Scènes découvertes en quête d'avenir

SCENES | Les Scènes découvertes craignent des lendemains sombres. Enquête au sein de celles dédiées au théâtre et à la danse, malmenées depuis que l’accord Ville-État-Région n’a pas été reconduit sous sa forme initiale en ce début d'année : du Croiseur à l'Espace 44, l'inquiétude prime.

Nadja Pobel | Mardi 22 mars 2016

Photo : © Anne Bouillot


La culture est une affaire de passionnés. André Sanfratello, directeur de l'Espace 44, a été contraint de vivre de sa retraite quand la DRAC s'est retirée du projet, en 2010 : il a ainsi pu maintenir le salaire de ses cinq salariés en supprimant le sien. Mais la Ville vient de lui retirer 5000€ supplémentaires. Désolé, il constate qu'on lui « prend les petites sommes qu'il a pour survivre. » Ce qui ne l'empêchera pas de fêter les trente ans de son théâtre, du 26 avril au 30 mai.

Au Croiseur, seule Scènes découvertes dédiée à la danse, un salarié est devenu bénévole pour pérenniser l'activité d'un lieu subissant la même punition de la DRAC. La plus grande salle de ce dispositif, située dans un quartier moins central à Gerland, est privée de ses 37 000€ annuels, en plus des 5000€ déjà amputés en 2015. Son directeur et fondateur Didier Vignali s'est séparé de deux de ses six permanents. Pour trouver de la trésorerie, il loue la salle à des organisateurs de concerts (cf. Cobra en janvier, organisé par les Briques du Néant). Malgré un « flou absolu » quant à son avenir, il maintient une programmation, dont la Biennale off de la danse et le Frako (avec les élèves de l'école de la Scène sur Saône).

Un label né au début du mandat de M. Collomb

Né en 2002 de la volonté de Patrice Béghain, adjoint à la Culture lors du premier mandat de Gérard Collomb, le label Scènes découvertes vise à aider les jeunes artistes à se produire, à être repérés par les professionnels et donne aussi la possibilité au public — ce qui n'est pas la moindre des préoccupations — de découvrir la vitalité supposée de ceux qui feront le théâtre de demain. La ville de Lyon, alliée à l'État (via la DRAC Rhône-Alpes Auvergne) s'est alors attelée à soutenir des lieux existants et vivant de fonds privés et de leurs recettes. En 2006, la Région a rejoint ce dispositif qui, outre les arts vivants, soutient aussi la musique (À Thou bout d'chant, Kraspek Myzic, 6e Continent) et le cirque avec l'école de Ménival.

Au 31 décembre dernier, ce mode de financement public signé pour trois ans par les trois parties arrivait à échéance. Seule la municipalité a pour l'instant reconduit sa participation à hauteur de 500 000€, votée lors de la délibération du conseil municipal le 18 janvier dernier. Mais pour une seule année, car les conseillers régionaux de leur côté, nouvellement élus, ne se sont pas encore penchés sur la question ; et leur président, Laurent Wauquiez, n'a pas montré durant sa campagne une inclinaison particulière envers la culture (souvenons-nous de sa saillie insultante envers les clowns et leur formation). La DRAC devrait, comme à son habitude, rendre son verdict en avril sans modification particulière.

Un manque de salles intermédiaires

Ces salles vont devoir découvrir de jeunes talents également en Auvergne désormais, pour espérer obtenir des subventions de la Région, avec des moyens qui n'augmentent pas, comme le fait remarquer l'administrateur des Clochards Célestes. Son théâtre perd 5000€. L'Élysée en récupère autant. Les Marronniers gardent leur montant de l'an dernier (45 000€).

Au-delà de ces problématiques financières, Jacques Fayard de l'Élysée pointe le fait que les Scènes découvertes ne sont que le premier étage d'une fusée qui devrait emmener les compagnies vers des salles plus grandes : « il faudrait mettre en place quelques jours où tous nos spectacles seraient présentés aux professionnels. » À défaut de coordination, il mise sur Balises, ce maillage de lieux déjà existant en métropole pour permettre aux artistes de faire vivre leur création et au public de découvrir ce qui s'invente aujourd'hui. « Bien sûr tous les spectacles ne méritent pas d'être repris » dit-il lucidement, mais il manque à Lyon des salles de taille intermédiaire (200 places). Très rares sont ceux repris dans les grands théâtres comme le collectif La Meute, courageusement programmé par les Célestins en fin de saison l'an passé.

Yves Pignard, à la tête des Marronniers, se veut optimiste et continue de chercher des prolongements à ce qu'il présente, peut-être via le théâtre des Ateliers qui pourrait accueillir ces spectacles repérés dans les Scènes découvertes. « Il faut revenir à un bon sens qui n'existe pas suffisamment, déclare-t-il. Ce moment actuel est capital. » NP

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Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

Théâtre | À 34 ans, Martha Spinoux-Tardivat vient d’être nommée directrice des Clochards Célestes, où elle exerçait déjà en accompagnant avec entrain tant les artistes que les spectateurs et spectatrices. Portrait.

