Mourad Merzouki danse avec les pixels

SCENES | "Pixel", c’est la rencontre au sommet entre le chorégraphe Mourad Merzouki, star d’un hip hop généreusement éclatant, et les deux poètes des arts numériques que sont Adrien Mondot et Claire Bardainne. Une réussite. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 20 janvier 2015

Mourad Merzouki, c'est une signature forte que l'on reconnaît d'emblée sur scène : celle d'un hip hop généreux, parfaitement maîtrisé et renforcé par des apports variés – notamment la danse contemporaine et les arts du cirque. Son nouveau spectacle Pixel ne déroge pas à la règle, et la suit même parfaitement. Mais la grande réussite de cette aventure, et plus largement de la plupart des précédentes, vient des mariages que le chorégraphe invente : auparavant avec la musique classique du Quatuor Debussy (Boxe boxe) ou avec des danseurs cariocas (Käfig Brasil), avec les prodiges des arts numériques que sont Adrien Mondot et Claire Bardainne dans le cas de ce fameux Pixel.

Un spectacle créé à six mains d'une grande fluidité où aucun de ces deux arts a priori éloignés ne dévore l'autre, chacun sortant au contraire renforcé par ce contact. Sur scène, les (excellents) danseurs jouent ainsi avec les formes abstraites qui envahissent le sol ou les murs, plongent en elles, les envoient valser. Fascinant.

Pour la beauté du geste

«On est de plus en plus entouré d'art numérique. Quand j'ai découvert le travail d'Adrien et Claire, j'ai tout de suite aimé leur côté singulier. On n'est pas dans de la vidéo décorative, trop chargée, mais dans un rapport à l'image épuré avec un aspect en trompe-l'œil bluffant. J'ai tout de suite eu envie d'imaginer une chorégraphie dans un espace qui serait porté par leur univers» nous a expliqué le chorégraphe. Ceux qui connaissent l'univers du duo aujourd'hui installé à Lyon – et exposé au Planétarium la saison passée – ne seront pas surpris : on a une fois n'est pas coutume affaire à «de l'art cinétique» dixit Adrien Mondot. Les néophytes auront quant à eux la chance de découvrir un monde fascinant où les émotions affleurent dans le creux d'une ligne, une courbe ou encore un point ; toutes ces formes immatérielles (enregistrées en amont ou manipulées depuis la régie) laissant libre cours à l'imagination des spectateurs qui peuvent y voir ce qu'ils veulent – de la neige, des bulles de champagne, le sol d'un jeu vidéo… C'est un peu bête à dire – ou plutôt à écrire – mais oui, c'est beau. Très beau même.

Pixel
A la Maison de la danse du mardi 20 au vendredi 30 janvier


Pixel

De Mourad Merzouki, par la Cie Käfig, 1h, dès 7 ans. Danse et arts numériques
Maison de la Danse 8 avenue Jean Mermoz Lyon 8e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Pixel

De Mourad Merzouki, par la Cie Käfig, 1h, dès 7 ans. Danse et arts numériques
Espace Albert Camus 1 rue Maryse Bastié Bron
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Folia en folie pour ouvrir Nuits de Fourvière

Danse | Spectacle idéal pour ouvrir les Nuits de Fourvière sur le grand plateau, Folia combine le savoir-faire de Mourad Merzouki à la musique baroque des Concerts de l'Hostel-Dieu. Visite en coulisses.

Nadja Pobel | Mardi 29 mai 2018

Folia en folie pour ouvrir Nuits de Fourvière

« On dit que je fais des spectacles dits de divertissement. Mais ça ne me gêne pas, j'incarne ça et j'ai envie de le partager avec le public ». Mourad Merzouki est lucide. Nuits de Fourvière aussi, qui lui a confié l'ouverture du festival. Et c'est drôlement astucieux car Folia est le parfait spectacle populaire (hip-hop et musique baroque), de qualité (tous sur le plateau atteignent des sommets) sans trop être avant-gardiste non plus (la robe de la chanteuse émergeant d'une des boules du décor est so kitsch, mais visible du dernier rang de l'amphithéâtre). Bref, tout est à sa place. À la tête, depuis 2009, du Pôle Pik à Bron (devenu Pôle en Scènes en fusionnant avec l'Espace Albert Camus) et du CNN de Créteil, initiateur du festival Karavel en 2007, prochainement à la Biennale de la Danse pour présenter sa nouvelle création, Merzouki est sur tous les fronts avec un aplomb impressionnant. À Fourvière, il avait déjà fait un digest de ses premières œuvres et celles de ses comparses pionniers du hip-hop

Continuer à lire

L'animisme numérique d'Adrien M & Claire B

Art Contemporain | Pour leur deuxième corpus d’exposition, Adrien M et Claire B s'immiscent au cœur de la matière, celle des pierres avec un parcours d’installations et d’œuvres aux formats variés qui font coexister virtuel et matériel, magie et technologie.

