6 pièces de théâtre à réserver sans tergiverser

Sélection | Les cadors on les retrouve aux belles places, nickel comme disait le chanteur. La preuve par six.

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Photo : © DR


Vincent Dedienne

Bien sûr, ce spectacle n'est pas neuf. Il date même de 2013. Mais voilà, c'est la fin d'une tournée triomphale méritée et largement médiatisée par l'aura de ce chroniqueur passé par Inter et Canal +, avant de livrer des revues de presse redoutables chez Yann Barthès. Au commencement, Vincent Dedienne est un comédien brillant qui, contrairement à la plupart des ses confrères solistes et humoristes, sait occuper un plateau. Et qui, à la place de blagues politico-foireuses se met à nu avec une délicatesse tout simplement bouleversante. Il signe là l'un des grands spectacles de théâtre de ces dernières années.
Au Radiant les 19, 20, 25 et 26 septembre, les 20 et 21 octobre, et au Toboggan le 27 septembre


Bovary par Tiago Rodrigues

Il l'avait créé dans le Théâtre National de Lisbonne qu'il dirige. Devenu coqueluche de l'Hexagone (malgré l'ennuyeux Sopro présenté à Avignon cet été), le très doué Tiago Rodrigues présente sa version du roman de Flaubert, avec notamment Jacques Bonnaffé et Grégoire Monsaingeon (vu chez Gwenaël Morin) dans un décor simple avec des couples dégingandés à l'image de ce Portugais qui laisse, sans en avoir l'air, son empreinte sur le théâtre de cette décennie.
Au Théâtre de Villefranche les 6 et 7 février


Journal d'un disparu par Ivo Van Hove

L'an dernier, peut-être avez-vous vu cette adaptation absolument impeccable de Vu du Pont au Radiant ? Le Néerlandais démontrait, outre sa capacité à inventer des décors rigides et parfaitement adaptés, son immense talent de directeur d'acteurs. Il revient avec un opéra en tchèque du compositeur Janacek, transposé dans une temporalité très contemporaine.
Au TNP du 8 au 11 février


La Pitié dangereuse par Simon Mc Burney

Il a l'art de dessiner un plateau au scalpel. Et, en plus, le metteur en scène britannique dirige ici des membres de la troupe de la Schaubühne de Berlin. De quoi attendre monts et merveilles de cette énième variation sur le texte de Zweig, un amour peu permis entre un soldat et une fille paralysée de grands notables dans une Autriche déjà malade de la montée du nazisme.
Au TNP du 23 au 30 mars


Professeur Bernhardi par Thomas Ostermeier

C'est sa seule date en France et c'est l'une des toutes dernières créations en date du maître Ostermeier puisque chez lui, à la Schaubühne de Berlin, il l'a présenté pour la première fois en février dernier. L'ultime pièce écrite de Schnitzler en 1912 est ici à nouveau plongée dans une contemporanéité totale, murs blancs, surface à recouvrir comme récemment dans la splendide adaptation de La Mouette. Le comédien principal est déjà passé par Hedda Gabler : c'est Jörg Hartman.
Aux Célestins du 2 au 6 mai


Hunter par Marc Lainé

Après l'éblouissant Vanishing point, Marc Lainé, scénographe notamment de l'excellente comédie La Cuisine d'Elvis (aux Célestins, en janvier), revient présenter Hunter. Exit les Moriarty, il a décidé, avant qu'il ne soit mondialement reconnu, de travailler avec le musicien électro Superpoze, pour une pièce de genre : le suspense et l'horreur sont au cœur de ce récit convoquant un couple reclus dans une maison pavillonnaire assaillie par un créature mi-femme mi-animal.
Aux Subsistances du 1er au 3 juin



Théâtre National Populaire 8 place Lazare-Goujon Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Vincent Dedienne

S'il se passe quelque chose
Radiant-Bellevue 1 rue Jean Moulin Caluire
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Théâtre National Populaire 8 place Lazare-Goujon Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Quand les plateaux deviennent chaînes d'info

Théâtre | Cette saison, les artistes s'attachent à malaxer (au mieux) ou à commenter (au pire) l'actualité immédiate. Cette lame de fond du théâtre contemporain se vérifiera tout au long des prochains mois dans les salles et sera ponctuée par l'indispensable festival Sens interdits qui accueille l’immense Milo Rau.

