Fils de… (1) Backstage

Niko Rodamel | Vendredi 20 mars 2015

Photo : Niko Rodamel


Unique enfant de l'immense chanteuse Nina Simone (disparue en 2003), Lisa Simone se produira sur la scène de la salle Aristide Briand le 17 octobre dans le cadre du festival à tête de Rhino … A vrai dire, les filiations artistiques m'ont toujours intrigué, parfois amusé, souvent touché. Je me souviens précisément de l'émotion qui m'avait traversé un soir de mars 2010 dans les loges du festival de jazz de Vaulx-en-Velin, lorsque sous le regard attentif de Ravie Coltrane (que je venais de photographier sur scène et dont le paternel restera à jamais un des monuments du genre) je fis défiler sur l'écran de mon Nikon le fruit d'un reportage terminé quelques minutes plus tôt. Je souhaitais avant tout partager avec lui une image dont la préméditation et la réalisation m'avaient procuré une certaine excitation doublée d'un pressentiment de fierté. J'évite habituellement de montrer à chaud des fichiers bruts, préférant prendre le temps de trier-jeter une fois rentré à la maison, passant ensuite une sélection de clichés à la moulinette Photoshop pour éventuellement opérer un recadrage ou un ajustement de contraste… Mais cette fois-ci, évidemment, l'occasion était trop belle ! J'ai d'ailleurs compris depuis ce jour que c'est sans doute la meilleure technique pour appâter un musicien et lui soutirer son contact dans le but d'une éventuelle vente d'images : lui montrer une image originale voire surprenante qui le met en valeur et lui laisser entendre que « oui, bien sûr, je peux vous envoyer quelques photos »...

/// Rewind /// A l'issue de la première partie et déjà dans l'impatience de voir débuter le second concert, j'observais les techniciens qui, retirant les instruments du précédent groupe, passaient et repassaient sans cesse devant le large fond de scène rétro-éclairé, laissant se dessiner leurs fébriles silhouettes à contre-jour. J'ai alors eu comme une intuition : « si par chance Coltrane entre seul sur scène, il y a aura sans doute moyen de faire une photo sympa… » Sans le savoir les roadies me servirent donc de doublure pour le calcul de l'exposition, le temps d'ajuster mon 85 mm, diaphragme ouvert à 1.8, mise au point en mode continu pour attraper mon sujet dès qu'il se présentera côté cour. Après quelques mesures d'introduction piano-basse-batterie, le saxophoniste fait enfin son entrée comme je l'avais espéré. Trois déclenchements. Le dernier sera le bon. Niko Rodamel

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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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Emilie Fontaine : photosensible

Portrait | Originaire de Saône-et-Loire, la jeune photographe Emilie Fontaine vient d’ouvrir les portes d’un nouveau lieu dédié à l’image fixe, au cœur de l’hyper-centre stéphanois. Rencontre avec une femme passionnée qui fait fi d’un contexte morose en mal de bonnes nouvelles.

Niko Rodamel | Vendredi 26 mars 2021

Emilie Fontaine : photosensible

Après seulement une dizaine d’années de pratique professionnelle dans la ville de Mâcon, Emilie Fontaine vient de poser ses valises dans un tout nouveau studio sous les Arcades de l’Hôtel de ville. Le local a été habilement aménagé et décoré avec goût, laissant entrevoir les différentes cordes de la maîtresse des lieux. L’offre de services s’étend du portrait-studio au reportage de terrain, en passant par la communication visuelle pour les entreprises, également assortie d’ateliers proposés aux enfants, aux ados et aux adultes. Organisée en plusieurs espaces fonctionnels et peuplée de matériel photographique (des appareils, des éclairages, un agrandisseur …), la boutique est un bel endroit où l’on se sent à l’aise dès les premiers instants. Tout sourire, Emilie ne cache pas la joie que lui procure ce nouveau challenge. Car le parcours de la jeune femme est avant tout l’histoire d’une reconversion réussie. Aide-soignante au centre hospitalier de Mâcon pendant dix ans, Emilie a profité d’une mise en disponibilité pour reprendre des études, se former à la photographie et préparer son virage professionnel. « Mon travail en service de réanimation était à la fois riche et difficil

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Retour sur un confinement stéphanois

Album photos | Eric Viou, photographe et directeur de la publication du magazine stéphanois STEMP, s'est lancé dans un projet photographique inédit pendant le confinement (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 octobre 2020

Retour sur un confinement stéphanois

Eric Viou, photographe et directeur de la publication du magazine stéphanois STEMP, s'est lancé dans un projet photographique inédit pendant le confinement vécu de mars à mai dernier. Immortalisé « ce qui était impensable, inimaginable, iréel, devenait réalité. La France était confinée. » Le résultat de ce travail est d'abord un livre d'art, MAM (MarsAvrilMai2020) Saint-étienne confinée, condensé de 226 photos sur 196 pages sur lesquelles viennent s'ajouter les mots de plusieurs auteurs stéphanois : Martine Goubatian, Karine Guérit, Elsa Lorente, Caroline Puig Grenetier, Chloé Radix et Gilles Rossary-Lenglet. Une épreuve dans laquelle on peut découvrir l'oeil du graphiste et photographe sur la ville qui l'aime tant tout en percevant ici et là des références multiples à Richard Long, Buren, Villeglé ou encore les Beatles. Un livre donc, mais également une exposition à L'Art Demeure & J'ai 2 Amours visible jusqu'au 14 novembre. MAM (MarsAvrilMai2020) Saint-Etienne confinée par Eric Viou [STEMP éditions] livre en vente à la Librairie de Paris ou à commander sur : stempmagazine@icloud.com Exposition jusqu'au 14 novembre

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Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Portrait | Après avoir parcouru et photographié un nombre presque incalculable de pays, le photographe Hervé Nègre pose ses valises à Saint-Étienne. Fraîchement installée aux pieds du Crêt de Roch, la Galerie A témoigne du riche parcours artistique mais aussi humain d’un homme passionnément curieux. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 juillet 2020

Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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Le monde fantasmé de Salgado

Expo photo | 250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du (...)

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

Le monde fantasmé de Salgado

250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d’une planète vierge, que la main de l’humain n’a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie. Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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Ils la jouent collectif

Photos | Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures (...)

