Louise Vignaud, résolument curieuse

SCENES | Elle vient d'être nommée à la tête des Clochards Célestes. Sa mise en scène ultra rythmée du Tailleur pour dames de Feydeau fait salle comble dans la Célestine. Louise Vignaud aime rien tant que raconter des histoires : voici la sienne.

Nadja Pobel | Mardi 24 janvier 2017

Photo : © Anne Bouillot


Au lendemain de sa première aux Célestins, on croit Louise Vignaud soulagée. Erreur. « Non, ce n'est que le début » dit-elle sans se départir de ce sourire qu'elle a continuellement vissé aux lèvres. « Il y a encore tellement de choses à faire ! » Son Tailleur pour dames était pourtant parfaitement au point dès de sa première représentation, en ce jeudi 18 janvier. La réponse de la jeune femme de 28 ans dit l'exigence qu'elle a chevillé au corps, traduit un parcours sans faute dans ce milieu du théâtre qui la berce depuis son enfance.

Flash-back. Elle est née à Paris de parents architectes. C'est sa grand-mère, prof' de lettres à la retraite, qui l'emmène avec ses cousins le mercredi et le dimanche, voir les Molière, Racine ou les Fables de La Fontaine à la Comédie française. Mais le choc, c'est sa mère qui lui fait ressentir en lui faisant découvrir la Phèdre de Chéreau, aux Ateliers-Berthier. C'était en 2003.

Très tôt donc, le théâtre infuse dans son existence ; lors des rassemblements de famille, les enfants pour s'occuper sont incités à monter une pièce. Elle a 4 ans, et dirige la smala dans une adaptation d'une pièce sur Christophe Collomb ! D'autres suivront.

Les images joyeuses d'Un conte de Noël de Desplechin ne sont pas loin pour tenter d'imaginer ces instants d'enfance. « Ce fut un terreau fondateur » admet-elle simplement, et cela l'oriente vers des études rigoureuses afin d'intégrer le lycée Louis Le Grand « celui où Chéreau et Jean-Pierre Vincent ont été élèves. »

Cravacher pour obtenir le haut niveau scolaire requis, y rester cinq ans, le temps d'enquiller hypokhâgne et khâgne dans la foulée d'un bac L, avant de filer à Normale Sup' Ulm. Soif infinie d'apprendre.

À Louis Le Grand, j'ai fédéré immédiatement une troupe, et nous avons monté chaque année une pièce, dont un Lorenzaccio avec 21 personnes au plateau ! Nous étions libres, nous avions des salles à disposition pour travailler et un amphi de 350 places.

Louise rencontre déjà "son" public, mais ce dont elle se souvient avec le plus de fierté et de plaisir est cette réunion qu'elle organise alors entre ses illustres prédécesseurs, Vincent et Chéreau.

Il n'y avait pas de mondanités, ça les a désarçonné et à la fois complètement ému ». D'eux, elle admire « leur exigence des textes, leur compréhension pour être l'interprète d'un auteur ; ne rien lâcher, toujours continuer et se remettre en question. On n' est jamais sûr de rien, au théâtre.

Pendant Normale Sup', elle valide un master de lettres au cours duquel elle se penche, pour son mémoire, sur les mises en scène de Roger Planchon et sa lecture des classiques à travers Brecht.

Elle apprend des aînés, s'attache à la pratique des comédiens en tâtant sérieusement des planches, via l'école de Thibault de Montalembert : « je ne voulais pas spécialement faire ce métier, mais ça m'a aidé à me sentir plus légitime comme metteur en scène, à connaître les techniques d'acteurs, à savoir ce que c'est que d'être dirigé. Et il fallait l'avoir fait pour le concours de l'ENSATT », qu'elle réussit en 2011, département mise en scène, évidemment.

Sans fil à la patte

Dans l'école nationale juchée au-dessus de Saint-Just, elle fait notamment la connaissance de Christian Schiaretti, directeur de cette section qui « nous met devant les écueils, oblige à réfléchir et nous plonge dans le TNP qu'il dirige. »

C'est ainsi qu'elle devient assistante, avec Baptiste Guitton, sur Mai, juin, juillet dans lequel elle joue aussi. La suite est une histoire d'heureux méandres et croisements, puisque sur cette création de 2014, elle fait répéter ses italiennes à Éric Ruf (il joue Vilar dans la première version), depuis devenu administrateur général de la Comédie Française : il l'invite au Studio en septembre prochain pour créer Phèdre de Sénèque !

Jean-Pierre Vincent, son "père" de théâtre, a en charge la création de sortie de l'ENSATT de sa promo, le War and breakfast de Ravenhill. Il sera parmi ses premiers spectateurs lorsqu'elle monte en sortie d'école, avec sa compagnie La Résolue encore balbutiante, le Calderon de Pasolini qu'elle espère bien reprendre prochainement.

