Tessotte ! Une clown décalée du bocal…

Niko Rodamel | Mardi 3 mars 2015

Photo : Niko Rodamel


En bientôt dix ans Marie Teyssot s'est frottée à bien des publics, pour l'essentiel en France, en Ecosse et en Belgique. Si Olala !!! est son premier vrai spectacle de clown, il est né comme un aboutissement suite aux quatre numéros précédemment écrits et joués tous azimuts. Après son passage par l'école des Beaux Arts (diplômée du DNSEP avec mention) en trois temps deux mouvements à Saint-Etienne, Clermont-Ferrand puis Valence, l'artiste séjournera trois saisons en Finlande puis plus longuement à Paris où elle suivra l'enseignement de l'école du cirque Annie Fratellini, avant de finalement revenir dans la cité stéphanoise. Flâneuse et chineuse, attentive au moindre détail qui déraille, Mam'zelle Teyssot fut également été atteinte du syndrome de la bicyclette, photographiant sans relâche les vélos abandonnés, désossés ou laissés pour morts, mais ça c'est une autre histoire… Nouveau chapitre de sa vie en dents de scie musicale, Tessotte, son clown, est ainsi riche de tout le parcours artistique de Marie (fait de valises, de savons, de vélos, de routes…) et de son expérience du cirque comme du spectacle de rue. Du haut de ses talons, Tessotte ne manque pas de talent. Elégante et pétillante en jupette et dentelle, délicieusement décalée du bocal, cette petite femme citadine chic-et-chiche-de-tout surprend le passant, enchaînant mimiques et grimaces, dérapages contrôlés et effets très spéciaux, grand écart et équilibre sur les mains. Tessotte tressaute et toussotte mais n'est pas si sotte : véritable remède anti-déprime, elle cogite, s'agite puis se lance sans filet à la rencontre des spectateurs, les saisit sur le vif pour mieux les embarquer dans un univers truffé d'humour tendrement absurde. Elle n'a peur de rien ni de personne et encore moins du ridicule. Béret noir, nez rouge et pull bleu, elle en fait voir de toutes les couleurs aux grands ou aux petits qui croisent son minois au hasard d'une rue. Et d'ailleurs toutes les occasions sont bonnes pour faire appel à Tessotte, en intérieur comme en extérieur et sous presque tous les climats, pour un spectacle fixe et interactif avec une vraie trompette (pouët pouët !) ou pour la formule courte avec ses étonnantes improvisations déambulatoires. Vous ne me croyez pas ? Allez donc voir par là : tessotte.fr !

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Dans tous les sens

Galerie / expo photos | Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Dans tous les sens

Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. Pour se faire une idée du travail de Niko derrière l'objectif, le rendez-vous est pris du côté de la galerie TAG au 26 de la rue Gambetta à Saint-Étienne. Avec Brouiller les pistes, le photographe croise les procédés et fait se côtoyer hasard et mise en scène. Le visiteur prendra plaisir à entrer dans cette présentation par le biais qui l’attire le plus, depuis la question de la frontière entre photo d’art et photojournalisme, celle de la beauté ou des formes que revêt la photo. Au total ce sont 22 épreuves que le co-fondateur du collectif stéphanois PARALLAX propose ici. Alors, prêt à se perdre avec délectation sur les chemins de la photo ? Brouiller les pistes, expo photos de Niko Rodamel, du lundi 7 septembre au samedi 3 octobre 2020 à la Galerie TAG à Saint-Étienne

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Ils la jouent collectif

Photos | Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures (...)