Nicolas Bros | Mardi 28 avril 2020

Ils la jouent collectif

Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures gachettes de Sainté. Après avoir connu un vif succès lors de leur exposition New York Wanderings l'hiver dernier sur les murs de la galerie Garnier des Arts à Saint-Étienne, Kamir Meridja, Maxime Pronchéry, Bernard Toselli et Niko Rodamel, ont décidé d'inscrire dans la durée leur collaboration. Cédric Daya, Alexandra Dinca, Jérémi Durand, Sam Meridja ont décidé de rejoindre l'aventure. « Depuis un long mois déjà, les idées foisonnent, entre le désir de faire voyager l'exposition fondatrice et l'envie de produire la prochaine, explique Niko Rodamel. Beaucoup d'images s'échangent sur le groupe WhatsApp de l'équipe. Une nouvelle habitude est même prise : chaque semaine, chacun des photographes passe en revue ses disques durs pour répondre au thème hebdomadaire. Dans un souci de partage, chaque jour un des photographes prend son tour pour publier un triptyque répondant au thème en cours, sur le

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Pin-pon !

Expo photos | Le Club de la presse lance sa saison d'expos photos avec une présentation d'une quarantaine d'images réalisées par la cellule photo-vidéo des sapeurs-pompiers de la Loire.

Nicolas Bros | Jeudi 13 février 2020

Pin-pon !

« Cette année, nous lançons une saison d'expositions photos dans nos locaux en centre-ville, explique Eric Laisne, président du Club de la presse de la Loire. L'idée est de mettre en avant le travail de photographes amateurs et professionnels, en lien avec les métiers de la presse et de la communication. » Pour la première exposition, ce sont les sapeurs-pompiers photographes de la Loire qui sont mis à l'honneur avec une quarantaine de clichés proposés. Ces derniers montrent les coulisses du métier des pompiers à travers l'objectif de la cellule photo-vidéo du SDIS 42, répartis dans différentes casernes du département. Vous pouvez retrouver l'ensemble de leurs reportages photos à cette adresse. On y découvre les exercices, les entraînements et les manœuvres que sont amenés à effectuer les sapeurs-pompiers. Rappelons que le Club de la presse avait récompensé Sébastien Perrier, sapeur-pompier photographe, lors des derniers Trophées du Club de la presse de novembre 2019 avec le prix de la meilleure photo.

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Niko Rodamel remporte le "Black & White International Photography Awards"

Prix photo | Le photographe stéphanois Niko Rodamel (également journaliste pour Le Petit Bulletin Saint-Étienne) remporte le premier prix lors des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico.

Nicolas Bros | Vendredi 7 février 2020

Niko Rodamel remporte le

Avec sa photo Berlin, où l'on aperçoit un avion dans le creux d'un carré formé par des immeubles (visible ci-dessous), le photographe stéphanois Niko Rodamel remporte une belle victoire : le premier prix des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico. « C'est une photo réalisée lors d'un séjour à Berlin en 2015, puis retravaillée en France, qui m'a valu de remporter ce prix, explique Niko. Une première sélection de 30 images finalistes avait été effectuée, parmi plusieurs centaines d'images, par un jury composé de trois photographes latino-américains : Elizabeth Vinck (Mexique), Una Pardo (Colombie) et Yunier Escobar (Cuba). » Ayant placé trois images parmi les 30 finalistes, Niko Rodamel aura de ce fait trois photos présentées lors d'une prochaine exposition

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"Le Photographe" : À ton image

ECRANS | De Ritesh Batra (Ind.-All.-É.-U., 1h49) avec Nawazuddin Siddiqui, Sanya Malhotra, Farrukh Jaffar…

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Modeste photographe des rues de Bombay, Raphi tombe sous le charme de Miloni, appartenant à une classe supérieure. Pourtant, la jeune étudiante accepte de jouer le rôle de sa fiancée dans le but de persuader la grand-mère de Raphi de continuer à prendre ses médicaments… Ritesh Batra a une cote pas possible depuis le succès de The Lunchbox (2013). Tant mieux pour lui : cette aura lui a déverrouillé les portes trop hermétiques du cinéma occidental, et permis de tourner avec des pointures (Redford, Fonda, Dern, Rampling, Broadbent etc.), pour des résultats hélas mitigés — en témoigne À l’heure des souvenirs (2018). De retour au bercail avec une comédie oscillant entre portrait social et conte romantique, Batra semble fort soucieux de respecter le cahier des charges d’un film “concernant“ portant sur la survivance d’un système violemment hiérarchisé en Inde, où chacun a intégré dès la naissance l’étanchéité des castes et l’impossibilité de lutter contre ce déterminisme. Au

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J'irai à New York

Expo photos | Ils sont quatre photographes avec chacun un regard sur la Grosse Pomme. Dans l'exposition New York Wanderings, qui se termine ce dimanche, Kamir (...)

Nicolas Bros | Vendredi 10 janvier 2020

J'irai à New York

Ils sont quatre photographes avec chacun un regard sur la Grosse Pomme. Dans l'exposition New York Wanderings, qui se termine ce dimanche, Kamir Méridja, Maxime Pronchery, Niko Rodamel et Bernard Toselli proposent 48 images de la ville qui ne dort jamais. Des clichés « à hauteur d'homme » tantôt colorisés, tantôt en noir & blanc. Une jolie expo de "street photography" qui ne laisse pas insensible et donne l'irrésistible envie de traverser l'Atlantique. À l'occasion de la clôture de l'expo, un finissage, comprenant notamment un concert du trio de jazz Organic Trio, est prévu ce dimanche dès 15h. New York Wanderings, jusqu'au dimanche 12 janvier à la Galerien Garnier des Arts au 2 rue Francis Garnier à Saint-Etienne (entre les restaurants Nota Bene et Di Voglia / place Jean Jaurès). Accès libre La galerie sera ouverte dès 15h ce dimanche pour le finissage

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Portrait d'une ville plus propre

ARTS | 16 clichés qui dressent le portrait d'une ville au travers de ceux qui travaillent à la rendre plus propre. Le photographe Brice Leclert a reçu carte (...)

Antoine Desvoivre | Lundi 24 juin 2019

Portrait d'une ville plus propre

16 clichés qui dressent le portrait d'une ville au travers de ceux qui travaillent à la rendre plus propre. Le photographe Brice Leclert a reçu carte blanche de la part du conseil municipal de Rive de Gier et de son maire Jean-Claude Charvin, pour illustrer le "plan propreté renforcé" mis en place par la mairie. Rive de Gier, des hommes, un autre regard, un hommage rendu aux agents du service d'aménagement et cadre de vie dont le travail, trop souvent oublié, est ici magnifié par l'oeil de l'artiste. Exposition photo Rive de Gier, des hommes, Un autre regard, par Brice Leclert au Jardin des Plantes à Rive-de-Gier jusqu'au 28 juin + temps fort du marché des arts de l'Union des commerçants "Les rues de Rive" le 29 juin

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Déclics

ARTS | Niché dans la cour des Ateliers de la Rue Raisin sur la colline du Crêt de Roch, le Photo Club de Saint-Étienne semble, depuis quelques années, avoir repris (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Déclics