J'ai beaucoup de papas dans ce métier, dit-elle, mais aussi quelques mamans comme Claudia Stavisky qui m'a fait confiance tout de suite.

Louise Vignaud assiste la co-directrice des Célestins sur En roue libre puis Tableau d'une exécution. Dans ce travail précis, « il faut savoir être à sa place, explique-t-elle, afin que le metteur en scène puisse aller au bout de ce qu'il souhaite faire. » Cette humilité l'amène aux côtés de Michel Raskine et Richard Brunel, qu'elle remplace lors de la tournée de Roberto Zucco l'an dernier.

Occupe-toi des récits

Classique ? Contemporain ? Louise refuse de choisir, espérant « être identifiable par le plateau. » Pasolini donc, mais aussi Koltès, l'auteure québecoise pour jeune public Suzanne Lebeau (le déchirant Le Bruit des os qui craquent), Joséphine Chaffin (Ton tendre silence me violente plus que tout) maintenant Feydeau... Et grâce au projet de Maxime Mansion (Monsieur Bassinet dans Tailleur pour dames), elle soutient l'émergence via En acte(s), bientôt au théâtre de l'Élysée avant de figurer l'an prochain au TNP.

Certains de ses travaux précédents seront repris au théâtre des Clochards Célestes, dont elle est depuis peu la directrice : Élisabeth Saint-Blancat lui passant en douceur le flambeau d'ici l'été.

Si elle ne pensait pas si jeune avoir les clés d'un lieu, cela correspond à un désir qui n'est pas neuf : « ce qui importe est de transmettre. »

Diriger une salle ou une équipe au plateau se fait « dans un même mouvement : faire du théâtre pour les autres. Le théâtre n'existe pas sans public et sans les histoires qu'on lui raconte

dit-elle encore, se remémorant spontanément Jean-Pierre Vincent citant Brecht :

le théâtre a commencé par un homme qui est monté sur une pierre pour parler à d'autres hommes et leur raconter les choses. »

Et de conclure : « Si on oublie ça, on oublie tout. »


Tailleur pour dames

De Feydeau, ms Louise Vignaud, 1h30
Célestins, théâtre de Lyon 4 rue Charles Dullin Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

Théâtre | À 34 ans, Martha Spinoux-Tardivat vient d’être nommée directrice des Clochards Célestes, où elle exerçait déjà en accompagnant avec entrain tant les artistes que les spectateurs et spectatrices. Portrait.

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Martha Spinoux-Tardivat, la pétillante nouvelle directrice des Clochards Célestes

Depuis six années, Martha Spinoux-Tardivat est un phare aux Clochards Célestes. Enjouée, professionnelle tant à l’égard des compagnies invitées que du public, des professionnels et des étudiants qui parfois font halte pour leur formation dans ce théâtre de 49 places. Martha est arrivée sous l’ère d’Élisabeth Saint-Blancat et aura prolongé son apprentissage aux côtés de Louise Vignaud dans la foulée. Le 27 août dernier, elles étaient réunies sur la place Chardonnet pour un hommage à la comédienne-directrice décédée d’un cancer six jours plus tôt. Une cérémonie simple, chaleureuse et émouvante pour celle qui porta haut, de 1986 à 2017, cette maison fondée en 1978. Alors, quand Louise Vig

Continuer à lire

Les Clochards Célestes annulent leur saison

Théâtre | Ils sont les premiers à Lyon, certainement pas les derniers. À l'instar de ce qu'a fait le Centre Dramatique National de Toulouse en janvier, le théâtre des Clochards Célestes annonce tirer un trait sur le reste de sa saison face à l’incertitude perpétuelle d’une date de réouverture des lieux culturels.

Nadja Pobel | Mercredi 3 février 2021

Les Clochards Célestes annulent leur saison

Aux Clochards Célestes, 14 spectacles sont reportés à l’an prochain — dont le Subutex, adapté de Virginie Despentes, qui devait clore le calendrier à l’orée de l’été. Tant d’autres depuis septembre avaient déjà dû rester au placard... « Alors qu'on nous demande de rester en suspens, prêts à ouvrir quand on nous donnera enfin le feu vert, à une date indicible, je fais le choix de reporter intégralement la saison du Théâtre des Clochards Célestes à l'année prochaine. Puisque cette saison est exceptionnelle, assumons-la comme telle. Attendre le mois de mai pour savoir s'il sera possible ou non de jouer en juin, c'est demander aux compagnies programmées de se maintenir dans le qui-vive ; leur proposer d'ores et déjà un report, c'est leur offrir la possibilité de penser l'avenir. Et c'est nous l'offrir aussi » affirme la directrice Louise Vignaud dans un communiqué paru ce mercredi 3 février. Et c’est probablement là, la plus grande marque de considération due aux spectateurs et spectatrices comme a

Continuer à lire

Aux Clochards Célestes, Martha Spinoux-Tardivat succède à Louise Vignaud

Mercato | À compter de septembre, Martha Spinoux-Tardivat dirigera le Théâtre des Clochards Célestes, en remplacement de Louise Vignaud.