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

Depuis six années, Martha Spinoux-Tardivat est un phare aux Clochards Célestes. Enjouée, professionnelle tant à l’égard des compagnies invitées que du public, des professionnels et des étudiants qui parfois font halte pour leur formation dans ce théâtre de 49 places. Martha est arrivée sous l’ère d’Élisabeth Saint-Blancat et aura prolongé son apprentissage aux côtés de Louise Vignaud dans la foulée. Le 27 août dernier, elles étaient réunies sur la place Chardonnet pour un hommage à la comédienne-directrice décédée d’un cancer six jours plus tôt. Une cérémonie simple, chaleureuse et émouvante pour celle qui porta haut, de 1986 à 2017, cette maison fondée en 1978. Alors, quand Louise Vig

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Les Clochards Célestes annulent leur saison

Théâtre | Ils sont les premiers à Lyon, certainement pas les derniers. À l'instar de ce qu'a fait le Centre Dramatique National de Toulouse en janvier, le théâtre des Clochards Célestes annonce tirer un trait sur le reste de sa saison face à l’incertitude perpétuelle d’une date de réouverture des lieux culturels.

Nadja Pobel | Mercredi 3 février 2021

Les Clochards Célestes annulent leur saison

Aux Clochards Célestes, 14 spectacles sont reportés à l’an prochain — dont le Subutex, adapté de Virginie Despentes, qui devait clore le calendrier à l’orée de l’été. Tant d’autres depuis septembre avaient déjà dû rester au placard... « Alors qu'on nous demande de rester en suspens, prêts à ouvrir quand on nous donnera enfin le feu vert, à une date indicible, je fais le choix de reporter intégralement la saison du Théâtre des Clochards Célestes à l'année prochaine. Puisque cette saison est exceptionnelle, assumons-la comme telle. Attendre le mois de mai pour savoir s'il sera possible ou non de jouer en juin, c'est demander aux compagnies programmées de se maintenir dans le qui-vive ; leur proposer d'ores et déjà un report, c'est leur offrir la possibilité de penser l'avenir. Et c'est nous l'offrir aussi » affirme la directrice Louise Vignaud dans un communiqué paru ce mercredi 3 février. Et c’est probablement là, la plus grande marque de considération due aux spectateurs et spectatrices comme a

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Élisabeth Saint-Blancat est décédée

Disparition | Élisabeth Saint-Blancat s'en est allée. Celle qui fut la directrice de 1986 à 2017 du Théâtre des Clochards Célestes est décédée des suites d'un cancer le 19 août, (...)

Nadja Pobel | Vendredi 28 août 2020

Élisabeth Saint-Blancat est décédée

Élisabeth Saint-Blancat s'en est allée. Celle qui fut la directrice de 1986 à 2017 du Théâtre des Clochards Célestes est décédée des suites d'un cancer le 19 août, à 75 ans. Elle n'aura cessé de voir des spectacles (plus de 200 par an) dans les grandes structures mais aussi les MJC, les hangars pour voir ce que les jeunes artistes fabriquaient et les accompagner dans leur éclosion. Joris Mathieu (cie Haut et Court), Ivan Pommet (Théâtre Mu), Quentin Dubois et tant d'autres sont nés auprès d'elle. Un chaleureux hommage lui a été rendu sur la place Chardonnet au soir de ses obsèques, jeudi 27. Ses proches ont rappelé à quel point cette comédienne, danseuse, chanteuse était obsédée par la justesse et clamait à l'envi « Merci la vie ! »

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Entrée des artistes

SCENES | Sous le premier mandat de Gérard Collomb, son adjoint à la Culture d'alors avait imaginé relier les salles qui programment des artistes émergents. Voici que (...)

Nadja Pobel | Mardi 8 octobre 2019

Entrée des artistes

Sous le premier mandat de Gérard Collomb, son adjoint à la Culture d'alors avait imaginé relier les salles qui programment des artistes émergents. Voici que ces Scènes Découvertes font leur rentrée, ce mercredi 16 octobre de 16h à 20h sur la place de la République, avec mini-concerts et spectacles gratuits proposés par À Thou Bout d'Chant, Le Croiseur, l'École de Cirque de Lyon, l'Espace 44, le Kraspek Myzik, les Clochards Célestes, l'Élysée et les Marronniers. De quoi avoir un avant-goût live de leur saison.

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Le Croiseur ouvert, mais sans le sou

Scène Découverte | Passablement dans la panade financière depuis 2015, Le Croiseur s’octroie une nouvelle vie grâce à sa reprise par Romain Blachier. Celui qui est parallèlement élu à la mairie du 7e nous explique ce nouvel épisode de la Scène Découverte danse.