Sarah Fouassier | Mardi 12 décembre 2017

L'animisme numérique d'Adrien M & Claire B

Muni d’un Ipad, le spectateur est ici le réalisateur de son parcours dont le point de départ et thème sont les pierres ; des pierres glanées çà et là à travers l’Europe, notamment en Italie et sur la côte sud de la Crète. Mirages & Miracles nous révèle leurs histoires grâce à l’outil numérique. Claire Bardainne aime parler « d'animisme numérique » pour définir ce travail où l’esprit des pierres est réanimé sous l’apparence de personnages aux corpulences diverses. Cette galerie des pierres apparaît dans un habillage très simple à l’œil nu : disposées sur des feuilles de papier où l’on retrouve leurs sœurs jumelles sous forme de dessins. Et c’est en orientant l’Ipad que l’esprit de la roche se révèle par des personnages, homme ou femme, vieux ou jeune, maigre ou gros dansant ou affrontant le vent, nageant dans une eau claire ou sautant à pieds joints sur les galets. Chaque scène est le reflet du lieu dans lequel la pierre a été cueillie. Cette magie est particulièrement attachée au mimétisme du réel. Les personnages n’ont pas simplement été dessinés, ils sont issus d’un processus de création en motion capture

Continuer à lire

Julien Clerc : 50 ans de carrière aux Nuits de Fourvière

Plus Loin | 50 ans déjà (ça file, non ?) que Julien Clerc promène son cœur de rocker et ses trémolos sur des scènes toujours plus acquises à sa cause. Pour fêter cela, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 20 octobre 2017

Julien Clerc : 50 ans de carrière aux Nuits de Fourvière

50 ans déjà (ça file, non ?) que Julien Clerc promène son cœur de rocker et ses trémolos sur des scènes toujours plus acquises à sa cause. Pour fêter cela, "Julien" sera l'invité des Nuits de Fourvière, le 4 juillet prochain au Grand-Théâtre (on garde son calme les places ne seront en vente que le 16 mars à 14 h). À noter que cette même édition des Nuits s'ouvrira avec une pièce du chorégraphe Mourad Merzouki. Pour le reste de la programmation, en revanche, il faudra patienter encore un peu.

Continuer à lire

Côté salles : à l’Est, rien de nouveau

Direction Artistique | À Charlie Chaplin comme au Toboggan, voici venir deux directeurs pas si nouveaux : Mourad Merzouki et Victor Bosch, déjà à la tête d’autres salles. Cette concentration des pouvoirs menace-t-elle la diversité de l’offre ?

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Côté salles : à l’Est, rien de nouveau

Poussée vers la sortie avec force par la mairie de Décines, Sandrine Mini, qui a eu à cœur de défendre au Toboggan une programmation exigeante, a pris du galon : elle fait sa rentrée à la tête de la scène nationale de Sète. Fin de la belle histoire. Denis Djorkaeff, l’adjoint à la Culture, a fait appel à « une référence, à même de faire une programmation dans un temps record » comme il nous le confiait en mars dernier, en même temps qu’il annonçait la venue de Victor Bosch. Depuis, le directeur du Radiant à Caluire a vu sa mission se préciser. Il est officiellement directeur artistique et programmateur du Toboggan pour une durée de trois ans. Soucieux « de ne rien casser de ce qui a été précédemment fait », il garde sa recette éclectique, tentant de répondre aux besoins de sa nouvelle tutelle de faire un théâtre de proximité avec

Continuer à lire

Arac, 25 ans d’âge

Cinéma | Depuis 1991, Rhône-Alpes cinéma se pose en productrice des films produits sur son territoire. Naviguant entre échecs et beaux succès critiques ou publics, cette activité joue sur la santé économique de la région et son prestige extérieur. 25 ans après, alors que la fusion avec l'Auvergne vient de s’opérer, quels bilans retenir de cette entreprise soutenant l’audiovisuel local ?

Julien Homère | Mercredi 22 mars 2017

Arac, 25 ans d’âge

Pas étonnant que Roger Planchon, apôtre de la décentralisation théâtrale et cinéphile dans ses jeunes années, ait été à la manœuvre pour créer l’entité. 254 films plus tard, cette philosophie créatrice reste la même, revendiquant une pluralité encore omniprésente et une indépendance de l’Ile-de-France affirmée. « Notre ligne éditoriale se trouve dans la diversité des projets. On ne s’enferme pas dans une ligne exclusive : c’est le choix de la Région. » explique Grégory Faes, directeur général d’Auvergne-Rhône-Alpes cinéma. En théorie, le refus des querelles de clochers explique la bonne santé de l’entreprise privée, devenue Auvergne-Rhône-Alpes cinéma depuis la fusion des régions de tutelles début 2016. Pourtant, la réalité demeure beaucoup plus complexe.

