem : une étoile disparaît

SCENES | A 50ans, la danseuse étoile Sylvie Guillem fait ses adieux et débute son ultime tournée au Théâtre antique de Fourvière. Une scène qu'elle a beaucoup fréquentée mais qui n'est malheureusement pas toujours propice à la danse intimiste. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 23 juin 2015

Sylvie Guillem : une étoile disparaît

La chorégraphe espagnole Maria Pagès et la danseuse étoile Sylvie Guillem incarnent toutes deux l'essentiel de la programmation danse des Nuits de Fourvière ces dernières années (à quelques intéressantes exceptions près : Marie Chouinard, Sasha Walz, Ohad Naharin...). Concernant Sylvie Guillem, on ne peut affirmer s'en lasser tant ses spectacles, souvent composés de soli ou de duos, y sont difficilement visibles : on n'a jamais bien vu davantage qu'une silhouette fine et véloce gesticulant parmi des lumières colorées et un peu de musique. Bref, programmer de petites formes au sein du grand théâtre, c'est au fond vouloir s'adresser surtout à un public de pilotes de chasse. Life in progress, annoncé comme les adieux à la scène de la grande danseuse, ne dérogera sans doute pas à la règle puisque son programme réunit, une fois encore, deux soli et deux duos (dont deux créations : le solo techne d'Akram Khan et le duo Here & After, signé du chorégraphe canadien Russell Maliphant). Nous retiendrons nos larmes donc. Caprices Nous les retiendrons d'autant plus qu'ailleurs, nous avons déjà pu découvrir le navrant sol

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Yael Naim en concert surprise au Lavoir

MUSIQUES | Surprise : la chanteuse franco-israelienne donnera ce soir un concert des plus intimistes au Lavoir Public, ainsi qu'elle l'a annoncé hier soir à (...)

Benjamin Mialot | Lundi 15 juin 2015

Yael Naim en concert surprise au Lavoir

Surprise : la chanteuse franco-israelienne donnera ce soir un concert des plus intimistes au Lavoir Public, ainsi qu'elle l'a annoncé hier soir à Fourvière entre deux triomphes. Pour faire partie de la centaine de privilégiés qui pourront y assister, direction Digitick dès 8h. Il vous en coûtera 15 euros (+ 2 euros d'adhésion à l'association le soir venu).

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María Pagès : "Carmen est toutes les femmes"

SCENES | À 51 ans, María Pagès ose enfin se confronter au mythe de Carmen. Mieux : avec "Yo, Carmen", présenté cette semaine aux Nuits de Fourvière, la Sévillane, au fait de son art du flamenco, parvient à insuffler une profondeur inédite à l’héroïne de Mérimée. Nous l’avons rencontrée à Jerez de la Frontera, au cœur de son Andalousie natale. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 2 juin 2015

María Pagès :

Votre spectacle s’intitule Yo, Carmen ("Moi, Carmen"). Quelle est votre Carmen ? María Pagès : C’est toutes les femmes. Je crois que le mythe de Carmen s’est construit pour de mauvaises raisons. Mérimée a mis en Carmen ses désirs d’homme pour exprimer ses passions. Mais Carmen est le nom le plus commun en Espagne ! Dans ma classe à l’école, il y en avait six ! Carmen c’est donc ma tante, ma cousine, la femme en général, ce n’est pas cette invention masculine. Elle peut bien sûr être sensuelle, mais c’est aussi la femme qui souffre. La situation de la femme a avancé mais pas beaucoup. Il faut toujours démontrer qu’une femme peut être forte, capable… Carmen était une femme sans voix, c’est l’homme qui parlait pour elle et si elle parlait on la tuait. Votre Carmen se plie d'ailleurs à des tâches ménagères… Oui, c’est important de montrer que c’est encore la femme qui s’occupe de la base de la société. On dit d’ailleurs "la langue maternelle". Pourquoi ? Parce que c’est la femme qui transmet la communication. Il faut mettre en valeur cela. Carmen, selon vous, n’est pas qu’espagnole, mais au

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Nuits de Fourvière 2015 : la programmation