Nadja Pobel | Mardi 10 septembre 2019

Quand les plateaux deviennent chaînes d'info

Dans quelques mois, sur les scènes de théâtre, peut-être sera-t-il question du rapport à sens unique de l'IGPN sur la mort de Steve Maia Caniço et alors ce fait sociétal et politique deviendra œuvre de théâtre. Et si le militant antifa Antonin Bernanos, qui a écopé de quatre mois supplémentaire de détention provisoire au cœur de l'été, avait bientôt un avatar scénique ? Si le théâtre a toujours épongé et transformé les soubresauts du monde, force est de constater qu'il le fait de plus en plus immédiatement et frontalement. Cette saison vont débouler sur les plateaux de Lyon et de la métropole des récits récents ayant fait la Une des médias ces derniers mois. Parfois en les devançant et les fictionnant de façon uchronique : c’est le cas de Olivier Masson doit-il mourir ? (aux Célestins en janvier, et à La Mouche en mars), une variation sur l’affaire Vincent Lambert qui a connu son épilogue cet été. Le jeune auteur et metteur en scène François Hien traite le procès de l’aide-soignant où se confrontent la mère et l’épouse du

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Un seul être vous manque...

La rentrée théâtrale | Des spectacles par centaines au programme. Lyon et son agglo regorgent de propositions théâtrales mais il manque toujours des noms majeurs du théâtre contemporain.

Nadja Pobel | Lundi 10 septembre 2018

Un seul être vous manque...

Bien sûr, nous ne nous ennuierons pas cette saison en matière de théâtre à Lyon et dans les alentours, tant il y a un foisonnement d’offres et pourtant, lorsqu'à la fin du printemps, nous prenions connaissance de ce qui ferait nos soirées prochaines, s'imposaient d'abord les absents. Cruel constat qui n'est pas neuf sous nos cieux gaulois. L'ex-enfant terrible du théâtre français – qui désormais gesticule beaucoup, soit - Vincent Macaigne ? Jamais venu. Christiane Jatahy, metteuse en scène brésilienne qui a fait les beaux jours de la Comédie-Française avec sa version très populaire, limite démago de La Règle du jeu de Renoir et qui a signé une version des Trois sœurs tcheckhoviennes renversante et renversée par des écrans vidéo qu'elle manie parfaitement ? Pas là. Et surtout, Milo Rau, l'artiste européen majeur actuellement, de surcroît francophone ? Aucune trace. Les Lyonnais n'ont eu la chance de connaître son travail que via Hate radio programmé à Sens interdits en 2015 (le festival, off cette année, fait tout de même revenir la très agitante polonaise Martha Gornicka avec H

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Vincent Dedienne : « La scène, un lieu sacré »

Seul en scène | Alors qu'il s'apprête à jouer (à guichet fermé) les dernières dates de son seul en scène si émouvant, Vincent Dedienne nous parle, avec une sincérité qui n'est pas si commune, du théâtre, de son amour du jeu, du cinéma à venir et de cette diversion qu'est la télévision. Sans oublier la joie.

Nadja Pobel | Mardi 26 septembre 2017

Vincent Dedienne : « La scène, un lieu sacré »

Vous avez suivi une des formations les plus solides pour un comédien en France, la Comédie de Saint-Etienne. Comment y êtes- vous arrivé ? Vincent Dedienne : Comme je voulais faire du spectacle quand j'ai découvert Muriel Robin, j'ai fait un bac théâtre. J'ai dû aller pour cela à Chalon sur Saône, le seul endroit où il y avait cette option dans mon département. Puis je ne savais pas quoi faire après le bac alors je suis allé à Lyon en fac d'art du spectacle. Alors c'était déjà... à Bron (rires). C'était très théorique or je pensais que j'allais jouer la comédie. J'y suis donc peu allé et j'ai entendu parler de l'école de la Scène du Saône. J'ai passé le concours l'année d'après. C'est là que je me suis fait tous mes copains et que j'ai joué beaucoup. Et un garçon de ma promo, Gabriel Le Chevallier, passait les concours des grandes écoles ; je lui ai donné la réplique à Rennes. On a fait 9h de train pour trois minutes de scène. Après il passait Saint-Étienne ; là je me suis inscrit aussi parce que ça faisait trop de train pour même pas avoir un peu de trac. Je n'ai passé que Saint-Étienne. J'ai été pris. Si je passais ces concours aujourd'

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Vincent Dedienne : cap sur le cinéma !