Continuer à lire

Käfig, vingt balais

Maison de la Danse | Compagnie emblématique des heureuses métamorphoses de la danse hip-hop en France, Käfig, dirigée par Mourad Merzouki, fête ses vingt ans à la Maison de la Danse (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 décembre 2016

Käfig, vingt balais

Compagnie emblématique des heureuses métamorphoses de la danse hip-hop en France, Käfig, dirigée par Mourad Merzouki, fête ses vingt ans à la Maison de la Danse (du 11 au 21 décembre). Du gymnase de Saint-Priest où quatre copains (Kader Attou, Mourad Merzouki, Eric Mezino et Chaouki Saïd) s'entraînaient au plateau de la Maison de la Danse, puis à la direction de Centres Chorégraphiques Nationaux, la compagnie et les chorégraphes hip-hop ont libéré leur art de ses clichés et de son relatif isolement, l'ont sublimé en l'entremêlant à beaucoup d'autres types de danse (à l'inverse, beaucoup de chorégraphes contemporains venus d'autres horizons puisent dans le vocabulaire hip-hop). Reste toujours cette énergie, positive et de révolte, que l'on pourra retrouver ce mois-ci dans trois spectacles de Käfig : une création, Cartes blanches, rendant hommage aux interprètes qui ont marqué son histoire, et les reprises de Correria Agwa et de Pixel, deux des meilleures pièces de la compagnie.

Continuer à lire

Danse féérique pour toute la famille

Danse | C'est un enfant du pays qui revient sur ses terres : Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig réinstallent en cette fin d'année sur la scène de la Maison de la (...)

Antoine Allègre | Mardi 22 novembre 2016

Danse féérique pour toute la famille

C'est un enfant du pays qui revient sur ses terres : Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig réinstallent en cette fin d'année sur la scène de la Maison de la Danse leur pièce maîtresse : Pixel. Certainement l'une des œuvres de danse contemporaine les plus transgénérationnelles qui soit. Un moment de grâce infinie où s'entrelacent corps, vidéo et effets numériques dingues et, cerise sur le gâteau, qui plaît à tous les publics : minots breakers, parents curieux et mamies coutumières de cette institution lyonnaise. « Je crois que Pixel est un spectacle qui plaît parce qu'il ne raconte pas d'histoire. Tout se passe pour l'image, la poésie » assure Mourad Merzouki, également directeur du Centre Chorégraphique Pôle Pik qu'il a créé en 2009. « Il y a cette énergie, cette générosité de la danse hip-hop qui attire beaucoup ; et aussi des évolutions numériques, tout en combinant exigence et écriture chorégraphique. On se raconte sa propre histoire. » Du pain béni pour les kids à partir de huit ans, et les grands qui ont su conserver une propension à

Continuer à lire

L’Estival de la Bâtie – Du 1er au 25 juillet à Saint-Étienne-le-Molard (42)

SCENES | À la Bâtie, tout est question de chemins de traverse, d'échappées belles ou de Fugues, en l'occurrence celles de Yoann Bourgeois. Pensées pour un seul (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

L’Estival de la Bâtie – Du 1er au 25 juillet à Saint-Étienne-le-Molard (42)

À la Bâtie, tout est question de chemins de traverse, d'échappées belles ou de Fugues, en l'occurrence celles de Yoann Bourgeois. Pensées pour un seul artiste, ces performances au trampoline (dont il est un vrai et rare spécialiste) ou avec balles, versions réduites de son Art de la fugue, sont autant d'occasions d'apprécier à quel point ce circassien se joue de la pesanteur avec virtuosité. Plus terre-à-terre est Boxe boxe de Mourad Merzouki. Celui qui, avec sa compagnie Käfig, a porté la danse hip-hop sur les plus prestigieuses scènes du monde, reprend ici une pièce créée à la Biennale de la danse de Lyon en 2010. En invitant sur scène le Quatuor Debussy, il a su faire évoluer son art vers plus de théâtralité pour mieux dé-ghettoïser cette pratique urbaine. Le festival lui-même a beau se dérouler principalement dans l’imposant château éponyme, plusieurs «escapades» (on y revient) permettent de se balader le long de la Loire via dix communes qui accueilleront, par exemple, la mezzo-soprano Karine Deshayes et l’ensemble Contraste, les polyphonies cosaques de

Continuer à lire

Mourad au royaume des filles

SCENES | Amorcée samedi dernier, la 8e édition du festival de danse urbaine Karavel fait ce mercredi 15 octobre la part belle aux pionniers du mouvement hip hop, (...)