Niché dans la cour des Ateliers de la Rue Raisin sur la colline du Crêt de Roch, le Photo Club de Saint-Étienne semble, depuis quelques années, avoir repris du poil de la bête. Disposant d'un local plutôt bien équipé (studio et labo), une quarantaine d'adhérents se réunit chaque mercredi soir afin de pratiquer ou échanger autour de la photographie. Chaque mois, deux thèmes mettent les volontaires à l'épreuve de la pratique, permettant d'allier connaissances techniques et inspiration artistique. Des sorties sténopé ou des week-ends rando-photo sont également organisés régulièrement. Bref, une équipe dynamique partage tout au long de l'année cette passion commune pour l'image fixe, argentique comme numérique. Le temps d'un week-end festif, le club propose son exposition annuelle : après le travail effectué l'an passé autour des expressions de la langue française, la cuvée 2019 s'est attachée à réinterpréter ou à se réapproprier des clichés célèbres, en oeuvrant "à la manière de". Les visiteurs sont d'ailleurs invités à se faire photographier dans un espace shooting s'inspirant du studio graphique de Malik Sidibé, le portraitiste malien disparu en 2016 auquel la Fondation Cartier r

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Lerpt de rien

Festival photo | Organisé depuis onze ans déjà par l’association Maraudeurs d’images en partenariat avec la ville de Saint-Genest-Lerpt et le club Roche Photographie, (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Lerpt de rien

Organisé depuis onze ans déjà par l’association Maraudeurs d’images en partenariat avec la ville de Saint-Genest-Lerpt et le club Roche Photographie, Photos dans Lerpt est un festival exigeant et populaire, s’employant à mettre en lumière les regards créatifs des photographes d’aujourd’hui. Ce sont chaque année dix jours d’expositions et de rencontres qui rapprochent amateurs éclairés et professionnels dans leur passion commune pour l’image fixe. Dans la sélection officielle qui regroupe vingt-six photographes issus de toute la France, on retrouve avec plaisir le travail de l’artiste stéphanoise Claire Malen. Photographe résolument militante, Claire poursuit son engagement et sa quête photographique au plus près des femmes en lutte pour leurs droits. Avec Portraits de femmes Tunisiennes (série qui a reçu le soutien de la bourse FIACRE International de la région Rhône-Alpes en 2015), l’artiste restitue des images emplies d’humanité, à la fois poignantes et porteuses d’un vrai espoir. La plupart des expositions sont à découvrir, à l’Espace polyvalent Louis Richard de Saint-Genest-Lerpt, du 11 au 19 mai.

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Sur les traces de Paul Auster

Photos | Capturer New York et en particulier Manhattan n'est pas chose aisée. Le photographe ligérien Arnaud Rodamel s'est frotté à cette problématique alors (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Sur les traces de Paul Auster

Capturer New York et en particulier Manhattan n'est pas chose aisée. Le photographe ligérien Arnaud Rodamel s'est frotté à cette problématique alors qu'il se lance dans un voyage vers la "Grosse Pomme" en octobre 2013. « Comment photographier l'un des quartiers les plus célèbres du monde ? [...] Que pouvais-je apporter de nouveau à ce qui avait déjà été fait notamment par des artistes beaucoup plus talentueux que moi ? » s'inquiète-t-il en préparant son périple, lui qui s'avère plus habitué au Mali ou au Burkina Faso, ses terrains de jeux photographiques favoris. C'est en plongeant dans ses souvenirs littéraires qu'Arnaud Rodamel trouve l'angle qu'il décide d'emprunter pour ramener ses clichés de Manhattan. Il décide de suivre l'itinéraire parcouru par Quinn, le personnage du tome 1 : La cité de verre de la trilogie new-yorkaise de Paul Auster dans les méandres du quartier le plus vivant du globe. En s'imposant la contrainte technique de n'utiliser que des focales entre 35 mm et 50 mm « pour restituer au mieux l'angle du champ de vision humain », Arnaud Rodamel a réalisé 47 photos en noir et blanc, chargées d'humanité(s) et concentrant toute l

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Synchronicité

Photos | Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Synchronicité

Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions qui gravitent autour des émotions qui ont souvent précédé, presque dicté, leurs déclenchements. Au bout de quelques temps il est alors devenu évident de monter ensemble une exposition afin de partager leur dialogue artistique avec le public. Dans la salle blanche du NEC, les deux photographes confrontent ainsi leur regard avec un accrochage d'une vingtaine d'images qui témoignent d'une belle correspondance visuelle pour laquelle les seules contraintes formelles furent l'usage de la couleur et l'orientation invariablement horizontale des images. Nous avions découvert la patte photographique de Maxime Pronchéry au printemps 2016 à la galerie Garnier Des Arts avec Saint-Etienne en bandoulière, une série en noir et blanc à travers laquelle le Stéphanois livrait un regard profondément graphique, à la fois humain et très personnel, sur sa cité. Une participation à l'exposition collective Solid'Art en novembre de la même année puis un accrochage en solo au Méliès Café en février 2017 avaient ensuite permis d'apprécier son

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Longitudes et passions

Expo photos | L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 décembre 2018

Longitudes et passions

L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de photographies en noir & blanc proposées dans le couloir et la salle principale du bar attenant au cinéma stéphanois, a été réalisée par Niko Rodamel, un de nos journalistes. Proposant sa vision du voyage, il nous entraîne de New York à Barcelone, en passant par Berlin, la Suède, le Cameroun et Saint-Étienne. « Je profite de cette exposition pour présenter trois extraits d'une série inédite, Mémoire, dans laquelle je mets en résonance des photographies réalisées dans divers endroits du globe et des images d'archives glanées au cours de mes recherches, détaille le photographe. Les diptyques racontent ainsi des histoires où le présent interroge le passé, entre fiction et réalité. Il est ici question d'identité et de territoire, d'ancrage et de déracinement. » Une occasion de découvrir l'excellent travail de ce passionné de jazz mais également de ses pérégrinations dans différentes cultures et contrées. Longitudes, expo photo de Niko Rodamel, au

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Réfractions

Expo photos | « La Street Photography est une branche de la photographie prise en extérieur dont le sujet principal est une présence humaine, directe ou indirecte, dans (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 décembre 2018

