La Célestine out toute la saison prochaine

Nadja Pobel | Mercredi 25 avril 2018

Photo : © Christian Ganet


Fortement endommagée suite aux crues de la Saône cet hiver, la "petite" salle des Célestins n'est plus utilsable depuis. Et ne le sera pas durant la saison 2018/19, ainsi que le théâtre munipal lyonnais l'a appris ce mardi 24 avril. Si jusqu'alors les spectacles avaient trouvé refuge au TNG-Ateliers, le lieu d'accueil des neuf propositions au menu de la saison prochaine reste à trouver. Les Ateliers à nouveau ? Une construction éphémère ? Un autre théâtre (Le Point du Jour n'aura plus de directeur et donc de programmation à compter du 15 août) ?

Plus les ouvriers analysent les dégâts en Célestine, plus il s'avère que des couches de cette salle située en sous-sol du bâtiment sont touchées. Viendront ensuite des décisions quant aux travaux à effectuer, l'appel d'offre BTP et la réalisation de cette réfection.

En attendant, le bar l'Étourdi s'est lui déplacé du niveau -1 au 2e étage du théâtre.

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Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

Crise Sanitaire | Certes très subventionnées, les structures culturelles en régie directe de la Ville de Lyon n’en sont pas moins fortement impactées par la crise sanitaire, car elles ne peuvent bénéficier d’aucun dispositif d’aide. Les Célestins tablent sur un déficit de 600 000€ en 2021, l’Auditorium affiche déjà un trou de 2M€ pour 2020. Toutes deux en appellent à l’État pour pallier la rupture d’égalité avec d’autres établissements aux missions similaires.

Nadja Pobel | Vendredi 12 mars 2021

Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

« Même si on rouvre en mai et juin, avec une jauge dégradée d’environ 50%, fin décembre la perte de recette de billetterie du théâtre s’élèvera à 600 000€ » affirme Pierre-Yves Lenoir, co-directeur du Théâtre des Célestins. Du côté de l’Auditorium de Lyon, son homologue Aline Sam-Giao estime à un million d’euros ses pertes à la fin de l’année civile avec la même hypothèse de reprise — fatalement très aléatoire —, qui se cumuleront avec les deux millions de déficit sur 2020. Aux Célestins, le dernier exercice s’est terminé à l’équilibre notamment grâce au fonds de soutien de la Ville de Lyon ; et parce qu’ils n’avaient pas prévu de jouer dans la grande salle entre avril et

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Ernest & Célestine à l'Auditorium

Ciné-concert | C'est à une première que nous convie l'Auditorium : Ernest et Célestine n'avait avant ces dates hivernales jamais eu l'honneur d'un ciné-concert. Et c'est (...)

Sébastien Broquet | Mardi 18 décembre 2018

Ernest & Célestine à l'Auditorium

C'est à une première que nous convie l'Auditorium : Ernest et Célestine n'avait avant ces dates hivernales jamais eu l'honneur d'un ciné-concert. Et c'est donc l'Orchestre National de Lyon - avec Benjamin Moussay au piano - qui va magnifier la poésie du dessin animé de Benjamin Renner, adapté des ouvrages de Gabrielle Vincent parus aux éditions Casterman, en interprétant la composition signée Vincent Courtois. L'histoire, scénarisée par Daniel Pennac, d'une jeune souris destinée à devenir dentiste, qui s'échappe du monde souterrain des rongeurs pour assouvir sa passion du dessin en rejoignant la surface où elle rencontre un ours, Ernest, avec lequel elle se lie d'amitié et partage une ambition artistique. Un petit chef d'œuvre d'une heure vingt magnifié par les voix de Lambert Wilson et Pauline Brunner, à savourer en famille le vendredi 4 janvier à 15h et le samedi 5 à 10h puis à 15h.

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Marc Lesage quitte les Célestins

Théâtre | Le co-directeur du Théâtre des Célestins quittera ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre la direction du Théâtre de l'Atelier à Paris, au 1er (...)

