Une saison revue à la baisse

SCENES | Si priorité est donnée dans ces colonnes aux spectacles et aux artistes, impossible de faire l’impasse sur les gels ou amputations de budgets culturels annoncés par la Ville en juin. Explications avec Georges Képénékian, 1er adjoint au maire délégué à la culture et réaction des Subsistances et des Célestins. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

Les salles de la Ville – qui consacre 20% de son budget à la culture – risquent bien de devoir modifier leur offre de programmation dans les mois et années à venir. Car le 15 juin dernier, lors de l'annonce des grandes orientations budgétaires pour la période 2016-2020, le milieu a tremblé : pour combler le désengagement de l'État vis-à-vis des collectivités territoriales (moins 240 M€) et malgré un endettement calculé pour continuer à investir, deux domaines ont souffert plus que d'autres, le sport et la culture. Bilan pour cette dernière délégation : budget gelé pour l'Auditorium-Orchestre National de Lyon, l'Opéra et les Célestins, baisse de 150 000€ pour le musée des Beaux-arts et le Musée d'Art Contemporain, et de 450 000€ pour les Subsistances.

Ce n'est pas un rabotage, nous avons voulu prendre des options qui font sens sans faire dérailler le train plutôt que d'appliquer systématiquement - 8% à tout le monde. On a plutôt fait contribuer les maisons les plus grosses à cet effort pour préserver l'émergence. Et faire en sorte que les budgets création des grandes maisons ne soient pas saqués non plus

tempère Georges Képénékian.

Réinvention des Subs

Les Subsistances ont néanmoins reçu un coup de massue. «Et pourtant, ça aurait pu être bien plus abrupt» précise Georges Képénékian, tant cet équipement est mal perçu, notamment par la chambre régionale des comptes. Au total, ce sont tout de même près de 25% de son budget (1, 8 M€, quasi intégralement apportés par la ville) qui part en fumée. Cathy Bouvard, sa directrice déléguée, a de fait dû revoir sa programmation et ne l'a d'ailleurs toujours pas annoncée ; elle sera désormais trimestrielle.

Si les attaques sur un certain élitisme (malgré un taux de remplissage de plus de 80%) l'ont attristée, elle assume diriger une maison entièrement dédiée à la création, «comme peut l'être Beaubourg», et reconnait volontiers que les artistes «font parfois des choses complexes». Reste que c'est aussi là que sont "nés" David Bobée (dont les Subs ont récemment initié et co-produit le très réussi Paris) et Phia Ménard (actuellement associée au TNG), où se sont rencontrés Gisèle Vienne et son désormais indispensable acolyte Dennis Cooper, et là que, peut-être, sera lancée pour de bon la carrière du magicien auteuriste Yann Frisch qui viendra en décembre.

Loin de se décourager, Cathy Bouvard est aussi en train de transformer son lieu. Il sera dès cette saison ouvert plus souvent, avec notamment un "Moi de la danse" qui s'étalera sur mars. Fini donc les week-ends de création très denses. Terminé aussi "Aire de jeu" qui voyait un musicien contemporain dialoguer avec des chorégraphes. Seul "Livraisons d'été" devrait durer plus longtemps et faire des Subs une des places majeures où flâner à l'orée des beaux jours – deux créations signées des circassiens Melissa Van Vépy et Nathan Israël sur le thème du héros sont annoncées, dont l'une sera itinérante. «On est en train de se réinventer avec force» affirme encore Cathy Bouvard qui, en dépit de ce contexte difficile, veut faire vivre ce formidable outil de travail :

Nous devons rester le repère de la création en théâtre, danse, cirque à Lyon défend-elle, mais nous sommes une scène expérimentale, avec une salle de 120 places et une verrière pas constamment équipée, nous n'avons pas été conçu comme un lieu de diffusion. Ce modèle est particulier mais doit rester accessible».

Pour cette raison, bien que les tarifs augmentent (bye bye le très minimal 8€), ils resteront abordables (entre 10€ et 14€).