ECRANS | Alors qu'il termine sa tournée le 31 décembre avec son seul-en-scène Il se passe quelque chose (à guichets fermés au Radiant et au Toboggan), Vincent (...)

Nadja Pobel | Jeudi 21 septembre 2017

Vincent Dedienne : cap sur le cinéma !

Alors qu'il termine sa tournée le 31 décembre avec son seul-en-scène Il se passe quelque chose (à guichets fermés au Radiant et au Toboggan), Vincent Dedienne passe devant la caméra. Dans une interview qu'il nous a accordé ce mercredi 20 septembre, il nous précise qu'il tourne très prochainement dans un film de Marie-Castille Mention-Schaar (réalisatrice du Ciel attendra), un film choral dans lequel il joue le fils de Nicole Garcia. À leurs côtés se trouvent Clotilde Courau, Gustave Kervern, Carmen Maura. Ensuite, il tournera dans Premières vacances, écrit par Camille Chamoux et réalisé par Patrick Cassir avec Camille Cottin, Jérémie Elkaim et Jonathan Cohen. Enfin viendra un film avec Josiane Balasko en janvier. Au théâtre, il sera Porte Saint-Martin dès le 16 janvier dans Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, mis en scène par Catherine Hiegel avec Nicolas Maury (vu chez Cantarella et dans 10 pour cent) et Clotide Hesmes.

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Beaucoup de promesses sur les scènes

Théâtre & danse | Quelques grands noms du panthéon théâtral et de nombreux trentenaires au talent cru : voilà de quoi remplir la deuxième moitié de saison qui, espérons-le, sera plus nourrissante que la première.

Nadja Pobel | Mardi 3 janvier 2017

Beaucoup de promesses sur les scènes

Étrange début de saison où les seules vraies émotions ont émané du solo de Vincent Dedienne, de deux des trois Fugues par le Ballet de l'Opéra, de la petite forme Udo de La Cordonnerie, du best of des Subs ou de La Cuisine d'Elvis à la Comédie de Saint-Étienne ; justement, son directeur Arnaud Meunier viendra bientôt avec son spectacle pour enfants Truckstop au TNG puis Je crois en un seul Dieu aux Célestins, où il retrouvera Stefano Massini après Chapitres de la chute. La Meute est de retour L'attaque en trombe de 2017, confiée à La Meute, devrait faire mentir cet automne morose : avec La Famille royale dès le 4 janvier au Toboggan (dont la directrice Sandrine Mini est poussée vers la sortie par sa municipalité) déjà, et dans la foulée aux Célestins qui ont l'intelligence de leur faire de nouveau confiance. Après Belgrade, la jeune troupe adapte le roman sulfureux et vigoureusement

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Vincent Dedienne de retour à la salle Rameau

SCENES | Vous n'avez toujours pas vu l'excellent seul-en-scène de Vincent Dedienne ? Alors qu'il l'a récemment joué pas moins de huit soirs à l'Espace (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 27 mai 2015

Vincent Dedienne de retour à la salle Rameau

Vous n'avez toujours pas vu l'excellent seul-en-scène de Vincent Dedienne ? Alors qu'il l'a récemment joué pas moins de huit soirs à l'Espace Gerson ? Vous ne faites aucun effort. Mais le successeur de Stéphane de Groot au Supplément de Canal + n'est pas rancunier : il sera de retour à Lyon le 12 mars 2016, à la Salle Rameau. Oui, ce n'est pas pour tout de suite. Mais comme notre coqueluche n'est plus uniquement la nôtre, on préfère vous prévenir en avance.

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Pas juste pour rire

SCENES | L'année café-théâtre 2014 s'est terminée sur une création hors-normes comiques de Dominic Palandri (New York Paradis). Amusant hasard : 2015 débutera sur une (...)

