Les Parapluies de Cherbourg aux Nuits de Fourvière

Benjamin Mialot | Mardi 25 novembre 2014

Invitée de l'émission La Bande Originale sur France Inter aujourd'hui, Natalie Dessay a fait une petite bourde, en annonçant la reprise l'été prochain à Fourvière, après sa création au Chatelet, de la comédie musicale Les Parapluies de Cherbourg.

Oui, comme le film de Jacques Demy. Même que c'est Michel Legrand en personne qui dirigera la partie musicale.

Pas de dates définitives pour l'instant, mais quelques infos ici : http://chatelet-theatre.com/fr/event/parapluies-de-cherbourg

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Natalie Dessay repousse son concert

MUSIQUES | La cantatrice française Natalie Dessay devait donner un récital ce dimanche, à l'Opéra de Lyon. Celui-ci est repoussé : son pianiste, Philippe Cassard, s'est en (...)

Sébastien Broquet | Samedi 5 mars 2016

Natalie Dessay repousse son concert

La cantatrice française Natalie Dessay devait donner un récital ce dimanche, à l'Opéra de Lyon. Celui-ci est repoussé : son pianiste, Philippe Cassard, s'est en effet blessé hier et ne peut jouer de son instrument momentanément. Le concert est repoussé au lundi 4 avril à 20h, toujours à l'Opéra de Lyon. Les billets restent automatiquement valables. Tous renseignements concernant la billetterie peuvent être obtenus au 04 69 85 54 54.

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À la Machine

MUSIQUES | Florence Welch a toujours lorgné vers les grandes voix féminines des années 60 (Candi Staton) à 80 (Kate Bush). Chose étrange sur Ship to Wreck – notons au (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 1 juillet 2015

À la Machine

Florence Welch a toujours lorgné vers les grandes voix féminines des années 60 (Candi Staton) à 80 (Kate Bush). Chose étrange sur Ship to Wreck – notons au passage que son obsession ophéliaque de la noyade, entrevue depuis Lungs, est toujours bien... ancrée, si l'on ose dire – le morceau très classic rock qui ouvre How Big, How Blue, How beautiful, elle semble d'emblée habitée par l'esprit, la voix et le débit ensorcelant de Stevie Nicks de Fleetwood Mac lorsqu'elle chantait en une transe dévorante leur fameux Rhiannon, l'histoire d'une sorcière galloise – «Welsh witch» en anglais. Étrange coïncidence qui ne fait sans doute que confirmer les pouvoirs sorciers de la rousse anglaise à la voix inflammable. Laquelle ne sort quasiment jamais, tout au long de ce nouvel album, de cette transe, si ce n'est pour quelque secondes d'une intro en ballade de nouveau bushienne sur le morceau-titre, qui lui aussi explose en bouche sans prévenir. Ici, tout est en effet big, à commencer par les arrangements en superpositions de cuivres, ces rythmiques de films d'aventures et cette voix qui donne l'impression que Florence e

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Les Nuits de Fourvière – Jusqu'au 31 juillet à Lyon (69)

SCENES | Après une édition 2014 riche en prises de risques, le festival phare de l'été lyonnais est revenu à ses fondamentaux bankable. On peut le déplorer. On peut, plus prosaïquement, se satisfaire de l'aubaine que constitue la venue d'artistes de haute stature dans un cadre aussi magistral que celui dessiné par les théâtres romains de Fourvière. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Les Nuits de Fourvière – Jusqu'au 31 juillet à Lyon (69)

