Il est temps de rire : tour d'horizon de la rentrée cafés-théâtres et humour

Humour | De Tania Dutel à Pablo Mira en passant par Paul Mirabel ou Bérangère Krief, tour d'horizon de l'actualité humoristique de la rentrée.

Louise Grossen | Jeudi 9 septembre 2021

Photo : © DR / © Ella Herme


Commençons par Tania Dutel, en rodage à l'Espace Gerson du 27 au 30 octobre, pour nous rôder, nous aussi. Après le succès de son dernier spectacle en solo, Jonathan Lambert remonte sur les planches avec un one-man-show dans lequel l'acteur évoque l'histoire de son vrai prénom, choisi par son père : Rodolphe, c'est le nom de son nouveau spectacle qu'il jouera les 2, 3 et 4 octobre au Bouib- Boui. Espace Gerson encore : ne pas rater Le Chant des Baleines, jusqu'au 26 octobre.

Plus tard dans la saison, les grands Paul Mirabel et Guillaume Meurice seront installés au Radiant, respectivement le 31 janvier et le 28 mai. Mieux vaut vous dépêcher de réserver. Pour les aficionados de la thérapie par le rire, Pablo Mira balance à qui veut l'entendre combien il est beau dans son one-man-show au Radiant le 4 novembre. Dans la famille mégalo, Vincent Dedienne parvient à s'adresser à chacun de nous tout en parlant de lui. Singulier et talentueux, il sera à l'Aqueduc le 9 octobre.

Féminisme

En veux-tu en voilà : Noémie Delattre nous prouve qu'il est possible d'être sexy, drôle, féminine ET féministe ! Carrière, famille, publicité… tout y passe, vendredi 5 mars toujours à l'Aqueduc. Quant à Julie Bigot, on dit d'elle qu'elle est culottée, allumée, entière, surexcitée, féministe, décomplexée. Armée de ses gadgets, bruitages et même de tours de magie, elle sera aux Tontons Flingueurs du 1er octobre au 31 décembre. Vite ! Tristan Lopin est à la Comédie Odéon les 10 et 11 septembre avec un deuxième spectacle plus intime mais aussi plus engagé. Le féminisme, le climat, la carrière de Loana et les gens qui portent des Birkenstocks… Tout ça n'a apparemment aucun lien et pourtant...

Nostalgie

Tandis qu'Arnaud Tsamère retrace les quatre dernières années mouvementées de sa vie au Radiant le 16 septembre, Marina Rollman, même endroit, dresse un portrait de sa génération dans son Spectacle drôle les 17 et 18 octobre. Du côté du Complexe du Rire, entre contradictions, faux semblants et nostalgie des années 2000 : Morgane Cadignan s'applique à répondre aux questions que personne ne se pose (du 17 au 19 février). Au Complexe du Rire toujours, Charlotte Boisselier n'a jamais voulu quitter le monde de l'enfance et se moque du "grandira-t'on" dans Immature, du 13 au 30 octobre. Il a grandi dans les années 1980, « une époque où on pensait encore que le pire était derrière nous » : l'excellent Thomas "France Inter" VDB vient présenter son nouveau spectacle au Radiant le 20 octobre.

Amour

Pour les amatrices et amateurs d'histoires d'amour foireuses, c'est au Rideau Rouge que ça se passe : Chéri on se dit tout, Faites l'amour pas des gosses ou Amants à mitemps sont autant de comédies extra-conjugales qui vous conforteront dans votre célibat… ou pas !

Enfin, une bonne saison ne serait rien sans la piquante et pétillante Bérangère Krief, prête à se livrer sur le vaste thème de l'Amour. La comédienne va encore nous régaler sur scène le 21 novembre au Radiant. On ne dit pas ça parce qu'elle est née à Lyon.