Nadja Pobel | Mardi 26 septembre 2017

Le Croiseur ouvert, mais sans le sou

En 2015, la DRAC retire ses subventions (37 000€ par an), puis la région ne se positionne plus vraiment.... Comment regardez-vous alors cette situation qui se dégrade ? Romain Blachier : C'est très particulier, car j'apprends le retrait de la DRAC alors que je fête mon anniversaire au Croiseur, que j'avais loué pour l'occasion le 23 juillet 2015. On pensait avec le directeur Didier Vignali que le dialogue allait reprendre. J'ai tout fait en ce sens mais ça s'est très mal passé. La Région, qui donnait 25 000€/an, ne donne plus que la moitié. On ne sait pas quelle sera la suite, d'autant que je ne suis pas toujours très tendre avec la vice-présidente à la Culture dans mes éditos de Lyon Mag. À un moment, Laurent Wauquiez a fait une offensive sur toutes les petites salles : comme ça, personne ne s'est révolté, c'est plus simple que s'il enlève Nuits sonores ou Jazz à Vienne. Florence Verney-Carron n'était même pas au courant. Bref, Didier, en mars, vient me voir en me disant qu'il doit dissoudre l'association présidée par Christian Jeulin (NdlR : également directeur commercial du

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Le Croiseur est sauvé

ACTUS | C'est officiel : Le Croiseur, scène du 7e arrondissement, est provisoirement sauvé des turpitudes, financières surtout, qui l'ont mis en danger (...)

Sébastien Broquet | Lundi 11 septembre 2017

Le Croiseur est sauvé

C'est officiel : Le Croiseur, scène du 7e arrondissement, est provisoirement sauvé des turpitudes, financières surtout, qui l'ont mis en danger ces derniers mois. Le projet de reprise initié à titre personnel par Romain Blachier a été validé ce lundi 11 septembre comme il l'indique sur son blog : « C’est avec honneur et responsabilité que je viens enfin de recevoir l’ordonnance par laquelle le juge commissaire autorise la vente des actifs du Croiseur. J’ai signé aussi le bail qui engage mon association dans cette nouvelle aventure. » L'élu à la Culture de l'arrondissement sera bénévole, et maintiendra les spécificités danse et théâtre du lieu, mais l'ouvrira aussi vers d'autres perspectives.

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Louise Vignaud : « Du temps pour créer ! »

Les Clochards Célestes | C'est ce qui s'appelle une passation de pouvoir réussie. À 29 ans, la metteuse en scène Louise Vignaud succède à Élisabeth Saint-Blancat à la tête des Clochards Célestes avec bienveillance et cohérence et propose une saison plus qu'alléchante dédiée à la jeune création.

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Louise Vignaud : « Du temps pour créer ! »

Quelles étaient vos intentions lorsque vous avez postulé à ce théâtre ? Louise Vignaud : En tant que jeune metteuse en scène, je me suis demandée ce qui était important pour ma génération. Du temps pour créer ! Ici, c'est donc un lieu de découvertes (NdlR, il est labellisé comme tel par les tutelles Ville-Région-DRAC) il faut le maintenir et soutenir la nouvelle création. Comment le faire, concrètement ? J'ai choisi des compagnies qui seront présentes deux mois (un mois de plateau, douze soirs de représentations) pour mener à bien une recherche et qui changeront tous les deux mois. On soutient le processus de répétitions car je sais en tant que metteuse en scène que j'en ai besoin. Il s'agit du Théâtre Oblique, de la Compagnie Démembrée, du collectif la Onzième, des Non-alignés et la Doze. Pendant leur présence, quatre d'entre eux vont montrer d'autres projets : ils

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Louise Vignaud, nouvelle directrice des Clochards Célestes

SCENES | Après avoir fait en trente ans du théâtre des Clochards Célestes un lieu incontournable pour la jeune création, Élisabeth Saint-Blancat reprend son métier de (...)

Nadja Pobel | Vendredi 9 décembre 2016

Louise Vignaud, nouvelle directrice des Clochards Célestes

Après avoir fait en trente ans du théâtre des Clochards Célestes un lieu incontournable pour la jeune création, Élisabeth Saint-Blancat reprend son métier de comédienne et passe la main en douceur à Louise Vignaud, officiellement en fonction cet été. Issue du département mise en scène de l'ENSATT, elle a déjà assisté Michel Raskine, Richard Brunel ou récemment Claudia Stavisky sur Tableau d'une exécution. Elle signera dans la Célestine en janvier son quatrième spectacle, Tailleur pour dames de Feydeau.

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Cartes d'étudiants : les bons plans

Les bons plans étudiants | C'est le bon temps ! Un étudiant n'est pas bien riche, mais il peut profiter des nombreuses tarifications très avantageuses qui lui sont plus ou moins réservées.

Nadja Pobel | Mardi 4 octobre 2016

Cartes d'étudiants : les bons plans

La carte culture Créée il y a un an, cette carte est un sésame pour la ville et ses structures culturelles. Et il se trouve qu'il y en a beaucoup. Au commencement, il y avait la carte de bibliothèque qui existe toujours au prix de 10€ (18-25 ans) et 18€ pour les plus âgés : elle permet d'emprunter vingt documents différents tous supports confondus (finie la division entre livre, CD, DVD) quel que soit votre lieu de domiciliation. Couplé à la carte musée, cette carte culture offre pour 15€ (18-25 ans) ou 38€ la gratuité aux musées Gadagne (histoire de la ville de Lyon et marionnettes du monde), Imprimerie, Beaux-Arts, Art contemporain, CHRD et même le musée Malartre consacré à l'automobile situé à Rochetaillé mais dont Lyon est propriétaire. En vente dans tous ces lieux (à l'exception de ce dernier), la carte culture offre aussi des réductions dans les salles de spectacles de la ville et alentours (Célestins, Croix-Rousse, TNP, Auditorium, Opéra...), à l'Institut Lumière ou à son musée attenant. Renseignements : www.lyon.fr ou dans les lieux concernés Pass culture