Nicolas Bros | Mardi 28 avril 2020

Ils la jouent collectif

Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures gachettes de Sainté. Après avoir connu un vif succès lors de leur exposition New York Wanderings l'hiver dernier sur les murs de la galerie Garnier des Arts à Saint-Étienne, Kamir Meridja, Maxime Pronchéry, Bernard Toselli et Niko Rodamel, ont décidé d'inscrire dans la durée leur collaboration. Cédric Daya, Alexandra Dinca, Jérémi Durand, Sam Meridja ont décidé de rejoindre l'aventure. « Depuis un long mois déjà, les idées foisonnent, entre le désir de faire voyager l'exposition fondatrice et l'envie de produire la prochaine, explique Niko Rodamel. Beaucoup d'images s'échangent sur le groupe WhatsApp de l'équipe. Une nouvelle habitude est même prise : chaque semaine, chacun des photographes passe en revue ses disques durs pour répondre au thème hebdomadaire. Dans un souci de partage, chaque jour un des photographes prend son tour pour publier un triptyque répondant au thème en cours, sur le

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Niko Rodamel remporte le "Black & White International Photography Awards"

Prix photo | Le photographe stéphanois Niko Rodamel (également journaliste pour Le Petit Bulletin Saint-Étienne) remporte le premier prix lors des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico.

Nicolas Bros | Vendredi 7 février 2020

Niko Rodamel remporte le

Avec sa photo Berlin, où l'on aperçoit un avion dans le creux d'un carré formé par des immeubles (visible ci-dessous), le photographe stéphanois Niko Rodamel remporte une belle victoire : le premier prix des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico. « C'est une photo réalisée lors d'un séjour à Berlin en 2015, puis retravaillée en France, qui m'a valu de remporter ce prix, explique Niko. Une première sélection de 30 images finalistes avait été effectuée, parmi plusieurs centaines d'images, par un jury composé de trois photographes latino-américains : Elizabeth Vinck (Mexique), Una Pardo (Colombie) et Yunier Escobar (Cuba). » Ayant placé trois images parmi les 30 finalistes, Niko Rodamel aura de ce fait trois photos présentées lors d'une prochaine exposition

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J'irai à New York

Expo photos | Ils sont quatre photographes avec chacun un regard sur la Grosse Pomme. Dans l'exposition New York Wanderings, qui se termine ce dimanche, Kamir (...)

Nicolas Bros | Vendredi 10 janvier 2020

J'irai à New York

Ils sont quatre photographes avec chacun un regard sur la Grosse Pomme. Dans l'exposition New York Wanderings, qui se termine ce dimanche, Kamir Méridja, Maxime Pronchery, Niko Rodamel et Bernard Toselli proposent 48 images de la ville qui ne dort jamais. Des clichés « à hauteur d'homme » tantôt colorisés, tantôt en noir & blanc. Une jolie expo de "street photography" qui ne laisse pas insensible et donne l'irrésistible envie de traverser l'Atlantique. À l'occasion de la clôture de l'expo, un finissage, comprenant notamment un concert du trio de jazz Organic Trio, est prévu ce dimanche dès 15h. New York Wanderings, jusqu'au dimanche 12 janvier à la Galerien Garnier des Arts au 2 rue Francis Garnier à Saint-Etienne (entre les restaurants Nota Bene et Di Voglia / place Jean Jaurès). Accès libre La galerie sera ouverte dès 15h ce dimanche pour le finissage

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3 potes, 2 roues et une boucle au Vietnam

Road trip visuel & sonore | En février 2019, trois amis, Robert Chauchat, notre confrère journaliste radio Julien Trambouze et notre pigiste Niko Rodamel, partent (...)

Nicolas Bros | Jeudi 21 novembre 2019

3 potes, 2 roues et une boucle au Vietnam

En février 2019, trois amis, Robert Chauchat, notre confrère journaliste radio Julien Trambouze et notre pigiste Niko Rodamel, partent en road-trip dans l'extrême nord du Vietnam, au coeur de la boucle de Ha Giang. Une expédition sans grande préparation mais avec l'envie de se laisser porter au gré des rencontres et des paysages d'un territoire encore préservé du tourisme de masse, « où le temps semble s'être arrêté ». Au lieu de conserver leurs souvenirs seulement pour leurs archives personnelles, Julien et Niko ont décidé d'aller plus loin, en réalisant un film sur cette expédition qui les a marqués. Le résultat constitue une immersion au cœur de la province d'Ha Giang, un géoparc UNESCO à la frontière avec la Chine, avec des photographies de Niko Rodamel et des prises de sons de Julien Trambouze. Une réalisation qui emprunte la route du documentaire mais d'une manière originale. Ha Giang Loop, une immersion photographique et sonore sur les routes du nord Vietnam, mardi 26 novembre à 19h au Méliès Jean Jaurès