Arnaud Tsamère


Radiant-Bellevue 1 rue Jean Moulin Caluire
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Julie Bigot

"Est culottée", stand-up
Les Tontons flingueurs 12 rue Romarin Lyon 1er
Jusqu'au 31 décembre 2021, ven et sam à 19h, dim à 17h30


Tristan Lopin

"irréprochable"
Comédie Odéon 6 rue Grolée Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Stéphane Casez : « chez nous, vous allez vous marrer »

Café-Théâtre | À l’heure où les café-théâtres présentent leur nouvelle saison, Stéphane Casez, directeur des emblématiques Boui Boui, Rideau Rouge et Tontons Flingueurs, nous passe un coup de fil depuis sa galerie à Ibiza pour nous parler de ses trois salles lyonnaises.

Louise Grossen | Mardi 7 septembre 2021

Stéphane Casez : « chez nous, vous allez vous marrer »

Comment se portent financièrement vos trois salles au lendemain de la crise ? Stéphane Casez : Étonnement, plutôt bien. On a des chiffres équivalents à l’avant-crise en termes de fréquentation. On est très satisfait, même si on reste évidemment très prudent ! On ne sait jamais ce qui peut arriver, on l’a bien constaté cette dernière année. Tout est encore fragile. Quand ils ont annoncé la mise en place du passe sanitaire, on a eu une baisse de fréquentation immédiate, puis les gens sont peu à peu revenus. On s’est tellement habitué au chaos ambiant qu’on passe un été plutôt agréable ! Ça n’a pas été simple tous les jours, mais on a tenu le choc. Quid du public ? Il est au rendez-vous. Il semblerait que le public ait digéré le passe sanitaire très rapidement. On sent bien que les gens ont surtout envie de se marrer, et ça passe par une adaptabilité remarquable ! Tantôt on leur disait de garder le masque et de faire une chaise sur deux, tantôt il n'y avait plus de chaise et plus de masque, puis re des chaises... On a un public en or, qui sait que de toute façon le café-théâtre, c’est un peu rock’n'roll ! C’

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Lever de rideau pour l'Espace Gerson

Café-Théâtre | Après des mois de fermeture, l’Espace Gerson voit enfin le bout du tunnel et annonce sa réouverture le 9 juin ! Il nous plaît à penser que ce n’est pas (...)

Louise Grossen | Vendredi 11 juin 2021

Lever de rideau pour l'Espace Gerson

Après des mois de fermeture, l’Espace Gerson voit enfin le bout du tunnel et annonce sa réouverture le 9 juin ! Il nous plaît à penser que ce n’est pas un hasard si cette même date correspond à la journée mondiale du bien être… Coup d’envoi de ce retour donné par Karim Duval, qui raille les millenials dans Génération Y, avant une programmation bien fournie incluant Anthony Kavanagh lequel promet un spectacle dont on ressortira Happy. L'excellentissime Yanisse Kebbab reviendra lui conter ses histoires désopilantes dans That's my name. Le café-théâtre de la place Gerson dans le 5e pose pour l'instant les bases avec cette programmation à retrouver

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Réouverture de la Comédie Odéon le 23 juin

Théâtre | C'est fait ! La Comédie Odéon a dévoilé sa date d'ouverture avec des mesures sanitaires susceptibles d'être modifiées d'ici là (port du masque, gel (...)

Nadja Pobel | Vendredi 12 juin 2020

Réouverture de la Comédie Odéon le 23 juin

C'est fait ! La Comédie Odéon a dévoilé sa date d'ouverture avec des mesures sanitaires susceptibles d'être modifiées d'ici là (port du masque, gel hydroalcoolique à disposition, un fauteuil de distance laissé entre les groupes, files d’attentes organisées). Au programme pour ce retour : - Du 23 au 27 juin, Le Porteur d’Histoire de Alexis Michalik - Du 30 juin au 4 juillet, La vie est une fête de Jacques Chambon - Du 7 au 11 juillet, Famille pour tous... Et les enfants seront bien gardés ! de Ségolène Stock - Le 28 juin, San-Antonio chez les gones - Les 4 et 11 juillet, Le Prix de l’ascension, d’Antoine Demor et Victor Rossi Des stages de théâtre pour les 5-12 an

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Julien Poncet : « si nous ne signons pas très vite, on va vers une mort certaine »

Théâtre | Asphyxié par son propriétaire, l’Émirat d’Abu Dhabi via le fond souverain Abu Dhabi Investment Authority, pas suffisamment écouté à son goût par les collectivités, Julien Poncet, directeur de la Comédie Odéon, exprime son désarroi tout en portant à bout de bras des projets sexy (avec Coline Serreau) et des succès rares (Le Porteur d’Histoire et Les Naufragés).