ACTUS | Des adieux, des retrouvailles, des rencontres : bien que moins surprenante que sa prédécesseur, la 22e édition des Nuits de Fourvière promet son lot d'émotions fortes. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 25 mars 2015

Nuits de Fourvière 2015 : la programmation

Pas de créations, peu de cautions indé, aucune réelle exclusivité : là où la programmation musicale de l'édition 2014 épatait par sa diversité et son audace, celle de 2015 a comme un parfum d'austérité. Du phénomène Christine & the Queens à Calogero, de Ben Harper à Joan Baez en passant par Selah Sue, Véronique Sanson, Jeanne Cheral (pour un concert avec l'orchestre du CRR de Lyon), le clan Chédid, Moriarty, Charlie Winston, Iggy Pop, Robert Plant, Patti Smith (qui interprétera l'intégralité de son premier album Horses) ou Björk (dont la venue reste cependant un événement), ce ne sont pas les valeurs sures – au sens boursier de l'expression – qui manquent cette année. Sorti d'une poignée d'auteurs avec un grand A (Dominique A, forcément, Pascal Comelade, Lambchop), c'est donc ailleurs qu'il faudra chercher un peu de fraîcheur. Au Brésil (avec la légende tropicali

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Björk aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Tout est dans le titre : la diva islandaise fera son grand retour au Grand théâtre le 20 juillet prochain. Le festival en profite pour (...)

Benjamin Mialot | Lundi 16 mars 2015

Björk aux Nuits de Fourvière

Tout est dans le titre : la diva islandaise fera son grand retour au Grand théâtre le 20 juillet prochain. Le festival en profite pour rappeler que l'édition 2015 sera dévoilée intégralement mercredi 25 mars à 11h15 (nous ne manquerons pas de la commenter dans la foulée). Et que la billetterie ouvrira le lendemain à 16h avec un lancement public place Bellecour.

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Bartabas en création mondiale aux Nuits de Fourvière

SCENES | Toutes les créations de Bartabas, depuis près de 30 ans qu'il porte à leur quintessence les rapports homme/animal, sont passées par ici. Lyon est même la seule (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 18 février 2015

Bartabas en création mondiale aux Nuits de Fourvière

Toutes les créations de Bartabas, depuis près de 30 ans qu'il porte à leur quintessence les rapports homme/animal, sont passées par ici. Lyon est même la seule ville de France, avec Paris, dans laquelle ses treize spectacles auront été présentés. C’est donc logiquement que les Nuits de Fourvière accueilleront la première mondiale de son nouvel opus, On achève bien les anges - Elégies. En plein travail dans son théâtre équestre au Fort d’Aubervilliers, Bartabas a donc encore quatre mois de travail devant lui pour mener à bien cette création, avant de la présenter sous chapiteau au parc de Parilly, où il avait déjà, en 2012, montré le fabuleux Calacas,  inspiré des (joyeux) rites mortuaires mexicains. Ce sera aussi pour lui l’occasion de retrouver un espace de jeu qu’il avait abandonné depuis quelques années. 26 chevaux, 9 cavaliers et 6 musiciens seront sur la piste. Ces derniers feront entendre du Prokofiev, du Bach et du Messiaen, mais aussi et surtout du Tom Waits, que le cavalier a depuis longtemps en tête. «C’est un Jacques Brel américain» dit-il pour lui rendre hommage. Waits ne sera évidemment pas

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Florence Foresti aux Nuits de Fourvière

SCENES | Depuis quelques semaines, Lyon bruissait d'incompréhensions quant à l'absence de Florence Foresti des programmations de la Halle (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 4 février 2015

Florence Foresti aux Nuits de Fourvière

Depuis quelques semaines, Lyon bruissait d'incompréhensions quant à l'absence de Florence Foresti des programmations de la Halle Tony Garnier, de la Bourse du travail et autres lieux capables d'accueillir une showwoman de son calibre. On sait désormais de quoi il retourne : c'est exclusivement aux Nuits de Fourvière que l'enfant du pays présentera son nouveau spectacle, Madame Foresti, du 6 au 12 juillet (avec une relâche le 9, soit six représentations). Ouverture de la billetterie mardi 17 mars à 16h.