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Aux Clochards Célestes, Martha Spinoux-Tardivat succède à Louise Vignaud

Martha Spinoux-Tardivat officiait déjà au poste de "coordination générale, communication et relations publiques" depuis 2015 au Théâtre des Clochards Célestes. Elle succèdera en septembre à Louise Vignaud qui, après quatre années à la tête de ce lieu, a choisi de se consacrer entièrement à son travail de metteuse en scène au sein de sa compagnie La Résolue. Seule candidate, Martha Spinoux-Tardivat a défendu une continuité avec sa prédécesseuse et a convaincu le jury. Elle mise également sur un renforcement des liens avec l’arrondissement du 1er (avec notamment des propositions place Chardonnet, le "parvis" quasiment du théâtre) et sur le fait de repenser la place des artistes associés (un peu moins nombreux mais accompagnés sur une période plus longue). Le Théâtre des Clochards Célestes, 40 places, est l’un des quatre théâtres appartenant au réseau municipal (auquel se sont adjoints la DRAC et la Région) des Scènes Decouvertes et l’un des plus en scrutés par les programmateurs et programmatrices de la région.

Continuer à lire

Pluie d'été sur "Agatha" de Louise Vignaud

Théâtre | Tout en amorces et en césures, Agatha, le texte de Marguerite Duras contant un amour entre frère et sœur, trouve une résolution sans fioriture sur le plateau de Louise Vignaud.

Nadja Pobel | Mardi 11 février 2020

Pluie d'été sur

La langue durassienne est reconnaissable entre mille. Les phrases commencent puis s’évaporent. « C’est ça… jamais… on croit la connaître comme soi-même et puis, non… » dit-il dans Agatha. Parfois, elles sont courtes et en contradiction les unes avec les autres : « tu ne peux pas savoir. Tu me tues. Tu me fais du bien. Tu me tues. Tu me fais du bien. J’ai le temps. Je t’en prie. Dévore-moi » dit-elle dans Hiroshima mon amour. À chaque fois Elle et Lui, un amour émietté qui résiste. Mais ici, dans Agatha, publié en 1981, l’écrivaine pose le tabou de l’inceste sans jamais le juger alors que pourtant, quatre ans plus tard, elle fera de Christine Villemin une coupable « forcément sublime ». Cette neutralité est précisément ce qui suscite l’intérêt de Louise Vignaud quand elle décide de s’emparer de ce texte « sans amener de thèse au plateau » nous confiait-elle récemment. Tu n’a

Continuer à lire

La propre prison de Rebibbia

Théâtre | Avec Rebibbia, Louise Vignaud signe son meilleur spectacle, peut-être le plus audacieux. Néanmoins, persiste cette impression d'un théâtre sage, assez loin de son sujet : la plus grande prison pour femmes d'Italie.

Nadja Pobel | Mardi 20 novembre 2018

La propre prison de Rebibbia

C'est leur Fleury-Mérogis. De l'autre côté des Alpes, Rebibbia est un synonyme de prison, le nom de celle de Rome où s'entassent notamment des femmes. D'emblée sur le plateau, elle est là, comme un mur imposant fait d'échafaudages. Deux niveaux, des escaliers. Des cellules ouvertes mais que l'on sent bel et bien fermées tant le travail sur le son est millimétré à chaque pas ou presque que font les détenues. La lumière oriente le regard et élargit plus ou moins l'espace selon les situations. Dans la pénombre, Goliarda Sapienza, tout juste balancée en cage, dit la souffrance, « cette tentation presque voluptueuse en comparaison de la souffrance que l'on sent autour de soi ». Elle est cette intellectuelle italienne, féministe et anarchiste, qui ne connaîtra le succès qu'après sa mort (1996) avec L'Art de la joie puis cet ouvrage autobiographique, récit de ses cinq jours en prison pour vol de bijoux. Le temps s'étire. Louise Vignaud confère à ce texte une a-temporalité étonn

Continuer à lire

Étourdissante adaptation de Florence Aubenas par Louise Vignaud

Théâtre | En adaptant Le Quai de Ouistreham, Louise Vignaud remet au jour ce livre de 2009, tragiquement encore d'actualité, soit la quête de travail insensée d'une femme sans diplôme magnifiquement campée par Magali Bonat.