Sébastien Broquet | Mardi 23 avril 2019

Julien Poncet : « si nous ne signons pas très vite, on va vers une mort certaine »

Julien Poncet : Nous sommes un projet commercial différent du Radiant. Nous n’avons pas assez de jauge, et on n’a pas un vrai théâtre : c'est un ancien cinéma. Si on veut se développer aujourd’hui, c’est grâce à un soutien pour la diffusion, ou refaire un vrai théâtre en centre-ville de 400 ou 500 places, qui permette à la fois de produire et d’accueillir des spectacles qui ne passent jamais à Lyon. Certains sont des succès énormes à Avignon et à Paris, mais ils sautent la case lyonnaise, car ils ne sont pas dans le réseau ici. On ne les voit jamais. Ce travail est d’intérêt général et pourrait être soutenu par la collectivité, à qui on ne demande pas de subventionner à perte mais de réfléchir à soutenir la filière théâtre, comme elle soutient d’autres filières économiques. Notamment en restant bien une assurance. Quel est ce projet "d’assurance théâtre" que vous désirez développer et pour lequel vous sollicitez les collectivités ? Mon constat : il y a énormément de compagnies sur la métropole qui ont des difficultés non seulement à diffuser leurs spectacles, mais aussi à les créer. Il y a peu de lieux pour les accueillir. Surto

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Julien Poncet, porteur d'histoires

Portrait | À l'instar d'une pièce moliérisée, Le Porteur d'histoire, qu'il présente bientôt dans le Théâtre Comédie Odéon qu'il dirige depuis un an, Julien Poncet, encarté nulle part, milite pourtant continuellement. Son credo ? N'exclure personne du champ de la culture en misant sur la qualité.

Nadja Pobel | Mardi 23 janvier 2018

Julien Poncet, porteur d'histoires

« Les cartes sont brouillées, comme si elles étaient en train de changer de main, entre le théâtre subventionné et les entreprises privées de spectacle » : ainsi commençait un papier de deux pages dans Le Monde mi-janvier. En reprenant le Théâtre Comédie Odéon en 2016, Julien Poncet a établi ce même genre de pont. Il a initié tôt Les Naufragés, la prochaine création d'Emmanuel Meirieu en juin, un enfant du théâtre public : les Nuits de Fourvière viennent de s'y associer en portant la moitié de l'engagement financier. Ce directeur affable a le désir de proposer ce qui ne venait jamais à Lyon : « 80% de la production théâtrale en France n'est pas présentée pas dans cette ville. Pour les Lyonnais, le théâtre privé c'est Tête d'Or et du gros boulevard bien perave. Ce n'est pas possible. Je connais des gens qui écrivent des textes formidables, qui ont de l'audace, vont à Avignon, finissent par jouer 500 dates, et ça peut être un théâtre de gr

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Publicité au théâtre : En régie pub ce soir

Économie | Un lieu vierge de toute pollution publicitaire ? Cette ère semble s'achever. Au théâtre, débarquent en cette rentrée des spots publicitaires. Lyon n'est pas encore concernée, mais elle pourrait l'être en cours de saison.

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Publicité au théâtre : En régie pub ce soir