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Longitudes et passions

Expo photos | L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 décembre 2018

Longitudes et passions

L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de photographies en noir & blanc proposées dans le couloir et la salle principale du bar attenant au cinéma stéphanois, a été réalisée par Niko Rodamel, un de nos journalistes. Proposant sa vision du voyage, il nous entraîne de New York à Barcelone, en passant par Berlin, la Suède, le Cameroun et Saint-Étienne. « Je profite de cette exposition pour présenter trois extraits d'une série inédite, Mémoire, dans laquelle je mets en résonance des photographies réalisées dans divers endroits du globe et des images d'archives glanées au cours de mes recherches, détaille le photographe. Les diptyques racontent ainsi des histoires où le présent interroge le passé, entre fiction et réalité. Il est ici question d'identité et de territoire, d'ancrage et de déracinement. » Une occasion de découvrir l'excellent travail de ce passionné de jazz mais également de ses pérégrinations dans différentes cultures et contrées. Longitudes, expo photo de Niko Rodamel, au

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L’homme derrière le saxophone

Photos | « Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée (...)

Marlène Thomas | Mercredi 4 janvier 2017

L’homme derrière le saxophone

« Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée du 11 janvier au 18 février à la Galerie Noir & Blanc. Depuis dix ans, Niko parcourt les différents festivals et concerts de jazz de la région, pour en capturer les plus beaux moments. Mais, après avoir réalisé plusieurs expositions sur des artistes en train de jouer, l’envie lui est venue de les dévoiler autrement. « Je veux montrer l’homme (ou la femme) plus que le musicien, lors de moments où ils sont en dehors de la musique, où leurs attitudes sont différentes. Ils n’ont plus le masque du musicien, ils sont normaux », décrit-il. Une trentaine de clichés en noir et blanc témoigneront des moments privilégiés que le photographe a pu vivre avec les artistes : lors de séances photos pour des portraits, dans les loges, ou encore lorsque sur scène, les artistes, pensifs, posent leurs instruments. « Lorsqu’ils ne sont plus sous le feu des projecteurs, ils redeviennent de simples humains, ils aiment bien parler bonnes tables, médecines douces, mais aussi beaucoup de musique,

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Escales vagabondes

ARTS | La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

Escales vagabondes

La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du photographe et cher collègue Niko Rodamel. Présentée au Nouveau Théâtre de Beaulieu, du 29 avril au 2 juin, cette présentation retrace, en une trentaine de photographies, les différents instants et rencontres qui ont marqué l’artiste durant ses périples. « Je fais de la photo pour faire des rencontres. J’aime me sentir étranger chez les autres » confie-t-il. Principalement inspiré par la vie citadine, le photographe globe-trotter avait déjà réalisé deux expositions à la suite de ses voyages : Carnets d’Europe et Silhouettes. Cette fois-ci, les clichés repoussent les frontières de notre continent et se lient, en fonction de la ressemblance des situations capturées. « Je me nourris de mes séjours et de mes rencontres, ici ou ailleurs, pour me sentir pleinement vivant, avec la simple envie d’aller voir là-bas si j’y suis » explique Niko Rodamel. Photographier : un prétexte pour revivre sans cesse de nouvelles escapades, découvrir de nouveaux horizons, tout en se retrouvant lui-même.

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Être ou ne pas être, l’A45

SCENES | En avril prochain nous allons enfin savoir si l’A 45 sera ou ne sera pas. Comme le foot, le projet de cette autoroute reliant la capitale ligérienne à (...)