Benjamin Mialot | Mardi 6 janvier 2015

Pas juste pour rire

L'année café-théâtre 2014 s'est terminée sur une création hors-normes comiques de Dominic Palandri (New York Paradis). Amusant hasard : 2015 débutera sur une tentative similaire de son complice Jacques Chambon, Les Sentinelles (20 février au Karavan), une intrigante «tragédie burlesque sur l’incapacité des hommes à se reconnaître dans l’autre». Autre auteur et metteur en scène pas-que-drôle, Jocelyn Flipo présentera lui Sale mentor (à

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Annulation du spectacle de Vincent Dedienne

SCENES | Ce devait être l'événement (café)-théâtral de la semaine, il n'aura finalement pas lieu : la représentation du 26 juin à la salle Victor Hugo de S'il se passe (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 juin 2014

Annulation du spectacle de Vincent Dedienne

Ce devait être l'événement (café)-théâtral de la semaine, il n'aura finalement pas lieu : la représentation du 26 juin à la salle Victor Hugo de S'il se passe quelque chose, l'excellent seul en scène de Vincent Dedienne, est annulée. Informées ce matin d'un préavis de grève des personnels la Ville de Lyon (à laquelle appartient le lieu), les sociétés Rain Dog Productions et Ruq Spectacles ne se retrouvent plus en mesure de garantir son bon déroulement. Dans l'attente d'une éventuelle date de remplacement, les porteurs de billets pour ce spectacle pourront obtenir le remboursement de leurs places auprès des points de vente où ont été effectuées les réservations.

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Profession : amuseur

SCENES | Et si l’humour et le théâtre se réconciliaient ? C’est ce que propose le jeune comédien Vincent Dedienne avec son spectacle "S’il se passe quelque chose", un seul-en-scène alternant sketchs et textes plus personnels. Un véritable bijou, accessible, drôle et surtout excellemment bien écrit. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 24 juin 2014

Profession : amuseur

Comment un comédien de formation classique, après avoir joué divers grands auteurs comme Hugo, Molière ou Duras, se retrouve à faire un spectacle d’humour ? Vincent Dedienne : Parce que j’en rêve depuis que j’ai découvert le théâtre par ce biais. Muriel Robin, Pierre Palmade : ce sont eux qui m’ont donné envie de faire le métier de comédien. L’idée d’être seul en scène m’a toujours excité. Avant de connaître Shakespeare, Claudel ou je ne sais qui, je pensais que le théâtre, c’était ça : uniquement des gens qui écrivent leurs propres textes et qui les disent seuls en scène. J’y suis donc revenu quand j’ai eu un peu moins de travail, pour voir comment ça pouvait se réconcilier avec une formation classique [à l’école de la Comédie de Saint-Étienne, NdlR].  Avec l’idée d’être mieux armé grâce à cette formation  ? Ce n’est pas tant d’être armé... Dans une école supérieure d’art dramatique, quand tu fais justement de l’art dramatique, il y a l’idée que c’est honteux d’avoir l’ambition d’être un amuseur. Être acteur et amuseur, c’est une paire qui ne va pas de soi. Alors que je trouve que c’est le même méti

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Vincent Dedienne à la salle Victor Hugo

SCENES | Depuis sa création en mai 2013 à Paris, S'il se passe quelque chose, le seul-en-scène du jeune comédien Vincent Dedienne, fait beaucoup parler de lui – en (...)

Benjamin Mialot | Lundi 26 mai 2014

Vincent Dedienne à la salle Victor Hugo

Depuis sa création en mai 2013 à Paris, S'il se passe quelque chose, le seul-en-scène du jeune comédien Vincent Dedienne, fait beaucoup parler de lui – en bien, cela va sans dire. Du coup, Laurent Ruquier l'a récemment signé sur sa boîte de prod (qui ne s'occupe que de Gaspard Proust et Michael Gregorio), avec à la clé, notamment, trois mois non-stop à Paris à la rentrée. En attendant, ce spectacle mariant habilement humour et théâtre repassera par Lyon le mois prochain, après les dates de l'Espace Gerson en novembre dernier. Ce sera le jeudi 26 juin à la salle Victor Hugo, et c'est tout simplement immanquable.

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L’éternel retour d’Ostermeier

SCENES | Il est la star que toutes les scènes d’Europe s’arrachent depuis plus de dix ans. Et pour cause, Thomas Ostermeier dépoussière avec génie tout ce qu’il touche. Mais avec "Les Revenants", en s’attaquant pour la première fois à un travail en français dans le texte, il semble – momentanément - s’assoupir sur ses lauriers. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 11 mars 2014