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La danse à contre-pied

SCENES | Avant que la danseuse étoile Sylvie Guillem ne vienne faire ses adieux scéniques aux Nuits de Fourvière (du 29 juin eu 2 juillet), l'année 2015 sera riche en (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 janvier 2015

La danse à contre-pied

Avant que la danseuse étoile Sylvie Guillem ne vienne faire ses adieux scéniques aux Nuits de Fourvière (du 29 juin eu 2 juillet), l'année 2015 sera riche en événements chorégraphiques. C'est d'abord Anne Teresa de Keersmaeker qui viendra transmettre, pour la première fois, l'une de ses pièces à une autre compagnie que la sienne, celle du Ballet de l'Opéra de Lyon en l'occurrence (du 7 au 11 avril à l'Opéra). Il s'emparera de Drumming Live, créée en 1998 sur une partition de Steve Reich et qui entrecroise le vocabulaire abstrait et rigoureux de l'artiste belge et une énergie physique explosive. Dans le cadre de la deuxième édition du festival Sens dessus dessous (du 24 au 29 mars à la Maison de la danse), le chantre de la "non danse" Christian Rizzo présentera quant à lui D'après une histoire vraie... Soit un retour à la "danse dansée" propulsant huit danseurs sur les rythmes effrénés de deux batteurs, passant de folklores méditerranéens à de véritables transes rock et tribales. Après ses grandes frasques collectives, le chorégraphe québécois Dave St-Pierre change lui au

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Selah Sue aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Après la famille Chedid (dont une deuxième date est annoncée pour le 23 juin suite au succès foudroyant de la première), c'est au tour de Selah Sue de rejoindre (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 17 décembre 2014

Selah Sue aux Nuits de Fourvière

Après la famille Chedid (dont une deuxième date est annoncée pour le 23 juin suite au succès foudroyant de la première), c'est au tour de Selah Sue de rejoindre la programmation de l'édition 2015 du festival. L'interprète du lourdement playlisté Raggamuffin' se produira dans le Grand théâtre le 19 juin, quelques mois après la parution de son deuxièle album, Reason. Ouverture de la billetterie le 18 mars !

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Les Parapluies de Cherbourg aux Nuits de Fourvière

SCENES | Invitée de l'émission La Bande Originale sur France Inter aujourd'hui, Natalie Dessay a fait une petite bourde, en annonçant la reprise l'été prochain à (...)

Benjamin Mialot | Mardi 25 novembre 2014

Les Parapluies de Cherbourg aux Nuits de Fourvière

Invitée de l'émission La Bande Originale sur France Inter aujourd'hui, Natalie Dessay a fait une petite bourde, en annonçant la reprise l'été prochain à Fourvière, après sa création au Chatelet, de la comédie musicale Les Parapluies de Cherbourg. Oui, comme le film de Jacques Demy. Même que c'est Michel Legrand en personne qui dirigera la partie musicale. Pas de dates définitives pour l'instant, mais quelques infos ici : http://chatelet-theatre.com/fr/event/parapluies-de-cherbourg

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Sylvie Guillem, deux pas sur trois

SCENES | La danseuse étoile, Sylvie Guillem (née en 1965), est l’une des rares interprètes à pouvoir organiser un spectacle en son nom, tout en attirant dans son sillage les meilleurs chorégraphes actuels.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 7 juin 2012