Timorée la programmation des Nuits de Fourvière 2015 ? Assurément. Mais ce ne serait un problème que si la perspective de revivre cet instant magique où les coussins à l'effigie du festival, propulsés en signe d'acclamation par les 4500 spectateurs du grand théâtre qui l'accueille chaque été depuis 70 ans, éclipsent les étoiles et les lumières de la ville en contrebas, ne valait pas blanc-seing. Qu'importe en effet, s'il honore son vœu de pluridisciplinarité jusqu'au non sens, en accueillant six représentations de Florence Foresti et s'il nous refait pour la énième fois le coup des phénomènes de foire médiatique (Lily Wood & the Prick, Christine & the Queens), de la variété propre sur elle (Charlie Winston, Calogero) et du rock'n'roll fossilisé (Iggy Pop, Patti Smith, Robert Plant). Là-haut, tout est forcément plus beau. Surtout ce qui l'est déjà à la base, évidemment : l'électro-pop givrée de Björk, les miniatures avant-gardistes de Pascale Comelade, l'indie rock patraque de

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Les 7 Doigts de la Main font la tambouille

SCENES | Avec "Psy", "Traces" et "Séquence 8", le collectif canadien des 7 Doigts de la Main nous avait habitué au meilleur. Avec "Cuisine et confessions", présenté à la Maison de la Danse pour les Nuits de Fourvière, il signe un spectacle tout en auto-satisfaction et en démagogie. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 29 juin 2015

Les 7 Doigts de la Main font la tambouille

Un décor de cuisine monumental à faire pâlir tous les marquis de salades, des artistes venant à la rencontre des spectateurs qui s’installent pour s’enquérir de leur plat préféré alors que d’appétissantes émanations d’ail s’échappent du plateau : les 7 Doigts de la Main savent recevoir et allécher. Sauf que ce prélude, même une fois les lumières éteintes, n’en finit plus, au point que le spectacle semble ne jamais commencer, nonobstant quelques numéros de jonglage avec des fouets métalliques. D’emblée, Cuisine et confessions manque cruellement de rythme – et cela se vérifiera sur ses 90 minutes – un comble pour des circassiens, par ailleurs de très haut niveau (ah ! leur maîtrise du mât chinois...). De là, les 7 Doigts de la Main se laissent prendre au piège de l’adresse réitérée au public, le conviant fréquemment sur scène, comme s’ils ne pouvaient convaincre par leur seul talent, allant jusqu'à se planquer tandis que trois spectateurs meublent la scène. Dans cet aveu de faiblesse, ce n’est pas tant l’embarras des cobayes qui met mal à l'aise que la limpide démission des artistes. Se (faire) rouler dans la farine Autre facilit

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Comelade imaginaire

MUSIQUES | You're Never Alone with a Schizo. Le titre du cinquième morceau du vingt-huitième album (selon la police) de Pascal Comelade (une embardée garage avec les (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 23 juin 2015

Comelade imaginaire

You're Never Alone with a Schizo. Le titre du cinquième morceau du vingt-huitième album (selon la police) de Pascal Comelade (une embardée garage avec les Liminanas) résume sans doute à merveille sa musique. Alors bien sûr, Pascal Comelade n'est pas un schizo, du moins pas à notre connaissance. Mais rarement on aura vu dans l'histoire du rock (car oui, Comelade c'est du rock) un type à l'imaginaire à la fois aussi touffu – il n'y a qu'à réciter à haute voix la liste des titres de ses morceaux – et obsessionnel, maniaque et éparpillé. Si l'on dit des grands cinéastes qu'ils font toujours le même film et que c'est même à ça qu'on le reconnaît, alors Comelade est, lui, un très grand musicien, décidé, mais aussi déchiré et déchirant dans ses aspirations à la transsubstantiation musicale. La preuve : quand il emprunte un morceau à autrui (Wyatt, les Stones, Deep Purple), ce qui ébaubit c'est sa capacité non seulement à le dissoudre mais surtout, comme on dit au Groland, à la ressoudre, pour ne pas dire à la ressusciter dans un mouvement contradictoire. Souvenons-nous de ce film d'Hal Hartley pour une collection Arte sur le passage à l'an 2000. Jésus, inca

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Sylvie Guillem : une étoile disparaît