Réfractions

« La Street Photography est une branche de la photographie prise en extérieur dont le sujet principal est une présence humaine, directe ou indirecte, dans des lieux publics… bla bla bla. » Voilà pour la définition ! La série Face à face que présente Jacky Billon-Grand sur les murs du Chok Théâtre s’inscrit pleinement dans cette veine, optant pour une démarche plutôt originale, puisque centrée sur la notion de reflet. Smartphone à portée de main, Jacky déambule au gré des rues et des places, principalement à Lyon où il travaille, à Saint-Étienne où il vit, mais aussi à Paris ou en Arles. Le photographe scrute les vitrines et les panneaux publicitaires à la recherche des visages qui se superposent furtivement avec le décor immédiat que constituent les arbres, le mobilier urbain ou même les passants. L’homme retrouve parfois certains lieux repérés en amont, des spots où l’effet recherché est souvent au rendez-vous si par chance la lumière est bonne, sans quoi il faudra repasser à une autre heure de la journée, voire un autre jour. Un travail étonnant, très graphique, à découvrir absolument. Face à face, exposition photographique de Jacky

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"Photo de famille" : Dans la famille clichés…

Soirée diapo | de Cecilia Rouaud (Fr., 1h38) avec Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps…

Vincent Raymond | Vendredi 31 août 2018

La mort d’un grand-père place une famille éclatée face à une épineuse question : que faire de la grand-mère qui perd la boule ? Le fils pense à la maison de retraite, le petit-fils se défausse mais deux des petites-filles proposent de l’héberger à tour de rôle. Crêpages de chignons en vue… Depuis le succès de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, les films de famille sont produits par wagons entiers et déversés en toute saison sur les écrans. Parfois l’on trouve une variante “de remariage“ ou une sous-espèce “avec des morceaux d’Alzheimer dedans“, — voire un hybride des deux comme ici —, mais le principe actif est le même : une fratrie de petits-bourgeois se déchire, découvre une ou deux vérités profondes façon secret de feuilleton avant de recoller les morceaux en faisant trompéter ses mouchoirs à l’unisson autour d’un mariage/d’un enterrement/d’une bar-mitsva de la réconciliation. Bref, une trame convenue pour des films globalement inutiles car redondants, que peuvent sauver une écriture atypique et/ou des comédiens bien guidés. Las ! Cecilia Rouaud charge sa barque avec tant de personnag

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Immersions colorées

Photo | Le Site Le Corbusier de Firminy nous convie à un cycle d'expositions sur la photographie avec notamment la présentation d'une série de clichés signés Frédéric Laban, lequel joue avec les couleurs et les lumières des rues intérieures des quatre Unités d'habitation françaises réalisées par l'architecte franco-suisse.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Immersions colorées

« L'architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière » assurait l'architecte Le Corbusier. Cette sentence du créateur franco-suisse se reflète brillamment dans le travail du photographe Frédéric Laban, présenté sur les murs de l'église Saint-Pierre de Firminy mais également en grands formats sur les pilotis soutenant l'Unité d'habitation appelouse. À travers ses images allant de la figuration à l'abstraction, l'artiste présente son regard sur les rues intérieures des immeubles monumentaux construits en France par Le Corbusier (Firminy, Marseille, Rezé-les-Nantes, Briey-en-Forêt). Cette collection de vues floues, réalisées en déambulant dans ces espaces pensés volontairement assez sombres, nous amène à porter un regard nouveau sur ces bâtiments. Jouant sur la luminosité et les quatre teintes privilégiées par l'architecte (bleu, rouge, jaune et vert), l'oeuvre de Laban s'apparente à un parcours à la progression fuyante dans cet univers géométrique, fondu dans les courbes et les lignes. On se laisse happer par l'image, dans le prolongement de ces couloirs semblant sans fin. Minimalisme et réalisme En ayant

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La Comédie recherche des figurants

Appel à participation | Dans le cadre de sa campagne de communication réalisée par Jean-Antoine Raveyre de la saison 18/19, La Comédie de Saint-Étienne recherche des (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 décembre 2017

La Comédie recherche des figurants

Dans le cadre de sa campagne de communication réalisée par Jean-Antoine Raveyre de la saison 18/19, La Comédie de Saint-Étienne recherche des figurants pour une photo de groupe réunissant 100 à 140 personnes. La séance se déroulera dimanche 19 décembre de 9h30 à 12h à la Bourse du travail de Saint-Étienne, dans le quartier des Ursules. Pour participer, il faudra s'habiller en vêtements contemporains dans les gammes couleurs énoncées haut : chemise, pull, t-shirt : brun, gris, ocre, marron, jaune (non vif) et vert (non vif) bas : un jean bleu ou noir, pantalon gris ou noir. Au préalable à la séance, il faut également envoyer un mail à dvallon@lacomedie.fr

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Ed Alcock shoote ses #Stéphanoisfiers

Expo photos | Le photographe anglais Ed Alcock possède un lien particulier avec Saint-Étienne. À travers sa série #Stéphanoisfiers, créée suite à la polémique liée à la publication en 2014 de l'article À Saint-Etienne, le centre-ville miné par la pauvreté par Le Monde, il propose des portraits de Stéphanoises et Stéphanois au cœur de leur ville. Après avoir été utilisé sur les supports de communication de la Comédie de Saint-Etienne, une expo d'une cinquantaine de photos vient d'être installée dans l'espace public pour marquer l'ouverture des nouveaux bâtiments du Centre dramatique national, créé par Jean Dasté.

Nicolas Bros | Lundi 9 octobre 2017

Ed Alcock shoote ses #Stéphanoisfiers

Vous avez peut-être vu des panneaux avec des photos étonnantes fleurir entre la place Carnot et les locaux de la nouvelle Comédie de Saint-Étienne (sise désormais entre le Fil et le Zénith). Ces clichés présentent des Stéphanoises et des Stéphanois anonymes ayant été captés par l'objectif du photographe anglais Ed Alcock, dans le cadre d'une série de 108 portraits intitulée #StéphanoisFiers. D'abord publiées dans les objets de communication du Centre dramatique national de Saint-Etienne, une cinquantaine de ces photographies viennent d'être installées dans l'espace public pour marquer l'ouverture de la nouvelle Comédie. « J'ai eu l'idée du projet #Stéphanoisfiers suite à la publication fin 2014 de l'article du journal Le Monde qui a tant fait parler de lui, explique le photographe. J'en ai longuement discuté avec Arnaud Meunier et nous avons décidé de monter ce projet pour la plaquette de la saison 2016/2017 de la Comédie. Le projet a également été commandé par l'EPASE qui s'est demandé comment utiliser ce travail. L'idée d'exposer dans l'espace public me plaisait bien car n'importe qui peut y accéder et non pas seulement les gens qui sont "branchés culture". »

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Les enfants du rock

Expo photos | L’hommage du Rhino Jazz(s) à David Bowie ne s’arrêtera pas à cette chouette brochette de concerts que nous promet le festival à deux cornes. La Médiathèque Louise (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Les enfants du rock