Sylvie Guillem, deux pas sur trois

Après Russell Maliphant et Akram Khan, c’est William Forsyhte, Jirí Kylián et Mats Ek (la crème de la danse néo/classique) qui ont collaboré avec la star pour 6000 Miles Away. Le résultat est discutable, voire un peu paradoxal puisque la pièce la plus forte, signée Jirí Kylián, n’est pas dansée par Sylvie Guillem. Soit en l’occurrence une transposition de 27’52’’, pièce ancienne de Kylián, pour un duo sous très haute tension, formé par Aurélie Cayla et Lukas Timulak. Le chorégraphe tchèque y explore l’une de ses obsessions, le rapport homme-femme, et étonne toujours avec ses rythmes syncopés, ses accélérations, ses figures précipitées. Le tout se déliant peu à peu vers la sensualité, la rencontre, l’érotisme. L’autre duo du programme, signé William Forstyhe et interprété par Guillem, s’avère lui aussi de bonne tenue, sorte d’exercice de style où le chorégraphe manie avec brio sens de l’espace (semblant continuellement «respirer» entre dilatation et contraction), superbes jeux de lumières et virtuosité sèche et tranchante des gestes. Mais ces bonnes impressions se voient «gâchées» par le solo final de Sylvie Guillem créé par Mats Ek. L’ha

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Sans contrefaçon

SCENES | Danse / Un metteur en scène et deux danseurs. Robert Lepage, Russell Maliphant et Sylvie Guillem se sont lancés dans un projet inattendu. Raconter et donner à voir sur une scène la vie de Charles de Beaumont, plus connu sous le nom de Chevalier d’Éon.

Dorotée Aznar | Lundi 29 juin 2009

Sans contrefaçon

Danse / Un metteur en scène et deux danseurs. Robert Lepage, Russell Maliphant et Sylvie Guillem se sont lancés dans un projet inattendu. Raconter et donner à voir sur une scène la vie de Charles de Beaumont, plus connu sous le nom de Chevalier d’Éon. Du capitaine des dragons, espion de Louis XV, on retient surtout l’ambiguïté qui demeura autour de son sexe, lui qui fut condamné par Louis XVI à porter pendant plus de trente ans le vêtement féminin. Dans Eonnagata, le trouble n’est pas uniquement sexuel, il est également à l’origine même de ce spectacle mélangeant récits, lectures, arts martiaux japonais et chinois, combats d’épée, danse contemporaine… Trois périodes de la vie du Chevalier sont évoquées dans une succession de tableaux splendides, dont la beauté hypnotique doit beaucoup aux lumières de Michael Hulls. La «griffe» du metteur en scène canadien Robert Lepage est également palpable dans cette création où la danse sert continuellement le récit. Le mélange des sexes, des âges, des références, des cultures ne dessert pas la narration, mais permet au contraire de passer naturellement de la violence sourde des percussions à la grâce aérienne d’une danse sur un miroir. Car, si

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Monstrueuse rencontre !

SCENES | Quand deux géants de la danse se croisent sur un même plateau, cela donne un spectacle exceptionnel, drôle, émouvant ; à couper le souffle. Nous avons rencontré successivement Sylvie Guillem et Akram Khan, nous leur avons posé les mêmes questions. Leurs réponses. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Christophe Chabert | Mercredi 20 juin 2007

Monstrueuse rencontre !

Petit bulletin : Pourquoi avez-vous souhaité travailler ensemble et comment s'est passée votre rencontre ?Sylvie Guillem : J'ai vu, par hasard, un reportage sur Arte. C’était Akram, au Théâtre de la Ville à Paris. J'ai été fascinée par l'énergie et le langage de ce chorégraphe. J'ai voulu aller le voir, mais c'était complet. Rentrée à Londres, trois jours plus tard, j'ai reçu un mail de l'agent d'Akram, me disant qu'il allait faire des spectacles de kathak à Londres et qu'il souhaitait me rencontrer. Notre désir réciproque a été exaucé !Akram Khan : Sylvie suivait mon travail depuis longtemps. Nous nous sommes rencontrés après mon spectacle et je lui ai demandé comment elle se sentait. Quand elle m'a répondu : «anxieuse», j'ai réalisé que les gens se trompaient sur elle et qu'elle n'était pas une diva comme on voudrait le faire croire. Techniquement, quelles sont les difficultés auxquelles vous avez dû faire face pour travailler ensemble ?Sylvie Guillem : Je suis allée vers Akram pour faire des choses que je n'avais jamais faites. Nous sommes très différents en rapidité, en énergie. Son rythme et son rapport avec le sol sont également

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