SCENES | A 50ans, la danseuse étoile Sylvie Guillem fait ses adieux et débute son ultime tournée au Théâtre antique de Fourvière. Une scène qu'elle a beaucoup fréquentée mais qui n'est malheureusement pas toujours propice à la danse intimiste. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 23 juin 2015

Sylvie Guillem : une étoile disparaît

La chorégraphe espagnole Maria Pagès et la danseuse étoile Sylvie Guillem incarnent toutes deux l'essentiel de la programmation danse des Nuits de Fourvière ces dernières années (à quelques intéressantes exceptions près : Marie Chouinard, Sasha Walz, Ohad Naharin...). Concernant Sylvie Guillem, on ne peut affirmer s'en lasser tant ses spectacles, souvent composés de soli ou de duos, y sont difficilement visibles : on n'a jamais bien vu davantage qu'une silhouette fine et véloce gesticulant parmi des lumières colorées et un peu de musique. Bref, programmer de petites formes au sein du grand théâtre, c'est au fond vouloir s'adresser surtout à un public de pilotes de chasse. Life in progress, annoncé comme les adieux à la scène de la grande danseuse, ne dérogera sans doute pas à la règle puisque son programme réunit, une fois encore, deux soli et deux duos (dont deux créations : le solo techne d'Akram Khan et le duo Here & After, signé du chorégraphe canadien Russell Maliphant). Nous retiendrons nos larmes donc. Caprices Nous les retiendrons d'autant plus qu'ailleurs, nous avons déjà pu découvrir le navrant sol

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Yael Naim en concert surprise au Lavoir

MUSIQUES | Surprise : la chanteuse franco-israelienne donnera ce soir un concert des plus intimistes au Lavoir Public, ainsi qu'elle l'a annoncé hier soir à (...)

Benjamin Mialot | Lundi 15 juin 2015

Yael Naim en concert surprise au Lavoir

Surprise : la chanteuse franco-israelienne donnera ce soir un concert des plus intimistes au Lavoir Public, ainsi qu'elle l'a annoncé hier soir à Fourvière entre deux triomphes. Pour faire partie de la centaine de privilégiés qui pourront y assister, direction Digitick dès 8h. Il vous en coûtera 15 euros (+ 2 euros d'adhésion à l'association le soir venu).

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María Pagès : "Carmen est toutes les femmes"

SCENES | À 51 ans, María Pagès ose enfin se confronter au mythe de Carmen. Mieux : avec "Yo, Carmen", présenté cette semaine aux Nuits de Fourvière, la Sévillane, au fait de son art du flamenco, parvient à insuffler une profondeur inédite à l’héroïne de Mérimée. Nous l’avons rencontrée à Jerez de la Frontera, au cœur de son Andalousie natale. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 2 juin 2015

María Pagès :

Votre spectacle s’intitule Yo, Carmen ("Moi, Carmen"). Quelle est votre Carmen ? María Pagès : C’est toutes les femmes. Je crois que le mythe de Carmen s’est construit pour de mauvaises raisons. Mérimée a mis en Carmen ses désirs d’homme pour exprimer ses passions. Mais Carmen est le nom le plus commun en Espagne ! Dans ma classe à l’école, il y en avait six ! Carmen c’est donc ma tante, ma cousine, la femme en général, ce n’est pas cette invention masculine. Elle peut bien sûr être sensuelle, mais c’est aussi la femme qui souffre. La situation de la femme a avancé mais pas beaucoup. Il faut toujours démontrer qu’une femme peut être forte, capable… Carmen était une femme sans voix, c’est l’homme qui parlait pour elle et si elle parlait on la tuait. Votre Carmen se plie d'ailleurs à des tâches ménagères… Oui, c’est important de montrer que c’est encore la femme qui s’occupe de la base de la société. On dit d’ailleurs "la langue maternelle". Pourquoi ? Parce que c’est la femme qui transmet la communication. Il faut mettre en valeur cela. Carmen, selon vous, n’est pas qu’espagnole, mais au

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Nuits de Fourvière 2015 : la programmation