L’hommage du Rhino Jazz(s) à David Bowie ne s’arrêtera pas à cette chouette brochette de concerts que nous promet le festival à deux cornes. La Médiathèque Louise Labé de Saint-Chamond accueille une collection unique d’images saisies par le photographe Philippe Auliac, une exposition qui donne à voir l’univers du rock dans lequel ont baigné Bowie et ses amis. Auliac est un habile chasseur d’images, journaliste, conférencier, réalisateur et compagnon de route de Bowie. On redécouvre ici les plus grandes figures du genre, sur une quarantaine de clichés dont beaucoup sont inédits : Mick Jagger, Paul, McCartney, Iggy Pop, Lou Reed ou Bob Dylan aux côtés de l’icône aux yeux vairons. Autant de grandes gueules qui en plus d’avoir marqué de leur empreinte le paysage culturel mondial par leur génie musical, ont été aussi, pour la plupart, des catalyseurs de changement de la société, par leur implication voire leur engagement dans les mouvements qui ont agité leur époque. L’exposition de Philippe Auliac a voyagé de Milan et à Londres en passant par Paris et Marseille, c’est donc une chance de pouvoir la parcourir près chez nous. Let’s go ! Bowie & Friends de

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Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Art | En 2018, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fête ses 30 ans. À cette occasion, c'est une année riche en expos et événements que les équipes de l'institution muséale ont concoctée, avec notamment la venue du célèbre Anish Kapoor mais également l'occasion de forger une exposition très dense, en s'appuyant sur l'ampleur colossale des collections de ce "musée référence".

Nicolas Bros | Jeudi 7 septembre 2017

Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne va avoir 30 ans. Édifiée sur les plans de l'architecte Didier Guichard et sous l'impulsion de François Dubanchet (maire de Saint-Étienne entre 1983 et 1994), l'institution muséale fut inaugurée le 10 décembre 1987. Sur ses quelques 3 000 m² de surface d'exposition, le musée aura vu défiler les oeuvres des plus grands noms de l'art et se sera enrichi au fil des années d'une collection de plus de 20 000 pièces. Afin de fêter dignement ces trois décennies, c'est une programmation inédite qui est prévue dès le 10 novembre 2017 et s'étirant jusqu'à la fin de l'année 2018. Pour débuter, c'est une "star" de l'art contemporain qui viendra proposer son travail aux yeux des Stéphanois. Du 10 novembre au printemps 2018, l'artiste plasticien britannique Anish Kapoor aura carte blanche dans la grande salle centrale du bâtiment et proposera la découverte de son installation My Red Homeland ainsi que des oeuvres inédites, encore jamais montrées. Cette première exposition a été rendue possible notamment grâce aux bonnes relations qu'entretiennent Lorand Hegyi, directeur du MAMC jusqu'en 2016, et l'artiste anglais.

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80 ans de photos "made in Sainté"

Anniversaire Photo Club de Saint-Etienne | Le Photo Club de Saint-Etienne fête ce week-end ses 80 ans d'existence en forme de mini-festival avec expo, ateliers, soirée-concert et marathon photo. Il y en aura pour tous les objectifs du 30 juin au 2 juillet aux Ateliers MORSE (derrière la Cité du design) !

Nicolas Bros | Mercredi 28 juin 2017

80 ans de photos

Les créateurs du PCSE (Photo Club de Saint-Etienne) n'avaient sûrement pas 80 années d'existence en ligne de mire. Pourtant, ce sont bien 8 décennies d'images stéphanoises que sa quarantaine d'adhérents actifs nous invite à fêter ce week-end aux Ateliers MORSE (derrière la Cité du design). Du 30 juin au 2 juillet, plusieurs activités vous seront proposées : un marathon photo (3 heures pour faire des photos non retouchées sur 2 thèmes), une expo, un atelier sténopé avec le photographe professionnel Jacques Prud'Homme, une soirée swing avec la Fanfare des Lendemains, un studio photo... Le programme complet est à retrouver sur cette page. À noter que le Photo Club de Saint-Étienne (dont les locaux sont rue Raisin dans le centre-ville de Saint-Étienne) propose toute l'année des ateliers, des rencontres avec des photographes professionnels, des "sorties argentiques" ou "numériques", des sessions en studio...

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Raphaël Labouré Dompteur de lumière

Portrait du mois | Rencontre avec un artiste singulier et curieux de tout, un attachant Stéphanois pure souche, projectionniste au Méliès et photographe indépendant.

Niko Rodamel | Mercredi 1 février 2017

Raphaël Labouré
Dompteur de lumière

Qui n’a pas déjà croisé sa silhouette dans les milieux associatifs et culturels stéphanois ? Taillé comme une armoire normande, le bonhomme traîne pourtant la réputation d’un mec cool, plutôt discret voire taiseux. Tout le monde l’appelle Rara mais il préfère signer ses photos d’un énigmatique Rä². Raphaël Labouré est né en 1975 à Saint-Étienne, ville à laquelle il reste profondément attaché depuis toujours. Gamin, il est déjà sensible aux images, à ce qu’elles peuvent apporter d’indicible au-delà du premier coup d’œil. « J’ai le souvenir d’un travail que j’avais fait à l’école primaire, autour d’une photo qui représentait un escalier ainsi que des pieds qui suggéraient seulement une présence humaine. C’était à nous de faire parler l’image avec ce que l’on voyait et ce que l’on ne pouvait qu’imaginer. Je crois que cela m’a vraiment marqué. » Rara évoque aussi son père qui, ne lisant pas, attachait une importance particulière aux images des revues qu’il parcourait. « J’ai vite compris que les photos pouvaient raconter autant de choses qu’un texte, cela a sans doute été déterminant quand je vois où j’en suis et ce qui m’anime aujourd’hui. » Mais le chemin vers l’

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Photosensible

Expo photos | Le collectif La Boîte Noire est né à Saint-Etienne en 2011, à l’issue du festival Avril Photographique. Six de ses membres exposent actuellement leurs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Photosensible

Le collectif La Boîte Noire est né à Saint-Etienne en 2011, à l’issue du festival Avril Photographique. Six de ses membres exposent actuellement leurs travaux sur les cimaises de la médiathèque d’Unieux autour d’un thème qui leur est cher. Claire Malen, Pauline Jurado Barroso, Bernard Pharabet, Jacques Prud'homme, Ivan Richier et Bernard Toselli confrontent leur sensibilité en juxtaposant le regard que pose chacun sur la ville et ce qui s’y joue. L’urbain interroge l’identité qui se dilue dans la masse, l’enracinement qui ne prend pas, le flux ininterrompu qui noie les formes et les corps. Parmi les photographes exposés Ivan Richier reste fidèle à sa démarche, utilisant quasi-exclusivement son Holga, un boîtier entièrement fait de plastique, dépourvu de tout réglage complexe et utilisant des pellicules argentiques de douze poses. Une contrainte assumée qui finalement sert une démarche artistique singulière, une ligne de conduite, presque une philosophie. URBAIN, collectif La Boîte Noire, jusqu’au 15 octobre à la Médiathèque d'Unieux

