"Fractus V" de Cherkaoui

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 16 mai 2017

Photo : © Filip Van Roe



Fractus V

Par Sidi Larbi Cherkaoui
Maison de la Danse 8 avenue Jean Mermoz Lyon 8e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Un pas en avant, un pas en arrière

Danse | La deuxième partie de la saison danse s'annonce tout à la fois sous le signe de la découverte et des reprises. Et aussi du retour à Lyon de grands chorégraphes comme Sidi Larbi Cherkaoui, Akram Kahn, Eun-Me Ahn...

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 7 janvier 2020

Un pas en avant, un pas en arrière

Maintenant bien ancrés dans le paysage culturel lyonnais, deux festivals de danse ouvrent l'année avec des chorégraphes méconnus ou cheminant hors des sentiers battus. À partir du 23 janvier, le Moi de la Danse aux Subsistances nous invitera à découvrir un solo de Youness Aboulakoul (danseur pour Christian Rizzo, Olivier Dubois...) autour de la violence, le travail de la compagnie Dikie autour de l'oppression et du soulèvement, et une pièce du chorégraphe lyonnais Alexandre Roccoli. Un peu plus tard (à partir du 9 mars à la Maison de la Danse), la huitième édition de Sens Dessus Dessous rassemblera pêle-mêle la compagnie espagnole La Veronal qui navigue entre danse, théâtre, cinéma et arts plastiques ; Rianto, un jeune artiste javanais ; la dernière création du collectif (La) Horde ; le travail entre écriture et danse de Pierre Pontvianne avec David Mambouch... On retrouvera d'ailleurs le chorégraphe stéphanois Pierre Pontvianne avec le Ballet de l'Opéra qui, du 28 au 30 avril au Toboggan, s'offre un bain de jouvence en invitant trois chorégra

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Maison de la Danse : quarante balais et du panache !

Danse | La Maison de la Danse fêtera en 2020 ses quarante ans d'existence. Et propose dès cet automne une saison pour le moins alléchante.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 14 mai 2019

Maison de la Danse : quarante balais et du panache !

La quarantième saison de la Maison de la Danse a du panache : toujours ouverte aux divers courants de la création chorégraphique (nouveau cirque, hip-hop, classique, contemporain...), et riche en grandes figures de la danse contemporaine (Anne Teresa de Keersmaeker, Sidi Larbi Cherkaoui, Akram Kahn, Jean-Claude Gallotta...). On y décèle, aussi, avec joie, une certaine veine lyrique avec la chorégraphie de l'album mythique de John Coltrane, A Love Supreme, signée par Anne Teresa de Keersmaeker et Salva Sanchis (du 1er au 3 octobre). Une pièce d'une grande précision et qui laisse aussi à ses quatre interprètes une part d'improvisation, en écho au free jazz de Coltrane. Le Ballet de Montréal et trois chorégraphes s'emparent quant à eux du répertoire de Leonard Cohen à travers la danse virtuose de quinze interprètes (du 5 au 13 novembre). Enfin, cerise ou légume sur le gâteau lyrique : Gallotta reprend, dix ans après sa création, L'Homme à tête de ch

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Danse, un nouvel élan

La Rentrée Danse | L'année chorégraphique 2017 commencera tambour battant avec la deuxième édition du Moi de la Danse (du 26 janvier au 12 février, aux Subsistances), festival (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 3 janvier 2017

Danse, un nouvel élan

L'année chorégraphique 2017 commencera tambour battant avec la deuxième édition du Moi de la Danse (du 26 janvier au 12 février, aux Subsistances), festival visant à déplier la diversité de nos identités à travers le mouvement. Carolyn Carlson y présentera, par exemple, trois soli inspirés par les éléments naturels (vent, vagues...), le suisse Thomas Hauert une mise à nu de l'ambivalence des sentiments humains sur un madrigal de Monteverdi, et Maud Le Pladec une création à forte teneur autobiographique... Au même moment (du 25 janvier au 3 février), la Maison de la Danse consacrera un "archipel" à l'une des figures les plus connues de la danse contemporaine française, Angelin Preljocaj. Avec trois pièces au programme de cette mini-rétrospective : la reprise du ballet Roméo et Juliette dans des décors d'Enki Bilal créé à Lyon en 1996, une "soirée de duos" traversant plusieurs pièces de Preljocaj, et une création inspirée d'un conte médiéval chinois où le réel et l'imaginaire viennent à se confondre.