ACTUS | Des adieux, des retrouvailles, des rencontres : bien que moins surprenante que sa prédécesseur, la 22e édition des Nuits de Fourvière promet son lot d'émotions fortes. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 25 mars 2015

Nuits de Fourvière 2015 : la programmation

Pas de créations, peu de cautions indé, aucune réelle exclusivité : là où la programmation musicale de l'édition 2014 épatait par sa diversité et son audace, celle de 2015 a comme un parfum d'austérité. Du phénomène Christine & the Queens à Calogero, de Ben Harper à Joan Baez en passant par Selah Sue, Véronique Sanson, Jeanne Cheral (pour un concert avec l'orchestre du CRR de Lyon), le clan Chédid, Moriarty, Charlie Winston, Iggy Pop, Robert Plant, Patti Smith (qui interprétera l'intégralité de son premier album Horses) ou Björk (dont la venue reste cependant un événement), ce ne sont pas les valeurs sures – au sens boursier de l'expression – qui manquent cette année. Sorti d'une poignée d'auteurs avec un grand A (Dominique A, forcément, Pascal Comelade, Lambchop), c'est donc ailleurs qu'il faudra chercher un peu de fraîcheur. Au Brésil (avec la légende tropicali

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Björk aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Tout est dans le titre : la diva islandaise fera son grand retour au Grand théâtre le 20 juillet prochain. Le festival en profite pour (...)

Benjamin Mialot | Lundi 16 mars 2015

Björk aux Nuits de Fourvière

Tout est dans le titre : la diva islandaise fera son grand retour au Grand théâtre le 20 juillet prochain. Le festival en profite pour rappeler que l'édition 2015 sera dévoilée intégralement mercredi 25 mars à 11h15 (nous ne manquerons pas de la commenter dans la foulée). Et que la billetterie ouvrira le lendemain à 16h avec un lancement public place Bellecour.

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Bartabas en création mondiale aux Nuits de Fourvière

SCENES | Toutes les créations de Bartabas, depuis près de 30 ans qu'il porte à leur quintessence les rapports homme/animal, sont passées par ici. Lyon est même la seule (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 18 février 2015

Bartabas en création mondiale aux Nuits de Fourvière

Toutes les créations de Bartabas, depuis près de 30 ans qu'il porte à leur quintessence les rapports homme/animal, sont passées par ici. Lyon est même la seule ville de France, avec Paris, dans laquelle ses treize spectacles auront été présentés. C’est donc logiquement que les Nuits de Fourvière accueilleront la première mondiale de son nouvel opus, On achève bien les anges - Elégies. En plein travail dans son théâtre équestre au Fort d’Aubervilliers, Bartabas a donc encore quatre mois de travail devant lui pour mener à bien cette création, avant de la présenter sous chapiteau au parc de Parilly, où il avait déjà, en 2012, montré le fabuleux Calacas,  inspiré des (joyeux) rites mortuaires mexicains. Ce sera aussi pour lui l’occasion de retrouver un espace de jeu qu’il avait abandonné depuis quelques années. 26 chevaux, 9 cavaliers et 6 musiciens seront sur la piste. Ces derniers feront entendre du Prokofiev, du Bach et du Messiaen, mais aussi et surtout du Tom Waits, que le cavalier a depuis longtemps en tête. «C’est un Jacques Brel américain» dit-il pour lui rendre hommage. Waits ne sera évidemment pas

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Florence Foresti aux Nuits de Fourvière

SCENES | Depuis quelques semaines, Lyon bruissait d'incompréhensions quant à l'absence de Florence Foresti des programmations de la Halle (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 4 février 2015

Florence Foresti aux Nuits de Fourvière

Depuis quelques semaines, Lyon bruissait d'incompréhensions quant à l'absence de Florence Foresti des programmations de la Halle Tony Garnier, de la Bourse du travail et autres lieux capables d'accueillir une showwoman de son calibre. On sait désormais de quoi il retourne : c'est exclusivement aux Nuits de Fourvière que l'enfant du pays présentera son nouveau spectacle, Madame Foresti, du 6 au 12 juillet (avec une relâche le 9, soit six représentations). Ouverture de la billetterie mardi 17 mars à 16h.