Florence Barnola | Mardi 2 février 2016

Être ou ne pas être, l’A45

En avril prochain nous allons enfin savoir si l’A 45 sera ou ne sera pas. Comme le foot, le projet de cette autoroute reliant la capitale ligérienne à celle des Gaules, déchaîne les passions. Ligériens ou Lyonnais, certains sont pour, d’autres contre, tous ont des arguments. La compagnie stéphanoise, De l’âme à la vague, menée tambour battant par Gregory Bonnefont, s’est penchée sur cet épineux dossier à travers un travail en trois volets (exposition/pièce/débat) s’intitulant Avant l’A45 ? Laissez parler les terres. Un joli titre qui inclut la réalité du problème : la géographie physique et humaine. L’exposition signée par notre confrère et collègue photographe Niko Rodamel "préface" la pièce. On y découvre des clichés de ce territoire sur lequel se projette l’autoroute, ses habitants, ses élus, ses acteurs, on suit Gregory Bonnefont, chef d’orchestre de ce triptyque, auteur et metteur en scène de la pièce, Saint-Chamonais de naissance. Subrepticement, nous voilà entrainés dans cette histoire autoroutière, la sienne, happés par ses paysages qui nous paraissent familiers. Assis confortablement face à la scène, l

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Dédale A45

ARTS | Grégory Bonnefont, auteur, comédien et metteur en scène et Niko Rodamel, photographe et journaliste, ont mêlé leurs arts pour l’exposition Avant l’A45 ? Laissez parler les terres. En trois temps, cette « introspection territoriale » questionne le projet de l’A45 d’un point de vue neutre, entre détracteurs et défenseurs.

Marlène Thomas | Lundi 4 janvier 2016

Dédale A45

« J’ai grandi avec le projet de l’A45 sur mes terres. Très jeune, je me souviens du géomètre foulant le pré de mes grands-parents pour tracer l’autoroute », raconte Grégory Bonnefont. Cet homme de théâtre a eu l’idée de ce projet en triptyque, composé d’une exposition photographique réalisée avec le photographe Niko Rodamel, d’une pièce de théâtre et d’un débat. Au centre de ces créations, le projet très controversé de construction de l’autoroute A45, entre la Fouillouse et Brignais, pour désenclaver l’A47, notamment au niveau de Givors. Depuis plusieurs générations, ce nouveau tracé plane au-dessus de la vie des Ligériens et Rhodaniens, telle une épée de Damoclès pour certains, ou une baguette magique pour d’autres… Accomplissement d’un long travail d’une année, l’exposition, déjà présentée à la Buire jusqu’au 16 janvier, constitue au départ une réflexion citoyenne. Les deux hommes, en sillonnant monts, vallées et autoroutes, ont pris conscience du caractère sensible et fondamentalement politique de ce projet. En dix-huit tirages, l’exposition retrace avec brio les problématiques inhérentes à ce nouvel axe routier et à la diversité des opinions des nombreuse

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« Beauté et clarté riment avec Saint-É »

MUSIQUES | S'offrant un joli pied-de-nez au salmigondis néo-zolien du « Monde », Sandrine Duplat, étudiante en Master 2, réunit quatre immenses ambassadeurs d'une (...)

Alain Koenig | Mardi 29 septembre 2015

« Beauté et clarté riment avec Saint-É »

S'offrant un joli pied-de-nez au salmigondis néo-zolien du « Monde », Sandrine Duplat, étudiante en Master 2, réunit quatre immenses ambassadeurs d'une cité en quête de renouveau, qui, de surcroît, partagent la même inappétence pour le "bling-bling". Niko Rodamel, photographe rare. D'un seul cliché, restituer la quintessence d'un onirisme sensuel, humaniste, tenace est l'apanage des grands. Reflet de la vie ou de sa désertion, le regard de Niko laisse toujours une demi-teinte ambiguë au fond du palais. Primesautière, reine de l'auto-dérision et du boa fluo, la mezzo-soprano Catherine Séon triomphe actuellement dans Ferme la porte quand tu chantes avec François Jacquet et Laurent Touche. Elle troquera à cette occasion, le gaga pour Massenet et sera accompagnée au piano du compositeur Pascal Descamps. dont la puissance lyrique laisse immanquablement l'auditeur bouleversé. Après avoir triomphé avec son Requiem aux Invalides, dans la Loire et bientôt à Montbrison, préparant une nouvelle fresque symphonique et vocale, il (re)donnera la mesure de son immense talent dans une commande de l'ensemble féminin Artmilles. À sa tête, la rigueur bienveillante et juste de Céci

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Obrigado Flavia !

