Les élèves du Conservatoire font le printemps

Nadja Pobel | Mardi 5 mai 2015

Photo : DR


Pour connaitre le travail du collectif Bis, de La Meute (n'oubliez pas de réserver pour Belgrade du 9 au 13 juin aux Célestins !) ou de Laurent Brethome, il est certain que le Conservatoire régional de Lyon est une référence en matière théâtrale.

Ses élèves produisent parfois, en quelques semaines, des pièces qui valent bien plus que leur estampillage "spectacle de fin d'année", comme ce fut le cas il y a un an avec un Massacre à Paris de haut vol par les élèves du cycle d'orientation professionnelle spécialisée.

Du 11 au 22 mai, c'est sous la bannière d'Éclosion[s] que certains d'entre eux interprèteront neuf spectacles, certains d'un format court, au Théâtre des Marronniers, à l'Élysée et au TNG. Preuve s'il en fallait de la vitalité de cette formation, la plupart des auteurs montés sont encore vivants comme Philippe Minyana, Koffi Kwahulé, Marius Von Mayenburg, Lars Noren ou Mark Ravenhill.

Pour l'heure, tout est encore en gestation, mais parions que de ces tentatives émergeront des gestes en prise avec le réel et qui sauront rendre hommage au pédagogue précieux que fut le professeur de culture artistiqueGilbert Caillat, récemment disparu.

Nadja Pobel

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À l'école de Molière

Théâtre | La promo du Conservatoire de Lyon s'empare cette semaine de quatre Molière en tirant leurs rôles au sort. Qu'est-ce que ce théâtre fleuve ?

Nadja Pobel | Mardi 25 avril 2017

À l'école de Molière

Molière, oui, mais « de Vitez ». Entendez par-là les versions du metteur en scène, acteur et pédagogue Antoine Vitez, montées en 1978 et 79 avec les élèves du Conservatoire national de Paris. Gwenael Morin a repris ce modèle : des comédiens, juste des comédiens ; ceux du Conservatoire régional de Lyon. Cette aventure-là débute en 2013. Et voici qu'après trois ans de jeu, et notamment parce que leur passage unanimement salué aux Amandiers-Nanterre en janvier 2016, a entraîné des sollicitations pour poursuivre l'aventure, ce groupe cède sa place aux nouveaux diplômés sortis il y a moins d'un an de cette formation. C'est avant tout une histoire de passation, dont Gwenael Morin est resté éloigné, laissant à Philippe Mangenot le soin de piloter la suite. En juin dernier, alors qu'ils valident leur diplôme d'études théâtrales, les douze étudiants reçoivent cette proposition de continuer à travailler ensemble et les rôles de Tartuffe, Dom Juan, Le Misanthro

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Magali Bonat se confronte à la brûlante actualité

Théâtre | « Ce matin ô mon noyé mort / ô mon échoué sur la plage / Un homme nu à l’exception / De ton unique chaussette rouge / Restée à ton pied droit quand l’autre / Reste (...)

Nadja Pobel | Mardi 26 avril 2016

Magali Bonat se confronte à la brûlante actualité

« Ce matin ô mon noyé mort / ô mon échoué sur la plage / Un homme nu à l’exception / De ton unique chaussette rouge / Restée à ton pied droit quand l’autre / Reste crispée dans ton poing gauche » écrit Lancelot Hamelin, retraçant le parcours d'un migrant. Parce qu'un jour nos enfants nous accuseront de ne pas avoir regardé ce qui se tramait sur notre territoire, parce que le théâtre mourra s'il se cantonne aux salles fermées et dorées, Magali Bonat, comédienne et professeur au Conservatoire d'art dramatique de Lyon a choisi de monter Vraiment un homme à Sangatte, écrit en 2010 et d'une actualité toujours aussi brûlante. À l'initiative du festival Sens Interdits cet automne, les élèves en dernière année de cycle professionnel en ont donné une version oratorio (récitée, mise en espace et en musique) qu'ils vont reprendre en cette fin avril au CHRD et à la Croix-Rousse. Entre temps, ils auront joué à Calais dans cette — si cruellement nommée — jungle et dans le camp qui ne cesse de croître depuis que celui de Calais a été démantelé pour moitié : Grande Synthe. Par l'entremise de la fondation Abbé Pierre et d'Emmaüs, Magali Bonat a pu

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Le Conservatoire, tanière de la Meute

SCENES | Si La Meute existe, c'est grâce au Conservatoire régional de Lyon, où les membres du collectif se sont trouvés. Le responsable et initiateur de cette formation, Philippe Sire, revient pour nous sur ce projet pédagogique peu commun.

Nadja Pobel | Mardi 2 juin 2015

Le Conservatoire, tanière de la Meute

Auréolée de son prix du public au festival du théâtre émergent Impatience en 2014, voici donc La Meute lâchée sous les lambris dorés des Célestins (qui, nous murmure-t-on, n’en sont qu’au début de leur histoire avec elle). Avant cela elle a, à l'instar du collectif Bis – aujourd’hui intégré au théâtre permanent de Gwenael Morin – ou des comédiens Thomas Rortais, Antoine Besson et Charly Marty, fait ses armes au Conservatoire "à rayonnement régional" de Lyon selon un parcours bien particulier : le cycle d’orientation professionnelle. Situé à mi-chemin entre la pratique amateur et l’enseignement supérieur, ce COP a été initié il y a neuf ans par Philippe Sire après qu'il ait fait le constat que l’agglomération lyonnaise, et à plus forte raison la région Rhône-Alpes, recelait un fort potentiel de jeunes désireux de se former afin d’intégrer des écoles telles que l’ENSATT ou la Comédie de Saint-Étienne. Surtout, Philippe Sire a imaginé un projet pédagogique suffisamment complet pour que les élèves échouant à ces concours puissent devenir professionnels malgré tout, accordant une place importante à la dramaturgie et au fait de savoir «pourquoi on fait du théâtre, à que

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