Nadja Pobel | Mardi 14 octobre 2014

Mourad au royaume des filles

Amorcée samedi dernier, la 8e édition du festival de danse urbaine Karavel fait ce mercredi 15 octobre la part belle aux pionniers du mouvement hip hop, invitant à l'université Lyon 2 les désormais quadragénaires mais toujours vaillants Tayeb Benamara, Bintou Dembélé et Hakim Maïche. Autre vétéran, le grand ordonnateur de la manifestation, Mourad Merzouki, créera lui 7Steps au Radiant (vendredi 17), une pièce entièrement féminine avec des danseuses venues de Belgique, du Danemark, de Finlande, des Pays-Bas et d'Angleterre. De ce que nous en avons vu – soit la quasi-intégralité – cette partition ultra tonique et jamais caricaturale sera le très beau point d’orgue d'une édition qui, par ailleurs, multiplie les petites formes et les master-classes dans sa maison-mère, le Pôle Pik de Bron. Largement présent aussi à l’Espace Albert Camus (avec le Pockemon Crew notamment, le jeudi 16, ou les drôles d’Androïdes de Air Compagnie), Karavel s’aventure sur des terrains plus lointains et bien plus pauvres en matière culturelle que les villes pré-citées. Ainsi de la petite commune de l’Ain Saint-Etienne-du-Bois, preuve que le hip-hop est exportable autan

Continuer à lire

Le défilé de la Biennale fête ses dix ans

ACTUS | La manifestation la plus populaire de la Biennale de la danse aura lieu ce dimanche 14 septembre à partir de 14h, et déambulera entre la place des Terreaux et celle de Bellecour. Benjamin Mialot et Nadja Pobel

Benjamin Mialot | Samedi 13 septembre 2014

Le défilé de la Biennale fête ses dix ans

Initié par Guy Darmet en 1996, le défilé réunira cette année 4500 amateurs dans les rues de Lyon, soit 12 groupes venus de toute la région et encadrés par autant de compagnies professionnelles. Cette véritable parade chorégraphique – la plus grande d’Europe – a été conçue comme un retour aux sources d’inspiration du premier défilé : le carnaval de Rio, avec sa samba et ses chars colorés. Une fois n’est pas coutume, de grands noms de la danse contemporaine se mêleront à la fête. Ainsi de Denis Plassard, pour un projet impliquant 400 Turinois, autant de Lyonnais et des centaines de marionnettes crées avec la papesse du genre en France, Emilie Valantin, mais aussi de l’incontournable Mourad Merzouki (qui présentera à l’Amphi 3000 les 20 et 21 septembre Récital à 40, une relecture démultipliée de son premier spectacle, avec lequel il donna ses lettres de noblesse à la danse hip hop), des circassiens de la compagnie Virevolt (Aurélie et Martin Cuvelier) et de Bouba Landrille Tchouga. Cerise sur le gâteau, la chorégraphe sud-africaine Dada Masilo,

Continuer à lire

«Une nouvelle étape»

SCENES | Le hip-hop a ses classiques. La preuve : le pionnier Mourad Merzouki propose aux Nuits de Fourvière "Répertoire #1", patchwork d'une partie de ses créations et de celles de ses camarades Bouba Landrille Tchouda, Kader Attou, Anthony Égéa et Marion Motin. A quelques heures d'une représentation de "Boxe Boxe" à Londres, il revient pour nous sur son art et sa transmission. Propos recueillis par Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 17 juin 2014

«Une nouvelle étape»

Il y a vingt ans quand on parlait de hip-hop, on nommait un phénomène de mode. Aujourd’hui c’est une danse à part entière. Le titre de votre nouvelle création, Répertoire, est à cet égard des plus limpides...Mourad Merzouki : Oui, il s’est passé plein de choses, des créations ont marqué le paysage chorégraphique français et ont été vues par un public très large. Je trouve que c’est important de valoriser ce répertoire-là, de voir ce qu’il a apporté et généré dans le monde de la danse. On oublie vite que le hip-hop peut être regardé, encouragé, soutenu comme n’importe quelle autre danse. Ce spectacle est aussi une façon de regarder devant nous pour continuer ce chemin. On pose une nouvelle étape.  C’est un spectacle que vous avez conçu sans pause. Comment l’avez-vous construit avec les autres chorégraphes ?J’ai choisi treize extraits de spectacles. Ensuite, l’idée est de faire en sorte que le spectateur puisse passer d’une écriture à une autre sans qu’il y ait un rideau, un entracte ou une quelconque interruption entre les chorégraphies. Je vais donc proposer un travail de création avec un fil rouge d’une pièce à l’au