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Les bottes de trente lieues d'Elisabeth Saint-Blancat

Théâtre des Clochards Célestes | Trente ans qu’Élisabeth Saint-Blancat est aux manettes du théâtre des Clochards Célestes, créé en 1978 : elle en a fait un lieu incontournable de découvertes pour petits et grands. Rencontre avec une directrice exigeante et épanouie.

Nadja Pobel | Mercredi 4 mai 2016

Les bottes de trente lieues d'Elisabeth Saint-Blancat

Quand Yves Barroz, qui avait fondé le théâtre des Clochards Célestes à la place d'une épicerie à la fin des années 70, demande à une jeune comédienne toulousaine de reprendre le lieu, elle hésite, n'ayant jamais trempé dans le volet administratif de son art. Mais elle accepte. Nous sommes au printemps 1986 : Élisabeth Saint-Blancat, 40 ans, va pouvoir mettre sa curiosité insatiable au service d'une structure. Si elle n'a l'expérience que des grands lieux (son mari d'alors, Jacques Rossner, l'assistant de Planchon, était directeur du CDN du Nord), elle a chevillé au corps ce goût de la découverte qui l'amène à la fin des 60's à arpenter les coulisses du TNP où travaillent Samy Frey, Francine Bergé. En 2016, elle voit toujours plus de 200 à 300 pièces par an ! C'est avec ce bagage irremplaçable qu'aux Clochards, elle fonde de nombreux (feu) festivals, dont les Aulecquiades consacré aux auteurs contemporains ou ETC dédié à la jeunesse (le Off des rencontres internationales pour le théâtre, l'enfance et la jeunesse initié au Théâtre des Jeunes Années). Ces deux axes, ADN de son théâtre, sont aussi le socle de son exigence. Comédienne à Mouffetard devan

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Vont, vivent et deviennent

En acte(s) | Grozny Panzani Paradis, de Samuel Pivo ; Ton tendre silence me violente plus que tout, de Joséphine Chaffin : que se trame-t-il, (...)

Nadja Pobel | Mercredi 4 mai 2016

Vont, vivent et deviennent

Grozny Panzani Paradis, de Samuel Pivo ; Ton tendre silence me violente plus que tout, de Joséphine Chaffin : que se trame-t-il, derrière ces titres singuliers ? Ce sont des textes de théâtre écrits sur commande, passée par Maxime Mansion, un comédien sorti de l’ENSATT, ancien membre de la troupe permanente du TNP et initiateur du projet En Acte(s) avec la compagnie La Corde rêve, qu’il dirige avec Elisa Ruschke. Objectif : donner la possibilité à de jeunes auteurs de se confronter directement à la scène, les sortir du confinement de leur chambre d’écriture puisque les classiques (Shakespeare, Marivaux, Molière…) écrivaient pour être portés très rapidement au plateau, rappelle Maxime Mansion. Depuis octobre 2014, à raison d’un lundi par mois (huit par saison), une pièce sur un thème libre mais lié à l’actualité, ne devant pas dépasser une heure de jeu et ne mobilisant pas plus de cinq comédiens est présentée. Pas d’effet technique ni de mise une scène — mais une mise en espace —, trois semaines d’apprentissage de texte pour les comédiens et à peine plus de huit jours de répétition avant la publication de la pièce : voilà les ingrédients d

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L’espace 44 fête ses 30 ans

Théâtre | Trente ans et toujours debout, malgré les embûches semées sur la route de ce théâtre de poche dans les pentes (40 places). Lorsqu’André Sanfratello (...)

Nadja Pobel | Mardi 19 avril 2016

L’espace 44 fête ses 30 ans

Trente ans et toujours debout, malgré les embûches semées sur la route de ce théâtre de poche dans les pentes (40 places). Lorsqu’André Sanfratello — toujours directeur — se lance dans cette aventure sur le site d’une imprimerie désaffectée, il a déjà frayé comme comédien aux côtés de Marcel Maréchal ou de Roger Planchon et, comme eux, il va programmer beaucoup d’auteurs contemporains. Preuve en est avec ceux qui sont à l’honneur pour cet anniversaire : Giono (Un roi sans divertissement, plus de 500 représentations en vingt-cinq ans), Beckett (Fin de partie), Jean-Pierre Siméon (Le Testament de Vanda) ou Zweig (Le Joueur d’échec). Mais ce combat se fait dans l’adversité. Les pouvoirs publics, après l'avoir conventionné Scène découverte dès 2002, s'investissent moins (retrait de la DRAC, baisse de la dotation de la Ville). Amer, André Sanfratello est néanmoins là pour accueillir de nombreuses compagnies chaque année et 6500 spectateurs : « c’est dur de me faire crever » lâche-t-il dans un mélange de colère et de vaillance. Les festivités se tiendront jusqu’au 29 mai, dès le samedi 24 avril.