Nadja Pobel | Mardi 22 mai 2018

Étourdissante adaptation de Florence Aubenas par Louise Vignaud

Peut-être aurions-nous dû prendre conscience du morcellement irrémédiable du travail avant que la journaliste Florence Aubenas nous le livre il y a presque dix ans ou avant que Louise Vignaud et Magali Bonat ne le portent sur un plateau de théâtre. D'ailleurs, il ne s'agit plus de trouver du travail mais "des heures" comme il nous est précisé. Sûrement le savions-nous un peu mais la force tant du bouquin et plus encore du spectacle est de l'incarner, d'en faire récit. C'est simple, et Louise Vignaud en voix-off contextualise : la grande reporter (Libé, L'Obs puis Le Monde) s'est teinte en blonde, est partie à Caen et s'est inscrite à Pôle Emploi, sous son nom, pour gagner une vie jusque-là – fictivement – entretenue par un mari qui s'est fait la malle. Elle sera femme de ménage, puisque comme lui assène un agent de l'ex-ANPE « vous êtes plutôt le fond de la casserole ». Ainsi, d'emblée l'humain n'est plus qu'une chose que des employeurs vont trimbaler dans les « sani », les douches des ferrys amarré

Continuer à lire

Le Misanthrope aux abords du ring

Théâtre | Qu'est-ce qui peut pousser à monter encore Le Misanthrope ? Peut-être un désir d'attirer le plus grand nombre (ah Molière !) pour mieux montrer sa vision du théâtre. À la lisère du texte et de son époque, Louise Vignaud impose sa patte : respectueuse mais pas trop.

Nadja Pobel | Mardi 30 janvier 2018

Le Misanthrope aux abords du ring

Tout lui réussit. À 29 ans, Louise Vignaud dirige le Théâtre des Clochards Célestes et après une création l'an dernier aux Célestins, une cette saison au TNP (elle appartient au "cercle de formation et de transmission"), elle s'apprête à monter Phèdre de Sénèque au Studio-Théâtre de la Comédie-Française avant une version, qui nous intrigue grandement, du Quai de Ouistreham de Florence Aubenas aux Clochards en fin de saison. Dans ce marathon vertigineux, la normalienne-ensatienne ne bâcle rien. Le Misanthrope en est la démonstration. Parfaitement huilé dès sa première date, ce spectacle n'est pas lesté du décorum du XVIIe siècle. Un plateau en quadri-frontal quasi dénudé offre un très intelligent terrain de jeu aux protagonistes en tête desquels Alceste, constamment sur le qui-vive, semblant être dans l'attente d'une passe, en l’occurrence une réplique ou d'une joute de son adversaire à la langue ampoulée et en vers, Oronte, ou d'une Célimène in

Continuer à lire

Louise Vignaud : « Du temps pour créer ! »

Les Clochards Célestes | C'est ce qui s'appelle une passation de pouvoir réussie. À 29 ans, la metteuse en scène Louise Vignaud succède à Élisabeth Saint-Blancat à la tête des Clochards Célestes avec bienveillance et cohérence et propose une saison plus qu'alléchante dédiée à la jeune création.

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Louise Vignaud : « Du temps pour créer ! »

Quelles étaient vos intentions lorsque vous avez postulé à ce théâtre ? Louise Vignaud : En tant que jeune metteuse en scène, je me suis demandée ce qui était important pour ma génération. Du temps pour créer ! Ici, c'est donc un lieu de découvertes (NdlR, il est labellisé comme tel par les tutelles Ville-Région-DRAC) il faut le maintenir et soutenir la nouvelle création. Comment le faire, concrètement ? J'ai choisi des compagnies qui seront présentes deux mois (un mois de plateau, douze soirs de représentations) pour mener à bien une recherche et qui changeront tous les deux mois. On soutient le processus de répétitions car je sais en tant que metteuse en scène que j'en ai besoin. Il s'agit du Théâtre Oblique, de la Compagnie Démembrée, du collectif la Onzième, des Non-alignés et la Doze. Pendant leur présence, quatre d'entre eux vont montrer d'autres projets : ils

Continuer à lire

Louise Vignaud, nouvelle directrice des Clochards Célestes

SCENES | Après avoir fait en trente ans du théâtre des Clochards Célestes un lieu incontournable pour la jeune création, Élisabeth Saint-Blancat reprend son métier de (...)

Nadja Pobel | Vendredi 9 décembre 2016

Louise Vignaud, nouvelle directrice des Clochards Célestes

Après avoir fait en trente ans du théâtre des Clochards Célestes un lieu incontournable pour la jeune création, Élisabeth Saint-Blancat reprend son métier de comédienne et passe la main en douceur à Louise Vignaud, officiellement en fonction cet été. Issue du département mise en scène de l'ENSATT, elle a déjà assisté Michel Raskine, Richard Brunel ou récemment Claudia Stavisky sur Tableau d'une exécution. Elle signera dans la Célestine en janvier son quatrième spectacle, Tailleur pour dames de Feydeau.

Continuer à lire