Vous avez l'impression que le tunnel de pub subi avant chaque film vu dans un multiplexe pourrait rendre gratuite votre place de cinéma, tant elle semble amortie par cette litanie de spots ? Au théâtre, bientôt, vous ne serez plus à l'abri de cette sensation. À Lyon, aucun lieu ne franchira le pas dès cette rentrée, mais cela pourrait advenir prochainement. À l'origine de ce projet, la régie publicitaire ODW qui, en discutant avec le Comedy Club de Paris, s'aperçoit que les théâtres, toujours en manque de ressources, pourraient reprendre ce modèle des salles obscures. Très encadré et beaucoup moins long qu'au cinéma, ce que propose la régie parisienne est nettement plus digeste : il s'agit d'un format de 4'10 maximum, comprenant une introduction (le logo du lieu), une bande-annonce d'un autre spectacle donné dans le même théâtre et deux spots de publicité de trente secondes. Avant, de nouveau, une bande-annonce et deux autres publicités. Dix-sept théâtres, tous privés, se sont déjà embarqués dans ce nouveau modèle. Douze sont à Paris et cinq autres dans quatre villes de province (Marseille, Avignon, La Rochelle et Rou

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La politique, c'est du sérieux

La Présidentielle vue par les humoristes | À l'approche du premier tour de l'élection présidentielle, les humoristes s'en donnent à cœur joie pour tourner en dérision les déboires des partis. Entre humour noir, satire et travail quasi journalistique, le métier de comique a évolué ces dernières années. On peut rire de tout ; et souvent avec tout le monde.

Gabriel Cnudde | Mardi 14 février 2017

La politique, c'est du sérieux

Mensonges, emplois fictifs, détournements de fonds publics, magouilles et ragots... Personne ne peut s'y tromper : la France est bien en période électorale. Si cette campagne présidentielle s'annonce morose et met déjà en lumière des affaires qui font certainement rougir Marianne, elle est aussi une mine d'or pour les humoristes. À la radio, à la télévision, dans la presse et dans les salles de spectacle, on rigole quotidiennement des déboires de la vie politique française. L'humour est-il le meilleur remède quand une société s'effrite ? A-t-on seulement déjà autant ri de nos politiques ? Si oui, le faisions-nous de la même manière ? Autant de questions qu'il convient de se poser à l'heure où chroniques et one-man-show s'enchaînent à un débit impressionnant. Plus profond, le regard Selon Stéphane Casez, directeur du Boui Boui, du Rideau Rouge et des Tontons Flingueurs, « on ne parle pas plus de politique dans les cafés-théâtres, on en parle simplement différemment. » Adieu l'époque des chansonniers rois, des blagues sur tel homme politique ou telle actualité. La période est à un regard plus profond. « Jim, qui a fait un an au B

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Les trois font la Peyre

SCENES | Il ose tout, et c’est hilarant car très mal-pensant. Avec une ironie mordante, Florent Peyre ne fait pas dans la demi-mesure et sera l’artiste à ne pas (...)

Nadja Pobel | Mercredi 18 septembre 2013

Les trois font la Peyre

Il ose tout, et c’est hilarant car très mal-pensant. Avec une ironie mordante, Florent Peyre ne fait pas dans la demi-mesure et sera l’artiste à ne pas manquer au festival de l’Espace Gerson. Il n’y a d'ailleurs qu’à lire l’intitulé de ses sketches pour avoir une idée de son ton : À 34 ans, il est père de seize enfants, Un handicapé est allé voir Intouchables, Le Boom des cosmétiques pour enfants… Comme Monsieur Fraize (qui l’an dernier nous avait presque fait mourir de rire lors de ce même événement), Florent Peyre s'est fait connaître grâce au surpuissant tremplin télévisuel On ne demande qu'à en rire. Nicole Ferroni, qui ouvre ces trois jours, est passée par la même case. Seul le troisième larron, Willy Rovelli, n’a pas été noté par le jury de Laurent Ruquier. Il a cependant trusté tous les autres médias (France Inter, Europe 1, France 4, Canal + et même Gulli, où il présentera  en 2014 L’Ecole des fans). En première partie de ces trois comiques déjà établis, chaque soir, une triplette de jeunes talents tentera de s'attirer les faveurs de l'un des trois aréopages con

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Course en tête

SCENES | «Mauviette». Dans la trilogie Retour vers le futur, il suffisait d'adresser cette injure à Marty McFly pour le voir, galvanisé par son orgueil, prendre (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 13 juin 2013