L’éternel retour d’Ostermeier

La présentation d'un travail de Thomas Ostermeier est toujours un événement, quand bien même il n’est plus aussi rare qu’auparavant. Habitué à monter deux à trois créations par an à la Schaubühne, le théâtre berlinois qu’il dirige depuis quatorze ans, ou dans des festivals internationaux, il a l'an passé franchi le pas de la mise en scène en français, langue qu’il parle couramment. Un exercice que bien des salles lui réclamaient depuis déjà longtemps, et auquel il semble s’être plié, à première vue, avec un enthousiasme modéré, piochant à nouveau dans le répertoire de son auteur fétiche, Ibsen, dont il monte là une sixième pièce. Un texte qui certes a fait scandale à son époque au point d'être interdit, mais qui se révèle plus psychologisant, moins politique que ne le sont les glaçants Hedda Gabler et Maison de poupée ou l’époustouflant Ennemi du peuple. Une maison de trompés Comme à son habitude,

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Jeunes confidences

SCENES | Et si on misait sur la relève en ce début d’année ? Les grands noms du théâtre auront beau être à Lyon tout au long des six mois à venir, c’est en effet du côté des jeunes que nos yeux se tourneront prioritairement. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 3 janvier 2014

Jeunes confidences

Enfin ! Enfin le théâtre des Ateliers est sorti de son état végétatif. Et la relève est tout un symbole, puisque c'est Joris Mathieu, adepte de la vidéo, qui en a été nommé directeur à la place du fondateur Gilles Chavassieux (lequel ne créera plus dans ce lieu). Autre désignation importante, celle de Sandrine Mini au Toboggan à Décines. D’autres directeurs tireront eux leur révérence : Roland Auzet à la Renaissance, par envie de reprendre son travail de compagnie, et Patrick Penot aux Célestins, pour cause de retraite. C’est d'ailleurs dans ce théâtre qu’il sera possible de découvrir le travail de Mathieu avec Cosmos de Witold Gombrowicz (février). D'une manière générale la jeune génération (disons les moins de quarante ans) fera l'actu de la rentrée avec Mon traître d’Emmanuel Meirieu (voir page 16) au Radiant, Dommage qu’elle soit une putain de John Ford par Marielle Hubert au Radiant encore (plus tard en janvier), qui s’annonce d’une curieuse violence mêlée de douceur, mais aussi l’exceptionnelle venue d’Howard Barker à Lyon, convaincu par la comédienne Aurélie Pitrat du collectif nÖjd de m

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Drôlerie extrême

SCENES | Qu’un jeune comédien monte seul sur scène pour parler de lui : l’idée, sur le papier, semble complètement mégalo. Mais "S’il se passe quelque chose" est tout le contraire : un spectacle de théâtre à l’humour mitraillette conçu par un auteur-interprète bluffant, tant dans l’écriture que dans le jeu. Son nom ? Vincent Dedienne. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Dimanche 3 novembre 2013

Drôlerie extrême

Formé à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, Vincent Dedienne est ce que l’on appelle communément un comédien. Du Hugo, du Molière, mais aussi du Guibert : il a un CV qui fait son petit effet. Qu’un artiste au parcours classique se lance dans le one-man-show a quelque chose de surprenant. Et, dans ce cas précis, de captivant. Car il y a beaucoup de théâtre dans ce S’il se passe quelque chose. Un supplément d’âme (et de culture) qui se diffuse d’emblée sur le plateau, dès les premiers mots prononcés (ceux de Marguerite Duras). D’où l’idée que Vincent Dedienne ne fasse pas un one-man-show (terme sans doute trop connoté à ses yeux), mais un seul-en-scène (c’est même marqué sur l’affiche). Un glissement sémantique très Télérama comme dirait Gaspard Proust, qui devient une évidence ici. Oui, S’il se passe quelque chose est bien une pièce de théâtre, et Vincent Dedienne en est l’auteur-interprète ainsi que le sujet principal. «Mon autoportrait» Pendant 1h30, Vincent Dedienne parle donc de lui («un sujet qui n’a jamais été

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Interview de Thomas Ostermeier

SCENES | Au lendemain de la triomphale première représentation de "Un ennemi du peuple" au TNP, Thomas Ostermeier a rencontré son public durant 1h30 au Goethe Institut, avant de nous accorder un entretien où il évoque inlassablement et passionnément son approche du théâtre... Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 31 janvier 2013

Interview de Thomas Ostermeier

... en commençant par expliquer pourquoi, après avoir monté des auteurs contemporains (Sarah Kane, Jon Fosse, Lars Noren…), il a ces dernières années tiré nombre de spectacles de textes d'Ibsen ou Shakespeare.