Continuer à lire

Une Biennale sous perfs

SCENES | La seizième Biennale de la danse, toujours aussi prolifique et hétéroclite, se place cette année sous le signe de la performance et de ses avatars contemporains. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 juin 2014

Une Biennale sous perfs

Pour sa deuxième Biennale, Dominique Hervieu enfonce le clou de ses convictions et de sa sensibilité. Si sa programmation, comme celle de son prédécesseur Guy Darmet, s'ouvre à tous les styles de danse contemporaine (du hip hop avec l'incontournable Mourad Merzouki au néoclassique en passant par le flamenco avec Rocío Molina et quelques chorégraphes inclassables), elle s'enrichit d'un nombre de créations plus important (comme cette Carmen selon Dada Masilo) et, surtout, se teinte de deux ensembles thématiques : le cirque contemporain et la performance. Si le premier, notamment représenté par James Thierée et la Compagnie XY, est aujourd'hui une quasi porte enfoncée, la réflexion annoncée sur l'actualité de la seconde promet d'être beaucoup plus stimulante ! Le fil rouge tissé par Dominique Hervieu

Continuer à lire

Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

CONNAITRE | 65 spectacles, 170 levers de rideau, des rendez-vous au TNG, à Gadagne ou à la Maison de la danse : les Nuits de Fourvière s'annoncent plus foisonnantes que jamais. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 13 mars 2014

Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

L'an passé, nous saluions le starpower de la soixante-huitième édition des Nuits de Fourvière. Maintenant que nous connaissons la teneur de la soixante-neuvième, nous voilà contraints de revoir notre jugement à la baisse : en termes d'éclat et de densité, la programmation de 2014 est à celle de 2013 ce que la Grande Nébuleuse d’Andromède est à la Voie Lactée. Le principal artisan de ce saut hyperspatial qualitatif n'est autre que Richard Robert, transfuge des Inrockuptibles qui semble avoir avoir définitivement trouvé ses marques de conseiller artistique. Impeccablement équilibré entre reconnaissance de phénomènes franco-belges (Phoenix,  Fauve et Stromae), concerts événementiels (un hommage à Robert Wyatt, Benjamin Biolay qui dirigera un orchestre pour sa nouvelle muse, Vanessa Paradis), rappels de la suprématie de la pop d'outre-Manche (le collectif multimédia Breton, Damon Albarn pour son premier album solo, Franz Ferdinand, Miles Kane), passages ob

Continuer à lire

Royal récital-chorale

SCENES | «Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort / Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port» écrivait Corneille dans "Le Cid". Mourad Merzouki a monté "Récital" à six, seize ans plus tard les voilà quarante. À voir à l'espace Albert Camus de Bron ou dans six mois dans la Biennale de la danse.

Nadja Pobel | Samedi 8 février 2014

Royal récital-chorale

Il a inventé, exporté et institutionnalisé (au bon sens du terme) la danse hip hop à la française. Restait à la transmettre. Le pétillant Mourad Merzouki n’est jamais à cours d’idées et voilà que seize ans après avoir créé Récital, il actualise cette pièce chorégraphique fondatrice de son répertoire devenue un classique, dans la cadre d’un projet plus vaste nommé "Kampus". En 1998, ils sont six sur scène et appartennaient à une compagnie dont ils ne supposaient pas un seul instant qu’elle ferait le tour du monde : Käfig. Depuis, Merzouki, quarante-et-un ans, a été décoré de multiples fois par le ministère de la culture, s’est vu confié la direction d'un Centre Chorégraphique National (à Créteil), et a construit un centre de formation/lieu de diffusion et un festival à Bron (Pôle Pik et Karavel). Et le voilà revenu à Récital. Ils sont désormais quarante, quatre générations sur le plateau : Merzouki lui-même, toujours fou de joie de fouler la scène, mais aussi des gosses qui marchent avec talent dans les pas du maître. La bande-son mêle hip hop et notes orientales, les corps se saccadent comme traversés par une onde, les séquences de ballet collec

Continuer à lire

Micro Mondes ou l’art en cinq dimensions

CONNAITRE | Des spectacles sensoriels dans de petites jauges : voici venir le festival Micro Mondes qui, pour sa deuxième édition, promet au spectateur d’être un peu plus acteur qu’à l’accoutumée. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mercredi 20 novembre 2013