Réorganisation des Célestins

Aux Célestins, l'heure est également à l'inquiétude, mais pas à l'abattement. Marc Lesage, le co-directeur du théâtre, savait bien sûr que le temps n'était pas à l'embellie. Mais compte-tenu de l'avancement mécanique des salaires de ses 54 permanents (plus les nombreux saisonniers), «avec ce gel sur cinq ans, nous aurons d'ici 2018 une marge artistique à zéro, hormis la création artistique de Claudia Stavisky subventionnée par la Métropole» annonce-t-il. Alors quoi faire ? Supprimer la petite salle de la Célestine ? Ni lui ni la mairie ne le souhaitent, bien qu'elle coûte très cher avec sa jauge à 134 places où il se refuse à programmer des petits spectacles de type monologue :

Il y a déjà peu de petits lieux pour toutes les compagnies en émergence et si notre rôle n'est pas de les révéler, il est de les accompagner comme nous l'avons fait avec La Meute l'an dernier

Le développement du mécénat en période de crise ne lui semble pas non plus une hypothèse plausible. Quid des mutualisations – cette saison, les Célestins font cause commune avec le TNP pour accueillir Joël Pommerat et avec le TNG pour Romeo Castellucci ? «C'est une alternative, mais ça ne suffit pas. Quel est l'intérêt de tout mutualiser ? Les programmations seront uniformes.» N'avoir plus qu'un seul directeur ? L'impact financier serait anecdotique d'autant que pour Marc Lesage, ils ne sont pas trop de deux pour diriger cette maison. Il n'en reste pas moins vrai que la permanence de Claudia Stavisky (tout comme celle de Serge Dorny à la tête de l'Opéra) est une épine dans le pied de la municipalité.

Pour Marc Lesage, la réponse à ce gel de budget, par ailleurs, très bien compris passera par un changement de statut (de régie directe à EPCC) leur donnant plus d'autonomie et les préservant de la course aux spectacles rentables. Et de conclure : «Ce serait quand même malheureux qu'une structure de 4, 7 M€ ne diffuse que cinq spectacles par an !»

Présentation de saison
Aux Subsistances samedi 19 septembre

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Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

Crise Sanitaire | Certes très subventionnées, les structures culturelles en régie directe de la Ville de Lyon n’en sont pas moins fortement impactées par la crise sanitaire, car elles ne peuvent bénéficier d’aucun dispositif d’aide. Les Célestins tablent sur un déficit de 600 000€ en 2021, l’Auditorium affiche déjà un trou de 2M€ pour 2020. Toutes deux en appellent à l’État pour pallier la rupture d’égalité avec d’autres établissements aux missions similaires.

Nadja Pobel | Vendredi 12 mars 2021

Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

« Même si on rouvre en mai et juin, avec une jauge dégradée d’environ 50%, fin décembre la perte de recette de billetterie du théâtre s’élèvera à 600 000€ » affirme Pierre-Yves Lenoir, co-directeur du Théâtre des Célestins. Du côté de l’Auditorium de Lyon, son homologue Aline Sam-Giao estime à un million d’euros ses pertes à la fin de l’année civile avec la même hypothèse de reprise — fatalement très aléatoire —, qui se cumuleront avec les deux millions de déficit sur 2020. Aux Célestins, le dernier exercice s’est terminé à l’équilibre notamment grâce au fonds de soutien de la Ville de Lyon ; et parce qu’ils n’avaient pas prévu de jouer dans la grande salle entre avril et

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Lyon : les Ateliers de la Danse seront adossés au groupe scolaire Kennedy

Danse | L'opposition a grincé après l'annonce de l'abandon du projet d'Ateliers de le Danse dans l'ancien Musée Guimet. Ateliers qui seront relocalisés dans le 8e, sur le site du groupe scolaire Kennedy, tout proche de la Maison de la Danse. Une décision qui impacte par ricochet l'avenir du Musée Guimet mais aussi de l'ancienne ENSBA.