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Ostermeier ce norvégien

SCENES | Metteur en scène allemand de génie, Thomas Ostermeier monte pour la cinquième fois une pièce du norvégien Ibsen, "Un ennemi du peuple". Décryptage de cette filiation entre deux géants avant que Ostermeier lui-même ne vienne à la rencontre du public lyonnais au Goethe Institut. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 18 janvier 2013

Ostermeier ce norvégien

Depuis 2002, Thomas Ostermeier a monté cinq pièces d’Henrik Ibsen. S’il a commencé par ses classiques et brillantissimes pamphlets féminins et féministes (Une maison de poupée, qu’il a rebaptisé du nom de l’héroïne Nora, puis Hedda Gabler), il a poursuivi avec des textes empreints de politique : Solness le constructeur (monté entre les deux précédents), John Gabriel Borkman, Un ennemi du peuple aujourd’hui, et en mars Les Revenants créé (en français !) à Vidy-Lausanne. Dans l’intervalle, Ostermeier a fricoté avec d’autres et notamment Shakespeare (avec le foudroyant et déchaîné Mesure pour mesure). Mais inlassablement, Ostermeier revient à l’auteur norvégien qui, entre 1867 et 1899, signa une quinzaine d’oeuvres qui ont secoué la froide Scandinavie. Il ne suffit toutefois pas de jouer Ibsen pour s’apercevoir qu’il est infiniment contemporain. Encore faut-il malaxer son écriture, la raboter parfois, la modifier à l’occasion, à tout le moins lui porter un regard actuel pour ne pas la momifier dans le XIXe déclinant. Et dans 150 ans Ostermeier avait changé la fin d’Hedda Gabler

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Amis du peuple

SCENES | La rentrée théâtrale 2013 démarre sous des auspices dont aucun curieux (amateur ou – et surtout - réfractaire) n’osait rêver : Robert Lepage puis Thomas Ostermeier sont parmi nous en janvier. S’ensuivront de bons restes d’Avignon, des argentins bluffants et des retrouvailles. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 4 janvier 2013

Amis du peuple

Joël Pommerat n'est pas le seul incontournable de la planète théâtre ; pour trouver aussi talentueux et singulier, il faut pousser les frontières. Coup de chance, les Célestins et le TNP ont convié dans leurs salles le Canadien Robert Lepage et l’Allemand Thomas Ostermeier. Le premier vient avec une pièce créée en mai dernier à Madrid,  Jeux de cartes : Pique, début d’une tétralogie explorant les rapports entre le monde occidental et le monde arabe. Puisque la pièce ne peut se jouer que dans un lieu circulaire, elle le sera au Studio 24 à Villeurbanne (voir portrait de Robert Lepage en page 12). Ostermeier arrive lui avec un spectacle phare du dernier festival d’Avignon : Un ennemi du peuple, où il dynamite une fois de plus l’œuvre d’Ibsen, déjà infiniment moderne pour son époque. Ça suinte, ça gicle, ça crie, ça vit avec une force scénique qui n’a d’égale que sa maîtrise. Autre pépite du festival qui déboule sur "nos" planches bientôt : Plage ultime (Renaissance, mars) d’après Crash de J.C. Ballard, surprenante pièce de la jeune Séverine Chavrier qui prend son temps et nous renvoie à notre va

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M@cbeth

MUSIQUES | L’opéra ouvre sa saison sur l’un des titres verdiens les plus difficiles à mettre en scène, à chanter et à diriger. Le pari était osé mais tout était réuni pour que spectacle soit total. La Première a cependant laissé un goût amer. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Dimanche 14 octobre 2012

M@cbeth

Côté fosse, le compte est bon ; Kazushi Ono à la baguette obtient de l’orchestre un jeu d’une souplesse et d’une élégance incomparables. Avec sa lecture toute enflammée, Ono appose le cachet de l’authentique grandeur verdienne : la musique est mise en valeur jusque dans les moindres recoins, dans les nuances les plus fines comme dans les explosions les plus folles. Les chœurs, un peu ridiculisés par des costumes à l’avenant, gris bleu, sévères et serrés (n’est pas Pina Bausch qui veut), ont été quant à eux d’une belle homogénéité et d’une précision toute remarquable. La distribution, qui fait appel à des artistes plutôt confidentiels pour les rôles titres, est assez hasardeuse : Evez Abdulla incarne un Macbeth honnête sans plus et Iano Zanellato campe une Lady Macbeth crédible sur le plan scénique, moins sur le plan vocal. Tous deux ont mis plus d’un quart d’heure à trouver leur voix et se sont régalés tour à tour dans ces vocalises dont seul Verdi a le secret.  Des écrans très plats Ivo van Hove voudrait nous faire croire qu’il adopte une véritable audace – qui n’en est vraiment plus une : celle de transposer l’intrigue de Macbeth dans une age