Micro Mondes ou l’art en cinq dimensions

Elle avait déjà travaillé dans de grandes structures culturelles, de belles salles avec de beaux et impeccables spectacles. Puis un jour elle a vu Bucchetino. Céline Le Roux, directrice et fondatrice du festival Micro Mondes, dont la première édition s’est tenue il y a tout juste deux ans, se souvient encore de cette expérience incroyable. Romeo Castellucci, loin de la subversion de ses créations habituelles, avait reconstitué la maison du Petit Poucet et invitait les spectateurs à se coucher dans un des cinquante lits présents. Une fois la couverture repliée sur soi, on écoutait la conteuse nous dire cette histoire en respirant de véritables effluves d’eucalyptus et en entendant grincer l’escalier sous les pas du père montant voir ses enfants dans la pièce d’à-côté. Ce spectacle autant sensationnel que sensoriel nous a laissé comme à elle des souvenirs indélébiles. «Laisser des traces», c’est précisément ce que Céline Le Roux cherche dans ce festival des arts dits "immersifs" où le rapport au public est bouleversé, notamment du fait de jauges réduites (de une à cent personnes maximum). Toucher, jouer

Continuer à lire

Le point, c’est tout

ARTS | Pour sa réouverture après travaux, et avant l’inauguration d'une exposition permanente fin janvier, le Planétarium accueille "XYZT", fascinant travail d’Adrien Mondot et Claire Bardainne conçu à partir de la notion de point. Une expérience interactive absolument réussie. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 14 novembre 2013

Le point, c’est tout

Il est ingénieur informaticien, comme on dit parfois en raccourci d’un métier lénifiant. Elle est plasticienne, scénographe et designer graphique, une triple profession à faire se pâmer les hipsters. Ils n’avaient rien pour se rencontrer et pourtant, depuis 2010, ils font route commune au point que le nom de la compagnie du premier, Adrien M, s’est doublé d’une certaine Claire B. À Poitiers, à Bussang mais surtout sur la scène nationale de l’Hexagone de Meylan, en périphérie grenobloise, ils composent à quatre mains des objets insolites, notamment le spectacle-conférence Un point c’est tout et l'exposition XYZT qui, deux ans après son invention, se retrouve au Planétarium. Simplement nommer les lieux où leur travail est accueilli (théâtres, comme celui des Célestins, dans le cadre cette semaine du festival Micro Mondes, sites scientifiques mais aussi scènes plus arty à l'image de celle des Subsistances) montre à quel point leurs œuvres sont à la croisée de disciplines

Continuer à lire

A base de pouet pouet pouet pouet

SCENES | Sous la direction de l’acclamé Mourad Merzouki, la compagnie Käfig fait son petit bonhomme de chemin à travers le monde depuis déjà seize années. Pour sa (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 27 février 2013

A base de pouet pouet pouet pouet

Sous la direction de l’acclamé Mourad Merzouki, la compagnie Käfig fait son petit bonhomme de chemin à travers le monde depuis déjà seize années. Pour sa nouvelle création intitulée Käfig Brasil, le sieur s’est entouré de onze danseurs cariocas et de quatre chorégraphes pour l’accompagner dans l’élaboration d’un spectacle en cinq modules. De Denis Plassard à Céline Lefèvre en passant par Octavio Nassur, chacun s’empare de l’idée du hip hop pour la redynamiser en explorant de nouvelles possibilités gestuelles. A l'arrivée, il est fort impressionnant de constater les écarts de points de vue d’une mini-pièce à l’autre, fort appréciable de découvrir des identités marquées. D’autant qu'elles sont servies par une troupe de virtuoses infatigables, à la célérité surnaturelle, comme née d’une urgence de vivre. Si rythme et diversité ne font pas défaut, on déplore toutefois un certain manque de classe, l'ensemble accordant une place bien trop large à une vulgarité malheureusement des plus consensuelles : un passage enthousiasmant de beatboxing se transforme en concert de pets mimés sur scène par les danseurs, un épisode bienvenu d’ombres chinoises devient prétexte à évoq

Continuer à lire

Numériquement vôtre

SCENES | Alors qu’il continue à s’imposer sur les scènes nationales et internationales, le jongleur et informaticien Adrien Mondot décide de poser ses valises à Lyon, avec sa complice Claire Bardainne. Pour l’occasion, ils proposent aux Subsistances une fabuleuse exposition sur des paysages numériques et abstraits, ainsi qu’une conférence-spectacle disséquant leur approche minimaliste et graphique. Rencontre avec deux artistes atypiques au sens poétique aigu. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Dorotée Aznar | Vendredi 8 juin 2012