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Selah Sue aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Après la famille Chedid (dont une deuxième date est annoncée pour le 23 juin suite au succès foudroyant de la première), c'est au tour de Selah Sue de rejoindre (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 17 décembre 2014

Selah Sue aux Nuits de Fourvière

Après la famille Chedid (dont une deuxième date est annoncée pour le 23 juin suite au succès foudroyant de la première), c'est au tour de Selah Sue de rejoindre la programmation de l'édition 2015 du festival. L'interprète du lourdement playlisté Raggamuffin' se produira dans le Grand théâtre le 19 juin, quelques mois après la parution de son deuxièle album, Reason. Ouverture de la billetterie le 18 mars !

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A Fourvière, les adieux de Sylvie Guillem

SCENES | A peine avons-nous fait le deuil de l'été 2014 que les Nuits de Fourvière lèvent le voile sur un premier RDV de leur édition 2015. Ce n'est pas tout à fait une (...)

Benjamin Mialot | Mardi 4 novembre 2014

A Fourvière, les adieux de Sylvie Guillem

A peine avons-nous fait le deuil de l'été 2014 que les Nuits de Fourvière lèvent le voile sur un premier RDV de leur édition 2015. Ce n'est pas tout à fait une bonne nouvelle, car du 29 juin au 2 juillet, c'est dans le cadre d'une tournée d'adieu mettant fin à pas moins de quarante ans de carrière au service des plus grands (Noureev, Béjart, Bob Wilson...) et d'elle-même que la chorégraphe Sylvie Guillem se produira dans le Théâtre antique. Pour l'occasion (qui concorde avec les soixante-dix ans officieux du festival), elle présentera deux créations (un solo sur une chorégraphie d'Akram Khan, un duo signé Russell Maliphant) et deux reprises (Bye, solo de Mats Ek, et un Duo de Forsythe dansé cette fois par deux interprètes de sa compagnie).

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Ils reviennent, et on est très contents…

ECRANS | C’est désormais un fait établi : au milieu de l’avalanche prométhéenne des sorties estivales, les classiques font de la résistance, en salles comme en plein air, avec toujours de belles redécouvertes. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 12 juillet 2013

Ils reviennent, et on est très contents…

Demy par-ci, Demy par-là. L’incroyable canonisation cinéphile actuelle autour de Jacques Demy devrait finir d’achever les allergiques à son œuvre en-chantée. À ceux-ci qui à l’annonce de son nom sont déjà en train de développer une réaction cutanée, on ne peut que conseiller la vision de La Baie des Anges (à partir du 21 août au Comœdia). C’est son deuxième film, il l’a tourné dans une ville, Nice, qui cinématographiquement ressemble d’ordinaire à un champ de navets, et on n’y pousse à aucun moment la chansonnette. C’est un chef-d’œuvre, qui rappelle que Demy n’était pas affilié à la rive gauche de la Nouvelle Vague pour rien, autrement dit qu’il avait la passion des formes et des genres, que ce soit dans l’écrin sophistiqué de ces films musicaux ou, comme ici, dans un mélodrame à la mise en scène aussi flamboyante que du Douglas Sirk. Pendant longtemps, le nom de David Lean était associé à "grand spectacle académique en costumes". Les

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Les chansons d’amour

ECRANS | Difficile de passer à côté de la "Jacques Demy-mania" qui semble s’être emparée de la France depuis deux mois — et l’ouverture d’une grande exposition à la (...)