Sébastien Broquet | Mardi 20 octobre 2020

Lyon : les Ateliers de la Danse seront adossés au groupe scolaire Kennedy

L'annonce a bousculé et montré que les Verts et leurs alliés n'hésiteraient pas à aller à l'encontre des habitudes prises sous le règne Collomb et que les caciques de la culture lyonnaise devraient remettre leur trône en jeu : ainsi Dominique Hervieu, directrice de la Maison de la Danse, maîtresse de cérémonie de la Biennale de la Danse, l'incontournable pivot de tout ce qui touche à l'art chorégraphique dans la cité — et ce, avec un talent indéniable. Mais la voici challengée, de nouveau : son projet de Maison de la Danse à Confluence avait déjà été retoqué — non pas par les politiques locaux emmenés alors par Georges Képénékian et Gérard Collomb, qui défendaient le projet, puisque c'est le Ministère de la Culture qui avait refusé de suivre financièrement comme nous l'avait expliqué en juin dernier Georges Képénékian pendant la campagne élector

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Georges Képénékian : « quand on a un héritage, on ne le dilapide pas »

Élections Municipales 2020 | L'outsider. Ancien adjoint à la Culture de Gérard Collomb, maire durant le passage de ce dernier au ministère de l'Intérieur, Georges Képénékian est le troisième homme, dissident de LREM non accrédité, fâché avec l'ancien édile ami, marchant désormais en tandem avec David Kimelfeld à la Métropole. Arrivé quatrième au premier tour avec 11, 98 %, n'ayant noué aucune alliance, il compte sur un sursaut de participation et un retour au centre très lyonnais pour être, en somme, l'arbitre du second tour. Attablé au Café Bellecour en compagnie de Loïc Graber, candidat dans le 7e arrondissement et son référent culture durant la campagne, l'ancien chirurgien nous décortique son programme culturel.

Sébastien Broquet | Mardi 23 juin 2020

Georges Képénékian : « quand on a un héritage, on ne le dilapide pas »

Avez-vous choisi votre adjoint ou adjointe à la Culture ? Georges Képénékian : Non. Vraiment, non. Ce n’est pas une bonne manière d’aborder une élection. Se préparer et avoir en tête comme je l’ai fait les cent premiers jours avec les grandes décisions à prendre, oui. Distribuer des postes tant que l’on n’est pas en place, ce n’est pas très bien vis-à-vis des électeurs. Je n’ai pas cette forme d’arrogance. On verra dimanche soir quels messages nous envoient les Lyonnais. Quelle composition sera pressentie pour ce conseil municipal. Quels seront les enjeux. Pour aucun des postes, je n’ai choisi ; et j’aime bien avoir cette liberté jusqu’au 28 juin au soir. Si vous êtes élu, vous allez arrivez au pouvoir face à un secteur culturel que vous connaissez très bien — puisque vous avez été vous-même adjoint à la Culture — et qui connaît une crise sans précédent. Vous avez annoncé un plan d'urgence de 10M€. GK : J’ai mené un travail que David Kimelfeld m'a commandé sur le déconfinement. On a fait un rapport en deux étapes : la première jusqu’à juin, et une seconde tranche que j’avais bien anticipé, qui couvrirait

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Marc Lesage quitte les Célestins

Théâtre | Le co-directeur du Théâtre des Célestins quittera ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre la direction du Théâtre de l'Atelier à Paris, au 1er (...)

Nadja Pobel | Mercredi 21 novembre 2018

 Marc Lesage quitte les Célestins

Le co-directeur du Théâtre des Célestins quittera ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre la direction du Théâtre de l'Atelier à Paris, au 1er janvier 2019. Claudia Stavisky est donc seule à bord des Célestins jusqu'à une prochaine nomination pour perpétuer cette co-direction. Après l'annonce du départ de Cathy Bouvard aux Subsistances (qui part fin décembre pour les Ateliers Médicis en Seine-Saint-Denis), l'attente d'une nomination au Théâtre du Point du Jour (suspendue à l'avis de Gérard Collomb qui a pris la main sur ce dossier), le renouvellement dans un an du directeur du TNP, le paysage théâtral local connait des changements d'une ampleur majeure.