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Sidi Larbi Cherkaoui au nirvana

SCENES | Fruit de l'improbable rencontre entre le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui et des moines du temple Shaolin, "Sutra" donne à voir les puissants contrastes de la Chine dans un grand et beau geste martial. Et arrive enfin à Lyon, sept ans après son triomphe en Avignon. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 31 mars 2015

Sidi Larbi Cherkaoui au nirvana

Quand ils ne sont pas occupés à se forger un corps et un mental d'acier, les pensionnaires du monastère Shaolin se donnent en spectacle aux quatre coins du monde, dans des démonstrations d'arts martiaux où leur virtuosité est employée à mauvais escient :comme une couverture d'un trafic de bracelets porte-bonheur, là où elle devrait être pur véhicule de leur pensée bouddhiste. Elle l'est toutefois dans Sutra, une pièce pour une vingtaine de moines guerriers et un danseur imaginée en 2007 par Sidi Larbi Cherkaoui lors de séjours au dit temple, perché au sommet de l'une des cinq montagnes sacrées que compte la Chine – le mont Song, à l'est du pays. Fan de Bruce Lee et alors en quête d'une sérénité ravie par l'accueil mitigé réservé à son précédent travail (Myth), le chorégraphe y a fait l'expérience d'une discipline de vie plus raccord avec ses aspirations – il est végétarien et indifférent à l'alcool depuis l'adolescence – que celle de sa Belgique natale. Et rencontré des jeunes gens mus par «une véritable envie de s’exprimer, de tendre une main». A fond la caisse Sa belle idée est de les avoir laissé le faire à l

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Conversation animée avec Noam Chomsky

ECRANS | Superbe documentaire de Michel Gondry où il va à la rencontre du linguiste Noam Chomsky, et transforme leurs échanges en petit laboratoire animé où se dessine un portrait de Chomsky mais aussi un autoportrait touchant de Gondry en candide curieux. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 29 avril 2014

Conversation animée avec Noam Chomsky

D’aucuns aujourd’hui attendent de Noam Chomsky de grandes analyses sur la société médiatique actuelle, tâche à laquelle cet intellectuel engagé et vénéré s’est consacré ces dernières années. Mais ce n’est pas ce Chomsky-là que Michel Gondry est allé rencontrer ; c’est plutôt l’immense linguiste qui a étudié les modes de la communication verbale et non verbale. Et c’est peut-être avant tout un homme aussi simple dans son rapport aux autres qu’extraordinaire dans son parcours. Il l’interroge donc autant sur ses théories philosophiques que sur sa vie d’adolescent précoce, son rapport à la religion et, dans une dernière partie bouleversante, sur l’amour fusionnel qu’il portait à sa femme disparue. Comme s’il devait au spectateur la même franchise et la même honnêteté que Chomsky a toujours eu envers ses étudiants et ses lecteurs, Gondry exhibe le dispositif avec lequel il a enregistré ses conversations : une petite caméra 16 mm qu’il fait tourner de temps en temps et dont on entend le ronronnement sur la bande-son. Cette "matière première" — une parole en continu, des images discontinues — est ensuite transformée par le biais du dessin et de l’animation, les mots de

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Gondry, star du doc

ECRANS | Période faste pour le documentaire français en ce moment… Du coup, Les Écrans du doc, le festival consacré au genre au Toboggan de Décines n’a eu qu’à se pencher (...)