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Le Croiseur en danger

ACTUS | Lâché par la DRAC, le Croiseur organise ce vendredi à 18h30 un apéritif participatif afin d’expliquer dans quelle mauvaise situation il se trouve et mobiliser les soutiens. Explications.

Nadja Pobel | Vendredi 11 décembre 2015

Le Croiseur en danger

Inscrit depuis 2005 au titre de la danse dans le dispositif des Scènes Découvertes, le Croiseur vient de se voir retirer 111 000€ de financements par la DRAC, la délégation Rhône-Alpes du ministère de la Culture ayant décidé de ne pas reconduire sa dotation de37 000€ pour les trois prochaines années. C’est donc une amputation d’un tiers de ses subventions que s’apprête à subir ce lieu créé en 1999 et situé dans le quartier de Gerland (au 4 rue Croix-Barret). Reposant également sur la Ville et la Région, ce dispositif qui fonctionne par vague de trois ans arrive à échéance ce mois. La région, pour cause d’élections, n’a pas encore encore rendu sa copie quant à sa participation pour 2016-2018. Quant à la Ville, dont la contribution sera examinée en conseil municipal fin janvier, elle annonce d’ores et déjà qu’elle reconduira son apport, sans en baisser le montant, pour l’année 2016. Le retrait de la DRAC agit directement sur les salariés. Deux emplois aidés arrivaient à échéance ce mois-ci. Ils ne seront pas reconduits. Un autre est en suspend, le lieu ne sachant pas s’il sera en mesure de remplacer une personne actuellement sur le départ. L

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Marief Guittier illumine "Au cœur des ténèbres"

SCENES | Chez ceux qui ne l’ont jamais vue comme chez ceux qui la connaissent déjà bien, son talent hors norme et sans cesse renouvelé provoque le même étonnement. Marief Guittier le confirme à l'Elysée sous la houlette de son éternel acolyte Michel Raskine : elle est une très grande comédienne.

Nadja Pobel | Mardi 15 septembre 2015

Marief Guittier illumine

C’est un petit bout de femme, pourrait-on dire vulgairement. Elle est en vérité bien plus. Quand le prologue se termine, elle apparaît, toute mince, là où on ne l’attend pas : hissée en haut de gradins, assise, au premier plan d’une peinture d’océan un peu kitsch, scénographie resserrée dans laquelle elle trouve sa place avec évidence. Petites lunettes rondes, bonnet lui ôtant tout cheveu, cardigan noir sur chemise blanche, pantalon : elle est cet homme, héros de Conrad, Charles Marlow. Elle est cet homme plus que bien des acteurs masculins ne pourraient l’être. Marief Guittier a déjà été Max Gericke et Rousseau, elle sait que tout est possible au théâtre. Avec sa voix grave, son souffle travaillé et, surtout, sa capacité à faire passer dans sa prononciation un mélange d’ironie, de passion et de surprise, elle sait démultiplier mieux que quiconque les nuances des états d’âme de son personnage. Et donne à ce jeune officier de marine marchande britannique qui remonte le cours d'un fleuve au cœur de l'Afrique noire une fraîcheur absolue. Mi

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Pass Découvertes : 4€ la place !

SCENES | Pour la deuxième saison consécutive, les "Scènes Découvertes" de Lyon proposent un Pass Découvertes théâtre, danse, cirque et musique. Ce Pass est vendu 32 € et (...)

Nadja Pobel | Jeudi 5 septembre 2013

Pass Découvertes : 4€ la place !

Pour la deuxième saison consécutive, les "Scènes Découvertes" de Lyon proposent un Pass Découvertes théâtre, danse, cirque et musique. Ce Pass est vendu 32 € et donne droit à une entrée pour deux personnes dans quatre de ces huit salles du réseau Scène Découvertes : - A Thou Bout d’Chant - Ecole de Cirque de Lyon - Espace 44 - Kraspek Myzik - Scène 7 / le Croiseur - Théâtre des Clochards Célestes - Théâtre de l’Elysée - Théâtre des Marronniers Avec une offre très attractive quant au prix (les places reviennent à 4 €) et la diversité de la proposition artistique, les Scènes Découvertes participant à l’opération veulent inciter les spectateurs à découvrir la richesse d’un réseau accordant une place privilégiée aux nouveaux artistes.