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La Célestine out toute la saison prochaine

Théâtre | Fortement endommagée suite aux crues de la Saône cet hiver, la "petite" salle des Célestins n'est plus utilsable depuis. Et ne le sera pas durant la saison (...)

Nadja Pobel | Mercredi 25 avril 2018

La Célestine out toute la saison prochaine

Fortement endommagée suite aux crues de la Saône cet hiver, la "petite" salle des Célestins n'est plus utilsable depuis. Et ne le sera pas durant la saison 2018/19, ainsi que le théâtre munipal lyonnais l'a appris ce mardi 24 avril. Si jusqu'alors les spectacles avaient trouvé refuge au TNG-Ateliers, le lieu d'accueil des neuf propositions au menu de la saison prochaine reste à trouver. Les Ateliers à nouveau ? Une construction éphémère ? Un autre théâtre (Le Point du Jour n'aura plus de directeur et donc de programmation à compter du 15 août) ? Plus les ouvriers analysent les dégâts en Célestine, plus il s'avère que des couches de cette salle située en sous-sol du bâtiment sont touchées. Viendront ensuite des décisions quant aux travaux à effectuer, l'appel d'offre BTP et la réalisation de cette réfection. En attendant, le bar l'Étourdi s'est lui déplacé du niveau -1 au 2e étage du théâtre.

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Loïc Graber à la culture

Mairie de Lyon | Loïc Graber est nommé adjoint à la culture de Georges Képénékian, en remplacement de ce dernier.

Sébastien Broquet | Mardi 18 juillet 2017

Loïc Graber à la culture

La décision était prise depuis jeudi dernier : c'est bien Loïc Graber qui est nommé adjoint à la culture de la Ville de Lyon, prenant ainsi la succession à ce poste emblématique du tout nouveau maire fraîchement élu cette semaine, Georges Képénékian. Sa promotion dans le rang des adjoints (de 21e et bon dernier, à 7e) le laissait augurer dès lundi soir. Après avoir sondé plusieurs possibilités, dont celle de nommer un transfuge venu de la droite (Emmanuel Hamelin a été souvent cité, ce qui inquiétait le petit monde de la culture lyonnaise) ou le respecté Jean-Yves Sécheresse, c'est donc l'ancien adjoint à la démocratie participative, élu dans le 7e arrondissement, qui hérite de la fonction, un peu par surprise : il n'a que peu œuvré jusque-là dans ce domaine. Le 7e est décidément pourvoyeur d'élus à la culture : la maire Myriam Picot est elle-même en charge de la culture à la Métropole, et Romain Blachier reste l'adjoint à la culture de l'arrondissement.

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Georges Képénékian dans un fauteuil

Élection du Maire de Lyon | C'est fait ! Après 16 ans de règne à la mairie de Lyon, Gérard Collomb a cédé sa place à Georges Képénékian. Et ce, jusqu'à la fin du mandat en 2020 - sauf si Gérard Collomb quitte le gouvernement et décide de reprendre son poste. Les délégations des adjoints seront attribuées dans les jours qui viennent.

Nadja Pobel | Lundi 17 juillet 2017

Georges Képénékian dans un fauteuil

Lors du conseil municipal du lundi 17 juillet, Georges Képénékian a été élu maire de Lyon, prenant ainsi la suite de Gérard Collomb, nommé ministre d'État à l'Intérieur, le 17 mai dernier suite à l'accession à la présidence de la République d'Emmanuel Macron. Si l'événement ne revêt aucune surprise – Georges Képénékian était le premier adjoint depuis le 3e mandat (2014), en charge de la culture et des grands événements, et déjà adjoint à la culture de 2008 à 2014, il n'en demeure pas moins que Lyon n'avait pas eu de nouvel édile depuis 2001. Ancien chirurgien urologue, Georges Képénékian est né le 9 août 1949. Quatre conseillers se sont portés candidats : Georges Képénékian, Denis Broliquier (UDI), Stéphane Guilland (LR) et Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon citoyenne et solidaire). Georges Képénékian a été élu au premier tour de scrutin avec 49 voix. Sur les 72 bulletins dépouillés, 12 sont allés à Stéphane Guilland, 6 à Denis Broliquier, 3 à Nathalie Perrin-Gilbert. Après un discours de Gérard Collomb, Georges Képénékian, ceint du ruban bleu-blanc-rouge, cita celui qui lui laisse son fauteuil, qui