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Quand l'Estival (s')emballe

CONNAITRE | L'Estival de la Bâtie marquera sa sixième édition cette année, du 30 juin au 23 juillet, avec un programme équilibré et intéressant entre musique classique, jazz, sono mondiale et spectacle vivant. Revue de spectacles. NB

Nicolas Bros | Vendredi 29 avril 2016

Quand l'Estival (s')emballe

Avec des résultats 2015 encourageants (13 000 spectateurs accueillis au cours d'une cinquantaine de spectacles pour un taux de remplissage de 92%), l'Estival de la Bâtie a véritablement pris sa place dans le paysage festivalier ligérien. Boosté par le Département de la Loire, cet événement prenant place principalement dans la cour et les jardins du château de la Bâtie d'Urfé à Saint-Étienne-le-Molard - mais pas seulement - voit cette année sa programmation continuer sur sa lancée. De la musique classique, du jazz, de la variété, du nouveau cirque, du jeune public, ... bref il y en a réellement pour tout le monde dans ce festival aux allures de rencontres familiales estivales, en décontraction et sérénité. Car c'est bien cela qui se dégage de ce festival se déroulant au mois de juillet, une bouffée de fraîcheur lorsque le soleil est au zénith. Une programmation qui se tient Avec un équilibre entre les différentes disciplines, nous retiendrons pourtant quelques noms qui marqueront cette sixième édition. En premier lieu, un couple d'habitués des représentations dans le département : la violoncelliste Emmanuelle Bertrand - née dans la Loire - et son acolyte de

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Escales vagabondes

ARTS | La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

Escales vagabondes

La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du photographe et cher collègue Niko Rodamel. Présentée au Nouveau Théâtre de Beaulieu, du 29 avril au 2 juin, cette présentation retrace, en une trentaine de photographies, les différents instants et rencontres qui ont marqué l’artiste durant ses périples. « Je fais de la photo pour faire des rencontres. J’aime me sentir étranger chez les autres » confie-t-il. Principalement inspiré par la vie citadine, le photographe globe-trotter avait déjà réalisé deux expositions à la suite de ses voyages : Carnets d’Europe et Silhouettes. Cette fois-ci, les clichés repoussent les frontières de notre continent et se lient, en fonction de la ressemblance des situations capturées. « Je me nourris de mes séjours et de mes rencontres, ici ou ailleurs, pour me sentir pleinement vivant, avec la simple envie d’aller voir là-bas si j’y suis » explique Niko Rodamel. Photographier : un prétexte pour revivre sans cesse de nouvelles escapades, découvrir de nouveaux horizons, tout en se retrouvant lui-même.

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La banalité sous l’oeil de l’artiste

ARTS | Porter un oeil neuf et singulier sur notre quotidien, c’est le défi que s’est lancé la photographe stéphanoise Sharlie Evans. De juillet 2014 à juillet 2015, (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

La banalité sous l’oeil de l’artiste

Porter un oeil neuf et singulier sur notre quotidien, c’est le défi que s’est lancé la photographe stéphanoise Sharlie Evans. De juillet 2014 à juillet 2015, l’artiste s’est donné pour objectif de prendre une photo par jour et ainsi réaliser ce qu’elle nommait initialement le Projet 365. Les nombreux clichés ont finalement été regroupés sur son site, sous l’appellation de Chronique d’un quotidien ordinaire. L’enjeu était de faire surgir de ce quotidien, à première vue insignifiant, des instants particuliers, beaux, poétiques, auxquels nous ne prêterions d’habitude que peu d’attention. Ainsi, le chausson de la danseuse côtoie une vitre brisée et la petite fille s’amusant près d’une fontaine, les flammes des bougies. Au fil du temps et des saisons, Sharlie Evans a capturé le monde qui l’entoure, ses mouvements et ses émotions. Une sélection d’une cinquantaine de ses photographies sera présentée, lors d’une exposition à la médiathèque de Villars, du 24 mai au 11 juin. Marlène Thomas

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Un auteur ligérien en web résidence

CONNAITRE | L’auteur-photographe ligérien, Arnaud Rodamel, effectue une résidence en ligne sur l’ENT Cybercollèges42, en lien avec cinq classes du département. L’auteur (...)

Florence Barnola | Jeudi 28 avril 2016

Un auteur ligérien en web résidence

L’auteur-photographe ligérien, Arnaud Rodamel, effectue une résidence en ligne sur l’ENT Cybercollèges42, en lien avec cinq classes du département. L’auteur partage régulièrement avec les élèves concernés des chapitres de son prochain ouvrage, Destination Ouaga, un carnet de voyage intimiste d’une adolescente de 12 ans partant vivre au Burkina avec son père. Les élèves créent d’après le récit, des danses, de la musique, des histoires, des dessins postés sur le site départemental. Au terme de cette action est prévue une adaptation musicale par la Maîtrise de la Loire. FB

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La Bâtie sous toutes les coutures

ACTUS | Un concours photo nommé "Créez un regard neuf sur la Bâtie d'Urfé" est lancé par le Département de la Loire à destination des amateurs. L'idée et de photographier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 mars 2016

La Bâtie sous toutes les coutures

Un concours photo nommé "Créez un regard neuf sur la Bâtie d'Urfé" est lancé par le Département de la Loire à destination des amateurs. L'idée et de photographier selon son inspiration propre l'édifice forézien érigé au XVème siècle. Tous les styles sont permis. Le dépôt des photos doit s'effectuer entre le 6 et le 25 avril 2016 via le site du Departement. Une vingtaine de photos seront présélectionnées et un vote public est prévu pendant l'été afin de déterminer les trois lauréats en septembre. NB

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L’écume des jours

ARTS | C’est le travail d’une année. Photographe stéphanois, Ivan Richier présente sa toute nouvelle série d’images, Le cours ordinaire des jours..., une photo pour (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