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Intervention directe

SCENES | Comment parler de «cette génération qui a le cœur à gauche et le portefeuille à droite, qui veut changer le monde sans avoir les mains sales» ? Thomas (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 6 septembre 2012

Intervention directe

Comment parler de «cette génération qui a le cœur à gauche et le portefeuille à droite, qui veut changer le monde sans avoir les mains sales» ? Thomas Ostermeier choisit de mettre en scène Ein Volksfeind (Un ennemi du peuple) d’Ibsen, qui dresse le portrait du jeune docteur Stockmann, luttant seul contre tous pour faire éclater le scandale de la pollution d'une station thermale. Le directeur de la Schaubühne de Berlin ne se contente pas de dépoussiérer le texte original. Il ouvre également le débat entre les acteurs et le public, sur le thème de la crise de la démocratie, avant de reprendre comme par magie le fil de son spectacle. Ovationné au dernier festival d’Avignon, cet Ennemi du Peuple n’est sans doute pas le meilleur spectacle d’Ostermeier, mais il en est certainement le plus surprenant. Ein Volksfeind (Un ennemi du peuple)Au TNPDu mercredi 29 janvier au dimanche 2 février 

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Thomas Ostermeier en six dates

SCENES | 1968 : naissance à Soltau, en Basse-Saxe, près de Hambourg. 1992 – 1996 : il suit les cours de la section mise en scène à la Ernst Busch Hochschule à (...)

Nadja Pobel | Lundi 4 avril 2011

Thomas Ostermeier en six dates

1968 : naissance à Soltau, en Basse-Saxe, près de Hambourg. 1992 – 1996 : il suit les cours de la section mise en scène à la Ernst Busch Hochschule à Berlin.1996-1999 : il devient metteur en scène et directeur artistique de la Baracke, laboratoire artistique du Deutsches Theater de Berlin.1999 : nomination à la tête de la Schaubühne de Berlin. Il co-dirige le théâtre avec la chorégraphe Sasha Waltz jusqu'en 2005. Depuis, il est seul maître à bord.2004 : il est le premier artiste associé au festival d'Avignon, choisi par les directeurs Hortense Archambault et Vincent Baudriller.2010 : il met en scène «Dämonen» puis «Othello ou le Maure de Venise», respectivement ses 26e et 27e créations depuis son arrivée à la Schaubühne.

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Le théâtre à vif

SCENES | Portrait / Depuis plus de dix ans, Thomas Ostermeier dirige une des plus importantes institutions théâtrales de Berlin, la Schaubühne, sans s'être assagi pour autant. Portrait d’un metteur en scène. Nadja Pobel

Dorotée Aznar | Lundi 4 avril 2011

Le théâtre à vif

Il dit faire «un métier de vieux». Thomas Ostermeier, 42 ans, éternel sweatshirt Adidas sur le dos, a longtemps cru qu’un metteur scène était un homme très savant d’au moins 50 ans avec une barbe et un gros ventre. Il pensait ne pas avoir le droit d’entrer dans les prestigieuses salles qu’il remplit aujourd’hui partout en Europe. Rien, en effet, ne prédestinait ce fils de militaire et de vendeuse en supermarché à être reconnu internationalement comme l’un des metteurs en scène les plus doués de sa génération. Thomas Ostermeier grandit en Bavière et entre vite en conflit avec sa famille catholique, refuse d’effectuer son service militaire et opte pour un service civil auprès de personnes handicapées à Hambourg. Anarchiste, il débarque à Berlin, s’installe dans le quartier turc de Kreuzberg, partie pauvre de l’Ouest cernée par les frontières de Berlin-Est. Il joue de la basse et de la contrebasse dans des groupes de rock, mais abandonne vite, la faute selon lui, à un manque de travail et de talent. Quand le Mur tombe, il a 21 ans et s’exile dans les pays de l’ex-bloc soviétique. À son retour à Berlin, il intègre la prestigieuse école d’art dramatique, la Ernst Busch Hochschule, en 19

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