Christophe Chabert | Mardi 8 avril 2014

Gondry, star du doc

Période faste pour le documentaire français en ce moment… Du coup, Les Écrans du doc, le festival consacré au genre au Toboggan de Décines n’a eu qu’à se pencher pour ramasser les beaux fruits de cette production. Parmi eux, les très réussis L’Escale, Se Battre et La Cour de Babel, sans oublier le dernier film-fleuve de l’immense Frederick Wiseman, le plus français des cinéastes américains, At Berkeley. La soirée à ne pas rater durant le festival sera celle consacrée à Michel Gondry — vendredi 11 avril, avec la projection de L’Épine dans le cœur et, en avant-première, du remarquable Conversation animée avec Noam Chomsky. C’est une belle occasion pour revenir sur le cas Gondry, qui alterne depuis ses débuts des projets commerciaux d’envergure avec des petites formes aventureuses et expérimentales, où le documentaire a t

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Les moments forts de la saison danse 2013/2014

SCENES | Un Toboggan dont on ne connaît pas encore la programmation, un Ballet de l'Opéra qui reprend un génial mais énième opus de William Forsythe, une Maison de la Danse qui ouvre sa saison avec Benjamin Millepied... Le début de l'année chorégraphique n'est pas des plus fous. Les choses devraient toutefois s'arranger par la suite. La preuve en dix rendez-vous. Jean-Emmanuel Denave et Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 septembre 2013

Les moments forts de la saison danse 2013/2014

Limb's Theorem Créé en 1990, transmis au Ballet de l'Opéra en 2005, «le théorème des limbes» (limb pouvant aussi désigner le bord ou le membre, polysémie dont joue le chorégraphe) est l'une des pièces phares du grand William Forsythe. Inspiré par l'architecte Daniel Libeskind et les écrits du philosophe Wittgenstein, il y plonge ses interprètes dans des jeux de pénombre et de clair-obscur parmi un dispositif spatial et "machinique" complexe et parfois infernal. Le tout baigné de la bande sonore de son complice Thom Willems, oscillant entre musique et drones assourdissants. Une pièce aussi folle que réglée au cordeau, qui se tisse d'oppositions entre l'humain et la technique, la forme et le chaos, la danse et l'enfer mécanique.A l'Opéra, du 13 au 19 septembre  

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Nuits de Fourvière 2013 - La programmation

MUSIQUES | Pour certains, le début du printemps coïncide avec la floraison des crocus et le réveil des hérissons. Pour d'autres, elle s'incarne dans un bouillonnement hormonal, dans une atmosphère révolutionnaire ou dans une recrudescence de la présence de punks à chien (les hirondelles des citadins). Au Petit Bulletin, le printemps devient réalité au moment où les Nuits de Fourvière dévoilent l'intégralité leur programmation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 23 mars 2013

Nuits de Fourvière 2013 - La programmation

Cette année, c'est ve lundi 25 mars à 11h que les Nuits de Fourvière ont annoncé qui, à l'instar de M (13 juin), Dead Can Dance (27 juin), Crosby, Stills & Nash (16 juillet) et Nick Cave (27 juillet), aura cet été l'insigne honneur d'être enseveli sous des coussins – au contraire du Cirque Plume qui, pour rappel, investira le Parc de Parilly du 28 juin au 1er août. La colline a des vieux S'il fallait résumer la teneur de cette édition 2013 des Nuits en un mot qui n'existe pas, ce serait vénérabilité. Et pour cause ! L'événement a beau accueillir chaque année son lot de mythes vivants, on a rarement vu une telle concentration d'artistes aux carrières longues comme des jours sans communiqués de presse (notre pain quotidien) à son affiche. Jugez plutôt : outre le rereretour du metteur en scène Georges Lavaudant (en ouverture du 4 au 12 juin avec un Cyranoc de Bergerac), les antiques hauteurs de Lyon verront défiler les chorégraphes Angelin Preljocaj

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