Nadja Pobel | Mercredi 21 novembre 2018

 Marc Lesage quitte les Célestins

Le co-directeur du Théâtre des Célestins quittera ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre la direction du Théâtre de l'Atelier à Paris, au 1er janvier 2019. Claudia Stavisky est donc seule à bord des Célestins jusqu'à une prochaine nomination pour perpétuer cette co-direction. Après l'annonce du départ de Cathy Bouvard aux Subsistances (qui part fin décembre pour les Ateliers Médicis en Seine-Saint-Denis), l'attente d'une nomination au Théâtre du Point du Jour (suspendue à l'avis de Gérard Collomb qui a pris la main sur ce dossier), le renouvellement dans un an du directeur du TNP, le paysage théâtral local connait des changements d'une ampleur majeure.

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Les Célestins hébergés par le Point du Jour

SCENES | Cela semblait être logique depuis que les Célestins ont appris début mai que leur petite salle serait hors d'usage toute la saison prochaine : les neuf (...)

Nadja Pobel | Jeudi 17 mai 2018

Les Célestins hébergés par le Point du Jour

Cela semblait être logique depuis que les Célestins ont appris début mai que leur petite salle serait hors d'usage toute la saison prochaine : les neuf spectacles programmés seront joués au Théâtre du Point du Jour. La crue de la Saône a passablement endommagé la Célestine souterraine cet hiver. Et parallèlement, le théâtre du 5e arrondissement connaîtra une saison de transition après le départ cet été de Gwenael Morin et l'attente de la nomination d'une nouvelle direction. La phase de recrutement vient à peine de commencer. De là à penser que les Célestins puissent durablement s'installer là-haut... La programmation du théâtre sera révélée ce jeudi 17 mai.

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Ours dort : "Ernest et Célestine en hiver"

Animation | de Julien Chheng & Jean-Christophe Roger (Fr, 0h45) animation avec les voix de Pauline Brunner, Xavier Fagnon, Raphaëline Goupilleau…

Vincent Raymond | Mardi 21 novembre 2017

Ours dort :

Quatre nouvelles aventures de l’ours musicien et de sa copine-colocataire la souris, glanées avant l’hibernation d’Ernest. L’occasion de rencontrer Bibi l’oie sauvage qu’ils ont élevée, la Souris verte dérobant les objets abandonnés ou Madame Tulipe, voisine du tandem aimant danser… L’ambition de ce programme de courts-métrages est plus modeste que le long-métrage ayant donné vie cinématographique aux personnages de Gabrielle Vincent : on est ici dans le bout-à-bout d’épisodes formatés pour une diffusion télévisuelle. D’où la question : en dépit de leur qualité formelle tout à fait comparable au film de Benjamin Renner, Aubier & Patar, que font-ils sur grand écran sans “plus-value”, sans liant ? On tolère de perdre une partie de l’univers des personnages et de la noirceur ayant fait d’Ernest & Célestine un objet à la poésie complexe ; pas vraiment d’assister à une sorte de projection de DVD grand format.

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Une saison revue à la baisse

SCENES | Si priorité est donnée dans ces colonnes aux spectacles et aux artistes, impossible de faire l’impasse sur les gels ou amputations de budgets culturels annoncés par la Ville en juin. Explications avec Georges Képénékian, 1er adjoint au maire délégué à la culture et réaction des Subsistances et des Célestins. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

Une saison revue à la baisse

Les salles de la Ville – qui consacre 20% de son budget à la culture – risquent bien de devoir modifier leur offre de programmation dans les mois et années à venir. Car le 15 juin dernier, lors de l’annonce des grandes orientations budgétaires pour la période 2016-2020, le milieu a tremblé : pour combler le désengagement de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales (moins 240 M€) et malgré un endettement calculé pour continuer à investir, deux domaines ont souffert plus que d’autres, le sport et la culture. Bilan pour cette dernière délégation : budget gelé pour l’Auditorium-Orchestre National de Lyon, l’Opéra et les Célestins, baisse de 150 000€ pour le musée des Beaux-arts et le Musée d’Art Contemporain, et de 450 000€ pour les Subsistances. «Ce n’est pas un rabotage, nous avons voulu prendre des options qui font sens sans faire dérailler le train plutôt que d’appliquer systématiquement - 8% à tout le monde. On a plutôt fait contribuer les maisons les plus grosses à cet effort pour préserver l’émergence. Et faire en sorte que les budgets cré

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Ernest et Célestine

ECRANS | Il y a le bas, le monde des souris ; et il y a le haut, celui des ours. Le travail des uns s’appuie sur celui des autres : pendant que les ours se (...)