Numériquement vôtre

C’est une histoire qui commence au début des années 2000. À cette époque, Adrien Mondot est encore informaticien à Grenoble, et vit de son métier. Mais quelque chose cloche... «L’informatique n’est pas une matière très épanouissante. Être enfermé dans un bureau de huit heures du matin à huit heures du soir, je sentais que j’avais pris un train pour la vie qui n’était pas le bon. J’ai donc sauté en route ! En parallèle, je faisais beaucoup de jonglage, je passais pas mal de temps à m’entraîner dans les parcs publics, puis à parcourir les festivals d’été. Et au fur et à mesure, c’est devenu de plus en plus difficile de retourner au travail le lundi matin ; jusqu’au moment où je me suis dit qu’il fallait faire un choix. J’ai senti, au cours de mes diverses pérégrinations festivalières, que c’était possible de vivre de ses rêves». Un informaticien qui serait aussi artiste ? Pourquoi pas. Le jeune homme fait alors le pas, et en 2005 naît sa compagnie Adrien M, mixant ses deux passions. Et déjà, les Subsistances l’accueillent avec Convergence 1.0, une expérience où le jonglage et l’informatique sont à la fois l

Continuer à lire

Le bonheur est dans le pré

ARTS | Une balade sensitive au cœur d’une réalité numérique en mouvement : voilà ce que propose le jongleur et informaticien Adrien Mondot, en collaboration avec la plasticienne Claire Bardainne.

Dorotée Aznar | Mardi 5 juin 2012

Le bonheur est dans le pré

Ensemble, ils ont prolongé les recherches menées depuis quelques années par Adrien (notamment avec son maintenant fameux logiciel eMotion) ; recherches qui l’avaient entre autres conduit à élaborer Cinématique, spectacle phénoménal et onirique. Pour son passage à la forme exposition, l’univers de l’artiste ne s’en voit pas réduit, bien au contraire, le duo ayant imaginé des œuvres ludiques accessibles à tous qui revisitent la notion de nature avec un minimalisme graphique bienvenu. Il est par exemple impressionnant de se promener dans un champ numérique qui se meut au gré des pas des visiteurs, ou de faire s’envoler une flopée de lettres immatérielles par la simple action du souffle. Un cheminement par les émotions les plus simples, comme des réminiscences d’enfance qui s’en trouvent ici décuplées et réinterprétées. L’exposition XYZT [(x y z) pour l’espace, (t) pour le temps], sous-titrée Paysages abstraits, se joue ainsi habilement de la frontière entre réel et virtuel, en développant un langage poétique fait de «paradoxes math

Continuer à lire

Boxe boxe

SCENES | Tout petit, Mourad Merzouki faisait du cirque et pratiquait les arts martiaux chez lui, à Saint-Priest. Devenu grand, chorégraphe hip-hop et danseur de sa (...)

Nadja Pobel | Vendredi 9 septembre 2011

Boxe boxe

Tout petit, Mourad Merzouki faisait du cirque et pratiquait les arts martiaux chez lui, à Saint-Priest. Devenu grand, chorégraphe hip-hop et danseur de sa compagnie Käfig, il revient à ses premières amours avec Boxe boxe. Et convie Schubert via le quatuor Debussy sur le ring. Si la première partie du spectacle est clownesque avec des gestes découpés et ralentis, la deuxième moitié fait résonner le son des fidèles AS’N et retrouve l’énergie sidérante que la troupe déployait dans le magistral Agwa. Créé l’an dernier lors de la Biennale de la danse, Boxe boxe revient en deuxième round sur son lieu de naissance à la Maison de la danse jusqu’à dimanche 18 septembre. Nadja Pobel

Continuer à lire

L’imaginarium du jongleur Adrien M

SCENES | Spectacle / Petit prince du jonglage et de l’informatique, Adrien Mondot offre avec Cinématique un moment artistique de pure grâce comme on en voit trop peu souvent. Aurélien Martinez

Dorotée Aznar | Vendredi 25 mars 2011

L’imaginarium du jongleur Adrien M

Une scène nue, avec seulement le sol et le mur du fond blancs. Décor minimaliste, mais technologiquement impressionnant. Car le plateau va s’habiller de mille formes digitales le temps du spectacle et épouser le corps des deux interprètes en temps réel, à l’aide d’e-motion, un logiciel conçu par Adrien Mondot lui-même et accessible via son site web. Véritable technophile, notre homme était à l’origine informaticien, au temps où il fallait trouver un métier porteur de stabilité… Jusqu’à ce qu’il envoie tout balader pour se lancer dans le jonglage, sa véritable passion. D’où cette maîtrise évidente de l’outil informatique qui, plus qu’un simple gadget, devient un matériau artistique comme les autres (le corps, la musique, la lumière…). On assiste ainsi à des moments intenses de féerie visuelle, comme lorsqu’Adrien et la danseuse Satchie Noro semblent perdus dans un jeu vidéo, se devant d’éviter les gouffres et les objets numériques lancés droit sur eux. Où quand, à l’aide d’une simple lampe torche, Adrien fait danser des lettres projetées sur un écran tout ce qu’il y a de plus banal. Le nom de la création prend alors tout son sens, la cinématique étant, en physique, « la discipline d