L’écume des jours

C’est le travail d’une année. Photographe stéphanois, Ivan Richier présente sa toute nouvelle série d’images, Le cours ordinaire des jours..., une photo pour chaque semaine de l’année 2013. Au fil des photographies, nous suivons donc le quotidien de l’artiste sur douze mois lors de ses déplacements professionnels entre Saint-Étienne et Lyon, ou lors de courts séjours à Sète et à Paris. Cinquante-deux instants choisis d’une année a priori ordinaire. Un très beau travail tout en noir et blanc. Les images de rue côtoient celles de bords de mer, le regard attentif et sensible d’Ivan Richier se posent sur des détails qui font mouche, entre ville et campagne, avec à chaque fois cette présence d’une silhouette humaine, d’un visage, d’une attitude, qui donnent vie à la scène. Ivan nous avait habitué aux belles images, compositions préméditées ou prises sur le vif. Pour autant, ce qui fait toute l’originalité de son travail tient cette fois-ci dans le fait qu’il place chacune de ses photographies en regard d’un événement de l’actualité, le plus souvent internationale. Chaque image est assortie d’une double légende, mettant en perspective le lieu et le moment de

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La Comédie lance un appel aux Stéphanois

ACTUS | Après avoir photographié les ouvriers du chantier de la nouvelle Comédie de Saint-Étienne pour la campagne de communication 2015/2016 de cette dernière, le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 janvier 2016

La Comédie lance un appel aux Stéphanois

Après avoir photographié les ouvriers du chantier de la nouvelle Comédie de Saint-Étienne pour la campagne de communication 2015/2016 de cette dernière, le photographe britannique Ed Alcock s'attaque ce coup-ci aux Stéphanoises et Stéphanois... En effet, La Comédie vient de lancer un appel à participation afin de sélectionner une cinquantaine de Stéphanois fiers de leur ville et souhaitant être pris en photo dans le cadre de la communication de la structure pour la saison 2016/2017. Le projet est ouvert à toutes et tous. Les conditions de participation sont les suivantes : envoyer à l'adresse mail stephanoisfiers@edalcock.com une photo de soi, ses coordonnées (nom, prénom, adresse, adresse mail et téléphone) ainsi qu'une courte présentation. Le tout est à faire parvenir avant le 24 janvier 2016.

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Black and white spirit

ARTS | Depuis le virage du "tout-numérique", il y a photographe et photographe. Car si les pixels ont permis de révéler de nouveaux talents, nombreux sont ceux (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 janvier 2016

Black and white spirit

Depuis le virage du "tout-numérique", il y a photographe et photographe. Car si les pixels ont permis de révéler de nouveaux talents, nombreux sont ceux qui se sont improvisés photographes et ne font qu’alimenter d’innombrables images insipides les réseaux sociaux et les concours "à mateurs". Au milieu de ces hordes de nouveaux disciples, Dominique Marchiset pourrait passer pour un "intégriste" de la photographie ! "Puriste" serait plus approprié : le Forézien n’abandonnerait pour rien au monde son Leica et ses bobines de noir et blanc. Une histoire de fidélité graphique, un principe de continuité tranquille, loin de la course en avant entretenue par les modèles sans cesse renouvelés des grandes marques et par les revues vulgarisant avec plus ou moins de sincérité le huitième art. S’il passe une part de son temps à enseigner l’art du sténopé auprès des plus jeunes, Marchiset accompagne depuis leur création les deux festivals montbrisonnais qui ponctuent la programmation des Pénitents : les Poly’sons et Jazz à Montbrison. Le photographe tire le portrait des artistes avant qu’ils ne montent sur scène, produisant des images originales où la complicité entre photogr

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En avant Simone !

MUSIQUES | Digne héritière et fille unique de l’éternelle et irremplaçable Nina Simone, la chanteuse Lisa Simone viendra défendre ce mois-ci, du côté d'Andrézieux, son premier album personnel, entre jazz et soul. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

En avant Simone !

Reprendre l’affaire de papa ou embrasser le métier de maman peut, pour certains, faciliter le départ d’un destin tout tracé. Mais il n’en est pas tout à fait de même pour le fils d’un notaire et pour la fille d’une diva du jazz. Dans le monde de la musique, comme dans celui du cinéma d’ailleurs, se tailler un prénom dans l’ombre écrasante d’un géniteur connu de la Terre entière peut être davantage un frein qu’un tremplin : certains s’y sont cassés les dents et sont retournés à l’aquarelle ou à la cocaïne ! Lisa Simone n’est plus une gamine car c’est à plus de cinquante printemps qu’elle ose enfin se présenter seule sous les projecteurs. Lisa a fait ses armes de show-woman en participant notamment à onze spectacles sur Broadway. « Maman ne voulait pas que je devienne chanteuse, il m’a donc fallu beaucoup de temps pour oser chanter mes propres chansons. » Nous avions fait la connaissance de Lisa Simone à Vienne en 2009, aux côtés de Dianne Reeves, Angélique Kidjo et Lizz Wright. La chanteuse interprète désormais sur scène son premier album solo, All is well, savant cocktail d’hommages à sa mère et de titres originaux qui ne laissent aucun doute sur son propre tal

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Promenade en forêt

ARTS | Parmi les trois nouvelles expositions du Musée d'art moderne et contemporain, notre coup de cœur va au photographe coréen Bae Bien-U. Ses paysages sont tout simplement somptueux, tant sur le plan sensible que sur le plan formel. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 29 septembre 2015

Promenade en forêt

Quelles sont ces ombres longilignes qui glissent parmi la brume, ploient légèrement sous des halos de lumière, fantômes fragiles et puissants à la fois ? Ce pourrait être, au fond, des traits de peinture à la Franz Kline, des griffures d'espace pictural à la Hans Hartung ou des rythmes syncopés de plans à la Barnett Newman. Mais en l’occurrence il s'agit de troncs de pins photographiés par Bae Bien-U (né en 1950 en Corée), artiste pratiquant la photographie depuis les années 1970 et qui se concentre essentiellement sur le motif des forêts de pins depuis 1985. Notre questionnement un peu forcé, hésitant entre image vivante et peinture abstraite, correspond pourtant bel et bien à la tension présente dans les photographies (souvent de très grand format horizontal) de Bae Bien-U : une tension entre nature et abstraction, entre expérience phénoménologique et émotion esthétique plus distanciée, entre incarnation et fiction imaginaire. Pour parvenir à ces fins, le photographe distord son propre médium et déconstruit la perspective qui lui est, techniquement, inhérente : l'horizon est supprimé, le cadrage effectué à hauteur d'homme et resserré annule toute possibilité d

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T’as voulu voir Berlin

ARTS | Pour sa toute nouvelle exposition, le photographe Bernard Pharabet présente une série d’images réalisées au cours de deux séjours à Berlin, en juin 2013 et mars (...)