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Le théâtre occupe le terrain

SCENES | Avec Balises, opération visant à rendre plus lisible l'offre théâtrale lyonnaise, une idée simple mais forte va balayer la saison 2013/14 : il y a du spectacle vivant partout. Explication. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 3 septembre 2013

Le théâtre occupe le terrain

Trente spectacles et presque autant de lieux. Ce pourrait n’être qu’un constat chiffré parmi d'autres, mais c'est bien plus que cela : en pointant des pièces dans de très nombreuses salles de l’agglomération et du centre-ville, le programme Balises dit que le théâtre ne vit pas qu’aux Célestins/Point du jour/TNP/Croix-Rousse/TNG, en tout cas pas seulement – quatre d’entres eux figurent au programme. L’idée qui préside à Balises n’est pas de construire un énième festival – il y en a déjà, chacun avec sa spécialité -  mais de rendre visible et lisible l’offre en la matière, pléthorique. Car si le Grand Lyon a ses biennales, son festival Lumière et ses Nuits Sonores pour mettre en avant la danse, l’art contemporain, le cinéma et les musiques actuelles, le théâtre, pourtant omniprésent, n’est lui pas célébré. Or, avec 400 000 spectateurs et 2200 levers de rideaux pour présenter plus de 400 spectacles dans 25 lieux en 2011, son palmarès est celui d’une métropole avant l’heure. Ce que veut Gérard Collomb politiquement existe déjà théâtralement, nous dit Jacques Fayard, directeur de l’Elysée, à l’origine de ce projet. Et il s'attachera, avec les au

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Chanson de gestes

SCENES | Théâtre / Parfois avec trois bouts de ficelles, un texte ardu en prose, il est possible de faire un très bon spectacle. Encore faut-il avoir une bonne (...)

Nadja Pobel | Mercredi 16 novembre 2011

Chanson de gestes

Théâtre / Parfois avec trois bouts de ficelles, un texte ardu en prose, il est possible de faire un très bon spectacle. Encore faut-il avoir une bonne dose de talent et un sens du spectacle (au sens noble du terme). C’est précisément ce que possède la jeune compagnie La Nouvelle Fabrique. Issus de l’ENSATT, les acteurs, scénographe et créateur-son qui la composent s’amusent avec l’écrivain absurde russe Daniil Harms. C’est déjà la quatrième fois qu’ils triturent ses écrits de la première moitié du XXe siècle. Dans La Vieille (aux Clochards Célestes jusqu’au 3 décembre), le récit grince, couine, rugit, se murmure. Outre Thomas Fitterer, acteur principal en grande forme, ses acolytes, la pianiste Anne Rauturier et le bruitiste metteur en scène Colin Rey, donnent à la pièce des airs de film d’animation. Pourtant l’univers n’a rien de commun avec celui de Tex Avery ou Woody Woodpecker. Une vieille dame meurt chez un jeune homme qui cherche à se débarrasser de cet encombrant cadavre en même temps qu’il laisse filer la jeune femme pour qui il vient d’avoir un coup de foudre. En une heure de temps, sa cavale effrénée dans les rues de Saint-Pétersbourg ne manque jamais de souff

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Courtes scènes

SCENES | Ils sont seuls en scène et, pour une durée de spectacle inférieure à une heure, ils se lancent sur un plateau presque nus, quasiment sans accessoire. De (...)

Nadja Pobel | Jeudi 31 mars 2011

Courtes scènes

Ils sont seuls en scène et, pour une durée de spectacle inférieure à une heure, ils se lancent sur un plateau presque nus, quasiment sans accessoire. De jeunes acteurs et metteurs en scène proposent au Théâtre des Clochards Célestes trois pièces par soir, jusqu'au dimanche 10 avril. Hormis «Pénélope et vice-versa» que nous n'avons pas vu, qui est un spectacle de clowns, les deux autres sont du théâtre. Dans «Monologue sans titre» et «Ta lettre, enfin !», les comédiens Baptiste Jamonneau et Guillaume Pigé campent des personnages en attente, l'un de son père qui ne vient pas le sauver de la misère dans laquelle il s'enfonce et l'autre, sur un ton moins réaliste et plus romantique, attend des nouvelles de sa fiancée. Malgré des maladresses dues à l'aridité de l'exercice (un seul en scène), ces deux jeunes artistes font aussi preuve de beaucoup d'inventivité. NP

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Dossiers en cours : L'Espace 44

SCENES | MORCEAUX CHOISIS DE SUJETS CULTURELS QUI FÂCHENT / DOSSIER : L’ESPACE 44

Dorotée Aznar | Mardi 18 mai 2010

Dossiers en cours : L'Espace 44

Depuis près de dix ans, des responsables de salles de théâtre, musique, danse de Lyon sont regroupés sous le label Scène Découvertes et ont pour mission de faire émerger des jeunes artistes. Ces salles bénéficient de subventions budgétées sur une période de trois ans de la part de la Ville de Lyon, de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et depuis peu, de la Région Rhône-Alpes. Lors du renouvellement de la convention pour la période 2010-2013, la DRAC n'a pas reconduit la salle Genton (désormais rattachée à la MJC Mermoz Laënnec) et l'Espace 44 dans ce dispositif, au profit de l'entrée du Périscope et de l'école de cirque de Ménival. André Sanfratello, directeur de l'Espace 44 ne comprend pas ce revirement de la DRAC qui lui verse ainsi 15 000€ en 2010 (il avait perçu 20 000€ les années précédentes) et il craint de n'avoir aucune subvention de l'État en 2011 et de devoir un jour, à terme, fermer son théâtre. Afin de mobiliser l'opinion à ce sujet, il a rédigé une lettre ouverte à Alain Lombard, directeur de la DRAC Rhône-Alpes, diffusée dans les lieux culturels. Il interpelle le représentant du ministère de la Culture en région afin qu'il revienne sur sa décision