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Le 6e Continent dans une impasse

Politique Culturelle | Confrontée aux baisses de subventions, l'équipe de 6e Continent menée par son emblématique directeur Mohamed Sidrine tente de trouver des solutions. La mairie est à l'écoute, mais souhaite un projet revu et corrigé.

Sébastien Broquet | Mardi 7 mars 2017

Le 6e Continent dans une impasse

C'est un lieu emblématique et fondamental pour la culture comme pour la diversité, dans le 7e arrondissement de Lyon, qui est actif depuis 2004 dans des locaux ayant autrefois hébergé le mythique collectif Frigo. C'est encore un festival depuis bientôt 19 ans et une première édition au Pez Ner à Villeurbanne, maintenant installé du côté de Gerland, depuis 2002. Mais l'association 6e Continent est aujourd'hui dans une impasse. Les comptes sont au plus bas : le budget de l'association autofinancée à 80% est dans le rouge, depuis que la Région mais aussi l'État se sont désengagés. Comme nous l'expliquions ici, la Région a retiré ses 15 000€ annuels, subvention versée pour le fonctionnement de la salle. Et a diminué son apport au festival de 5000€, accordant désormais 10 000€ à l'événement qui se tiendra du 1er au 3 juin, où sont d'ores et déjà programmés

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Georges Képénékian : "On a besoin de donner une place à d’autres formes de musique"

ACTUS | Arrivée d’une nouvelle salle à Vénissieux dans les murs de l’ancien Truck, création d’une première SMAC regroupant quatre lieux associés pour l’occasion : l’actualité des salles de concerts de l’agglomération lyonnaise est riche pour la scène locale. Mais se pose toujours la question de l’offre pour le public : face à la sur-représentation du rock et de la pop, quelle place pour le hip hop et la sono mondiale ? Tour d’horizon avec George Képénékian, premier adjoint au maire de Lyon en charge de la culture.

Sébastien Broquet | Mardi 8 mars 2016

Georges Képénékian :

Cette première SMAC de l’agglomération, réunissant Le Périscope, le Marché Gare, l’Épicerie Moderne et Bizarre : comment va-t-elle s’intégrer dans votre politique autour des musiques actuelles ? Il y avait déjà l’idée de faire un travail plus coopératif entre les différentes salles faisant vivre les musiques actuelles dans l’agglomération, venant renforcer ce que nous avions créé à Lyon, le programme « Scènes découvertes ». Dans ce dispositif, on trouve quatre salles dédiées à la musique, dont le Marché Gare et le Périscope, le Kraspek. Bref, il y avait l’idée de regrouper. Mais on ne trouvait pas le levier pour mettre tout ça en commun : ça fait huit ans que l’on tourne autour. On a accéléré quand la DRAC nous a demandé de mieux structurer, d’engager une réflexion. L’idée est de coordonner autour de ce premier noyau, autour duquel on pourra faire tourner tous les électrons. On s’est donné deux ans pour voir comment ça marche : chaque lieu doit garder sa ligne, son identité, son implantation sur un territoire. En terme de budget ? La ville a nettement augmenté sa participation : au Périscope avec 50 000 euros et au Marché

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«Je ne vais pas investir dans des opérations spectaculaires»

SCENES | Entretien / Georges Képénékian, adjoint au maire de Lyon, délégué à la culture, au patrimoine et aux droits des citoyens, fait sa rentrée. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 août 2011

«Je ne vais pas investir dans des opérations spectaculaires»