Christophe Chabert | Mercredi 15 mai 2013

Les chansons d’amour

Difficile de passer à côté de la "Jacques Demy-mania" qui semble s’être emparée de la France depuis deux mois — et l’ouverture d’une grande exposition à la Cinémathèque Française. L’Institut Lumière embraye donc avec une rétrospective à base de copies amoureusement restaurées sous le regard vigilant de sa veuve Agnès Varda. L’œuvre de Demy suscite toutefois des sentiments mitigés chez nous. Ses meilleurs films à nos yeux ne sont pas forcément les plus représentatifs — entendez, ceux qui ont fait sa réputation de cinéaste en-chanté. On pense notamment au sublime La Baie des anges : noir et blanc et cinémascope, noirceur du propos et violence des sentiments, mais surtout pas la moindre chanson dans ce mélodrame habité par une Jeanne Moreau magnifiée. Le cinéma de Demy se nourrit, comme celui de ses voisins rive droite de la Nouvelle Vague, d’une passion pour les genres américains, avec en premier lieu les musicals. Il en donnera une lecture très personnelle avec Les Parapluies de Cherbourg — dont tous les dialogues sont chantés — puis Les Demoiselle

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Songs of a Beach

MUSIQUES | Légèrement moins enjouée que son oncle Michel, Victoria Legrand pratique avec son compagnon Alex Scally au sein de Beach House une dream pop de plus en plus lumineuse au fil des albums. Le dernier en date, "Bloom", milite pour des printemps en douceur et vient fleurir la scène de l'Epicerie Moderne. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 1 juin 2012

Songs of a Beach

L'espèce humaine est répartie en deux catégories : ceux qui pensent que Michel Legrand est un génie (le musicien a quand même raflé trois oscars) et ceux qui ne comprennent pas les premiers et trouvent – exemple non contractuel – la dernière scène de L'Amour dure Trois Ans, où apparaît le musicien fétiche de Jacques Demy, extrêmement gênante pour ne pas dire pénible. Si l'on appartient à la deuxième catégorie, on pourra toujours tenter de rejoindre la première en se penchant sur le cas de la nièce, Victoria, moitié du duo franco-américain Beach House. Seul point commun : le port du parapluie qui ici n'est pas de Cherbourg mais de Baltimore, l'une des villes les plus ennuyeuses des des USA (voir les films de John Waters). Sur les disques de Beach House, désormais au nombre de quatre, l'ambiance est pluvieuse, traînante et éthérée. Dans le jargon, on appelle cela de la "dream pop", ce genre de musique qui, de la lynchienne Julee Cruise aux Cocteau Twins, vous laisse dans un état quelque peu second voire tertiaire, coincé entre deux dimensions ou deux états de conscience. Guronsan Il ne s'

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Intégrale Jacques Demy

ECRANS | Ciné Tamaris

Christophe Chabert | Mercredi 10 décembre 2008

Intégrale Jacques Demy

DVD / Il aura fallu des années pour qu’Agnès Varda et ses deux enfants (Matthieu Demy et Rosaline Varda) parviennent à éditer l’œuvre de Jacques Demy dans son intégralité. Droits éparpillés (notamment pour les films américains), copies à restaurer, courts-métrages à exhumer : le parcours du combattant en valait la chandelle, car ce coffret de 12 DVD est un objet incontournable pour les collectionneurs, même ceux qui ne partagent pas forcément le culte Demy. Car on peut trouver son cinéma inégal, notamment ses films «en-chantés». Par exemple Une chambre en ville, où ce parti-pris flirte avec le grotesque (la charge des CRS sur les manifestants, ça passe ou ça casse !), et l’hallucinant Parking, dont le mauvais goût 80’s plombe à chaque image cette transposition moderne du mythe d’Orphée (avec Francis Huster dans le rôle principal, en plus !). Mais l’œuvre de Demy ne peut être réduite à ses tragi-comédies musicales, y compris les plus célèbres (Les Demoiselles de Rochefort, Peau d’âne et Les Parapluies de Cherbourg). On ne chante qu’une fois dans Lola, premier long et coup de maître témoignant d’une grande maîtrise formelle mais aussi d’une vraie sensibilité ; et on ne chante pas du

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