Christophe Chabert | Mardi 4 décembre 2012

Ernest et Célestine

Il y a le bas, le monde des souris ; et il y a le haut, celui des ours. Le travail des uns s’appuie sur celui des autres : pendant que les ours se pourrissent les dents à se gaver de sucreries, dont le commerce assure la prospérité des nantis, les souris récupèrent leurs ratiches qu’elles liment de manière à s’en faire de superbes dentiers avec lesquels elles pourront ronger et creuser des galeries. Ainsi va l’ordre de la société dans Ernest et Célestine, et les institutions veillent à ce que celui-ci ne soit jamais déréglé : policiers, juges et éducateurs ne sont là que pour garantir la pérennisation du système. Sauf qu’un jour, l’imprévisible se produit : une petite souris nommée Célestine décide de prendre son indépendance, refuse le métier de dentiste auquel on la promet et n’écoute plus les injonctions de sa mère supérieure. Elle s’aventure à la surface et croise la route d’Ernest, qui lui aussi ne veut pas vivre selon la norme : il est un peu artiste, un peu mendiant, très paresseux. De leur rencontre va naître une utopie douce où la bohème ébranle le conformisme social. On l’aura compris, Ernest et Célestine n’est pas seulement une fable

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Le long voyage de l’animation française

ECRANS | Longtemps désertique, en dépit de quelques rares oasis de créativité, le cinéma d’animation français a connu depuis dix ans un fulgurant essor au point de devenir à la fois une industrie et un laboratoire. À l’occasion de la sortie d’"Ernest et Célestine", futur classique du genre, retour non exhaustif sur une histoire en devenir. Textes : Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 4 décembre 2012

Le long voyage de l’animation française

Jean Image et Paul Grimault : les pionniers Si les frères Lumière ont inventé le cinéma en prise de vues réelles et si, selon l’hilarante leçon donnée pour les vingt ans du Groland par Bertrand Tavernier, ce sont les sœurs Torche qui ont créé le cinéma de la Présipauté, le cinéma d’animation français a pour parrain — ça ne s’invente pas — Jean Image. Il fut le premier à produire un long métrage animé en couleurs, Jeannot l’intrépide (1950). Librement inspiré du Petit poucet, le film fait le tour du monde et pose les bases de l’animation à la française : jeu sur les perspectives et les motifs géométriques, imaginaire enfantin mais non exempt d’une certaine noirceur, musique cherchant à accompagner le graphisme plutôt qu’à illustrer les péripéties. Image œuvrera toute sa vie à faire exister le dessin animé en France, en devenant son propre producteur, en se lançant dans des projets ambitieux (des adaptations des Mille et une nuits ou du Baron de Münchausen) et, surtout, en créant le fameux festival du cinéma d’animation d’Annecy. Il s’en est toutefois fallu de peu pour que ce titre de pionnier ne lui soit ravi par Paul Grimault

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Pas de vacances pour les mômes !

ECRANS | La cloche des vacances aura à peine sonné que déjà les enfants seront sommés d’aller se dégourdir les méninges dans les salles du GRAC (du Comœdia au Zola, des (...)

Christophe Chabert | Jeudi 18 octobre 2012

Pas de vacances pour les mômes !

La cloche des vacances aura à peine sonné que déjà les enfants seront sommés d’aller se dégourdir les méninges dans les salles du GRAC (du Comœdia au Zola, des Alizés au Scénario, du Cinéma Saint-Denis au Lem : une vingtaine de salles dans Lyon et son agglomération) pour le festival Les Toiles des gones. Les sorties jeune public étant de plus en plus nombreuses sur les écrans, la programmation est assez éclectique, mais plutôt réjouissante. Pour tous ceux (pas que les enfants, donc) qui ne l’ont pas encore vu, rattrapage obligatoire des Enfants-loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosoda, un des plus beaux films de l’année toute catégorie confondue. Récit d’apprentissage magnifique qui débute comme une fable fantastique et s’achève dans l’émotion pure, il saisit par la beauté de son écriture et de sa mise en scène. Encore tout frais dans les salles, Kirikou et les hommes et les femmes

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