Continuer à lire

Mourad Merzouki

SCENES | Danseur, chorégraphe, directeur du CCN de Créteil et directeur artistique du Centre chorégraphique Pôle Pik à Bron. MV

Dorotée Aznar | Mercredi 8 décembre 2010

Mourad Merzouki

Petit Bulletin : Quels sont les événements qui vous ont marqués entre 1997 et aujourd'hui ? Beaucoup de choses ont évolué en quinze ans, je pense notamment à la Biennale de la Danse qui est née en 1996, un an donc avant Le Petit Bulletin ! Dans le domaine du cinéma, je pense aussi au Festival Lumière qui a fait son apparition, à la Fête des Lumières. Ces événements me semblent incontournables à Lyon. Je remarque aussi que le festival Tout le monde dehors ! touche un public assez large. Ce qui fait selon moi la particularité de Lyon, ce sont tous ces projets ouverts sur l'international. Il y a aussi l'apparition de nouveaux projets : la création de Pôle Pik notamment, lieu de création hip-hop à Bron. Le projet de construction de la nouvelle Maison de la Danse à Rillieux-la-Pape qui va être un rendez-vous incontournable. La vie culturelle lyonnaise est donc vraiment allée vers un épanouissement ? Pour moi qui voyage beaucoup, parler de Lyon c'est parler d'une ville qui résonne d'une aura de qualité, en tout cas pour les nombreux artistes qui y travaillent ou viennent y présenter leur création. Je sens une vraie reconnaissance. Mais il faut continuer à renforce

Continuer à lire

«Je ne laisse pas tomber Bron»

SCENES | Entretien / Le chorégraphe Mourad Merzouki a initié et piloté l’implantation d'un centre chorégraphique dédié au hip-hop à Bron, dans le quartier de Parilly. Alors que Pôle Pik sera inauguré dans quelques jours, point sur les objectifs de ce lieu et l’avenir de ce chorégraphe. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Samedi 22 mai 2010

«Je ne laisse pas tomber Bron»

Le Petit Bulletin : Qu’est ce que Pôle Pik et quelles sont les missions de ce lieu ?Mourad Merzouki : Pôle Pik est un centre chorégraphique dédié à la danse hip-hop. C’est un lieu de création, ouvert aux artistes issus de la mouvance hip-hop et à la recherche de croisements avec d’autres esthétiques. L’objectif est de soutenir la création et la diffusion de la danse hip-hop. Pour cela, l’espace est doté de deux studios de danse dans lequel on peut répéter mais aussi donner des cours ou organiser des "master class" pour former les danseurs. L’idée est également de créer des liens entre des équipes artistiques, entre des acteurs locaux et une population. Vous avez tenu à ce que Pôle Pik soit implanté à Bron ?C'est très important pour moi que cet outil soit implanté dans la région. Plus précisément, ce lieu est implanté à Bron parce qu’avec ma compagnie, nous avons un lien très fort avec cette ville et avec ses habitants. C'était une de nos volontés de nous implanter dans une ville dans laquelle nous sommes déjà repérés. Pôle Pik a ouvert ses portes en 2009, pourquoi l’inauguration des locaux n’a-t-elle lieu qu’en mai 2010 ?En fait, les travau

Continuer à lire

Mourad Merzouki

SCENES | 1973 : Naissance à Lyon. 1988 : Il découvre le hip-hop et commence à danser dans la rue. 1990-1994 : Il s’attelle à la chorégraphie, en compagnie de Kader (...)

Dorotée Aznar | Samedi 22 mai 2010

Mourad Merzouki

1973 : Naissance à Lyon. 1988 : Il découvre le hip-hop et commence à danser dans la rue. 1990-1994 : Il s’attelle à la chorégraphie, en compagnie de Kader Attou. 1996 : Il crée la compagnie Käfig. 2007 : Il crée le festival Karavel. Septembre 2009 : Il prend la direction du Centre chorégraphique national de Créteil. 2009 : Pôle Pik, nouveau lieu de création et de développement chorégraphique ouvre ses portes à Bron, il en devient le conseiller artistique.

Continuer à lire

Bankable

SCENES | Et revoilà Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig ! Celui qui remplit les salles avec son hip-hop généreux sera de passage à l'espace Albert Camus à Bron du 20 (...)

Dorotée Aznar | Lundi 18 janvier 2010

Bankable

Et revoilà Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig ! Celui qui remplit les salles avec son hip-hop généreux sera de passage à l'espace Albert Camus à Bron du 20 au 24 janvier, avec "Agwa & Correria". Il a travaillé avec onze danseurs issus de favelas brésiliennes pour mélanger hip-hop, capoeira, samba, musiques d’Europe centrale et bossa nova ; le tout avec une danse comme toujours physique, acrobatique et intense. Carton plein assuré.

Continuer à lire