ARTS | Il y a un certain temps que je n’avais pas assisté à un concert de musique brésilienne. Il fut pourtant une époque où la note bleue ne m’avait pas encore (...)

Niko Rodamel | Mercredi 6 mai 2015

Obrigado Flavia !

Il y a un certain temps que je n’avais pas assisté à un concert de musique brésilienne. Il fut pourtant une époque où la note bleue ne m’avait pas encore envoûté, où le jazz ne m’émouvait pas plus que la java et où mes oreilles lorgnaient davantage du côté sud-américain. J’ai donc eu ma période Gilberto Gil et Caetano Veloso (les deux compères seront d’ailleurs ensemble au théâtre antique de Vienne en juillet prochain). J’ai écouté tout Carlos Jobim. J’ai lu quelques controverses sur les origines de la bossa nova. J’ai chanté Aguas de Março sous la douche et sous la tente, en Super 5 et en Fiat Uno, à Salamanque et aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en presque-portuguais et en français (Les eaux de Mars). Je me suis bien souvent évadé loin-très-loin sur les tubes de Milton Nascimento dont le superbe Ponta de Areia, avec Môssieur Wayne Shorter himself au saxophone soprano, ne quittera probablement jamais le top-ten de mes thèmes préférés. J’ai encore le souvenir du concert que le Roi Lézard donna à la fin des années quatre-vingts dans le grand amphi de la fac Tréfilerie, alors que je débutais mes études d’Histoire option baby-foot. Aujourd’hui encore je conserve préc

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Robinson suisse

ARTS | Rubrique Rétroviseur

Niko Rodamel | Mardi 23 avril 2013

Robinson suisse

Me voilà assis dans un TER à compartiments, en partance pour Lausanne. Huit places coudes à coudes par cabine. Celle-ci n'est qu'à demie occupée. Je lance un regard tournant sur mes voisins. Nous allons être colocataires de cet espace exigu pendant deux heures. Assez pour tenter de deviner qui ils sont... Une jeune sportive, dans les 20 ans, mignonne. Une dame âgée, peut-être d’origine turque, de grands sacs en plastique rose et bleu. Un black, la soixantaine, sans bagages. Et un quadra, tignasse grise et baskets vertes, casque vintage sur la tête, allure d’éternel ado... Le quadra regarde le black qui mate la sportive du coin de l'oeil. La vieille s'assoupit au gré du roulis. Le paysage défile, la lumière décroit doucement. La sportive sort une bouteille d'eau de son sac, le quadra un petit bouquin noir. "Gilles Caron, le conflit intérieur". La dame a des mains abîmées, coupées, mais belles. La jeune porte un débardeur noir Addidas, épaules nues, belle peau blanche comme le lait. On devine une petite poitrine ferme, sensible… Le black semble un peu serré dans son costume gris. Cheveux très courts, belle peau noir

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Primo Vere

ARTS | Nuits, comme acmé d'un hiver qui dénoue sa ceinture sur un mois d'avril des petites expos photos ; qui bourgeonnent cette année, en mineur, quoique bien décidées. retrouvons au pied de la lettre, inter-textuel ou palimpseste, le travail binôme de Niko Rodamel ; les nuits de la boîte noire, et l'événement tout récent expolaroïd.