Course en tête

«Mauviette». Dans la trilogie Retour vers le futur, il suffisait d'adresser cette injure à Marty McFly pour le voir, galvanisé par son orgueil, prendre les risques les plus insensés. Dans le cas de Yohann Metay, c'est un «t'es cap ou pas cap ?», encaissé entre une gorgée de Leffe Triple et une bouchée de frites, qui l'a poussé en 2006 à s'inscrire à l'Ultra Trail du Mont Blanc. Une course d'endurance de cent soixante-huit kilomètres à travers la Savoie, le Val d'Aoste et un bout de la Suisse dont le souvenir, long de quarante-cinq heures, sert aujourd'hui à ce Lyonnais d'adoption de trame à La Tragédie du dossard 512, un solo plaisamment rocambolesque. Nul besoin de connaître son Roger Frison-Roche sur le bout des doigts pour en apprécier les subtilités : même si nombre d'allusions, notamment celles sur les bienfaits de la crème NOK, illumineront plus intensément les visages des possesseurs de baskets à cent cinquante euros, ce sont sa souplesse cartoonesque (voir l'outrance "Chris Tu

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Le divin Comédie

SCENES | Le CNP Odéon est mort, vive le Comédie Odéon, café-théâtre de 300 places dont les portes s'ouvriront pour la première fois au public lundi 31 décembre. En attendant de pouvoir vérifier s'il fera honneur à son titre (auto-décerné) de «plus beau café-théâtre de France», petit tour des propriétaires. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 12 décembre 2012

Le divin Comédie

Les cafés-théâtres, c'est comme les bouchons, il y en a tellement qu'on a arrêté de les compter. Heureusement, d'autres le font à notre place. La Direction des affaires culturelles de la Ville de Lyon, notamment, en recense pas moins de treize. De quoi estimer la ville suffisamment équipée en la matière ? Ce n'est pas le constat dressé par Stéphane Cassez, Marion Gervais et Philippe Giangreco, les codirecteurs du tout nouveau tout beau Comédie-Odéon : «Lyon est très bien pourvu en cafés-théâtres d'une centaine de places. Mais il y a une pénurie criante de salles de 300 places, particulièrement en centre-ville, qui sont le chainon manquant entre les cafés-théâtres traditionnels et les grandes salles comme le Transbordeur, le Radiant, la Bourse du Travail... Nous avons voulu ouvrir avec le Comédie Odéon une salle dans la veine du Splendid, à Paris, c'est-à-dire combinant le confort et les standards techniques d'un théâtre, comme des sièges de cinéma ou un plateau de 40 m², avec l'esprit de convivialité et l'accessibilité tarifaire propres au café-théâtre».

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«Plus d’offre crée plus de public»

SCENES | Stéphane Casey, comédien, metteur en scène, producteur de spectacles, directeur du Boui Boui et du Rideau Rouge à Lyon et du Palace à Avignon s’apprête à prendre la direction du Comédie Odéon, un nouveau lieu de 300 places avec Marion Gervais et Philippe Giangreco. Rencontre. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 7 septembre 2012

«Plus d’offre crée plus de public»

L’ouverture de nouvelles salles de café-théâtre à Lyon répond-elle à une véritable demande du public ? Stéphane Casey : L’ouverture de nouvelles salles correspond, je pense, à une demande du public mais aussi à une demande de la production. Jusqu’à maintenant, les «gros» spectacles ne pouvaient pas venir à Lyon par manque de structures pour les accueillir. Certains spectacles ont besoin d’une grande salle. Disposer de salles de tailles différentes permet de proposer à la fois des artistes en développement et des artistes confirmés. Tous ne peuvent pas se produire dans la même salle. Le café-théâtre, c’est aussi du business, notre réflexion est forcément fondée sur la rentabilité car nous ne sommes pas subventionnés. Parallèlement à cela, à mon avis, plus il y a de restaurants et plus il y a de gens qui vont au restaurant. C’est un peu pareil pour les théâtres. Prenez par exemple les théâtres de Broadway : ils sont tous blindés ! Dans les limites de chaque ville évidemment, je pense que plus d’offre crée plus de public, c’est une spirale positive. Bien sûr, il y a une crise économique qui fait que les gen

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