Petit Bulletin : Que va devenir le Théâtre du Point du Jour après le départ annoncé de son directeur, Michel Raskine ? Georges Képénékian : Michel Raskine et André Guittier sont venus me voir à l’automne dernier pour m’annoncer qu’ils se retiraient fin 2011. Quelques mois plus tard, ils sont revenus me voir en me disant : «Finalement, Michel va partir, mais André, pas dans l’immédiat». Michel m’a parlé de sa volonté de «laisser la saison» au metteur en scène Gwénaël Morin, c’est-à-dire de lui donner carte blanche pendant un an. Gwénaël Morin est candidat à la reprise du théâtre ? J’ai rencontré Gwénaël et nous nous sommes bien mis d’accord sur le fait que cette année de transition n’est en aucun cas une espèce de «présélection naturelle» qui me conduirait à le désigner «en douce» à la tête de ce théâtre. Ni Gwénaël ni moi ne souhaitons que les choses se déroulent de cette manière. Au-delà de la question de la direction, la question du financement de ce théâtre va également se poser...La question se pose pour le financement du théâtre e

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«La Ville décide seule»

SCENES | Entretien / Georges Képénékian, adjoint au Maire de Lyon, délégué à la culture et au patrimoine revient sur la «procédure» de nomination du futur directeur du Théâtre de la Croix-Rousse. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

«La Ville décide seule»

Petit Bulletin : Vous n’avez pas lancé d’appel à projets pour la succession à Philippe Faure à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse. Cette absence de concertation ne risque-t-elle pas de poser problème ?Georges Képénékian : Tout se passera bien. La nomination du successeur de Philippe Faure est différente des autres procédures que nous avons pu connaître. Il n’y a pas de jury, pas de commissions ; la Ville décide seule. Bien sûr, nous discutons également avec nos partenaires, l’État, la Région et le département. Beaucoup de personnes qui se sont portées candidates se plaignent de n’avoir pas été reçues afin de pouvoir présenter leurs projets. Allez-vous les recevoir ?Non, nous n’allons pas recevoir tous les candidats. Au total, nous avons reçu 16 ou 17 dossiers, dont quelques-uns franchement inattendus. Nous les avons analysés, puis nous avons lancé une réflexion. Quel est votre projet pour le Théâtre de la Croix-Rousse, quel homme ou quelle femme voyez-vous à sa direction ?Nous ne voulons pas changer fondamentalement le lieu, il ne faut pas être en rupture avec ce que le public attend. Le futur directeur ou la future directrice sera un acteu

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«Nous sommes un peu plus sereins»

ACTUS | Entretien / Georges Képénékian, adjoint à la Culture et au Patrimoine, dresse le bilan d’une saison épineuse et évoque les sujets qui vont animer la rentrée culturelle 2010. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Samedi 4 septembre 2010

«Nous sommes un peu plus sereins»

Petit Bulletin : La saison dernière a été très agitée et vous avez dû faire face à de nombreux dossiers problématiques et à de nombreuses critiques. Quelles conclusions en tirez-vous ?Georges Képénékian : Que je n’ai pas dû savoir communiquer… Il est vrai que la saison dernière plusieurs sujets ont eu du mal à aboutir : le Transbordeur, le Musée Gadagne, l’Orchestre national de Lyon, la friche RVI… C’étaient des dossiers lourds. Je crois qu’aujourd’hui on peut dire que Gadagne c’est fait, le Transbo, c’est fait, l’ONL avance avec l’arrivée prochaine du chef Leonard Slatkin... Je pense que j’ai passé une mauvaise année 2010, qui va rester comme une année de tensions diverses, mais qu’aujourd’hui nous sommes un peu plus sereins. Pouvez-vous revenir sur la question de la friche RVI qui n’est pas encore réglée ? Les artistes doivent en théorie quitter l’avenue Lacassagne et s’installer rue Lamartine le 15 septembre…On savait que ce dossier serait compliqué. Pour plusieurs raisons. D’abord il y a plusieurs catégories de gens à la friche. Il y a des artistes qui sont déjà presque professionnels et qui ne relèvent plus form

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