Niko Rodamel | Jeudi 3 septembre 2015

T’as voulu voir Berlin

Pour sa toute nouvelle exposition, le photographe Bernard Pharabet présente une série d’images réalisées au cours de deux séjours à Berlin, en juin 2013 et mars 2014. Grandement imprégné de son histoire personnelle consciente ou inconsciente, familiale et professionnelle, l’artiste a ressenti une forme d’intranquillité qui s’avérera étonnement motrice pour réaliser, sélectionner puis partager les photographies de ce BERLIN on LINE. Il décortique ainsi la cité allemande en fin observateur avec une sensibilité aussi sincère que personnelle : « La ville de Berlin est un très vaste espace vert taillé de lignes qui s’entrechoquent horizontalement et verticalement dans un concert de grues et de chantiers permanents, cicatrices de l’histoire, vestiges, traces, monuments, pistes d’atterrissages sans avion, zones vierges, collines artificielles, fleuves, lacs… Des lignes interconnectées avec un réseau de communications, de métros, trains, bus, routes et pistes cyclables... Ce qui m’a frappé, non pas les restes du mur que l’on sait aujourd’hui, surmonté et franchi, mais la présence d’une vitalité instantanée dans ces fragments du quotidien qui m’ont fait prendre

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La mine de Félix

ARTS | À personnage unique, exposition unique. Témoin privilégié de la révolution industrielle, le photographe Félix Thiollier a capté, entre 1891 et 1893, le paysage (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 septembre 2015

La mine de Félix

À personnage unique, exposition unique. Témoin privilégié de la révolution industrielle, le photographe Félix Thiollier a capté, entre 1891 et 1893, le paysage stéphanois en pleine transformation. Le résultat : près de sept cent plaques photos laissant entrevoir les profonds changements qu'a connus le "Pays Noir" à l'aube du XXème siècle. Tel un peintre, les compositions de Félix Thiollier n'apparaissent pas comme de simples photographies de paysages mais sont les images d'un territoire en mouvement et surtout de l'évolution de la vie stéphanoise. Après une première grande exposition rétrospective au Musée d'Orsay à Paris en 2013, c'est au Parc-musée de la mine, en tant que première exposition temporaire depuis l'inauguration des nouvelles salles, que cette partie singulière de l'oeuvre de cet humaniste nous est proposée de découvrir. Cette exposition nous apporte ainis une vision claire sur la place de l'humain dans l'histoire pas si lointaine d'une région minière et industrielle. Un travail incomparable qui mérite une attention toute particulière de notre part. NB Félix Thiollier, la mine, le monde Du 10 juillet 2015 au 31 ma

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La double vie de Pauline

ARTS | Née à Moscou en 1989, Pauline Panassenko est arrivée à Saint-Étienne à l'âge de six ans. À son arrivée en France, son prénom composé a été traduit phonétiquement en Polina (...)

Niko Rodamel | Mercredi 6 mai 2015

La double vie de Pauline

Née à Moscou en 1989, Pauline Panassenko est arrivée à Saint-Étienne à l'âge de six ans. À son arrivée en France, son prénom composé a été traduit phonétiquement en Polina Grigorievna puis quelques années plus tard, francisé en Pauline. «Il y a trois ans, je suis tombée par hasard sur le film La Double Vie de Véronique (K. Kieslowski, 1991). On y voit l'histoire mêlée de deux femmes, Véronique qui habite à Clermont-Ferrand et Weronika qui vit à Cracovie. En sortant de la séance j'ai eu envie de retrouver d'autres femmes qui se prénomment comme moi Polina Grigorievna.» Pauline est alors retournée à Moscou pour y diffuser une petite annonce, enregistrant sur un dictaphone les histoires des femmes qui voulurent bien y répondre et photographiant celles qui acceptèrent de se prêter au jeu du portrait. «Dans chaque histoire, j'ai entendu quelque chose qui m'était proche et familier.» Dans l'appartement moscovite resté intact depuis son départ pour la France, Pauline a retrouvé quelques albums de famille. Les photos se sont mélangées aux histoires des Polina Grigorievna rencontrées et, mises côte à côte, ont formé un tout. C’est cette histoire de doubles que Pauline r

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Boyhood

ECRANS | Pari fou de Richard Linklater : filmer pendant douze ans Ellar Coltrane, de son enfance à sa sortie de l’adolescence, dans un film hautement romanesque et souvent bouleversant qui montre la naissance d’un personnage et d’un comédien dans un même geste d’une grande force cinématographique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 22 juillet 2014

Boyhood

En 2001, Richard Linklater tournait un drôle de film d’animation en forme de rêverie documentaire et philosophique, Waking life. Dans une des séquences, deux filles discutaient dans un café et l’une d’entre elles disait ceci : «On pense à une image de soi bébé et on dit : «C’est moi.» Pour faire le lien entre cette image et ce que l’on est aujourd’hui, on doit inventer une histoire : «C’est moi quand j’avais un an ; plus tard, j’ai eu les cheveux longs, puis nous avons déménagé à Riverdale et me voilà !» Il faut une histoire, une fiction pour créer cette connection entre nous et ce bébé, pour créer notre identité.» 2001, c’est le moment où Linklater commence à tourner Boyhood, qu’il achèvera douze ans plus tard ; impossible aujourd’hui de ne pas voir dans ce film unique et hors norme la mise en pratique de cette théorie de l’identité évoquée dans Waking life. Ces douze années — et les 165 minutes du film — c’est le temps nécessaire pour raccorder, par le biais d’une fiction, l’image du jeune Ellar Coltrane, gamin insouciant traversant les rues sur son vélo, de celle du même Coltrane, adolescent tout juste débarqué à l’université, regar

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Avril photographique

ARTS | L'éclosion d'images se poursuit au sein des commerces avec le bourgeonnement cette année du deuxième festival d'Avril Photographique qui cultive le choix d'une combinaison éclectique de photographes en désir de sortir des galeries et d'aller à la rencontre du public.

Marlène Thomas | Mardi 27 mars 2012

Avril photographique

Le festival fait prendre l'air aux œuvres tout au long du mois d'avril, et vient chercher les regards dans des espaces d’échanges quotidiens comme les bars, épiceries ou cinémas. Il entame sa deuxième rencontre, après une première édition prometteuse en 2011. Cette manifestation fondée à l'initiative de l'agence MezzoGrafik, agence indépendante centrée sur la photographie, la communication et l'organisation d'événements culturels, ne manque pas de souffle. «Il manquait un temps fort autour de la photographie, dans une cité où les talents sont nombreux mais où les artistes se connaissent peu et les photographes sont mal reconnus" confie son initiateur Niko Rodamel. L'action du festival confronte le regard de photographes à ceux que l’image interpelle et donne la possibilité aux photographes de se rencontrer et d'échanger au point de vue artistique, technique ouadministratif. Depuis le début partie prenante d'Avril Photographique, les ateliers-photo en direction des enfants s'animeront sous la verrière de la Librairie des Croquelinottes. Le festival propose plusieurs animations autour de la photographie pour différents publics : projections, échanges, (dommage le concours

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