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Théâtre Suppose que la mer soit sucrée

SCENES | Il est quasiment impossible de trouver des spectacles pour les touts petits. Avec "Suppose que la mer soit sucrée" Carine Pauchon propose une pièce pour (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 12 février 2010

Théâtre
Suppose que la mer soit sucrée

Il est quasiment impossible de trouver des spectacles pour les touts petits. Avec "Suppose que la mer soit sucrée" Carine Pauchon propose une pièce pour les bébés à partir de 6 mois. Un texte contemporain, un travail sur la langue des signes, des camaïeux de couleur, une création sonore et une robe de douze mètres qui se transforme au fil du spectacle. Un spectacle à découvrir au Théâtre des Clochards Célestes, jusqu'au 19 février.

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Luxe sans paillette

SCENES | Théâtre / Le Théâtre de l’Élysée, situé dans une petite rue du 7e arrondissement est un petit théâtre à part. Avec un directeur et une programmation qui dénotent, l’Élysée s’est imposé comme un tremplin pour nombre de petites compagnies. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 4 septembre 2009

Luxe sans paillette

Il existe à Lyon un dispositif (mis en place par la Ville de Lyon et la Direction Régionale des Affaires Culturelles Rhône-Alpes) visant à favoriser les artistes en émergence en dotant de subventions certains lieux de diffusion. Parmi ces «scènes découvertes», on trouve le Théâtre de l’Élysée, installé dans le quartier de la Guillotière. Un théâtre qui ne paie pas de mine, un théâtre se payant même la mine d’un cinéma d’un autre âge. C’est pourtant là que l’on trouve des propositions fortes, originales, et des spectacles parfois plus stimulants que ceux proposés par des salles bénéficiant d’une bien meilleure visibilité. C’est tout le luxe du lieu : la liberté, et notamment celle de ne pas composer une saison comme une succession de spectacles à l’affiche. «Nous mettons l’accent sur l’accompagnement des compagnies. Nous ne devons pas essayer d’être un théâtre comme les autres car nous n’y arriverons pas», résume Jacques Fayard, son directeur. Avec une structure légère, l’Élysée mène un travail de recherche qui repose sur des rencontres, des liens et des fidélités qui se nouent avec des artistes ; on y défend des gens avant de défendre des spectacles, avec les risques de déception q

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Bal des festivals

SCENES | Théâtre / Plutôt que de débuter une saison par le premier spectacle d'une longue liste, de plus en plus en de théâtres choisissent de faire place aux jeunes compagnies et aux découvertes lors d’un festival de rentrée. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 28 août 2009

Bal des festivals

Le Théâtre des Clochards Célestes n'a pas attendu la nouvelle «mode» des festivals de rentrée. Depuis douze ans, Élisabeth Saint-Blancat, la programmatrice du lieu, tente de mélanger différents publics. La formule est immuable : un spectacle jeune public à 18 heures puis deux ou trois autres pour les adultes dès 19 heures. Et, contrairement aux années précédentes, l'horaire de chaque spectacle n'est pas précisé afin que les spectateurs ne viennent pas faire leur marché en piochant juste un concert ou une pièce. Le but est bien de réunir le public sur l'ensemble de la soirée comme le prouve le tarif attractif de 11€ par soir. Au programme, du théâtre bien sûr mais aussi des lectures, de la musique, des contes par de très jeunes compagnies qui ont répondu à un appel à projets ou par des artistes plus expérimentés. Parmi eux, Guy et Yves Prugnier vont lancer leur nouvelle création, «Correspondances». Fabrique de théâtreOffrir un patchwork de créations au public et une rampe de lancement pour les compagnies : voilà le double objectif des toutes les structures d'accueil. «Nous pouvons ainsi donner une échéance de représentation aux artistes ou leur proposer un lieu de représ

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Le Croiseur s'en va-t-en guerre

SCENES | Actu / En 1997, Didier Vignali et un collectif de gens du spectacle ont fondé à Lyon une école d’acteurs La Scène sur Saône, avec le parrainage de Jean-Pierre (...)

Dorotée Aznar | Lundi 8 juin 2009

Le Croiseur s'en va-t-en guerre

Actu / En 1997, Didier Vignali et un collectif de gens du spectacle ont fondé à Lyon une école d’acteurs La Scène sur Saône, avec le parrainage de Jean-Pierre Bacri et d’Agnès Jaoui. En 2000, au centre de formation s’est ajouté une salle de spectacle pluri-disciplinaires de 200 mètres carrés, le Croiseur, basé à Gerland, dans une ancienne friche industrielle. Depuis, le Croiseur accueille des spectacles de théâtre et de danse et des jeunes artistes ou d’autres, plus confirmés, viennent y présenter leurs dernières créations. En 2008, le Croiseur a également accueilli une quinzaine de compagnies pendant la biennale off de la Danse. Mais depuis quelques mois, Didier Vignali tire la sonnette d’alarme. Le Croiseur, en déficit chronique, risque de mettre la clé sous la porte. Actuellement, le financement Ville de Lyon et DRAC se monte à 65 000 euros, une somme qui, selon lui, «ne permet même pas de payer les loyers». Ce que Didier Vignali demande aujourd’hui, c’est un réel engagement de la Région Rhône-Alpes qui ne propose qu’une aide financière de 7000 euros : «nous voulons bien entendre que la Ville et la DRAC ne peuvent pas nous donner plus mais pas que la Région nous demand

