Villeurbanne : constatez la différence

SCENES | Les 23 et 24 septembre, les ateliers Frappaz proposent un week-end pas pareil. Et c’est une heureuse idée !

Nadja Pobel | Vendredi 23 septembre 2016

Photo : © DR


Que ce soit au Rize ou à Frappaz, la vie culturelle de Villeurbanne se construit avec ses habitants. Demain peut-être avec ses migrants, tant son maire Jean-Paul Bret a eu le courage de dire qu'ils étaient les bienvenus (cf. sa tribune au Monde du 20 septembre répondant aux propos de Laurent Wauquiez).

Villeurbanne parle de ceux qui font cette vie culturelle au cours de ce week-end pas pareil et représente notamment 355 portraits de ses administrés, réalisés pour les 80 ans des Gratte-ciel en 2014. À voir au Rize.

Mais l'essentiel de ces deux jours aura lieu à Frappaz. Le centre national des arts de la rue offre un deuxième tour de piste aux compagnies qui ont été à la fête lors du défilé de la Biennale de la Danse dimanche dernier. Soit des échassiers du Togo vendredi à 18h. Et cinq autres spectacles de 12h30 à 18h. Gratuits bien sûr !

Programme détaillé :

Vendredi 23 septembre

18h : Afuma

Trois guerriers formés au Togo selon les méthodes et techniques ancestrales adaptent leur savoir-faire aux différentes influences circassiennes contemporaines. Accompagnés de percussionnistes et perchés à 5m du sol, les échassiers ont parcouru le Togo, le Niger, le Ghana, le Maroc, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et la France avec leurs acrobaties à couper le souffle

Samedi 24 septembre

12h30 : Ca va valser

De Led Zeppelin à Marc Perrone en passant par Madness et Bourvil, six accordéonistes délurés revisitent les standards et enflamment le bitume dans une guinguette improvisée.

15h : Tango Sumo

Trois hommes dialoguent en silence. Au sein d'une mêlée lourde et fluide, ils s'offrent leur poids en mouvement et tissent la danse. En incessant contrepoids, l'équilibre se négocie à chaque instant

16h : Compagnie Kiroul

Un homme est à l'hôpital, en fin de vie, en fin de tout. L'autre l'accompagne, le soigne, le bouscule, l'asticote, l'aide à partir, l'aide à rester. Une journée de soin, prétexte à nous raconter l'histoire de Peter Pan : le petit garçon qui ne voulait pas vieillir...

17h15 : Les Sélène

Les Sélène nous invitent dans leur univers délicat, aérien et sensuel, en forme d'hommage à la musique d'Érik Satie. Entre musique et enlacements, leur duo est une ode à la douceur et à la beauté suprême de l'amour

18h : Tout en vrac

Une demoiselle, fraîchement sortie d'un dessin de pin-up des années 50, n'a qu'une chose en tête : devenir une parfaite épouse et cuisinière. En un tour de main, la farine se tamise, les oeufs se battent, le caramel flambe et la recette tourne au vinaigre !

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Villeurbanne, première Capitale française de la culture

Capitale de la Culture 2022 | L'année "Capitale française de la culture" a été lancée à Villeurbanne, en présence de Roselyne Bachelot. Au-delà de quelques marqueurs événementiels, c'est surtout du côté des dispositifs pérennes qu'il faut regarder, à l'instar des minimix, ces petits centres culturels soudés au sein des écoles.

Sébastien Broquet | Mardi 18 janvier 2022

Villeurbanne, première Capitale française de la culture

Elle est sur orbite, cette année spéciale de Villeurbanne, celle où elle est devenue la toute première Capitale française de la culture — ce nouveau label initié par le ministère de la Culture qui a choisi la cité du solide emblème de la décentralisation, le Théâtre National Populaire, pour en être la première incarnation. Roselyne Bachelot, la ministre attitrée, s'est déplacée en personne pour lancer les festivités le vendredi 7 janvier, à peine perturbées par des intermittents en colère. Mais passés les cotillons dont on nous avait privé une semaine plus tôt, qu'est-ce qu'il nous reste à observer durant cette année ? Nous l'avions déjà expliqué lors d'un précédent article, le mercredi 17 novembre 2021, le maire Cédric Van Styvendael et ses équipes avaient tenté le coup pour cette candidature en intégrant à leur dossier plusieurs éléments déjà conceptualisés et imaginés pour leur programme de campagne électorale, à l'instar d'un festival du numérique (devenu les IrRéels) et surtout des minimix, véritables ambassades culturelles disposées au sein des écoles, qui d'idée à développer au fil du mandat sont devenues élément phare de cette année culturelle

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