Marlène Thomas | Vendredi 22 mars 2013

Primo Vere

« Quel est le travail de la mémoire ? À quoi s'accroche-t-elle ? Qu'est-ce qu'elle vous donne en échange ? » Dixit Monique Lange, dans Les cabines de bains. « Les petits carrés blancs » sont sans trace, sans mémoire, sans série. Le Little Soba et l'atelier Hors Cadre participent à l'exposition collective EXPOLAROID à la résonance nationale et internationale. Une collection d'instantanés apprêtée À l'Unique : « qui ne passe sa cause sur rien ». Vérité verte, en herbe, expérience d'un succès, portraits qui ferment les yeux, paysages qui penchent la tête. Totem de poche. Le « pola » fige l'air vrai, dégourdit l'anecdote, « proche-évanouie », noté(e). Répertoire de touches où l'aléatoire badine, anticipé ou récupéré. Un herbier d'ex-voto qui sublime l'unicité fétiche du moment qui réfléchit. L'objet/tout, intuition et spontanéité confondues, consécutif au geste : l'objet complet a son étoffe loquace. Memento. Entre autre encore, repris par la galerie de l'Agenda le cycle des réminiscences culmine avec Nuits et le collectif de la Boîte Noire, dans une mosaïque de noirs où palpite en halos indistincts, furtif,

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Les bonnes résolutions 2/2

ARTS | Nous en étions donc là... Partant du principe qu’un objectif est d’autant plus facile à atteindre que l’on a aura pris la précaution de le placer à mi-hauteur, (...)

Niko Rodamel | Lundi 25 février 2013

Les bonnes résolutions 2/2

Nous en étions donc là... Partant du principe qu’un objectif est d’autant plus facile à atteindre que l’on a aura pris la précaution de le placer à mi-hauteur, j’ai dressé la liste de mes modestes résolutions, car comme l’écrivit si bien le génial Oscar Wilde, « Les bonnes résolutions sont des chèques tirés sur une banque où l’on n’a pas de compte courant. »… Il me faut tout d’abord à la famille, à la maison, et prendre quelques mesures pratico-pratiques. Classer les factures EDF, GDF et Stéphanoise des Eaux, jeter celles d’avant 2000. Plastifier mon permis de conduire qui ressemble de plus en plus à un manuscrit de la mer Morte. Appeler ma grand-mère avant qu’elle oublie complètement mon prénom. Faire une fiche récap des anniversaires à laisser sur le frigidaire (changer au passage l’ampoule du frigo). Défragmenter le disque dur. Revendre la paire de rollers flambant neufs qui dort à la cave (et ranger la cave par la même occasion). Classer les CD par ordre alphabétique et vérifier s’il n’y a pas des doublons parmi les cinquante DVD encore cellophanés. Revendre mon alliance pou

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Les bonnes résolutions 1/2

ARTS | (rubrique Rétroviseur Niko)

Niko Rodamel | Mardi 22 janvier 2013

Les bonnes résolutions 1/2

Mon amie Wikipédia, plus ou moins fiable mais tellement facilitante, m’explique que « les bonnes résolutions sont une coutume de la civilisation occidentale qui consiste, à l'occasion du passage à la nouvelle année, à prendre un ou plusieurs engagements envers soi-même pour améliorer son comportement, une habitude ou son mode de vie pour l'année à venir ». Les revues-à-la-noix-de-jojoba, magazines-à-bronzer-en-cabine et autres tabloïds-qui-couche-avec-qui en font leurs choux gras chaque mois de janvier, chez les coiffeurs et dans les salles d’attente des médecins de famille. Le site officiel du gouvernement américain propose même une liste des bonnes résolutions les plus populaires, sous-entendant que Yes we can, quand on veut on peut. Plutôt que les classiques « je mange plus équilibré » ou « j’arrête de fumer », le site bonnesresolutions.com propose plutôt d’arrêter de mettre les doigts dans son nez en voiture, de ne plus tromper sa femme ou encore de virer les faux-amis de son entourage. Plus aléatoire mais non moins drôle, lucianoz.free.fr met en ligne son Générateur Interactif de Bonnes Résolutions version 9.0 : tandis que des mots défilent à toute allure, c

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