Laurent Gutmann met en scène ses élèves

Nadja Pobel | Mardi 28 janvier 2020

Photo : © ENSATT



Billy est parti

De Mathilde Segonds, ms Laurent Gutmann, par la 79e promotion de l'ENSATT
ENSATT 4 rue Sœur Bouvier Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Laurent Gutmann : « je suis prêt à l'aventure »

ENSATT | À peine est-il arrivé dans les murs de l'ENSATT qu'il dirigera pendant au moins cinq ans, que le metteur en scène Laurent Gutmann nous accordé le temps d'évoquer ses projets pour cette école nationale supérieure, la seule à réunir tous les métiers du théâtre.

Nadja Pobel | Lundi 10 septembre 2018

Laurent Gutmann : « je suis prêt à l'aventure »

Vous êtes metteur en scène et avez dirigé des ateliers dans différentes écoles nationales de théâtre (Paris, Montpellier, Cannes, Lyon aussi). Qu'est-ce qui vous a poussé à candidater ? Laurent Gutmann : J'ai une activité de metteur en scène depuis 24 ans qui se nourrit depuis une bonne quinzaine d'années d'une activité de pédagogue. Ça s'est fait comme ça. Je n'avais pas vraiment de projet de pédagogie et de fil en aiguille, ça a pris pas mal de place dans ma vie d'artiste et j'ai été amené il y a quelques années à diriger un CDN (centre dramatique national) en Lorraine, à Thionville. J'ai cette expérience de direction de théâtre. C'est très riche mais je n'avais pas le désir de le poursuivre à ce moment de ma vie. Je ne me suis pas dit qu'un jour j'avais envie de diriger une école de théâtre mais il se trouve que je suis intervenu à l'ENSATT (NDLR, en a résulté le spectacle Égaux avec les élèves de 3e année en 2016) ce lieu m'est apparu comme une sorte d'école idéale, de rêve de théâtre et je me suis dit que finalement je pense, qu'en tant que metteur en scène, c'est aujourd’hui plus dans une école de cette nature-là que dan

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Laurent Gutmann, nouveau directeur de l'ENSATT

Nomination | C'est officiel depuis ce mardi 28 août : Laurent Gutmann a été nommé à la direction de l'École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT, Lyon 5e) (...)

Nadja Pobel | Mardi 28 août 2018

Laurent Gutmann, nouveau directeur de l'ENSATT

C'est officiel depuis ce mardi 28 août : Laurent Gutmann a été nommé à la direction de l'École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT, Lyon 5e) pour cinq ans. Il succède à Thierry Pariente qui aura occupé cette fonction durant neuf ans et qui a célébré cette année les vingt ans d'implantation de cette école (auparavant implantée rue Blanche) à Lyon. Laurent Gutmann est un metteur en scène, récemment passé au Théâtre de la Croix-Rousse avec Le Prince d'après Machiavel (en 2015) et Victor F d'après Mary Shelley (en 2017). Depuis la création de sa compagnie, le Théâtre Suranné, en 1994, il a monté plus d'une vingtaine de pièces. En 2004, il prend la direction du Théâtre Populaire de Lorraine qui devient Centre Dramatique de Thionville-Lorraine puis obtient la labellisation CDN en janvier 2009. Depuis 2009, sa compagnie se nomme La Dissipation des brumes matinales. À l'ENSATT, il avait déjà dirigé, en 2016, la 75e promotion pour le spectacle Égaux d'après De la démocratie en Amérique de Tocqueville. Il a déjà dirigé de nombreux ateliers à l

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À l'ENSATT, trop égaux

Théâtre | Dans l'un de leurs trois travaux annuels de fin d'études, les jeunes acteurs de l'ENSATT livrent, avec leurs camarades des autres départements, un spectacle duquel aucun d'eux n'émerge vraiment, faute de variation du rythme.

Nadja Pobel | Mardi 10 mai 2016

À l'ENSATT, trop égaux

« La démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres déjà essayés par le passé. » Quand Churchill déclare cela en 1947, Tocqueville n'est plus là pour l'entendre, lui qui, durant le siècle précédent, a interrogé avec minutie ce mode de fonctionnement, l'auscultant précisément aux États-Unis. Puisque sur le plateau de l'ENSATT, c'est De la démocratie en Amérique qu'il est question, la scénographie est inspirée de facto par les open space : immenses, terriblement propre(t)s avec bureau en bois pour le travail et entassement de poufs pour l'espace détente. Et une coursive en contrebas, fissure bien pensée, pour le préposé à la cuisine. Tour à tour, onze comédiens expliquent à un stagiaire fraîchement débarqué, nommé Alexis et revêtu d'un costume XIXe, comment, au fil des siècles, le clergé a atténué le pouvoir des propriétaires fonciers, comment les roturiers puis les lettrés ont pris place dans la société jusqu'à ce que « le prix de la naissance baisse un peu. » Mais si ce texte choral permet de distribuer à chacun des rôles équivalents, leur immobilisme ne donne pas le souffle nécessaire à leur propos, à l'instar de la scèn

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Chants d’adieu

SCENES | Voilà une pièce de théâtre qui, a priori, ne paie pas de mine mais est extrêmement bien ficelée. Laurent Gutmann, directeur du Centre dramatique de (...)

Nadja Pobel | Vendredi 17 avril 2009

Chants d’adieu

Voilà une pièce de théâtre qui, a priori, ne paie pas de mine mais est extrêmement bien ficelée. Laurent Gutmann, directeur du Centre dramatique de Thionville-Lorraine, met en scène un texte d’Oriza Hirata, l’un des chefs de file du théâtre contemporain japonais. Avec Chants d’adieu (au théâtre de Villefranche ce mercredi), ce dernier évoque l’histoire d’une famille venue pour la première fois au Japon afin d’assister à l’enterrement de leur fille. Ils sont accueillis par leur belle-famille, et le mari japonais de leur défunte fille. Choc des cultures, difficultés de communication, mais aussi entraide, soutien réciproque… Laurent Gutmann, avec une grande économie de moyens, parvient à rendre palpables ces différents sentiments, notamment grâce à trois comédiens japonais et cinq français (la mise en scène joue sur les deux langues) ; le tout sans tomber dans l’humour facile d’un Bienvenue chez les Japonais !

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