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Ça passe ou ça casse

CONNAITRE | Le Croiseur ne passera pas l'été si le public n'est pas au rendez-vous ce week-end. "Home suite home" est l'opération de la dernière chance pour sauver ce lieu de création et de diffusion artistique. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 26 mai 2009

Ça passe ou ça casse

Il y a urgence à aller voir ce qui se fabrique dans les murs du Croiseur. Ce lieu, créé en 2000, remplit une double mission de formation et de diffusion. Niché dans une friche industrielle à Gerland, cette école-salle de spectacle a été mise sur pied par Didier Vignali avec l'appui de ses acolytes Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui afin de proposer aux jeunes créateurs un endroit unique où ils peuvent travailler et montrer leur production au public. Mais le bateau prend l'eau. Depuis un an, et des prises de bec avec la Région quant à la formation, les crédits sont bloqués. Ajoutez à cela la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) qui a traîné des pieds pour reconduire l'accord triennal des scènes découvertes lyonnaises ; il manque beaucoup d'argent dans la trésorerie du Croiseur. «Ces tergiversations ont été catastrophiques», selon Didier Vignali. La DRAC Rhône-Alpes a contraint les scènes découvertes à subir une année de transition. Les contrats arrivaient à échéance en décembre dernier et auraient dû être reconduits pour 2009, 2010 et 2011. 2009 est en fait une année suspendue au terme de laquelle les cartes seront redistribuées car un appel à candidature est lan

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Scènes à découvert

SCENES | Théâtre / Le label Scène découverte créé il y a sept ans est en danger. Quatre théâtres (Les Clochards Célestes, l'Élysée, l'Espace 44 et les Marronniers) ont pour (...)

Nadja Pobel | Jeudi 29 janvier 2009

Scènes à découvert

Théâtre / Le label Scène découverte créé il y a sept ans est en danger. Quatre théâtres (Les Clochards Célestes, l'Élysée, l'Espace 44 et les Marronniers) ont pour mission d'accompagner la création contemporaine et sont liés depuis 2002 à l'État et à la Ville de Lyon par une convention triennale. La dernière en date arrivait à échéance le 31 décembre. Elle n'a été pas reconduite, plaçant leurs directeurs dans la plus grande incertitude quant à la poursuite de la saison. André Sanfratello, de l'Espace 44, a fait une pause dans les répétitions de sa prochaine pièce d'après Calaferte «car je ne sais pas si je pourrai payer les comédiens». La Ville, qui a versé en 2007 195 000€ à ces structures (contre 96 000€ versés par la DRAC), affiche un soutien ferme pour renouveler cet accord et apporte déjà une trésorerie immédiate afin que les théâtres puissent régler leurs factures et charges de ce début 2009. La DRAC, qui avait jeté un froid en janvier, en faisant la sourde oreille pour fournir des subventions, semble commencer à considérer le dossier mais rien n'est fixé. Au-delà des chiffres se pose la question de l'utilité de cette mission de découverte qui incombe à ces quatre sall

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Scène découvertes

SCENES | Emergence / Leur mission ? Faire émerger les jeunes talents ou permettre à des petites formes d'expérimenter le contact avec le public. Les petits théâtres (...)

| Mercredi 12 septembre 2007

Scène découvertes

Emergence / Leur mission ? Faire émerger les jeunes talents ou permettre à des petites formes d'expérimenter le contact avec le public. Les petits théâtres qui peuvent accueillir un nombre de spectateurs réduit (parfois trente) sont nombreux à Lyon. Parmi eux, le Théâtre de l'Élysée, situé dans le 7e arrondissement, est une des structures qui, localement, a permis à nombre de jeunes talents de faire leurs preuves. Cette année, l'Élysée fête ses dix ans et, une fois n'est pas coutume, l'ouverture de saison ne se fera pas avec une nouvelle tête. C'est en effet Trop humain de Bruno Boëglin qui tiendra l'affiche tout le mois d'octobre. «Il s'agit un clin d'œil, explique Jacques Fayard, le directeur de l'Élysée, Bruno Boëglin était là quand nous avons commencé, il y a dix ans, cela nous permet également de ne pas faire du jeunisme à tout prix». Pas de jeunisme donc mais une volonté cette année de sortir le théâtre de ses quatre murs. L'initiative revient à Gwénael Morin qui souhaite expérimenter une forme de «théâtre permanent». Concrètement, il s'agit de créer un foyer où comédiens et amateurs se frottent à la poésie. Et tous les soirs, du 15 décembre au 15 janvier, c'est dans la rue q

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